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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 23:26

Un Suédois qui s’interroge

[Jeudi 12/11/2009 21:20]

 

Le très célèbre journaliste suédois, Donald Bostrom, regrette, d’une certaine manière, l’article qui lui avait valu les honneurs de la scène internationale, et une invitation officielle au parlement algérien où il avait été reçu pour son  « professionnalisme » et son « objectivité ».

En effet, le trafic d’organes imaginaire peut rapporter gros, et même si les victimes de la calomnie ne récoltent que la haine et le mépris d’un monde plus aveuglé qu’éclairé, ceux qui savent en parler en sont les principaux bénéficiaires.

Le journaliste, commençant à comprendre qu’il n’est qu’un pantin dans les mains d’organismes pour lesquels les droits de l’homme ne sont que des cartes politiques, et que ses admirateurs se servent de lui bien plus qu’il ne se sert d’eux, fait machine arrière.

Les sourires avides de ses hôtes l’indisposent. En pratique, il vient d’annoncer au Liban qu’il ne viendrait pas chez eux pour donner une conférence pour laquelle il a été invité.

« J’ai compris que, cette fois-ci, il ne s’agit pas d’un événement journalistique professionnel, mais également d’un événement politisé. Je n’avais pas envie d’être associé aux déclarations de ces groupes politiques », a déclaré le journaliste au micro de la Deuxième chaîne.

Donald se trouve en ce moment en Israël, et l’accueil simplement humain qu’il a rencontré l’a mis paradoxalement mal à l’aise. « Il est évident que j’aurais rédigé mon article avec beaucoup de différences, si je l’avais écrit aujourd’hui. »

Invité au congrès de la ville de Dimona, dans le Néguev, il a déclaré: « J’ai été étonné de voir l’ouverture et le courage démocratique d’Israël qui a accepté de me rencontrer, de dialoguer avec moi ; j’ai beaucoup apprécié cela. »

Il a tiré ses propres conclusions: « En fait, les médias, chez vous en Israël, ont fait preuve de beaucoup plus d’ouverture d’esprit et ont été bien plus précis à mon sujet et au sujet de cette affaire que la presse suédoise.»

Se dédisant de ses propos, il a déclaré: « J’ai été exploité. Ça m’a révolté. Chacun veut donner ses interprétations personnelles et on m’a exploité de tous les côtés. »

Va-t-il ouvrir la voie à Goldstone, qui, comme nous le savons, est invité par le maire de Sdéroth ? Le juge sud-africain a exprimé une forme similaire de regrets, quand il s’est déclaré déçu que les accusations portées contre le Hamas avaient été royalement ignorées par l’ONU.

 

par Yéochoua Sultan
http://www.actu.co.il/
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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 13:44

BLOG-NOTE DU 9 NOVEMBRE 2009

William Goldnadel
http://www.objectif-info.com/assets/images/goldnadel.gif
 
CHANGEMENT DE TACTIQUE
 
La décérébration, unique dans l'histoire du monde, au regard de la surinformation médiatique des esprits, réside autant dans ce qui est répété faussement que dans ce qui est celé soigneusement.
Ainsi, pour illustrer la pensée de Claude Lévi-Strauss, la presse qui formate a cité ad nauseam sa critique d'un nationalisme outrancier, histoire de moquer un peu le concept d'identité nationale.
Mais la même s'est bien gardée de rappeler que l'auteur de «Tristes Tropiques» avait confié que les contacts qu'il avait eus avec le monde arabe lui avaient inspiré «une indéracinable antipathie» (interview le Nouvel Obs).
Celle qui oppresse en douceur a oublié, pour célébrer l'anthropologue défunt, de rappeler cette observation :
« Tout l'Islam semble être, en effet, une méthode pour développer dans l'esprit des croyants des conflits insurmontables, quitte à les sauver par la suite en leur proposant des solutions d'une très grande (mais trop grande) simplicité. D'une main on les précipite, de l'autre on les retire au bord de l'abîme. Vous inquiétez-vous de la vertu de vos épouses ou de vos filles pendant que vous êtes en campagne ? Rien de plus simple voilez-les et cloîtrez-les.
C'est ainsi qu'on en arrive au burkah moderne, semblable à un appareil orthopédique avec sa coupe compliquée, ses guichets en passementerie pour la vision, ses boutons-pression et ses cordonnets, le lourd tissu dont il est fait pour s'adapter exactement aux contours du corps humain tout en le dissimulant aussi complètement que possible. (...) Grande religion qui se fonde moins sur l'évidence d'une révélation que sur l'impuissance à nouer des liens au-dehors. En face de la bienveillance universelle du bouddhisme, du désir chrétien de dialogue, l'intolérance musulmane adopte une forme inconsciente chez ceux qui s'en rendent coupables ; car s'ils ne cherchent pas toujours, de façon brutale, à amener autrui à partager leur vérité, ils sont pourtant (et c'est plus grave) incapables de supporter l'existence d'autrui comme autrui. Le seul moyen pour eux de se mettre à l'abri du doute et de l'humiliation consiste dans une «néantisation» d'autrui, considéré comme témoins d'une autrefois et d'une autre conduite. La fraternité islamique est la converse d'une exclusive contre les infidèles qui ne peut pas s'avouer, puisque, en se reconnaissant comme telles, elle équivaudrait à les reconnaître eux-mêmes comme existants. (...) Ainsi l'islam qui, dans le Proche-Orient, fut l'inventeur de la tolérance, pardonne mal aux non-musulmans de ne pas abjurer leur foi au profit de la sienne, puisqu'elle assure toutes les autres la supériorité écrasante de les respecter ».
Mais c'est sans doute par charité envers le grand disparu que la presse n'a pas rappelé ce qui précède, de crainte que celui-ci ne soit  frappé d'une fatwa à titre posthume.
 
On a beaucoup parlé du dernier songe d'Attali en matière d'antisémitisme, mais on ne parlera pas dans la presse française de la mise en cause par son fondateur, Robert Bernstein, de l'association Human Rights Watch. Dans un article très commenté outre-Atlantique du New York Times (20 octobre), Bernstein qui présida l'organisation jusqu'en 1998, considère que celle-ci s'est dévoyée dans un anti-israélisme obsessionnel.
Déjà, les journaux hexagonaux étaient restés discrets sur les informations récentes sur les rapports financiers entre l'O.N.G. béatifiée et l'Arabie Saoudite.
Même mutisme lorsque l'association a été contrainte de se séparer dernièrement de Marc Garlasco, responsable des questions militaires, il y a peu encensé pour ses rapports critiques envers Tsahal à Gaza, mais convaincu aujourd'hui de fascination pour le nazisme.
Car en France médiatique, on tape sur les diaboliques Etats, pas sur les sacro-saintes Organisations Non Gouvernementales.
 
