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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 15:53
Faut-il sauver le soldat Enderlin ?


Par LUC ROSENZWEIG
31.12.09






http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1261364558103&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull


Cela fait maintenant plus de neuf ans qu'un reportage de France 2 filmé à Gaza par le cameraman palestinien Talal Abou Rahma, puis monté et commenté par Charles Enderlin, le correspondant de la chaîne en Israël, alimente une polémique médiatique et l'actualité judiciaire. Il s'agit, on l'aura compris, de cette fameuse affaire Al Dura, où l'on aurait vu, au journal du 20 h de France 2, un enfant mourir à Gaza, dans les bras de son père, fauché par des balles en provenance d'une position militaire israélienne, le père étant, lui, grièvement blessé.

 


La photo qui a fait le tour du monde et a déchaîné l’opinion publique contre Israël. Le petit Mohammed se réfugie derrière son père pour esquiver les balles israéliennes.
Photo: DR , JPost

 

Le retentissement mondial de ces images, et leurs conséquences dans le conflit israélo-arabe (déclenchement de l'Intifada, montée de haine anti-israélienne dans tout le monde arabo-musulman, exécution du journaliste américain Daniel Pearl sur un fond de photos d'Al Dura père et fils) leur confèrent le statut d'icône d'un moment intense de l'histoire. Aujourd'hui, avec le recul, on peut affirmer qu'à chaque stade de cette affaire, la direction de France 2 a mis tous les moyens en œuvre pour empêcher la vérité de surgir. Dissimulation des rushes, présentation de "preuves" de blessures de Jamal Al Dura qui se révéleront ensuite être dues à d'autres causes, diffamation des contradicteurs qualifiés "d'extrémistes sionistes", et enfin sabotage conscient - et organisé ? - d'une commission d'enquête concédée de mauvaise grâce au président du CRIF, voilà la liste non exhaustive des manœuvres de la chaîne publique française pour sauver sa réputation, et le soldat Enderlin du déshonneur professionnel qui l'attend.

La stratégie de France 2 dans cette affaire a d'abord été celle du "circulez, y'a rien à voir" lorsque les premiers doutes émis par des militaires israéliens sur l'authenticité de la scène ont été formulés. Ceux qui contestent le reportage de France 2 sont, pour les dirigeants de la chaîne publique, des excités sionistes extrémistes, des "négationnistes" qui veulent salir la réputation d'un journaliste, Charles Enderlin. Ce dernier n'est pas avare de déclarations dans la presse internationale, où il affirme, entre autres, qu'il avait coupé au montage, des scènes d'agonie de l'enfant car elles étaient trop insupportables. Jusqu'au mois d'octobre 2004, la direction de France 2 refusera de montrer ces rushes (images tournées mais non diffusées) à ceux qui en faisaient la demande, notamment Stéphane Juffa, animateur de Metula News Agency, un site Internet israélien francophone qui avait, le premier rendu, publics ses doutes sur l'authenticité du reportage.

Lorsque, en octobre 2004, des journalistes établis, comme le directeur de L'Express Denis Jeambar, le producteur de documentaires Daniel Leconte et moi-même émirent le souhait de visionner ces rushes, Arlette Chabot, directrice de l'information de France 2, ne put faire autrement que de les présenter. Il s'avéra que dans ces 27 minutes d'images, aucune des scènes prétendument insupportables d'agonie n'était présente, et qu'au contraire, l'image finale coupée par Charles Enderlin montrait l'enfant, supposé mort, levant la jambe et tournant la tête en direction de la caméra. Par ailleurs, d'autres scènes montrant des manifestants blessés étaient purement et simplement jouées, ce que reconnaissaient même les représentants de France 2 assistant à la projection. Dès ce jour-là, pour mettre fin à la controverse, je suggérais à la direction de France 2 de faire effectuer une expertise médico-légale indépendante de Jamal Al Dura.

Des journalistes triés sur le volet

En lieu et place de cette expertise, Arlette Chabot demanda à Charles Enderlin et Talal Abou Rahma d'aller filmer les cicatrices de Jamal Al Dura, ce qui fut fait. La projection de ce "reportage" eut lieu en novembre 2004 dans les locaux de France 2 devant des journalistes triés sur le volet. Cette projection eut l'effet escompté : même les plus sceptiques des journalistes présents ne pouvaient nier que le corps de la "victime" présentait des stigmates impressionnants, preuves, selon France 2, des blessures subies le 30 septembre 2000.

Parallèlement, France 2 engageait une série de procédures contre des sites Internet qui avaient repris les informations de Metula News Agency. C'est ainsi, qu'en première instance, France 2 parvint à faire condamner pour diffamation Philippe Karsenty, animateur du site Medias-Ratings. Dès lors, pour France 2, cette affaire était terminée, les détracteurs d'Enderlin confondus et condamnés, l'honneur de la chaîne définitivement sauf. Dans cette perspective, l'appel interjeté par Karsenty ne serait qu'une formalité, confirmant le premier jugement et mettant un point final judiciaire à une affaire qui n'avait que trop duré.

Or, les choses ont tourné autrement. D'abord, face aux nombreuses incohérences de la version de France 2 relevées à l'audience, la présidente de la Cour d'appel exige la projection des rushes à l'audience suivante. La chaîne s'exécute de mauvaise grâce, présentant au tribunal un film de 18 minutes sur 27, donc amputé de 9 minutes. Les passages coupés étaient ceux où les mises en scène de fausses blessures sur des manifestants étaient par trop flagrantes. D'autre part, un élément nouveau était intervenu entre le procès en première instance et l'appel : un chirurgien israélien d'origine française, le Dr Yehouda David, devant l'utilisation mensongère faite par France 2 des cicatrices de Jamal al Dura, se décide à violer le secret professionnel.

Il prouve, dossier médical à l'appui, qu'il avait en 1994 pratiqué plusieurs opérations chirurgicales sur Jamal Al Dura à l'hôpital Tel Hashomer de Tel-Aviv à la suite d'une agression à la hache dont ce dernier avait été victime à Gaza en 1992. Cet élément, ajouté à une expertise balistique accablante pour la thèse de France 2, conduit la Cour d'appel de Paris à débouter France 2 de sa plainte contre Philippe Karsenty le 21 mai 2008.

Pour France 2, c'est la catastrophe : non seulement l'affaire n'est pas close, mais le doute sur l'authenticité du reportage gagne maintenant des milieux qui, jusque-là, avaient accepté la version de la chaîne publique, comme les journalistes Elisabeth Lévy et Gil Mihaely. En juin 2008, ces derniers prennent contact avec Richard Prasquier, président du CRIF, qui organise le 2 juillet une conférence de presse où sont présentés des éléments (films, images, témoignages d'experts) qui mettent sérieusement en question la thèse de France 2. Richard Prasquier invite France 2 à constituer, avec le CRIF, une commission d'experts qui sera à même de faire toute la lumière possible sur cette ténébreuse affaire. Dans un premier temps, Patrick de Carolis rejette cette idée, puis accepte à contre-cœur cette procédure. En septembre 2008, des réunions sont organisées sous l'égide de Patrick Gaubert, président de la LICRA, entre des représentants du CRIF et de France Télévisions pour mettre au point un protocole de mise en place et de fonctionnement de cette commission.

