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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 14:13
" Notre campagne d'information doit s'aider des médias juifs "



 
 No 116 24 mars 2010, Portrait

Ceux qui ont la critique facile se sont empressés de s'en moquer, mais d'autres apprécient qu'enfin, le gouvernement israélien œuvre afin pour améliorer l'image de marque négative dont il fait l'objet de la part des grands médias occidentaux. Une chose est sure : la campagne d'information lancée par le ministère de la Diaspora et de la Hasbara n'a laissé personne indifférent. Le responsable en est le ministre Youli Edelstein qui a reçu Hamodia pour détailler son projet.

- Hamodia : Votre ministère avec le soutien de l'ensemble du gouvernement a lancé ces dernières semaines une vaste campagne d'information qui encourage les Israéliens voyageant à l'étranger à devenir les ambassadeurs officieux de l'État d'Israël et à tenter d'expliquer la position israélienne. Quel est le but d'une telle campagne ?
- Youli Edelstein : l'objectif prioritaire de cette campagne " Masbirim Israël " (Expliquer Israël) est de modifier l'image de marque négative d'Israël à l'étranger, et de lutter contre l'atmosphère d'hostilité dont notre pays est victime, atmosphère qui s'est malheureusement dégradée, ces dernières années. Nous partons du principe que chaque Israélien , qu'il soit touriste, homme d'affaires, ou universitaire, est capable d'expliquer à des interlocuteurs qu'il rencontre à l'étranger qu'Israël n'est pas seulement un pays en conflit, mais aussi et surtout un pays dynamique qui crée, se développe.
Bien sûr, ces Israéliens doivent être capable de répondre à des questions difficiles, comme par exemple, la situation sur le mont du Temple. Pour les aider, nous leur distribuons à l'aéroport des brochures d'informations précises et concises et nous leur proposons aussi de se servir de notre site sur internet.
- Mais cette campagne est aujourd'hui dirigée uniquement vers les Israéliens. Pourquoi ne pas l'orienter aussi vers les Juifs de Diaspora qui eux " baignent " en permanence dans cette atmosphère d'hostilité envers l'État d'Israël ?
- C'est une excellente question : nous travaillons déjà sur la seconde étape de cette campagne qui elle sera effectivement dirigée vers les communautés juives de Diaspora. Nous comptons, en particulier, sur le soutien des jeunes Juifs qui ont participé, au cours des dernières années, à des programmes de découverte d'Israël comme Taglit et Massa et même nous voulons compter sur le soutien des milliers de jeunes, qui chaque année, viennent étudier dans les yéchivot israéliennes toutes tendances confondues. Ces jeunes sont impliqués dans leur communauté et ils connaissent la réalité israélienne sur le terrain. Ils sont donc très crédibles. Par la suite, nous prévoyons de sélectionner les meilleurs pour les former en Israël. Nous espérons former un " réservoir " de milliers de jeunes qui seront capables " d'expliquer " Israël le plus objectivement. Ce programme sera financé par l'Agence Juive, le gouvernement israélien et par des donateurs juifs.
- Pensez-vous qu'il y a matière à impliquer les organisations juives dans ce travail d'information. Prévoyez-vous par exemple d'impliquer des organismes tels que le CRIF ou le Consistoire en France ?
- Je dois dire qu'au début, j'avais quelques appréhensions à ce sujet. Je craignais que les responsables communautaires nous repoussent poliment en disant : " Merci, mais nous ne sommes pas l'ambassade d'Israël ". Or, au contraire les réactions de ces responsables communautaires ont été très positives. Ils souhaitent réellement être partie prenante et veulent améliorer l'image de marque d'Israël. Donc, lorsque notre seconde phase sera prête, nous serons en contact étroit avec les organisations juives et nous leur demanderons de nous recommander les personnes les plus adéquates pour remplir cette mission d'hasbara israélienne.
- Prenons par exemple les Juifs de France. Quels sont, ou seront, les moyens que l'État d'Israël mettra à leur disposition pour mieux expliquer sa politique et son action ?
- Les deux étapes reposent sur deux suppositions : qu'il est nécessaire d'améliorer l'image de marque d'Israël et que ne nous ne disposons pas de pétrodollars pour créer des journaux, des radios et des médias qui présenteront de manière équilibrée, la réalité en Israël ! Selon un récent sondage, 85 % des Israéliens se sont déclarés prêts à aider Israël s'ils disposaient des instruments indispensables pour le faire. Nous pensons également que de nombreux Juifs des communautés de Diaspora ont une fibre sensible pour Israël. Nous allons donc essayer de montrer à travers eux, les beaux côtés d'Israël: le niveau de sa médecine, son positionnement de leader en haute technologie, et d'autres encore. C'est ainsi que nous pourrons lutter contre l'arme de la démonisation utilisée par nos ennemis. Il faut que le monde entier arrête de penser qu'un Israélien est un soldat qui tire sur des enfants palestiniens. Lorsque l'image d'Israël sera plus complète, nous espérons que cela modifiera l'atmosphère.
- Excusez moi, mais concrètement, il y a en France ou dans d'autres communautés, des médias et des journaux juifs qui, au jour le jour, diffusent une information plus équilibrée. Ils font déjà l'essentiel du travail. Pourquoi ne pas les impliquer dans cette campagne ? Pourquoi ne pas les soutenir ?
- Lors de la réunion que nous avons consacrée à la préparation de ce plan de hasbara, j'ai rappelé que nous sommes toujours en train de " courir " après les journalistes des grands médias ou des grands journaux comme Le New York Times ou le Figaro et que nous oublions qu'il y a un nombre important de médias juifs à travers le monde qui sont dans l'absolu prêts à travailler à nos côtés. Je suis persuadé que nous devons d'abord toucher, via les médias juifs, nos soutiens les plus inconditionnels au sein des communautés juives, avant de nous tourner vers des médias plus généraux qui souvent n'ont que faire de ce que nous leur disons. Nous devons coopérer en priorité avec ces médias juifs et leur fournir en priorité les informations que nous voulons diffuser. Je suis persuadé que ces médias juifs sont un vecteur d'information extrêmement important. Ce sont nos alliés les plus précieux. Je dois même vous révéler que nous voulions organiser, dès cette année, un congrès international des médias juifs en Israël, justement dans cette perspective d'en rassembler les forces vives. Mais malheureusement, nous avons dû renoncer faute de temps. J'espère que l'an prochain nous organiserons ce congrès.
- La presse israélienne est une presse libéralisée qui est souvent très critique envers l'actuel gouvernement israélien. Et souvent dans les communautés juives de Diaspora, on entend des responsables affirmer qu'il leur est plus difficile de défendre le gouvernement israélien lorsque la presse israélienne les fustige. Comment réagissez vous à cela ?
- C'est vrai, nous connaissons ce phénomène qui n'est pas évident. Et je vais même plus loin que vous : nous sommes stupéfaits de constater qu'à l'étranger, les chefs de file des campagnes de dénigrement d'Israël sont souvent des Israéliens qui ne vivent plus dans le pays ou même des Juifs issus de courant marginaux qui n'hésitent pas à le salir publiquement. Autre exemple problématique:parfois, nous parvenons à convaincre des non-Juifs qui visitent Israël, et en reviennent séduits. Mais de retour au travail, ils se retrouvent face à un collègue juif qui n'hésite pas à noircir Israël ! À cela je n'ai qu'une réponse : Israël est une démocratie, pour le meilleur et pour le pire. Je voudrais bien que l'on me dise quel autre pays du Proche Orient aurait toléré une presse aussi libre ?!
- Aujourd'hui quels sont les moyens, instruments et messages qui peuvent séduire des médias généralistes alors que ces médias reconnaissent ouvertement qu'il n'y a rien d'autre que le conflit israélo-palestinien qui les intéresse ?
- Je pense qu'il faut que nous cessions de nous focaliser vers les très grands médias nationaux. Aujourd'hui, la presse étrangère ce n'est plus seulement Libération, Le Figaro ou le Washington Post. Il y a aujourd'hui des journaux locaux extrêmement populaires, des quotidiens gratuits et des radios régionales qui n'ont pas toujours les moyens de financer, à plein temps, un correspondant permanent pour qu'il se consacre au conflit israélo- palestinien. Ces médias utilisent les services de l'AFP, ou d'autre agence. Il est possible d'agir auprès d'eux car souvent leur audience est fidélisée et ils sont généralement intéressés par une autre forme d'information en provenance d'Israël. Et cela se rajoute à notre action sur Internet via des réseaux très populaires comme Facebook ou Twitter. Tout cela, nous le faisons pour contrer ces 20 terribles secondes où l'ont ne voit sur les écrans des télévision qu'un soldat israélien tirer en direction d'un Palestinien.
- Parlons un peu des messages que vous souhaitez diffuser. Et prenons la situation politique actuelle : il y a aujourd'hui dans le gouvernement israélien côte à côte : Itz’hak Hertzog (Travailliste) et Avigdor Liberman (Israël Beteinou). Comment peut-on parler d'une seule voix avec un tel gouvernement ?
- Dans notre campagne populaire, je n'ai pas l'intention d'être un " commissaire ". Je ne veux pas dicter à mes interlocuteurs des réponses toutes faites. Je dois leur suggérer une manière de réfléchir et de mieux comprendre la réalité.
Alors en tant que gouvernement, je crois qu'il est évident qu'un ministre ne s'exprime pas de la même manière lorsqu'il s'adresse à des militants de son parti ou devant des médias étrangers. Il faut faire preuve de bon sens. Il y a des nuances. Nous restons dans certaines limites qu'il ne faut pas dépasser : ces limites sont celles qui permettent au gouvernement d'exister et de se maintenir : c'est la plateforme commune. Lorsque je m'adresse aux médias étrangers, je fais abstraction de mes propres idées pour défendre la position officielle du gouvernement.
- Je voudrais, pour terminer, vous mettre à l'épreuve : comment expliqueriez-vous la crise de ces deux dernières semaines entre Israël et les États-Unis, à un interlocuteur français ?
- J'aurais avancé trois points importants : d'abord, avant l'annonce de la construction à Ramat Chlomo pendant et après la crise, le gouvernement n'a jamais annoncé le gel de la construction dans les quartiers-est de Jérusalem et nous continuerons à construire sur place et j'insisterais sur le droit légitime du peuple juif sur Jérusalem qui n'a jamais été la capitale d'une autre nation que la nation juive. Ensuite je soulignerais que plusieurs ministres pensent qu'il y a eu une erreur de timing dans l'annonce de cette mesure au moment même ou le vice-président américain Joe Biden se trouvait en Israël et je rappellerais que Binyamin Nétanyaou s'est excusé. Le troisième point, c'est que les relations entre Israël et les États-Unis sont solides et reposent sur des intérêts stratégiques communs. Je préciserais qu'il y a eu dans le passé de telles crises entre les leaders des deux pays et que par la suite tout est rentré dans l'ordre. Donc. je pense qu'il faut remettre les choses dans leur proportion.


