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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 16:28

 

 

L’entourage de Christiane Taubira est-il intervenu à la Cour d’appel de Paris sur le procès al Dura ?

Classé dans: Les dossiers,Présidence Hollande |
 
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Maintenant qu’il est avéré, grâce à la révélation de la liste des cons, qu’une grande partie des magistrats raisonne moins en fonction de la loi que d’une idéologie gauchiste, il serait intéressant de se pencher sur l’entourage de la ministre de la Justice, Christiane Taubira, pour savoir si son cabinet, non content de se vider à vue d’œil, n’est pas de surcroît responsable d’une manipulation de la justice.


Le 3 avril 2013, la Cour d’appel de Paris devait rendre un arrêt dans l’interminable affaire al Dura qui oppose Philippe Karsenty à Charles Enderlin et France 2.


Devait… car la décision n’a pas été rendue, le Président de la Cour, Jacques Laylavoix, ayant déclaré au moment du prononcé de l’arrêt : « Nous ne sommes pas en mesure de rendre notre décision. Elle sera rendue le 22 mai. »


Etonnement dans la salle parmi les rares présents. Même le journaliste de l’AFP (généralement bien informé et qui ne se déplace pas pour rien) était venu.

Comment expliquer cette dérobade ?


L’arrêt aurait-il été « arrêté » au dernier moment avant d’être rendu public ?

Si oui, pourquoi ?


 


Il semble que la réponse se situe dans l’entourage proche de Christiane Taubira où l’on ne trouve rien de moins que son « conseiller spécial » Jean-François Boutet, qui, selon l’Express, serait aussi son compagnon ; un compagnon dont la forte influence expliquerait les départs successifs au cabinet de la ministre.

Jean-François Boutet est aussi et surtout, un avocat très engagé dans l’affaire al Dura et contre Philippe Karsenty.

Ce conseiller spécial de la ministre demeure en outre avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de Cassation au sein de son propre cabinet, la SCP Boutet.


Au moment où l’on reproche à certains députés de garder leur activité d’avocat, cette double (voire triple…) casquette de M. Boutet fait un peu désordre…. n’est-ce pas M. Hollande, le chantre de la République irréprochable ?

*

Pour justifier le maintien de son activité d’avocat, M. Boutet affirme que son activité de conseiller est bénévole.


Bien sûr… mais comment imaginer qu’il ne se serve pas de sa peu discrète influence pour favoriser les clients de son propre cabinet et leurs orientations politiques les plus contestables ?


C’est une question qui mérite d’être posée lorsque l’on sait que son cabinet était justement à la manœuvre dans le procès en cassation opposant la société Canal + et Philippe Karsenty (qui avait fait condamner par deux fois la chaîne cryptée pour un documentaire diffamatoire à son encontre).


Pour mémoire, et de façon inquiétante quand on analyse certaines orientations politiques au ministère de la Justice, on rappellera qu’en décembre 2012, Christiane Taubira avait décoré Michel Warschawski du « prix des droits de l’homme de la République française » ; Michel Warschawski, dont la complaisance envers le terrorisme arabe lui a valu une condamnation pour « prestation de services à une organisation terroriste ».


Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Franck Dauzier pour www.Dreuz.info

 

http://www.dreuz.info/2013/04/lentourage-de-christiane-taubira-est-il-intervenu-a-la-cour-dappel-de-paris-sur-le-proces-al-dura/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+drzz%2FPxvu+

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 13:18

 

 

 

 

Mur des cons : on tient le coupable !

Haro syndical sur le journaliste « voleur d’image »

  • L'auteur

    Elisabeth Lévy

    Elisabeth Lévy est fondatrice et directrice de la rédaction de Causeur.

http://www.causeur.fr/mur-des-cons-snj-france3,22298#

 

Publié le 29 avril 2013 à 5:00 dans MédiasPolitique

Mots-clés : , , ,

snj mur des cons

On ne doit pas s’ennuyer au SNJ (Syndicat national des Journalistes). La dernière trouvaille de cette honorable organisation est franchement hilarante. Elle apporte son « plus total soutien » (« plus total » c’est bon ça, les confrères doivent préférer les images au texte) au Syndicat de la Magistrature, victime d’une forfaiture sans précédent : la publication, par un journaliste de France 3, d’une photo volée dans un local syndical. Ce crime odieux et attentatoire à l’honneur des juges ne doit pas rester impuni. Le SNJ-CGT de France 3, affilié à une centrale concurrente du premier, en remet dans l’indignation. Il exige des sanctions, envisage de demander la traduction du coupable en commission disciplinaire, étape préalable, on imagine, à son incarcération dans un camp du même nom. Joy Banerjee, représentant de la rédaction nationale de France 3, déclare aimablement que le voleur de cons a « sali la rédaction nationale de France 3 ». Sali, oui : la gauche olfactive est de retour. Et elle ne plaisante pas avec les principes. Ni avec les odeurs.


Le prêchi-prêcha du SNJ mérite le détour. Il y est rappelé que « l’utilisation d’images volées dans un lieu privé, en l’occurrence les locaux du SM, est contraire à la déontologie professionnelle la plus élémentaire ». Alors que la semaine de la transparence bat son plein depuis un mois, cette position est pour le moins courageuse. Et avec ça, les copains posent cash les questions qui dérangent : « On ne peut que s’interroger sur l’intention qui sous-tend la publication des photos de ce mur et le traitement qui en est fait dans la presse ». Avant d’appeler tous les journalistes « à ne pas céder à la pression de la course à l’audimat (il est vrai qu’à France 3, elle est supportable, tant mieux d’ailleurs) et à refuser de participer à une manipulation de l’opinion ». Touchant, n’est-ce pas ?


Là où l’affaire devient aussi terrifiante qu’amusante, c’est que la direction de France 3 s’est exécutée aussi sûrement que si on l’avait sifflée. Notre confrère, à qui j’apporte mon « plus total soutien », passera aujourd’hui en commission disciplinaire ou quelque chose de ce genre. Il y a quelques jours, tout ce petit monde n’avait pas d’adjectifs assez ronflants pour glorifier un journalisme de révélations, qui fouine dans tous les coins de la démocratie, déterre des scandales, soulève les tapis et débusque les cadavres enfouis dans tous les placards. Peu importaient alors les moyens. On ne se rappelle pas que ces déontologues raffinés aient apporté leur soutien, même relativement partiel, à Liliane Bettancourt espionnée par son majordome, Laurent Blanc, balancé pour prétendu racisme à Mediapart, ou DSK exhibé par son amante. Voler pour la bonne cause, ce n’est pas du vol. C’est bien cela. Mine de rien, ces braves gens sont en train de rétablir le délit d’opinion – ce qui signifie qu’ils choisissent les opinions qui sont des délits. Contre les méchants, les riches, les puissants, les sarkozystes, la France d’hier, tous les moyens sont bons. Oser critiquer les forces de progrès qui portent la « vraie gauche », les enseignants en lutte, les juges rebelles, les journalistes résistants, relève de la haute trahison des intérêts du peuple.


D’accord, ce n’est pas 1984. N’empêche, il y a dans l’air un vague parfum, à peine un soupçon, mais il suffit à glacer. J’exagère, bien sûr. Après tout, qui se soucie du SNJ ? Un journaliste pourrait être sanctionné par son employeur, la télévision publique, pour avoir diffusé une information sans l’accord préalable de l’institution concernée par l’information. Un syndicat demande au patron de clouer un salarié au pilori pour la seule raison qu’il ne pense pas bien. Ce n’est rien. Rien d’autre qu’une fable ordinaire  de la France d’aujourd’hui.


