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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 14:43

 

 

France 2 et Charles Enderlin n’expliquent pas à la Cour d’appel de Paris les incohérences et contradictions relatives à l’incident al-Dura

 

http://veroniquechemla.blogspot.com/2010/10/france-2-et-charles-enderlin.html


Depuis le printemps 2010, mes centaines d’articles publiés par Guysen de 2002 à 2009, sauf un, ont disparu de son site Internet. Parmi ces articles, les éditoriaux écrits avec Guy Senbel, alors rédacteur en chef de Guysen.
Interrogé, Guysen ne m’a donné aucune explication.
Je publie ces articles sur mon blog.

Al-dura+abrit%C3%A9s.jpgLe 27 février 2008, Philippe Karsenty, directeur de l’agence de notation des médiasMedia-Ratings, a listé devant la 11e chambre de la Cour d’appel de Paris les incohérences, contradictions et invraisemblances relatives au reportage filmé au carrefour de Netzarim (bande de Gaza) et diffusé au JT de France 2 le 30 septembre 2000. Ce qui l’amenait à maintenir ses propos initiaux - « faux reportage » - et à souligner la « mise en scène de la mort de Mohamed al-Dura ». Ce qui a fortement embarrassé Arlette Chabot, directrice de l’information de France 2, etCharles Enderlin, correspondant en Israël de la chaîne publique, démunis d’explications pour contrer les objections de l’appelant. Reportage sur des débats tendus.
Cour+d%27appel+11e+chambre.jpg
Devant la salle de la 11e chambre de cette Cour, où s’agglutinent des dizaines de personnes une dame interroge une voisine venue soutenir Charles Enderlin : « Pourquoi Charles Enderlin a-t-il affirmé n’avoir pas diffusé la scène de l’agonie de Mohamed al-Dura parce qu’elle était insoutenable, alors qu’il n’y aucune scène d’agonie dans les rushes qu’il a présentés en novembre 2007 à la Cour ?» Sa voisine se tait, en souriant avec assurance.
L’audience de plus de six heures devant cette Cour a souvent ressemblé à cette scène, à la différence que Charles Enderlin et Arlette Chabot furent visiblement gênés face à la démonstration de Philippe Karsenty.
Celui-ci avait interjeté appel du jugement de la XVIIe chambre du Tribunal de grande instance de Paris le condamnant en 2006 pour diffamation à l’égard des intimés car il avait notamment qualifié d’« imposture médiatique » ces images controversées (1).
La présidente de la Cour, Laurence Trébucq, s’improvise gendarme pour dégager un espace dans le hall attenant à la salle d’audience. Elle fait ajouter des chaises dans cette salle, traite quelques affaires et fait entrer la presse. A Philippe Karsenty, elle ordonne : « Vous vous tairez quand je vous le dirai ».
Afin d’accueillir la foule compacte qui s’exaspère bruyamment dans le hall, elle décide que l’audience aura lieu dans une salle plus vaste.
Le refus d’entendre comme témoin un expert balistique
Là, Arlette Chabot, directrice de l’information de France 2, se place discrètement parmi le public, puis rejoint Charles Enderlin et un responsable de France 2 dans les bancs où se sont placés les intimés. Le cameraman palestinien Talal Abou Rahma, qui a filmé les images controversées, demeure absent des audiences.
Dans le banc derrière celui des avocats de l’appelant, est assis le Dr Richard Prasquier, président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France). Il avait demandé le 14 août 2007 à France 2 de rendre publics les rushes tournés le 30 septembre 2000 par Talal Abou Rahma. Le 15 janvier 2008, il s’est exprimé en faveur de la création d'une commission d'enquête technique composée de spécialistes - en balistique, de la médecine légale, des images, etc. - pour analyser ce reportage contesté (2). Sur le chemin menant à cette salle, une spectatrice lui déclarait que « ces images ont attisé l’antisémitisme » et évoque « l’agression antisémite dont [son] fils a été victime : « Moi, je peux [faire face]. Mais un enfant ! »
Patrick Klugman, membre du comité directeur du CRIF et vice-président de SOS-Racisme, s’assied du côté de France 2 en expliquant que cela ne revêt aucune signification.
Arlette+Chabot+C.jpg
Cette fois-ci, Charles Enderlin répond aux questions posées par les journalistes. L’une d’elles est accueillie fraîchement par les intimés qui ne semblent pas avoir apprécié son article sur l’audience de visionnage de ces rushes émaillés de saynètes de guerre. Cette journaliste se défend : « J’ai fait mon travail de journaliste ». « Alors faîtes votre travail de journaliste ! », lui intime Arlette Chabot. « C’est ce que je fais ! » lui répond cette journaliste qui soulève des questions pertinentes auprès de Charles Enderlin. Celui-ci l’informe qu’il va présenter des images des mêmes scènes, mais prises sous un angle différent, ce qui démontrera la réalité des blessures des Palestiniens.
La Présidente Laurence Trébucq présente ses « excuses pour n’avoir pas » prévu la tenue de l’audience dans une salle suffisamment grande pour accueillir tant de spectateurs. Puis, elle rappelle au public les consignes à respecter, à peine d’expulsion de la personne troublant la sérénité des débats, voire celle de tout le public. Un rappel qu’elle répètera quand les partisans de l’une ou l’autre partie exprimeront leur soutien. L’audience demeurera très attentive, malgré la longueur inattendue de l’audience.
Philippe Karsenty et l’un de ses deux avocats Me Patrick Maisonneuve demandent que soit entendu, « dans le respect du contradictoire », l’expert balistique Jean-Claude Schlinger, missionné par l’appelant et auteur d’un rapport exonérant Israël de la responsabilité des tirs qui, selon Charles Enderlin et son cameraman, auraient le 30 septembre 2000 tué Mohamed et blessé Jamal al-Dura (3).
Jean-Claude Schlinger a étudié des images de France 2, d’agences de presse et de médias - Associated Press, Reuters, BBC - disponibles « dans les mois ayant suivi l’incident du 30 septembre 2000 ». Dans son rapport, il conclut : « Il est sérieusement possible qu’il s’agisse d’une mise en scène » (4).
Cette demande d’audition est considérée comme tardive par les intimés et inutile par le représentant du ministère public, l’avocat général Antoine Bartoli, car ce rapport a été communiqué aux parties et aux juges. Après une pause, la Cour rejette cette requête.
Le visionnage de la présentation PowerPoint de Philippe Karsenty
Philippe+Karsenty+CN.JPG
Philippe Karsenty et son avocat Me Patrick Maisonneuve sollicitent de la Cour l’autorisation de visionner un document pour « compléter l’information sur la scène objet de la discussion ».
« Je ne veux pas donner l’impression de fuir la vérité », assure Me Francis Szpiner, avocat de France 2 et de Charles Enderlin.
L’avocat général Antoine Bartoli s’en « rapporte à la Cour ».
La Cour « est favorable à cette demande concernant une présentation qu’elle va découvrir : pour des raisons techniques, elle n’a pu en voir le contenu d’une durée d’environ 30 minutes ».
La présidente Laurence Trébucq fixe le programme de l’audience : visionnage de cette présentation de Philippe Karsenty et du CD-Rom des parties civiles, puis les plaidoiries et les réquisitions de l’avocat général. Elle réitère les règles : Philippe Karsenty et Charles Enderlin s’arrêteront « de parler quand la Cour dira Stop !»
Landes+Carte+bande+de+Gaza+P.jpg
Sur le côté gauche de la salle, Philippe Karsenty se place près de son moniteur, pour être quasi face à la Cour, et presque de dos au public. Quittant leurs bancs, les intimés et leurs avocats s’agglutinent à quelques mètres face à l’écran, de profil par rapport à la Cour.
« Talal Abu Rahma, supermenteur »
Philippe Karsenty mentionne la présence de dix secondes de rushes de France 2, non diffusés par cette dernière, mais par la BBC.
« Ces rushes n’ont jamais été donnés à la BBC », assure Arlette Chabot. Ce que répète en exultant Me Francis Szpiner.
« J’ai acquis ces archives auprès de la BBC. Je peux vous apporter la facture », affirme Philippe Karsenty.
La Présidente rappelle qu’il ne peut pas présenter de « pièces supplémentaires ».
Vite, Arlette Chabot se ravise : « Je me demande si Charles Enderlin ne les a pas utilisés dans un autre sujet… »
DVD+Qui+a+tu%C3%A9+Mohamed+al-Dura.jpg
Philippe Karsenty désigne le time code(5) de la BBC qui authentifie ces images cruciales, postérieures à celles où Charles Enderlin (6) annonce l’enfant mort et dans lesquelles l’enfant bouge. Des images utilisées par la journaliste Esther Schapira en 2001 dans son documentaire, malgré « l’obstruction de France 2 ».
Philippe Karsenty commente un document d’une douzaine de Questions/Réponses illustrées de manière didactique et vivante par des cartes, des photos, le reportage incriminé, des rushes d’agences de presse présentes au carrefour de Netzarim, des saynètes de guerre simulée (7), des interviews par Canal + ou Esther Schapira (8) de protagonistes, en particulier Talal Abu Rahma, qui se contredisent avec aplomb, etc.
Landes+Carte+Position+des+cameramen+C.jp
Exemples. Combien de minutes de l’incident al-Dura Talal Abu Rahma a-t-il filmé ? En 2000, ce cameraman affirmait sous serment avoir filmé 27 minutes, puis en 2001 il réduisait cette duré à six minutes. A Esther Schapira, Charles Enderlin parlait d’« environ 30 minutes ». Cet incident dure moins d’une minute dans les rushes de France 2 visionnés en 2007 devant la Cour d’appel de Paris (9).
Combien de cameramen étaient présents au carrefour de Netzarim ? Talal Abu Rahma évoquait « 20, 25 à 30 cameramen ». Lors de l’audience, ce nombre est fixé par France 2 à « au moins quatre cameramen, dont Talal Abu Rahma » et ceux de Reuters et d’AP (Associated Press).
Que tournaient Reuters et AP au même endroit ? Des saynètes de guerre, mais pas l’incident al-Dura. En tout cas, aucun film de ces cameramen sur les al-Dura n’est visible pour diverses raisons selon leurs auteurs : film « brûlé », film raté au développement, etc.
Enderlin+Landes+Plan.jpg
Combien d’impacts résultent du tir nourri visant les al-Dura ? En 2001, Talal Abu Rahma déclarait : « Les balles pleuvaient autour de nous comme de la pluie ». Et ce, pendant « 45 minutes ». Sur le mur derrière les al-Dura, il n’y a que huit traces pouvant être des impacts de projectiles. Soit un tir toutes les cinq à six minutes.
Où sont les balles censées avoir blessé (10) le père et tué l’enfant ? Talal Abu Rahma a indiqué qu’un général palestinien les détient. A la suite des dénégations de ce dernier, il s’est emberlificoté dans ses explications en affirmant que « France 2 a récupéré les balles dans le mur », puis a concédé en souriant les détenir : « Nous avons nos secrets… »
Pourquoi Talal Abu Rahma n’a-t-il pas filmé l’évacuation par ambulance de Mohamed al-Dura mort, lui a qui en filmé plusieurs auparavant ? « Il n’avait plus de batterie dans sa caméra », avance Charles Enderlin. « C’est faux. Il lui restait la moitié de sa cassette et de la batterie comme il l’a affirmé à Esther Schapira », assène Philippe Karsenty.
Pourquoi Charles Enderlin fait-il confiance à Talal Abu Rahma ? Interviewé par Esther Schapira, il évoque la « désinformation israélienne » qu’il distingue des « Palestiniens qui sont des cameramen journalistes professionnels ». Il défend son cameraman : « Talal a la carte de presse israélienne, un laissez-passer israélien. Quand nous voulons savoir si un cameraman appartient à une organisation, a maille à partir avec Israël, on vérifie auprès du Shin Bet, le service intérieur de renseignement israélien ».
Philippe Karsenty réplique vivement en citant Daniel Seaman (11), chef du service de presse du Premier ministre, qualifiant Talal Abu Rahma de « menteur ».
Lapidaire, il résume : « Arlette Chabot fait confiance à Charles Enderlin qui fait confiance à son cameraman super menteur ».
Or, Guysen a révélé le 2 mars 2008 que Talal Abu Rahma, cameraman palestinien de France 2, n’a plus de carte de presse israélienne depuis 2002
.
« Charles Enderlin se trompe et nous trompe »
Qui est prévenu et qui est partie civile ? Qui est sur la défensive et qui poursuit ? Même la présidente Laurence Trébucq s’y perd. Et pourtant, cette qualité traduit aussi un rapport de force patent et induit des obligations en termes de charge de la preuve.
Sans explication convaincante, les parties civiles pinaillent sur des éléments marginaux de la démonstration – nombre d’enfants de Jamal al-Dura -, sans ébranler la pertinence de l’argumentation de Philippe Karsenty. Elles s’engouffrent dans les minuscules failles ou supposées telles pour stigmatiser l’impudent qui, sans carte de presse, se permet de critiquer Charles Enderlin et Talal Abu Rahma, titulaires, eux, du précieux Sésame (12).
Jamal+al-Dura+sur+son+lit+d'h%C3%B4pital
Philippe Karsenty s’étonne que Jamal al-Dura soit plâtré à des endroits exempts la veille d’impacts de balles ou de traces de sang, et que du sang soit visible sur son plâtre. Il informe la Cour que Jamal al-Dura avait été attaqué en 1992 à coups de hache par des Palestiniens qui l’accusaient de collaborer avec Israël. Soigné à Gaza, ce dernier avait bénéficié, grâce à son employeur israélien, d’une opération dans un hôpital israélien en 1994. A l’appui de ses dires, Philippe Karsenty cite le dossier médical de Jamal al-Dura.
« Même les Palestiniens ont droit au respect de leur vie privée. Comment vous êtes-vous procuré ce dossier médical ? », s’offusque Me Francis Szpiner.
« Je l’ai reçu par La Poste », réplique Philippe Karsenty. Rires dans la salle.
Philippe Karsenty fait part du refus de CNN de diffuser la première ces images pour ne pas les authentifier. « Avez-vous une attestation de CNN le prouvant ? », interroge Me Francis Szpiner. L’appelant n’en a pas, mais présente sa source : Ton rêve est mon cauchemar, un livre d’Elisabeth Schemla (13). « C’est l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours… », persifle Me Francis Szpiner.
Quant aux témoignages de cameramen palestiniens présentés par les intimés, la graphologue missionnée par Philippe Karsenty conclut qu’ils sont écrits par… Talal Abu Rahma. Ce qui incite l’appelant à évoquer d’autres « faux ».