voir 'Comment expliquer "Israel" lorsque la presse israélienne est hostile à Netanyaou ?'

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 13:53

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1268045707830&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

La hasbara au-delà du manichéisme

Par DAVID BRINN
25.03.10
I




Le ministère de l'Information et de la Diaspora, Yuli Edelstein, veut mettre un grand coup pied dans la fourmilière de la "hasbara" (information) israélienne. Mais a-t-il des chances de réussir ? Son initiative ne se positionne-t-elle pas trop à droite, comme tel était déjà le travers de ces précédentes campagnes israéliennes ces dix dernières années ?

Le ministre de l’Information et de la Diaspora, Yuli Edelstein.
Photo: Ariel Jerozolimski , JPost

Comme nous le savons tous, il n'y a aucun consensus sur ce qui est communément appelé le processus de paix. Alors comment demander aux Israéliens, comme s'il s'agissait d'un bloc homogène, de délivrer un message unique ? De quoi assister aux gags les plus burlesques. Imaginez un Israélien bien ancré à gauche harpaguer un Parisien dans la rue pour dénoncer haut et fort la politique israélienne d'apartheid envers les Palestiniens. Pendant ce temps, de l'autre côté de l'Atlantique, j'ose à peine penser à mon cher épicier Yossi faisant la queue à Walt Disney, tout en expliquant tranquillement à la famille derrière lui que les Arabes ne sont pas dignes de confiance et que la seule solution reste un transfert de population.

Ce concept de "masbirim" (émissaires) peut être salué. Ne serait-ce que pour faire suite à cette idée, vieille de dix ans déjà, que la "hasbara" doit dépasser le conflit israélo-palestinien.
Mais le fait est que le site prévu pour cette initiative, ses affiches et ses conférences, ont déjà envahi le monde politique et encouragent l'Israélien moyen à parler de sujets qu'il ne maîtrise pas, et sur lesquels même le porte-parole le plus aguerri préférerait rester muet.

Cette pratique "café du commerce" ne risque pas d'aider à redorer l'image d'Israël. Pire, elle pourrait faire davantage de dommages à l'étranger. En termes de communication, Israël a encore beaucoup à faire. Le titulaire de cette délicate mission au ministère des Affaires étrangères, Ido Aharoni, évoque un schéma manichéen bien ancré lors de la conférence annuelle sur le Tourisme à Tel-Aviv, le mois dernier. Exemple : une conversation sur
le conflit israélo-palestinien à l'étranger s'achève toujours de la même manière : un tank israélien face à une jeune Palestinien qui jette des pierres à main nue. David contre Goliath. A cela s'ajoute le pouvoir de la télévision.

Difficile d'expliquer avec des mots et en quelques minutes la position israélienne alors que l'image, elle, reste accrochée durablement dans l'imaginaire des téléspectateurs : "Et lorsque nous essayons encore, nous échouons inévitablement parce seule reste l'image de l'enfant devant la machinerie de guerre israélienne", explique Aharoni.

Trouver un juste milieu entre guerre permanente et terre de volupté

Mais qui voulons-nous réellement convaincre lorsque nous évoquons la bonté naturelle d'Israël et sa juste place dans le monde ? Il y aura toujours un petit pourcentage de personnes pour qui l'Etat hébreu sera toujours le méchant. Convaincre un activiste de "la semaine de l'apartheid contre Israël" est une cause perdue. Comme il y aura toujours ces avocats de l'Etat hébreu (en majorité issus des rangs de la droite) pour qui le pays est synonyme de perfection.

Maintenant, il reste cette majorité silencieuse en Europe et aux Etats-Unis qui ne se soucie pas franchement de politique et encore moins de notre minuscule territoire. Commencez à leur parler de la barrière de sécurité, des points de passage et des Kassams, et vous verrez une indifférence totale, voire une certaine apathie envahir leur visage. Mais heureusement, les efforts de cette campagne n'oublient pas de mettre l'accent sur cet "autre" Israël, celui dont les habitants vivent une existence parfaitement normale et font ce que tous les gens civilisés font.

Mais quelle image voulons-vous réellement donner au monde ? Nous avons certes beaucoup de choses à défendre, comme ces innovations, ces produits et ces services qui, chaque jour, sont utilisés à travers le monde sans que personne ne le sache. Sans être hostiles au pays, nombreux sont ceux qui ont une vision erronée d'Israël. Pour David Sable, le dirigeant de Wunderman, une agence de publicité, les Américains sont encore convaincus que les Israéliens mènent une vie "aux antipodes" de la leur. Aharoni partage les mêmes conclusions. Outre Atlantique, l'Etat hébreu est perçu comme un pays sinistre marqué par la guerre et non comme la terre du high-tech, des cafés animés, et de la plage. C'est pourquoi, il y a dix ans, des visionnaires comme Aharoni et d'autres membres de l'administration israélienne avaient commencé - et tentent aujourd'hui encore - de remodeler en profondeur l'image de leur pays.