Une affaire de journalistes qui n’intéresse personne, me souffle un ami qui pense juste et se trompe souvent, comme maintenant. Ce n’est pas une affaire mais une ambiance, un état d’esprit qui se diffuse, bien au-delà des quelques médias assurant traditionnellement la propagation du dogme. Une façon de considérer le contradicteur ou l’adversaire idéologique, au choix, comme un salaud ou un idiot. Ici, l’opposition au mariage gay est criminalisée, donc interdite ; là on demande dans le même mouvement l’amnistie pour le gentil casseur (de gauche) et les sanctions les plus fermes contre les « milices fascistes » (de droite). Il paraît que les gens de droite, aujourd’hui, sont aussi sectaires que ceux de gauche. C’est bien possible, mais l’avantage, c’est qu’on ne les entend pas. Il est vrai que les dingues qui semblent pulluler au SNJ, au SNJ-CGT, au Syndicat de la Magistrature et sans doute dans pas mal d’associations citoyennes, ne sont pas toute la gauche. Et qu’ils ne sont pas au pouvoir. Mais ils ne sont pas très loin de lui (dans l’espace politique, pas dans le temps, enfin espérons-le). Alors oui, j’aime bien rigoler. Mais au cas où ça vous aurait échappé, ce sont nos libertés à tous qui sont menacées par ces petits marrants.


*Photo : jetheriot.

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 08:01

 

Bloc-note


ACTUALITE JUIVE - N° 1251 - Jeudi 18 avril 2013


L’art de la récidive

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par G. W. Goldnadel


Président de France-Israël  et d'Avocats Sans frontières

 

http://blognadel.over-blog.com/article-l-art-de-la-recidive-117196750.html

 

Périodiquement, les ondes du service public de l'audiovisuel français sont frappées d'une sorte de crise de prurit antisioniste et radical

 

C'est ainsi que le 26 mars dernier, Daniel Mermet, qu'il est inutile de présenter dans ces colonnes, a de nouveau sévi gravement.

 

Je rappelle que l'un des derniers hauts faits de ce producteur d'émissions sur France Inter a consisté à diffuser une rubrique nécrologique imaginaire d'un Nicolas Sarkozy judéo-nazifié dans laquelle celui-ci était censé avoir trouvé la mort « dans son bunker de Jérusalem »

 

Pour cette raison, une fois n'est pas coutume, un redoutable avertissement lui avait  été infligé par sa direction.

 

Le 26 mars, M. Mermet a convié pour discourir sur son nouveau livre intitulé « comment j'ai cessé d'être juif » l'antisioniste Israélien Shlomo Sand, concepteur on se le rappelle, du « peuple juif qui a été inventé », mais qui a apparemment décidé aujourd'hui de renoncer à cette improbable judéité.

 

Encore que je remarque qu'il est moins dangereux de prendre cette singulière position, que de s'interroger sur l'historicité du « peuple palestinien », M. Mermet est en grand progrès, puisqu'il a en principe coutume d'inviter Michel Warshawski, cet antisioniste proche du FPLP, qui vient d'être décoré par Madame Taubira.

 

Mais le 26 mars, l'invité de M. Mermet se sera surpassé : s'en prenant au film Shoah et à son auteur Claude Lanzmann, Shlomo Sand a reproché à ce dernier d'opérer « un tri ethnique » entre les victimes juives et non juives et, ce faisant de, « continuer le travail d'Hitler »…

 

Il n'est pas inutile non plus de se reporter au dernier pamphlet de l'invité de M. Mermet, dans lequel celui-ci accuse les juifs et Israël de se livrer à une « industrie de la Shoah » dans un but à la fois « économique et hégémonique ». Bref du Garaudy matiné de Dieudonné.

 

Régulièrement, je suis contraint d'écrire que pareil déferlement de ce genre d'immondes stupidités respectabilisées par une antenne officielle et étatique n'est jamais sans lendemain qui pleure.

 

Dans la même veine, le jour de commémoration de la Shoah en Israël, une offensive cybernétique menée par le groupe gauchiste Anonymous entendait « rayer de la carte » informatique l'État juif.

 

L'institut Yad Vashem faisait partie des cibles privilégiées des attaquants, eux aussi, obsédés par le génocide hitlérien.

 

C'est dans ce contexte d'un extrémisme effectivement très ciblé, que Radio J a cru devoir inviter le dimanche 7 avril Jean-Luc Mélenchon.

 

On se souvient peut-être qu'il y a quelques mois, notamment sous la pression d'une partie de la communauté organisée, Marine Le Pen avait été désinvitée par cette radio de qualité dont j'ai l'honneur d'être l'un des éditorialistes.

 

J'avais dit à l'époque pourquoi, sur le terrain de la liberté d'expression,  la mesure m'avait déplu.

 

Je redis donc ici combien j'attache de l'importance à voir bénéficier des mêmes droits Mme Le Pen et M. Mélenchon.

 

Mais voir ce dernier, après censure de la première, invité comme si rien n'était, dans le silence de cette même communauté organisée, un mois et demi après l'hommage obséquieux rendu à Chavez, trois semaines après des propos moins urbains sur la non francité de M. Moscovici, me laisse, moi aussi sans voix.

 

En dépit de nos connaissances, l'hémiplégie intellectuelle est une maladie mortelle qui n'épargne décidément aucun cerveau.

 

 

par G. W. Goldnadel

Président de France-Israël  et d'Avocats Sans frontières

 

Périodiquement, les ondes du service public de l'audiovisuel français sont frappées d'une sorte de crise de prurit antisioniste et radical

 

C'est ainsi que le 26 mars dernier, Daniel Mermet, qu'il est inutile de présenter dans ces colonnes, a de nouveau sévi gravement.

 

Je rappelle que l'un des derniers hauts faits de ce producteur d'émissions sur France Inter a consisté à diffuser une rubrique nécrologique imaginaire d'un Nicolas Sarkozy judéo-nazifié dans laquelle celui-ci était censé avoir trouvé la mort « dans son bunker de Jérusalem »

 

Pour cette raison, une fois n'est pas coutume, un redoutable avertissement lui avait  été infligé par sa direction.

 

Le 26 mars, M. Mermet a convié pour discourir sur son nouveau livre intitulé « comment j'ai cessé d'être juif » l'antisioniste Israélien Shlomo Sand, concepteur on se le rappelle, du « peuple juif qui a été inventé », mais qui a apparemment décidé aujourd'hui de renoncer à cette improbable judéité.

 

Encore que je remarque qu'il est moins dangereux de prendre cette singulière position, que de s'interroger sur l'historicité du « peuple palestinien », M. Mermet est en grand progrès, puisqu'il a en principe coutume d'inviter Michel Warshawski, cet antisioniste proche du FPLP, qui vient d'être décoré par Madame Taubira.

 

Mais le 26 mars, l'invité de M. Mermet se sera surpassé : s'en prenant au film Shoah et à son auteur Claude Lanzmann, Shlomo Sand a reproché à ce dernier d'opérer « un tri ethnique » entre les victimes juives et non juives et, ce faisant de, « continuer le travail d'Hitler »…

 

Il n'est pas inutile non plus de se reporter au dernier pamphlet de l'invité de M. Mermet, dans lequel celui-ci accuse les juifs et Israël de se livrer à une « industrie de la Shoah » dans un but à la fois « économique et hégémonique ». Bref du Garaudy matiné de Dieudonné.

 

Régulièrement, je suis contraint d'écrire que pareil déferlement de ce genre d'immondes stupidités respectabilisées par une antenne officielle et étatique n'est jamais sans lendemain qui pleure.

 

Dans la même veine, le jour de commémoration de la Shoah en Israël, une offensive cybernétique menée par le groupe gauchiste Anonymous entendait « rayer de la carte » informatique l'État juif.

 

L'institut Yad Vashem faisait partie des cibles privilégiées des attaquants, eux aussi, obsédés par le génocide hitlérien.

 

C'est dans ce contexte d'un extrémisme effectivement très ciblé, que Radio J a cru devoir inviter le dimanche 7 avril Jean-Luc Mélenchon.

 

On se souvient peut-être qu'il y a quelques mois, notamment sous la pression d'une partie de la communauté organisée, Marine Le Pen avait été désinvitée par cette radio de qualité dont j'ai l'honneur d'être l'un des éditorialistes.

 

J'avais dit à l'époque pourquoi, sur le terrain de la liberté d'expression,  la mesure m'avait déplu.

