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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 16:54

Nota Bene : Jonathan (Simon Sellem) change d'adresse et de configuration.

Son Site (non plus blog) s'appelle et se trouve désormais au lien suivant : http://jssnews.com/

Be Atslakha, Jonath!
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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 18:11


ON N’EST PAS COUCHÉ

http://www.terredisrael.com/Doc-Blog/roland-dajoux-3.jpg

 

   En tant que chroniqueur et écrivain israélien, je voudrais vous dire que la prestation de Tariq Ramadan dans votre émission du 29/09/09 me laisse un goût d’inachevé. 

 

     N’aurait-il pas fallu lui poser la question suivante : «  Monsieur Ramadan, comment expliquez-vous que l’Islam que vous nous présentez ne serait qu’une religion de paix alors que le terrorisme qui aujourd’hui menace le monde est mené essentiellement au nom de cette religion ? Les bombes humaines ne se font-elles pas exploser en criant « Allah Hakbar » et les terroristes responsables d’attentats ne se glorifient-ils pas d’être des martyrs au nom d’Allah ?

 

     Votre invité a prétendu expliquer l’Islam à l’Occident, mais en réalité, il a occulté tout ce qui est l’essence même de cette religion, à savoir le devoir religieux d’islamiser le monde et de lui imposer la loi islamique, la charia.

 

     En fait il faut savoir que Tariq Ramadan n’est qu’un élément certainement brillant, un pion bien médiatisé au service d’une démarche globale, subtile et bien planifiée.

 

     Peu de gens savent qu’il existe une organisation  politique et religieuse appelée Organisation de la Conférence Islamique. Cette organisation crée en 1969 regroupe 56 Etats musulmans ou majoritairement musulmans et l’Autorité Palestinienne s’est réunie en mars 2008, à Dakar et a  promulguée un Charte avec deux objectifs principaux :

 

1) Diffusion universelle de l’Islam, unification de la Ouma  et la restauration du Califat. Cet objectif doit être atteint par la promotion des valeurs de l’Islam, la diffusion de l’éducation islamique, la lutte contre la diffamation de l’Islam et le soutien des musulmans dans tous les pays d’accueil. On comprend mieux alors que la multiplication des mosquées, des écoles coraniques le port du voile et de la burka ne sont pas des événements isolés mais le résultat d’une démarche globale et bien organisée

 

2) Destruction d’Israël, islamisation d’Al-Quds (Jérusalem) et tout faire pour présenter les Palestiniens uniquement comme des victimes.

 

Il aurait bon de rappeler à votre invité que la Charte du Hamas, émanation directe des Frères Musulmans, organisation créée par son grand père, Hassan el Banna, fondateur des Frères musulmans en Égypte en 1929 précise :

 

     ARTICLE DEUX. Le Mouvement de la Résistance islamique est l'une des ailes des Frères Musulmans en Palestine. L'organisation des Frères Musulmans est un mouvement universel qui forme le plus vaste mouvement islamique de notre temps. Il se caractérise par une profonde compréhension, une portée exacte et une adoption complète de tous les concepts de l'islam dans la vie : culture, croyance, politique, économie, éducation, société, justice, jugement, éducation, art, information, science occulte, conversion à l'islam, et diffusion de l'islam.

 

    

ARTICLE TRENTE. Les écrivains, les intellectuels, les gens des médias, les orateurs, les éducateurs, les enseignants, et tous les secteurs du monde arabe et islamique doivent jouer ce rôle et accomplir leur devoir à cause de la férocité de l'offensive sioniste et de l'influence sioniste dans de nombreux pays où ils ont mis la main sur les finances et les médias.

 

Le djihad ne se limite pas au combat et à la confrontation armée avec l'ennemi. Le mot qui porte, le bon article, le livre utile, l'appui et la solidarité, ainsi que le désir sincère de hisser la bannière d'Allah toujours plus haut, sont partie intégrale du djihad pour Allah. " Quiconque mobilise un combattant pour Allah est lui même un combattant. Quiconque soutient les parents d'un combattant est lui même un combattant ".

 

     Cher Monsieur Ruquier permettez moi de conclure avec une citation d’André Malraux : « C’est un grand phénomène de notre époque que la violence de la poussée islamique. Sous-estimée par la plupart de nos contemporains, cette montée de l’Islam est analogiquement comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine. Les conséquences de ce phénomène sont encore imprévisibles. A l’origine de la révolution marxiste, on croyait pouvoir endiguer le courant par des solutions partielles. Ni le christianisme, ni les organisations patronales n’ont trouvé la réponse ». André Malraux, 3 juin 1956. Source : Institut Charles de Gaulle

 

 

 

Roland Y DAJOUX

Jérusalem

 

  http://www.libertyvox.com/img/photos/0bda08fa283f02c1626d0e091ba1c2a7_2007_04_02_07_58_57/temps%20des%20confusions.jpg

Auteur de :

- Israël la paix et les médias, éditions Brit Chalom, 1998.

- Le temps des confusions. Editions Le Manuscrit. Paris 2005.

- Israël miroir du monde. Histoire d’une terre retrouvée. Editions Persée 2009

http://www.libertyvox.com/img/photos/69f8c52bd0a0da9950e921d3ef224242_2009_08_07_15_34_40/couv8428.jpg

                                           

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 22:15
http://swedishgreenwashing.files.wordpress.com/2009/01/suede-drapeau.jpg

L'un de nos correspondants, que nous appellerons B.O s'est senti moralement, humainement, universellement mis dans l'obligation de protester auprès de l'Ambassade suédoise, à propos des ignominies publiées par le journal suédois : Aftondbladet, reprenant de vieilles légendes qu'on croyait disparues, à l'encontre de la seule armée au monde à disposer d'un code éthique. Il a bien voulu nous communiquer la réponse en forme de fin de non-recevoir qu'il a reçue de l'Ambassade en question. 

http://www.rfi.fr/actufr/images/116/aftonbladet80.jpg

De fait, le gouvernement suédois décline toute responsabilité et semble tout-à-fait hermétique aux notions de rumeurs répandues par ses propres ressortissants sans l'once d'une preuve, aux notions de faux-témoignages et d'enveniment sans fondement des relations internationales dans les zones de conflit. Il semble, là, s'agir d'un gouvernement internationalement irresponsable, qui ne va pas au-delà de ses compétences régaliennes minimales : c'est-à-dire, assurer la vie courante de ses citoyens sans se préoccuper des conséquences de leurs actes, ni des préjudices qu'ils pourraient éventuellement porter à d'autres Etats ou/et à d'autres citoyens.  Assurer leur liberté ("d'expression" à eux) de désinformer sans aucun égard quant à la portée du propos déformé. La "liberté d'expression suédoise", c'est le droit absolu de mentir, de tronquer, de propager la haine, le renoncement à toute éthique ou déontologie journalistique au profit de l'accusation et sans respect de la présomption d'innocence, l'abaissement, la dégradation de la cible visée, la diffusion de rumeurs dignes du Moyen-âge baignant dans les préjugés les plus éculés....

Or, il ne peut y avoir de mise en cause d'une éthique (militaire, juridique, ou autre), d'une honorabilité, sans faire preuve, en contrepartie, d'une déontologie à l'endroit des faits au moins équivalente... L'Etat d'Israël est tenu de rendre des comptes quant aux agissements et éventuels écarts de ses soldats ; l'Etat Suédois n'est tenu à rien. Où est l'équité? Quels sont les critères universels pour en juger? 
 
Voici cette "réponse" en forme de : "il n'y a pas d'Etat responsable au numéro que vous demandez, le droit de vomir les Juifs en rond est sacré, chez nous, ne le saviez-vous pas? Or, nul n'est censé ignorer la loi suédoise protégeant la licence totale de ses propres ressortissants à l'encontre d'autrui..."

De : Ambassade de Suède <info@amb-suede.fr>
Date : 7 septembre 2009 12:55
Objet : Re: Pour information
À : B.O@safe-mail.net (adresse maquillée).



Monsieur,

 

Nous vous remercions de votre courriel concernant l’article paru dans l’édition du 17 août du quotidien suédois « Aftonbladet ». Nous comprenons que son contenu ait pu susciter des vives réactions. De nombreuses personnes ont demandé un désaveu formel de cet article par le gouvernement suédois.

 

Il est de notre devoir, à tous, d’être vigilants face à tout ce qui peut être perçu comme de l’antisémitisme. Les partis politiques représentés au Parlement suédois sont unanimes à condamner toute forme d’antisémitisme. En Suède la publication de déclarations antisémites tombent sous le coup de la loi contre l’incitation à la haine raciale, un délit passible d’une peine de privation de liberté allant jusqu'à deux ans.

 

Dans mon pays, un travail considérable d’information est effectué dans les établissements scolaires notamment sur l’Holocauste. Il existe également une institution d’État, le Forum pour une histoire vivante, dont la mission est de diffuser les connaissances sur l’Holocauste.

