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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 13:32
POURQUOI UNE ORTHOGRAPHE RUSSE ?

Le journal Le Monde orthographie le nom du ministre israélien du Tourism, Stas Mizeshnikof,  à la russe (en transcription latine internationale) : Stas Misezhnikov.

Il applique la même politique à la plupart des personnalités israéliennes d'origine russe ou soviétique, à commencer par la plus célèbre d'entre elles, Nathan Sharansky, qui devient dans ses colonnes, Natan Chtcharanski.

La pratique communément admise est de respecter l'orthographe que la personnalité concernée a elle-même décidé d'adopter, et non de se livrer à une sorte de purisme linguistique.

En plaquant une orthographe russe sur les patronymes de nombreux Israéliens, Le Monde et d'autres médias cherchent en fait à souligner leur origine et à jeter un double doute, sur leur intégration en Israël et sur la réalité d'un "peuple juif" dont la nation israélienne ne serait que l'une des formes modernes.

De nombreux Juifs russes gardent leur patronyme russe, de même que de nombreux juifs est-européens, ouest-européens, ou sépharades ont gardé les leurs. Ce n'est pas un signe de non-intégration en Israël, mais de fidélité envers les origines familiales. C'est une attitude juive traditionnelle, digne de respect et d'admiration.

Les lecteurs du Monde devraient protester contre la pratique perverse de ce journal et exiger la mise en place d'une orthographe strictement phonétique, calquée sur le patronyme réellement utilisé par les intéressés dans leur pays.


COLLECTIF SIMON MAUJEAN

simonmaujean.blogspot.com
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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 22:10

« Nous nous souvenons que le 19 avril, il y a tout juste 65 ans, les derniers combattants du Ghetto de Varsovie se sont soulevés.

Ils se battaient contre  des armes  face à l’armée la plus puissante d’Europe à cette époque.

Aujourd’hui, nous nous battons contre des mots.

Car nous nous souvenons.»

 

Elie Wiesel, 19 avril 2009

 

__________________________________________
 
 
 
Aujourd’hui nous nous battons contre les mots
Elie Wiesel, 19 avril 2009
(Cliquez pour agrandir)
Elie Wiesel

Nous sommes réunis aujourd’hui à cause de Durban I – une conférence qui restera comme un outrage pour ses organisateurs, ses participants et pour les Nations unies.

 

Ce qui aurait dû être une conférence de lutte contre la haine s’est transformée en tribune de haine contre Israël et les Juifs. La violence contre les Juifs qui a explosé dans les rues de Durban a illustré combien les mots de haine peuvent être puissants et combien nous avions raison de les craindre. J’étais invité à prendre part à une commission  de cette conférence destinée à réunir des personnalités du monde entier pour parrainer cette rencontre. J’ai libéré mon emploi du temps et me suis préparé à y participer. Comment pouvais-je refuser de prendre part à une manifestation dont l’objectif officiel est de lutter contre le racisme et la haine ?

C’est alors que j’ai étudié le détail du programme et suis resté interloqué. Je n’arrivais pas à croire ce que je lisais. Les ennemis d’Israël avaient organisé à Durban un « lynch » public d’Israël et des Juifs. J’ai protesté auprès des organisateurs mais en vain. J’ai alors été la seule personnalité à démissionner de cette commission prestigieuse qui – comble d’amertume - était composée de personnalités éclairées. Tout au long de la nuit qui a suivi, une énorme pression  a été déployée sur moi pour que je revienne sur ma décision de démissionner. J’ai résisté à cette pression car je savais que je ne pouvais pas prendre part à une manifestation qui violait les règles les plus élémentaires de l’honnêteté, de la dignité, de la vérité et de la mémoire.

 

Nous voici aujourd’hui à la veille de Durban II. Les premiers documents publiés nous renvoient à nouveau aux mêmes inquiétudes et aux mêmes craintes. A nouveau, les mêmes slogans débordant de haine contre Israël.

 

Ce n’est qu’après l’annonce du retrait des Etats-Unis et d’autres nations de cette conférence que les documents de travail ont été quelque peu modérés.

Très insuffisamment modérés.

 

Certains d’entre vous sont peu être étonnés que nous consacrions tant d’énergie à lutter contre une conférence qui ne brasse en fait que des mots. Cependant, l’expérience du passé nous a enseigné combien les mots peuvent être dangereux. Les mots précèdent les faits. Tous ceux qui se souviennent des mots qu’utilisaient Hitler quand il parlait de la « solution » de la question juive se souviennent aussi aujourd’hui combien ces mots auraient dû être pris au sérieux.

 

Je n’établis pas de comparaison entre les ennemis d’Israël d’aujourd’hui et entre Hitler, Himmler ou Eichmann. Ce sont les ennemis d’Israël qui établissent ce type de comparaison lorsqu’ils osent accuser Israël d’être  un pays nazi, ses soldats des S.S. Le plus dangereux parmi eux est le Président iranien  qui nie la Shoah et cherche à obtenir la bombe atomique en menaçant de l’utiliser  pour anéantir l’Etat juif.  En d’autres termes, il nous dit que la Shoah n’a pas eu lieu et que c’est lui qui va la perpétrer.

 

Cela n’a pas commencé avec Gaza ou Jénine. Cela fait déjà des années que nous sommes les témoins d’une entreprise de délégitimation d’Israël, sur la scène politique – dans des discours prononcés dans toutes sortes de forums internationaux – mais aussi et peut être surtout dans l’arène des  médias internationaux. Oui, les rescapés des nazis sont devenus aux yeux des lecteurs de journaux des criminels nazis qui commettent des crimes de guerre. La télévision syrienne vient de diffuser une émission qui présente les Juifs comme des assassins d’enfants chrétiens pour confectionner les pains azymes de Pessah (la Pâque juive).

Les gouvernements d’Israël n’ont-ils jamais commis d’erreurs ? Assurément non. Israël n’est pas un pays de « saints » mais si l’on compare avec ce que d’autres pays ont fait dans des circonstances identiques, y compris des grandes puissances,  Israël ne se trouve pas parmi les pires.

 

Souvenez-vous : le Fata’h n’a pas été fondé pour libérer les territoires qui ont été conquis à l’issue de la Guerre des six jours mais quelques années auparavant.

Souvenez-vous : Yasser Arafat n’était pas un quêteur de paix. Lors de ma dernière conversation avec le défunt Itzhak Rabin, deux semaines avant son assassinat, il m’avait confié : « au début je pensais sincèrement qu’Arafat pouvait être la solution ; aujourd’hui je suis de plus en plus convaincu qu’il est le problème même ».

Souvenez-vous : lorsqu’Israël a quitté le Sud-Liban, c’est l’organisation terroriste du Hezbollah qui s’en est emparé pour l’utiliser dans ses attaques contre Israël.

Souvenez-vous : lorsqu’Israël a quitté la Bande de Gaza, c’est le Hamas qui s’en est emparée pour l’utiliser afin de tirer des milliers de missiles contre les citoyens d’Israël.

 

Lors de Durban II, des porte-paroles emplis de haine feront entendre leurs diatribes habituelles contre Israël pensant que nous ne nous souvenons pas. Mais oui, nous nous souvenons.

 

Nous nous souvenons que le 19 avril, il y a tout juste 65 ans, les derniers combattants du Ghetto de Varsovie se sont soulevés.

Ils se battaient contre  des armes  face à l’armée la plus puissante d’Europe à cette époque.

Aujourd’hui, nous nous battons contre des mots.

Car nous nous souvenons.