 

Je redis donc ici combien j'attache de l'importance à voir bénéficier des mêmes droits Mme Le Pen et M. Mélenchon.

 

Mais voir ce dernier, après censure de la première, invité comme si rien n'était, dans le silence de cette même communauté organisée, un mois et demi après l'hommage obséquieux rendu à Chavez, trois semaines après des propos moins urbains sur la non francité de M. Moscovici, me laisse, moi aussi sans voix.

 

En dépit de nos connaissances, l'hémiplégie intellectuelle est une maladie mortelle qui n'épargne décidément aucun cerveau.

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 07:12

Gilles Bernheim doit partir.


par Gerard Fredj

 

Son silence depuis la semaine dernière n'était plus tenable.


Gilles Bernheim, Grand Rabbin de France, s'est donc exprimé mardi soir sur radio Shalom; une interview étonnante.

 

http://www.israel-infos.net/Gilles-Bernheim-doit-partir-10156.html

 



Il reconnaît les plagiats, il reconnaît n'avoir jamais été titulaire d'une agrégation de philosophie.
Pierre Gandus interroge Gilles Bernheim un homme serein, qui répond rapidement, sans chercher d'excuses.

Aucun d'entre nous n'est infaillible dans son quotidien; nous avons probablement tous, à un moment ou à un autre, trouvé des arrangements de circonstances avec la vérité, mais nous ne sommes pas –tous – des personnages publics.

J'ai toujours eu du respect pour Gilles Bernheim, sa capacité à argumenter, à exprimer des idées claires, son esprit d'ouverture, son empathie.


On peut avoir de la compassion pour ce qui est une tragédie personnelle, mais on ne peut faire de concessions sur la fonction de Grand Rabbin de France.

Dans l'interview, sur la question des plagiats, les réponses de Gilles Bernheim, sont claires : même si il en assume la responsabilité, c'est avant tout la faute "des autres".

La faute d'un "nègre" qui écrirait les textes pour lui, la faute de notes prises sans références – des textes qui deviennent les siens-, de travaux de recherches ou de textes repris ou réutilisés sans en signaler l'auteur ou l'origine.


Tout en en assumant la responsabilité morale, il en rejette la faute sur l'Autre.


Une explication un peu courte tant la production intellectuelle repose avant tout sur sa propre production d'idées.

S'agissant du premier plagiat dévoilé, comment ne peut-on pas être choqué que le Grand Rabbin de France ait commencé par sciemment incriminer un intellectuel décédé (le philosophe Jean François Lyotard) avant de se rétracter en invoquant une "réaction maladroite"?

Le travail des "collaborateurs" – pour un travail de recherche ou de Ghostwriter ("nègre")- se devant d'être accessoire, se serait-il aussi souvent résumé à du plagiat pur et simple? Etonnant !

Et que dire de la plaquette :


"Mariage homosexuel, homoparentalité et adoption, ce que l'on oublie souvent de dire" reprise par la presse du monde entier, citée par le Pape Benoit XVI dans son discours annuel à la Curie romaine?


Gilles Benheim reconnaît avoir "emprunté" plusieurs pages à l'ouvrage de Joseph Marie Verlinde : "L'idéologie du Gender - Identité reçue ou choisie ?" publié en mars 2012.


Comment peut-on, dans une plaquette qui ne contient que 23 pages de textes (si l'on ne tient pas compte de la couverture et du sommaire) avoir copié-collé plusieurs pages d'un autre livre?

Que reste-t-il alors vraiment de la production d'idées et de son apport à un sujet qui divise le pays, la classe politique, la représentation nationale?


Alors que Gilles Bernheim parle de " choses à venir – (d'autres plagiats?)", que reste-t-il réellement "tout court" de sa production d'idées?

Quoiqu'il en dise, Gilles Bernheim n'est pas seul en cause : ses prises de positions sur les sujets de société, ses idées, ont engagé et engagent le judaïsme français.

Venons-en à la seconde question: l'agrégation de philosophie.


Il est désormais clair que Gilles Bernheim n'est pas et n'a jamais été agrégé de philosophie.
Il explique les circonstances, "événement tragique ", qu'il ne nous appartient pas d'évaluer, dans lesquelles il a renoncé à ce concours, qui permet d'accéder à un des titres les plus prestigieux de l'Université française.
Ceci justifierait cela !

L'affirmation selon laquelle il n'a jamais déclaré lui-même qu'il était agrégé mais qu'il a "laissé dire" relève de l'imposture intellectuelle.


Lorsqu'il déclare " Je n'ai strictement rien dit et d'ailleurs vous observerez qu'au dos de tous mes écrits, jamais n'apparait l'expression : agrégé de philosophie", il explique qu'il a laissé mentir sans jamais mentir lui-même (même si la notice du Who's Who, par exemple, relève de la déclaration individuelle et ne contient plus aujourd'hui aucune mention de diplôme universitaire).

Ces notices biographiques, "ne sont pas faites par l'auteur que je suis", mais "par d'autres personnes, il y a des erreurs qui se véhiculent et qui finissent par devenir des vérités. Pour ma part, je le regrette profondément",..Mais il n'a jamais démenti.

"Vous savez ce que m'a rapporté l'histoire de l'agrégation ? Je n'en ai jamais profité".


Voila une autre imposture intellectuelle.


Tout responsable religieux de premier plan est écouté dans la communauté nationale pour ce qu'il est, le porteur de voix, le porteur d'idées de sa religion.


On ne peut pas dire qu'en France, aujourd'hui, les religions soient écoutées de manière prépondérante pour ce qu'elles ont à dire sur les faits de société.


Mais le philosophe lui est légitime à intervenir pour ce qu'il est, un "chercheur de vérité" dans les débats de société.
Ce qui donnait à Gilles Bernheim une autre résonance que celui de son titre de Grand Rabbin de France: celle d'un penseur, d'un philosophe à qui l'on aurait donné en quelque sorte "en plus", le titre de Grand Rabbin de France.

Gilles Bernheim a discrédité une des missions les plus importantes, parmi celles attachées à la fonction de Grand Rabbin de France : le poids de sa parole, son autorité morale, sa représentativité auprès des grands corps de l'état et de la Nation, son autorité face à la communauté juive.

Que pensera un archevêque, un ministre, un responsable politique, un rabbin, un juif lorsqu'il se retrouvera face à Gilles Bernheim?
Que pèsera la parole du Grand Rabbin de France ?

Il y va aussi de l'exemplarité du travail communautaire.
Tout Grand Rabbin de France qu'il est, Gilles Bernheim est un travailleur communautaire, salarié d'une institution centrale de la communauté juive, par les dons et participations des fidèles (donc de l'argent public" de la communauté juive).
S'il ne s'était agi de Gilles Bernheim, quel autre travailleur communautaire aurait été maintenu à son poste dans les mêmes conditions? Aucun.

Enfin, de bonne foi, on peut être de mauvaise foi.
Cela s'appelle le déni, Gilles Bernheim y fait souvent référence.
Son interview le démontre, loin de s'en écarter, il reste dans cette démarche qui relève d'un autre univers.

Pour toutes ces raisons, Gilles Bernheim doit partir.

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 08:16

MEMRI Middle East Media Research Institute

 

 

Clip No. 3782

 

Le chef du Conseil national des médias libanais : MEMRI est derrière le retrait de la chaîne de télévision iranienne du satellite Eutelsat

 

Pour voir la vidéo sous-titrée en anglais, cliquez ici


Ci-dessous des extraits d´un discours prononcé par Abd Al-Hadi Mahfouz, président du Conseil national des médias libanais, diffusé sur Al-Alam TV le 14 mars 2013.

Abd Al-Hadi Mahfouz : La décision européenne de supprimer Al-Alam TV [du satellite Eutelsat] est sans nul doute une décision politique, inhérente à la politique de blocus et de sanctions contre l´Iran, qui vise à l’empêcher d´obtenir les connaissances nucléaires dont l´Occident a le monopole.