Une tâche rude face à la démission aussi bien de la gauche que de la droite. La première pour ne voir que les souffrances des Palestiniens et la seconde pour vouloir travestir le foyer juif en un immense Club Med. La communication actuelle ne fait pas l'impasse sur les réalités en demi-teinte d'Israël : elle demande simplement au monde d'analyser l'Etat hébreu sous toutes ses formes. Trouver un juste milieu entre ceux qui clament qu'Israël est le paradis du plaisir et de la volupté et ceux qui imaginent le conflit à chaque carrefour. Oui, la guerre est une réalité, tout comme les découvertes pharmaceutiques contre le cancer, les percées informatiques, les étendues de sable et les défilés de top-models.

Le monde ne devrait-il pas découvrir Israël à travers ce spectre plutôt qu'à travers le vert militaire ou le noir orthodoxe ? Ne devrions-nous pas aller au-delà des idées reçues, vous, moi, l'activiste de gauche et l'épicier du coin, lorsque nous parlons d'Israël ? Il ne faut pas uniquement blâmer les médias. Nous aussi avons notre part de responsabilité. Nous avons pris l'habitude, jusqu'à devenir une obsession, d'évoquer uniquement le conflit lorsque nous discutons de l'Etat hébreu à l'étranger.

Créer une brèche

Le lancement de cette nouvelle campagne de "masbirim" a peut-être certains mérites, mais ses créateurs agissent comme s'ils étaient les pionniers d'une terre inconnue alors qu'en réalité, depuis dix ans, certains organismes militent discrètement pour fournir des informations qui sortent de la lorgnette du conflit. Je pense à l'organisation ISRAEL21c, une des premières à vouloir détourner l'œil de la caméra du conflit israélo-palestinien et dire au monde qu'Israël n'est pas un endroit parmi tant d'autres, mais une terre d'innovations que le monde regretterait si elle venait à disparaître.
On peut espérer que le fait de combiner ce matériel déjà existant à cette nouvelle initiative d'émissaires israéliens puisse permettre d'accroître les chances de succès.

 

 

Et de faire d'une pierre deux coups : éduquer l'Israélien moyen et étoffer ses connaissances sur son propre pays. Imaginons la scène suivante : un couple d'Israéliens discute avec un autre couple britannique. Ils parlent de tout et de rien avant d'évoquer un sujet beaucoup plus sérieux : le cancer. Il s'avère que l'époux anglais a été sauvé par une minuscule caméra à rayons X qui a permis une détection précoce de son cancer du colon. Le couple israélien ne sait absolument pas que la caméra-miracle est une invention de l'Etat hébreu développée par la start-up "Given Imaging" de Yoqneam. Quel dommage. S'il l'avait su, nos compatriotes auraient transformé en une seconde le froid, sinistre et militariste Israël en un pays bienfaiteur aux yeux de leurs interlocuteurs britanniques.


Est-ce que cela aurait changé l'opinion des Britanniques sur l'Etat hébreu ? Peut-être. Ou pas. Mais si cette minuscule caméra pouvait avoir un impact positif sur leur vision des choses le jour où la télévision anglaise diffusera un sujet sur des affrontements entre Palestiniens et policiers israéliens sur le mont du Temple, pourquoi ne pas essayer.

L'auteur de ce texte est rédacteur-adjoint de l'édition anglaise du Jerusalem Post. Ancien responsable éditorial d'ISRAEL21c, il a pris part aux premiers efforts pour changer l'image d'Israël.

 

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 21:43


Comment expliquer " Israël " lorsque la presse israélienne est hostile à Nétanyahou ? Daniel Haik


La crise entre Jérusalem et les États-Unis a permis de constater que la presse israélienne avait apparemment plus de ressentiments envers Binyamin Nétanyahou qu'envers l'administration Obama. Dans ce contexte quel peut être l'efficacité d'une campagne d'information honnête et objective ? (Hamodia)


http://www.hamodia.fr/article.php?id=959

 


Le film " les hommes du Président " relate l'histoire de l'affaire Watergate qui conduisit en août 1974, le président Richard Nixon à démissionner. Dans ce film, il est une scène particulièrement marquante : les deux journalistes Carl Bernstein et Bob Woodward, qui s'apprêtent à révéler l'affaire, se retrouvent dans le bureau du rédacteur du Washington Post. Après avoir vérifié la teneur de leurs révélations, il leur dit : « Faites ce que vous avez à faire mais prenez toujours soin de ne jamais affaiblir cette nation ».


La presse israélienne qui se prétend être le chien de garde de la démocratie israélienne n'a apparemment jamais entendu cette réplique. En effet pendant toute la durée de la crise entre Washington et Jérusalem, l'immense majorité des commentateurs israéliens se sont montrés proprement incapables de faire la part des choses : la haine viscérale de certains d'entre eux pour Binyamin Nétanyahou et pour ce qu'il représente, les a conduits à se ranger presque automatiquement aux cotés de l'administration américaine. Sans mesurer qu'ils étaient en train d'affaiblir leur pays. Et ceci est particulièrement vrai pour les commentateurs du Yédiot A'haronot, le plus grand titre du pays qui ont saisi au vol cette occasion de s'en prendre délibérément au Premier ministre, sans percevoir que cette attitude faisait automatiquement le jeu des ennemis d'Israël. Qu'il n'y ait pas de malentendu possible : Binyamin Nétanyahou n'est pas exempt d'erreurs dans cette crise. Quant à la presse israélienne, elle a le droit et même le devoir de critiquer une attitude qui lui paraît incohérente. Mais il y a, dans chaque état, dans chaque démocratie, des limites à ne pas dépasser. La presse israélienne a pu constater que le tandem Obama-Clinton haussait le ton de manière exagérée. Les médias ont remarqué l'acharnement, ainsi que le ton méprisant de l'administration américaine envers Binyamin Nétanyaou. À cet instant, on aurait attendu d'eux un reflexe d'amour propre et de bon sens qui n'est jamais venu. On se serait attendu d'eux qu'ils rappellent aux Américains qu'ils n'ont pas de plus fidèle allié qu'Israël dans la région et que si Israël a besoin des États-Unis, ceux-ci ont aussi besoin d'un Israël fort. Mais au lieu de cela, la majorité des commentateurs a applaudi au bizutage qu'Obama a fait subir à Nétanyahou.


Comment dans un contexte interne aussi hostile, le gouvernement peut-il espérer mener à bien une campagne d'information auprès des européens et des Américains. Comment défendre Israël à l'extérieur lorsqu'à l'intérieur, l'attaque à outrance contre le gouvernement est l'arme la plus fréquemment utilisée ?


Mais ce n'est pas tout ! Là-dessus se greffent de sombres intérêts financiers qui guident une partie des quotidiens israéliens. Ainsi, depuis l'arrivée sur le marché du quotidien gratuit Israël Ayom, et surtout depuis son envol publicitaire, le Yediot A'haronot s'est transformé en véritable machine de guerre qui, semble-t-il s'est fixé pour objectif suprême de faire chuter le gouvernement Nétanyahou. Pour le Yediot, l'équation est simple : la chute de Nétanyaou entraînera irrémédiablement celle du journal qui le soutient inconditionnellement : Israël Ayom. À partir de là, tous les coups mêmes les plus bas sont permis comme celui de la plainte déposée par l'intendante de Sarah Nétanyahou, Lilianne Peretz, révélée dans le Yédiot, ou encore comme la double page dans laquelle le Yédiot reproche à Nétanyahou d'avoir empoché un salaire d'un million de shekels de la part d'une association d'entraide (alors qu'il était simple citoyen). Pour les rédacteurs du Yédiot, du Maariv et, paradoxalement dans une moindre mesure, du Haaretz, Israel Ayom est l'acteur à abattre par tous les moyens: ainsi des députés centristes ont déposé un projet de loi interdisant à un citoyen qui ne serait pas israélien de détenir le contrôle d'un journal. Une loi dirigée contre le Israël Ayom et son puissant patron, le milliardaire juif américain Sheldon Edelson.