« Les conditions de tournage à Gaza »
L’appelant décortique les images diffusées par France 2 au JT du 30 : saynètes de guerre jouées (14), Palestiniens simulant de fausses blessures, etc. Me Patrick Maisonneuve souligne une contradiction : « Un médecin parle d’une blessure par balle à la jambe gauche, alors que le père situe cette blessure à la jambe droite ».
Les intimés et leur défense esquivent les questionnements sur les nombreuses incohérences, contradictions et invraisemblances.
Face au moniteur, Charles Enderlin intervient sans convaincre, en réitérant sa confiance en son cameraman et en mettant en avant son savoir sur l’Intifadah : « Certains Palestiniens croient que les tirs ne les concernent pas... Ce sont des rushes, pas de la vidéosurveillance ! Les cameramen filment des scènes qu’ils pensent utiles à leur reportage... Je suis passé des dizaines de fois au carrefour de Netzarim ».
« Ces images donnent l’impression d’un tournage », remarque la Présidente, en évoquant le Palestinien tirant au travers d’un trou dans une pièce… vide !
« C’est réel. Les Palestiniens n’utilisent pas leurs balles pour rien», affirme Charles Enderlin.
« C’est une mise en scène », note la présidente.
« Ce n’est pas une mise en scène. Je suis un professionnel qui couvre l’Intifadah depuis des années. C’est la réalité », maintient Charles Enderlin.
« Ces images donnent un peu l’impression que cela ne se passe pas trop mal et que c’est filmé à la demande des cameramen », insiste la présidente.
« AP et Reuters, ce sont des professionnels. Ce sont les conditions de tournage à Gaza ».
« Vous dîtes que ce n’est pas de la mise en scène ? »
« Non, c’est filmé ».
Arlette Chabot contre-attaque en extrapolant : « On envoie les images dans le monde entier. Cela tendrait à prouver que depuis des années, les agences de presse internationales, reprises par les télévisions du monde entier… C’est une mise en cause de toute la presse internationale. Cela veut dire qu’AP et Reuters ne filment que des [Palestiniens] qui simulent, des mises en scènes ! »
« Pas que [des mises en scène]. Mais aussi [des mises en scène]…», rectifie la présidente.
Progressivement, d’invraisemblances en contradictions, Philippe Karsenty parvient à sa conclusion : toutes les scènes diffusées ce 30 septembre 2000 sont jouées par les Palestiniens, aucune trace de sang sur le sol, sur le mur et sur les vêtements des al-Dura n’atteste une quelconque blessure des al-Dura, nulle image ne prouve la mort de Mohamed al-Dura vers 15 h, comme l’a asséné Charles Enderlin se fiant à son unique source : Talal Abu Rahma. Ainsi, Mohamed al-Dura déplace un chiffon rouge de sa cuisse vers son abdomen, pour symboliser une blessure sanglante. Quand il pose ce tissu sur son ventre, on constate l’absence de blessure à la cuisse. Par contre, le matin même, avant midi, un garçon palestinien mort a été transféré à la morgue de l’hôpital de Gaza. Nul ne connaît les circonstances de sa mort ou son identité. Sur les photos produites par France 2 et prises à la morgue, les blessures de cet enfant palestinien sont différentes de celles censées avoir tué Mohamed al-Dura selon les témoignages de Jamal al-Dura et Talal Abu Rahma.

« Le scandale du siècle »
Bras croisés, Arlette Chabot hoche la tête en signe d’incrédulité, de négation ou d’effarement. Elle s’étonne : « Ne croyez-vous pas qu'en huit ans le gouvernement israélien n'aurait pas réagi ? »
Philippe Karsenty explique que le colonel Yom Tov Samia a diligenté une enquête, marginalisée par « l’establishment israélien soucieux fin 2000 de conclure un accord avec l’Autorité palestinienne et ne se rendant pas compte de l’impact de ces images dans le monde musulman ». Ce que nie Charles Enderlin : « Israéliens et Palestiniens ont suspendu leurs négociations jusqu’en décembre 2000 ».
Philippe Karsenty se prévaut du soutien précoce et continu de Daniel Seaman, directeur du bureau de presse gouvernemental (GPO) qui dépend du Premier ministre, et celui récent de Raanan Gissin, ancien porte-parole d’Ariel Sharon.
« Pourquoi les autorités israéliennes n’ont-elles pas dénoncé le scandale du siècle ? », relance Me Francis Szpiner.
« Charles Enderlin a travaillé avec le porte-parole d’Ariel Sharon. Il connaît beaucoup de monde », estime Philippe Karsenty.
« Vous avez énormément travaillé… Quelles raisons vous ont poussé à investiguer, à dire qu’il s’agit de désinformation ? », s’enquiert la présidente.
Et Philippe Karsenty de raconter comment « ce reportage l’a interpellé ». Et d’évoquer le film d’Esther Schapira, l’enquête de l’ingénieur israélien Nahum Shahaf, la manifestation en 2002 du Prix de la désinformation à France 2 et à Charles Enderlin, ses rencontres avec des responsables de France 2…
« Je ne fais pas de politique. Je suis un citoyen français. Les images diffusées par France 2 sont des mises en scène. C’est un faux. France 2 dépense énormément d’argent pour cacher ce mensonge. L’argent du contribuable français peut être mieux utilisé. Des gens de France 2 me téléphonent : « On a honte ». On ne peut pas continuer avec une chaîne d’Etat qui diffuse ces mensonges », s’indigne l’appelant.