 

Dans la situation actuelle, plusieurs membres du gouvernement suédois ont souligné que toute dérive vers l’encouragement de l’antisémitisme et toute autre forme d’intolérance, y compris l’islamophobie doit être fermement combattu.

 

Mais en Suède, selon notre constitution, la vocation du gouvernement n’est ni de critiquer, ni de s’excuser, ni de condamner des articles publiés dans des organes de presse indépendants.

 

Seul l’éditeur d’un organe de presse peut être tenu pour responsable de ce qui y est publié. La constitution suédoise qui détermine la manière dont se répartissent les responsabilités en matière de publication dans les médias, précise que le rôle de l’éditeur ne peut, en aucun cas, être endossé par le gouvernement ou une administration.

 

Uniquement le Chancelier de la justice – procureur général indépendant en cas d’accusation publique concernant la liberté d’expression et la liberté de la presse - peut engager des poursuites pour infraction à la Loi sur la liberté de la presse, qui forme une partie de la Constitution suédoise. Toute personne estimant qu’une infraction a été commise, a la possibilité de porter plainte auprès du Chancelier de la justice.

 

Les poursuites engagées peuvent notamment porter sur des incitations à la haine raciale. Mais même s’il existe d’une manière ou d'une autre de telles présomptions sous forme par exemple de déclarations ou condamnations, ni le gouvernement, ni un ministre spécifique ne sont autorisés à essayer de modifier le cours de la justice dans l’instruction de l’affaire.

Les particuliers s’estimant victimes de calomnies ou d'injures ont la possibilité de s’adresser à un tribunal. Outre les dispositions de la Loi sur la liberté de la presse, les médias sont soumis au contrôle d’une Commission de déontologie de la presse, devant laquelle quiconque peut porter plainte concernant le contenu d’un article.

 

Les Services du Chancelier de la justice se livrent actuellement à l’examen de l’article incriminé afin d’apprécier s'il est passible de poursuites. 

 

Je vous prie de croire, Monsieur, à l’assurance de ma parfaite considération.

 

Gunnar Lund

Ambassadeur



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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 23:16

Artic Sea : un cas d’école de gestion de crise médiatico-diplomatique


 par Gad pour Lessakel, sources Ynet.


A la suite de cet article, nous publions la traduction de l’enquête réalisée par le journal israélien en ligne Ynet, sous la responsabilité de Ron Ben-Yishaï qui a réalisé, là, un travail remarquable de recherche et de mise en cohérence des faits connus ou supposés, de façon à ce que les parties engagées, à tort ou à raison, dans cette crise médiatico-diplomatique s’en sortent avec le moins de préjudice possible.


Par contraste, on peut alléguer que la façon, brouillonne et agitée, dont la Russie s’y est prise pour mettre fin à l’odyssée « mystérieuse » de l’Artic Sea, tout en voulant attester de la thèse du simple acte de piraterie en mer, est celle qui prêtait le flanc aux rumeurs les plus fantaisistes et nourrissait toutes les outrances conspirationnistes : quel besoin, en effet, d’exhiber sa toute-puissance et d’envoyer une armada de deux sous-marins nucléaires et quatre vaisseaux, pour régler leur compte et capturer 8 « pirates » estoniens, lithuaniens et apatrides ? De là, il devenait certain que de l’importance logistique donnée par la Russie à cette sombre affaire, il ne pouvait surgir que des impressions de nouvelle « guerre froide », à peu près, équivalente à l’affaire de « la baie des cochons », mais, cette fois, au large des côtes de l’Europe, puis de l’Afrique.


Mais la rumeur la plus redoutable provient notamment de journaux d’opposition russe, tels que Novaya Gazeta, reprise par certaines publications danoises et norvégiennes, jusqu’à très récemment, dans le Times-Magazine, par l’Amiral Tarmo Kouts rapporteur de la Commission Européenne sur le dossier de la piraterie. Elle a consisté à charger inutilement la barque, en introduisant la seule explication passe-partout : le mythe au dos large de « l’Institut » israélien, mis au centre des bavardages médiatiques, sur cette embarcation de planches pourries conçue et réalisée en Russie par des Russes ou assimilés. Un blog suisse, pays connu pour la tranquillité de ses pâturages verdoyants et son secret bancaire, en vient même à revendiquer la paternité de la « thèse », en prétendant, n’ayant pas froid aux yeux, que les acteurs susnommés s’en seraient directement inspirés, par les « indices de preuves » qu’il aurait étalés à leur discrétion (en fait, de simples supputations consistant à mettre « l’Institut » derrière chaque porte qui grince ou tout lapin russe qui couine).

 

Nous n’examinerons pas par le menu ce que peuvent être les motivations d’opposants russes ou de pays immédiatement limitrophes à passer aussi « spontanément » le « bébé » à Israël, en cette période de tensions moyen-orientales rythmées par les pulsions nucléaires iraniennes. Comme si l’Europe du Nord, connue pour la fraîcheur de son climat et la tiédeur de sa qualité de vie, redoutait d’être directement menacée par les gesticulations postsoviétiques. Il y a sans doute là, bien des façons de régler par procuration ses propres comptes avec la puissance rugissante de l’Ex-URSS, en se payant de la fausse monnaie de la désignation systématique d’un mercenaire attitré pour les basses œuvres : Israël, encore et toujours !


 

Soyons, un minimum, logiques :


 

-      quel besoin les services de renseignement israéliens auraient-ils eu de partir, la bite d'amarrage et le couteau suisse entre les dents, à l’accostage d’un navire finnois battant pavillon  maltais (et non « russe », comme le prétend une de ces cybergazettes, dans son dernier article contestant la version des faits exposée par Ynet), une première fois, dans les eaux territoriales suédoises ? Soit, à quelques encablures d’un retour de boomerang, de la part d’un appareil naval russe qu’on voit plus loin ne pas y aller avec le dos de la cuiller à caviar pour régler ses problèmes domestiques ?

 

-      Pourquoi, en d’autres termes, se jeter dans la « gueule du loup », quitte à créer un imbroglio diplomatico-sécuritaire de première main, à l’égard de la Fédération et des pays limitrophes, croisés par le sillon du navire ?

 

-      Pourquoi errer un mois durant par les mauvais vents agitant la disparition du vraquier, au risque, là aussi, d’être tracé et repéré, du fait du système LRIT (Long Range Identification Tacking) dont il est équipé et qui rend compte de sa position toutes les 6 heures, au centre d’Etat autorisé d’immatriculation, c’est-à-dire à Malte[1] ?

 

-      Vers quelle destination, en ce cas peu probable, le navire est-il alors détourné ? Vers le lointain port d’Haïfa, un à deux mois plus tard ? Le détour de l’Afrique par le Cap vert paraît, effectivement, le plus court chemin pour être à peu près certain de ne jamais y parvenir…


-      Puisqu’il est censé se diriger, via l’Algérie, vers la Syrie ou l’Iran, le plus pratique n’est-il pas de l’attendre sereinement dans les eaux internationales, entre la Crète et Chypre, par exemple, et de palier facilement toute situation malencontreuse ou défavorable par un repli stratégique ?

 

-      En quoi ce vraquier, en tant que tel, peut-il être d’un intérêt quelconque pour un service de renseignement ? Au mieux, seuls les présumés équipements militaires clandestins peuvent le concerner : soit il s’en débarrasse en mer, soit il les achemine par un autre navire ami et exfiltre ses agents aussi vite qu’ils étaient montés à bord. Mais alors, il faut passer à l’arme automatique l’ensemble de l’équipage pour être certain que ses membres ne témoigneront pas avoir assisté à ces allers et venues, transferts…


-      Les hommes de main passant pour des « pirates », ensuite exhibés comme des trophées par la glorieuse armada russe, ont tout, sauf le profil de l’emploi pour passer le concours de recrutement de ce genre de services. Par contre, ils ont toutes les qualités requises (connus pour leurs liens avec la maffia russo-estonienne[2]) pour parvenir aisément à se faire passer pour les malfrats qu’ils sont censés être.