On parlera longtemps encore, et avec délectation, du rapport Goldstone ; en revanche nul ne perdra son temps à rappeler que le président de l'Assemblée Générale onusienne qui vient d'entériner le torchon précité, le libyen Ali Triki, n'est autre que l'auteur d'un discours thuriféraire à l'égard d'Adolf Hitler et de son œuvre humanitaire.
Symbole surréaliste de la folie des temps.
Rendons ici hommage au sens de la mesure de la presse française : comme le Quai d'Orsay, elle s'abstient.
 
À ce degré de dégénérescence, on se demande toujours, moi le premier, ce que devraient faire les principales victimes expiatoires des délits et dénis médiatiques.
S'agissant d'Israël, on m'a adressé un article intéressant de Daniel Greenfield intitulé «Pourquoi Israël perd les guerres médiatiques».
L'auteur y développe une analyse pugnace, qu’il m'arrive, par gros temps, de préconiser :
« Plus Israël a voulu montrer sa bonne volonté, plus il s'est trouvé acculé à la défensive. L'objectif des gouvernements israéliens successifs n'est plus d'être une grande nation ni une nation forte, mais d'être une nation qui plaise à tout le monde. (...) Plus Israël a été sur la défensive, plus le terrorisme et la diabolisation Israël sont devenus terribles. C'est tout à fait naturel, quand on bat en retraite, le feu de l’ennemi n’en devient que plus nourri».
Pour apporter mon eau rance à ce moulin à broyer des grains amers, je citerai cette phrase de notre bon vieux Freud, dans sa correspondance à son disciple Eitigon (23 septembre 1927) : « Je vais essayer avec ce changement de tactique -- un peu tardif toutefois. J'ai toujours été le tolérant qui voulait provoquer l'apaisement. Cela ne m'a pas servi à grand-chose, ce sont les autres qui ont eu le besoin de m'attribuer une dose d'intolérance et d'agression qui n'a jamais été la mienne. Je veux à présent leur faire ce plaisir : désormais je compte être l'exigeant le sévère, l'insatisfait. J'en ai plus le droit qu’eux ».
 
Et nous donc.
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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 19:36

dimanche 8 novembre 2009



http://zedanatole.blogspot.com/2009/11/pour-cluzet-une-tentative-dassassinat.html

Invité du journal de 13h de France 2, le comédien François Cluzet a cru bon, à l'occasion d'une discussion sur l'identité nationale française mais sans rapport évident avec cette question, de soutenir le franco-palestinien Salah Hamouri, qui purge actuellement une peine de prison de 7 ans en Israël pour avoir projeté d'y assassiner le rabbin Ovadia Yossef.

Or, monsieur Cluzet a prétendu au cours de son intervention que M. Hamouri était emprisonné pour "délit d'opinion". Plus précisément, selon monsieur Cluzet, M. Hamouri aurait été emprisonné pour avoir critiqué la colonisation par Israël de territoires palestiniens.

Monsieur Cluzet ne sait pas de quoi il parle : contrairement à ce qu'il veut croire et faire croire, Israël est une  démocratie, la palette des opinions qui s'y expriment est d'ailleurs autrement plus large que celles que, de fait, on trouve dans notre propre pays, et ceux qui, à tort ou à raison, condamnent la "colonisation" de "territoires palestiniens" y font tous les jours, et sans prendre le moindre risque, entendre leur voix dans les médias israëliens (et, évidemment, partout ailleurs).
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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 09:44

MEMRI    Middle East Media Research Institute

 

Lancement de MEMRI TV en FRANCAIS

 

Depuis 2004, MEMRI TV effectue 16 heures sur 24 la veille médiatique de 90 chaînes des pays du Moyen-Orient, des chaînes d´Etat et des chaînes privées qui diffusent en arabe et en farsi. Près de 2000 minutes d´extraits vidéo sous-titrés en anglais ont été mis en ligne sur www.memritv.org. Tous les extraits sont référenciés (date et source).

 

Aujourd´hui, MEMRI TV lance une section en français : une cinquantaine de clips sous-titrés en français sont déjà mis en ligne sur http://www.memritv.org/francais . Les thèmes abordés sont nombreux et diversifiés : droits de l´homme et de la femme, incitation à la violence et à l´antisémitisme, enjeux et rivalités politiques, réforme dans les Etats islamiques…

 

CONSULTER GRATUITEMENT MEMRI TV EN FRANÇAIS : http://www.memritv.org/francais

 

Veuillez transférer ce mail à vos amis pour les informer de l´ouverture du site de MEMRI TV en français.

 

 

 

 

Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site www.memri.org/french.

 

Veuillez adresser vos emails à memri@memrieurope.org.

 

Le MEMRI détient les droits d´auteur sur toutes ses traductions. Celles-ci ne peuvent être citées qu´avec mention de la source.

 

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 08:18

La question de l'eau, chiffres et données 

Lettre de Jérusalem de Angelo Pezzana, le 7 août 2009


adapté par Danielle Elinor Guez


http://www.informazionecorretta.it/main.php?mediaId=115&sez=120&id=30508


Dans les journaux anti-israéliens, on parle du problème de l'eau de façon récurrente. L’idéologie qui les guide se satisfait d'un simple commentaire politico-démagogique alors qu’il est nécessaire d'avoir de bonnes connaissances techniques pour comprendre ce sujet.

L'impression qu'en retire le lecteur c'est qu'en Israël les robinets sont toujours ouverts au détriment des Arabes présentés comme ceux à qui on dérobe l'eau. Beaucoup de têtes pensantes l'écrivent, les lecteurs « d’Informazione Corretta » le savent, et bien sûr parmi les agences de presse nous trouvons comme toujours en tête l’ANSA [AFP italienne].

Cette désinvolture dans la description des faits n'existe pas seulement en Italie. La BBC est sans doute la plus virulente des télévisions européennes en ne perdant jamais une occasion de présenter l'État hébreu sous le jour le plus noir, alors quand se produit un reportage sur l'eau, pour la prestigieuse télévision anglaise c'est « du pain béni ». Récemment elle a diffusé un reportage qui affirmait qu'en Cisjordanie et à Gaza, les Israéliens consommaient quatre fois plus d'eau que les Palestiniens, une information reprise d'un rapport de la Banque mondiale. Parce que c'est comme ça que fonctionne la chaîne de transmission de la désinformation. La Banque mondiale a publié un rapport superficiel, qui n'analyse pas les causes et ne cite que des sources palestiniennes et avec le prestige de la BBC qui reprend cette information, la nouvelle finit dans nos médias comme si c'était une vérité évidente.