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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 23:23
Calomnies meurtrières made in Israël, Isi Leibler
Un excellent article, rédigé dans un style simple et direct, et dont la démonstration est convaincante. Nous sommes très nombreux à nous interrroger sur l'immunité (diplomatique, journalistique?) dont jouit ce quotidien, qui à côté d'excellents articles, ne peut s'empêcher de publier de véritables brûlots qui, comme l'affirme Isi Leibler, causent un tort considérable à l'Etat d'Israël et à son armée. Ceci étant dit, cette attitude permissive déplorable prouve au moins à quel point la démocratie est une réalité en Israël. On sait ce qu'il arrive, dans certains pays, à des journalistes qui dévoilent les méfaits (réels, ceux-là) de leurs gouvernements. En Israël, Amira Hass, par exemple, sait qu'en caressant la croupe du Hamas et en traitant les soldats de Tsahal de criminels de guerre, elle ne risque pas le sort de la journaliste russe Anna Politkovskaïa, assassinée pour avait dévoilé et combattu la politique de massacres de civils tchétchènes, menée par l'armée et la police de son pays. (Menahem Macina).
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06/04/09

 

Sur le Blog de l’auteur (1er avril 2009)

 

En mettant en relief des informations - qui se sont avérées ensuite totalement mensongères – selon lesquelles des soldats de Tsahal auraient délibérément tué des civils palestiniens, le quotidien Haaretz a fait preuve d’un manque de conscience et infligé d’énormes dommages à l’image mondiale d’Israël, déjà gravement maltraitée suite à d’autres fausses accusations de crimes de guerre.

Dans une école de préparation militaire, un certain nombre de soldats ont émis des allégations non fondées concernant des massacres aveugles et des actes de vandalisme, perpétrés contre des civils palestiniens. Il s’avéra par la suite que les "témoins" majeurs se basaient entièrement sur des racontars entendus et qu’ils n’étaient même pas en service à Gaza. Ils ont aussi avoué que, bien qu'ignorant qu'ils étaient enregistrés, ils avaient exagéré les rumeurs afin de "faire choc" et de faire passer leur message "avec force". Ces allégations n’avaient été ni vérifiées, ni replacées dans le contexte des menaces constituées par des terroristes prêts à se faire exploser. De même, Tsahal n’a pas été informé préalablement [à la publication de l’article de Haaretz], ce qui lui eût permis de donner une réponse.

Les accusateurs ne se contentèrent pas de prétendre que les soldats de Tsahal s’étaient permis ces atrocités, mais ils affirmèrent également qu’ils avaient été motivés par des rabbins fanatiques de Tsahal, qui leur « avaient fait une onction d’huile et leur avaient mis dans les mains des livres saints ». Selon eux, ces rabbins avaient fourni à ces soldats « de » petits livres remplis de Psaumes »… Et de préciser : « On aurait pu remplir la chambre avec tous [ces livres de] Psaumes qu’ils envoyaient, [et ils disaient] que les Goyim qui avaient envahi notre terre sainte devaient être chassés ». L’insinuation ignominieuse que des rabbins fanatiques ont fait avaient subir un lavage de cerveau à des soldats pour provoquer des mises à mort indiscriminées, a des parallèles qui glacent le sang avec les accusations médiévales de meurtres prétendument perpétrés par des Juifs, répandues par des apostats devenus hostiles à leur peuple. La vérité, c’est que les soldats et officiers sionistes religieux, sont renommés pour leur patriotisme et fréquemment considérés comme des modèles de dévouement et d’abnégation de soi. Proportionnellement à leur faible pourcentage de la population, ils sont beaucoup plus nombreux à s’engager dans des unités combattantes de Tsahal.

Autre élément de cette affaire : l’institution académique de préparation militaire dans laquelle ces "révélations" ont été rendues publiques est dirigée par un certain Danny Zamir qui, tout en fournissant à Tsahal ce soi-disant témoignage, a refusé de révéler l’identité des informateurs. Il n’a pas non plus attendu que les autorités militaires confirment la véracité des accusations, mais s’est hâté de communiquer ce "scoop" à Haaretz.

M. Zamir n’est pas un spectateur innocent, mais il a un casier militaire. En 1990, alors qu’il commandait une unité de parachutistes, il a été jugé et condamné à 28 jours de prison pour refus d’obéissance à un ordre d’assurer la sécurité de ceux qu’il qualifiait d’ « extrémistes de droite », lors d’une cérémonie sur la tombe de Joseph à Sichem [Naplouse], alors sous administration militaire israélienne. En 2004, dans un livre intitulé « Les objecteurs de conscience d’Israël », approuvé par Boam Chomsky, figure emblématique des universitaires anti-Israéliens, Zamir avait publié un cri du cœur [en français dans le texte] pour justifier son refus d’obéir à des ordres militaires ; il y attaquait Tsahal et démentait qu’Israël fût un Etat démocratique.

Ce qui soulève la question suivante. Comment se peut-il que Tsahal approuve qu’une institution académique majeure de préparation militaire soit dirigée par un post-sioniste radical, condamné pour refus d’obéissance à des ordres militaires ? Il serait certainement inconcevable qu’un officier pratiquant ayant rejeté des ordres soit nommé à la tête d’une institution académique religieuse de préparation militaire. Zamir n’a exprimé aucun remords après les résultats de l’enquête de Tsahal. Son seul souci était le suivant : « Si des soldats sentent qu’ils ne peuvent parler à cause de l’effet causé par cette histoire spécifique, alors ce sera mauvais pour nous, en tant que société et en tant qu’armée ». A la lumière de tout cela, le fait que Zamir, soit autorisé à conserver ses fonctions, confine incontestablement à la folie.

Ces accusations non étayées ont fait la première page des journaux, jour après jour, dans Haaretz, dont la ligne éditoriale et les chroniqueurs comme Gidon Levy et Amira Hass mènent continuellement des campagnes pour diaboliser leurs gouvernements. Rares sont ceux qui pourraient nier qu’au cours des dernières années, Haaretz, principalement dans son édition anglaise en ligne, a causé plus de dommages effectifs à l’image d’Israël dans le monde occidental, que toute la propagande anti-israélienne arabe réunie. A l’heure où le tsunami antisémite déferle sur le monde, la plupart des médias de réputation internationale, dont le New York Times, ont arboré des titres de première page flamboyants, mettant en relief ces fausses allégations et diabolisant les Israéliens comme étant des criminels de guerre.

Même après que le Procureur Général militaire ait condamné les récits d’atrocités, publiés par Haaretz, comme étant « catégoriquement fausses » et « volontairement exagérées », au lieu de présenter des excuses, Haaretz a réitéré les accusations et argué que l’armée avait omis de tenir compte des témoignages donnés aux médias étrangers par des Palestiniens, bien connus pour émettre des allégations d’atrocités, forgées de toutes pièces. Et le journal d’ajouter sarcastiquement que les résultats de l’enquête de Tsahal, suggèrent que « soit les soldats mentent, soit Tsahal est blanc comme neige ».

Pour Tsahal cela a été une situation sans vainqueur. Toutes les guerres entraînent des pertes civiles. Cependant [dans ce cas], tous les éléments de preuve objective confirment que, bien qu’affrontant un ennemi qui prend délibérément pour cible des civils israéliens, Tsahal est allé beaucoup plus loin que toute autre armée, en mettant en œuvre un code d’éthique et en s’efforçant de réduire au minimum les pertes civiles. Et ce malgré le fait que le Hamas ait impitoyablement utilisé des civils comme boucliers humains, et encouragé ses milices à se faire passer pour des civils innocents, et transformé des hôpitaux, des écoles et des mosquées en bunkers et en arsenaux. Quel autre pays, en de telles circonstances, aurait non seulement lancé des tracts mais même téléphoné à des centaines de milliers de civils pour les avertir par avance d’avoir à évacuer.

Contrairement aux chiffres avancés par le Hamas, le décompte final des pertes a révélé que 800 terroristes et 300 civils ont été tués. Qu’un nombre relativement aussi faible de civils soient décédés dans une guérilla urbaine aussi sinistre, est vraiment à mettre au crédit de Tsahal. Nous voir accusés de crime de guerre, c’est le monde à l’envers.