 

-      Identifiant, de près ou de loin, quelles peuvent être les parties impliquées, les navires et sous-marins russes partis en chasse doivent se douter que la cargaison précieuse est, à tout le moins, passée par le fond ou déjà acheminée par d’autres moyens. Ainsi appareillée par le must de son arsenal, elle ne va pas, non plus, coincer des « agents sionistes » en pleine mer, au risque qu’ils aient révélé ce qu’ils étaient venus chercher ; ou/et d’en faire, ensuite, des prisonniers d’Etat, dans un conflit à rebondissements, avec révélations médiatiques à la clé.  Là, encore, l’équipage est appelé à disparaître dans des conditions non-élucidées, pour qu’un jour, le témoignage d’un de ses membres ne soit pas acheté par une partie ou l’autre…


La thèse impliquant Israël sous cette formule-là du coup de main frontal, serait, pour le moins, grossière, allant contre tout principe de discrétion élémentaire, et pour tout dire, résulterait du travail parfaitement bâclé de fieffés amateurs. Reste celle de recruter des malfrats vraisemblables afin de les sacrifier aux Russes. Quel est alors « l’intérêt » de ceux-ci, excepté de subodorer qu’ils vont mal finir –même si des pensions généreuses sont versées à leurs collatéraux- ? Quel intérêt, pour un Etat lambda, de se servir d’une telle couverture cousue de fil blanc pour masquer qu’il se serait, en fait, déjà débarrassé de l’objet de son accostage : les fameux « missiles » ? Il n’a pas, plus, jamais eu besoin d’eux. Et de prétendus « autres », soit sont doués d’invisibilité, soit ne sont jamais montés à bord, à moins d’inoculer des drogues puissantes à l’équipage, au point de le plonger dans l’amnésie à vie…


Rien ne tient, dans la thèse d’un conflit frontal entre la Russie et Israël. Ils ont des moyens bien plus subtils de se faire des guerres secrètes ou discrètes, sans ameuter tous les paparazzi en mal d’adrénaline, de Kaliningrad jusqu’au Cap Vert et plus loin encore.

 

Reste l’objet du litige médiatique : puisque l’histoire a pris une telle ampleur, puisque la flotte russe est de sortie, il ne peut y avoir qu’un mobile militaire et sécuritaire majeur pour avoir réussi à mettre tout ce monde fringant en émoi. « Donc », les « missiles » existent, ont existé, sous une forme ou sous une autre, et la Russie ne peut plus se cacher derrière son petit doigt aussi fin et léger que la poupe de « l’Amiral Kouznetzov » vue d’en bas sur le quai.

 

Notre propos n’est pas, ici, de savoir ou de prétendre savoir si oui ou non, en définitive, ces fameux missiles S-300, X-55 ou X-500, selon l’investigation d’Ynet, ont bien fait partie du chargement du vraquier. Parce que nous avons la modestie de croire que jamais le moindre indice de leur présence, photographie, trace de poudre au fond d’une cale désaffectée… n’émergera dans la grande presse ou la cyberpresse conspirationniste aux petits pieds. Parce que nous savons aussi que l’avidité des opinions et de ceux qui s’en autoproclament les faiseurs, est telle qu’il faut bien leur laisser un os à ronger. Ce dont nous sommes, par contre, sûrs, désormais, c’est que la maladresse russe dans la ges(-ticula-)tion de crise, son besoin intermittent de faire étalage de sa puissance militaire (de Beslan à la Géorgie), plutôt que de traquer les « pirates » avec des moyens légers, de type vedettes, comme une armée moderne, puis toute la mise en scène de l’arraisonnement du navire et de l’arrestation des brigands des mers, ne laissent pas d’autre choix aux communicants conscients que d’établir qu’il se peut bien que la Russie et elle-seule ait eu quelque chose de monumental à dissimuler, en prenant tous les moyens requis pour ce faire.

 

L’investigation que propose Ynet, que nous soyons ou non tous bien conscients que nous sommes, de toutes les façons, « manipulés et roulés dans la farine », nous paraît tenir toutes les ficelles bout à bout, de façon à ne pas esquinter le pouvoir russe, tenu à l’écart de la moindre accusation de velléité de fournir, par quelque moyen, de telles armes, à l’Iran et/ou la Syrie. La responsabilité en revient à des « hommes d’affaires » liés à l’industrie militaire et/ou, disons-le plus simplement, à une quelconque maffia assez proche des leviers du pouvoir pour établir les marchés qui lui chantent. Elle ménage également nos « amis conspirationnistes », puisqu’elle suggère une information anonyme transmise par une « agence » au pouvoir russe, pour qu’il prenne les mesures appropriées afin de mettre fin à la course folle de l’Artic Sea.

 

Reste que la maîtrise des zones de fret de l’armement sensible et les individus qui l’exercent ne sont pas sans faire pâlir d’inquiétude par leurs mauvaises habitudes. Si le pouvoir russe n’est pas impliqué, mais que des « hommes d’affaires » possèdent une telle liberté d’action et d’utilisation-revente de n’importe quel type d’armement, selon leurs propres besoins de trésorerie, et que la politique de la Fédération peut dépendre (pâtir ou bénéficier indirectement) de ces comportements maffieux, alors la Russie n’est pas prête de trouver la stabilité et la fiabilité à l’endroit de ses partenaires que le monde est en droit d’attendre d’une « grande puissance » dans le cadre du règlement des crises internationales. La thèse de la maffia russe reste la plus vraisemblable pour expliquer le long détour par la Mer du Nord, la Manche, l’Atlantique et la Méditerranée avant de parvenir à bon port. Elle offre, de plus, en alibi en or à la non-implication du pouvoir dans cette affaire, puisqu’elle laisse sous-entendre que de telles coteries sont dans l’impossibilité technique de faire transiter les objets de leurs détournements par terre jusqu’à la Caspienne, infiniment plus proche et moins risquée, pour atteindre, ensuite, les rives de la Syrie ou de l’Iran. C’est d’ailleurs là que la thèse des « missiles » est la plus fragile : pourquoi faire simple (Caspienne, entièrement, sous contrôle maritime russe), quand on peut faire compliqué (le détour par des mers improbables) ? Ce ne peut être vraisemblable que parce que les maffieux y sont contraints par une sécurisation relative du reste de l’immense territoire russe. Et l’Etat central s’en tire avec un satisfécit. Mais peut mieux faire.

 

Quel a été le rôle de l’Europe maritime dans cette histoire ? Vraisemblablement, d’avoir fourni les éléments dont elle disposait à la marine russe, de façon à ce que, rattrapant le coup, elle honore rétrospectivement ses engagements et évite un scandale diplomatique de portée plus grave.

 

Qu’est-ce à dire ? Plutôt que le montage de coups de mains qui tiennent, ici, du Grand Guignol et ridiculiseraient le service se comportant de la sorte, cette enquête laisse envisager que bien des coups tordus se résolvent préventivement entre Etats conscients de leur pouvoir et de leurs limites, par le bon vieux « téléphone rouge » de la négociation diplomatique. Que ces fameux services qui feraient rêver James Bond, coopèrent activement et de façon responsable au dénouement de ce genre de crise à composantes, pour le moins, explosives. Et que leur métier n’est pas la recherche de l’exploit improbable dans des conditions démentielles et avec des moyens pitoyables, mais de l’économie des conflits inutiles par les solutions les plus efficaces, les plus payantes et les plus courtes.

 

Voici ce que nous expose Ron Ben-Yishaï de son enquête, indépendamment de tous les détails que nous ne connaîtrons, donc, jamais. Deuil auquel nous consentons, car ils a aussi, incidemment, vertu d’éviter de jouer les boutefeux :

 

 

 

Investigation : la Russie a détourné son propre bateau.

 

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3771296,00.html

 

Une investigation d’Ynet révèle que le renseignement russe a utilisé des agents secrets pour stopper le vaisseau Artic Sea, qu’on a supposé avoir été détourné par Israël, après l’obtention d’un « tuyau » selon lequel il était en train de violer les accords internationaux, car il transportait des armes de « déstabilisation » (régionale) en direction de la Syrie ou de l’Iran.

Par : Ron Ben-Yishai

Publié le: 

09.02.09, 19:03 / Israel News


Une investigation d’Ynet a révélé mercredi que le détournement du vaisseau (vraquier) “Artic Sea” a, en fait, été ordonné par le Gouvernement russe.


 Les agences de presse à travers le monde ont publié des reportages liant Israël au détournement, du fait que le bateau était supposé convoyer des armes vers le Moyen-Orient, et vraisemblablement vers l’Iran.


L’Artic Sea a été déclaré perdu en mer en juillet, alors qu’il était en route entre la Finlande et l’Algérie. Sa disparition a servi d’étincelle à des reportages sur le premier incident de piraterie des temps modernes dans les eaux européennes.


L’Amiral Tarmo Kouts, le rapporteur européen sur la piraterie, a confié au Times Magazine qu’il pensait que l’Artic Sea avait été intercepté par Israël, alors qu’il transportait un cargo secret de missiles anti-aériens S-300 et de missiles sol-mer X-500 vers le Moyen-Orient.


Une enquête d’Ynet fondée sur de nombreuses sources russes, européennes et moyen-orientales a conclu que la thèse de l’Amiral n’est pas plausible pour de nombreuses raisons.


 Par exemple, l’acheminement des missiles vers la Finlande demeure obscur, de même que les motivations du Mossad à détourner le navire plutôt que de le stopper à mi-chemin et de décharger ses fournitures.


Le Kremlin a, jusqu’à présent, gardé le silence à ce propos, après avoir capturé les présumés pirates de la mer, le 18 août, et les avoir inculpés de kidnapping et piraterie. Il n’a fait aucun commentaire sur les reportages spéculant sur la présence d’Israël derrière ces actions, et Jérusalem a fait de même.