Les faits sont différents. Cela a été révélé avec des chiffres et des données par le colonel Amnon Cohen, chef du département des infrastructures civiles, qui définit comme « injuste et sans fondement » les informations diffusées par ce rapport.

Il faut dire que le rapport de la banque mondiale mettait Gaza avec la Cisjordanie mais étant donné qu'il n'y a plus aucun israélien dans la bande de Gaza, il est facile de voir avec quelle précision travaille la Banque mondiale quand il s'agit d'Israël.

Mais revenons aux chiffres, qui montrent qu'Israël a créé des infrastructures qui s'occupent de la gestion des ressources d'eau, tandis que le niveau d’implication de l'Autorité palestinienne est comparable, par manque de prise de décisions, à celui d'un pays du tiers monde.

En réponse à la plainte de la Banque mondiale, Cohen a déclaré qu'en 2007 les Palestiniens recevaient 47 millions de mètres cubes d'eau, en 2008 plus de 52 millions. Il a ajouté qu'un an auparavant, l'Autorité Palestinienne avait reçu l'usage d'un terrain sur la côte méditerranéenne près de la ville de Hadera, pour construire une usine de déssalement d'eau qui, si elle était opérative, pourrait fournir 100 millions de mètres cubes d’eau potable par an.

Mais c'est resté un projet sur le papier pour l'Autorité Palestinienne qui préfère l'inaction, cela lui permet de continuer à accuser Israël.

Par contre là [en Israël], l'utilisation de l'eau est régie par des lois strictes pour éviter le gaspillage et ceux qui les enfreignent sont soumis à des amendes… salées.

Mais tout cela ne semble pas intéresser les Palestiniens. La question de l'eau apparaîtrait complètement différente si ces informations venaient à être diffusées. C'est sans doute pour cela qu'elles ne le sont pas.

adapté par Danielle Elinor Guez

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 17:29
FIJ : "Les médias israéliens sont parmi les plus libres du monde"
I

 

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1257417381908&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull


La Fédération internationale des journalistes (FIJ) et la Fédération nationale des journalistes israéliens (FNJI) se réconcilient. Le groupe israélien avait été expulsé en juin dernier.

"Réunion de réconciliation" des journalistes à Tel-Aviv, cette semaine.
Photo: DR , JPost

Un accord a été conclu lors d'une réunion d'urgence, lundi 5 novembre à Tel-Aviv. Parmi les conciliateurs : Aidan White, secrétaire général de la FIJ, Michael Klehm et Andreas Bittner, représentant la Fédération des journalistes allemands, et Franco Siddi, secrétaire général du syndicat italien.

Les propositions de la réunion seront présentées lors d'une assemblée spéciale du Comité exécutif de la FIJ, à Bruxelles le 14 novembre prochain. La longue liste de suggestions doit y être discutée avant d'être ratifiée.

Franco Siddi tenait à restaurer l'entente avec la presse israélienne : "Eliminer la contribution des journalistes israéliens à notre fédération internationale était inconcevable. Les médias israéliens sont parmi les plus indépendants du monde, et leurs voix sont un élément essentiel de la FIJ, fondée sur la démocratie et des principes éthiques", a-t-il déclaré.

Un compromis a, par ailleurs, été trouvé au sujet de l'un des plus gros différends qui opposaient les deux parties : le paiement des cotisations à la FIJ. Selon l'accord, le syndicat israélien réglera une somme plus proche de celles payées par d'autres médias du Moyen-Orient (plutôt que celles des médias européens). La fédération remboursera aussi la moitié de ce que lui réclame la FIJ.

Pourtant, selon Yossi Bar-Moha, de l'Association des journalistes de Tel-Aviv, le débat central concerne "le statut complet et équitable des journalistes israéliens au sein de la FIJ."

En effet, la fédération avait été accusée d'ostracisme par certains de ses collègues arabes et une enquête sur la liberté de la presse à Gaza, après l'opération Plomb durci, avait été ouverte sans accord préliminaire avec les représentants israéliens.

White a déploré ce manque de communication et assuré que tout le monde prendrait plus de précautions à l'avenir.

La liste que lira le Comité exécutif de la FIJ, dans une semaine, propose :

1) Une réunion annuelle entre les dirigeants de la FIJ et de la FNJI pour revoir leurs relations ;
2) L'invitation d'Israël à une réunion prévue l'année prochaine en Sardaigne, pour les journalistes de la Méditerranée ;
3) L'organisation d'une réunion en Israël pour discuter de l'Initiative du Journalisme éthique de la FIJ - une campagne mondiale visant à améliorer les normes des médias ;
4) L'organisation en Allemagne d'une rencontre entre journalistes israéliens et palestiniens, avec le soutien de la Fédération des journalistes allemands ;
5) Un meilleur engagement des journalistes israéliens dans la branche européenne de la FIJ.

"Cet accord va approfondir le travail de nos collègues israéliens dans la région. S'il porte ses fruits, ce sera bénéfique pour l'ensemble de la communauté journalistique, à l'intérieur et à l'extérieur du pays", commente White.

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 09:08

objectif-infofr4.gif

L’absence de toute critique envers la Palestine

Éditorial du Wall Street Journal du 2 Novembre 2009
http://www.objectif-info.com/index.php?id=1261

 

Titre original de l'article : Palestine's Missing Critics

 

Traduction: Objectif-info

 

Où sont les dénonciations des atrocités commises par Ramallah ?

 

Israël fait l’objet des critiques le plus sévères en défense des droits des Palestiniens. Nous sommes donc curieux d’observer les conséquences, ou l’absence de conséquences, des révélations sur les brutalités commises en permanence par l'Autorité palestinienne contre ses propres administrés en Cisjordanie, au moment où elle bénéficie d’un flot bien entretenu de dollars et d’euros.

 

Haitham Arar, un important responsable de l’Autorité Palestinienne qui parlait ouvertement des abus commis, a été cité par The Daily Mail il y a un peu plus d’une semaine. C’était à la suite d’un reportage du magazine dominical de janvier qui illustrait les tabassages, le fouet, les agressions à la perceuse électrique et autres formes de torture appliqués à quiconque semble contester l’autorité du Fatah, le parti de Mahmoud Abbas. Le meurtre et le viol sont aussi d’un usage banal.

 

Comme le souligne Tom Gross, un expert du Moyen-Orient, les seules informations sur ce sujet émanent d’un journal occidental qui a pris la peine d’écrire quelque chose sur le sujet. Si un peu d’encre a coulé pour décrire les méthodes brutales du Hamas, on a été beaucoup plus discret pour les abus du Fatah depuis que Yasser Arafat a pris le contrôle de la majeure partie du territoire en 1993. Pire encore, les gouvernements occidentaux soutiennent cette violence fratricide à travers une aide dont le volume est toujours croissant. A la date du 15 septembre, l'Union européenne a apporté 268 millions d’€ à l'Autorité depuis le début de l’année, et en juillet les États-Unis ont consenti une rallonge de 200 millions.