« L’icône médiatique d’une icône journalistique » (Philippe Karsenty)
Eviter de répondre aux questionnements se retourne contre les parties civiles. Aussi, celles-ci déploient avec habileté leur tactique : abandonner dès que possible le domaine de la raison - celui de Philippe Karsenty et de la Cour -, pour se situer sur le registre émotionnel afin de gagner l’empathie des juges, et discréditer l’argumentation de Philippe Karsenty en l’assimilant à une thèse conspirationniste.
Calmement et prudemment, Philippe Karsenty refuse de se laisser entraîner hors du cadre de la plainte et répond en circonscrivant son sujet étudié et l’objet des débats : le reportage incriminé du 30 septembre 2000. En résumé : « Charles Enderlin affirme que Mohamed al-Dura a été tué par les soldats israéliens. Aucune image ne montre cet enfant mort ni des tirs israéliens. Certains disent l’avoir vu dans un marché à Gaza ».
Charles Enderlin déclare alors que Jamal al-Dura est prêt à faire exhumer le corps de son fils afin que des examens ADN établissent un lien familial entre l’enfant décédé et lui. « Pourquoi vouloir exhumer le corps ? Que [France 2 et Charles Enderlin] nous montrent ces balles ! », s’exclame Philippe Karsenty.
Ni la Cour ni Philippe Karsenty ne réclament ni ne retiennent cette mesure. Même quand Arlette Chabot, éludant une remarque de Me Patrick Maisonneuve et de la présidente, reprend à deux reprises cette proposition d’une « expertise ADN pour sortir du débat ».
Pendant une pause, conscient de l’enjeu médiatique, Charles Enderlin s’approche du banc de la presse (15), et exprime calmement à des journalistes de médias arabes son incrédulité choquée : « Le père perd son fils le matin et va tourner l’après-midi ! »

Le visionnage souvent calamiteux du CD-Rom de France 2 et Charles Enderlin
Maintenant, c’est au tour de France 2 et de Charles Enderlin de présenter leur CD-Rom composé de trois éléments : « les mêmes scènes [contestées par Philippe Karsenty] filmées par d’autres cameramen sous un autre angle », le reportage diffusé le même jour sur TF1 et un reportage comportant l’interview de Jamal al-Dura par Talal Abu Rahma montrant les « cicatrices de ses blessures ».
Le premier élément est conçu pour prouver l’authenticité des saynètes de guerre. Et on va voir ce qu’on va voir : « tous les points litigieux soulevés par Philippe Karsenty » apparaîtront vains, selon Arlette Chabot ! Et on a vu.
Et ce film s’est retourné contre les intimés car on est resté sur les questions soulevées par Philippe Karsenty. En étant partagé entre la stupeur devant le grotesque et le ridicule de commentaires offfeignant d’expliquer l’invraisemblable.
Exemple : « On entend : « L’enfant est mort, l’enfant est mort ! ». Ce qui signifie en arabe parlé qu’il est en danger de mort ».
Al-dura+mort+coude+lev%C3%A9.jpg
Autre citation : « Sous les rafales, l’enfant bouge une dernière fois. Il est blessé à la tête et enfin, ne bouge plus. Le pied de l’enfant selon un médecin légiste n’est à l’évidence pas dans une position naturelle ». Et comment ! Rappelons que dans cette image, Mohamed al-Dura, annoncé comme mort par Charles Enderlin sur des images précédentes, maintient ses jambes au-dessus du sol et soulève son coude pour regarder la caméra.
Ces assertions du film ne suscitent pas de questions de la Cour et de l’Avocat général Antoine Bartoli.
Le reportage de TF1 montre des saynètes de guerre et évoque notamment la mort de « 15 Palestiniens dont deux enfants ».
Dans le troisième reportage, le « médecin orthopédiste montre la radio et décrit la nature des blessures » de Jalal al-Dura. Puis, se rendant compte que cette radio est à l’envers, il la fait pivoter pour la mettre dans le bon sens de lecture. Puis, nous voyons le roi Abdallah II de Jordanie effectuer une visite à l’hôpital militaire d’Amman où est pris en charge Jamal al-Dura. Suivent les images d’un enfant palestinien à la morgue de Gaza. Enfin, Jamal al-Dura, maigre, montre les cicatrices longues et fines sur son corps : jambe gauche, abdomen, etc. Charles Enderlin explique que «trois médecins jordaniens l’ont soigné ».
Un film à voir absolument sur le blog de Charles Enderlin.
De manière surprenante, Talal Abu Rahma ne s’explique pas, dans ce document audiovisuel, sur les contradictions émaillant ses déclarations successives, les invraisemblances de ses images, etc. Ce témoin, journaliste-cameraman et source constitue pourtant l’élément nodal de l’affaire al-Dura.

Talal Abu Rahma sert la Cause palestinienne
« Qui aurait fait la manipulation ? Le cameraman ? Charles Enderlin ? Pour faire venir un faux malade et le roi de Jordanie dans l’hôpital, il faut…», dit la présidente, exprimant des réserves et du scepticisme dans le ton de sa voix.
« Talal Abu Rahma est responsable », juge Philippe Karsenty. Et il cite Daniel Seaman : « Ces images sont des mises en scène. Talal Abu Rahma est un criminel et France 2 a une attitude criminelle en défendant ces images ».
« Est-ce que vous êtes en train de nous dire : « [Talal] est vendu. [Les cameramen] savent que c’est un faux. Ils se tiennent les coudes » ? », demande la présidente.
Pallywood.jpg
Philippe Karsenty évoque Pallywood, l’industrie audiovisuelle de propagande palestinienne, et poursuit : «Talal Abu Rahma a déclaré à un journal marocain avoir choisi le journalisme pour servir la cause palestinienne. Les médias sont les instruments des faibles. Nous, Occidentaux, avons un regard critique et n’avons pas à nous laisser manipuler… Charles Enderlin a reçu ces images en urgence. Il n’a pas du se rendre compte sur le moment. Mais après, quand nous avons apporté les preuves des mises en scène, il aurait du reconnaître son erreur initiale... Rien ne peut empêcher la vérité de prospérer ».
Charles Enderlin tempête : « C’est l’accusation la plus grave contre un journaliste : bidonnage, être responsable d’un faux. Je me serais fait avoir par Talal ! Je lui fais totalement confiance depuis 1988. Jamais France 2 et les autres médias n’ont eu de problème avec Talal qui n’a jamais été mis en cause par Israël (16). La carte de presse israélienne a été retirée à tous les cameramen palestiniens au début de l’Intifadah. Talal Abu Rahma est blanc comme neige ». Or, Guysen a révélé que ce cameraman ne détient pas cette fameuse carte de presse.
« Très vite, il y a eu une controverse sur l’origine des tirs », se souvient la présidente.
« Nous avons diffusé les réactions des autorités israéliennes. Jamais une autorité ne nous a écrit pour nous demander une enquête. Il y a quelques mois, quelqu’un a demandé les rushes. On a proposé un visionnage à l’état-major israélien », révèle Charles Enderlin.

Des parallèles infamants : « Karsenty, c’est le croisement de Faurisson et de Meyssan »
Me Bénédicte Amblard, autre défenseur des intimés, reprend sa plaidoirie traditionnelle afin de démontrer la diffamation à l’égard de Charles Enderlin et discréditer ceux qui contestent sa version de l’incident al-Dura.
« Philippe Karsenty se fonde sur le documentaire de la Metula News Agency (Mena) », dont elle allègue, à tort, avoir obtenu récemment la condamnation (17). A la Mena, elle associe les critiques de la version de Charles Enderlin : Gérard Huber et Luc Rosenzweig.
« Selon la Mena, Mohamed n’est pas mort ! Il suffit de regarder les images ! Nous sommes dans la folie…. La Mena se fonde sur une prétendue enquête de l’armée. C’est faux. Le colonel Yom Tov Samia a pris une initiative personnelle. [Le physicien] Nahum Shahaf et Yossef Uriel [Ndlr : membre pendant peu de temps de la commission d’enquête de Tsahal] ont fait l’objet de critiques. Ce ne sont pas des experts en balistique ». Et de lire un extrait d’un jugement du tribunal de Tel-Aviv (18), « qui a examiné toute l’enquête. Yossef Uriel a été débouté. Ce jugement les stigmatise tous deux. Nahum Shahaf prétend que l’assassin d’Ytzhak Rabin n’est pas le bon assassin ! »
Afin de caractériser l’infraction de diffamation, elle insiste sur l’absence de bonne foi, « l’animosité particulière » de Philippe Karsenty à l’égard de Charles Enderlin : « On va loin et fort. C’est inadmissible… pour un professionnel dont nul n’a contesté le sérieux ». Usant d’effet de manche, elle laisse tomber théâtralement ses papiers pour exprimer son exaspération devant l’accusation de « faussaire » visant son client.
Défenseur de Charles Enderlin « qui fait honneur à sa profession et a été récompensé », Me Francis Szpiner (19) va poursuivre dans cette veine visant à discréditer l’appelant, la graphologue et l’expert israélien.
« Je me garderai de dire [s’il s’agit de] balles israéliennes ou palestiniennes [Ndlr : Charles Enderlin marque sa désapprobation en dodelinant de la tête]. Personne n’en saura jamais rien... Je parle des honnêtes gens », énonce Me Francis Szpiner, qui exclut de cette catégorie Philippe Karsenty, «croisement de Robert Faurisson (20) et de Thierry Meyssan (21) ». Narquois, il évoque « l’immense complot international, une mise en scène qui a continué à la morgue, à l’hôpital à Gaza, à Amman où le roi Abdallah II de Jordanie a été trompé par ses médecins ! »
Dans sa plaidoirie, cet avocat glisse une « définition » du sionisme : « Un Juif qui paie un deuxième Juif pour qu’un troisième Juif aille faire la guerre en Israël ». Lors de ses déambulations, il jette de fréquents regards vers les bancs de la presse et le public, peut-être pour vérifier l’effet de son discours. Sa voix fluette s’enfonce dans les graves pour stigmatiser « les extrémistes qui n’acceptent pas la couverture honnête des évènements de Charles Enderlin ».
Quant à Nahum Shahaf, Me Francis Szpiner fabule sur les conditions de reconstitution de la scène controversée : « Cet expert a utilisé des poupées Barbie. A 99,99%, les poupées Barbie sont blondes. Ce physicien israélien a peint en noir leur visage. Pour certains Israéliens, les Palestiniens sont les Nègres de leur temps ».
Daniel+Pearl+al-Dura.jpg
Daniel Pearl décapité par des terroristes islamistes avec l’image du petit Mohamed al-Dura incrustée dans la video d’al-Qaïda ? Ben Laden justifiant les attentats du 11 septembre 2001 par la mort de Mohamed al-Dura ? Se targuant de sa fonction de défenseur de l’association SOS-Attentats, Me Francis Szpiner récuse tout lien de cause à effet : « On a voulu faire porter tout cela [à Charles Enderlin] ! C’est scandaleux ! Les terroristes n’ont pas besoin de prétexte pour tuer et n’ont pas un raisonnement intentionnel ».