Certes, on ne peut nier que, dans tout conflit armé, des aberrations et des actes brutaux se produisent. Mais tout soldat israélien convaincu d’avoir enfreint le code éthique strict de l’armée, est traduit en justice promptement et au grand jour, comme ce fut le cas dans le passé. Même si les fausses allégations évoquées avaient contenu un élément de vérité – ce qui n’est pas le cas -, les présenter comme étant la norme revient à utiliser Jack l’Eventreur pour salir la réputation des Anglais en les faisant passer pour un peuple d’assassins sans pitié.

En classant le dossier, l’Avocat Général de Tsahal, le Général de Brigade Avihai Mandelblit a déclaré : « Il sera difficile d’évaluer les dommages causés par ces affirmations à l’image et à la réputation morale de Tsahal et de ses soldats en Israël et dans le monde ». Ce   qui est sans aucun doute indécent, c’est le fait que ni Haaretz, ni Zamir n’ont cru bon de s’excuser ou d’exprimer des regrets pour le tort incalculable qu’ils ont causé à la nation. Qui a besoin d’autres ennemis quand, à une époque où chaque antisémite salive à l’idée de trouver des moyens de diaboliser l’Etat juif, nous avons un journal israélien qui exploite la liberté d’expression, non pour débusquer une injustice, mais pour diffuser des allégations non vérifiées et fausses, qui fournit des munitions à tous ceux qui cherchent à nous causer du tort, si ce n’est à nous détruire ?

 

© Isi Leibler *

 


* Ancien président du conseil des gouverneurs du
Congrès juif mondial, Isi Leibler est président du Jerusalem Center for Public Affairs et du Diaspora-Israel Relations Committee. Il a reçu le prix Mahatma Gandhi pour sa contribution au renforcement des liens israélo-indiens.

 

 

Mis en ligne le 6 avril 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org
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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 21:55
Crimes de guerre à Gaza : Tsahal contre-attaque

Israël. Des responsables de l’armée mettent en doute des témoignages de soldats.

4 réactions

JÉRUSALEM, de notre correspondante DELPHINE MATTHIEUSSENT


Critiquée pour les exactions supposées de ses soldats contre des civils palestiniens lors de son offensive dans la bande de Gaza en décembre-janvier, l’armée israélienne a décidé de répliquer. Elle assure que l’écrasante majorité de ses soldats s’est bien conduite et que si des incidents ont eu lieu, ils sont isolés. Le quotidien de gauche Haaretz avait publié plusieurs témoignages accablants sur le comportement de Tsahal à Gaza (Libé du 25 mars).

Asa Kasher, professeur de philosophie à l’université de Tel-Aviv, auteur du code d’éthique de l’armée israélienne, rédigé en 1994 et revu plusieurs fois, fait partie de ceux, nombreux dans les cercles militaires, à monter au créneau. Il met en cause la fiabilité des témoignages de soldats publiés dans Haaretz, faisant état de tirs injustifiés ayant provoqué la mort de civils palestiniens. Ces témoignages avaient provoqué une controverse en Israël et renforcé les accusations palestiniennes et internationales de crimes de guerre.

«Sales histoires». Ces récits ont été au départ publiés dans la lettre d’information de l’académie militaire où ont été formés les soldats. En février, le directeur de l’école, Danny Zamir, a invité des anciens de l’académie ayant participé aux combats à Gaza à discuter de façon informelle de leurs expériences. «Il est connu pour son refus de servir dans l’armée», souligne Kasher, faisant allusion à son refus d’être envoyé dans les territoires dans les années 90. «J’ai lu attentivement les minutes de la discussion : il induit les réponses des soldats. Il est clair qu’il ne cherche pas à créer une image objective et précise de ce qui s’est passé. La seule chose qui l’intéresse, ce sont les sales histoires. Elles peuvent arriver, il faut en tirer les conclusions qui s’imposent, mais Zamir a un agenda politique, il ne peut être considéré comme une source fiable», ajoute-t-il.

«Fabriquée». Un des témoignages racontait comment une mère a été tuée avec ses enfants par un tireur d’élite parce qu’elle s’était trompée de chemin. «Cela n’est pas arrivé, soutient Kasher. Tous les soldats qui se trouvaient dans la zone ont été interrogés. Le soldat à l’origine du récit a lui-même indiqué qu’il n’avait pas été un témoin direct des faits, mais qu’il l’avait entendu d’autres soldats qui l’avaient eux-mêmes entendu. Ce n’est pas un témoignage, c’est une histoire fabriquée.» L’armée a annoncé lundi avoir classé son enquête sur les témoignages rapportés par Haaretz, les estimant basés sur le «bouche-à-oreille».

«Même si ce qui est reproché à l’armée israélienne était vrai, il ne pourrait s’agir que de cas très isolés, assure Kasher. Si la norme avait été que les soldats tirent parce que c’est marrant de tirer, des dizaines de milliers de civils palestiniens auraient été tués. Or même les Palestiniens, dont je discute les chiffres, avancent 1 400 morts, alors que l’armée israélienne en compte 1 000», ajoute-t-il. Asa Kasher estime toutefois que l’armée doit effectuer sa propre enquête sur les incidentsqui lui sont reprochés à Gaza, et rejette la demande, formulée par des organisations israéliennes de défense des droits de l’homme, d’une enquête indépendante. «Il n’y a pas de place pour une enquête d’Etat ou pour toute autre enquête indépendante de l’armée. Il y a une différence énorme entre ce qui s’est passé à Gaza et ce qui s’est passé, pour prendre un exemple, à Sabra et Chatila. L’enquête d’Etat qui a suivi le massacre des camps de prisonniers palestiniens à Beyrouth en 1982 s’imposait car il y avait une vraie question morale : est-ce qu’Israël aurait pu empêcher ces massacres ? J’ai manifesté à l’époque pour l’ouverture d’une telle enquête», explique-t-il. Et d’ajouter : «A Gaza, aucun massacre n’a eu lieu, même s’il y a eu de nombreux dommages collatéraux. Des centaines de civils innocents sont morts parce qu’ils étaient les voisins de terroristes, mais leur mort n’était pas recherchée. Elle est le résultat affreux et tragique de quelque chose que nous ne pouvions pas éviter : frapper les terroristes.»

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 13:39

If ever an issue begged for the intervention of a Jewish organization of international stature, it was the Mohamed al Dura affair. This notorious blood libel accused Israeli soldiers of shooting to death an Arab boy in Gaza on September 30, 2000. Though the event was actually a staged hoax, it was broadcast the same day on French public television station, France 2. Mohamed al Dura became an icon for all Muslim children. The story triggered rioting, terrorism and mayhem throughout the Muslim world; unleashed the Second Intifada; was the pretext for Daniel Pearl's beheading, and was referenced in Osama bin Laden's recruitment tapes prior to 9/11.

David Harris, Executive...

David Harris, Executive Director of the American Jewish Committee.
Photo: Ariel Jerozolimski [file]

For seven years I worked to expose that hoax, and was sued for my effort.

The American Jewish Committee is one of the world's most active Jewish institutions. It would have been entirely consistent with its mission to have stepped forward to aid me in my efforts to counter a libel that dishonored every Jew.

But under David Harris as executive director, only silence and obstruction were forthcoming.

La direction de l’American Jewish Committee devrait changer


The Jerusalem Post


Texte original anglais : The American Jewish Committee Deserves Better Leadership


Si une affaire aurait justifié l’intervention d’une organisation juive de stature mondiale, c’est bien l’Affaire al-Dura. Ce célèbre faux antisémite accusait des soldats israéliens d’avoir tué un jeune Palestinien à Gaza, le 30 septembre 2000. Bien que ce ne fut en fait qu’une mise en scène, ce reportage a été diffusé par France 2, la télévision publique française. Mohamed al-Dura est devenu un symbole pour les enfants musulmans. Cette image a déclenché des émeutes, du terrorisme et des violences dans tout le monde musulman. Elle a attisé la seconde Intifada. Elle a servi de prétexte à la décapitation de Daniel Pearl et a été exploitée par Oussama Ben Laden dans ses clips de recrutement, juste avant le 11 septembre 2001.