L´institut médiatique sioniste MEMRI a sans aucun doute joué un rôle dans cette affaire. Cet institut inonde l´UE d’informations erronées sur la télévision et la radio arabes et islamiques, les accusant d´antisémitisme.

Ce sont évidemment de fausses allégations, puisque nous sommes des peuples sémites.

[...]

 

Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à : memri@memrieurope.org.

 

Pour consulter l’intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d’accès, visiter le site www.memri.org/french.

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 18:19

 

 


Afin de mieux comprendre les différentes perceptions des deux côtés de l’Atlantique concernant la situation au Proche-Orient, le spécialiste Jérôme Bourdon revient dans le nouveau numéro de l’Arche sur les raisons et enjeux qui motiveront très certainement les prochaines tentatives diplomatiques dans la région.

 

http://crif.org/fr/


 

Les écarts entre les deux pays devraient emmener les journalistes, voire les historiens, à s’interroger sur la juste manière de raconter ce conflit.

 

Le conflit israélo-palestinien est l’un des plus couverts, des plus médiatisés de la planète. Au-delà des nouvelles, il est massivement exporté, dans des récits de voyage, des romans, des films, voire des bandes dessinées. Mais il ne s’en forme pas une image homogène. Selon que vous vivrez dans la culture américaine ou la culture française, vous ne verrez pas le même conflit. Aux États-Unis, de très longue date, Israël jouit d’une image favorable auprès des médias et de l’opinion. Alors qu’en France (et en Europe), les choses sont beaucoup plus contrastées. Depuis 1967, lentement, Israël n’a cessé de perdre du terrain, et les Palestiniens d’améliorer leur image. Cet écart demeure, même s’il tend à se réduire dans les dernières années. Cet article invite d’abord à s’interroger sur les questions de l’écart, sans arbitrer en faveur de l’un ou l’autre pays – entendez, la France ou les États-Unis.

 

Un exemple entre mille. Le 28 août 2012, un tribunal israélien exonère l’armée israélienne de toute responsabilité dans le décès de Rachel Corrie, jeune activiste pro-palestienne américaine, écrasée par un bulldozer dans le camp de réfugiés de Raffah, en 2003, lors d’une offensive israélienne. Aux États-Unis, alors même qu’il s’agit d’une citoyenne américaine, on n’approuve pas son attitude, on incrimine peu, ou pas, Israël, en 2003 comme en 2012. Au contraire, les médias français manifestent plus de souci pour le sort de Rachel Corrie, et sont plus prompts à la critique d’Israël. Les Américains traitent le jugement israélien avec respect. Ainsi le New York Times titre-t-il : « Un tribunal décide qu’Israël n’est pas en faute dans la mort d’un activiste américain ». L’article s’ouvre sur des citations du juge, qui déclare que la jeune activiste « a pris un risque sciemment, aurait dû se mettre à l’écart du danger, comme toute personne raisonnable ».

 

Un échantillon d’autres journaux américains donne des résultats similaires. En France, Le Monde profite du verdict pour faire un portrait empathique de Rachel Corrie, sous le titre : « Qui était Rachel Corrie, morte sous les chenilles d’un bulldozer israélien ? » L’article s’ouvre sur des citations de courriels de la jeune fille. On apprend qu’un livre de ces courriels est disponible, publié non aux États-Unis, mais par le Guardian, quotidien britannique (car l’écart est large aussi, concernant le conflit, entre l’Angleterre et les États-Unis).

 

Élargissons la focale. Dans les affrontements militaires successifs, ainsi les deux épisodes du conflit de Gaza, en 2008-9, puis en octobre 2012, on va trouver les États-Unis tendant à justifier l’attaque israélienne, ou à atténuer la condamnation internationale si celle-ci a lieu. Lors de la première phase, le nombre élevé de morts palestiniens a entraîné une critique générale d’Israël en Occident, beaucoup moins aux États-Unis. La seconde phase, en novembre 2012, est beaucoup moins meurtrière.

 

L’écart au moins relatif entre les pays demeure. Aux États-Unis, grosso modo, on justifie Israël alors que plusieurs médias français jouent l’équilibre et s’interroge sur la responsabilité, in fine, qu’ils tendent à répartir de l’un et l’autre côté – à la manière d’un reportage de France 2 le 19 novembre. Le terme même de guerre (« guerre de Gaza », « guerre à Gaza ») a été adopté beaucoup plus largement en France et en Europe, alors que la presse américaine préfère parler de conflit, voire d’une « nouvelle phase dans le cycle de violence » (terminologie qui permet – à nouveau – de ne pas débattre de la responsabilité).

 

Continuons avec le vocabulaire. Depuis longtemps le Mont du Temple, lieu sacré pour les religions juive et musulmane, bénéficie dans la presse américaine de la double appellation, du type : « ce lieu que les juifs appellent le Mont du Temple et les Musulmans Haram-Ha-Sharif, le très noble sanctuaire ». Pour la plupart des médias français, il est « l’esplanade des Mosquées », même si la double appellation a été parfois adoptée (mais dans une minorité de cas), depuis quelques années, notamment par l’AFP. Entre Israël et les territoires, Israël construit un « mur » pour une grande partie des médias français, tandis que les médias américains hésitent et adoptent souvent le terme israélien de « barrière de sécurité ».

 

Pour apprécier l’écart des opinions publiques, partons des États-Unis, où l’on bénéficie de sondages basés sur les mêmes questions, sur le long terme. À part quelques moments singuliers, Israël bénéficie presque toujours de la majorité absolue (insistons, absolue) des sympathies dans l’opinion publique américaine.

 

Pour un conflit international, il est frappant de voir que les Américains peuvent se sentir capables d’exprimer  une opinion (alors que les sujets internationaux suscitent souvent la perplexité des sondés). Leur préférence va à Israël. Les « pro-israéliens » sont 64 % en 1991, ils baissent depuis, mais se situent à nouveau, depuis quelques années, au-delà de 60 %. Le chiffre est considérable. C’était déjà le cas dans les années 1970 : on ne peut donc y lire un effet de la dégradation de l’image du monde arabe et musulman depuis le 11-Septembre, même si ce fait a eu un impact profond sur l’opinion. Quant aux Palestiniens, ils se tiennent invariablement en dessous de 20 % de sympathies. Encore ceci représente-t-il un progrès par rapport aux années 1970.

 

En France, on dispose de multiples sondages qui s’avèrent difficiles à comparer. Ignorons le plus récent, qui s’inquiétait uniquement de l’image d’Israël. Elle n’est pas bonne, mais meilleure en 2012 qu’en 2004, et l’image des Palestiniens n’est pas meilleure, au contraire, selon un sondage de 2011. C’est ici surtout la  comparaison entre Israël et les Palestiniens qui nous intéresse. Dans un sondage réalisé en mars 2010 par  l’IFOP, à une interrogation centrale : « Qui est le principal responsable dans la crise israélo-palestinienne ? », 24 % répondaient Israël, 6 % les Palestiniens, 45 % déclaraient les deux parties tout autant responsables, et 25 % refusaient de se prononcer (dont une part plus élevée parmi les jeunes – le doute gagne sans doute du terrain). Sur la durée, depuis les années 1980, on trouve toujours une majorité relative (relative seulement !) de pro-israéliens.

 

En avril 2002, le Pew Research Center pose la question de la sympathie pour Israël dans un ensemble de pays. On est juste après l’offensive israélienne dans les territoires et l’affaire de Jénine. Les médias français ont cité la thèse palestinienne du « massacre » – en lui accordant plus de place et de poids que les médias américains. Aux Etats-Unis, 41 % des sondés disent sympathiser avec Israël, 13 % avec les Palestiniens. En France, 19 % avec Israël, 36 % avec les Palestiniens, chiffres que l’on retrouve dans d’autres pays européens.

 

Pour interpréter, le facteur politique vient immédiatement à l’esprit. On soulignera, aux États-Unis, le soutien indéfectible à Israël. Du côté républicain d’abord. Off the record, Mitt Romney, durant la dernière campagne, affirmait son hostilité à la création d’un État palestinien. Mais le soutien est vif aussi du côté démocrate, et la critique d’Israël y reste très limitée. Obama, au fond, n’a pas fait exception à la règle. De ce point de vue, il y a peu à attendre de sa visite en Israël, qui s’adresse d’abord à son opinion publique.