L’avocat général requiert la confirmation du jugement
D’une voix doucereuse, l’avocat général Antoine Bartoli (22), soucieux de ne pas être long à une heure tardive, requiert la confirmation du jugement condamnant pour diffamation M. Karsenty : « Il y a incontestablement des recherches, mais les sources sont « univoques par rapport à sa thèse », c’est-à-dire abondent dans son sens. Il dénie le bénéfice de la bonne foi.

L’étroit contrôle de l’Autorité palestinienne sur les médias, notamment internationaux
Pour Philippe Karsenty, Me Delphine Meillet souligne l’étroit contrôle des médias par l’Autorité palestinienne (23) - ce dont se plaint Reporters sans frontières (RSF) (24) - et l’engagement politico-journalistique de Talal Abu Rahma en faveur de la Cause palestinienne.
« L’Autorité palestinienne a pris une loi en 1995 qui prévoit une peine de six mois d’emprisonnement pour quiconque critique l’Autorité palestinienne. En plus des pressions exercées par cette Autorité sur les journalistes, pour parfaire le tableau, il y a l’affiliation politique des cameramen palestiniens utilisés par les médias internationaux. Parfois, les médias ne sont pas téméraires, et frisent la collaboration avec le pouvoir en place. Pour beaucoup, la règle est de rester en bons termes avec le pouvoir. C’est le cas de Talal Abu Rahma. Dans certains cas, l’information contrôlée est fabriquée, manipulée, tronquée. Comme l’a écrit Khaled Abu Toameh, journaliste du Jerusalem Post : « On ne sait pas ce qui se passe [dans les territoires de l’Autorité palestinienne] ».
G%C3%A9rard+Huber+Contre-expertise+d'une
Cette avocate cite les sources diverses, antérieures aux propos poursuivis de Philippe Karsenty, et ayant alimenté sa réflexion : les films de la Mena, d’Esther Schapira, le livre de Gérard HuberContre-expertise d’une mise en scène(25), la question du député Roland Blum (26)…
« Philippe Karsenty n’est pas un extrémiste. Ses sources ne sont pas univoques : Canal +, un livre non poursuivi par les parties civiles. Philippe Karsenty a commencé à avoir des doutes. Il a mené une investigation. Sans vous [Ndlr : la Cour], il n’aurait jamais pu obtenir les rushes de France 2. Il a fallu sept ans pour les avoir. Pour tout le monde, ces rushes durent 27 minutes. Ceux visionnés durent 18 minutes. Il en manque un peu, [notamment] la scène de l’agonie de Mohamed al-Dura que Charles Enderlin a déclaré au Nouvel Obs ou à Télérama avoir coupée car elle était « insupportable » (27), déduit Me Patrick Maisonneuve.
Il interroge : « L’expert balistique n’est pas un mercenaire de Philippe Karsenty. Il corrobore ses affirmations. Les tirs ne provenaient pas de la position israélienne. Charles Enderlin maintient qu’il s’agit de tirs israéliens [Ndlr : Charles Enderlin approuve de la tête]. Ces images auraient-elles eu de telles conséquences sans son commentaire ? »
Il récapitule les invraisemblances, incohérences et mensonges émaillant l’affaire al-Dura et conclut sur la demande de relaxe de son client.
Enfin, la Laurence Trébucq donne la parole à la défense.
Avec cœur, Philippe Karsenty déclare : « Je suis sincère. J’ai fait une enquête sérieuse. Des gens ont payé de leur vie cette imposture médiatique réalisée par Talal Abu Rahma, commentée par Charles Enderlin et diffusée par France 2. L’histoire jugera ce mensonge (28). Dans cette affaire, il n’y a pas de complot, mais une somme de lâchetés. La plupart des médias se sont fourvoyés. Le rapport balistique prouvant mes affirmations sera bientôt en ligne. Les 18 minutes de rushes de France 2 seront prochainement en ligne sur un site américain. La vérité est plus forte que tout. Elle prévaudra un jour. Je maintiens mes accusations contre France 2 et je les renforce après avoir vu les images qui ont été présentées à la Cour et les explications abracadabrantesques de Charles Enderlin. Je me battrai jusqu’au bout pour faire reconnaître aux autorités françaises le mensonge Al Dura. Je le dois au père de Daniel Pearl (29), Judea Pearl, qui un jour m’a demandé d’obtenir justice au nom de son fils. Je le dois à mes parents qui m’ont élevé dans le respect de la vérité. Je le dois au peuple juif victime de massacres pendant 3000 ans à cause de mensonges comme celui-ci. Je le dois à la France dont des médias et certaines élites se sont fourvoyés pour couvrir ce mensonge inique. Je le dois à l’Histoire ».
L’arrêt sera rendu le 21 mai 2008.

(1) Le 22 novembre 2004. M-R.fr publiait « France 2 : Arlette Chabot et Charles Enderlin doivent être démis de leurs fonctions immédiatement » (http://www.m-r.fr/actualite.php?id=1064), un des deux textes aux passages jugés diffamatoires. Le 19 octobre 2006, Philippe Karsenty a été condamné par la XVIIe chambre du TGI de Paris pour diffamation à une amende de 1 000 euros, à verser à chaque partie civile un euro de dommages intérêts et à la chaîne publique et à son journaliste ensemble 3 000 euros au titre de l'article 475-1 du code de procédure pénale (frais de justice).

(2) Sur RCJ, Richard Prasquier avait poursuivi : ''Ces professionnels doivent enquêter sur les documents primitifs - le master - pour avoir des images de meilleure qualité afin d'éclaircir ce qui s'est passé. Ce qui ne s'est jamais fait auparavant. Ces images de la mort de Mohamed al-Dura, telles qu'elles ont été présentées par Charles Enderlin, annoncées par des chaînes, refusées par CNN, sont très graves. Elles ont tué, car elles ont créé des vocations de terroristes. C'est faux de dire : ''Maintenant, cette affaire, c'est du passé''. Les [images] de France 2 sont extrêmement troublantes. J'ai été très troublé''. (Guysen Internationa News, 15 janvier 2008).

(3) Sur des images filmées par Talal Abu Rahma, Charles Enderlin avait dit lors du reportage diffusé au JT le 30 septembre 2000 : «Près de l’implantation de Netzarim (bande de Gaza)… Jamal et son fils Mohamed (12 ans) sont la cible des tirs venus des positions israéliennes. Son père tente de le protéger... Une nouvelle rafale. Mohamed est mort et son père gravement blessé’’.

(4) Jean-Claude Schlinger est expert en Armes et Munitions près la Cour d’Appel de Paris et agréé par la Cour de Cassation. Sonrapport est publié intégralement à http://www.m-r.fr/balistique.pdf. 

(5) Le time code est un indicateur temporel affiché sur l’image.

(6) Charles Enderlin se trouvait à Ramallah pendant que Talal Abu Rahma se trouvait au carrefour de Netzarim.

(7) Evacuations par ambulances de Palestiniens simulant des blessures, Palestiniens passant calmement devant le poste militaire israélien, etc.

(8) Esther Schapira a réalisé, pour la chaîne allemande AR, le documentaire Qui a tué Mohamed al Dura ? (2001-2002), disponible en DVD.

(9) Talal Abu Rahma a déclaré le 3 octobre 2000, sous la foi du serment, au Centre palestinien des droits de l’homme : J’ai filmé approximativement 27 minutes de l’incident [al-Dura] qui a duré 45 minutes » (http://www.pchrgaza.org/special/tv2.htm). En septembre 2001, il répond à la réalisatrice Esther Schapira : « J’ai filmé environ six minutes de la scène des al-Dura. Six minutes sur 45 minutes de tirs sur l’enfant ». J’ai fourni six minutes de la scène des al-Doura. J’ai filmé du début des tirs jusqu’à la fin ». Dans les rushes de France 2 visionnés par la Cour d’appel de Paris le 14 novembre 2007, la scène des al-Dura dure moins d’une minute.

(10) Jamal al-Dura se plaint « de balles qui lui ont arraché les muscles et pulvérisé l’os ».

(11) Le 2 mars 2008, Daniel Seaman a déclaré à Guysen Internationa News-Paris : « Charles Enderlin n’a pas respecté le minimum de critères professionnels journalistiques de vérification, avant d’accuser Israël d’avoir tué Mohamed al-Dura. Il y a suffisamment de preuves de sources indépendantes prouvant l’incident al-Dura a été mis en scène pour les caméras. L’Etat d’Israël respecte énormément les médias. De nombreux médias du monde arabe travaillent librement en Israël. Les autoriser à travailler librement en Israël n’implique pas que nous soyons d’accord avec leurs positions. Comme toute démocratie, Israël assure une liberté absolue à la presse et ne retire pas aisément les accréditations de presse aux journalistes. Ceci est particulièrement vrai pour les journalistes travaillant pour la respectée France 2. Charles Enderlin est pleinement conscient de cela et se cache derrière cela pour tenter de distraire l’attention de son manquement professionnel. Le fait que Charles Enderlin dispose toujours de son accréditation presse de l’Etat d’Israël atteste de la force et de la tolérance de la démocratie israélienne, et non de l’intégrité du reportage de Charles Enderlin ce [30 septembre 2000]. La question n’est pas ’’Pourquoi Charles Enderlin a-t-il encore de son accréditif presse de l’Etat d’Israël ?’’, mais plutôt pourquoi France 2 l’emploie-t-elle encore ?»

(12) Idem

(13) Ce livre a été publié par Flammarion en 2001. Entretien exclusif avec Charles Enderlin par Elisabeth Schemla, 1er octobre 2002, à http://www.debriefing.org/25726.html

(14) Un Palestinien tire avec son arme à feu au travers d’un trou comme s’il s’était engagé dans un échange de tirs avec des soldats israéliens. Les images antérieures montrent la mise en scène : entouré de Palestiniens nonchalants, ce Palestinien tire dans… une pièce vide. Un Palestinien déambule calmement devant le poste israélien sans crainte d’être touché par des tirs, etc.