 

L'argent va pas cesser de couler maintenant, au moment où Ramallah n'essaye même plus de cacher les mauvais traitements qu’il inflige. La réponse de Westminster s’est limitée à l’envoi d’officiers en Cisjordanie pour apprendre aux forces de l’Autorité comment agir sans torturer les détenus.

 

Voila où nous en sommes face à ces crimes contre la morale. Quand la Grande-Bretagne est accusée de complicité avec les États-Unis pour des interrogatoires, des procès, des enquêtes, les menaces de mise en jugement de Tony Blair pour crime de guerre arrivent rapidement. Quand Israël attaque le Hamas afin d’en finir avec les tirs de fusées sur son sol, il risque d’être trainé devant la cour pénale internationale. Mais quand les Occidentaux envoient des milliards à un gouvernement palestinien dont les sévices permanents sont sur la place publique, il y a un silence quasi total.

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 00:04

La théorie des ensembles

[Jeudi 15/10/2009 23:12]

 

Les valeurs sont-elles considérées pour ce qu’elles sont ou en fonction d’un classement imposé par des systèmes ?

Si on pose une question qui porte sur une valeur morale, sur un fait historique réel ou sur un canard difficilement vérifiable, les personnes interrogées sont souvent incapables d’émettre une opinion qui leur soit propre et qui ressorte d’une analyse approfondie.

Même si une troisième catégorie existe – qui départage ceux dont l’opinion est réfléchie et ceux dont l’opinion est imposée par influence – et qu’elle inclut les honnêtes gens qui ne sont pas nécessairement tentés de se pencher sur des problèmes éloignés de leurs centres d’intérêt, beaucoup attendent qu’on leur mâche le travail et que des instances autorisées pensent à leur place. Pour qu’ils aient la conviction de s’être forgé une opinion d’une manière autonome, on les aiguille sur la « bonne voie » par des cheminements jonchés d’associations d’idées.

Cette dialectique binaire n’admet que le blanc et le noir. Trop contrastée, elle n’admet aucune des nuances ou des gris qui existent entre les deux, ce qui est d’autant plus surprenant que pour vendre les premiers ordinateurs présentés au public, avant les écrans en couleurs, le principal argument de vente insistait sur le nombre de gris.

La superficialité aidant, on établira une ligne arbitraire entre les bonnes et les mauvaises idées ou décisions, entre les événements jugés vrais ou faux en fonction des groupes ou des mouvements qui s’y identifient. La peur viscérale des « étiquettes », celle qui va départager les pensants entre « modérés » et « fanatiques », partisans et opposants à la paix ou à d’autres causes louables ou indéfendables sert, comme nous l’avons vu tantôt, une force qui permet de régner. Cependant, la ligne évoquée ci-dessus étant arbitraire autant qu’artificielle, elle aura besoin d’être sans cesse ressassée, rabâchée par le pouvoir médiatique, pour ne pas s’estomper.

Les arguments, qui n’en sont plus, procèdent d’un langage de fustigation allant de l’indignation à la colère et qui exprime l’avis des gens bien pensants. Les affligés par les pensées à dénoncer infligent de vives critiques à ceux qui heurtent les opinions admises.

La confiance aveugle dans des versions officielles ne pouvant faire l’ombre d’un doute, non pas parce qu’elles sont tangibles mais précisément parce qu’elles sont officielles, s’inscrit dans cette même théorie des ensembles qui distingue l’admis de l’inadmissible.

Bien entendu, le but de ce propos n’est pas d’émettre des doutes quant au débarquement en Normandie, ou à la découverte de l’Amérique par Colomb, qui avait d’abord pris ce continent pour les Indes qu’il avait voulu rejoindre en se dirigeant vers l’Ouest, ayant su que la terre était ronde mais n’ayant pas su que d’autres terres existaient entre la frontière occidentale naturelle de l’Europe et l’Asie. Il ne pouvait pas, à l’époque, contrairement à Gagarine, prendre suffisamment de recul pour avoir une vue d’ensemble de l’espace.

Ce qui est préoccupant, c’est la distinction entre certaines versions officielles et les réserves, voire l’incrédulité, qu’elles suscitent, et dont la fiabilité relève plus de la confiance que de preuves formelles.

Mais avant de se pencher sur l’esprit critique qui s’attaque aux détracteurs de l’officiel sans jamais remettre  en doute ce dernier, séparant et classant les penseurs dans deux ensembles distincts, celui des « partisans de la conspiration », considérés comme prêts à toute gymnastique intellectuelle fumeuse pour arriver à leur fin, et celui des défenseurs de la « version officielle », émanant de gens sérieux qui ne sauraient être soupçonnés, il faut remonter dans l’histoire à un temps que les moins de cent ans ne peuvent pas connaître.

Zola disait en 1846, dans la cousine Bette: « De toutes les espèces de canards, la plus dangereuse (pour les journaux de l’opposition), c’est le canard officiel », celui qui ridiculise et discrédite la ou les autres. Malgré sa position fort pertinente, il s’est lui-même laissé enfermer dans ce piège. C’est en effet à l’époque de l’affaire Dreyfus que remonte l’une des plus tumultueuses des batailles des temps démocratiques. La crainte de se laisser influencer par les tenants qui soupçonnent une erreur judiciaire est amplifiée par la peur de faire partie d’un mouvement qui veut parler d’un complot. Pour Zola, qui n’est au début de cette histoire que peu interpelé par cette condamnation, seuls les excès de la foule le dérangent: « Je réprouve avec énergie la férocité des foules ameutées contre un seul homme. Fût-il cent fois coupable. » Quant au verdict en soi, il se prononce au sujet de Dreyfus: « L’essentiel, c’est qu’il ait fait des aveux ».

L’opinion générale, c’est que les enquêteurs du ministère et sept officiers d’un Conseil de guerre ne peuvent se tromper ni être mis en doute. Pourtant, bien plus tard, avec le gouvernement de Vichy, les accusateurs qui font parler d’eux dans la France juive, avec Drumont, ont indirectement obtenu gain de cause. 

Aujourd’hui, le même travers affecte les honnêtes gens quant au voyage sur la lune: seules les incrédules, ceux pour qui ce voyage semble douteux, peuvent être soumis à la critique et être montrés du doigt pour leur théorie diffamatoire de la conspiration ou pour leur « manque de jugeote ». La même « jugeote » ne doit pas être éveillée pour crédibiliser le voyage interplanétaire qui, lui, est un postulat. Le sérieux et la probité du gouvernement américain ni de la Nasa ne sauraient être mis en doute.