 

Mais France 2, suivant un adage bien connu de la vie politique française, croit avoir enterré l'affaire en créant une commission. C'était sans compter sur la ténacité de Richard Prasquier qui insiste pour que celle-ci se mette en place.
Au bout de plus de six mois d'inaction, et sous la pression de Richard Prasquier, les dirigeants de France Télévisions affirment qu'ils vont entreprendre les démarches permettant à Jamal Al Dura de venir en France pour être soumis à des examens médicaux. Les mois passent, et ne voyant rien venir, au mois de juin 2009 Richard Prasquier s'enquiert auprès de Patrick de Carolis de l'avancement de la procédure visant à faire venir Jamal Al Dura à Paris. Dans sa réponse, datée du 5 août 2009, Patrick de Carolis explique le retard pris dans l'organisation de la venue en France de Jamal Al Dura par "sa sédentarité contrainte à Gaza", entendez le blocage du territoire par Israël, qui l'empêcherait de venir faire renouveler son passeport à Ramallah. Renseignement pris, il se révèle qu'aucune demande de laissez-passer pour Jamal Al Dura n'a été sollicitée auprès de l'administration israélienne par France 2. Cette dernière, par la voix du ministère des Affaires étrangères, informe Richard Prasquier qu'elle ne mettrait aucun obstacle aux déplacements de M. Al Dura. (1)

La photo qui a fait le tour du monde et a déchaîné l’opinion publique contre Israël. Le petit Mohammed se réfugie derrière son père pour esquiver les balles israéliennes.
Photo: DR , JPost

 

Malgré tout cela, au cours de l'été 2009, Charles Enderlin est décoré de la Légion d'honneur, un signe que le pouvoir soutient le journaliste de France 2. Patrick de Carolis, qui brigue un nouveau mandat à la tête de France Télévisions a pris bonne note de la position officielle. Au diable, donc, les accords avec le CRIF, il faut tenir jusqu'à ce que la Cour de cassation se prononce sur l'arrêt de la cour d'appel défavorable à France 2, une décision que l'on espère, cette fois-ci conforme aux vœux de la chaîne.

Demande de passeport fictive

Comme par hasard, en septembre 2008, alors que les discussions sur la commission d'enquête entre le CRIF et France 2 vont bon train, une plainte en diffamation est déposée au parquet de Paris par... Jamal Al Dura contre le journaliste Clément Weill-Raynal et le docteur Yehouda David, qui, dans un article de l'hebdomadaire Actualité Juive, contestent la réalité des blessures prétendument subies par Jamal Al Dura. Dans cette procédure, Jamal al Dura est représenté par Me Orly Rezlan. En dépit de son réel talent, elle aura du mal à faire croire au tribunal et au public que c'est de sa propre initiative que M.

Al Dura, de son domicile de Gaza, a pris la mouche à la lecture - en français ! - d'un article d'une publication qui n'est pas diffusée dans le territoire... En fait, Charles Enderlin ne pouvait pas attaquer directement Clément Weill-Raynal, par ailleurs rédacteur en chef à France 3, une entreprise du groupe France Télévisions.

Alors, il instrumentalise Jamal Al Dura pour régler des comptes qu'il n'ose pas régler à visage découvert... Les avocats de Yehouda David et de Clément Weill-Raynal ne vont pas manquer de demander une expertise médico-légale de Jamal Al Dura pour apporter des preuves de la bonne foi de leurs clients. S'il est fait droit à cette demande d'expertise, ce sera alors le bout du chemin pour France 2 et Enderlin, et il n'est pas sûr qu'il les mène à la gloire.

1. Sollicité par nous de répondre aux critiques de Richard Prasquier et de préciser quelles démarches France-Télévisions avait entreprises pour organiser la venue en France de Jamal Al Dura, son PDG Patrick de Carolis a fait répondre par son attachée de presse qu'il ne "commentait jamais les procédures en cours". Cela s'appelle, en bon français, se défiler devant des questions gênantes.

L'auteur est journaliste, ancien rédacteur en chef du Monde et a collaboré à Libération. Cet article est initialement paru dans le journal Information juive.

 

 


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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 13:24

2009, l'Année de l'Irresponsabilité

 

Par Charles Krauthammer, journaliste au Washington Post

Paru dans le Washington Post le 25/12/09

Traduit et adapté par Albert Soued, www.symbole.chez.com/soued pour www.nuitdorient.com – Voir aussi les 50 derniers articles du site

 

Ce mardi, le président Iranien Mahmoud Ahmadinejad n'a pas seulement rejeté la dernière proposition de date limite du président Obama, pour cesser tout programme militaire nucléaire, pourtant date flottante et inconséquente, il a aussi craché au visage de notre président, en déclarant que l'Iran continuera à résister jusqu'à ce que les Etats-Unis se débarrassent de leur propre arsenal nucléaire, soit 8000 têtes. C'est ainsi que se termine l'année de la politique d'"engagement", de la main tendue, des excuses gratuites, et aussi des centrifugeuses, des fusées à 2 étages et des installations secrètes d'enrichissement, année qui a amené l'Iran à devenir bientôt une puissance nucléaire.

 

Nous avons perdu une année. Mais pas n'importe quelle année ! Une année d'occasions spectaculairement ratées. En Iran, c'était une année de révolution, avec des élections présidentielles contestées et culminant cette semaine en d'énormes manifestations pour pleurer la mort du dissident et Grand Ayatollah Hossein Ali Montazeri et pour demander, non plus de nouvelles élections, mais le renversement du régime dictatorial des mollahs.

Obama a répondu en prenant ses distances par rapport à cette éclosion de la liberté en Iran.

D'abord, un silence scandaleux. Puis quelques mots de soutien, sans beaucoup d'enthousiasme, suivis d'une cour assidue auprès d'un régime honni. Offre après offre, geste après geste, non pas à l'Iran, mais à la "République islamique d'Iran", comme l'appelle avec tant de respect notre président, en donnant toute légitimité et importance à des religieux fascistes et en perte de vitesse.

Pourquoi ? Parce qu'à ce moment-là cette révolution aurait pu réussir: il s'agit d'un tournant historique imperceptible, où ceux qui sont au pouvoir ont compris que leur régime n'avait plus l'appui du Ciel.

Pourquoi tout au long de cette année 2009, les Etats-Unis ont-ils aidé une dictature en déclin à s'affirmer, ont-ils conversé avec des ayatollahs qui désespèrent de maintenir leur pouvoir ?

En plus de mettre ce régime de gangsters au ban de la société, nous aurions dû encourager et renforcer les manifestants et les dissidents. Ce n'est pas une affaire futile, car poursuivis, battus, arrêtés et emprisonnés, ces dissidents peuvent aisément succomber au sentiment d'isolement et au désespoir.