(15) Ce 27 février 2008, des médias anglo-saxons, français, arabes et israéliens sont représentés. Peu de médias français ont publié des comptes-rendus de l’audience instructive de visionnage des rushes de France 2. http://www.m-r.fr/danslesmedias.php?id=65 et http://www.debriefing.org/index0.php?sectionid=143

(16) Après avoir rappelé les rétentions d’informations, notamment des Palestiniens, le colonel Shlomi Am-Shalom, porte-parole adjoint de Tsahal, écrit le 10 septembre 2007 : « Nous sommes bien conscients des tentatives de mises en scène médiatisées et comme un doute s’est insinué à cet égard envers le dit reportage » à http://www.m-r.fr/page1.htm

(17) Nicolas Ciarapica, directeur de publication des sites Internet Blogdei/Bethel, a mis en ligne le 24 février 2006 la 2e partie de l’article Le grand ras-le-bol des Français juifs écrit par Stéphane Juffa, rédacteur en chef de la Mena, dont des passages ont été jugés diffamatoires par la XVIIe chambre du TGI de Paris. Ce protestant évangélique ami d'Israël a été condamné le 12 février 2008 pour diffamation raciale à l'égard de Charles Enderlin à une amende de 1 000 euros avec sursis et à verser un euro de dommage et intérêt et 1 000 euros au titre des frais de justice à Charles Enderlin. Il devra publier le jugement sur ces sites pendant deux mois.
Véronique Chemla, Charles Enderlin poursuit un chrétien ami d’Israël dans l’affaire al-Dura

(18) « Aaron Hauptman publia, le 12 novembre 2000, dans le courrier des lecteurs du quotidien Haaretz, une violente critique contre les théories formulées de façon indépendante par Yossef Duriel. Celui-ci assigna Aaron Hauptman en justice pour diffamation à son égard. Le tribunal de Tel-Aviv relaxa Aaron Hauptman. Il qualifia l’enquête de Yossef Duriel de « non professionnelle et non objective ». « Le travail de la commission d’enquête de Tsahal relative à l’Affaire al-Dura n’a pas été envisagé » par ce tribunal. Yossef Duriel interjeta appel et la Cour du district de Tel-Aviv a fait droit à sa demande et a récemment réformé le jugement de première instance. (Sources : Mena,Enderlin à nouveau pris par la Ména en flag de contrevérité, 19 juin 2006, et Guysen International News).

(19) Me Francis Szpiner est aussi l’avocat de la famille d’Ilan Halimi (z’’l), kidnappé, torturé et tué en février 2006 par le gang des Barbares dont le chef est Youssef Fofana. 

(20) Robert Faurisson nie l’existence des chambres à gaz des camps nazis d’extermination lors de la Seconde Guerre mondiale et la Shoah. Il a été condamné par la justice pour contestation de crimes contre l’humanité. Le 4 juillet 2007, la Cour d’appel de Paris a confirmé sa condamnation pour avoir tenu des propos négationnistes en février 2005 sur la chaîne iranienne Sahar 1.

(21) Dans son livre 11 septembre 2001 : L’effroyable imposture(2002), Thierry Meyssan nie que deux avions se soient écrasés sur les Twin Towers (New York) et qu’un avion sur le Pentagone dans le cadre d’un attentat terroriste islamiste. Il diffuse une théorie du complot américain.

(22) Antoine Bartoli s’était prononcé contre la communication des rushes par France 2 et Charles Enderlin. Véronique Chemla, La Cour d’appel de Paris demande à France 2 les rushes sur l’incident al-Dura

(23) Le 12 octobre 2000, Yossi Avrahami (z’’l) et Vadim Nurzhitz (z’’l), deux soldats israéliens, qui s’étaient égarés à Ramallah, ont été sauvagement tués dans un commissariat de Ramallah(Cisjordanie) et leurs dépouilles mutilées par une foule palestinienne voulant venger la mort de Mohamed al-Dura. 

(24) Une équipe de la chaîne de télévision italienne Retequattro (Mediaset) a filmé ces faits. Ses images ont été diffusées dans le monde, suscitant l’horreur devant cette barbarie. L’Autorité palestinienne a été mécontente de cette mauvaise image donnée d’elle. Par crainte de représailles, « toutes les télévisions italiennes présentes à Jérusalem, Gaza et la Cisjordanie, ont plié bagage. A l'origine de ce branle-bas de combat : les images exclusives du lynchage des soldats israéliens à Ramallah, tournées par une équipe de Retequattro (Mediaset), et la lettre de Riccardo Cristiano, l'un des deux correspondants de la RAI à Jérusalem, adressée à l'Autorité palestinienne. Dans celle-ci, le journaliste, s'adressant à ses “chers amis de Palestine” indiquait à propos des images de Ramallah. « C'est une chaîne privée italienne en concurrence avec nous (et non la chaîne de télévision officielle italienne) qui a filmé les événements. Par la suite, la télévision israélienne a transmis les images en les attribuant à une chaîne italienne, créant ainsi l'impression dans le public qu'il s'agissait de la RAI. Je veux souligner auprès de vous que ce n'est pas le cas parce que nous, nous avons toujours respecté (et continuerons de le faire) les procédures journalistiques prévues par l'Autorité nationale palestinienne pour le travail en Palestine et nous, nous sommes crédibles dans notre travail ». Craignant des représailles contre les journalistes, notamment Anna Migotto, auteur des images de Ramallah, Mediaset sonne le rappel de ses équipes (ce genre de document rend les Palestiniens furieux : non seulement il donne une mauvaise image d'eux, mais permet aux Israéliens d'identifier les coupables). Au siège de la RAI, on jure ne pas être au courant de la lettre de Cristiano, lequel est aussitôt convoqué à Rome. La télévision publique assure que le comportement du journaliste “est étranger à la manière dont la Rai conçoit le rôle de l'information” mais repousse les accusations de délation ». Eric Jozsef, L'Italie replie ses camérasLibération, 21-22 octobre 2000

« Depuis le début de la deuxième Intifada, une grande partie de la presse [de l’Autorité palestinienne] s’est mise au service de la cause palestinienne. Après les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, l’Autorité palestinienne, de crainte de voir son image ternie, a multiplié les pressions sur les journalistes pour les empêcher de couvrir des mouvements de soutien à Oussama ben Laden ». RSF, Rapport annuel 2002 - Censure et autocensure : des journalistes toujours sous la botte des dictateurs au Maghreb et au Moyen-Orient

(25) Gérard Huber. Contre-expertise d’une mise en scène. Editions Raphaël. Paris, 2003. 242 pages. ISBN : 2-87781-066-6
Interview de Gérard Huber par Véronique Chemla

(26) A l'Assemblée nationale (Paris), Roland Blum, député (UMP), a déposé le 8 novembre 2004 une question écrite à Renaud Donnedieu de Vabres, alors ministre de la Communication, '' relative à des images ... dont l'authenticité ainsi que l'interprétation sont contestées. Il s'agit du reportage, fait par un reporter palestinien de [France 2], qui se serait ensuite rétracté, et du correspondant permanent de la chaîne en Israël, censé montrer l'assassinat d'un enfant palestinien par des militaires israéliens, sous le regard du père ». M. Blum lui demande de « bien vouloir lui préciser si les faits qui ont été rapportés par la chaîne publique sont exacts, et dans le cas contraire, de lui faire connaître les résultats de l'enquête qu'il n'aura pas manquée de prescrire ''. Guysen International News, 21 novembre 2004.

(27) Charles Enderlin a déclaré à Télérama : « J'ai coupé l'agonie de l'enfant. C'était insupportable... Cela n'aurait rien apporté de plus ».

(28) La mort de Mohamed al-Dura tué par des tirs israéliens.

(29) Le journalise juif américain Daniel Pearl (z’’l) a été égorgé avec sur le fond de l’image de la vidéo de son exécution, celle de Mohamed al-Dura.


A lire sur le blog :

Une manifestation calme pour remettre le Prix de la Désinformation à Charles Enderlin et France 2

La justice française se prononcera sur les images controversées de « la mort de Mohamed al-Dura » 

La Cour d’appel de Paris demande à France 2 les rushes sur l’incident al-Dura 

France 2 a accepté de remettre ses rushes de l’incident al-Dura à la Cour d’appel de Paris

Mohamed al-Dura est vivant à la fin des rushes de France 2 ! 

Interview de l'historien Richard Landes sur l'affaire al-Dura

Interview du psychanalyste Gérard Huber sur l’affaire al-Dura

Charles Enderlin poursuit un chrétien ami d’Israël dans l’affaire al-Dura 

Un expert balistique estime « sérieuse » la possibilité d’une « mise en scène » de la « mort » de « Mohamed » al-Dura 

Pas d’antisémitisme en France ? 

Le sénateur Jean-Pierre Plancade a interpelé Rémy Pflimlin, futur président de France Télévisions, sur l’affaire al-Dura


Pour en savoir plus :

Gérard Huber, Contre-expertise d’une mise en scène, Editions Raphaël. Paris, 2003. 252 pages. ISBN 2-87781-066-6

 
Cartes de haut en bas :

Bande de Gaza

Carrefour de Netzarim

Croquis de Charles Enderlin avec des emplacements erronés et à côté plan des lieux

Pierre-André Taguieff, La nouvelle propagande antijuive, du symbole al-Dura aux rumeurs de Gaza. Puf, 2010. 556 pages. ISBN : 978-2-13-057576-4
Qui a tué Mohamed al Dura ? Documentaire de Esther Schapira. DVD, ASIN: B000E6TYTI

Revues de presse sur l'affaire al-Dura dans DebriefingDesinfos et l’UPJF 

Dossiers sur l'affaire al-Dura par :

CAMERA (Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America)

HonestReporting

Media-Ratings

- la Mena

Richard Landes

Articles dans Causeur (France 2 fait lanterner le CRIF) et sur le site Sefarad

Le colloque Le mythe du meurtre rituel, d’hier à aujourd’hui (18 novembre 2008) a été organisé à l’initiative du Collège des études juives de l’Alliance israélite universelle (AIU)
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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 07:19

 

 

Charles Enderlin aux abois... publie un livre et est soutenu par le correspondant du Monde à Jérusalem


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Merci Philippe pour cet envoi

 

 

 A DIFFUSER LE PLUS LARGEMENT POSSIBLE !