Certains émettent l’opinion qu’on aurait tort d’émettre des doutes à propos de ce périple qui ne peut que servir notre cause. En effet, une citation attribuée aux édits de l’I-slam, religion qui sert les régimes fanatiques comme l’Iran ou l’Arabie saoudite, affirmerait que cette religion allait être en vigueur tant que l’homme n’aurait pas foulé le sol de l’astre lunaire. Là encore, la réflexion ne s’apparente plus à une recherche du vrai, mais à un repérage des ensemble: la lune s’imbrique dans le cercle Etats-Unis, démocratie, liberté, philosémitisme. Le refus de la lune renforce l’ensemble: I-slam, lapidation, totalitarisme, dictature, déni des droits de l’homme, de la femme, et du droit d’Israël à l’existence.    

Pourtant, sans aller chercher loin, quand nous demandons, dans la prière que nous récitons mensuellement en présence de la lune, dans laquelle nous remercions le Créateur de maintenir les lois qui régissent sa création, que « nos ennemis ne puissent nous porter atteinte de même que nous (le genre humain) ne pouvons porter la main sur la lune », nous risquerions de nous impliquer dans l’ensemble de ceux pour qui la lune est intouchable. Il est vrai toutefois qu’elle n’a pas été transformée en dépotoir des activités humaines comme la terre, que son paysage n’a pas bougé d’un pouce sous l’impulsion de l’homme, et que des voyages, mêmes réels et fréquents, ne remettraient en aucun cas en question la foi judaïque, puisqu’on ne se promène pas sur la lune comme dans un bois communal, mais si d’autres ensembles étaient moins prépondérants, le judaïsme pourrait bien se retrouver dans le même panier que l’i-slam, dans une équation lune intouchable – interdiction de manger du cochon – malaise suscité par les croix.  

Est-ce que, pour être bien sûr de toujours entrer dans le cercle des valeurs occidentales, le Juif renoncerait à ses principes ?

En réalité, que des musulmans ne consomment pas de cochon ou qu’ils se proclament choqués par les enseignes en forme de croix qui surplombent la devanture des pharmacies en France ne va pas nous faire manger de la chair de cet animal ni renoncer à la forme du « plus » israélien en vigueur dans les manuels scolaires, dont on a supprimé le segment du bas.

Réciproquement, ceux qui mettent les Juifs dans le même panier que les homosexuels, cyniquement ou par condescendance, ne feront pas de ce phénomène un comportement qui ne sera pas considéré comme abominable par le judaïsme qui lui, au contraire, défend les droits de l’homme en tant qu’homme, et refuse de le voir rejeté dans une catégorie extrinsèque d’androgynes ou d’asexués.

De la même façon, la poursuite par le régime nazi d’Allemands ayant eu un ascendant juif quatre générations en arrière ne fera pas changer la définition en termes judaïques de qui est considéré comme juif, sauf chez certains politiciens peut-être, dont l’attitude a obligé l’Etat d’Israël à promulguer une loi interdisant l’antisémitisme, en important des éléments ukrainiens antisémites qui commettent leur forfait en guise de remerciements en Israël même.

Les associations d’idées, et l’analogie qu’on cherche à établir entre des éléments ou des systèmes fondamentalement différents, mettent en danger la véritable recherche de qualités humaines, qui ne sont pas définies en tant que valeurs absolues, mais qui deviennent des stimuli remontant aux groupes auxquels il faut ressembler ou à ceux dont il faut se démarquer.    

Cette fixation circonstanciée de l’échelle des valeurs est d’autant plus ridicule qu’elle peut se modifier en fonction du contexte ; un jour, les communistes enferment et assassinent les Juifs et un autre, ce sont les nazis qui assassinent les communistes et les Juifs. Certaine époque verra les Juifs poursuivis en même temps que les homosexuels, comme en Arabie, et certaine autre le neveu d’Abraham et ses invités menacés par ces derniers à Sodome. Dans certaines régions, les Juifs et les chrétiens sont ravalés au rang de peuples du livre, diminués par les tenants d’une religion qui les oblige à descendre de leur âne quand ils passent à cheval ;  ailleurs, les Juifs sont classés avec d’autres orientaux qui parlent fort, qui parlent trop. Dans d’autres cas, on s’efforcera de distinguer entre deux sortes de Juifs, ou d’Israéliens, selon la région de la terre d’Israël dans laquelle ils vivent.

En termes plus généraux, devrait-on renoncer à la musique classique dont l’apogée fut en Italie puis en Allemagne ? Passons à l’étude des langues. Dans l’enseignement public, combien d’élèves ont-ils été critiqués en France pour le choix encore de l’allemand ? Si on devait être allergique à l’apprentissage de cette langue, on bannirait aussi, en poursuivant la réflexion qui a disqualifié cette langue, le russe, l’anglais, l’arabe, etc., et même le français, pour toutes les injustices et les sévices que les Juifs ont subis de la part des différents hôtes de leur exil, et pour les attaques subies par leur Etat, ressuscité de ses cendres. Il ne resterait guère que le chinois, ou d’autres langues d’Extrême- Orient, voire quelques dialectes africains, qui ne s’impliqueraient pas dans un cercle hostile !  

L’individu moyen et censé, au départ, dont la morale réfute l’abjection et l’aberration de couples remplacés par des « paires » (voir les locutions couple et paire dans le dict.) ne s’émeut guère. Il reste de marbre uniquement pour ne pas être enfermé d’emblée dans un ensemble renfermant une catégorie stigmatisée. Il n’est pas question ici d’incitation à la violence, mais la réaction naturelle qui consiste à s’indigner, être amusé, ou essayer de raisonner, s’éclipse pour faire place dans certains cas à une acceptation, voire une admiration. De même pour le voyage sur la lune. Il ne se posera pas de questions et admettra le fait accompli, malgré les faibles témoignages ou preuves de ceux qui le défendent bec et ongles, aucune observation objective ou d’un tiers ne corroborant ces faits.

C’est pourquoi les médias, en tant que moyen ou outil du pouvoir, ont recours sinon à la désinformation du moins à la propagande à outrance pour imposer les limites, les courbes de ces ensembles qui renferment les catégories et qui servent les desseins de ceux qui en tiennent la bride.