Vendredi dernier, le Yediot a publié un bilan de la première année de Binyamin Nétanyahou au pouvoir. Le mépris dont Nétanyahou fait l'objet dans le monde des médias est tel que pour la première fois, on voit les deux frères ennemis, Yédiot et Maariv conjuguer leurs efforts pour affecter le Premier ministre et l'affaiblir.


Ainsi chaque analyse de Ben Caspit, le correspondant politique du Maariv est un plaidoyer impitoyable contre le Premier ministre accusé de tous les maux de la terre. Paradoxalement, le Haaretz, qui est connu pour ses positions à gauche et parfois post-sionistes, est nettement plus équilibré et correct que ses deux " concurrents ".


Enfin impossible de ne pas revenir sur l'attitude ouvertement complaisante avec laquelle les accusateurs de Nétanyahou avaient " protégé comme un étrog " ses deux prédécesseurs, Ariel Sharon et Ehoud Olmert. Passons même sur le fait que Shimon Shiffer (Yédiot) fut l'ami de Sharon et que Nahum Barnéa (Yédiot) celui d'Olmert.


Le fait est que jamais un premier ministre n'a été aussi personnellement critiqué que l'est Binyamin Nétanyahou.


Dans un tel contexte, avec des médias hostiles, on est en droit de se demander légitimement, quel impact pourrait avoir une campagne d'information pro-israélienne à l'étranger ?

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 09:48
pour aschkel.info et lessakele


Monsieur Gresh,

Dans:

Affrontements à Jérusalem-Est,  La Valise diplomatique
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-03-16-Jerusalem



vous écrivez:


"....ce mardi, décrété « jour de la colère » par le Hamas en réaction à l’inauguration lundi d’une synagogue dans la vieille ville, perçue comme une nouvelle provocation de Tel Aviv..."

mais vous ne mentionnez pas le fait essentiel qu'il s'agit d'une grande synagogue (millénaire...), déjà au moins 2 fois détruite et incendiée, la dernière fois en 1948 par les jordaniens, avec 57 autres synagogues également détruites pour effacer toute trace juive dans une ville juive, Jérusalem étant peuplée par une majorité juive jusqu'en 1947, jusqu'a l'agression militaire arabe, les arabes ayant refuse le partage pourtant décide par les Nations Unies et accepte par les juifs.
Les jordaniens ont aussi exécuté les prisonniers juifs et derniers survivants juifs de cette ville juive et interdit l'accès aux juifs, pendant 19 ans d'occupation abusive de Jérusalem, suite a leur agression qui piétinait les décisions des Nations Unies.

Vous citez le point de vue scandaleux des terroristes Hamas (il s'agirait soit disant d'une "provocation"...), mais pas le point de vue légitime des israéliens qui n'ont fait que relever des ruines, dans leurs efforts pour restaurer les nombreuses synagogues profanées et détruites par les jordaniens pendant leur occupation brutale.

Vous ne fournissez pas tous les éléments d'information a vos lecteurs. 
Votre position éditoriale partisane relève de l'antisémitisme: vous trouvez en effet tout a fait normal que les arabes aient détruit les synagogues, comme le faisaient les nazis et vous trouvez que cela ne mérite même pas d'être mentionné.
Vous encouragez le Hamas dans sa mauvaise foi délirante et criminelle appelant à des affrontements cruels et stupides.

A cause de vous, le sang coulera au moyen orient, alors que vous êtes a l'abri dans vos bureaux parisiens.

POURQUOI FAITES VOUS CA? 
C'est du journalisme, ça? 

N'est ce pas plutôt de la désinformation antisémite et criminelle?


J 'attend et j'exige une réponse de vous.

Le sang coule au M O a cause de cette désinformation malhonnête et systématique de la presse partisane "de gauche" soit disant progressiste, mais en fait engagée dans une collaboration active avec l'islamo-fascisme.

Dans l'attente de vous lire, je vous adresse mes salutations,

Jean-Loup Msika

logoaschkel.info

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 11:02
Communiqué par Victor-Perez

Désinformation en œuvre 
  par les journalistes
. Déontologie en panne . A propos de la visite d'Ashton à Gaza

Croyez vous sincèrement que les journalistes soient mieux informés que nous tous ? 
Lisez ce petit extrait !

"Les initiatives prises ce mois-ci par Israël d'annexer au patrimoine juif le caveau des Patriarches à Hébron, où se trouve la mosquée d'Ibrahim (Abraham), et de rouvrir une ancienne synagogue détruite en 1948, sur l'esplanade des Mosquées de Jérusalem, a semé l'effervescence parmi les Palestiniens"

Lorsque l'on vous dit qu'Israël fait son possible pour pousser à la guerre, il faut les croire.

On peut être étonné que le calme règne encore dans les territoires perdus de la République Française.


Et c'est sur lexpress.fr

 

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 19:54

Goldstone, Al-Dura : même combat

Par NATHALIE BLAU
16.03.10


http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1268045689238&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull



 


'Goldstone est la meilleure chose qui soit arrivée à Israël depuis dix ans". Une déclaration choc pour un homme qui n'en est pas à son premier coup d'éclat. Depuis bientôt huit ans, Philippe Karsenty parcourt le monde dans le sillage de ce qui est devenu un des symboles de la martyrologie palestinienne, l'affaire Mohammed Al-Dura. Son objectif : obtenir des excuses de France 2 pour avoir diffusé ce qu'il considère un faux reportage sur la mort de ce jeune Palestinien, au carrefour de Netsarim, le 30 septembre 2000. Encensé par certains, conspué par beaucoup, Karsenty s'est engagé dans une lutte sans merci, façon David contre Goliath, seul contre des instances dirigeantes qu'on voit mal pouvoir ébranler un jour.

“En Israël, il n’y a pas de volonté stratégique de confronter les menteurs et les médias qui diffament l’Etat juif.”
Photo: DR , JPost

Trublion de l'arène diplomatique franco-israélienne, cet ancien financier et homme d'affaires, aujourd'hui maire-adjoint de Neuilly-sur-Seine, est pourtant bien décidé à faire éclater sa vérité d'un côté ou l'autre de l'Atlantique. Ces deux dernières années, il a pu engranger quelques succès : un procès pour accusations de diffamation gagné contre la deuxième chaîne de télévision française et des politiques israéliens plus enclins à lui prêter attention. Qui plus est, depuis la prise de fonctions du gouvernement Netanyahou, note-t-il.

Et d'avancer ses récents entretiens avec des parlementaires en série, dont, lors de son dernier séjour : Shaoul Mofaz, David Rotem, Danny Danon ou la ministre Limor Livnat "qui m'a réservé un accueil exceptionnel", pointe-t-il.
Pour autant, la bataille est loin d'être gagnée. Mais Karsenty continue à être présent sur tous les fronts, à coup d'apparitions publiques et à grand renfort de conférences à travers le monde, sur fond de verbe acéré et de propos sans concession. Ses armes : une communication débridée, des déclarations chocs tous azimuts et des coupables pointés du doigt sans réserve. Dans sa ligne de mire, France 2 et Charles Enderlin, bien sûr, mais aussi certains fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères à qui il reproche de ne pas comprendre que le principal champ de bataille est devenu médiatique.

Mi-février, il était invité dans le cadre de la Conférence de Jérusalem à participer à une table ronde sur la communication d'Israël. L'occasion pour lui de dérouler une démonstration en trois points : tout d'abord, "remercier" Richard Goldstone pour son rapport sur Plomb durci, ensuite, traiter d'urgence l'affaire Al-Dura, enfin, considérer les menaces médiatiques et diplomatiques comme des menaces stratégiques existentielles pour Israël. Explications.