L’enquête a révélé que la première étape de navigation ne provenait pas de Finlande, mais bien plutôt de l’enclave russe de Kaliningrad. Localisée sur les rives de la Baltique, cette zone côtière est  historiquement considérée comme une zone militaire fermée.


 http://www.24heures.ch/files/imagecache/468x312/story/arctic.jpg

Le vraquier Arctic Sea (Photo: AP)

 

Le port de Kaliningrad, contrôlé par la Marine (militaire) russe, entrepose des batteries de missiles, parmi lesquelles des armes anti-aériennes S-300. Le Kremlin a déclaré que la ville était une zone de libre-échange commercial, mais on considère qu’elle demeure dirigée et organisée par des syndicats émanant d’anciennes forces de sécurité, et constitue une pépinière de trafics illégaux, dont celui de types d’armes en tous genres.


 Les sources confient que l’Artic Sea a fait escale à Kaliningrad pour subir diverses réparations. Les mêmes sources affirment qu’un contrat aurait préalablement été passé entre des hommes d’affaires (NdT : on parlera de « maffia ») russes et moyen-orientaux, concluant la vente de plusieurs missiles S-300, entreposés dans le port.


Certaines sources prétendent que l’industrie d’armement militaire russe était impliqué dans le contrat et avait transféré un certain nombre de nouveaux missiles, dont des X-500, vers ce port, afin qu’ils fassent partie de la vente. Cependant, le Kremlin n’était pas directement impliqué et, apparemment, le contrat avait été établi en secret entre des hommes d’affaires du secteur privé.  

Un "tuyau" anonyme.

Après l’exécution du contrat, une agence de renseignement dont l’identité reste dissimulée jusqu’à présent, a appris que le départ du bateau avec sa cargaison d’armes se dirigeait vers l’Algérie, un pays situé sur une voie régulière pour le transfert des armes vers l’Iran et la Syrie.


 Cette agence de renseignement a alors transmis une information anonyme aux autorités russes, selon les enquêteurs.

 

Puis, deux jours après que l’Artic Sea ait navigué depuis un port finlandais où il a apparemment pris sa cargaison de bois de façon à dissimuler les missiles en-dessous, une vedette transportant 8 hommes a accosté le navire et a demandé à monter à bord au motif qu’ils se seraient perdus en mer.


Ensuite, les 8 hommes se seraient identifiés comme étant de la police suédoise et auraient arrêté l’équipage sous la menace de leurs armes. Les marins russes servant sur l’Artic Sea ont déclaré que les officiers parlaient russe entre eux. 


12 heures plus tard, l’équipage du navire a raconté l’incident aux autorités suédoises et dit que des pirates avaient extorqué l’identité de policiers suédois. L’équipage a alors affirmé que les pirates avaient quitté le navire, mais en réalité, ils étaient demeurés à bord, tenant l’équipage en otage.


Le 28 juillet, les garde-côtes britanniques ont contacté le navire, dont le capitaine a déclaré que tout allait bien à bord. On a autorisé le bateau à continuer à naviguer vers l’Algérie et peu de temps après, tous les contacts avec lui ont cessé.

 

 http://www.24heures.ch/files/imagecache/468x312/depeches/6122694.jpg

Les soldats russes conduisent les “pirates” vers le rivage


Selon des sources russes, les “pirates”, qui étaient en réalité des officiers du renseignement russe, sont restés à bord du bateau et ont informé leurs supérieurs qu’ils avaient bien trouvé les missiles en cale.


Le 12 août, la Russie annonçait avoir envoyé des officiers de la Marine pour se lancer à la rescousse du navire et de son équipage.

 

Ces sources expliquent que le délai entre le moment du piratage et le lancement de la mission de secours était dû à la volonté du Kremlin de capturer le navire loin de la curiosité des médias, de façon à éviter un incident embarrassant qui aurait pu affecter ses relations avec l’Iran et l’Algérie.


Mais la Russie désirait aussi éviter un incident (diplomatique) avec Israël et les USA, selon les mêmes sources. Il y a 4 ans, le pays a signé un accord avec ces deux nations alliées, en promettant de s’abstenir de tout transfert d’armes « de déstabilisation » vers la Syrie ou Téhéran. Les missiles S-300 étaient spécifiés explicitement dans l’accord.


Le 18 août, les forces des commandos russes ont pris d’assaut le navire et arrêté les « pirates ». Les photos diffusées dans la presse montrent les soldats russes contraignant sans ménagement les 8 hommes jusqu’à terre. Le cargo a été envoyé vers une localisation plus discrète en Russie, entouré par 8 avions-cargos, immédiatement après que l’incident ait été rendu public.

 

 



[1] Voir : Gilles Raphel : http://www.lepost.fr/article/2009/09/02/1679208_l-affaire-de-la-disparition-de-l-artic-sea-conspirationisme-mediatique-et-manipulations-russes.html

[2] Ibid.

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 15:21

Lettre ouverte au Peuple de Suède

25 août 2009

MOSHE KANTOR , THE JERUSALEM POST

http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1251145115969&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull


Adaptation française de Sentinelle 5769


Comme beaucoup d’entre vous, j’ai suivi de près les développements sur l’histoire publiée dans le quotidien suédois ‘Aftonbladet’ alléguant que des soldats israéliens « récoltaient » les organes de palestiniens. Dès le départ, il doit être parfaitement clair pour tous que les accusations ridicules de cette affaire sont fausses et sans fondement, et plus encore, incitent à la haine et à la diffamation.


Bien sûr, la liberté d’expression est un fondement de la démocratie, et vous pouvez être fiers que ce soit inscrit dans la constitution suédoise. Mais non moins importante que cette liberté, il y a la responsabilité morale et juridique. Et c’est là que les problèmes les plus flagrants sur cette question se posent, ce qui pourrait mener à la perte de valeurs plus importantes comme la sainteté de la vie.


Les leçons les plus amères des notre histoire partagée nous enseignent qu’il n’y a que peu de distance entre “loger quelque chose” sous le manteau de la “liberté de paroles” et les actes d’incitation à la haine et à la violence.


Dans notre histoire récente, par exemple, il était trop évident que de telles histoires, semblables et sans fondement soient imprimées contre les Juifs, donnant la porte ouverte aux pires  atrocités de l’humanité. Justement du fait de cette histoire et de cette expérience partagées, en tant qu’Européens, nous ne pouvons accepter ce discours de haine irresponsable sous les oripeaux du journalisme.


Alors qu’on a beaucoup glosé au sujet des réponses des officiels suédois, je crois qu’une question fondamentale a été tristement négligée, la responsabilité que portent aussi bien l’auteur de l’article que les rédacteurs en chef du journal. Les allégations portées dans cette histoire proviennent de dangereux canards antisémites et de diffamations haineuses des temps anciens, et doivent être condamnées comme telles.


Mais la question centrale est que l’auteur de cette histoire et les rédacteurs du journal ‘Aftonbladet’ ont reçu un feu vert sous la bannière de la « liberté d’expression » pour disséminer ces fausses allégations qui, suivant les termes du ministre suédois des affaires étrangères Carl Bildt, « peuvent attiser l’antisémitisme ».


Les mots ont le pouvoir de nous faire nous dresser, de nous inspirer, et d’améliorer le monde autour de nous. Mais utilisés de façon irresponsable, ils ont le pouvoir d’éveiller la haine et la violence. Et c’est bien le problème nodal de cette affaire. Bien sûr, beaucoup des Suédois se sont exprimés contre cette histoire et ils doivent en être félicités, mais le silence sous lequel d’autres et le gouvernement ont traité cette question est assourdissant – et alarmant.


Comme Président d’une organisation non partisane représentant les communautés juives d’Europe, j’ai la responsabilité d’assurer que des questions de cette importance pour la communauté juive soient soulevées – pour l’amélioration de toutes les minorités en Europe. Parce que nous sommes tous Européens, ‘un seule et même ensemble’.


Je suis fier que nous ayons été à l’avant-garde des efforts conjoints avec le Parlement Européen, la Commission Européenne et les dirigeants européens pour encourager des efforts concrets pour promouvoir la tolérance et la réconciliation à travers l’Europe.


Et j’espère que pendant qu’ils président l’Union Européenne, les officiels suédois continueront d’appuyer ces efforts. Mais comme de récents courants à travers l’Europe l’ont montré, des incidents inacceptables liés à l’antisémitisme et à l’antisionisme ne sont que trop réels, et dans plusieurs nations européennes, ils sont malheureusement en augmentation.