Philippe Karsenty

 

Bonjour,

 

Alors que l’équilibre des forces est sur le point de basculer du bon côté dans l’Affaire al DouraCharles Enderlin publiera prochainement un livre intitulé « Un enfant est mort ».

Ainsi, après la diffusion en mars 2009  du reportage de la TV publique allemande ARD soutenant la démonstration de la mise en scène, la diffusion demon interview de 5 pages dans le magazine Médias de Robert Ménard(ex-dirigeant de Reporters Sans Frontières) et la publication du livre remarquable de Pierre-André Taguieff « La Nouvelle Propagande Anti-Juive – du symbole al Dura aux rumeurs de Gaza », Charles Enderlin tente une nouvelle fois de couvrir son faux reportage.

Pourtant, France 2 a perdu son procès et je peux affirmer et répéter, sans prendre de risque judiciaire, que France 2 a diffusé un faux reportage le 30 septembre 2000 en lieu et place d’un reportage d’actualité.

Pourtant, Canal +, qui a diffusé un documentaire de soutien à Charles Enderlin en avril 2008, a été condamnée pour diffamation en juin 2010.

Pourtant, de nombreux hommes et femmes politiques ayant pris connaissance du dossier commencent à se lever et à demander que la vérité soit enfin révélée.

Cela n’arrête pas Charles Enderlin, et ceux qui se prétendent ses amis, d’écrire pour couvrir cette imposture médiatique aux conséquences historiques planétaires.

Voici donc ci-dessous l’article que vient de publier Le Monde ce soir.

J’y suis injustement attaqué, mais j’y suis en bonne compagnie puisque je m’y trouve avec Richard Prasquier, Eli Barnavi, Luc Rosenzweig et Alain Finkielkraut.

 

"Un enfant est mort", de Charles Enderlin : autopsie d'une calomnie

21.09.10 | 16h05  •  Mis à jour le 21.09.10 | 16h05

Il est des livres que l'on écrit pour se défendre contre la diffamation, tenter de rétablir sa vérité et laver son honneur. Tel est l'objet d'Un enfant est mort. C'est peu dire que Charles Enderlin, correspondant permanent de France 2 à Jérusalem depuis 1981, a été meurtri par la campagne de dénigrement qui le poursuit depuis dix ans à propos de l'affaire du petit Mohammed Al-Dura.

http://pubs.lemonde.fr/5/CULTURE-LEMONDE/interactivite/imprimer/619937329/Middle/OasDefault/lm_veolia_b2b_pabp09_m/veolia_b2b_pabp09_m.html/35326538326335363462663634303430?&_RM_EMPTY_Peut-être aurait-il pu choisir le silence, afin de permettre aux passions de s'apaiser, pour que s'éteigne cette polémique vipérine. Y aurait-il gagné en sérénité ? Il ne le croit pas : "Avec ou sans ce livre, cette campagne va continuer, parce que c'est mon travail, mes livres, c'est moi, qu'ils visent."

Rappel des faits : le 30 septembre 2000, au carrefour de Netzarim, au centre de la bande de Gaza, un violent accrochage oppose de jeunes Palestiniens à l'armée israélienne. La seconde Intifada a commencé deux jours plus tôt. La caméra enregistre une scène dramatique : Jamal et son fils âgé de 12 ans, Mohammed, sont pris au piège, au milieu des tirs. Le père, atteint de plusieurs balles, est gravement blessé. Il tente de protéger son fils, en l'entourant de ses bras. Les rafales crépitent, et bientôt l'enfant ne bouge plus.

C'est une mort en direct. Les tirs, commentera Charles Enderlin, "sont venus de la position israélienne". Le 3 octobre, interrogé par la BBC, le général israélien Giora Eiland, chef des opérations de l'armée, dressera un constat similaire, puis il se rétractera. Le cameraman de France 2, Talal Abou Rahmeh, ne sait pas alors que ses images vont faire le tour du monde, exacerber la tension israélo-palestinienne, semer les germes d'une intense controverse, toujours vivace.

Théorie du complot

Pour l'opinion arabe et musulmane, Tsahal, l'armée israélienne, a assassiné un enfant. Mais un puissant lobby pro-israélien s'est mis en branle, visant à délégitimer le journaliste (il n'était pas présent sur les lieux du tournage), et instrumentaliser une théorie du complot : le film serait un "montage", une "mise en scène", une "manipulation" et une "imposture".

La campagne contre Charles Enderlin, en Israël et au sein de la communauté juive de France, va devenir haineuse, insultante, parfois menaçante. Talal Abou Rahmeh est qualifié de militant actif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), ce que les services secrets israéliens, le Shin Beth, démentiront. France 2 renouvellera sa confiance à son correspondant, dont la réputation professionnelle est indéniable, et la profession journalistique lui apportera un très large soutien. Rien n'y fait. La mécanique de la diffamation est en marche, elle ne s'arrêtera plus.

Elle dispose d'avocats déterminés et influents. A sa tête, Philippe Karsenty, pour qui l'affaire Al-Dura est devenue, depuis dix ans, un véritable fonds de commerce. Il est rejoint par l'ancien journaliste Luc Rosenzweig, l'ancien ambassadeur d'Israël à Paris, Elie Barnavi, Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France, l'écrivain Alain Finkielkraut, parmi d'autres.

Le livre de Charles Enderlin n'est pas un règlement de comptes, mais une démonstration : il décrit minutieusement, faits et citations à l'appui, la trame et la progression d'une campagne de calomnies. Si Un enfant est mort est d'abord le récit de l'acharnement contre un journaliste, c'est aussi un livre sur le conflit israélo-palestinien, en ce sens qu'il illustre l'intensité des haines dont celui-ci se nourrit.


UN ENFANT EST MORT de Charles Enderlin. Don Quichotte, 204 p., 18 euros.

 

 

Philippe Karsenty

www.karsenty.fr

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 14:15

 

 

Chers amis,

 

La revue « Médias », dirigée par Robert Ménard, ancien président de Reporters Sans Frontières, est le 1er média français non communautaire à publier la réalité de l’affaire Al Doura.

Merci d’acheter cette revue et de la faire connaitre (n° 26 avec Pierre Péan en couverture) ; elle est en kiosque depuis aujourd’hui.


Pour vous y abonner, cliquez ici.

 

Canal + a récemment été condamnée en diffamation pour un reportage que la chaîne privée avait diffusé le 24 avril 2008.

Canal + m’avait diffamé en soutenant France 2 et Charles Enderlin dans le cadre de l’Affaire al Doura.

En vertu du jugement rendu le 10 juin 2010 par le Tribunal de Nanterre, Canal + avait été condamnée à publier le jugement dans trois journaux français.

Canal +, très mécontente de sa condamnation, a obtenu la suspension de l’exécution provisoire du jugement.

Cela signifie donc que le grand public ne saura pas que Canal + a été condamnée ; l’ensemble des médias français ayant tu cette condamnation.

Ce serait bien de faire circuler cette information le plus largement possible pour contourner cette nouvelle omerta des médias français.

 

J’effectuerai deux séries de conférences aux Etats-Unis et au Canada en octobre (côte Est) et en novembre prochain (Canada + côte Ouest).

Voici le programme d’octobre :

-        A Boston, je participerai à la prestigieuse conférence de CAMERA qui se tiendra le 10 et le 11 octobre. Vous pouvez la découvrir et vous y inscrire en cliquant ici. 

-        A Philadelphie, je participerai à un déjeuner-conférence organisé par le Middle East Forum de Daniel Pipes le 12 octobre.

-        A Montréal, je ferai plusieurs présentations les 12 et 13 octobre. Pour avoir plus de détails, écrire à : bibifayer@hotmail.com

-        A Chicago, je soutiendrai un candidat au Congrès, Joel Pollak, le jeudi 14 octobre. Pour obtenir plus d’informations, écrire à : ashley@pollakforcongress.com

-        Le vendredi 15 octobre à 10h30, je donnerai une conférence à l’université De Paul de Chicago. Pour obtenir plus d’informations, écrire à : ggottlie@depaul.edu 

 

Merci de faire circuler ces informations le plus largement possible autour de vous.

 Fichier:Philippe Karsenty.JPG

Amitiés,

Philippe Karsenty

www.karsenty.fr

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 20:53

 

Ayant eu connaissance de ce retour par Ynet, on est stupéfait de l'amateurisme du Diplo : quiconque remontant du Neguev vers Beer-Sheva risque... une halte à Ourim pour que le bus y dépose des permissionnaires, qui n'en font pas des tonnes... La rentrée est source d'ennui dans les rédactions. Pas la moindre guerre ni le moindre conflit social à l'horizon.

 

 

Merci à Dominique BOURRA

de nanojv

 

de remettre les pendules parisiennes à l'heure...

 

  

« Ici travaillent des espions israéliens »  l’article  du Monde diplomatique de septembre prétend annoncer un scoop et porte à la connaissance de ses lecteurs « la base israélienne d’Ourim, l’une des plus grosses stations d’espionnage du monde, cachée du public des décennies durant ».  Des révélations éventées  qui pourraient prêter à sourire si elles n’émanaient d’une référence de la presse française. Plus grave, l’article lourd de sous-entendus et de clichés vénéneux s’inscrit dans un courant de pensée à la mode associant l’image du Juif- par essence comploteur- au rejet d’Israël. Avec, en figure de proue, quelques riches  Etats pétroliers.  La police de Dubaï  a pu par exemple annoncer, toute honte bue, en début d’année,  qu’elle allait désormais procéder à une identification au faciès des visiteurs Juifs (on a bien lu) dans l’Emirat, le président vénézuélien vient de relancer  le mythe séculaire du protocole des sages de Sion et le régime iranien réaffirme à toute occasion la négation de la  Shoah pour mieux accabler Israël. 