Nathalie Blau : Quand vous dites que Goldstone est la meilleure chose qui soit arrivée à Israël depuis dix ans, qu'entendez-vous exactement ?
Philippe Karsenty : Cet homme a fait plus pour la communication d'Israël que tout ce qui a été fait depuis dix ans. Il a enfin réussi à réveiller l'administration israélienne. Goldstone pour Israël, c'est un peu comme Pearl Harbor : l'Etat s'est fait attaquer, il va devoir réagir.

N.B. : Là, vous pointez du doigt le gouvernement ?
P.K. : Non, certains fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères (MAE). J'insiste surtout pour faire la différence, je cible les fonctionnaires du MAE qui ne comprennent pas l'importance stratégique d'une bonne hasbara, communication. Goldstone a permis de réveiller l'intérêt des Israéliens sur l'importance de communiquer. Et, en fin de compte, sur l'urgence pour l'Etat d'Israël de contrer le mensonge Al-Dura.

N.B. : Vous reliez les deux ? La vague Goldstone permet de restituer l'affaire Al-Dura ?
P.K : Bien plus que ça, le rapport Goldstone est l'enfant de l'affaire Mohammed Al-Dura. C'est à partir d'Al-Dura qu'on a pu mentir et dire toutes les horreurs possibles sur Israël. Je vais même plus loin, le rapport Goldstone et l'affaire Al-Dura, sont deux accusations de crimes intentionnels perpétrés par Israël, que tous les antisémites de la terre utilisent comme outils redoutables de leur abjecte propagande, car ils sont validés par des Juifs, Richard Goldstone et Charles Enderlin. Et tout le monde sait qu'un Juif qui diffame Israël, c'est beaucoup plus puissant qu'un non-Juif.

N.B. : Vous pensez que Richard Goldstone et Charles Enderlin ont sciemment voulu porter atteinte à l'Etat d'Israël ?
P.K. : Je n'ai pas dit ça. Mais ce sont des personnes sans grande envergure, qui ont compris que la seule façon d'exister est de critiquer sévèrement Israël, car ensuite les antisémites se servent d'eux et de leurs travaux. Pour exister dans l'univers médiatique international, il est de bon ton de critiquer Israël. C'est la meilleure façon d'obtenir une reconnaissance. Et pour Goldstone ou Enderlin, peu importe si quelques millions de Juifs vous en veulent, du moment que vous obtenez votre reconnaissance internationale.

N.B. : Vous les accusez d'avoir planifié un coup marketing ?
P.K. : Non, je ne le dirais pas ainsi. Mais Enderlin est par exemple soutenu par les sites favorables à Dieudonné et aux thèses islamistes, dont parmi les signataires, on trouve tous ceux qui sont difficilement fréquentables sur la question juive, comme Jacques Attali par exemple - Juif lui aussi - qui explique que l'antisémitisme en France est une invention du gouvernement israélien pour encourager l'aliya. De tout temps, les antisémites se sont servis de Juifs-alibis pour accabler les autres Juifs, et plus récemment Israël.

Tant qu'Israël n'aura pas défini la menace médiatique et diplomatique comme une menace stratégique, il perdra. La perte de légitimité d'Israël est croissante, partout dans le monde. Certains fonctionnaires du MAE ne font pas leur travail correctement. Ils doivent changer de méthode.

N.B. : Mais ces fonctionnaires ne sont pas les mêmes depuis dix ans. Les chefs de la diplomatie se renouvellent...
P.K. : Le ministère fonctionne comme toute administration : les anciens ont coopté leurs successeurs qui partagent leur ligne idéologique, et parfois leurs travers. Et plutôt que de défendre Israël, ils défendent leur poste. Certains fonctionnaires se protègent entre eux, ceux qui ont fait des erreurs en 2000 sont protégés par ceux de 2005, etc. Tout cela fonctionne comme une petite caste.

N.B. : On a du mal à croire que personne ne soit prêt à donner un coup de pied dans la fourmilière. En premier lieu, l'actuel ministre Avigdor Lieberman qui n'est pas réputé pour avoir froid aux yeux...
P.K. : Car la bureaucratie israélienne est en train de saper les fondements de l'Etat d'Israël. J'ai rencontré Lieberman et son directeur de cabinet qui m'ont dit que les choses étaient claires pour eux, ils savent que les images de la mort de Mohammed Al-Dura étaient bien une mise en scène. Mais derrière il ne se passe rien. Il y a certes des Israéliens formidables qui ont compris l'importance stratégique d'une bonne communication. Mais au sein du ministère, certains pensent qu'Israël ne devrait pas remuer cette affaire. En disant cela, ils ne pensent pas à l'intérêt de l'Etat, mais à leur propre intérêt. Ils trouveront toujours une justification malhonnête intellectuellement pour ne rien faire.

“En Israël, il n’y a pas de volonté stratégique de confronter les menteurs et les médias qui diffament l’Etat juif.”
Photo: DR , JPost

Il y a huit ans, quand j'ai affirmé, après d'autres, que le reportage Al-Dura était une mise en scène, ils n'ont pas voulu me croire. Ensuite ils ont reconnu que c'était vrai, mais refusé de voir là un événement historique. Puis, quand ils ont commencé à constater les places, les monuments fleurir en hommage au martyre à travers le monde, ils ont dit que c'était trop tard.
Maintenant qu'ils voient que cela continue, ils disent que ce n'est pas dans l'intérêt de l'Etat d'Israël de reparler de cette histoire.

N.B. : La situation est donc dans une impasse ?
P.K. : Israël sera dans une impasse, tant qu'il n'y aura pas de décision politique du Premier ministre et du ministère des Affaires étrangères, suivie d'une application sur le terrain.

N.B. : Cela paraît simple. Pourquoi n'y arriverait-on pas ?
P.K. : Car en Israël, il n'y a pas de volonté stratégique de confronter les menteurs et les médias qui diffament Israël. Et du coup, les médias dans leur ensemble ne sentent pas de garde-fous, personne ne les contrôle, ils peuvent dire ce qu'ils veulent. Alors que si, dans le cas Al-Dura, on demandait à France 2 et Enderlin de reconnaître leur mensonge une fois pour toutes, les journalistes comprendraient qu'il y a un prix à payer quand on ment et qu'on diffame Israël.

N.B. : Quand vous rencontrez les dirigeants politiques israéliens, vous sentez une réelle adhésion de leur part pour votre version des faits ou simplement un intérêt poli ?
P.K. : Ceux que j'ai rencontré savent que le reportage Al-Dura est une mise en scène, il n'y a aucun doute. C'est une évidence pour tous. Mais apparemment ils semblent avoir d'autres priorités. J'essaye de leur expliquer que tout ce qui arrive aujourd'hui n'est autre que la conséquence de cette affaire, et que s'ils faisaient ce qu'il fallait, cela changerait leur stature internationale. Il faut remonter à la source. Mohammed Al-Dura est le père
de tous les mensonges du 21e siècle.

Israël est dans barque qui prend l'eau, et au lieu de boucher les trous, les fonctionnaires écopent. Mais la barque continue à prendre l'eau de toute part. Compte tenu des qualités de l'Etat, de ses paysages, de son développement économique, de ses ressources humaines, de la qualité morale de son armée, Israël devrait avoir une cote mondiale au plus haut, alors qu'elle est au plus bas. Si on fait des études dans le monde, Israël n'est pas très loin de l'Iran en terme d'image, voire même moins bien placé dans bon nombre de pays européens.