Cela fait sept ans que je me bats pour que la vérité soit reconnue, et j’ai été poursuivi en justice par France 2 pour cela.


L’American Jewish Committee est une des organisations juives les plus dynamiques.


Il aurait été parfaitement cohérent pour cette organisation de lutter à mes côtés contre cette mascarade qui déshonore les juifs du monde entier.


Mais, avec David Harris à sa tête, cette organisation ne s’est illustrée que par son silence et son obstruction.


David Harris est connu pour ses compétences diplomatiques, la relation chaleureuse qu’il entretient avec Nicolas Sarkozy, et pour ses contacts au plus haut niveau avec d’autres dirigeants européens. Certains se sont plaints auprès de David Harris de l’attitude de sa représentante en France, Valérie Hoffenberg, qui n’a jamais rien fait pour combattre la mise en scène de France 2. En fait, elle s’est activée en coulisses afin de couvrir le mensonge al-Dura et a bloqué certains de mes contacts avec des officiels français. Elle a aussi cherché à influencer certains dirigeants communautaires contre moi et a prétendu que le faux reportage de France 2 était authentique.


David Harris était à chaque fois poli et rassurant : « Je vais regarder cela ».


En fait, rien n’a jamais changé, car Valérie Hoffenberg n’agissait pas de façon indépendante : elle appliquait fidèlement la politique de l’AJC. En raison des actions de Valérie Hoffenberg, la représentation de l’AJC en France est devenue mon adversaire le plus nuisible.


Néanmoins, j’ai gagné mon procès contre France 2 en mai dernier.


Le refus de David Harris de lutter contre la mystification al-Dura est logique quand on le rapproche des recommandations données à l’administration Obama (ainsi qu’à d’autres gouvernements étrangers) de participer à la "foire antisémite" de Durban II ; s’opposant ainsi même aux souhaits du gouvernement israélien. Le voilà maintenant qui s’attaque à trois des plus ardentes avocates d’Israël - Caroline Glick, Melanie Phillips et Anne Bayefsky – qui plaident pour un boycott pur et simple de cette manifestation.


Les allégations de David Harris quant à sa responsabilité dans le retrait des Etats-Unis de Durban II, ou des améliorations de sa résolution préparatoire – après avoir sapé les efforts de ceux qui préconisaient un boycott – sont une nouvelle illustration de son comportement dans l’Affaire al-Dura : le double langage de l’American Jewish Committee.

 

Quand la Cour d’appel française m’a relaxé, l’AJC a immédiatement émis un communiqué pour se féliciter de cette décision de justice. Mais cette déclaration n’était destinée qu’à un public américain. Quand il fut demandé à sa représentante en France de réagir en français, elle a refusé, de peur que ses propos puissent être interprétés comme des critiques du gouvernement français, qui détient et contrôle la chaîne de télévision publique française responsable du bidonnage.

 

En décembre 2006, l’AJC a publié un excellent rapport d’Alvin Rosenfeld : « Les juifs progressistes et le nouvel antisémitisme ». Certains ont alors demandé à l’AJC l’autorisation de traduire ce rapport en allemand.

 

David Harris a alors écrit à la responsable de son bureau berlinois, Deidre Berger : « Je crois que cela provoquerait une petite tempête en Allemagne si ce rapport était publié, et cela causerait plus de tort à notre image et à notre réputation dans un pays-clé. »

En d’autres termes, l’Allemagne est un « pays-clé » dans lequel M. Harris a d’importantes relations à protéger.

 

Je ne suis pas le seul à exprimer des inquiétudes au sujet des agissements de David Harris en Europe.

 

Je vous invite à lire, ci-dessous, une note que j’ai reçue, en novembre 2008, d’une personnalité influente de la communauté juive allemande, et qui confirme ma perception de l’attitude néfaste de David Harris :

 

« Tandis que vous avez eu des problèmes avec la représentation de l’AJC à Paris, l’AJC de Berlin pose aussi des problèmes. Cela n’est pas dû au hasard, car la politique de l’AJC est appuyée par David Harris. L’AJC veut être la première des organisations juives pour ce qui concerne les contacts avec les gouvernements européens. C’est pour cela qu’ils essayent de bien s’entendre avec les establishments des différents pays…

 

Ils travaillent ainsi contre, voire sabotent les autres organisations juives ou non, qui luttent activement contre l’antisémitisme et l’antisionisme. En somme, l’AJC pratique l’apaisement vis-à-vis des gouvernements et des élites européennes qui apprécient grandement la certification "cashère" ainsi donnée par l’AJC qui, de fait, travaille contre les intérêts des communautés juives européennes. »

 

L’antisémitisme explose dans le monde entier et les ennemis de l’Etat d’Israël n’ont jamais été aussi puissants. La conférence de Durban II est une manifestation destinée à offrir une légitimité à cette haine, notamment alimentée par la fausse mort de Mohamed al-Dura qui est devenue l’icône exemplaire des "atrocités" israéliennes. Sans surprise, l’horrible image de la fausse mort de Mohamed al-Dura était déjà partout à Durban I.

 

L’AJC attire ses donateurs en prétendant défendre les communautés juives, alors qu’en fait, avec David Harris à sa tête, cette organisation les met en danger.


© Philippe Karsenty

 

Merci et à bientôt,


Philippe Karsenty
www.M-R.fr     Media-Ratings

+ 33 (0)6 60 68 74 85

pk@M-R.fr

The writer is a French media critic.


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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 05:04
Diffamation
Selon M. Gurfinkiel, qui nous adresse l'appel ci-dessous, "on se trouverait devant une opération à caractère diffamatoire contre la communauté juive de France, peut-être destinée à justifier la 'lutte contre l'islamophobie' dans le cadre de Durban II et à créer une fausse équivalence antisémitisme / islamophobie. Si l'information est confirmée (et il semble qu'elle le soit), il convient de nous mobiliser rapidement pour mettre un terme à cette rumeur. (Menahem Macina).
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02/04/09

IMPORTANT ET URGENT

L'organisation américaine CAMERA, qui effectue une "veille" permanente sur les médias américains et européens, a relevé que la télévision publique américaine NPR diffuse une information selon laquelle des gangs juifs brutaliseraient des jeunes filles musulmanes à Paris.

Voici la référence :

http://www.camera.org/index.asp?x_context=4&x_outlet=28&x_article=1632  [J'en ai copié-collé le contenu ci-après].

Selon une première enquête menée par CAMERA, aucune source ne corrobore les assertions de NPR.

On se trouverait donc devant une opération à caractère diffamatoire contre la communauté juive de France, peut-être destinée à justifier la "lutte contre l'islamophobie" dans le cadre de Durban II et à créer une fausse équivalence antisémitisme/islamophobie.

Si tel est bien le cas, il appartiendrait aux instances communautaires de saisir d'urgence l'ambassade des Etats-Unis à Paris.


Michel Gurfinkiel
michel.gurfinkiel@gmail.com

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Source : CAMERA

 


NPR Claims Jewish Gangs Harrassing Muslim Girls in Paris, by Steven Stotsky

UPDATE - Mar. 22: CAMERA attempted further communication with NPR concerning the fictitious report of Jewish gangs harrassing Muslim girls. NPR has not responded back despite several e-mails and a phone call. It appears that NPR is not going to correct the mistaken news report by Eleanor Beardsley. This precedent raises the question of how many other news reports provided by NPR are inventions.
 
UPDATE - Feb. 26: Alicia Shepard, NPR ombudsman, sent an e-mail that included four articles on anti-Muslim activity in France. However, none of the articles contained any mention of Jewish gangs  harassing Muslim girls. At this point, it appears conclusive that NPR's report was erroneous. CAMERA urges NPR to correct Beardsley's erroneous report and also urges NPR to fully cover the realities of Muslim violence against Jews in France.
 