Natan Sharanski a été le témoin de l'effet électrisant qu'avait le discours de Ronald Reagan à propos de l'Empire du Mal, et ses mots ont donné de l'espoir aux prisonniers du goulag. Les nouvelles se propageaient de cellule en cellule, selon un code tapé contre les cloisons. Ils avaient compris qu'ils n'étaient pas seuls, que l'Amérique s'était engagée à leurs côtés.

Quant à l'Iran, Obama est resté tellement distant des opposants au régime, que lors de la journée "Hate America day", anniversaire du 4/11 où l'ambassade américaine à Téhéran a été occupée par les Gardiens de la Révolution, les contre-manifestants pro-Américains ont chanté "Obama, Obama, tu es avec nous ou avec eux ?" (c'est-à-dire les manifestants amenés par les oppresseurs)

Cette froide indifférence est plus que la trahison de nos valeurs, c'est une faute stratégique de premier ordre (1).

Oublions les Droits de l'Homme. Et supposons que nous sommes préoccupés par le seul problème nucléaire. Comment le désamorcer ? Le temps et l'expérience ont montré que les négociations avec des fascistes illuminés ne menaient nulle part. Et quelles que soient les sanctions obtenues à travers l'Onu, elles seront inefficaces, car partielles, sans volonté réelle et tardives. Le seul espoir réel réside dans le changement de régime. Rappelons que l'ayatollah Montazeri, révéré et largement soutenu, a émis "une fatwa" contre les armes nucléaires. Et même si un nouveau gouvernement poursuivait le programme nucléaire actuel, la menace nucléaire serait atténuée, parce qu'alors cette menace viendrait du régime lui-même et non de la bombe. Toute prolifération est inquiétante, mais un gouvernement pro-occidental à Téhéran pourrait changer la donne stratégique, la menace devenant alors minimale et gérable (cf Inde ou Grande Bretagne, pays amis qui ont la bombe)

Que devrions-nous faire ? Exercer une pression de l'extérieur – couper la fourniture d'essence par exemple – pour renforcer la pression intérieure. Cette pression doit avoir pour objectif le changement de régime et non pas une attaque contre les installations nucléaires, attaque qui ne serait pas populaire.

Il faut soutenir l'opposition malgré qu'elle ne soit pas unie, par exemple, sur le plan technique en matière de communication et de diffusion de l'information (cf Solidarnosc en Pologne, dans les années 80). En plus d'un appui souterrain, il faudrait un soutien diplomatique au plus haut niveau: dénoncer sans ambiguïté la sauvagerie du régime et ses persécutions, de la même manière que l'appui donné aux causes de Natan Sharansky et d'Andrei Sakharov et qui a entraîné la chute du régime soviétique.

Cette révolution réussira-t-elle ? Difficile de répondre, mais si c'est le cas, la récompense sera immense et les effets indirects seront importants allant du Liban jusqu'en Irak et en Afghanistan, où les ayatollahs soutiennent les insurgés et la terreur, tuant des Américains et leurs alliés. Un changement de régime en Iran désamorcera les risques de guerre au Moyen Orient où les alliés des ayatollahs, Hezbollah et Hamas, continuent d'affûter leurs armes

D'une manière ou de l'autre, l'Iran dominera l'an 2010; il faut peut-être s'attendre à une attaque d'Israël, si l'Iran a traversé le Rubicon nucléaire. A moins que la révolution du peuple iranienne ne l'emporte. C'est pourquoi notre réserve et notre mutisme à son égard sont impardonnables.

 

Note

(1) sommes-nous gouvernés par un ami des tyrans, un usurpateur, un communiste caché ?

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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 16:41
Les 3 terroristes tués avaient réalisé la fusillade mortelle de jeudi 


TOV INFO 



J'ai lu, lu et relu dans la presse écrite depuis hier soir, que Tsahal avait tué des "palestiniens", ces "palestiniens là sont des terroristes assoiffés de sang, récidivistes qui ont abattu froidement un brave père de famille de 7 enfants.

Que les journaleux fassent enfin leur travail correctement et arrêtent de désinformer et de mentir.

Si cela n'est pas de la désinformation !

Exemples Pour ne citer que ceux-là :
LE POINT
http://www.lepoint.fr/actualites/2009-12-26/six-palestiniens-tues-par-tsahal-en-cisjordanie-et-a-gaza/1037/0/408404
L'EXPRESS
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/six-palestiniens-tues-par-les-soldats-iraeliens-en-cisjordanie-et-a-gaza_838587.html
NOUVEL-OBS
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/
international/proche_moyenorient/20091226.FAP9854/
six_palestiniens_tues_par_tsahal_en_cisjordanie_et_a_la.html
JDD
http://www.lejdd.fr/International/Proche-Orient/Actualite/L-armee-israelienne-frappe-deux-fois-160741/ 
AFP
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5igRd6_O6-vOYpZC5qqn68ziHH9uw

27-12-2009

Les 3 terroristes abattus ce samedi matin par Tsahal à Shehem (Naplouse) avaient commis l'attentat à l'arme automatique de jeudi dernier en Samarie, qui a coûté la vie à Méïr Haï, père de 7 enfants. L'un d'entre eux avait été grâcié par Israël dans le cadre d'un geste de bonne volonté à l'égard du président palestinien Mahmoud Abbas.



agence



 

Par:Jacques Kupfer
Dernière mise à jour : ( 27-12-2009 )
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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 03:32

ON N'A PAS BESOIN D'OBAMA POUR CONSTRUIRE LA PAIX

Une Palestine indépendante et prometteuse est en cours de formation,

avec l'aide d'Israël

 

Par Tom Gross, ex correspondant à Jérusalem du Sunday Telegraph

Publié par le Wall Street Journal, le 12 décembre 2009.

Traduit par Albert Soued, www.symbole.chez.com pour www.nuitdorient.com

 

On ne peut plus écouter la radio, regarder la télé ou lire un journal sans qu'un expert ou un autre vous assène avec pessimisme que les perspectives de paix entre Israéliens et Palestiniens sont sombres, ou vous décrive les conditions de vie déplorables des Palestiniens…. Même les journalistes neutres répètent cette triste fable indéfiniment. J'ai entendu l'autre soir le correspondant au Caire de la BBC World Service, Mr Christian Fraser, répéter 3 fois en 45 minutes "Peu de choses ont changé sur le terrain pour le peuple palestinien"

Or rien n'est plus éloigné de la vérité que ces racontars. Je venais de passer cette journée-là à Naplouse, la plus grande ville de Cisjordanie. La ville grouille d'énergie, de vie et de signes abondants de prospérité. En fait, je n'avais jamais vu cela avant, alors que je couvre cette région depuis des années. Alors que j'étais assis dans le bureau cossu d'Ahmed Aweidah, le mielleux banquier formé en Angleterre qui dirige le Stock exchange Palestinien, ce dernier m'informe que la Bourse de Naplouse est la 2ème la plus performante au monde en 2009, après Shanghai. (je précise ici que le bureau de Mr Aweidah donne directement sur le palais résidentiel du milliardaire palestinien Mounib al Masri, l'homme le plus riche de la Cisjordanie)

Je rencontrais un peu plus tard Bashir al Shakah, directeur du reluisant nouveau cinéma de la ville, où 4 des tout derniers succès de Hollywood étaient projetés ce jour-là. "La plupart des séances sont pleines longtemps à l'avance", me dit-il fièrement ajoutant qu'il avait déjà tenu un festival du film, depuis juin, mois d'ouverture.