N.B. : Est-ce que la projection des documentaires d'Esther Shapira, qui soutiennent vos affirmations de reportage truqué, récemment diffusés en Israël, ont eu une influence sur l'opinion publique ?
P.K. Oui, dans la rue, les gens viennent me voir, me reconnaissent, m'expriment leur sympathie. L'Israélien moyen commence à comprendre l'enjeu de la communication. C'est aussi le cas au sein de l'armée, je rencontre, auprès des militaires, un accueil extraordinaire. J'ai aussi envie de citer Danny Seaman, le directeur du GPO (Government Press Office), le bureau de presse du gouvernement qui fait un travail exception. Mais même eux sont affaiblis par le comportement de certains fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères.

N.B. : Donc, votre lutte aujourd'hui, c'est d'arriver à faire bouger les choses au sein du MAE ?
P.K. : Mon objectif, c'est qu'Israël reconnaisse officiellement que le reportage Al-Dura est une mise en scène. Mais certains ont peur de la vérité. Ils ont peur d'entrer en conflit avec la France.

N.B. : A vous entendre, Israël préfère éviter un différend diplomatique avec la France plutôt que de rétablir son image sur la scène internationale ?
P.K. : Oui, et c'est là l'erreur. Car il n'y aura pas de conflit avec la France. J'ai rencontré en décembre dernier l'actuel ambassadeur de France en Israël, Christophe Bigot. C'est quelqu'un d'intelligent. Il a vu la présentation, il a vu que c'était une mise en scène. J'ai également rencontré deux membres de cabinet de Bernard Kouchner qui ont reconnu par écrit que c'était un faux reportage. Je me suis entretenu avec plusieurs personnes au Quai d'Orsay, et ces diplomates français disent : "Quand on rencontre nos homologues israéliens, ils ne nous parlent jamais de cette affaire."

N.B. : Que pourrait-il se passer si l'Etat d'Israël affirmait officiellement qu'il s'agit d'une mise en scène ?
P.K. : Les choses sont actuellement bloquées avec le ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner, qui a fait remettre la Légion d'Honneur à Charles Enderlin en juillet 2009, alors que la responsabilité d'Enderlin dans l'imposture Al-Dura était connue. Mais Bernard Kouchner sera bientôt remplacé. Il a commis beaucoup d'erreurs et ne fera probablement plus partie du dispositif de Nicolas Sarkozy dans quelques semaines. Lorsque son remplaçant sera connu, il faudra alors que la diplomatie israélienne demande à France 2 de reconnaître sa faute qui a causé tant de dommages à l'Etat d'Israël.

N.B. : Et France 2 pourrait le faire ?
P.K. : Je le crois et je pense que les blocages politiques vont bientôt sauter.

 

N.B. : Quel est votre but ultime ?
P.K. : La victoire finale, c'est quand France 2 annoncera en ouverture de son journal de
20 heures : "Nous avons diffusé un faux reportage, nous présentons nos excuses au monde entier." Mais il faut franchir les étapes. Pour que France 2 soit contrainte de reconnaître son erreur, il faudra que le gouvernement français lui demande de le faire, et pour que le gouvernement français le demande, il faut que les Israéliens en expriment le souhait. On n'a jamais vu un voleur se dénoncer si le commerçant victime ne porte pas plainte. Car s'il n'y a pas plainte, il n'y a pas vol à reconnaître. France 2 ne va pas se dénoncer si l'Etat d'Israël ne réclame rien.

“En Israël, il n’y a pas de volonté stratégique de confronter les menteurs et les médias qui diffament l’Etat juif.”
Photo: DR , JPost

N.B. : Le jeu en vaut-il la chandelle ? Israël ne s'engagerait-il pas dans une lutte qui risquerait de lui causer de lourds préjudices ?
P.K. : Je ne le crois pas. Certains disent que ce n'est pas bon pour la paix. Mais au contraire. Comment veut-on faire la paix avec les Arabes si les Arabes sont persuadés qu'Israël est un Etat nazi qui tue des enfants pour le plaisir.
Le Protocole des sages de Sion a tué des Juifs pendant des décennies. Et cela fait maintenant dix ans que l'affaire Al-Dura tue - des Juifs, des Musulmans, des Chrétiens - dans le monde entier. Il est temps que cela cesse.

Contacté à plusieurs reprises, le service de communications du ministère des Affaires étrangères n'a en aucune façon souhaité s'exprimer sur l'affaire Al-Dura et les déclarations de Philippe Karsenty. Veto catégorique et sans appel du porte-parole Ygal Palmor. Silence systématique du chef des médias étrangers Ashley Perry et du directeur de cabinet Yossi Levy. Quant à Charles Enderlin, au grand regret de la rédaction, il s'est toujours refusé à s'exprimer dans nos colonnes.

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 14:09
Victimes ET coupables



Les Juifs dans le regard du Service Public de l’Audio-visuel



Une conjonction très significative de deux événements médiatiques s’est produite cette semaine sur des chaînes du Service Public : sur FR 2, le mardi 9 mars 2010, la grande soirée consacrée au récent film « La Rafle », et sur FR 3, le lendemain, l’émission « Ce soir ou jamais », consacrée au « Tribunal Russell sur la Palestine » (1).

Le contraste entre ces deux émissions est saisissant mais – ce sera ma thèse – les deux « messages » qu’elles émettent à destination de l’opinion font système, c’est à dire qu’ils s’adossent l’un à l’autre et ne font entendre qu’un seul et unique message, que le titre de ce blog résume (2).

Premier message sur FR 2 : les Juifs sont victimes de la trahison de l’État français mais ils témoignent – malgré tout – de leur fidélité à la France parce qu’il y a eu des justes : c’est de leur témoignage que la France tire sa continuité morale (à droite comme à gauche, on va le voir) (3). L’extraordinaire promotion dont ce film commercial a bénéficié, non seulement à la télévision mais aussi dans la presse, atteste qu’il y a là plus que la réussite exceptionnelle d’une stratégie publicitaire : un événement social d’importance dont la portée doit être questionnée.

Le témoignage des Juifs présents sur le plateau, dont deux hommes politiques, Pierre Moscovici (PS) et Jean François Copé (UMP), victimes directement ou non de la rafle du Vel d’Hiv, donnait le « la » : de l’épreuve, ils tiraient un amour indéfectible pour la France, au service de laquelle ils s’étaient mis en s’engageant dans la politique. C’est donc dans l’abnégation de leur souffrance comme « Juifs » qu’ils trouvaient une raison d’être à leur existence et à l’innocentement d’une France que l’émission présentait au départ comme coupable. La confession de cette judéité offerte à la façon d’un sacrifice fut le moment le plus fort de ce qui devenait dès lors une grand-messe nationale. Notons au passage que les deux hommes politiques ne se sont senti la force et la légitimité d’évoquer leur légitimité – qu’ils ne célèbrent pas en général – qu’à l’ombre de ce sacrifice.

Deuxième message sur FR3 : Les Israéliens sont coupables au nom des droits de l’homme et de la morale ; cette émission où les opinons sont censées se confronter consacre la plupart de ses séances à Israël et aux Juifs. C’est la tribune d’expression favorite de Tarik Ramadan, de Dieudonné et de toute la galaxie des post-sionistes, antisionistes et post-modernistes. A l’inverse de FR 2, ici, les Juifs n’apparaissent que comme coupables par principe. Ce sont effectivement des Juifs français qui se voient convoqués pour défendre Israël et le sionisme. Autant dire que les Juifs sont toujours cités à comparaître. Devant un tribunal improvisé où il n’y a ni président, ni droits de la défense, et où le chef d’accusation n’a pas été clarifié (4). Leur prise de parole est déterminée avant même qu’ils n’ouvrent la bouche et le meneur de jeu construit habilement des panels où ils sont minoritaires dans un débat dont ils ne posent pas l’ordre du jour, ce qui reste l’apanage de leurs adversaires. Il faut signaler un dispositif rhétorique structurel qui consiste (sur tous les plateaux du Service Public) à opposer des Juifs entre eux pour que la condamnation que l’on veut faire passer soit lavée du soupçon d’antisémitisme et que l’exécration d’Israël apparaisse comme une condamnation émise au nom de la morale universelle par des Juifs qui se seraient « élevés » au dessus de leur morale tribale, ce qui assigne autres les Juifs à une position forcément communautariste, intégriste. Sioniste pout tout dire (5). C’est le phénomène des Alterjuifs auquel Controverses a consacré une étude approfondie. (6).