UPDATE - Feb. 23 :  CAMERA received a call from Alicia Shepard, NPR ombudsman, on Feb. 23. Ms. Shepard indicated that she had contacted the journalist, Ms. Beardsley requesting documentation of the news story. Ms Shepard said she would send CAMERA this documentation.


Original Article:
 
Did National Public Radio (NPR) fabricate a story about a Jewish gang harrassing two Muslim girls in Paris? On January 26, 2009, Morning Edition ran a feature story on how the violence in Gaza had inflamed Jewish-Muslim relations in France (Gaza Fighting Reverberates in France). In the segment, correspondent Eleanor Beardsley discussed how the fighting has increased tension between the Muslim and Jewish communities and led to an increasing incidence of attacks against Jews. In what appeared to be an attempt to show that the violence was not all in one direction — i.e. Muslims attacking Jews — Beardsley adds, "And in Paris, two Muslim girls were harassed by a Jewish gang."
 
CAMERA searched the internet and Lexis-Nexis, its newspaper article search service, but could not find any mention of this incident by anyone other than NPR. CAMERA then contacted National Public Radio asking for the source of the story on Feb. 6.
 
Following a second inquiry on Feb. 11, CAMERA immediately received three separate responses from NPR.
 
1) Morning Edition sent an email stating
Dear Mr. Stotsky,
We are checking with our reporter who filed this piece.
Thanks,
Morning Edition
 2) A second email from Alan at NPR services left a phone number, 202.... When CAMERA tried this number, a recorded message suggested writing to the show in question and also indicated that no one would answer the call.
 
3) A third email from the Ombudsman's office read:
Thank you for contacting the Office of the Ombudsman at National Public Radio.
Every message is read by ombudsman Alicia Shepard and her staff. It is then forwarded to the appropriate journalist or manager. If a reply is appropriate, you will hear from us shortly...
This note also left a telephone number,  (202) 513-3245, which CAMERA called and left a message on February 18, requesting a response to our inquiry.
 
As of the date of this article, CAMERA has not received any information from NPR on the source of the story. Repeated internet searches have not yielded any other mention of the alleged incident. While CAMERA hopes that NPR will reply to our inquiry with information to back up Beardsley's account, at this time, we can only surmise that the story was an invention.

-----------------------------------------

[Textes aimablement signalés par Ch. Meyer.]

 

 

Mis en ligne le 2 avril 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org
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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 09:40
“Crimes de guerre” et piètre journalisme (HonestReporting)
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31/03/09

Texte anglais original : "War Crimes" and Shoddy Journalism"

Source : HonestReporting  26/03/09

Traduction française : Marc Brzustowski, pour upjf.org

Réfutation des allégations de crimes de guerre israéliens, émises par Haaretz et The Guardian.

Parcourir la presse israélienne permet de disposer d’un tableau plus complet et mieux informé des événements en Israël que celui qu’offre la couverture, plus étroite et parfois tendancieuse, des médias internationaux. La presse israélienne est, assurément, assez peu monolithique, et une pluralité de tendances politiques concurrentes s’y exprime, qui n’est pas dénuée de penchant à l’autocritique, si bien que bon nombre de nouvelles parmi les plus négatives, qui paraissent ensuite dans la presse internationale, sont d’abord passées au crible des journaux israéliens.

Malheureusement, les journalistes israéliens, tout comme leurs homologues occidentaux, ne sont pas non plus exempts de leurs propres partis pris et défauts journalistiques.

Tel est le cas d’un récent reportage, publié dans Haaretz, qui prétend que des « crimes de guerre » et des manquements graves à l'éthique auraient été commis par les forces israéliennes de défense à Gaza. Comme c’était prévisible, de nombreuses parutions dans les médias internationaux, dont le New York Times,  The GuardianThe IndependentThe Australian, et Globe & Mail pour n’en citer que quelques-unes, ont reproduit ces allégations, sans même se donner la peine de procéder à la moindre vérification.

Indépendamment du Haaretz, mais à peine quelques jours plus tard, The Guardian a publié ses propres allégations de supposés “crimes de guerre” israéliens (reproduits dans l’australien The Age).  Des vidéos sur Internet et des articles supplémentaires ont accusé les forces israéliennes d’avoir fait usage de boucliers humains, tiré délibérément sur des équipes médicales palestiniennes, et tué des civils palestiniens, de manière indiscriminée, à l’aide d’engins aériens sans pilote (drones), et ont émis des allégations selon lesquelles Israël avait utilisé une variété d’armes considérées comme « illégales » (voir l’insert ci-dessous pour plus d’information sur The Guardian)

Haaretz et The Guardian sont tous deux coupables de mauvais journalisme.

Mais la presse internationale n’est guère plus brillante. Au lieu de vérifier les faits sur un sujet à fort contenu litigieux, les publications ne font que répéter les mêmes suppositions. Si elles avaient procédé à un minimum de recherches, elles auraient pu découvrir de nombreux défauts. Melanie Phillips, par exemple, examine les éléments à charge à la disposition du Haaretz :

Il existe précisément deux accusations de meurtres gratuits de civils palestiniens, supposés avoir été commis sur ordre explicite. L’un concerne ce que même le Haaretz a clairement présenté comme une mort accidentelle, il s’agit de deux femmes qui, par erreur, n’auraient pas pris l’itinéraire que les soldats israéliens leur avaient indiqué pour évacuer et, par conséquent, se seraient trouvées dans la ligne de mire d’un sniper. De plus, le soldat qui relate le fait a, par la suite, admis qu’il n’avait pas été témoin oculaire de cet incident – il n’était, d’ailleurs, même pas à Gaza à ce moment-là - et qu’il avait, purement et simplement, fait état de rumeurs et de ouï-dire.

La seconde accusation est fondée sur un incident, supposé réel, dans lequel, alors qu’une vieille femme arrivait à proximité d’une unité de Tsahal, un officier aurait ordonné qu’on l’abatte parce qu’elle s’approchait trop près des lignes et qu’elle aurait pu être une terroriste-suicide. Le soldat qui relatait cette histoire n’a pas dit si la femme avait ou non été effectivement tuée. Par ailleurs, puisqu’il parlait « selon ce qu’on lui avait dit qui s’était passé », il aurait dû apparaître qu’il s’agissait, purement et simplement, encore une fois, de ouï-dire.

Ecrivant dans le Jérusalem Post, Herb Keinon remarque :

Il est important de noter qu’aucun des témoignages ne portait sur ce que les soldats avaient eux-mêmes vécu, mais bien de ce qu’ils avaient entendu, ou vu, que d’autres soldats auraient fait. Il est aussi important que ce qui était relaté semble tomber sous le coup des anomalies rapportées par des individus, durant une guerre contre un ennemi cruel se cachant derrière les civils, et ne soit pas pris pour une perte , par l’armée, de ses repères moraux. »

Le second élément troublant, à la source, c’est le rôle de Dani Zamir, le chef du programme [NdT : séminaire « Yitzhak Rabin » de préparation militaire au Collège académique Oranim de Kyriat Tivon], qui a retranscrit et publié les paroles des soldats [NdT : ces « révélations » ont été faites dans le cadre d’une « thérapie de groupe », groupe de parole, à caractère confidentiel, puis – double trahison envers les sujets de la thérapie et envers l’armée - publiées sans vérification, qui devait faire la part des choses, entre l’angoisse, liée à la situation de combat, et la réalité !]. Un récit, dans le Haaretz de jeudi, raconte qu’en 1990, Zamir, alors commandant d’une compagnie parachutiste de réserve, a comparu devant un tribunal et a été condamné à la prison pour avoir refusé de monter la garde à une cérémonie au cours de laquelle, des « radicaux de droite » devaient amener des rouleaux de la Torah sur la tombe de Joseph à Naplouse.