Errant dans le centre ville, je voyais la foule saturer magasins et restaurants, les voitures somptueuses circulant lentement. A vrai dire, il y avait certainement plus de Mercedes et de BMW que dans les rues de Tel Aviv ou de Jérusalem. Mais plus important encore, nous avons conduit de Jérusalem à Naplouse sans rencontrer un seul poste de contrôle ! Le gouvernement de Benjamin Netanyahou les a supprimés, du fait que ces dernières années les services de Sécurité Israéliens ont été autorisés et ont réussi à restaurer la paix et la sécurité pour les habitants de Cisjordanie et qu'il a créé les conditions pour qu'un boom économique ait lieu (1)

De même, à Hébron les boutiques et les restaurants étaient pleins, et j'étais vraiment surpris de voir sur les collines environnantes surgir des villas comparables à celles de la Côte d'Azur ou de Bel Air. A Ramallah, la vie est encore meilleure, car là il est pratiquement impossible d'avoir une table dans un bon restaurant. Des immeubles flambant neufs, des banques, des agents de change, des concessionnaires de voitures de luxe, et des clubs de mise en forme sont partout. A Qalqilya, une ville proche deNétanya, réputée naguère pour ses terroristes et ses fabricants de ceintures explosives, la première récolte de fraises vient de se terminer, à temps pour l'expédier en Europe et garnir les tables de Noël. Les fermiers locaux ont été formés par des experts agronomes israéliens et Israël a fourni tout l'équipement d'irrigation et les pesticides.

Une ville nouvelle est projetée au Nord de Ramallah, Rouwabi. Il y a 2 semaines, le Fonds National Juif, un organisme philanthropique, a fourni 3000 plants pour regarnir une forêt proche de la ville nouvelle. Les experts israéliens aident aussi les Palestiniens à aménager les parcs et les espaces publics.

 

On commence seulement à se rendre compte du tournant pris ici. L'agence officielleWafa de l'OLP a rapporté la semaine dernière que le 3ème trimestre 2009 a vu un record de touristes, avec 135 939 nuitées dans les 89 hôtels ouverts. La moitié des touristes viennent d'Europe et des Etats-Unis. L'essor économique de la Cisjordanie, en pleine crise mondiale, aura été de 7% en 2009, selon le FMI. Mais selon le 1erministre Salam Fayad, un ancien cadre du FMI et de la Banque mondiale, ce chiffre serait plus près de 11%, reconnaissant que l'aide d'Israël y était pour beaucoup.

A Gaza aussi, les échoppes et les marchés sont pleins à craquer de marchandises et de nourriture (2). Mais cela, la BBC ou les journaux tels que le Monde ou New York Times ne vous le diront pas. Non Gaza n'est pas "un camp de concentration" et il n'y a vraiment pas de "crise humanitaire", comme on la voit au Darfour, et comme la décrit la journaliste britannique Lauren Booth, belle-sœur de Tony Blair…

En juin, Jackson Diehl du Washington Post a raconté comment le président Mahmoud Abbas lui avait confié qu'il avait refusé l'offre de paix d'Ehoud Olmert de créer un état Palestinien sur 97% de la Cisjordanie (en ajoutant 3% de territoire israélien pour compenser). Abbas aurait dit à Diehl, avec une certaine candeur: "En Cisjordanie la réalité est bonne, le peuple vit une vie normale", propos qu'il ne confie pas à d'autres.

 

Le chef de la Bourse de Naplouse Ahmed A'weidah va encore plus loin, pour m'expliquer qu'il n'était pas urgent de créer un état, l'homme de la rue ayant besoin encore de Tsahal pour le protéger des visées et des tentatives de déstabilisation du Hamas, les policiers formés par Dayton en Jordanie n'étant pas encore en nombre et en qualification suffisante. La vérité est qu'un état indépendant est en fait en cours de création, avec l'aide d'Israël. Aussi longtemps que les politiciens de l'administrationObama et d'Europe ne se mêlent pas indûment comme ils ont pris l'habitude de le faire, en demandant d'accélérer le processus, je suis confiant que ce qui se passe sur le terrain débouchera sur un succès (3)

 

Les Israéliens et les Palestiniens ne se mettront pas d'accord sans doute sur des frontières satisfaisantes pour les deux parties. Ceci ne signifie pas qu'ils ne vivront pas côte à côte en paix. Pendant longtemps les Français et les Allemands n'étaient pas d'accord sur les frontières et sur le sort de l'Alsace Lorraine. Et partout dans le monde il y a des querelles de frontières, mais les pays coexistent. A condition que les journalistes ayant parti pris et les groupes de "droits de l'homme" ne distillent pas leur prose alarmiste à des politiciens prêts à la gober et à prendre de mauvaises décisions, rien n'empêchera les Israéliens et les Palestiniens de coexister en paix.

 

Notes

(1) Avec mes 2 compagnons Palestiniens, nous avons rencontré un seul poste frontière à notre retour, aux abords de Jérusalem, mais la préposée en faction nous a seulement fait un geste de la main, de loin.

(2) Les photos prises à Gaza montrent des marchés qui regorgent de marchandises

ont amplement été diffusées sur le net

(3) En 2000, pour des raisons personnelles, Bill Clinton a essayé de précipiter les choses d'une manière peu réaliste, et le résultat obtenu a éclaté au visage de tous, éloignant tout espoir de paix pour longtemps

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 14:37

Et des histoires comme celles-ci il y en a des dizaines !