Alors que nous approchons du 70ème anniversaire du début de la Seconde Guerre Mondiale, et de la tentative d’annihilation d’un Peuple tout entier simplement parce qu’ils étaient Juifs, nous devons nous arrêter pour nous interroger sur la valeur de la liberté d’expression et la responsabilité intrinsèque liée à cette liberté. Oui, la liberté d’expression est la caractéristique de gouvernements et de peuples libres et rationnels. Mais les membres des media portent une responsabilité supplémentaire – la vérification des faits et la prudence nécessaire avant d’imprimer un article sans fondement, quel que soit le nombre d’exemplaires qu’ils puissent vendre. Trop souvent, l’incitation à la haine et la diffamation  se sont fait passer pour des « articles » avec d’horribles conséquences.


Ainsi, je vous implore, en tant que frères et soeurs européens rationnels, d’exiger la responsabilité et la crédibilité de la part de vos journalistes, de leurs rédacteurs en chef et de leurs éditeurs. De plus, l’honnêteté éditoriale, la responsabilité morale et juridique doivent exigés de la part des officiels gouvernementaux.


Sinon, l’institution sacrée de la liberté d’expression ne vaudra guère mieux que du papier journal pour empaqueter votre poisson dedans.


L’auteur est président de Congrès Juif Européen, organisation non partisane, basée à Paris, représentant les communautés juives en Europe.


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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 08:09
Tel Aviv-Paris, atterrissage difficile









La meilleure façon de pénétrer la réalité d’un pays est de se donner du temps pour le faire, de s’immerger au cœur du quotidien et de la population.

Ce facteur temps qui manque tellement au reporter d’aujourd’hui bousculé par la rentabilité immédiate et exigeante du scoop au quotidien.

Les différents terrains brûlants de l’actualité n’étant plus propices à la présence curieuse de journalistes - on voit ce qu’il en coûte à Clotilde Reiss pour quelques lignes sur les manifestations en Iran- les reporters du monde entier prudents et prévenus ont un asile des plus sécuritaires pour le scoop alimentaire : Israël

De nos jours une démocratie véritable est plus simple à déchiqueter.

On en connaît les règles et les failles. Les monarchies et dictatures voisines ne se laissent pas dévorer de si bon appétit.

Obéissant à notre désir de comprendre le terrain, nous avons parcouru plus de 4000 km dans ce pays grand comme la Bretagne, qui fait douze kilomètres de large à la hauteur de Netanya.

Villes, plages, centres d’étude et d’intégration, Kibboutzim ou mochavim, nous sommes allés là où notre intérêt nous poussait, au contact direct et sans préparation de la population multiple et multicolore d’Israël.

A notre grand étonnement, nous avons découvert des hommes et des femmes totalement libres de leurs opinions. Autocritique et autodérision se mêlant sur le ton de l’humour grinçant.

Opinions critiques acerbes et sans concession des différents gouvernements israéliens comme des gouvernements étrangers qui se livrent à un odieux jeu de pression vecu comme du chantage.

Cursus rafraichissant et libératoire. 

Plutôt que de tenter de démontrer l’indémontrable, en quelques rapides flashes de « choses vues », nous soumettrons de simples constats au jugement du lecteur.

Raison d’Etat oblige

De retour en France après cette longue absence, coupés de l’information en cours, nous découvrons avec intérêt l’amoncellement d’évènements « locaux » qui donnent à réfléchir.

Deux jeunes femmes sont otages d’une dictature sans nom, dont un ministre éminent est recherché par Interpol pour terrorisme actif. Mais baissons la voix et donnons de la caution – pas de méprise ce n’est pas une rançon cher lecteur- pour dire haut et fort que la justice de ce pays fonctionne.

Il y a du pétrole là-dessous voyez vous, raison d’Etat oblige.

Hans-Rudolf Merz, le président de la Confédération Suisse se rend personnellement en Libye pour s’excuser d’avoir selon la loi démocratique de son pays arrêté « certes un peu rudement »un galopin fils de tyran qui violentait ses domestiques.

L’affaire est juteuse et la quasi-totalité des avoirs libyens vont réintégrer les banques suisses.

Raison d’Etat financière oblige !

Des Yacht de luxe disparaissent en France et se retrouvent maquillés prêts à la cession mafieuse à de hauts dignitaires tunisiens conscients ou pas du détournement. 

Abandonnons bien vite des poursuites qui pourraient nuire à la bonne entente de l’« union méditerranéenne ».

Raison d’Etat politique oblige !

Le seul terroriste arrêté après le terrible attentat de Lockerbie est remis en liberté. Il est libyen, en phase terminale d’un vilain cancer. Deux raisons évidentes pour relever d’un traitement humain privilégié.

Six concessions pétrolifères en cours ? Honni soit qui mal y pense.

Raison d’Etat économique oblige !

Aftonbladet, quotidien suédois en vue publie un article intitulé « Les organes de nos fils pillés’’. Cet article affirme que les soldats de Tsahal prélèvent des organes sur des Palestiniens morts pour en faire commerce.

Tsahal est tenu de prouver son innocence. Donald Bostrom le brillant auteur de cette mascarade n’est nullement tenu, pour sa part à fournir les preuves de ce qu’il avance.

Comme ont été dispensées de le faire Sarah Daniel et Madame Boumedienne, députée européenne, lorsqu’elles avaient énoncé les plus absurdes calomnies sur Israël. 

La Suède pays le plus islamisé d’Occident après la Grande–Bretagne ?

Raison d’Etat démographique oblige !

Sur une radio périphérique un chroniqueur bien connu exige la libération de Salah Hamouri détenu injustement selon lui dans les prisons israéliennes.

Le même Salah a été reconnu coupable de préparer un attentat contre le grand rabbin Ovadia Yossef en tentant de dissimuler une bombe de gros calibre dans l’une des livraisons du rabbin. Il n’est jamais revenu sur ses intentions.

L’ambassade de France lui rend visite régulièrement, sa famille lui téléphone, il poursuit des études et reçoit livres et colis. 

Sur la même onde un journaliste fait remarquer au chroniqueur que Guilad Shalit est prisonnier du Hamas depuis 1154 jours.

Réponse du précédent : Hamouri est prisonnier d’un état reconnu, nous devons lutter ; Shalit est entre les mains du Hamas qui n’est pas reconnu, nous ne pouvons donc rien leur demander.

Magnifique rhétorique.

Prisonnier de la Nuit et du Brouillard pourrait-on dire. Est-il seulement vivant. Le doute sur Ron Arad a duré plus de vingt ans.

Qui s’en soucie ?

Raison d’Etat médiatique oblige !

La morale est morte dans tout ce fatras. Camus ne serait pas fier de la nouvelle condition humaine.

Comme me l’a confié un jeune israélien inconnu, rencontré à la terrasse d’un café :

La différence c’est que « là-bas vous passez votre vie à vous justifier face à la vague montante de l’intégrisme ; ici on se contente de vivre et de se défendre et c’est plus digne de l’être humain ».

Ca vous gratouille ou ça vous chatouille messieurs les « scoopy » d’un jour ?

I Josiane Sberro
© Primo, 23-08-2009
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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 22:20
Pour en finir avec les  diffamations contre Israël et Tsahal

 

 

Par ISI LEIBLER , -Franc Parler de Jérusalem-

Traduit par Dominique PAGE


(candidly speaking from Jerusalem :

http://wordfromjerusalem.com/?p=1730)

 

http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1249275681195&pagename=JPost/JPArticle/ShowFul

 



La campagne globale actuelle accusant Tsahal de « crimes contre l`humanité » et de « génocide » dépasse toutes les calomnies les plus obscènes qui aient jamais proférées contre l`Etat hébreu.


Une des  réalisations qui fait la fierté de l`Etat juif est, justement, le code de conduite des Forces de Défense Israéliennes, qui a inculqué la conscience selon laquelle les Israéliens doivent agir comme des modèles de comportement approprié.

 

http://www.the-golem.com/blog/wp-content/uploads/2009/05/holocauste-sioniste-225x300.jpg


Il est, plus que tout, impressionnant qu`un tel code de conduite ait pu être instauré en Israël, le seul pays au monde qui, depuis sa création ait dû se défendre en permanence, contre  les attaques terroristes dissimulées de ses voisins qui considèrent l`élimination de l`Etat juif comme leur objectif majeur.


En fait, à une époque où des millions de civils innocents sont massacrés au cours d`épurations  ethniques  au Moyen Orient, en Afrique, en Asie et en Europe de l`Est  on ne peut attribuer qu`à de sombres mobiles la honteuse diabolisation de l`Etat juif.

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 Aussi indécente est l`adoption d`Israël comme “bête noire” par les organisations des droits de l`Homme les plus “centre gauche ” , organisations qui déploient des efforts disproportionnés pour diffamer  l`unique démocratie de la région. On peut en partie expliquer cela par les aides financières  qu`ils reçoivent de gouvernements étrangers dont le but est d`ébranler  l`Etat juif. Un exemple illustre bien cette hypocrisie, lorsque récemment, une des principales ONG, Human Rights Watch  a collecté des fonds auprès de l`Arabie Saoudite (un pays difficile à citer pour ses préoccupations notoires au sujet des droits de l`homme afin de  vaincre « des groupes de pression pro-israéliens».