D’autres soldats interviewés par YNet News ont réfuté ces allégations :

Un soldat d’une brigade parachutiste, qui a également participé à la guerre, a fustigé ces déclarations comme relevant d’une “idiotie”. Parlant sous condition d’anonymat, il a déclaré : « Il est vrai que, dans la guerre, la moralité peut être interprétée de différentes manières, et il y a toujours quelques idiots qui agissent de façon inappropriée, mais la majorité des soldats ont représenté Israël honorablement et avec un haut niveau de moralité. »

Il a expliqué: « Par exemple, en trois occasions différentes, le commandant de ma compagnie a vérifié si les sacs des soldats ne contenaient pas de marchandises volées. Ceux qui ont volé les choses les plus insignifiantes, comme des sucreries, ont été sévèrement punis ».

« On nous a interdit de dormir dans le lit des Palestiniens, même lorsqu’on n’avait pas d’autre possibilité, et nous n’avons absolument pas touché leur nourriture, même après n’avoir pas eu assez à manger depuis deux jours. »

De nombreux autres témoignages des soldats des FDI ont été publiés, pas seulement par Ynet, mais également par d’autres journaux israéliens et même par les blogs personnels des soldats eux-mêmes. Ceux-ci ont complètement été ignorés par l’ordre du jour assigné aux reportages orientés tant de Haaretz que du Guardian.

THE GUARDIAN: JUGE ET PARTIE

Melanie Phillips a montré, de façon minutieuse et dévastatrice, le ridicule des récits, vidéos, commentaires et de l’éditorial du Guardian. Elle a mis en évidence :

  • Que les assertions sont présentées comme des faits, même si elles ne sont soutenues par aucune preuve de cette sorte.
  • La non fiabilité, preuves à l’appui, des “témoins » palestiniens.
  • Le manque d’une quelconque information vérifiable, ou de la moindre mention de toutes les mesures prises par les FDI pour éviter les pertes civiles, alors que le Hamas usait massivement de boucliers humains.

Phillips démonte les trois vidéos, dont une dans laquelle on nous parle comme d’un fait établi que trois jeunes frères ont été utilisés comme boucliers humains par les FDI. Elle remarque :

« Plus absurde que tout, la vidéo montre ce qu’elle déclare très solennellement être un magazine de l’armée israélienne, trouvé dans l’une des maisons détruites, montrant la photo de l’un des frères, attaché et les yeux bandés avant, dit (le commentaire), d’être mis en caleçon et utilisé comme bouclier humain.

On se frotte les yeux. L’opération « Plomb Fondu » a duré du 27 décembre au 18 janvier. S’imagine-t-on que nous allons croire que les Israéliens se sont débrouillés pour publier durant cette période un magazine contenant la photo d’un garçon qu’ils auraient capturé durant cette même opération ? Puis qu’ils aient fait en sorte de le laisser choir dans les décombres -  sans qu’il subisse, comme par miracle, la moindre déchirure de l’une de ses pages – afin qu’il (le garçon) puisse aisément le retrouver ensuite ? »

Comme nouvelle preuve que le Guardian a choisi le militantisme plutôt que le journalisme, le Jerusalem Post rapporte que, dans une lettre envoyée aux responsables de blogs et de sites Internet, le Guardian leur demande de soutenir son travail. L’article explique que le clip sur Gaza était suffisamment significatif « pour donner du poids aux appels de cette semaine pour une investigation complète des événements entourant l’opération « plomb fondu » qui était dirigée contre le Hamas, mais qui a causé la mort de 1400 Palestiniens – dont on sait qu’environ 300 étaient des enfants ». Les vidéos du Guardian demandent ensuite aux bloggeurs de se connecter à sa page intitulée "Les crimes de la guerre de Gaza".

Le blog ZioNation, qui a reçu, par inadvertance, l’appel publié par Mustafa Khalili, qui est un de ceux qui ont été chargés par le Guardian de traiter le thème de Gaza, a tiré la sonnette d’alarme à propos du militantisme politique partisan du Guardian.

The Guardian réalise une campagne flagrante et systématique de diabolisation contre Israël qui va bien au-delà des normes journalistiques.

Le bloggeur du JPost, Edwin Bennatan a même mis en évidence comment le journal s’est montré manifestement sélectif dans sa volonté de publier les réponses de soutiens d’Israël critiquant ce qu’ils disaient être un manque extrême d’équilibre et de proportion de la part du Guardian. Bennatan publie un commentaire très éloquent sur le site du Guardian, qui a été supprimé sur le blog, « le commentaire est libre » du site du journal [???].

L’attitude du Guardian ne peut rester sans réponse. En tenant compte des informations ci-dessus, veuillez envoyer vos commentaires bien pesés au Guardian - letters@guardian.co.uk

Le blog Z-Word écrit :

Cela s’explique peut-être parce que, pour de nombreux commentateurs, il est seulement permis aux Juifs d’avoir un Etat et une armée, et que cette armée satisfasse aux critères de comportement bien au-delà de ce qui est requis de n’importe quel autre Etat, y compris les leurs. Toute attitude qui n’est pas à la hauteur de ces critères tend à être considérée comme la preuve de l’illégitimité fondamentale de l’entreprise sioniste.

Bien entendu, il faudrait enquêter sur toute allégation sérieuse de comportement dénué d’éthique de la part de soldats israéliens, et tout contrevenant devrait rendre des comptes. Il ne fait pas de doute que le haut-commandement de Tsahal a, d’ores et déjà, lancé ses propres enquêtes. Cependant, le cirque médiatique tournoyant autour de ces cas est encore un nouvel exemple des prolongements donnés par les médias internationaux et les détracteurs d’Israël dans le but de promouvoir l’image erronée d’une armée de défense israélienne exclusivement amorale, voire probablement malfaisante.

Et ce dessin révoltant, du dessinateur américain Pat Oliphant constitue, de manière attristante, un indicateur de la direction dans laquelle vont les choses pour Israël, face à ce tir de barrage d’allégations et de diabolisation. Entre les récits des médias comme ceux rapportés ci-dessus et les dessins représentant les FDI comme les nouveaux nazis, il n’y a qu’un pas vers la délégitimation complète d’Israël lui-même.

 

© HonestReporting. com


Mis en ligne le 31 mars 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org
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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 09:32
Philippe KARSENTY au Festival International de Journalisme de Pérouse (Italie)
Écrit par Diffuseur Categorynet.com   
31-03-2009

Si certains s'opposent en France à ce que Philippe KARSENTY s'exprime librement*, l'Italie, après l'Allemagne, lui offre une nouvelle tribune ! Dans le cadre du Festival International de Journalisme de Pérouse, qui se déroule du 1er au 5 avril 2009, Philippe Karsenty présentera les développements récents de l'affaire al Doura – France 2. La conférence aura pour thème « Peut-on faire confiance aux médias ? », le vendredi 3 avril 2009 à 19h00, à l'Hôtel Brufani (Piazza Italia 12 - Pérouse - Italie).
Elle se tiendra en présence de professionnels des médias : Ivan Rioufol éditorialiste au quotidien français Le Figaro, Gabriella Simoni, correspondante spéciale d'Italia 1 News. La conférence sera animée par Adrian Monck, auteur de "Can You Trust the Media?"

A partir de l'Affaire al Doura, les intervenants débattront des conséquences de la violence des images diffusées à la télévision et du processus de création des icônes. Les preuves de l'imposture, la procédure en cours, la liberté d'expression. Le pouvoir des médias contre celui des individus. Qui croire ? Comment faire confiance ? Au cours de la conférence, Philippe Karsenty rappellera que la supercherie de France 2, a été confirmée récemment par un reportage de la première chaîne publique allemande ARD.