Philosophie de la vie, philosophie de la mort, et le juge Goldstone

Vidéo traduite par Danielle Elinor Guez pour Objectif-info le 22 décembre 2009

Le rapport Goldstone, commandité par ce collectif de pays très honorables rassemblés sous le label du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, a accusé l’armée israélienne de crimes divers et d’une volonté délibérée de punir collectivement le petit peuple de Gaza.
La vidéo ci-dessous montre l’armée israélienne en action ; une armée populaire – le principal héros est un médecin réserviste -, l’armée d’un peuple follement attaché à la préservation de la vie humaine, y compris celle de ses adversaires.
Et c’est là l’essentiel : il y a aujourd’hui dans le monde une compétition entre deux philosophies. La philosophie de la vie d’Israël, une expression poussée à l’extrême d’une valeur contemporaine essentielle en Occident, et la philosophie de la mort proposée par le fondateur de l’islamisme moderne Hassan Al Banna, et mise en œuvre avec gloutonnerie par le Hamas, le Hezbollah et tous les spectres de la révolution khomeyniste, en vie ou défunts. C’est cette compétition qu’illustre ce petit film.
Thème de la vidéo : Une petite palestinienne circulant en voiture avec ses parents est gravement blessée par le jet de pierre (5 kg) d'un quelconque intifadiste ivre de haine. Malgré leurs craintes d’être abattus, ses parents appellent les soldats israéliens à l'aide. Au lieu de les abattre, les soldats leur portent secours et font tout pour sauver l’enfant. Par miracle, le commandant du régiment est un médecin de l'hôpital de Alin: il intervient sur le champ et sauve ainsi la vie de la fillette.
Armée israélienne et philosophie de la vie
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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 21:41
Quand Thalassa noie le poisson



Josiane Sberro
© Primo, 19-12-2009


Ce que Thalassa ne dit pas, c'est qu'avec les millions de dollars depuis des decennies qu'ont recu les "dirigeants" de l'autorité palestinienne, les aides fournies de tous bords, par Israel en particulier, les gazaouis auraient pu vivre mieux que n'importe quel citoyen du monde.

Au lieu de cela, cette population est maintenue dans la crasse et dans la haine, et les millions vont dans les poches des corrompus et des pervertis qui après avoir rempli leurs comptes achètent et achètent des armes de destruction pour leur maudite resistance, sans se soucier du bien-être du petit gazaoui.

.


Les magnifiques plages d'Aschkélon, j'en suis témoin, voient arriver par nappes, les détritus de cette bande de Gaza.

Que les associations pro-palestiniennes réalisent enfin, qu'aider les Gazaouis c'est leur permettre, de mettre les enfants à l'école, détruire l'industrie de la haine, leur apprendre à aimer la vie, les aider à se débarasser de ses tordus qui veulent les utiliser comme chair à canon et que les bien pensants arrêtent de dire n'importe quoi de leurs canapés.

Aschkel











Les gens de mer parlent de bateaux de grand large, d’horizons infinis. Depuis des décennies, l’émissionThalassa, en nous promenant d’escale en escale, nous permet avec bonheur sans quitter la terre ferme, de partager quelques uns de ces instants magiques, 

C’est l’une des rares émissions « grand public » visionnée en famille par un public de tous âges, prêt à recevoir l’information sans préjugés ni positionnement politique. Un public particulièrement vierge, donc malléable et facile à impressionner, à conditionner.

Ce fut le cas ce vendredi, pour un voyage des côtes d’Alexandrie à la civilisation crétoise, et la remontée vers Gaza « territoire sous embargo et, comme l’an dernier sous les bombes ».(sic)

Terminus, nous sommes à terre. 

Terre des hommes qui se déchirent. Terre des hommes vue par un seul bout de la lorgnette sans aucun contexte explicatif, sans la moindre ouverture au droit de l’autre.

Terre découverte de la mer par un naufragé de l’information qui raconte avec une totale subjectivité, son abordage sur une île en guerre, dont il ignore tout de l’environnement, de l’histoire.

C’est ainsi que Gaza se dévoile au spectateur comme un « voyage au cœur d’un territoire prison, où la cour de promenade est une plage ».(sic)

La caméra quitte bien vite la plage pour errer de toile de tente en camp de vacances de fillettes protégées par l’ONU qui dessinent leur maison en ruine. La monitrice explique les angoisses et la peur tout à fait justifiées de ces enfants au passage d’un avion ; songez donc affirme-t-elle,« un mois de bombardements ».

Que dire alors des années de pilonnage des enfants de Sderot à quelques kilomètres à peine? 80% des enfants de Sdérot sont énurétiques en situation de troubles psychologiques, 60% des investisseurs ont quitté la place et le chômage est monnaie courante. « Mais » c’est de l‘autre côté de la barrière.

A Gaza, en vacances eux aussi, de jeunes garçons subissent une solide préparation militaire. La direction est physique, ferme et musclée. Préparation militaire indispensable c’est évident, pour aller faire du surf sur des « planches de récupération fournies par des associations caritatives ». 

Le constat est toujours défaitiste et larmoyant.

Amis spectateurs ne l’oubliez pas ! Le voyage de ce soir est triste. Votre commisération familiale et participative est de rigueur. 

On apprend que le blocus de Gaza est une « punition collective » après les excès des élus radicaux au pouvoir. Pas la moindre évocation des écoles chrétiennes pillées et fermées, des fillettes chrétiennes tenues de suivre la sharia et le port du voile.

Aucune réflexion sur ces gamines se roulant dans les vagues habillées de la tête aux pieds pour répondre à une vue restrictive de la pudeur féminine. Mais rappel à la pitié oblige, « aucune ne sait nager ». Allez donc nager un cent mètres crawlé avec un pantalon et un foulard sur la tête !

Les eaux de mer sont polluées à l’extrême ; les égouts s’y déversent directement, « car les Israéliens ont bombardé la station d’épuration ».

Les magasins aperçus regorgent de produits alimentaires mais… il y a toujours un « mais » en Palestine ; « mais explique le commerçant, ces produits sont Egyptiens. Les Israéliens ne nous envoient que des produits à la limite de la date d’expiration, et ici personne n’achète les produits qu’ils laissent entrer ».

Heureusement ma bonne dame qu’il reste les tunnels de Raffah que l’on visite sans problème. Ces tunnels poumon d’air pur qui ravitaille cette prison à ciel ouvert et.. « permettent aussi le passage de quelques armes » (sic)

Les étalages colorés croulent sous le poids de fruits divers « mais » … ces fruits viennent d’Israel qui nous envoie des produits zoug beth (seconde catégorie), et il y a des vers dans les mangues »

Tous ces vers accumulés pourraient au moins favoriser la pêche mais.. la pêche justement. Il n’y a plus de poisson, et la canonnière israélienne tire à vue sur les pêcheurs.

Nul rappel de l’indispensable surveillance de la frontière maritime pour éviter les approvisionnements d’armements lourds venu d’Iran.

Rien ne manque à ce tableau d’apocalypse.

Et pourtant si !

Il manque à cette opération de désinformation par l’image, de rappeler qu’en récupérant pétrole, Sinaï et complexes hôteliers de luxe construits par Israël, l’Egypte a refusé de récupérer ce minuscule territoire de Gaza qui lui appartient ; où elle a confiné ces malheureux cinq cent mille réfugiés de la guerre de 1948 sans aide, reconnaissance ni secours.

Ces réfugiés tellement « génocidés » par Israël qu’ils sont désormais trois fois plus nombreux.

Il manque de dire que Gaza est vide d’habitants Israéliens qui ont rendu ce territoire aux Palestiniens avec des serres en état, des habitations, des bâtiments publics et des viabilisations. Tout le bien collectif a été détruit, pillé pour des intérêts personnels.

On a vu des toiles de tentes et des taudis en ruine mais où sont les vues sur les superbes villas avec piscine des dirigeants ?