Le fer de lance de la campagne globale contre Israël  est  une filiale des Nations Unies au nom  particulièrement  mal choisi de Conseil des Droits de l’Homme. Cet organisme  dirigé par des pays comme l`Iran et la Lybie est une véritable parodie de justice et de  défense des droits de l`Homme, primordialement concentrée à s’acharner sur Israël.

 

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 Résolue à diffamer l`Armée d’Israël , elle a constitué une mission d`information dirigée par Justice Richard  Goldstone  chargée d`étudier les supposés « crimes de guerre » à Gaza  durant l`opération  « Plomb Durci ». . Les termes de son  mandat ne mentionnent pas le Hamas,  qui incite publiquement au meurtre des civils juifs et qui a lancé 12 000 roquettes sur l`état juif.


Les parties prenantes du comité s’étant préalablement assuré que les conclusions seront  synthétisées par les soins de l`organisme demandeur, Israël était, par conséquent, tout-à-fait justifié à refuser de coopérer. 


 Le colonel Richard kemp, qui fut commandant  de l`armée britannique en Afghanistan, a décrit ce qu`Israël a fait pour minimiser le nombre des victimes collatérales civiles durant l`opération de Gaza comme sans précédent dans l`histoire de la guerre .Les 160 pages du rapport émis par le ministre des affaires étrangères mettent en évidence que les mêmes Forces de Défense d’Israël, accusée de « crimes de guerre », a parachuté 2.5 millions de tracts  et téléphoné a 165 000 civils, en leur adressant  un avis d  `évacuation 4 heures avant les attaques aériennes. Des missions ont été annulées au dernier moment, après qu’on ait découvert que des civils avaient été placés comme boucliers humains à côté de dépôts de  munitions  ou de lanceurs de roquettes. Les efforts pour minimiser les victimes civiles à Gaza  ont été d`une infiniment plus grande ampleur que ceux realisés  par les armées américaines et européennes en Irak et en Afghanistan.

 

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Quand on compare le comportement israélien à celui de pays comme la Russie en Tchétchénie, aux massacres de masse barbares au Darfour (récemment « justifiés »  par la conférence islamique), au génocide au Congo et au massacre brutal des Tamouls au Sri Lanka, la haine concertée dirigée uniquement contre Israël par les pays occidentaux est stupéfiante. C`est comme si on était retourné au haut moyen-âge, quand les juifs étaient accusés d`être responsables de  tous les malheurs de l`humanité, par des calomnies, comme celle d’empoisonner les puits pour répandre la peste. Ceci est révélé par l`étrange verdict des enquêtes d`opinion européennes qui voient Israel  de façon plus négative que des pays dévoyés comme la Corée du Nord, le Soudan, le Zimbabwe et l`Iran.


Ce qui rend la situation encore plus surréaliste c`est l’attitude d`un groupe, peu nombreux, mais très bruyant d`israéliens, qui reprennent les méprisables calomnies orchestrées par ceux qui cherchent à diffamer les  opérations  défensives de leur propre pays. Les expressions dont o abuse à l’occasion, comme «  Juif atteint de haine de soi » décrivent le mieux  les universitaires, les journalistes et les membres d` ONG qui pactisent avec les groupes fanatiques anti sionistes étrangers. Ils s`abaissent, désormais, jusqu’à des niveaux de bassesse inouïs, pou essayer de calomnier l’attitude noble des  jeunes qui sont prêts a sacrifier leurs vies pour défendre leur peuple et leur pays.

dimanche 19 avril 2009

Ils reproduisent exactement le même comportement répugnant  affiché,  il y a quelques mois, quand Haaretz  a mis sous la lumière des projecteurs des allégations accusant l`IDF de folies meurtrières digne des cosaques –allégations  totalement  sans fondement , qui se sont ensuite révélées avoir été fondées uniquement sur des rumeurs.


Lorsque le mensonge a été dévoilé, le mal était déjà fait et Israël avait été sali dans les journaux du monde entier.

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Grâce à de l`argent provenant des gouvernements européens et d`autres pays étrangers, les calomniateurs ont créé un nouveau mouvement qui se nomme « brisons le silence » et qui, une fois encore, rapporte certains bavardages auxquels se sont adonnés des soldats anonymes sur les soit disant « crimes de guerre ». Ils justifient cet anonymat en prétendant  d`une façon scandaleuse que les soldats qui « vendent la mèche » risquent d`être punis, en dépit du fait que tout le monde sait que Tsahal ne peut et n`a jamais agit ainsi, ne serait-ce que pour éviter d`avoir toute  la presse indépendante israélienne à dos. Ils ont le culot de demander une enquête indépendante sur Tsahal- une chose qu`aucun pays au monde n`a jamais effectuée.

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Il est inutile de rappeler que dans une guerre, et même malgré les plus grands efforts pour maintenir de hauts  principes moraux, il y aura  toujours des individus pour  se conduire mal, parfois. L`épreuve  de vérité d`une   démocratie, c`est, justement, de voir si ces crimes sont couverts ou punis. Le Général de Brigade et procureur des Forces de Défense d’Israël, Aviha Mmandelblit a déclenché systématiquement une enquête pour chaque plainte, et si une faute était découverte, le coupable était  puni. Mais, à ce jour, on n`a relevé aucun comportement pouvant être définie comme une volonté délibérée de tuer des civils.


Voler une carte de crédit ou se livrer au pillage d`une maison arabe est certes un acte répugnant et doit être sévèrement puni, mais cela ne peut, en aucun cas, être comparé à un meurtre gratuit ou qualifié de crime contre l`humanité. Si d`autres exemples de fautes professionnelles étaient mises en évidence, les coupables seraient sans aucun doute jugés.   

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La guerre implique des  situations de vie et de mort, des erreurs sont faites et des innocents meurent, inévitablement. Mais, en maintenant nos critères moraux, nous sommes également obligés de nous assurer que nous ne péchons  pas à l’extrême dans le sens opposé, en risquant la vie de nos soldats, parce qu’on les empêche de défendre leurs propres vies.

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Il n`y a pas si longtemps, il aurait été inconcevable qu`un israélien sain d`esprit puisse accuser nos fils de crimes de guerre. Le tollé général aurait été assourdissant et ceux qui calomnient nos soldats auraient été traités en parias. Il y a des lois dans une démocratie qui empêchent  qu`on calomnie et qui punissent ceux qui salissent un innocent. Israël est en guerre et la bataille des esprits est un des facteurs -clefs de cette guerre. Salir une nation en calomniant  ses soldats et en les présentant, de façon mensongère, comme des tueurs vicieux est un acte d`infamie qui aurait été considéré comme un acte de trahison dans la plupart des pays. Permettre  à des nihilistes dépravés d`encourager des mensonges éhontés, non seulement, ébranle la morale nationale, mais compromet également notre sécurité.

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Plutôt que de  refuser de toucher à la sacrosainte liberté d`expression, on devrait instaurer des lois pour poursuivre ceux qui  propagent sciemment des calomnies et diffament  la nation, ainsi, également, qu’obliger les organisations qui reçoivent des fonds étrangers a s`enregistrer comme organismes étrangers. 


La lutte consistant à conserver notre réputation en tant que peuple convenable et de haute moralité est une composante essentielle de notre combat pour la paix. Si nous échouons à faire le ménage dans nos propres fosses d’aisance à l’intérieur, nous ouvrons la porte à nos ennemis et aux  antisémites qui veulent nous détruire.

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Cet éditorial a originellement été publié dans le Jerusalem Post .

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 10:34
Plomb durci : nouvelle accusation pour le Hamas
Par JPOST.COM
13.08.09
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Pour la 1e fois, une organisation internationale des Droits de l'Homme a publiquement déclaré que des preuves existaient pour prouver que des Palestiniens dans la bande de Gaza ont commis des crimes de guerre et utilisé des civils en guise de " boucliers humains" pendant l'opération Plomb durci.

Un combattant du Hamas fait feu dans la bande de Gaza pendant Plomb durci.
Photo: AP , JPost

Cette déclaration a été faite au Jérusalem post par Bill Van Esveld, chercheur basé à Jérusalem pour Human Rights Watch (HRW), après la publication la semaine dernière d'un rapport du gouvernement israélien sur l'opération militaire à Gaza.

Cependant, Van Esveld a souligné que le fait que des Palestiniens aient pu utilisé des civils comme boucliers humains pendant les combats ne justifiait pas ce que HRW regarde comme des crimes de guerres commis par l'Etat hébreu.

Jusqu'ici, aucune des deux plus grandes organisations internationales des Droits de l'Homme, Amnesty International et HRW, n'avait reconnu cette accusation émise par Israël à l'encontre du Hamas. Pour l'Etat juif, elle expliquait en partie les importants dommages causés par l'armée israélienne sur la population et sur les infrastructures civiles palestiniennes pendant le conflit.