Les liens USA-Israël jouent une place cruciale : il faut mesurer la profondeur de la coopération stratégique et militaire entre les deux pays, notamment aux moments de crise, et qui dépasse les antipathies passagères entre chefs d’État, comme celle qu’a pu susciter Benjamin Netanyahou auprès de Barack Obama. On citera aussi le poids du lobby pro-israélien, son influence sur les parlementaires, sur la presse. Ce lobby est bien réel, mais aussi fantasmé : son action reflète de forts courants d’opinion en faveur d’Israël dans la classe politique et dans le peuple américain.

 

Mais la psychologie collective compte tout autant. Les États-Unis peuvent plus facilement s’identifier à Israël. Ils ont été un pays d’immigration et de « colonisation » (sans charger ce mot de jugement de valeur) et un creuset de cultures différentes. En Israël, comme aux États-Unis, on fait souvent, et de longue date, ce  approchement. Beaucoup plus croyante et religieuse que l’Europe, l’Amérique a moins de mal avec la dimension religieuse d’Israël.

Plus singulièrement, dans une certaine eschatologie protestante, une place particulière est réservée aux juifs, voire à l’Israël moderne, traitée comme un instrument de Dieu. Cette vision d’Israël a été réactivée par les mouvements évangélistes des années soixante-dix qui entrent directement en politique, comme Jerry Falwell, télévangéliste fondateur du mouvement, The Moral Majority, célébré comme un ami d’Israël par la droite du pays, lors de sa disparition en 2007.

 

Et la France ? Le rapport avec Israël y apparaît complexe, profondément ambivalent. L’opinion publique et la politique française ont été, pour dire bref, nettement pro-israéliennes jusqu’à la guerre des Six Jours. Le lent renversement qui a suivi peut être analysé, à nouveau, d’abord comme un choix politique, ou peut-être le retour d’une politique arabe qui a des racines anciennes. Du côté des journalistes et de l’opinion publique, indiscutablement, la cause palestinienne est devenue, au moins à gauche, le « bon combat », qui a pu remplacer celui de la lutte anti-coloniale.

 

La lecture de la cause palestinienne en termes coloniaux, voire algériens, a bien sûr joué un rôle capital. L’adoption, à partir de 1967, du mot « colon », mot chargé de connotations négatives, pour les Israéliens qui s’installaient dans les territoires, contraste avec l’emploi de « settlers » en anglais. L’arrivée au pouvoir dans les coalitions du courant national religieux a suscité l’hostilité ou la perplexité dans une France très laïcisée voire anticléricale.

 

Reste la part d’ombre, la plus difficile à interpréter : l’héritage d’un antisémitisme ancien, religieux puis racial, la culpabilité suscitée par la Shoah et la collaboration française pendant la Seconde Guerre mondiale. Insistons ici sur l’ambivalence. D’une part, la culpabilité peut emmener à la volonté de soutenir Israël, et le sionisme comme idée simple d’un État-refuge pour les juifs.

 

Mais on sait comme la culpabilité se retourne facilement dans un sentiment de colère et d’hostilité. Le rôle de cette « Shoah qui ne passe pas » avait été noté par Françoise Giroud dans un éditorial publié au moment de la seconde intifada. La grande journaliste signalait ainsi, à cette occasion, son identité juive et son souci d’Israël. On peut être plus pessimiste encore et se demander si l’antisémitisme, refoulé après la Seconde Guerre mondiale, n’a pas fini par réapparaître, notamment sous forme de la critique, plus ou moins radicale, d’Israël. On s’en souvient peut-être, ce pessimisme avait gagné le regretté Léon Poliakov, historien majeur du phénomène antisémite.

 

Pour l’heure, le fossé France- Amérique paraît s’être quelque peu réduit. Chassés par les bouleversements des mondes arabe et musulman, les morts syriens et pakistanais, mais aussi la crise économique mondiale, le conflit israélo-palestinien a beaucoup perdu de place dans l’actualité. Gageons qu’il s’agit d’un recul temporaire. Les causes sont profondes qui expliquent l’intérêt pour ce conflit, et aussi les écarts entre la France et l’Amérique, qui devraient emmener les journalistes, voire les historiens, à s’interroger sur la juste manière de raconter ce conflit.

 

Jérôme Bourdon, professeur au Département de communication de l’Université de Tel Aviv. Auteur du Récit impossible. Le conflit israélo-palestinien et les médias, INA-De Boecke, 2009.

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 10:59

Yariv+Horowitz+Award+Ceremony+theIndependent+ pQSKFwkkwPl (

Est-ce mérité?

 

Au départ du non-évènement de « l’agression », montée en épingle, par Yariv Horowitz, lui-même, on trouve un article du Ha’aretz, signé de Nirit Anderman, le soir du mardi 28 mars, à 19h 35 qui « témoigne pour l’histoire » :

 

Yariv Horowitz, metteur en scène du film contre “l’Occupation”:  'Rock the Casbah', a été attaqué à la suite de la projection au Festival International d’Aubagne. 

 

 http://www.haaretz.com/culture/israeli-movie-director-beaten-by-arab-youths-in-france-1.512335

 

 

« Le metteur en scène Yariv Horowitz a été attaqué et battu au point de rester inconscient, dans une rue de Marseille, jeudi (17 mars), immédiatement après la projection de son film primé, "Rock the Casbah" au festival du film festival d’Aubagne.

 

Ses agresseurs étaient de jeunes arabes ivres, a déclaré Horowitz, dont certains avaient apparemment assisté à la projection de son film avant son agression.


Juste après la projection, il déambulait dans la rue avec le musicien Assaf Amdursky, qui a écrit la musique du film. « Un groupe de jeunes s’est avancé vers nous », affirme Horowitz, pour décrire l’agression. « Ils ont commencé à nous crier « Allez vous faire… », avec un fort accent arabe. Assaf m’a dit de les ignorer, mais je leur ai, finalement, lancé : « Allez vous faire…vous-mêmes ». C’est alors qu’ils m’ont sauté dessus. Ils m’ont cogné dessus à terre, jeté des coups de pieds, et je me suis évanoui à la suite d’un coup que j’ai pris à la tête. Il était clair qu’ils étaient Arabes et qu’ils étaient ivres ».


Vendredi (18 mars), lors d’une soirée organisée dans le cadre du Festival, un chauffeur, travaillant pour l’organisation du festival l’a approché et lui a dit que sa sœur l’avait informé de l’agression, a déclaré Horowitz.


 “C’est un Arabe et il m’a raconté que des amis de sa sœur avaient envoyé des texto concernant l’agression, le soir précédent. Il disait qu’au moins un ou deux des agresseurs étaient présents lors de la projection de mon film au Festival, avant cela, et m’avaient vu monter sur scène à cette occasion ».

(....)

Après cet incident, Horowitz se sent hésitant à l’idée de séjourner à Paris, la semaine prochaine, dans le cadre d’une projection lors d’un festival du film israélien. « Je sais que, d’ici la période où je dois m’y rendre, la totalité de l’histoire aura « explosé » dans les médias et j’ai peur des conséquences, que des « têtes brûlées » puissent s’y rendre et « m’exploser », a-t-il déclaré. « Oui, c’est possible que l’agression n’avait pas de motif nationaliste, mais je ne sais vraiment pas où tout cela peut mener. La chose la plus absurde, bien sûr, c’est que mon film est le plus favorable à la paix qui puisse être. Je me suis senti dans une situation complètement dingue ».