Yéochoua sur  http://vusouscetangle.blogs.nouvelobs.com/

par Yéochoua Sultan, invité par la rédaction
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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 09:04

Soldats israéliens sur l’Esplanade des Mosquées en 2007
Des séquences filmées par des caméras de la Police placées sur le Mont du Temple confirment définitivement que les émeutes arabes qui ont débuté la veille de Yom Kippour sur l'Esplanade du Temple avaient été préméditées par les dirigeants du Mouvement Islamique dans le but d'embraser le monde arabe contre Israël.

On y voit clairement comment des jeunes arabes attaquent le fameux groupe de touristes chrétiens qui visitaient les lieux, et les quelques policiers qui viennent à leur secours, montrés par les leaders islamistes comme "un attentat juif contre la mosquée Al-Aqsa".

Les films montrent que tout était prêt d'avance pour déclencher des "émeutes soudaines", et notamment, selon le mode opératoire palestinien, que les émeutiers faisaient signe aux caméramen de venir là où ils comptaient "donner leur spectacle".

Enfin, la Police a montré que les chaînes arabes ont utilisé des images d'archives d'affrontements sur l'Esplanade pour faire croire que la situation était devenue explosive entre des Musulmans et des centaines de policiers et soldats venus sur les lieux.
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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 20:05

L’INTERVIEW DE LA SEMAINE

Philippe Karsenty : les conséquences du reportage de France 2 de Charles Enderlin


http://www.ripostelaique.com/Philippe-Karsenty-les-consequences.html

Lundi 5 octobre 2009, par Bonapartine


Le 15 septembre, l’Association France Israël recevait Philippe Karsenty venu donner une conférence sur les derniers développements de l’Affaire Al-Doura.

Philippe Karsenty est le fondateur de Media-Ratings, une instance indépendante qui évalue la fiabilité des informations diffusées par les médias.

Pour simple rappel des faits : le 30 septembre 2000, France 2 avait diffusé au Journal télévisé de 20 heures un reportage de 55 secondes de Charles Enderlin monté à partir d’images données par son cameraman palestinien Talal Abou Rahma. Charles Enderlin déclarait en voie off : « 15 heures, tout vient de basculer près de l’implantation de Netzarim dans la bande de Gaza …. Jamal et son fils Mohamed, 12 ans, sont la cible de tirs venus de la position israélienne. Son père tente de le protéger …..Une nouvelle rafale. Mohamed est mort et son père gravement blessé. »

En novembre 2004, Philippe Karsenty était assigné en justice par France 2 et Charles Enderlin après avoir publié un article affirmant que la chaîne avait diffusé une mise en scène de la mort de Mohamed Al-Doura.

Riposte Laïque : Monsieur Karsenty, résumez-nous brièvement dans quel contexte politique survient l’Affaire Al-Doura.

Philippe Karsenty : France 2 a diffusé le 30 septembre 2000 un reportage semblant montrer en direct la mort d’un enfant dans les bras de son père, assassiné selon le commentaire par les soldats israéliens. Ces images ont servi de catalyseur à la seconde Intifada. En effet, alors que les médias se sont longtemps focalisés sur la visite d’Ariel Sharon à Jérusalem deux jours plus tôt, c’est bien le reportage de France 2 qui a mis le feu aux poudres au Proche-Orient. Ce reportage a été diffusé un an avant le 11 septembre, c’est-à-dire un an avant que le monde musulman ne s’embrase et que l’islam radical ne devienne un sujet de préoccupation planétaire.

France 2 a diffusé ce reportage dans son journal télévisé, tout en l’offrant gratuitement aux télévisions du monde entier en affirmant " ne pas vouloir faire d’argent avec la mort d’un enfant ".

Riposte Laïque : Dans le cadre de l’enquête que vous avez menée, quelles sont les preuves qui vous ont permis d’affirmer, le 22.11.04, que le reportage de Charles Enderlin est " un faux reportage ", " une mise en scène ", " une supercherie médiatique ".

Philippe Karsenty : Pour commencer, je tiens à rappeler que ce n’est pas moi qui ai découvert la supercherie mais un chercheur israélien Nahum Shahaf. Son travail a été relayé en France par Gérard Huber et par la MENA.

Au départ, comme tout le monde, j’ai été très sceptique devant cette accusation incroyable : la télévision publique française avait diffusé un faux reportage qui aurait embrasé la planète ! J’ai donc regardé les documents et je les ai analysés de façon critique. Et c’est ainsi que très rapidement, j’ai été convaincu : le reportage de France 2 était effectivement une mascarade.

Je tiens à rappeler à ceux qui doutent encore ou à ceux qui ne veulent pas regarder la démonstration évidente de la simple vérité : 9 ans après les faits, alors que nous avons rassemblé des dizaines de preuves de l’imposture médiatique, à l’inverse France 2 et Charles Enderlin n’ont pas été en mesure d’apporter une seule contre - preuve ou de démonter une seule des nôtres.

Pour revenir à mon cheminement dans l’affaire, lorsque j’ai été pleinement convaincu, j’ai donc décidé de faire reconnaître la mise en scène par France 2, pensant que cela ne serait l’affaire que de quelques semaines. Puis voyant l’opposition monter, l’ostracisme dont j’étais victime en raison de mes affirmations, j’ai donc prolongé l’enquête et j’ai rassemblé de nouveaux éléments, de nouvelles preuves et de nouveaux indices pour démontrer l’évidence. J’ai ainsi passé des nuits entières durant ces dernières années pour peaufiner ma démonstration et la rendre plus facilement compréhensible qu’elle ne l’était au départ. Pour résumer les preuves dont nous disposons à ce jour, il suffit de reprendre la version des faits encore actuellement défendue par la chaîne de télévision publique France 2 :

 Les soldats israéliens ont tiré sans discontinuité sur le père et l’enfant pendant 45 minutes

 Les soldats se trouvaient à une distance de 80 mètres des Al-Doura

 Le père a reçu 12 balles et a été grièvement blessé

 Le garçon a reçu 3 balles et en est mort

Chacun constatera aisément que la simple lecture de cette version est absurde ! Il ne faut en effet, par exemple, pas 45 minutes à un soldat pour atteindre une cible fixe telle que celle du père et l’enfant à une distance de 80 mètres ! Un ou deux coups suffisent. Tout soldat pourra vous le confirmer.

Le père aurait par ailleurs reçu 12 balles d’armes de guerre mais ne serait pas mort. Il n’a du reste pas saigné du tout. Absurde pour toute personne ayant déjà eu affaire avec des blessures de guerre ! Enfin, l’enfant aurait reçu 3 balles et serait mort. Néanmoins, après sa mort, il lève le coude, tourne la tête en direction de la caméra avant de baisser délicatement son coude. Il laisse toutefois sa jambe étendue au-dessus du sol. Totalement aberrant pour tous les médecins consultés ! Toutes les expertises effectuées, tant balistiques que médico-légales ou biométriques, nous conduisent à la même conclusion : le reportage de France 2 du 30 septembre 2000 est une pure et simple mise en scène.