La semaine dernière, HRW a présenté un document dans lequel elle reconnait que des membres du Hamas et d'autres groupes à Gaza avaient perpétré des crimes de guerres en tirant délibérément sur la population civile israélienne. L'organisation y affirme également que le groupe terroriste a mis en danger des civils palestiniens en tirant depuis des zones peuplées de la bande de Gaza.

Cependant, l'organisation internationale de surveillance n'est pas allée jusqu'à déclarer que les combattants du Hamas ont commis des crimes de guerres en exposant délibérément au danger la population civile. L'organisation terroriste palestinienne avait ainsi l'espoir que les forces israéliennes, pour épargner les civils, ne répondent pas à leurs attaques.

Mais le rapport de HRW de la semaine dernière cite en revanche une autre organisation, The International Crisis Group. Cette dernière a interrogé trois combattants du Hamas en janvier 2009 qui ont déclaré "ouvrir le feu [les roquettes] dans des lieux proches d'habitations et de ruelles, espérant que la présence des civils dissuaderait les Israéliens de répondre. »

Van Esveld a ajouté que le fait que le lancement des roquettes qui a eu lieu au milieu de quatre bâtiments résidentiels était la preuve que les attaquants agissaient dans un but précis.

HRW doit donner jeudi une conférence de presse pour présenter son nouveau rapport sur l'opération Plomb durci et pour s'exprimer plus précisément sur la mort de 11 Palestiniens qui arboraient des drapeaux blancs - pour montrer qu'ils étaient des civils - qui aurait été causée par Tsahal.

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 18:10

 

Texte de Gilles pour Aschkel.blog :

http://aschkel.over-blog.com/article-34483666.html

Le phosphore blanc

 

 

  Oui, Tsahal a fait usage militaire de phosphore blanc lors de l’action défensive contre le Hamas à Gaza en janvier 2009. Les images diffusées en boucle dans les journaux d’information de l’époque en ont largement fait état.

 

 

 


  

Pour autant, l’armée israélienne n’a violé aucune loi ni convention internationale.

Qu’est-ce  que le phosphore blanc, quels en sont ses usages, comment est-il utilisé en temps de guerre ?

Les Anciens ont donné à Vénus deux noms, pensant, selon le moment de la nuit, le crépuscule ou l’aube,  avoir à faire à deux étoiles différentes, à son apparition, Vénus s’appelait Hespherus, au matin Phosphorus. Le sens du terme signifie donc : celui qui brille dans la lumière du jour.

En effet, le phosphore blanc est une matière qui s’enflamme spontanément au contact de l’oxygène de l’air (nature pyrophorique) et brûle en totalité en dégageant une lumière vive ainsi qu’une fumée dense.

Usage militaire : son rapport poids/efficacité  en fait une matière parfaitement adaptée  à un usage dans des obus de mortiers ou bien des roquettes. Il a été utilisé comme arme offensive (destruction des troupes ennemies et attaques incendiaires),  les conventions internationales permettent de nos jours son emploi comme élément éclairant, fumigène  et de destruction de matériel ennemi. Son effet psychologique affaiblissant est aussi recherché car son aspect visuel sème la confusion dans les troupes ennemies.

 

 

Historique :

Il fut utilisé la première fois, dilué dans du sulfure de carbone,  au XIXème siècle par des nationalistes irlandais, sous l’appellation de feu fénien. Les Anglais, puis les Américains en firent usage à partir de 1916 lors de la WW1. Durant la WW2, son usage par l’ensemble des belligérants s’intensifia, comme arme incendiaire destinée à détruire les positions ennemies, voire en bombardement stratégique contre les civils durant la bataille d’Allemagne.

Plus récemment il fut employé :

En arme offensive : par les Américains au Vietnam (1959, 1975), par l’Irak contre les Kurdes en 1991.

En arme défensive : par les Russes (défensive ?) lors de la bataille de Grozny (1994), par les Américains lors de la bataille Falloujah (2004), par Tsahal au Liban (1982 puis 2006) et enfin à Gaza (2009).

De plus, le phosphore blanc recouvre les balles traçantes utiles en tirs nocturnes (identification de la cible).

A noter qu’il a été aussi employé par les terroristes : attentat de la Pan-Am (1973).

Il est aussi l’élément de  base de fabrication de l’acide phosphorique  utilisé pour acidifier et donc augmenter la sensation gustative de l’ensemble des colas et sodas de la planète. Il est de plus utilisé pour la fabrication de médicaments comprenant de l’acide phosphorique et du calcium destinés à lutter contre la déminéralisation osseuse et l’ostéoporose. Il est intensivement employé dans l’industrie de fabrication des engrais chimiques phosphorés.

 

Le Droit international :

Selon le droit international, les bombes au phosphore blanc ne sont pas considérées comme des armes chimiques mais comme des armes incendiaires au même titre que les bombes au napalm par exemple. Leur utilisation ne relève donc pas de la Convention sur les armes chimiques (CWC) mais du Protocole III de la Convention sur l’interdiction ou la limitation de l’emploi de certaines armes classiques (CCWC) dont le but est d’interdire ou de limiter l’utilisation d’armes dont on considère qu’elles causent des souffrances inutiles ou qu’elles affectent de manière indiscriminée les soldats et les civils.

Plus particulièrement, le Protocole III de cette convention porte sur l’interdiction ou la limitation de l’utilisation des armes incendiaires. Selon l’article 2 de ce protocole, il est interdit « en toutes circonstances de faire de la population civile en tant que telle, de civils isolés ou de biens de caractère civil l'objet d'une attaque au moyen d'armes incendiaires » (§ 1), « en toute circonstance de faire d'un objectif militaire situé à l'intérieur d'une concentration de civils l'objet d'une attaque au moyen d'armes incendiaires  lancées par aéronef » (§ 2) et « de faire d'un objectif militaire situé à l'intérieur d'une concentration de civils l'objet d'une attaque au moyen d'armes incendiaires autres que des armes incendiaires lancées par aéronef, sauf quand un tel objectif militaire est nettement à l'écart de la concentration de civils et quand toutes les précautions possibles ont été prises pour limiter les effets incendiaires à l'objectif militaire et pour éviter, et en tout état de cause, minimiser, les pertes accidentelles en vies humaines dans la population civile, les blessures qui pourraient être causées aux civils et les dommages occasionnés aux biens de caractère civil » (§3).

 

L’usage du phosphore blanc par Tsahal à Gaza en janvier 2009 :

Bien que non signataire du Protocole sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi des armes incendiaires (Protocole III). Genève, 10 octobre 1980 *

  • 103 pays signataires à ce jour,  dont parmi les pays arabes seule l’Arabie Saoudite  ; les Etats-Unis depuis janvier 2009 avec réserves, la France, l’Italie, le Canada, le Royaume Uni, l’Argentine, la Chine, la Roumanie avec réserves aussi.

donc, bien que non signataire du Protocole III, Israël en a totalement respecté l’esprit. Le phosphore blanc n’a ni été utilisé comme arme incendiaire contre des civils, ni comme arme incendiaire contre des positions armées en zone de concentration civile et tout a été mis en œuvre pour éviter de toucher la population de Gaza.

Les munitions à phosphore blanc n’ont été utilisées qu’après étude de la zone de tir, soit pour l’éclairer afin de faciliter la pénétration terrestre (effet lumineux), soit pour permettre le mouvement des troupes engagées au sol dans les zones de conflit (effet fumigène).

L’usage du largage de telles munitions à basse altitude a pour but de protéger la population civile, Tsahal a conduit son offensive de jour comme de nuit afin d’aller au plus vite et de limiter la durée (en nombres de jours) des bombardements limitant ainsi l’impact de l’assaut pour la population de la Bande de Gaza.

Lors des offensives nocturnes, l’éclairage au phosphore blanc permet d’identifier clairement la cible et d’éviter donc les dommages collatéraux auprès de la population civile, lors des offensives de jours, les écrans de fumée permettent aux troupes au sol et aux aéronefs de se mouvoir avec un risque moindre d’être touchés par des tirs ennemis, ils évitent donc des bombardements massifs qui écraseraient les positions adverses mais aussi toucheraient fortement la population civile.

Une fois de plus, la preuve de l’évidence tend à être détournée au profit de l’organisation terroriste Hamas, il est toujours dramatique pour une armée moderne de constater des pertes civiles dans la partie adverse, mais c’est bien le Hamas qui est responsable du fait et non Tsahal.