Israël fournit aux Palestiniens de Cisjordanie des stations d’épuration cataloguées au premier rang mondial pour leur efficacité. Pourquoi pas à Gaza ? Le gouvernement de Gaza reconnaît-il l’existence d’Israël ?

Cette reconnaissance mutuelle même virtuelle est le minimum commun pour établir des échanges, mais les marins de Thalassa n’étaient que de passage en terre inconnue ce vendredi.

Les exportations de roses et de fraises de Gaza se préparent à envahir les commerces européens avec l’aide d’Israël. Pourvu qu’une certaine sénatrice verte bien connue ne se targue pas de les boycotter à Carrefour en se trompant de cible. Ce serait encore de la faute d’Israël !

Alors chers amis de Thalassa, restez donc simplement Gens de mer pour nous offrir toujours plus de larges horizons. 

Fuyez ce misérabilisme idéologique forme moderne de recrutement des troupes de militants de base.

Laissez les hommes à leurs tristes querelles, où des enfants meurent sans raison, où les adultes ne font plus de rêves. 

Comprendre exige de rester au port et l’escale est pour vous bien trop brève !
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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 20:43
France 2 fait lanterner le CRIF


http://www.causeur.fr/france-2-fait-lanterner-le-crif,3328

 

 

Publié le 22 novembre 2009 à 06h50 13 réactionsImprimer

 

 

Cela fait maintenant plus d’un an que Patrick de Carolis, PDG de France Télévisions, a accepté la demande de Richard Prasquier, président du CRIF, de former un groupe d’experts pour faire toute la lumière possible sur l’affaire Enderlin-Al Dura. Réunies sous l’égide de Patrick Gaubert, président de la LICRA, les deux parties s’accordent pour faire venir Jamal Al Dura à Paris, pour qu’il soit soumis à des examens médico-légaux. Ceux-ci devraient confirmer, ou infirmer la version de France 2, selon laquelle il a été grièvement blessé par des tirs israéliens à Gaza le 30 septembre 2000. Aujourd’hui, Richard Prasquier s’impatiente et le fait savoir à Patrick de Carolis. Ce dernier argue du fait que, bloqué à Gaza, Jamal Al Dura, ne peut aller faire renouveler son passeport périmé à Ramallah. Les autorités israéliennes ont fait savoir à Richard Prasquier qu’à ce jour aucune demande de laissez-passer n’a été formulée ni par France 2, ni par Jamal Al Dura. Elles ajoutent qu’elles ne mettraient aucun obstacle à ses déplacements si une telle demande leur parvenait. Alors Patrick, qu’est-ce qu’on attend ?

Luc Rosenzweig

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 19:02
Un recadrage géographique et historique absolument essentiel, lorsqu'on voit avec quelle facilité sémantique (et ignorance qui tient lieu du on-dit) un dirigeant haut-placé de l'UMP à l'Assemblée Nationale, tel que Jean-François Copé, utilise une terminologie orientée pour désigner Gilo comme une "pomme de discorde" dans le conflit israélo-palestinien : http://www.slate.fr/story/13345/rstatu-quo-proche-orient-israel-palestine-france

Gilo, un quartier devenu une colonie…

 

 

http://www.un-echo-israel.net/Gilo-un-quartier-devenu-une


samedi 21 novembre 2009, par Jean-Marie Allafort


Depuis plusieurs jours, un concert tournant d’ailleurs à la cacophonie résonne sur toutes les ondes de radio, les chaînes de télé, les sites web et la presse écrite : "Israël va construire 900 nouveaux logements dans la colonie de Gilo à Jérusalem-Est".

Tout d’abord excusons les rédactions de New York, de Londres ou d’Amsterdam pour leur manque de connaissance de la géographie de Jérusalem : Gilo, quartier de quelque 32 000 habitants, se situe au sud-ouest de Jérusalem et non pas à l’est comme toutes les dépêches l’affirment. Même le Conseil Œcuménique des Églises, dont les membres ne savent manifestement pas où situer Gilo sur une carte, y est allé, depuis Genève, de sa protestation solennelle sur la seule foi de dépêches d’agences.

Doit-on aussi excuser ces mêmes rédactions pour leur courte mémoire et le changement de terminologie opéré en l’espace de quelques années ?
Au début de la seconde Intifada, dès octobre 2000, Gilo a été la cible de près d’une centaine de tirs en tout genre depuis la localité palestinienne de Beit Jalla. Les Tanzim pénétraient alors de force dans les maisons des chrétiens pour tirer sur Gilo, pour attirer la réplique israélienne et pouvoir dire que les Israéliens bombardaient les chrétiens. Une des premières victimes de ces tirs sur Gilo (seulement blessée heureusement) avait été une femme arabe. Il est vrai que récemment, la presse française, dont le vocabulaire est particulièrement indigent lorsqu’il s’agit de la réalité israélienne, a signalé le phénomène de la présence de « palestiniens » dans les « colonies » (traduction : on trouve dans des quartiers périphériques de Jérusalem des arabes de nationalité israélienne). A l’époque, la presse internationale ne parlait pas en général de colonies ou d’implantations mais bien "d’un quartier au sud de Jérusalem" (tiens, il y a 9 ans, on connaissait la géographie !). Heureusement pour nous, depuis Internet, les archives sont plus facilement accessibles et on peut constater cette évolution sémantique…

Située sur la plus haute colline de Jérusalem, à 850 m d’altitude, au-delà de la ligne verte, Gilo a été fondé en 1971. Lors de sa construction, aucune instance internationale ne protesta tant il était évident que ce quartier n’était pas construit au cœur d’une population palestinienne et qu’il n’était pas situé à Jérusalem-est. Gilo, contrairement à des implantations comme Maalé Adoumim, Pisgat Zéev ou Har Homa, ne fit presque jamais l’objet de controverses.
Aujourd’hui, les Palestiniens considèrent que ce quartier serait construit sur une terre volée appartenant à la ville de Beit Jalla près de Bethléem. En réalité, cette terre n’a jamais appartenu à des propriétaires arabes, et personne ne serait en mesure présenter un quelconque titre de propriété.

La classe politique israélienne dans son ensemble est unie pour déclarer haut et fort que Gilo ne peut être considéré comme une implantation. Le président de l’Etat, Shimon Pérès, est lui aussi monté au créneau pour répondre à la Maison Blanche qui s’indigne d’une telle décision d’Israël : "Le quartier de Gilo est une partie indivisible d’Israël" a déclaré le chef de l’Etat. Pour Israël, il n’est pas question de céder. Si Gilo est une implantation, d’autres quartiers de Jérusalem-ouest seront dans le collimateur des revendicateurs en tout genre.

Enfin, précisons que ce n’est pas le gouvernement d’Israël ni encore moins le Premier ministre Binyamin Netanyahu qui ont pris la décision de construire de nouveaux logements à Gilo mais la commission de planification de la ville de Jérusalem. Et pour être encore plus précis, la dite commission a seulement donné son feu vert à l’étude d’un tel projet et de nombreuses démarches restent encore à effectuer avant que les pelleteuses commencent à creuser dans le sol. Facile de mettre le feu aux poudres. Mission presque impossible que celle d’éteindre un incendie virtuel !