 

Gaëlle Rodeville, déléguée générale du Festival international du film d’Aubagne, a une version tout à fait différente du déroulement des incidents :


« … ce ne sont pas des hommes qui ont commis l’agression mais un jeune mineur qui était avec d’autres jeunes de son âge ; pour nous, celui-ci n’était pas arabe. Les événements qui ont déclenché le coup (un seul coup) n’ont rien à voir avec une agression raciste, ni un lynchage ; après avoir été aidé par les organisateurs du festival, Yariv Horowitz a été vu par les pompiers qui n’ont relevé qu’une blessure mineure. Ils lui ont proposé d’aller voir la police. Le réalisateur a refusé. Sa blessure étant minime il n’a pas souhaité non plus aller à l’hôpital ; loin du lynchage, Yariv Horowitz a repris le cours du festival dès le lendemain… où il a reçu la mention spéciale pour sa mise en scène » [oui, mais, laquelle?].


Le lendemain de l’article du Haaretz, deux grands journaux israéliens, le Yedioth Aaronot et le Jerusalem Post, en hébreu et en anglais, généralement irréprochables, reprennent les éléments du « témoignage » de la nouvelle vedette du film israélien. A l’entendre, ils sont fondés à évoquer « un lynchage ». L’affaire revient en France, qui avait largement ignoré « le non-évènement Horowitz » et soulève un certain émoi. Des sites reprennent « l’information » dont celui du CRIF, le vendredi 29, juste avant la fermeture de Shabbat, d’après la source Yediot, peu sujette à éveiller la méfiance. Sautant sur l’occasion, les groupes pro-palestiniens Electronic Intifada et Europalestine s’emparent de ce « cadeau empoisonné», monté de toutes pièces par un jeune cinéaste mythomane dont les œuvres ne sauraient valoir beaucoup plus cher que l’authenticité de ses interviews.


Le journal de la gauche israélienne s’est recyclé, lors de la débandade de cette orientation politique, dans les montages et la désinformation, depuis, notamment, la mise au pilori, par ses soins, d’Alain Finkielkraut :


on se souvient qu’en 2005, celui-ci avait livré une interview à ce journal, à la suite des émeutes d’octobre, dont la traduction a été confiée, entre autres, à un certain Mishani et à l’antisioniste patenté et décoré, Michel Warshawski. Ce faussaire avait minutieusement détourné la réflexion du philosophe et inséré des têtes de chapitre, dans l’intention de déformer la pensée de l’auteur et de le faire passer pour un « suppôt de l’extrême-droite ».


Le Haaretz appartient à une chaîne éditoriale qui regroupe plusieurs parutions de même obédience, dont Le Monde, en France, The Gardian en Angleterre, et El Pais, en Espagne. Un autre diffuseur de rumeurs célèbres, Sylvain Cypel du « Monde », resté célèbre à propos d’une « saga » sur le 11 septembre, impliquant un supposé « réseau d’étudiants israéliens aux Beaux-Arts », saute sur l’occasion que lui fournit son acolyte Warshawski (depuis décoré du mérite des Droits de l’Homme, par Christiane Taubira) et « massacre à la Une », le portrait du penseur parisien, relooké en « raciste » invétéré, sous un titre évocateur : « La Voix Très Déviante d’Alain Finkielkraut » (http://www.debriefing.org/15187.html). Une campagne se monte tambours battants, pour le faire expulser de l’Ecole Polytechnique, supprimer son émission sur France-Culture. C’est le lynchage médiatique dans les règles de la plus pure voyoucratie journalistique, où tous les coups bas sont permis.


On se souvient, également de l’affaire « Uri Blau- Anat Kam », qui ont déclassifié des milliers de pages de documents sensibles du renseignement israélien, pour insinuer que certaines procédures n’auraient pas été respectées. Le Procureur-Général Menahem Mazuz a démenti les allégations orientées de Blau, fondées sur ce détournement de dossiers confidentiels et qui pensait les exploiter dans le sens des fins idéologiques du journal. Anat Kam a été sanctionnée.


Que dire du nouveau « scoop » dont s’est emparé ce journal ? La journaliste Nirit Anderman ne fait que citer ce jeune auréolé de la notoriété du Festival d’Aubagne. Ses dires n’ont pas été vérifiés auprès des éventuels autres témoins de l’affaire. Mais l’emballement résulte de la reprise sans critique de cet article par la presse israélienne, qui atterrit en France, dès le lendemain.


Le Bureau National de Vigilance contre l’Antisémitisme, de son côté, a mené l’enquête et remonté la piste des témoignages avérés sur cette non-affaire. Trop tard pour annuler ce qui était déjà paru, mais l’association communique avec différents sites, pour démentir les récits des malheurs du jeune Werther, en goguette marseillaise. A n'en pas douter, nous sommes face à une crise de communication et une situation d'abus de confiance, à l'égard de plusieurs grandes parutions, en Israël, un jeu d'adrénaline au détriment de la sécurité globale des Juifs de France et le goût prononcé de mettre en doute ses préoccupations réelles et fondées..


Il semble évident que Yariv Horowitz a cherché à se victimiser pour en tirer un bénéfice publicitaire, embourbé dans ses propres contradictions, de véritable porte-drapeau de la « paix » : « la totalité de l’histoire aura « explosé » dans les médias et j’ai peur des conséquences » annonce t-il en guise de prophétie auto-réalisatrice. Mais, surtout, il a tiré parti d’une situation particulièrement dramatique en France, à propos de la question de l’antisémitisme, depuis, notamment, les affaires à répétition : Mohamed Merah, Louis-Jérémie Sidney et, la semaine dernière, l’élimination, par la police belge, d’un Jihadiste franco-algérien, Hakim Benladghem, doté d’un équipement de commandos réservé aux spécialistes de l’anti-terrorisme et en lien téléphonique avec le Jaish al Islam de Gaza.


 

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L'équipement ahurissant retrouvé en possession d'Hakim Benladghem, la semaine dernière.

Comment expliquer au jeune Yariv que nous n'avons pas toujours envie de rire, au rythme de ses farces et attrapes?


 

 

L’univers feutré des Festivals littéraires et cinématographiques français serait bien avisé, au-delà de l’aspect séduisant des romances à caractère historique, comme ce récit kitsch sur la première Intifada, de s’intéresser, de plus près, aux ambitions et aux procédés narratifs de ce genre d’œuvres, construites sur mesure pour leur livrer la version bienpensante qui obtiendra leurs suffrages. Si un tel metteur en scène apparaît sans la moindre crédibilité et guère plus doué pour les scrupules, sur les péripéties de ses promenades les plus anodines à Marseille, que peut-il nous restituer de véridique sur une période aussi houleuse du conflit ?


Le Festival international d’Aubagne ne devrait-il pas suspendre l’attribution de ce prix à un jeune faussaire irresponsable et en mal de publicité, au moins, jusqu’à ce que lui-même fasse toute la lumière sur ses intentions dans cette (non-)affaire ?


Bien des questions attendent des réponses authentifiées, tant de la part de ce jeune homme que du quotidien israélien, toujours à l’affût d’une affaire croustillante à diffuser tous azimuts, jusqu’à ce que la fable s’écroule.

 

Marc Brzustowski.

 

Nous remercions M. Richard Abitbol, de la CJFAI pour ses mises en garde, presque en temps réel.

 

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 16:43

 

 

La vérité derrière la photo d'un bébé palestinien mort souligne les problèmes de l’image photographique

 

link

 

 

Par Paul Farhi pour le Washington Post

Traduit par la newsletter  du CRIF

 Jihad Al Masharawi

Cela a été sûrement l'une des photos d'actualité les plus déchirantes et les plus controversées de l'année écoulée, peut-être même des décennies écoulée. L'image d'un homme palestinien – la tête renversée par la peine alors qu’il berce le corps enveloppé de son petit garçon - a déclenché une féroce guerre des mots israélo-palestinienne, lorsque les journaux et les sites web l’ont publiée, en novembre 2012.