La synergie. C’est en fait le même discours qui est tenu par les deux chaînes. La leçon qui est tirée de la Shoah – et dont les Juifs sont appelés à assumer sacrificellement les conséquences - fonde de facto la condamnation d’Israël. Et, puisque l’on rend un culte à la mémoire de la Shoah, elle l’autorise en la purifiant de toute accusation d’antisémitisme. Ce sont bien des Juifs français qui sont effectivement invités sur les plateaux pour le défendre, et la présence des Alterjuifs pour que celà ne soit pas trop manifeste ne trompe personne.
Les « bénéficiaires » immédiats de la compassion pour la Shoah sont les Palestiniens et plus largement les immigrés (7). C’est au nom du « plus jamais çà » qu’on exalte leur cause, qu’on accuse l’État de fascisme pour le paralyser, ou la nation de raciste, en libérant ces derniers de toute responsabilité sur des actes éventuellement répréhensibles. Ils sont par principe pacifiques, altruistes : reportez vous au discours devenu odieux du « politiquement correct ». L’émission sur la Rafle autorise celle sur le « Tribunal » Russel. Avec, en passant, les bénéfices collatéraux de l’accusation d’une communauté juive qui abuse avec sa mémoire de la Shoah !

En somme, les Juifs sont célébrés quand ils sont morts ou prêts à se sacrifier et vilipendés quand ils ont l’audace de trop exister et d’être souverains, tandis que leurs ennemis et agresseurs sont par principe innocents. C’est donc la morale qui est instrumentalisée (8), une situation qui ne peut qu’engendrer la violence.

Responsabilité. Des émissions comme celle des FR3 posent la question de la responsabilité du Service Public. Les médias, par définition, contribuent à former l’opinion publique et l’on est en droit de se demander si l’idéologie qui semble inspirer le Service Public ne contribue pas à répandre les germes de la violence et de l’antisémitisme. L’obsession d’Israël dont les médias font leur spectacle quotidien, en oubliant le Darfour, le Sri Lanka, les Coptes d’Égypte, les chrétiens du Nigéria, les violences du Hamas et de l’islamisme, l’enseignement de la haine de l’Autorité Palestinienne et le traitement pervers des questions du Moyen Orient ne contribuent-ils pas à instiller le germe de la haine ? Et notamment dans l’opinion issue de l’immigration musulmane, par ailleurs abreuvée du discours violent des chaînes satellitaires arabes. On pourrait remonter aussi loin que le traitement de l’affaire Al Dura par FR 2 qui a ressuscité l’accusation de crime rituel dans l’imaginaire collectif.

Cette situation ne se retrouve que dans le Service « public » et pas dans les chaînes privées. Il faudrait par ailleurs étudier de près la manipulation des symboles ethnico-identitaires à laquelle se livrent les rédactions de chaînes publiques pour se demander si il n’y a pas là une politique concertée.

Un tel discours a contribué à installer une réalité imaginaire d’Israël et des Juifs qui est devenue toute la réalité pour le Français moyen qui n’a pas d’autres sources d’information, tendant désormais un voile opaque et déformant sur la réalité concrète

La responsabilité du Service Public est gravissime. Où est le public ? Où est le Bien public ?

Notes :

1 - Quoique son titre annoncé concernait la justice et le droit international, quasiment tout le débat fut consacré aux « crimes » d’Israël. En fait, la raison de l’émission était de faire de la publicité au « Tribunal Russell sur la Palestine ». J’ai décliné l’invitation qui m’était faite car je n’ai aucune raison de faire de la figuration dans cette parodie de « Tribunal ».
2 - Et dont la logique est analysée en détail dans mon livre Les frontières d’Auschwitz, Les ravages du devoir de mémoire, Biblio-Essais, Livre de Poche-Hachette, 2005.
3 - L’émission, en elle même, était au demeurant intéressante, sobre et bien menée et je ne me prononce ici en aucune façon sur la qualité du film en question.
4 - Ce qui est le cas du pseudo « Tribunal Russell » qui s’apparente aux tribunaux populaires des révolutions totalitaires dont l’activité unique fut de couper des têtes. C’est un coup de force idéologique que d’appeler ces conciliabules « tribunal ». Nous assistons là à une véritable manipulation de la notion de justice internationale.
5 - Bien évidemment, depuis 10 ans, ils ont les faveurs de toutes les tribunes tandis que les autres intellectuels juifs sont soit systématiquement écartés ou occultés soit conviés en tant qu’accusés. C’est ce qui a contribué à approfondir le sentiment d’exclusion des Juifs qui a conduit quelques milliers d’entre eux à quitter la France pour des cieux espérés plus cléments.
6 - Cf. n°4, Février 2007, à consulter à l’adresse : http://www.controverses.fr/Sommaires/sommaire4.htm
7 - Ce fut accablant d’entendre Rose Bosch, lors du lancement de son film dans le cadre du Journal de FR 2, se féliciter du choix de Gad Elmaleh, acteur vedette, dont elle craignait au départ « les gestes de la main » si peu ashkénazes (dixit) et qui sût s’en sortir parfaitement. Sans tomber dans l’excès d’interprétation, le choix, pour jouer ce rôle, d’un acteur comique et d’un Juif né au Maroc a un sens subliminal qui échappe sans doute à la réalisatrice. Convier un Juif originaire des pays arabes à jouer un rôle qui met en scène une exclusion des Juifs de France est doublement significatif si l'on se souvient que la judaïcité sépharade, dont il est originaire,fut exclue ou explusée de 10 pays musulmans Si l'on met en rapport ce fait avec l'occultation courante qui touche cette histoire, ce casting renforce indirectement l'innocence du monde arabo-musulman, en rapport avec la Shoah, et s'inscrit dans le retournement de la Shoah contre Israël au bénéfice des Palestiniens.
8 - Nous avons démontré dans Controverses, en 240 pages combien le « Rapport Goldstone » censé authentifier les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre d’Israël relevait de la falsification juridique au service d’une des parties du conflit.

 

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 10:58

Les hôpitaux réquisitionnés par le Hamas

Par YAAKOV KATZ
15.03.10
I



 

 

 

 

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?pagename=JFrench/JPArticle/ShowFull&cid=1268045687021

 

 

La nuit du 27 décembre 2008, le leadership du Hamas a pris ses quartiers dans un hôpital pour enfants, à Gaza-ville. Cette information constitue l'une des nombreuses révélations du rapport Malam. Les membres du groupe islamiste cherchaient ainsi à échapper aux frappes ciblées de l'armée israélienne.

 

 

Soldats israéliens dans la bande de Gaza pendant l'opération "Plomb durci".
Photo: AP , JPost

Selon le document, plus de 10 hôpitaux ont été réquisitionnés par le Hamas, pendant l'opération Plomb durci. Les infrastructures servaient essentiellement de bases de lancement de roquettes en direction de villes israéliennes et de soldats déployés dans la bande de Gaza.

Pourtant, selon le juge Richard Goldstone, rien ne permettait de prouver de telles allégations. Conclusion désormais rejetée de manière officielle par Tsahal, qui fournit des témoignages palestiniens prouvant le recours aux centres médicaux par le Hamas ,pour conduire ses opérations militaires.

L'une des affaires les plus connues à ce sujet est celle de l'hôpital de Shifa : l'Etat hébreu a toujours affirmé qu'il servait de base à plusieurs dirigeants du Hamas pendant le conflit. Et, selon le rapport Malam, des informations obtenues par les services de renseignements israéliens le confirment. Le Premier ministre du Hamas, Ismaël Haniyeh, son ministre des Affaires étrangères, Mohammed Zahar, et son ministre de l'Intérieur, Saïd Siam, se sont tous cachés dans le sous-sol du bâtiment.