C’est dans ce nuage de miasmes que le monde diplomatique se livre à une violente charge sur le thème d’Israël Etat- Espion (s’inspirant sans doute de Libération qui fanfaronnait il y a trois mois : « Israël : Etat-Pirate »). Faut-il préciser que le dossier du Monde Diplomatique est vide ?  (Le Canard avait drolatiquement ouvert la voie il y a quelques semaines sur le thème des stations d’écoutes et de l’espionnage).  Passons sur le fait que la station d’Ourim est connue de tous en Israël. Son dôme immaculé caractéristique est visible à des kilomètres à la ronde depuis la nuit des temps, sans que ne plane aucune  ambigüité sur ses fonctions de sigint (signal intelligence) et elint (electronic intelligence). On ne voit que cela, par exemple depuis la grande base d’entraînement de Zeelim située à quelques kilomètres, où la moitié d’Israël est déjà passée dans le cadre du service actif ou des périodes de réserves. C’est un donc un secret de Polichinelle absolu dont la divulgation ne vise qu’à abuser les lecteurs étrangers. 

Au delà du bidonnage du journaliste néo-zélandais auteur de l’article, le problème tient à la rhétorique sulfureuse portée de bout en bout par le texte. Il n’est question que de surveillance, de clandestinité, d’espionnage, d’écoute,  voire de trahison puisqu’on écoute aussi bien les  amis que les ennemis, sans parler des sociétés étrangères et même, détail qui tue, des emails en français…. Le journaliste affiche cependant  une méconnaissance stupéfiante des rouages sécuritaires israéliens et une carence technologique affligeante. Le néo-zélandais un peu largué, s’abrite donc derrière des informateurs (en fait une secrétaire) qui, soit disant ont travaillé dans « le milieu du renseignement israélien » et “connaissent cette base de première main”.  Du bluff !  La preuve ? L’auteur de l’article s’empêtre dans une vision simpliste des services israéliens qu’il limite au Mossad (comme beaucoup de ses collègues étrangers imprégnés des «  Patriotes » d’Eric Rochant et nourris aux vieux récits deVictor Ostrovsky), en un sens ce n’est pas plus mal. Quant aux  cyber-unités  ( il ne dit pas cyber-unités mais centrale de renseignement à l’ancienne) elles se résument sous sa plume à la « 8200 » ultramédiatisée et fourre-tout,  tarte à la crème pour étudiant en école de journalisme. Wikipedia  fait mieux. Bien entendu,  , aucune référence aux autres –excellents- services israéliens en émulation permanente, ni aux vraies unités informatiques secrètes. Par contre,  grande virtuosité à titiller le fantasme au grand régal de la ménagère. Verbatim: « l’oeil averti y distingue sans peine tous les éléments d’un poste de surveillance électronique » (ndlr même si l’oeil n’est pas averti, il suffit de demander à n’importe qui dans la région de quoi il s’agit pour obtenir une indication sans ambigüité. La réponse sera assortie d’un traditionnel « va t’acheter un eskimo » mais vous aurez l’info). D’ailleurs le  rouletabille admet que sur google earth le site n’est pas flouté. Le plus fort c’est que “des hauts grillages, des barrières et des chiens protègent le domaine”… Comme c’est le cas même pour un entrepôt de supermarché,  mais en Israël,  bien sûr, un chien et un grillage cela prend tout de suite  une autre force. 

Le journaliste est présenté comme un spécialiste des  questions de défense – on nous fait vraiment prendre des vessies pour des lanternes- et la aussi le résultat est consternant.  Ses « sources israéliennes » lui décrivent comment « les ordinateurs  sont programmés pour distinguer des mots et des numéros de téléphone intéressants »…On en reste pantois, quel scoop !  Quant à l’ancienne « analyste » appelée à la rescousse (cela intéressera au passage les unités en charge des fuites au sein de l’armée), elle travaillait à plein temps à traduire en hébreu des appels et courriels en anglais et…en français. Etonnant pour l’anglais quand on sait que tous les officiers maitrisent la langue de Shakespeare, mais l’auteur de l’article n’en est pas à un bidonnage près.  Et que dire de la remarque : “elle passait beaucoup de temps à explorer des sites internet publics”…Désolant. Ah n’oublions pas “pour compléter le tableau” que la base d’Ourim traiterait paraît-il les écoutes placées sur les câbles sous-marins, “notamment ceux qui en Méditerranée relient Israël à l’Europe” (bravo les israéliens s’écoutent donc eux-mêmes, de plus en plus forts, on serait très curieux au passage de savoir où se trouvent les fameux branchements) et perle absolue : «  la base d’Ourim dispose de stations clandestines dans les bâtiments des représentations d’Israël à l’étranger ». Le gag ! Pas un mot en revanche  des satellites d’intelligence israéliens (le patron de l’agence spatiale israélienne déclarait pourtant récemment sur une télé arabe qu’il permettaient de voir le président iranien en train de boire un café turc), pas un mot de la super station d’écoutes du Golan, pas un mot des Awacs interopérables… L’article est frelaté, mais la propagande acérée. Du grand art. A lire avec modération et entre les lignes uniquement dans le Monde Diplomatique de septembre,4,90€  en kiosque. 

 DB.

Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

A lire également sur NanoJV:

Afghanistan. Humour noir. Le Canard fait feu sur Petraeus avec un pistolet à bouchon. Un blessé léger: l’information.

Humour noir. Cancanages dans la « Mare Nostrum » : LE CANARD ENCHAINE RACONTE TINTIN AU PAYS DES ESPIONS.

 
ARMES DE DESTRUCTIONS MASSIVES IRAKIENNES preuve par l’Iran. Les forces de la coalition forment l’armée irakienne au déminage NBC. Plus de 500 MUNITIONS CHIMIQUES ont été mises à jour en Irak au cours des 6 dernières années.

COOPERATION DE DEFENSE FRANCO-ISRAELIENNE: LE NON SCOOP DU CANARD ENCHAINE.


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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 09:42

 

Transmis par Mordek'haï, de http://malaassot.over-blog.com 

 

A Mme Julie Andrieu
Présentatrice de "Fourchette et sac à dos" sur France 5

Madame,

Fervent admirateur de vos émissions depuis longtemps, j’ai regardé le
dernier volet de "Fourchette et sac à dos" au Liban. Ce fut un plaisir de voir
composer les mezzés et les pâtisseries libanaises que je connais et que j’apprécie.


Puis une femme a expliqué que les femmes libanaises cuisinaient pour lutter
contre l’angoisse de la guerre.

Séquence inutile, les femmes de Sdérot, au Nord d’Israël, ne cuisinent pas pour calmer leur stress dû à la pluie de missile du Hezbollah, elles courent aux abris avec leurs enfants car les tirs ne sont pas ciblés sur des objectifs militaires.

Puis, vous avez dérapé et vous êtes passée au “ HORS SUJET “, ce qui mérite un zéro pointé.

En effet, au lieu de vous cantonner au domaine que vous maîtrisez et que vous présentez avec votre charme et votre sympathie, vous nous avez transportés de l’art culinaire de Beyrouth, à la frontière Israëlo-Libannaise, avec les soldats de la FINUL.

Déguisement en démineur ... de très mauvais goût, et analyse de la ration alimentaire des militaires : excuses ridicules pour vous justifier.

Ayant emprunté le boulevard à 6 voies, sans limitation de critiques sur l’état d’Israël, j’ai cru que vous alliez poursuivre avec une visite dans un camp du Hezbollah pour nous montrer leur menu entre deux tirs de roquettes sur le Nord d’Israël, c’eut été intéressant de savoir si leurs rations sont importées de Syrie ou d’Iran ou si elles sont de fabrication locale.

J’attends avec impatience votre prochaine émission de "Fourchette et sac à
dos"en Israël ou plus de cent nationalités différentes pourront vous montrer
l’art culinaire israélien.

Vous ferez certainement une visite dans un campement de l’armée israélienne, dans le Sud du pays.

N’oubliez pas de vous vêtir de votre tenue anti-mines car vous risquez, à tout moment, de recevoir des roquettes lancées par le Hamas.

Plaisanterie mise à part, Madame Julie Andrieu, restez dans votre domaine, offrez-nous vos recettes et votre savoir faire, laissez la note anti-israélienne aux émissions de politique internationale, expertes en la matière.

Sans rancune.

Docteur A.DAYAN 




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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 20:05

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE POUR DIFFUSION IMMEDIATE

 

 

Le lundi 23 août, l'ensemble des profils des 22 dirigeants du mouvement LA DROITE(*) ont été désactivés sur Facebook, simultanément entre 17 et 18 heures.
Le groupe de discussion de LA DROITE a également été supprimé par le réseau social.

 

Contacté, Facebook a indiqué que de nombreux utilisateurs FB ont, de manière manifestement concertée, provoqué le signalement de ces profils aux robots du site social. Le motif invoqué dans le formulaire de signalement étant qu'il s'agirait de faux profils.

 

Le mouvement politique LA DROITE s'indigne de la manouvre.

Il s'agit là d'une intolérable atteinte à la vie privée.

 

Le moment n'était pas innocent : à la même heure se tenait un important bureau politique du Parti Populaire, dont sont membres plusieurs dirigeants de LA DROITE.


De nombreux membres des Jeunes PP ont ces derniers jours fait tourner des messages indiquant « qu'une grande opération se préparait ».

 

Il s'agit là d'enfantillages qui démontrent à suffisance l'immaturité politique des initiateurs de la manouvre.

 

Le comité exécutif du mouvement LA DROITE a d'ores et déjà donné instruction à ses avocats de déposer une plainte pénale pour identifier formellement les auteurs.

 

Le Porte-parole de la Présidence collégiale

           Aldo-Michel Mungo

 

 

(*) Créé en juin 2010, LA DROITE est un mouvement politique dont l'objectif est de peser sur les décisions qui engagent l'avenir du pays. Centre de réflexion et groupe de pression, le mouvement prône des structures et un Etat efficace et simplifié. Un Etat laïque soucieux de renforcer notre socle commun de valeurs, au-delà des particularismes identitaires.

http://www.ladroite.be/fondation.htm

 

 

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 21:48

Sans qu'on puisse tout-à-fait se permettre de faire un lien direct avec la protection accordée aux allégations de Charles Enderlin dans l'Affaire Al-Dura ( 5è entretien estival avec Bonapartine : l'Affaire al-Dura et le droit citoyen à l'information), on peut se demander si ce n'est pas une des variables, parmi bien d'autres, qui ont fini par peser dans la décision suivante. Tout dépendra de l'attitude du futur directeur vis-à-vis de cette affaire qui empoisonne la déontologie de la télévision publique...
Arlette Chabot est écartée de la direction de l'information de France Télévisions

 

http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2010/08/21/

Avant même sa prise de fonctions officielle, lundi 23 août, le nouveau PDG de France Télévisions a pris une décision politique forte : Rémy Pflimlin a décidé, vendredi 20 août, de relever de ses fonctions Arlette Chabot, 59 ans, directrice de l'information et animatrice du magazine politique "A vous de juger". Son départ devrait être effectif la semaine prochaine et elle serait remplacée par Thierry Thuillier, ancien journaliste de France 2, qui a annoncé, vendredi, sa démission de la direction de la rédaction de la chaîne tout-info i-Télé (groupe Canal+).