Rappel des faits : France 2 a diffusé le 30 septembre 2000 le reportage de « la mort » de Mohamed al Doura. Ce reportage est devenu l'icône antisémite du 21ème siècle et a déclenché la seconde Intifada, un an avant le 11 septembre 2001. Par la suite, Philippe KARSENTY a accusé France 2 d'avoir diffusé une pure et simple mise en scène, en lieu et place d'un reportage d'actualité. France 2 l'a poursuivi en diffamation et a gagné le procès en première instance le 19 octobre 2006 ; l'un des principaux arguments des juges était qu'il n'avait pas reçu le soutien des autorités israéliennes. Le procès en appel s'est soldé, le 21 mai 2008, par la défaite de France 2, Charles Enderlin et Arlette Chabot : Philippe KARSENTY a été relaxé avec des attendus extrêmement sévères pour France 2 et ses collaborateurs. Ce jugement autorise aujourd'hui Philippe KARSENTY à dire et publier, sans aucun risque juridique, que France 2 a diffusé le 30 septembre 2000 « un
faux reportage », une « série de scènes jouées », une « pure fiction », une « mascarade », une « imposture médiatique ». Mais la direction de France 2 ne reconnaît toujours pas la mise en scène. Son combat continuera jusqu'à ce que la chaîne publique française reconnaisse sa FAUTE.

Contact presse : Philippe Karsenty + 33 (0)6 60 68 74 85
Media-Ratings www.M-R.fr pk@M-R.fr Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

Service de presse du Festival International du Journalisme
Tél. +39 075 5055807 - http://www.journalismfestival.com/ Port.+39 335 1444497 - press@festivaldelgiornalismo.com Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

*La conférence de presse de Philippe KARSENTY, prévue au CAPE le 31 mars à 15h30 a été annulée en raison de courriels injurieux et menaçants. Elle est reportée au mardi 7 avril, à 15h30, en un lieu qui, pour des raisons de sécurité et pour éviter toute pression, sera communiqué ultérieurement. Merci d'envoyer vos coordonnées détaillées (nom, prénom, téléphone, média représenté) à : confpresse@m-r.fr Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir


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www.M-R.fr

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Communiqué envoyé le 03/31/2009 11:52:09 AM via le site Categorynet.com dans la rubrique Médias / Presse

Diffuser votre communiqué de presse : http://www.diffuseruncommuniquedepresse.com/

Lire plus sur: http://medias.annuairecommuniques.com/2009/03/philippe-karsenty-au-festival.html

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 10:39
Des soldats parlent ouvertement. Écoutez leurs voix ....

lundi 30 mars 2009

Tsahal est composé de plus de 700,000 soldats citoyens et réservistes qui sont censés vivre en accord avec les normes éthiques de Tsahal. Dans n’importe quelle armée, quelques soldats violent les règles de combat. Dans Tsahal, toutes les violations présumées sont examinées et les contrevenants sont punis. Encore aujourd’hui, il y a une tentative de diffamer Tsahal par des allégations qu’il y avait eu des manquements pendant l’opération d’Israël de la Bande de Gaza. Les accusations sont basées sur des ouï-dire non vérifiés et s’avèrent être fausses. Beaucoup de soldats de Tsahal ressentent un profond sentiment de l’injustice de la façon dont certains sont présentés sous un faux jour ainsi que Tsahal. Nous voulons vous exposer, à vous public, nos expériences personnelles. Écoutez nos histoires sur ce site.

NDLR mise en ligne d’un site de témoignages de soldats témoignant de leur assistance aux populations civiles et des hauts critères éthiques animant Tsahal (Marc Brzustowski)

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 10:05

"War Crimes" and Shoddy Journalism (HonestReporting)

“Crimes de guerre” et mauvais journalisme (HonestReporting)

 

"Réfutation des allégations de crimes de guerre israéliens, émises par "Haaretz" et "The Gardian"." (HR).

26/03/09

Source : HonestReporting

Réfutation des allegations de crimes de guerre israéliens, émises par Ha'aretz et The Guardian's.

http://www.honestreporting.com/a/images/communiques/upload1/haaretzlogo.jpg Parcourir la presse israélienne permet de disposer d’un tableau plus complet et mieux informé des évènements en Israël que n’offre la couverture, plus étroite et parfois tendancieuse, des médias internationaux. La presse israélienne est, assurément, assez peu monolithique, et une pluralité de tendances politiques concurrentes s’y exprime, qui n’est pas dénuée de penchant à l’autocritique, si bien que bon nombre de nouvelles parmi les plus négatives qui paraissent ensuite dans la presse internationale sont d’abord passées au tamis des journaux israéliens.

Malheureusement, les journalistes israéliens, tout comme leurs homologues occidentaux, ne sont pas non plus exempts de leurs propres biais et manquements journalistiques.

Tel est le cas d’une récente histoire, publiée dans le Ha'aretz, qui prétend que des « crimes de guerre » et des failles éthiques graves auraient été commises par les forces de défense israéliennes à Gaza. On aurait pu le prévoir, de nombreuses parutions dans les médias internationaux, dont le New York Times,  The GuardianThe IndependentAustralian, et Globe & Mail pour n’en nommer que quelques-unes, ont reproduit ces allégations sans même s’embarrasser à procéder à la moindre vérification.

Indépendamment du Ha’aretz, mais à peine quelques jours plus tard, http://www.honestreporting.com/a/images/communiques/upload1/guardian2006.jpgThe Guardian a publié ses propres assertions de supposés “crimes de guerre” israéliens (reproduits dans l’australien The Age).  Des vidéos sur Internet et des articles supplémentaires ont accusé les forces israéliennes d’avoir fait usage de boucliers humains, fait délibérément feu sur des équipes médicales palestiniennes et d’avoir tué des civils palestiniens de manière indiscriminée, à l’aide d’engins aériens sans pilote (drones), tout autant que d’allégations selon lesquelles Israël avait utilisé une variété d’armes considérées «  illégales » (voir l’insert ci-dessous pour plus d’information sur The Guardian)

Ha’aretz et The Guardian sont tous deux coupables de mauvais journalisme.

Mais la presse internationale n’est guère plus brillante. Au lieu de vérifier les faits sur un sujet à fort contenu litigieux, les publications ne font simplement que répéter les mêmes suppositions. Si elles avaient procédé à un minimum de recherches, elles auraient pu découvrir de nombreux défauts. Melanie Phillips, par exemple, examine les éléments à charge à la disposition du Ha'aretz :

Il existe précisément deux accusations de meurtre gratuit sur des civils palestiniens supposés avoir été commis sur ordres explicites. L’un concerne ce que même le Ha’aretz a clairement présenté comme une mort accidentelle, alors que deux femmes se seraient trompées de chemin que les soldats israéliens leur avaient indiqué pour évacuer et, par conséquent, elles auraient marché dans la ligne de mire d’un sniper. De plus, le soldat qui l’a raconté a, par la suite, admis qu’il n’avait pas été témoin direct de cet incident – il n’était, d’ailleurs, même pas à Gaza à ce moment-là- et qu’il avait, purement et simplement, fait état de rumeurs et de ouï-dire.

La seconde accusation est fondée sur un incident supposé réel, dans lequel, alors qu’une vieille femme arrivait à proximité d’une unité de Tsahal, un officier aurait ordonné qu’on la tue parce qu’elle s’approchait trop près des lignes et qu’elle aurait pu être une terroriste-suicide. Le soldat relatant cette histoire n’a pas dit si la femme avait ou non été effectivement tuée. Par ailleurs, puisqu’il parlait « selon ce qu’on lui avait décrit comme ce qui s’était passé », il aurait dû apparaître qu’il s’agissait, purement et simplement, encore une fois, de ouï-dire.

Ecrivant dans le Jérusalem Post, Herb Keinon remarque :

It is important to note that none of the testimony was about what the soldiers did themselves, but rather of what they heard or saw other soldiers do. It is also important that what was reported seems to fall within the realm of aberrations by individuals during war against a cruel enemy hiding behind civilians, not a systematic loss by the army of its moral compass.