Des lieux "sûrs" pour les terroristes

Des postes militaires auraient également été installés à proximité de l'hôpital, d'où étaient tirés des obus de mortier sur les troupes israéliennes. Tsahal avait en effet découvert un tunnel de contrebande sous une mosquée située à côté de l'hôpital. Il menait directement au service des maternités et permettait aux terroristes de circuler entre les bâtiments sans être détectés.

Par ailleurs, un centre de commandement aurait été installé dans un hôpital pour enfants, dans le quartier de Nasser, à Gaza-ville.

Une autre infrastructure largement réquisitionnée par le Hamas a été le centre médical Al-Fahoura, dans le nord de la bande de Gaza. Des photos aériennes de la zone ont révélé la présence de tunnels, autour, et sous le bâtiment. Des roquettes étaient également tirées à proximité.

"Le Hamas a opéré de cette manière parce qu'il savait que Tsahal ne tirerait pas sur des hôpitaux", conclut le rapport Malam.

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 08:13



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Israël : Pourquoi Slama fait-il la courte-échelle à Shlomo Sand en plein Figaro ?



J'avoue avoir eu besoin de revenir à plusieurs reprises sur la chronique d'Alain-Gérard Slama, publiée dans Le Figaro d'hier, avant de décider de réagir. L'à-chaud ne convient pas toujours.

Devant ces ailes qui lui poussent à force de faire tribune dans le grand quotidien français, il m'arrive de rester stupéfait tant la transversalité des analyses de Slama confine souvent au sophisme.

Avec des affirmations du genre "De plus en plus rares sont les esprits assez lucides, ou courageux, pour voir que les nationalismes et les particularismes communautaires, loin de s'opposer, se renforcent les uns les autres et poursuivent un travail de sape continu des valeurs de liberté et de tolérance"

On le comprend bien: c'est match nul, balle au centre...Mais si, aussi, Slama voulait tout mettre dans le même sac, terrorisme islamique avec CRIF, nationalisme syrien avec culture berbère, ou orthodoxie juive avec talibans, alors rassurons-le : il ne pouvait mieux s'y prendre.

On ne manquera de rappeler au chroniqueur que les esprits ne sont pas rares qui sont assez lucides pour comprendre qui sape quoi. Mais peu, en effet, sont assez courageux pour appeler un chat un chat. Sans donner, comme lui, dans une étrange redistribution dialectique de saufs-conduits.

En deux mots, son papier traduit ses difficultés à penser la modernité comme une catégorie autonome et non systématiquement humanisante. D'où l'opaque état des lieux où il mixe tout ce qui lui vient à l'idée, hélas....

Certes, A-G Slama est un humaniste, mais un humaniste qui a du mal, apparemment, à dégager de l'air du temps les relents d'un "démocratisme" anormalement déficient dès qu'il s'agit d'Israël.

Fallait-il qu'il écrive de l'Etat Hébreu qu'il est "une démocratie accomplie" sans faire la moindre allusion à ce à quoi aspire le Peuple d'Israël dans son immense majorité.

Ou bien a-t-il besoin d'un référendum pour authentifier sa formule? s'apercevant, à l'aune de sa propre définition, que c'est bien à un Etat Juif que ces citoyens veulent appartenir. En majorité, démocratiquement consultable.

Ni par chauvinisme religieux, ni pour des raisons d'appartenance communautaire, (ce serait bien mal connaître ce peuple) mais seulement parce qu'il se définit comme autre chose "qu'une construction historique avec sa part de hasard et de nécessité", contrairement à ce que pense Slama.

Pourquoi ne pas accepter du Peuple Juif qu'il ait, aussi, le "droit de disposer de lui-même" sur sa terre ancestrale et non dans un Birobidjan de pacotilles ?

Sans tenter de préjuger de la réponse de l'intéressé, signalons tout de même que sa note en fin de tribune nous laissera, un moment, suspendus à ses lèvres. Slama y renvoie à ce qu'il appelle "un débat" autour du livre de Shlomo Sand. Mais "débat" entre qui et qui ?

Entre antisionistes et antisémites ? Non.
Entre Juifs ? Guère davantage. 
Entre antisiojuifs et juifs ? Peut-être, dans la mesure où il n'est malheureusement pas rare de rencontrer, parmi ceux-là, quelques-uns dont "l'esprit lucide" s'acharne à modéliser ce qui les nie.

Sinon, un tel "débat" n'a aucun sens, aucun intérêt, aucune validité possible; parce que le livre de Sand ne repose sur aucune vérité historiquement validée par le contexte. Sauf à défendre le principe selon lequel toute nation n'est fondée que sur une connaissance axiomatique de sa réalité...

Slama ne dit pas cela; pourtant, ses deux lignes à propos du "peuple élu" et de "l'ethnocentrisme" de leur Etat flirte, du bout des mots, avec la dénégation d'une histoire nationale plusieurs fois millénaire; dénégation à laquelle Sand s'est ouvertement acoquiné.

Jacques Dabbag 

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 17:28

Chaque fois qu'un quartier quelconque, au sud-ouest comme Gilo ou au nord, comme Ramat Shlomo, fait l'objet d'une décision municipale d'aménagement, c'est la planète entière qui est en ébullition. Ce quartier n'a rien à voir avec ceux revendiqués par les Palestiniens pour être leur éventuelle "capitale". A moins qu'ils ne veuillent tout Jérusalem?


Carte googlemap situant la réalité des faits et des lieux :

http://2.bp.blogspot.com/_UAHKgPkGJcU/S5jXTCwHqcI/AAAAAAAAA9o/Az-WgWcRnlU/s1600-h/north+Jerusalem.jpg

Quelques vérités sur « Ramat Shlomo »

[

 

http://www.actu.co.il/2010/03/

Mercredi 10/03/2010 17:16]

 

Alors que le paisible quartier de « Ramat Shlomo » s’est soudain vu projeté sous les projecteurs par les médias israéliens et internationaux, il convient de rappeler quelques éléments qui montrent à quel point les réactions des Palestiniens, de la Communauté internationale, de la gauche israélienne mais aussi de certains ministres sont tout simplement déplacées et inacceptables:
1° Contrairement à ce qui est déclaré partout, « Ramat Shlomo » n’est pas à « Jérusalem-Est » mais au nord de la capitale d’Israël. Et ce quartier est éloigné des quartiers arabes que les Palestiniens revendiquent comme capitale.
2° La crête sur laquelle a été fondé ce quartier a été en désolation durant des générations, sans que personne n’y habite, ni Arabes ni Juifs.
3° Au 1er siècle de notre ère, cet endroit était habité par des Juifs, au vu des nombreuses découvertes archéologiques faites récemment sur cette crête.
4° Ce périmètre avait été prévu il y a 12 ans pour la construction du Stade « Teddy Kollek », qui fut finalement construit au sud de la ville. A la place, fut fondé le quartier religieux et orthodoxe de « Ramat Shlomo ». La construction de ce quartier n’avait pas entraîné de réactions de la part des Palestiniens à l’époque.
5° Le projet de construire de nouveaux quartiers au nord et au sud de « Ramat Shlomo » avait déjà été initié en 2000, sans réactions des Palestiniens, tout comme les différents stades administratifs qui s’en sont suivis.
6° « Ramat Shlomo » est le seul quartier orthodoxe de Jérusalem dans lequel les familles nombreuses peuvent trouver de grands appartements à des prix raisonnables.

Voici donc quelques éléments sur ce quartier qui représente un atome sur la carte du monde, mais qui est devenu la « vedette d’un jour » d’une communauté internationale qui n’a heureusement aucun autre problème à régler sur cette planète.

par Shraga Blum

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Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

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Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

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