 

 

 

Les propalestiniens ont identifié la photo, prise par un photographe d'Associated Press, comme une preuve de l'agression militaire israélienne contre les civils palestiniens; les pros israéliens l’ont vue comme l’outil d’une propagande mensongère, soigneusement orchestrée pour susciter la sympathie pour les Palestiniens de Gaza pendant, en pleine période du dernier conflit. Il s'avère aujourd’hui qu’aucune de ces hypothèses n’est la bonne. Et l'histoire derrière cette image suggère toute la difficulté à laquelle les journalistes font face dans le tri entre la vérité et la fiction dans le chaos d'une zone de guerre, en particulier lorsqu’il s’agit du Moyen-Orient.

 

Près de quatre mois après que la photographie a été diffusée dans le monde entier, une commission onusienne vient de conclure qu'Israël n'était pas directement responsable de la mort de l'enfant. Cette commission informe que le bébé, Ahmad Masharawi, a été tué par une roquette palestinienne, tombée par erreur sur la maison de ses parents à Gaza. Le missile, tiré par les terroristes de Gaza, fait partie des centaines de roquettes qui ont été tirées contre le territoire israélien pendant le conflit.

 

Le Haut Commissariat aux droits de l'homme des Nations Unies, en publiant cette conclusion, longue d'une ligne, a provoqué la surprise totale dans cette histoire chargée d'émotion. La photo avait en effet engendré de telles réactions qu'elle était devenue un symbole de la perception du conflit. Le père de l'enfant était un journaliste employé par la BBC.

 

Beaucoup de lecteurs du Washington Post ont été scandalisés de voir que l'image avait été publiée, sur quatre colonnes, à la Une du journal le 15 novembre 2013. Certains parmi eux ont demandé pourquoi le journal ne traitait pas de la même manière les photos d'Israéliens entassés dans les abris antimissiles.

 

La légende de la photo disait que l'enfant était mort « après un raid aérien israélien à Gaza», ce qui impliquait la culpabilité d’Israël.

 

À la lumière du rapport de l'ONU, le journal a indiqué qu’il va publier une note de la rédaction avec la photo pour faire la lumière sur les circonstances réelles qui l'entourent. Cette note dit, entre autres, que le rapport de l'ONU "a émis en doute" sur l'implication israélienne.

 

L'Associated Press a publié lui aussi cette semaine une correction de sa légende de la photo. L’agence écrit: «Une roquette palestinienne perdue, et non pas un tir israélien, a probablement tué l'enfant, lors de combats dans le territoire régis par le Hamas en novembre, selon un rapport de l'ONU qui contredit l'histoire largement admise derrière cette image, devenue un symbole de ce que les Palestiniens ont qualifié d’ « agression israélienne » ».

 

Cet épisode est caractéristique de ce que l’on pourrait appeler «le brouillard de la guerre et le brouillard du journalisme», a déclaré le Professeur Ken Light, qui supervise le département de photojournalisme à l'université de Berkeley en Californie (Graduate School of Journalism). Les photographes de presse sont généralement diligents et veillent à ce que leurs images soient inscrites dans le bon contexte, a-t-il dit, mais c’est plus difficile lorsqu’il s’agit d'un conflit armé. Beaucoup de choses peuvent alors passer à travers les mailles du filet.... Une image vaut mille mots, mais ils ne connaissent pas  toujours les circonstances exactes dans lesquelles ils ont pris leurs photos ».

 

Michael Oren, ambassadeur d'Israël aux États-Unis, a affirmé, pour sa part, que cette problématique est encore alourdie par la propagande du Hamas, du Hezbollah, et des groupes terroristes islamistes de Gaza et du Sud Liban. « Vous devez comprendre que le travail médiatique lui-même est un champ de bataille pour eux, autant que tout ce qui se passe sur le terrain », a-t-il dit. « Vous avez affaire à des organisations terroristes qui exploitent et manipulent les médias. Ils savent comment la presse occidentale fonctionne et comment l'utiliser à leur avantage ». « Ces deux organisations, a expliqué Michael Oren, utilisent les morts de civils pour détourner l'opinion publique contre Israël, même lorsque ces décès surviennent dans des circonstances ambiguës. Cela devrait rendre toute agence de presse méfiante au sujet de la responsabilité de ces pertes ».

 

« La photo n'aurait jamais été aussi digne d'intérêt pour les médias occidentaux si la légende avait expliqué qu'il était difficile de savoir comment le bébé était mort », a déclaré de son côté Éric Rozenman, directeur à Washington du « Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America », un groupe de veille médiatique. L’image a joué sur des idées préconçues de la puissance militaire d'Israël. « La leçon à tirer pour les agences de presse et les journalistes est la nécessité de faire preuve de prudence dans leurs rapports sur le conflit arabo-israélien », a-t-il encore dit. « Si vous ne connaissez pas avec certitude les circonstances de l'image que vous publiez, alors elle doit avoir une légende qui précise cette incertitude ».

 

Après avoir interrogé des témoins, le bureau de l'ONU a conclu que les dommages causés au domicile de l'enfant étaient incompatibles avec ceux d’un raid aérien israélien.

 

Il a déclaré que le bébé a été « tué par ce qui semblait être une roquette palestinienne ». Un porte-parole de l'Organisation des Nations unies a déclaré qu'il ne pouvait, « sans équivoque », indiquer une cause palestinienne, mais qu’une enquête a démontré qu'il y avait eu des tirs de roquettes palestiniennes près de la maison de l'enfant, quand il a été tué.

 

Malgré cette conclusion, le Centre palestinien pour les droits de l'homme basé à Gaza a déclaré qu'il considère toujours Israël comme responsable de la mort du bébé...

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 07:59

 

 

Véronique Genest chez Ruquier : une victoire manifeste

Atlantico a faux à mille pour cent : si l'on regarde bien la vidéo au lieu de s'effrayer comme ils le font à Atlantico en parlant de "suicide cathodique" (c'est qu'ils parlent même sur France Info désormais, I-télé, Europe…, donc ils font bien attention à être, à parler P.C.F), Véronique Genest, elle, se défend superbement bien dans cette émission saumâtre, et je dirais même qu'elle vient de se lancer en politique, bien mieux que le comique italien, parce qu'elle semble raisonnable à dire des choses vraies sur Israël, l'entreprise : elle mouche par exemple convenablement les deux morveux qui font office de "critiques", l'une BCBG, l'autre BOBO, les deux s'offusquant sur le fait que la "Palestine aurait été inventée" (plutôt que le peuple juif, cela change…) ce qui a sans doute donné les jetons à Atlantico (voilà pourquoi son titre : "un suicide cathodique") alors que Véronique ne disait que la vérité, purement et simplement, et, certes, cela fait mal la vérité (voilà pourquoi "celui qui dit le premier la vérité sera exécuté" chantait Guy Béart) aussi faut-il la nier, vociférer, "s'indigner", comme nos deux tourtereaux "critiques" (on croît d'ailleurs rêver à les voir (s')exécuter : comment de tels bibelots (même pas bimbo) ont-ils pu penser remplacer Zemmour et Naulleau ? Ou le mystère du service public à la française que le monde entier nous envie, même si nos deux derniers compères glissent eux aussi vers le vortex P.C.F en particulier Naulleau…). Mais revenons à nos moutons (à cinq pattes) Véronique Genest, autre exemple, parle de massacres effectués par la colonisation arabo-musulmane, nos deux "bots" (comme dirait Obertone qu'adore Mucchielli : un MPT à l'horizon ?…mmh ?…) s'emballent, comment !!! où sont vos chiffres ? Quoi ??? Les (gentils) musulmans auraient massacré 80 millions d'Indiens ? Mais c'est faux !!! etc etc…alors qu'il suffisait de rappeler seulement que les musulmans sont des êtres humains comme les autres et donc lorsqu'ils colonisent on ne voit pas pourquoi pourquoi il n'y aurait pas de dégâts; voilà, c'est tout, on pourrait aussi parler du Génocide voilé de Tidiane N'Diaye qui montre comment la traite des noirs organisée par les marchands d'esclaves arabes a non seulement été bien supérieure à la traite atlantique mais les a meurtri en les émasculant d'où le fait qu'il y a bien eu plus de noirs en Amérique du Sud et en Amérique du Nord que dans les pays arabo-musulmans stricto sensu (un truc qu'il faudrait raconter aux maliens et nigériens noirs qui lorgnent du côté de cette religion si pacifique), quelque chose que nos deux simulacres de critiques évidemment ne savent pas, d'autant que Taubira a exigé que l'on n'en parle pas…

Que dire encore ?…rien… Bravo Véronique, tu t'es très bien défendue, et tu mérites même de devenir députée non seulement de l'étranger, mais de la métropole aussi… et plus encore… (la BCBG s'en étranglait lors de l'émission : "maais ! un député s'est fait pour déposer et voter des lois "… On n'est pas couché ? à coucher dehors plutôt …).