Il est important de noter qu’aucun des témoignages ne portait sur ce que les soldats avaient eux-mêmes vécu, mais bien de ce qu’ils avaient entendu ou vu que d’autres soldats auraient fait. Il est aussi important que ce qui était relaté semble tomber sous le coup des anomalies rapportées par des individus, durant une guerre contre un ennemi cruel se cachant derrière les civils, et ne soit pas pris pour une perte , par l’armée, de sa boussole morale.

Le second élément troublant, à la source, c’est le rôle de Dani Zamir, le chef du programme [NdT : séminaire « Yitzhak Rabin » de préparation militaire au Collège académique Oranim de Kyriat Tivon], qui a retranscrit et publié les paroles des soldats [NdT : ces « révélations » ont été faites dans le cadre d’une « thérapie de groupe » -groupe de parole-, à caractère confidentiel, puis –double-trahison envers les sujets de la thérapie et envers l’armée- publiées sans vérification devant faire la part des choses, entre l’angoisse, liée à la situation de combat, et la réalité !]. Un récit, dans le Ha’aretz de jeudi, raconte qu’en 1990, Zamir, alors commandant d’une compagnie parachutiste de réserve, a comparu devant un tribunal et a été condamné à la prison pour avoir refusé de monter la garde à une cérémonie lors de laquelle, des « radicaux de droite » devaient amener des rouleaux de la Torah sur la tombe de Joseph à Naplouse.

 

D’autres soldats interviewés par YNet News ont réfuté ces allégations :

Un soldat d’une brigade parachutiste, qui a également participé à la guerre, a fustigé ces déclarations comme relevant d’un “non-sens”. Parlant sous condition d’anonymat, il a déclaré : » Il est vrai que, dans la guerre, la moralité peut être interprétée de différentes manières, et il y a toujours quelques idiots qui agissent de façon inappropriée, mais la majorité des soldats ont représenté Israël honorablement et avec un haut niveau de moralité.

Il a expliqué que : “Par exemple, en trois occasions différentes, le commandant de ma compagnie a vérifié si les sacs des soldats ne contenaient pas de marchandises volées. Ceux qui ont volé les choses les plus insignifiantes, comme des sucreries, ont été sévèrement punis ».

“On nous a interdit de dormir dans le lit des Palestiniens, même lorsqu’on n’avait pas d’autre possibilité, et nous n’avons touché à rien de leur nourriture, même après n’avoir pas eu assez à manger depuis deux jours. »

Numerous other similar testimonies from IDF soldiers were published, not only by YNet, but also in other Israeli newspapers and even personal blogs of soldiers themselves. Yet these were ignored by the agenda-driven reporting of both Ha'aretz and The Guardian.

De nombreux autres témoignages de la part des soldats des FDI ont été publiés, pas seulement par Ynet, mais également par d’autres journaux israéliens et même par les blogs personnels des soldats eux-mêmes. Ceux-ci ont complètement été ignorés par l’agenda fixé aux reportages orientés du Ha’aretz aussi bien que du Guardian.

THE GUARDIAN: JUGE ET PARTI

http://www.honestreporting.com/a/images/communiques/upload1/guardian230309.jpgMelanie Phillips a montré, de façon minutieuse et dévastatrice, le ridicule des récits, vidéos, commentaires et de l’éditorial du Guardian. Elle a mis en évidence que :

  • Que les assertions sont présentées comme des faits, même si elles ne sont soutenues par aucune preuve de cette sorte.
  • La non fiabilité, preuves à l’appui, des “témoins » palestiniens.
  • Le manque d’une quelconque information vérifiable ou de la moindre mention de toutes les mesures prises par les FDI pour éviter les pertes civiles, alors que le Hamas usait massivement de boucliers humains.

Phillips démonte les trois vidéos, dont une dans laquelle on nous parle comme d’un fait établi que trois jeunes frères ont été utilisés comme boucliers humains par les FDI. Elle remarque :

Plus absurde que tout, la vidéo montre ce qu’elle déclare très solennellement être un magazine de l’armée israélienne trouvé dans l’une des maisons détruites, montrant la photo de l’un des frères attaché et les yeux bandés avant, dit (le commentaire), d’être déshabillé en caleçon et utilisé comme bouclier humain.

On se frotte les yeux. L’opération « Plomb Durci » a duré du 27 décembre au 18 janvier. Sommes-nous supposés croire que les Israéliens se sont débrouillés pour publier durant cette période un magazine contenant la photo d’un garçon qu’ils auraient capturé durant cette même opération ? Puis qu’ils aient fait en sorte de le laisser choir dans les décombres -  sans qu’il subisse, comme par miracle, la moindre déchirure de l’une de ses pages – afin qu’il (le garçon) puisse aisément le retrouver ensuite ?

Comme nouvelle preuve que The Guardian a choisi le militantisme plutôt que le journalisme, The Jerusalem Post rapporte que, dans une lettre envoyée aux détenteurs de blogs et de sites internet, the Guardian leur demande de soutenir son travail. L’article explique que le clip sur Gaza était suffisamment significatif « pour donner du poids aux appels de cette semaine pour une investigation complète des évènements entourant l’opération « plomb durci » qui était dirigée contre le Hamas, mais qui a laissé pour morts 1400 Palestiniens – dont on sait qu’environ 300 étaient des enfants ». Les vidéos du Guardian demandent ensuite aux bloggeurs de se connecter à sa page intitulée « les crimes de la guerre de Gaza ».

Le blog ZioNation, qui a reçu par inadvertance l’appel publié par Mustafa Khalili, qui est un de ceux mandaté par The Guardian pour traiter le thème de Gaza, a tiré la sonnette d’alarme quant au militantisme politique partisan du Guardian.

The Guardian réalise une campagne flagrante et systématique de diabolisation contre Israël qui va bien au-delà des normes journalistiques.

Le bloggeur du JPost, Edwin Bennatan a même mis en évidence comment le journal s’est montré manifestement sélectif dans sa volonté de publier les réponses de soutiens d’Israël critiquant ce qu’ils disaient être un manque extrême d’équilibre et de proportion de la part du Guardian. Bennatan publie un commentaire au Guardian très éloquent, qui a été supprimé sur le blog « le commentaire est libre » du site du journal.

L’attitude du Guardian ne peut rester sans réponse. En tenant compte des informations ci-dessus, veuillez envoyer vos commentaires bien pesés au Guardian - letters@guardian.co.uk

Le blog Z-Word écrit :

Cela s’explique peut-être parce que, pour de nombreux commentateurs, il est seulement permis au Juifs d’avoir un Etat et une armée et que cette armée satisfait aux critères de comportement bien au-delà de ce qui est requis de n’importe quel autre état, y compris les leurs. Toute défaillance à se montrer à la hauteur de ces critères tend à être considérée comme la preuve de l’illégitimité fondamentale de l’entreprise sioniste.

http://www.honestreporting.com/a/images/communiques/upload1/oliphantjackbootjustice.jpgBien entendu, il faudrait enquêter sur toute sérieuse allégation de comportement dénué d’éthique de la part de soldats israéliens et tout contrevenant devrait rendre des comptes. Certainement, le gratin du commandement de Tsahal a, d’ores et déjà, initié ses propres enquêtes. Cependant, le cirque médiatique tournoyant autour de ces cas est encore un nouvel exemple des prolongements donnés par les médias internationaux et les détracteurs d’Israël dans le but de promouvoir l’image erronée d’une armée de défense israélienne exclusivement amorale, voire probablement malfaisante.

Et ce dessin révoltant, du dessinateur américain syndiqué Pat Oliphant est, de façon attristante, comme un indicateur de la direction dans laquelle vont les choses pour Israël, face à ce barrage d’allégations et de diabolisation. Entre les récits des médias comme ceux-ci-dessus et les dessins représentant les FDI comme les nouveaux nazis, il n’y a qu’un pas vers la délégitimation complète d’Israël lui-même.

 

© HonestReporting. com

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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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