Riposte Laïque : Comment expliquez-vous, dans ces circonstances, que France 2 et Charles Enderlin vous aient malgré tout poursuivi pour diffamation ?

Philippe Karsenty : C’est une bonne question. Il serait du reste intéressant de poser la question à France 2. Mon interprétation est que nous sommes ici en face d’une chaîne d’irresponsabilité. Charles Enderlin a fait confiance à son caméraman et il continue à le défendre jusqu’à ce jour malgré les preuves accablantes rassemblées contre ce propagandiste avéré puisqu’il a déclaré en avril 2001 dans un journal marocain, Le Matin du Sahara, avoir " choisi le journalisme pour servir la cause palestinienne ".

La directrice de la rédaction de France 2, Arlette Chabot, a fait confiance à Charles Enderlin lorsqu’il lui a affirmé que le reportage de son caméraman était authentique. Il est par ailleurs nécessaire de rappeler ici que si Arlette Chabot n’était pas en poste au moment des faits en septembre 2000, c’est en revanche elle qui a pris la responsabilité d’engager les poursuites judiciaires en 2004. C’est donc elle qui a tenté d’utiliser la justice pour protéger cette imposture médiatique aux conséquences antisémites planétaires.

Je ne m’en plains au demeurant pas puisqu’à l’époque, face au mépris et au refus de France 2, de regarder nos documents ou même de débattre de la réalité de leurs images, j’ai choisi délibérément de les provoquer en publiant l’article qui a amené l’affaire en justice. A l’époque, Marc Tessier et Christopher Baldelli étaient les dirigeants respectifs de France Télévisions et de France 2. Ce sont donc eux qui ont validé la décision d’engager les poursuites judiciaires. Je les ai tous deux rencontrés et alertés du fait que leur reportage n’était pas authentique. Ils ne semblent pas m’avoir cru.

Lorsque Patrick de Carolis fut nommé président de France Télévisions à l’été 2005, j’ai aussi eu l’occasion de le rencontrer et de l’alerter de l’erreur que sa chaîne avait commise en me poursuivant, et surtout en ne reconnaissant pas l’évidence de la manipulation. Je lui ai laissé ma carte et je lui ai proposé de nous rencontrer pour lui permettre de prendre connaissance du dossier. Il n’a pas donné suite. Enfin, je l’ai relancé récemment en 2009 mais il encore refusé de me rencontrer et d’avoir accès aux informations disponibles.

La politique de l’autruche semble donc être celle de l’équipe actuelle à la direction de France Télévisions. Politique de l’autruche, mais aussi du mensonge, de la dissimulation et de la manipulation. Ainsi, lors du dernier procès, en 2007-2008, lorsque France Télévisions a été sommée par la justice de produire les images à partir desquelles le reportage de France 2 avait été réalisé, la chaîne n’en a remis que 18 minutes sur les 27 minutes qu’elle a toujours affirmé détenir. Ils ont donc retiré 9 minutes parce que cela ne les arrangeait pas que ces images soient montrées en public. De même, lors de la dernière audience de la Cour d’appel, France 2 a projeté au tribunal un film de 15 minutes censé expliquer certaines des incohérences du reportage que nous avions déjà faites connaître. Ces 15 minutes sont un tissu de mensonges et de manipulation qui a même fait sourire et rire lors de sa projection publique. Or, devant la duplicité affichée par France 2, je tiens malgré tout à préciser que les preuves que j’ai apportées n’ont jamais été récusées ni par la justice ni par France 2. Ce qui signifie que les documents et expertises sur lesquels je m’appuie sont authentiques et valables.

D’ailleurs, disposant de trois ans pour porter plainte pour faux et usage de faux, je consulte actuellement des avocats et j’étudie l’éventualité de poursuivre les dirigeants actuels de France Télévisions.

Riposte Laïque : En 2006, vous avez perdu votre procès en première instance, le juge n’ayant pas suivi l’avis du ministère public selon lequel rien ne prouvait que vous auriez agi par animosité personnelle. Le 21 mai 2008, la Cour d’appel vous a relaxé. Comment expliquez-vous ce revirement ? Aviez-vous apporté de nouvelles preuves au second procès et si oui, lesquelles ?

Philippe Karsenty : Comment expliquer le revirement de la justice à mon égard ? Probablement que dans le second cas, les juges se sont intéressés en détail à l’affaire et qu’ils n’ont pas jugé sur CV. En effet, l’icône journalistique Charles Enderlin a été défendue par une lettre de Jacques Chirac qui a pu impressionner les juges lorsqu’ils ont statué en première instance. Mais en dehors de ce constat, France 2 n’a jamais présenté aucun élément fiable pour contrer nos affirmations.

Leur attitude m’a d’ailleurs rappelé celle d’un journaliste italien qui, lors d’une conférence où je présentais les preuves de l’imposture Al-Doura, m’a interrompu en me disant : « Arrêtez de nous embêter avec les faits, Charles est un ami et c’est cela qui compte. »

L’attitude des juges d’appel fut très différente. Ils se sont concentrés sur les faits et les preuves, ignorant toutes les intimidations tentées par le personnel de France 2. Je dois aussi admettre que compte-tenu de la décision de première instance, j’avais beaucoup mieux soigné ma présentation visuelle.

Riposte Laïque : L’Affaire Al-Doura a alimenté un antisémitisme et un antisionisme planétaire. Comment se sont-ils concrètement manifestés ?

Philippe Karsenty : Dès le lendemain de la diffusion de ces images, les remarques et les actes antisémites ont explosé en France comme partout dans le monde : le mythe médiéval du juif tueur d’enfants est soudainement réapparu.

Une semaine après la diffusion des images de France 2, des gens criaient " Mort aux Juifs " dans les rues de Paris. Le monde arabe a exploité cette image au point d’en faire l’icône antisémite planétaire, même dans les pays qui apparaissent modérés. Vous avez ainsi des timbres, des rues, des écoles ou des monuments dédiés à Mohamed Al-Doura dans des pays comme la Tunisie, la Jordanie, l’Egypte mais aussi le Mali !

Daniel Pearl, le journaliste du Wall Street journal, a été égorgé pour venger Mohamed Al-Doura. Cela est très explicite dans la vidéo de propagande diffusée par les terroristes pakistanais qui l’ont assassiné.

Riposte Laïque : Sait-on aujourd’hui si Mohamed Al-Doura est décédé ou encore en vie ?