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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 14:38



Attirés par des prix abordables, des dizaines de familles palestiniennes s’installent dans les quartiers nouveaux que sont les implantations de peuplement juives. Moins religieux que Neve Yaacov, Pisgat Zeev attire de plus en plus de Palestiniens, « surtout des Arabes israéliens du Nord et des chrétiens de Jérusalem », précise Basel. Ce chrétien de Nazareth reconnaît se sentir plus à l’aise dans cette banlieue occidentalisée que dans l’atmosphère conservatrice de Beit Hanina. « Ici, je peux me promener en short et faire moins attention à ce que je porte », ajoute Inès, son épouse.

"Acheter dans ces implantations est le seul moyen de libérer les terres palestiniennes".


Le phénomène ne concerne encore que quelques centaines de familles palestiniennes, mais la tendance « est en train de s’amplifier », estime Meir Margalit, élu du conseil municipal de Jérusalem pour le parti Meretz (gauche pacifiste).


Pour lire la suite : http://www.resiliencetv.fr/?p=5746



Par Gad
- Publié dans : CYNISME/DESINFORMATION - Communauté : L'Equipe J.A.G - TOP NEWS -
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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 23:07
Eau et énergie au Proche Orient

http://www.primo-info.eu/impression.php?numdoc=Ed-103643809
L’eau…ces méchants 'colons' israéliens assoiffent les Palestiniens. Primo, dans les prochains jours fera un état des lieux complet de la situation au Proche Orient avec Norbert Lipszyc*, un des meilleurs spécialistes que l’on puisse trouver dans ce domaine. Journalistes et commentateurs ne pourront plus lire les dépêches AFP, les déclarations de l’ONU et les communiqués d’AMNESTY de la même manière. (Propos recueillis par Josiane Sberro)

On ne peut parler de l’eau sans parler de l’énergie. Ces deux sujets sont intrinsèquement mêlés.

Dans les médias, l’accusation de « l’eau volée par Israël » est une donnée récurrente. Cette campagne refait surface en ce moment dans nombre de quotidiens.

L’observation des débats nous permet de remarquer que ces campagnes mensongères sur l’eau au Proche-Orient sont toujours le signe d’un blocage de la situation politique sur le terrain.

De, plus, depuis 1981, l’eau prétendument volée est une accusation toujours annonciatrice de campagne de terrorisme ou de violente campagne anti-israélienne.

 


Problèmes liés à la consommation


Contrairement à l’opinion générale, la technologie n’est pas la cause mais bien la solution aux problèmes posés.

La consommation d’eau en Israël était de 2 milliards de m3 pour l’année 2000 à l’identique de la consommation de 1977.

La quantité d’eau disponible en Israël ne varie pas, mais s’y ajoutent le produit du dessalement et 72% d’eaux recyclées réservées à l’agriculture.
Dans le domaine du recyclage des eaux usées, Israël est champion du monde toutes catégories.

Selon les critères de l’ONU, une consommation raisonnable s’élève à 1000 m3 annuels par habitant, la zone de pénurie commençant à 500 m3 annuels par habitant.

Compte tenu de la réserve d’eau disponible en Israël, la consommation annuelle par habitant n’est que de 300 m3 pour les Israéliens et de 190 m3 en Cisjordanie. Gaza présente des différences majeures avec la Cisjordanie.

En comparaison, elle est de 1200 m3 en Syrie et de 3000 m3 en France.

Comme son voisin la Jordanie, Israël souffre d’un manque d’eau endémique.

Contrairement à ce qui est diffusé ici et là sur le problème de l’eau, les échanges israélo-palestiniens connaissent une progression, signe d’une entente réelle. La dépendance des uns par rapport aux autres est de l’ordre du vital pour les deux parties.

Les municipalités d’Israël et de Cisjordanie travaillent en coordination pour améliorer les systèmes de recyclage des eaux usées, totalement inexistants en Cisjordanie jusque-là.

De nombreuses usines de traitement des eaux ont été construites afin d’éviter la pollution des nappes phréatiques.

Le système israélien est réputé pour ses performances. Il est largement vendu aux pays arabes environnants par des sociétés d’ingénierie palestiniennes qui trouvent là une confortable source de profits. Personne, et surtout pas les Palestiniens, n’y trouvent à redire.

Les médias français et européens, volontairement ou pas, ignorent tout du problème.

Projections de la consommation


Les prévisions sont pessimistes. Au vu de la démographie et des besoins de la vie moderne en 2025, Israël ne disposera plus que de 150 m3 d’eau par Israélien et de 40 m3 par Palestinien, ce qui est très en dessous de l’état de pénurie déclarée selon les normes internationales.

Mais il y a une prise de conscience commune. L’objectif est qu’en 2025 Israël, la Jordanie et la Palestine aient les mêmes taux de consommation par habitant qu’Israël. C’est donc bien une situation de crise qui se dessine dans un avenir immédiat ; il faut noter que les accords d’Oslo l’avaient déjà prise en compte.

Certaines difficultés dans la gestion du problème sont dues aux textes de loi qui régissent la propriété du sous-sol. Ils sont différents en Jordanie (applicables en Cisjordanie) de ce qu’ils sont en Egypte (applicables à Gaza). Les lois jordanienne et israélienne en la matière sont très semblables car elles sont dérivées du droit anglais.

En Israël comme en Jordanie, la gestion du sous-sol est réservée aux plans nationaux de gestion du territoire. Creuser un puits est interdit au particulier pour préserver l’état des nappes phréatiques et lorsqu’un puits est creusé, l’Etat définit le volume d’eau qu’on est autorisé à en tirer.

A Gaza, c’est le droit égyptien qui s’applique. Le sol et le sous-sol appartiennent en intégralité au propriétaire du terrain. D’où le droit de creuser des puits sans en référer à un plan d’intérêt général.

Il s’ensuit des forages abusifs et des prélèvements trop importants provoquant des infiltrations d’eau salée, qui rendent le puits définitivement inutilisable.

La situation anarchique de Gaza fait de ce problème un drame sans équivalent, malgré le fait qu’en quittant leurs implantations, les Israéliens ont laissé des installations en parfait état de marche.

Les tuyaux ont été pillés par des particuliers. Mais, le plus souvent, ils ont été récupérés par des bandes organisées proches du Hamas ou du Djihad Islamique pour fabriquer des missiles Kassam. Les civils israéliens ont assez peu goûté d’en recevoir sur les maisons et écoles dans ce curieux renvoi à l’expéditeur.

Pour acheminer l’eau aux particuliers, il ne reste plus aucune infrastructure sur ce territoire qui ne comporte pas le moindre cours d’eau.

Mais où la responsabilité des Israéliens est-elle engagée dans cette gestion anarchique ?

Les villes Israéliennes sont desservies par le réseau national Mékorot qui crée les canalisations et les entretient. Pour des raisons politiques compréhensibles, la Cisjordanie préfère garder son indépendance.