 

Bien vu de l'Elysée, M. Thuillier avait quitté France 2 en raison d'un différend avec MmeChabot. Selon le site du FigaroClaude-Yves Robin, qui dirigeait France 4 et France 5, prendra la tête de France 2, tandis que Lepoint.fr indique que François Guilbeau, patron des technologies, dirigera France 3.

SOUPÇON POLITIQUE

Lors d'un entretien téléphonique, vendredi, M. Pflimlin a demandé à Mme Chabot de choisir entre sa fonction hiérarchique et l'antenne. L'alternative lui avait été soumise dès juillet, juste après la nomination de M. Pflimlin parNicolas Sarkozy, sans qu'elle y apporte de réponse. Cette fois, elle a répondu qu'elle préférait rester à l'antenne, tout en rappelant que certains prédécesseurs, comme Jean-Luc Mano et Olivier Mazerolle, cumulaient direction de la rédaction et animation d'une émission politique. "Je suis avant tout une journaliste", répète Mme Chabot, qui conservera "A vous de juger", sur France 2.

L'éviction d'Arlette Chabot est symbolique. Cette première décision de M. Pflimlin jette le soupçon sur sa nomination par le chef de l'Etat : a-t-il cédé aux pressions de l'Elysée, qui réclamait depuis longtemps le départ de Mme Chabot sans pouvoir l'obtenir de son prédécesseur, Patrick de Carolis ? M. Sarkozy s'est souvent plaint du traitement journalistique de la politique gouvernementale sur les chaînes du groupe public. En septembre 2009, avant un entretien diffusé en direct de New York, il avait apostrophé Mme Chabot en reprochant au groupe de ne pas programmer de vraies émissions politiques. Il lui avait aussi fait remarquer que la majorité présidentielle avait moins de temps d'antenne que l'opposition.

Femme à poigne utilisant rarement la langue de bois, Mme Chabot a toujours suscité des remous au sein des rédactions qu'elle a dirigées. Elle a aussi irrité une grande partie du monde politique, qu'elle connaît par coeur.

"Si c'est Sarkozy qui est à l'origine de son éviction, il ne vire pas une journaliste de gauche", assure un journaliste de France 2 en rappelant la bise de Mme Chabot à M. Sarkozy après un débat politique pendant la campagne présidentielle. Néanmoins, cette décision fait peser un doute sur les prochaines décisions que M. Pflimlin va être amené à prendre. Selon la loi, le PDG de France Télévisions a pour tâche de garantir l'indépendance du groupe public.

Daniel Psenny
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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 19:03

 

 

Israël : La genèse du mythe des "colonies"  - Vidéo - 

 

A diffuser

 

Traduction Occam

Sous-titrage . Aschkel.info

pour le centre MAOZ-ISRAEL, aschkel.info et lessakele.

 

Les autres vidéos

selection-de-video.jpg

Voir aussi le diaporama 

Les implantations  
obstacles a la paix ? 

implantations-paix

 

 


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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 17:52

 

 

A l'attention de Monseigneur Fouad TWAL
 
Monseigneur,
 
Je me permets de faire appel à ce je crois être votre attachement à la Vérité, pour attirer votre attention sur les faits ci-dessous. Toutefois, auparavant, je tiens à vous préciser que l'Association Pour l'Information et la Vérité (APIV) que j'ai l'honneur de présider se voue à la recherche ou au rappel de la Vérité chaque fois que nécessaire.
 
Or depuis quelques jours nos membres sont consternés en prenant connaissance d'un questionnement adressé récemment au porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères par cinq ONG chrétiennes dont certaines catholiques, d'autres protestantes.
 
Voici ce questionnement:
 
30/07/2010

Cinq organisations chrétiennes, dont le Secours Catholique, appellent le gouvernement français à « mettre un terme à l’impunité accordée à l’Etat Israélien », notamment en ce qui concerne les expulsions de Palestiniens.

Interpelées par les chrétiens palestiniens sur l’actualisation d’un décret militaire israélien permettant l’expulsion de milliers d’habitants palestiniens de Cisjordanie, cinq organisations chrétiennes, dont le Secours Catholique, ont saisi le Premier ministre français, François Fillon. Elles lui demandent dans un courrier de « faire pression pour que cette nouvelle réglementation soit abrogée et pour qu’Israël respecte les droits fondamentaux des Palestiniens. » Par ailleurs, elles souhaitent qu’une procédure de suspension de l’accord d’association Union européenne-Israël soit engagée. Les cinq organisations signataires, L’ACAT-France, la Cimade, le Secours Catholique, le DEFAP (service protestant de mission) et les Amis de Sabeel-France considèrent que « le respect et la mise en œuvre du droit international demeurent l’unique moyen de parvenir à une paix juste et équitable au Proche-Orient. »
 
Nous sommes convaincus que les allégations contenues dans ce message ne reflètent pas la vérité. Comment ces ONG peuvent-elles prétendre qu'un décret militaire israélien ait pour but d'expulser des milliers de palestiniens? A notre connaissance Israël ne procède à nulle expulsion de palestiniens de Judée et Samarie. Nous ne doutons pas un instant qu'Israël respecte les droits fondamentaux des palestiniens à cet égard. 
 
Nous disposons, du reste, d'une étude, faite par un éminent professeur spécialiste du droit international qui met les choses au point. Nous tenons cette étude à votre disposition si vous exprimez le désir d'en prendre connaissance.
 
Par ailleurs la réponse du porte-parole du ministère a été fort claire :
 

«  Dans ce contexte, il est nécessaire de s'abstenir de part et d'autre de toute mesure ou déclaration de nature à empêcher la poursuite du dialogue ».

Il n'était pas meilleure façon de faire sentir que le questionnement n'allait pas dans le sens d'une recherche de la paix.
 
Il est étonnant que les cinq ONG se réfèrent à une interpellation de chrétiens palestiniens, vos ouailles en fait, à propos de cette menace d'expulsion. Puis-je suggérer à ces chrétiens de se préoccuper plutôt de la fuite des chrétiens de Bethlehem. Il semble que la population chrétienne de cette ville sous autorité palestinienne subisse une chute drastique. Il en va de même dans tous les pays sous régime musulman.
 
Je me permets même de faire état de l'assassinat de vrais humanitaires chrétiens par les Taliban. Les dites ONG auraient été mieux inspirées en posant une question au ministère des affaires étrangères à propos de cet évènement dramatique. Mais est-il de bon ton actuellement d'insister sur les exactions commises par les extrémistes musulmans?
 
Nous craignons que devant de telles manœuvres l'Etat d'Israël devienne le Juif des Nations. Les chrétiens palestiniens ont-ils oublié Nostra Ætate?
 
Très respectueusement
G. M.

 
CC membres de l'APIV
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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 00:46

 

 

 

Une agence sérieuse et professionelle n'a pas besoin de démentir ces informations !

 

Entre les infos qui font passer l'armée d'Israel pour une criminelle tuant un adolescent de 15 ans qui revient chez lui 4 jours plus tard en pleine forme

>De nombreuses agences de presse reprennent les infos sans les vérifier - Résurrection d'un Adolescent à Gaza

En passant par celle-ci qui prend les employés de la  municipalité de Jérusalem pour des profanateurs de sépultures (fictives)

>Jérusalem - Faux cimetière - La manipulation des morts par le Waqf, institution "religieuse" musulmane

Et dans un autre registre l'affaire AL-DURA manipulation sordide qui a fait des milliers de morts 

 

Voici un petit florilège de la désinformation que professe sans aucun scrupule ces agences de presse.

 

Ou l'art de se jeter comme des chacals sur de la viande pourrie !

 

ici bleu

 

 

 

 

Par Danilette

 

Démenti de l'AFP (de son info publié la veille dans toute la presse française) : "300 sépultures musulmanes rasées par des bulldozers israéliens à Jérusalem-ouest ont fictivement été installées pour subtiliser des terrains considérés comme domaniaux, a affirmé jeudi la municipalité israélienne de la ville. Mardi, le Mouvement islamique israélien a accusé la municipalité d'avoir ordonné la démolition de tombes musulmanes qu'il a récemment rénovées dans un cimetière datant du XIIe siècle dans la partie juive de Jérusalem. Dans sa première réaction officielle, la municipalité de Jérusalem a reconnu  dans un communiqué avoir ordonné la démolition de quelque 300 tombes, tout en  précisant que celles-ci étaient vides. "La municipalité et l'Administration des domaines ont détruit quelque 300  tombes fictives érigées illégalement dans le Parc de l'Indépendance sur des  parcelles domaniales", a-t-elle affirmé. Selon elle, "un tribunal a approuvé la destruction de toutes les sépultures  fictives érigées ces sept derniers mois. Il s'agit d'une manoeuvre frauduleuse, l'une des plus énormes de ces dernières années, visant à s'approprier illégalement des terrains de l'Etat". De même source, à la suite des travaux d'excavation, "des paquets de  cigarettes, des bouteilles en plastique et des morceaux de systèmes d'arrosage" ont été découverts sous les tombes. La municipalité a nommément accusé "certains éléments du Mouvement islamique  israélien" d'avoir tenté de susciter un scandale pour dissimuler leurs intentions véritables. Le Mouvement islamique a démenti ces accusations et réaffirmé que toutes les tombes détruites contenaient des restes de corps. "Quelque 300 tombes rénovées ont été démolies par la municipalité ces quatre  derniers jours, et toutes contenaient des corps, c'est sûr à 100%", a affirmé à  l'AFP l'un de ses représentants, Mahmoud Abou Atta. Selon lui, la municipalité avait donné son accord pour la rénovation de 500 à 600 tombes, "et aucune n'a été ajoutée illégalement"."

Qui a repris le démenti de l'AFP, dans la presse française ?

mise en doute du démenti :


publication du démenti :
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Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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