Philippe Karsenty : Mon travail s’arrête au moment où le caméraman de France 2 ferme sa caméra. Je n’ai aucun moyen de savoir ce qui est arrivé par la suite à l’enfant qui se trouvait devant la caméra de France 2 le 30 septembre 2000. Ni dans l’heure qui a suivi, dans les mois, l’année, ni dans les 9 années qui ses sont écoulées depuis. En allant plus loin et compte-tenu de toutes les manipulations auxquelles ce reportage a donné lieu, nous n’avons même pas la possibilité de connaître l’identité exacte de celui qui se trouve dans les bras de Jamal Al-Doura.

Pour mémoire, je vous rappelle que l’expertise biométrique des photographies de l’enfant qui a été filmé par France 2 et celles de l’enfant qui ont été montrées aux obsèques ont prouvé que les deux visages de l’enfant ne correspondaient pas au même enfant Mohamed Al-Doura.

Riposte Laïque : Cette affaire a été qualifiée de « Nouvelle Affaire Dreyfus ». Qu’en pensez-vous ?

Philippe Karsenty : Si l’on devait comparer ces deux affaires, il me semble que l’Affaire Dreyfus a révélé l’antisémitisme ambiant de la fin du XIXème siècle tandis que l’Affaire Al-Doura a réveillé celui du XXIème siècle. L’Affaire AL-Doura a en effet une importance historique considérable. A ce titre, si nous nous sous souvenons de la tragédie vécue par le Capitaine Dreyfus, un homme seul, le Capitaine Dreyfus lui-même, a été déporté sur l’Ile du Diable où il connut l’enfer absolu : températures élevées, les insectes, les fièvres, les fers aux pieds la nuit. Avec l’Affaire Al-Doura, ce sont désormais des milliers, voire des millions de Juifs qui ont eu à subir et continuent de subir les répercussions du faux reportage France 2.

D‘autre part, les images rappelées précédemment sont beaucoup plus puissantes que les Protocoles des Sages de Sion, ce faux antisémite qui fut diffusé à la fin du XIXème siècle et qui a empoisonné la vie des Juifs depuis lors. Pourquoi plus puissante ? Parce qu’il suffit d’une seconde pour comprendre le message subliminal de la fausse image Al-Doura alors qu’il faut se donner la peine de lire les Protocoles pour en saisir la portée. Pour ceux qui en douteraient encore, je les encourage à montrer autour d’eux l’image d’Al-Doura. En effet, cette image, tout le monde la connaît désormais et la décrypte assez facilement avec le sens que la propagande arabe a voulu lui donner. A contrario, combien de personnes ont réellement lu les Protocoles des Sages de Sion ?

Enfin, dernier point concernant ce que vous qualifiez à jute titre de « Nouvelle Affaire Dreyfus » : il faut relever l’impudence des amis de Charles Enderlin qui refusent de regarder les preuves du bidonnage. De ce point de vue, ils ne reculent devant aucun argument spécieux et tentent de faire passer Charles Enderlin pour le nouveau Dreyfus de notre génération accusé injustement. Remettons donc d’emblée l’histoire à l’endroit, c’est Charles Enderlin qui a produit un faux comme l’avait fait avant lui Esterhazy, l’espion allemand de l’Affaire Dreyfus. Et ce sont bien tous les Juifs de la planète qui sont devenus les Dreyfus du XXIème siècle.

Riposte Laïque : France 2 a porté l’affaire en cassation. Etes-vous optimiste sur l’issue de ce procès ? Pourquoi ?

Philippe Karsenty : La Cour de Cassation ne se prononcera que sur les aspects techniques de l’arrêt de la Cour d’appel du 21 mai 2008, non sur le fond de l’affaire. Si nous perdions en cassation, nous serions renvoyés devant une autre Cour d’appel et nous en profiterions pour faire connaître plus largement les manipulations médiatiques de France 2, et surtout leur entêtement. L’attitude du groupe audiovisuel s’apparente en effet à des manœuvres dilatoires en vue de retarder le moment où ils seront contraints de regarder la triste réalité en face.

En attendant, les gens meurent car d’autres sont endoctrinés par ces images, le budget de France Télévisions est grevé par les frais judiciaires qu’occasionnent ces procès sans fins, et les citoyens français restent informés, du moins pour ce qui concerne le Proche-Orient, par des " journalistes " qui ont fait preuve, au mieux de leur incompétence, au pire de leur insincérité. En cela, l’attitude de France 2 est criminelle au sens propre du terme.

Un jour, l’Histoire jugera ceux qui ont propagé de tels mensonges, mais aussi ceux qui les ont couverts par leur lâcheté et leur négligence. Elle sera aussi sévère pour ceux qui sont restés sur le bord de la route et qui n’ont rien dit alors qu’ils avaient les moyens de faire dérailler le train du mensonge qui a conduit et conduit encore à tant de désolations. J’entends jour après jour, semaine après semaine, année après année, des appels à la repentance et au devoir de mémoire. Mémoire de la Shoah bien sûr ! Mais à quoi cela sert-il de défendre la mémoire d’une extermination si ce n’est pour rester silencieux face à la propagande qui prépare la prochaine ? Le devoir de mémoire est important mais la Mémoire ne peut se baser que sur la Vérité. A ce titre, nous avons aujourd’hui un devoir de vérité. Pour aujourd’hui, pour demain, pour les générations futures.

Riposte Laïque : Comment pensez-vous que nous sortirons de cette affaire ?

Philippe Karsenty : Compte-tenu de l’impact planétaire de ces images, de l’immense responsabilité des pouvoirs publics français dans cette affaire et de l’importance des personnes engagées à soutenir cette imposture médiatique, la décision de révéler la vérité ne pourra être que politique. Mais pour le moment, cela n’en prend le chemin. En effet, le Président de la République est du mauvais côté de la barrière dans cette affaire. Que ce soit son ami Jacques Attali qui s’est beaucoup engagé pour empêcher que la réalité ne sorte dans cette affaire, ou qu’il s’agisse de sa nouvelle envoyée spéciale au Proche-Orient Valérie Hoffenberg (ancienne représentante en France de l’American Jewish Committee) : tous ces gens protègent l’imposture antisémite Al-Doura et ne permettent pas au Président de prendre conscience du dossier explosif qu’il continue de soutenir, probablement à son insu.

La seule chose qu’il faille donc espérer est que l’environnement autour du Président s’assainisse et qu’il cesse de faire confiance à des gens qui le trompent. Et si cela ne peut se faire naturellement en France qui est le berceau de cette Affaire, il faudra alors continuer à répandre le message de vérité dans le monde entier, notamment en Europe et aux Etats-Unis afin que l’écho l’atteigne et que la mise en scène de France 2 soit enfin reconnue.

Propos recueillis par Bonapartine

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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