Elle reçoit de très importantes aides financières européennes et internationales à cet effet, mais les crédits sont-ils utilisés à édifier un réseau digne de ce nom ? Qui s’en soucie ?


D’où viennent les ressources aquifères d’Israël ?


30% de l’eau potable provient du lac de Tibériade. 60% de la nappe phréatique est située sous les monts de Samarie, en grande partie donc sous le territoire palestinien.

Les droits historiques, définis par les conventions internationales sur les riverains, appartiennent juridiquement à 90% à Israël au sens du Droit international. En effet, ces nappes alimentent toutes les rivières dont les sources sont entièrement dans les limites d’Israël d’avant 1967.

Les eaux d’Israël sont donc bien juridiquement israéliennes. Néanmoins, Israël reconnaît à l’Autorité palestinienne le droit d’exploiter une part nettement plus importante que les 10% environ que le Droit leur accorde. Et Israël fournit chaque année à la Jordanie 50 millions de m3 en provenance du Lac de Tibériade.

Dans le Néguev, les pluies sont rares mais très abondantes quand elles surviennent. La terre étant trop desséchée pour l’absorber, cette eau était perdue en grande partie.

Depuis quelques années, de nombreuses petites installations ont été construites dans les lits des oueds afin de favoriser l’infiltration des eaux de ruissellement dans les nappes phréatiques.

 


La technologie Israélienne


Un système ingénieux et simple de mini barrages dans tout le Néguev permet aujourd’hui une récupération conséquente et inespérée des eaux de pluie.


Refleurir le Néguev



S’y ajoute le développement de systèmes agraires nabatéens remis à l’honneur. Le Néguev retrouve aujourd’hui des zones agricoles importantes sans irrigation.

Le développement de l’agriculture dans ces zones désertiques favorise peu à peu un nouveau cycle d’humidification et de pluviométrie.

La technologie développe des moyens efficaces pour économiser l’eau autant que faire se peut dans les installations domestiques.

Incitations à l’économie (y compris par l’augmentation drastique du prix de l’eau à la consommation) et surtout campagne de communication et d’éducation dans les écoles.

Dans la recherche sur le dessalement de l’eau de mer, Israël occupe une place prépondérante, par rapport aux pays développés. L’usine d’Ashkelon ne restera pas isolée. Cinq nouvelles usines sont planifiées. La technologie israélienne collabore avec la haute ingénierie française (Veolia et Suez Environnement) et fournit ses savoir-faire.

Le Canal Mer Rouge-Mer Morte est en prévision malgré les craintes d’incompatibilité entre ces eaux et leurs conséquences sur la biosphère.

Si ce projet ne devait pas aboutir, la situation serait sans issue et la Mer morte risquerait de disparaître d’ici trente ans.

 


Les énergies


Dans sa lutte pour la diminution de CO², Israël va plus loin que les recommandations de Kyoto.

Sur le plan des biocarburants, Israël développe des technologies révolutionnaires qui n’utilisent pas d’oléagineux, ceux-ci étant réservés à l’alimentation humaine.

Utilisation des déchets des olives, et d’une plante « la Jatropha », très riche en huile non consommable et qui pousse dans le désert.

Le gaz naturel découvert au large de Haïfa représente 88 milliards de m3 et probablement beaucoup plus, soit 25 ans d’énergie totale pour le pays.

La voiture électrique fait son entrée en force suite à un bon jumelage avec Renault. Israël fournit son savoir-faire pour l’échange instantané des batteries de ces véhicules électriques, au moyen d’un maillage de stations service spécialement équipées.

La société Ormat et plusieurs autres entreprises sont à l’avant-garde de la géothermie. Ces firmes israéliennes sont les leaders mondiaux pour les centrales thermo-solaires de grande capacité comme de petites dimensions. (1)


Conclusion


On peut remarquer qu’il n’y a pas de Parti Vert en Israël. La Hévra le Haganat Hatéva existe depuis 1952, faisant suite à l’association des professeurs de botanique qui l’avait précédée. Le développement durable est un terme intrinsèque à la philosophie juive et au Talmud.


Toute législation liée au développement durable en Israël est élaborée par des ONG reconnues. Ces ONG présentent leurs projets en même temps aux différents partis politiques de la Knesset, afin de les faire voter conjointement.


Ce système favorise un dialogue permanent des ONG avec le terrain et la population. C’est une sensibilisation du public et non une position politique.


Les écoles sont systématiquement insérées par les « Beit Sefer Saddé ». Tout écolier y fait un stage pour apprendre le geste utile. (Ci-contre une photo de l'établissement)


Information et formation tous azimuts


Les enfants sont concernés en première ligne.

La formation des officiers de Tsahal comprend un module de formation au développement durable.

Les jeunes femmes peuvent faire leur service comme instructrices dans les sections de « Tevah ».

La terre d’Israël est très riche sur le plan de la biodiversité. La protection de cet environnement est intrinsèque à la culture juive.

Malgré 2000 ans de rupture avec cette terre, les Israéliens d’aujourd’hui ont repris cette tradition dont la première consiste à « connaître son pays avec les pieds ». La randonnée est un sport national.

A lire ce propos, on comprend mal les dérives permanentes de la presse française (Lire Le Figaro du 24 octobre) présentant Israël comme un pays dévastateur et captateur des richesses naturelles qui, on peut le constater, sont pourtant bien rares sur ce bout de terre.

C’est le pays développé dont le pourcentage de la surface consacré aux réserves naturelles est le plus important du monde. Sous son impulsion et avec ses conseils, cette politique s’est depuis étendue à la Jordanie.

Bout de terre arraché aux marécages et qui ne serait rien sans l’acharnement et l’ingéniosité des Israéliens. Dans la solitude et l’animosité permanentes, ils font beaucoup avec bien peu.

(1) «En Israël, l'innovation est au pouvoir» : Anne-Marie Idrac a lancé cette petite phrase avec une pointe d'envie, lors d'une visite à Jérusalem, la semaine dernière. La secrétaire d'État chargée du Commerce extérieur faisait allusion à la réussite d'Israël dans la haute technologie grâce à une myriade de start-up et de PME. Un succès qui ne doit rien au hasard. Israël consacre l'équivalent de 5 % de son PIB à la recherche et au développement alors que ce pourcentage atteint péniblement les 2 % en France. Elle assistait à une démonstration d’un nouveau concept de chargement rapide des batteries pour Renault Mégane électriques ainsi que de leur remplacement dans des stations services.


* Norbert Lipszyc représente en France la SPNI ou Société pour la Protection de la Nature en Israël. (Hévrat léhaganat hateva en hébreu). La SPNI est un peu le pendant du réseau associatif France-Nature Environnement, qui se décline dans toutes les régions de France.(Lire également du même auteur dans la rubrique 'Idées reçues' : L'eau dans les relations israélo-arabes', un document de 2004

© Photos Primo

Norbert Lipszyc
© Primo, 15-11-2009
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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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