Lucien SA Oulahbib 11/3/2013     


VÉRONIQUE GENEST CLASHÉE CHEZ LAURENT RUQUIER : "C'ÉTAIT PRESQUE UNE MISE À MORT"

 

http://www.closermag.fr/content/77594/veronique-genest-clashee-chez-laurent-ruquier-cetait-presque-une-mise-mort 


Invitée de "On n'est pas couché" samedi soir, Véronique Genest a très mal vécu l'enregistrement de l'émission de Laurent Ruquier hier soir.

 

Semaine compliquée pour Véronique Genest ! Suite à l'annonce de sa candidature en tant que députée suppléante dans la 8e circonscription des Français établis hors de France, l'interprète de Julie Lescaut sur TF1 n'a cessé de se justifier dans la presse. Invitée de "C à vous" sur France 5 lundi,Véronique Genest avait ainsi fait parler d'elle pour son lapsus "d'étron libre" plus que pour son engagement politique. Samedi soir, Véronique Genest sera l'invitée de Laurent Ruquier dans "On n'est pas couché" sur France 2. Et visiblement, l'enregistrement qui a eu lieu hier soir ne s'est pas très bien passé.

 

"Je devais parler de mon engagement politique et des actions sur lesquelles j'ai l'intention de m'impliquer et, au lieu de ça, je me suis retrouvée devant une sorte de tribunal, a indiqué la comédienne à TVMag. Aymeric Caron était très agressif et n'avait de cesse de me mettre en difficulté. Il n'a pas arrêté de m'attaquer pour dénoncer les prétendues positions extrémistes que j'aurais prises. J'ai vraiment eu l'impression d'être tombée dans un traquenard".

 

Se disant "sonnée" à la sortie de l'enregistrement de l'émission, Véronique Genest regrette de ne pas avoir eu l'opportunité de se défendre "tant le combat était violent". "C'était presque une mise à mort" explique la comédienne. "Mes premiers pas en politique ne sont pas évident, mais je n'ai pas l'intention de renoncer" conclut-elle avant d'annoncer qu'elle allait de "parler dans les heures qui viennent" àLaurent Ruquier, "quelqu'un de bien", pour comprendre ce qui s'est passé sur le plateau de l'émission. Les téléspectateurs, eux, pourront découvrir les joutes verbales entre l'actrice et Aymeric Caron samedi soir sur France 2.

 

Benjamin Rabier

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 19:41

 

 

LE MONDE | 05.03.2013 à 15h22 • Mis à jour le 09.03.2013 à 15h52Par Claude Moisy, journaliste, ancien PDG de l'AFP 
 

Nous n'avons pas de raison d'être fiers de la façon dont notre profession vient de célébrer la mémoire de Stéphane Hessel. Sa mort a malheureusement été l'occasion d'un nouvel accès de frénésie moutonnière des médias pour graverdans le marbre de l'Histoire une légende sans fondement trop facilement acceptée.


Quasiment tous les médias ont aveuglément évoqué le rôle de coauteur de la Déclaration des droits de l'homme attaché à son nom. Le seul ennui est que ce rôle n'a pas existé. Il ne s'agit pas ici de ratiociner ou de jouer sur les mots. Peut-être pas auteur, concède-t-on parfois, mais au moins contributeur ou collaborateur des auteurs. Non.


La réalité est que pendant son séjour aux Nations unies, de 1946 à 1948, Stéphane Hessel n'a pris aucune part à la rédaction de la Déclaration qui eut lieu à ce moment-là.


L'affaire pourrait n'avoir qu'un intérêt anecdotique si le rôle de coauteur de la Déclaration attribué à tort à Hessel n'était devenu au fil des ans un des éléments constitutifs de sa célébrité et de la vénération qui a entouré la fin de sa vie.


Au risque d'être taxé de mesquinerie, je crois nécessaire de dénoncer cette légende malgré l'affectueuse sympathie que, comme beaucoup, j'ai éprouvée pour l'homme chaque fois que je l'ai rencontré. Ce qui est en cause ici le dépasse.

 


 INCONSÉQUENCE DES MÉDIAS


Nous avons une fois de plus la démonstration de l'inconséquence avec laquelle les médias imposent à l'opinion publique une vision illusoire de l'Histoire autour de héros populaires rendus plus séduisants encore qu'ils ne le sont en réalité.


Pourtant, tout le monde peut aujourd'hui accéder par Internet à des centaines de documents officiels sur la genèse de la Déclaration universelle des droits de l'homme, sur son comité de rédaction, sur ses débats et les conditions de son adoption. Aucun document de l'époque ne mentionne le nom de Stéphane Hessel.


Et pour cause : il est alors le modeste chef de cabinet de l'un des huit secrétaires généraux adjoints de l'ONU, le Français Henri Laugier, chargé des affaires économiques et sociales, qui ne faisait pas partie du comité chargé de rédiger la Déclaration.


Faute de Laugier, d'innombrables articles de presse évoquent le rôle de Stéphane Hessel " au côté" de René Cassin qui fut réellement, lui, l'un des principaux auteurs de la Déclaration.


  D'autres le placent carrément "à la droite" d'Eleanor Roosevelt, l'épouse du président des Etats-Unis, qui présidait le comité de rédaction. Ces deux proximités sont aussi dénuées de fondement l'une que l'autre : Stéphane Hessel n'a jamais siégé aux côtés ni de l'un ni de l'autre aux réunions du comité.


 Comment et quand est née la légende de la participation personnelle de Stéphane Hessel à la Déclaration ? Y a-t-il lui-même contribué ? Il est encore difficile de le déterminer avec précision.

 


TÉMOIN MAIS PAS ACTEUR


Ce qui est sûr, c'est que soixante ans après son adoption, il a prudemment et habilement circonscrit son véritable rôle. Interviewé le 10 décembre 2008 sur un site de l'ONU, il a déclaré :

" J'étais en contact permanent avec l'équipe qui a rédigé la Déclaration. J'assistais aux séances et j'écoutais ce qu'on disait, mais je n'ai pas rédigé la Déclaration... J'ai été témoin de cette période exceptionnelle." Autrement dit, témoin mais pas acteur.


Il l'a confirmé deux ans plus tard, le 3 janvier 2011, dans un entretien avec Politis. "C'est l'occasion pour moi de revenir sur deux idées fausses. La première est que j'aurais fait partie du Comité national de la Résistance. (...) L'autre erreur est de m'accorder le rôle de corédacteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme. (...) J'ai assisté à sa rédaction de très près et de bout en bout. Mais de là à prétendre que j'en aurais été le corédacteur !"


Ces deux textes sont accessibles sur Internet, tout comme un entretien avecSimon Boquet publié en 2012 par la revue Texto dans lequel il récuse une fois de plus ce titre de coauteur de la Déclaration pour parler seulement de "ce travail auquel j'ai été très modestement associé".


Tout le monde a pu les lire, mais pratiquement personne n'en a tenu compte. Trop compliqué de corriger les erreurs, peut-être ?


Pour être tout à fait honnête, il faudrait sans doute évoquer aussi les centaines d'articles évoquant au cours de décennies la Déclaration des droits de l'homme et dans lesquels Stéphane Hessel manie des formules beaucoup plus ambiguës sur son rôle sans contester celui plus flatteur qu'on lui prêtait.


Mais la sympathie me porte à penser qu'il est trop tôt pour un tel inventaire.

 

Claude Moisy, journaliste, ancien PDG de l'AFP

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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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