Le Hamas a lancé des obus de mortiers et des roquettes sur la population civile d’Israël durant huit longues années avant que la riposte n’ait eu lieu, le Hamas, comme de nombreuses vidéos le prouvent, utilise la population de Gaza comme bouclier humain, la grandeur du soldat hamassien est de procéder à des tirs de roquette depuis la cour des écoles (financées par l’ONU) pendant que les gamins sont en classe, la grandeur du soldat hamassien est de tirer des obus de mortier depuis les cours et les toits d’immeubles pendant que la population de Gaza se terre dans les appartements, la grandeur des dirigeants hamassiens est de se cacher durant l’offensive dans les souterrains de l’hôpital de Gaza.

Voici la triste réalité, celle d’une population aux mains d’islamistes lâches et corrompus. Dans cette  affaire Tsahal a tout fait pour protéger la population civile par une réponse proportionnée à une situation de guerre en zone de concentration humaine.

Cette offensive n’aurait pu ne durer que 3 jours si la chasse et l’artillerie  israéliennes avaient littéralement aplati la Bande de Gaza, cette opération pourrait encore être en cours si Israël avait décidé de dénicher les terroristes jusque dans leurs moindres recoins.

Dans les deux cas, la population civile de Gaza aurait eu à payer le prix fort.

 

Par GILLES
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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 12:50

Transmis parAlbert SOUED :


Al JAZEERA AU QATAR

Un écran de fumée pour cacher des activités subversives?

 

L'essor météorique d'al Jazeera a conduit de nombreux commentateurs politiques et médias arabes à se demander qui est derrière cette chaîne TV satellite du Qatar

 

Par Zvi Mazel, ex-ambassadeur en Egypte, Roumanie, Suède. Dirige le Centre en arabe www.infoelarab.org à Jérusalem

Edition Internationale du Jerusalem Post - 3/9 juillet 2009

Traduit et partiellement aménagé par Albert Soued pour www.nuitdorient.com

 

Le Qatar et sa chaîne de télévision satellite al Jazeera peuvent-ils être manipulés par l'organisation des Frères Musulmans ? Question fréquemment posée par les médias arabes intrigués par l'attitude présomptueuse adoptée par le chef d'un minuscule état dans le désert et par le contenu nationaliste et radical d'une chaîne qui lui appartient.

Les Frères Musulmans ont une profonde influence sur la société bédouine et conservatrice du Qatar qui comptait moins de 100 000 âmes en 1950. Un philosophe Koweitien bien connu Abdallah Alnefissi explique que le dirigeant de l'époque Ali ben Abdallah al Thani était si impressionné par leur piété et leur moralité qu'il leur a fait confiance et les a laissés installer de très nombreuses institutions religieuses et culturelles.

Mais la foi enseignée par les Frères Musulmans était celle de son fondateur Hassan el Banna et du chef théologien Sayed al Qotb. Créée à Alexandrie en 1928, cette organisation islamique radicale a la mission d'apporter la lumière de l'Islam au monde entier et de réinstaller le califat et la loi musulmane, la sharia'h. Les pays musulmans restaient néanmoins la priorité et des antennes ont été créées partout dans les pays arabes dès les années 40.

L'action des frères Musulmans a pris de l'ampleur au Qatar quand l'actuel émir Sheikh Hassan ibn Khalifa al Thani déposa son père dans un coup d'état pacifique en 1995 (1).

Une de ses premières actions fut d'installer en 1996 une chaîne de télévision satellitaire, al Jazeera, de fermer le ministère de l'information et d'abolir la censure. Il installa également le Conseil de la Shoura, version islamique d'un Parlement consultatif, sans réel pouvoir. Il accorda aux femmes le droit de vote pour les rares institutions politiques de l'émirat. Ceci pour montrer qu'il était démocrate et libéral. Néanmoins il gouverne seul ce minuscule état et il a désigné un lointain cousin comme président d'al Jazeera (sheikh Hamad ibn Thamer al Thani), lui permettant ainsi un contrôle étroit de la chaîne.

Qatar est devenu le centre d'une activité politique intense dans le Golfe avec des douzaines de réunions internationales dans la capitale Doha (2). En juin 2008, l'émir réunit les protagonistes de l'impasse libanaise, le Hezbollah et la coalition de la majorité pour conclure l'accord dit de Doha, jetant les bases d'un gouvernement d'union nationale, le Hezbollah ayant reçu le pouvoir d'un veto sur toutes décisions. Mais cet accord n'aurait pas pu être signé si la Syrie et l'Iran n'étaient pas intervenus pour faire pression sur le Hezbollah. Ce qui est la preuve de la proximité de l'émir avec les éléments radicaux du Moyen Orient islamique. Et ce n'est pas une surprise. Un an auparavant l'émir avait étonné le Conseil de Coopération du Golfe en y invitant le président iranien au sommet annuel, bien qu'il ne fut pas arabe, sans demander l'avis des membres du Conseil. En même temps le Qatar abrite 3 bases militaires américaines, évacuées d'Arabie saoudite après le 9/11.

Ainsi, protégé par des bases américaines, montrant une image de modération et de paix,  l'hyperactif émir prend de plus en plus l'allure d'un médiateur des différends pouvant naître entre les centres de pouvoir, même ceux qui sont radicaux et extrémistes.

Certains pensent même que le Qatar était en train de supplanter l'Egypte ou l'Arabie Saoudite comme force diplomatique, bien que l'émirat soit dépourvu de ressources économiques importantes, hormis le gaz, et d'armée.

 

C'est à ce niveau qu'entre en jeu al Jazeera qui apporte au Qatar ce qui lui manque pour jouer au médiateur influent. Le personnel d'al Jazeera vient de la BBC arabe, ce qui a permis à la chaîne de diffuser dès le début des nouvelles en continu. En 13 ans cette chaîne est devenue le pouvoir médiatique de l'Orient arabe, un empire ayant des nouvelles en anglais, du sport, des documentaires et une chaîne pour enfants. On la trouve aujourd'hui sur les portables et sur internet, mais aussi sur les ondes radio.

Son orientation politique est connue, en faveur de l'Islam radical et contre Israël et les Etats-Unis, sous une façade d'objectivité et de véracité, diffusant aussi aux masses arabes vivant en Occident.

Ses studios sont ouverts aux opposants des régimes arabes, produisant des débats éloquents et fascinants, montrant la faillite économique et sociale de ces régimes. Or les dirigeants arabes n'aiment pas la critique et les bureaux d'al Jazeera ont été interdits en Algérie, Arabie Saoudite, et fermés pour un moment en Irak, Koweit, Bahrein et l'Autorité Palestinienne L'Arabie a créé une chaîne concurrente al Arabiya et interdit la publicité sur Al Jazeera, ce qui prive celle-ci d'importantes ressources. Mais elle a son audience de 60 millions de téléspectateurs.

Et ceci mène de nombreux commentateurs arabes et médias à se demander qui manipule réellement cette chaîne, en pensant aux Frères Musulmans. Plusieurs faits y contribuent.

 

Le directeur général de la chaîne Wadah Khanfar était un membre de l'organisation en Jordanie, où il fut arrêté. Aujourd'hui il est des plus proches collaborateurs de l'émir.

Sheikh Youssouf al Qaradawi, le prêcheur radical est membre du cercle intime de l'émir et travaille étroitement avec la chaîne où il se produit chaque semaine, le samedi soir. Tous les deux sont des soutiens du Hamas, antenne des Frères Musulmans en Palestine.

De nombreux Frères Musulmans travaillent à al Jazeera et certains vont jusqu'à dire que 50% du personnel appartient à la confrérie, personnel qui a également une influence politique dans l'émirat.

En abritant des bases américaines, en ayant ouvert une représentation commerciale israélienne jusqu'en janvier 2009, en ayant une chaîne TV ayant une image modérée, le Qatar jette écran de fumée sur ses activités de sape des régimes arabes en faveur des Frères Musulmans.

Al Jazeera est en fait le porte-voix du Hamas et du Hezbollah contre Israël. Elle aide à exister la chaîne al Manar du Hezbollah. Dans la guerre "Plomb durci" à Gaza, al Jazeera avait une antenne dans l'hôpital Shifa pour ne montrer que les horreurs suite aux attaques israéliennes.

Lors du complot du Hezbollah contre l'Egypte, le journal al Ahram dénonce "la propagande qatari par le biais d'al Jazeera". Au Soudan, le site www.soudanonline.com  fait le lien entre le Qatar et les Frères Musulmans "ce qui est dangereux c'est que cette organisation a le pouvoir de déclencher un conflit violent et de s'emparer du pays. Nous sommes effrayés que le Qatar ne soit consumé par le feu qu'elle répand. Ces Frères Musulmans ne savent pas ce qu'est la fraternité et la foi. L'histoire montre, en particulier au Soudan où ils étaient actifs, qu'ils se nourrissent du même sein, la foi extrémiste de Hassan el banna et Sayed Qotb"

 

Le duo Qatar/al Jazeera est un phénomène certainement très dangereux, vu l'audience de la chaîne auprès des masses arabes et son rapprochement avec l'Iran et les éléments radicaux et révolutionnaires de l'Islam.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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