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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 08:38

Israeli citizens have been under the threat of daily attack from Gaza for years.

Only this week - hundreds of missiles and mortars shells were fired at Israeli civilian communities including the firing of 80 missiles on a single day.

See how the international media is reporting on these events.







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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 20:33

Laurent Suply, le Figaro

mercredi 31 décembre 2008, sélectionné par Spyworld
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Israël résume ses opérations militaires en 140 signes sur Twitter et diffuse sur YouTube des vidéos de ses frappes sur Gaza. Objectif : contrôler son image et gagner la guerre de la propagande sur le net.

Résumer une guerre en 140 signes. C’est l’exercice inédit auquel s’est livré Israël mardi, avec sa première « conférence de presse citoyenne » sur Twitter. David Saranga, diplomate au consulat israélien à New York a répondu à une rafale de questions d’internautes sur ce site de micro-blogging en plein boom.

Exemples de réponses du consul sur ce site où chacun va à l’essentiel et condense au maximum son message : « Hamas has dclred JIHAD on Isr. ths mns they wll go 2 any xtrme 2 injre IL ctzns. their suiciders r ordrd 2 go actv » (Le Hamas a déclaré le DJIHAD contre Israël. Cela signifie qu’ils utiliseront n’importe quel moyen pour blesser des citoyens israéliens. Leurs kamikazes ont reçu l’ordre de passer à l’action). Ou encore « we R pro nego. crntly tlks r held w the PA + tlks on the 2 state soln. we talk only w/ ppl who accept R rt 2 live » (Nous sommes favorables aux négociations. Actuellement, des pourparlers sont en cours avec l’Autorité Palestinienne + pourparlers sur la solution des deux Etats. Nous ne parlons qu’avec des gens qui acceptent notre droit à l’existence).

Pourquoi cette incursion sur une nouvelle plateforme qui reste largement confidentielle ? Réponse de David Saranga, en jargon Twitter : « Saw debate on Twitter and saw diff ppl w/unreliable info, Felt a good way to put official voice out there ». Comprendre : « Vu débat sur Twitter et vu nombreuses personnes avec infos pas fiables, Semble un bon moyen pour faire passer message officiel ici ».

Une autre réponse, un peu plus franche, aurait pu être « Israël ne néglige aucun territoire virtuel pour faire triompher son point de vue sur le web ». Ce que le major Avital Leibovich, responsable de la presse étrangère au sein de l’armée israélienne, a admis en ces termes auprès du Jerusalem Post : « La blogosphère et les nouveaux médias sont une autre zone de guerre ». En matière militaire, l’Etat hébreu est en pointe dans l’utilisation des nouvelles technologies. L’armée israélienne a ouvert un compte sur YouTube, où elle diffuse des vidéos de ses frappes contre le Hamas. Résultat : 162 015 visionnages et des centaines de commentaires en moins de deux jours. Ainsi qu’un léger goût de remake « 2.0 » des fameux missiles verts de la guerre du Golfe.

Une stratégie de présence en ligne rendue d’autant plus cruciale que les ennemis contre lesquels Israël se bat sur le terrain sont aussi très présents sur le web. Les militants islamistes palestiniens utilisent de façon intensive les forums et les vidéos. Si bien qu’au mois d’octobre 2008, des médias et think tanks israéliens ont accusé le Hamas d’avoir mis en ligne le site AqsaTube.com, copie de YouTube créée en août et sur laquelle cohabitaient des vidéos de propagande du Hamas et des « soap-operas » arabes. Le mouvement islamiste a nié être à l’origine de ce site, qui a depuis disparu de la toile.

« Nous développons la marque en ligne d’Israël »

Israël n’en est pas à son coup d’essai. L’Etat hébreu a déjà déployé ses troupes sur Facebook ou Myspace, et le Shin-Bet (contre-espionnage) avait même ouvert des blogs pour quatre de ses espions. L’armée se dit prête à ouvrir prochainement des « vlogs », blogs vidéos dans lesquels des militaires s’exprimeront « face caméra » sur des sujets chauds. Autre initiative : toujours selon le Jerusalem Post, les porte-paroles de l’armée gardent un œil sur les milliers de blogs qui évoquent les affrontements, et n’hésitent plus à « briefer » les blogueurs en privé pour faire passer leur message.

Ces actions de « web-propagande » sont mises en œuvre par des habitués du net dont David Saranga est un fier représentant. Agé de 43 ans, le spécialiste en nouveaux médias du consulat israélien de New York a été formé à l’école du marketing (son portrait par The Jewish Chronicle). Son credo ? « Ne pas cibler seulement les canaux d’informations majeurs mais aussi les nombreux canaux des nouveaux medias », qui prennent de plus en plus d’importance. La webmaster du site du consulat va plus loin : « Nous développons la marque en ligne d’Israël ».

Hors du web, ce travail sur l’image de marque passe par des actions de « guerilla marketing » originales, telles que ce lâcher de 4.200 ballons rouges sur New-York en janvier. Soit le nombre de roquettes Qassam lancées sur Sderot depuis le retrait de Gaza. Ou encore, toujours à l’initiative de Saranga, ces clichés de soldates israéliennes dénudées dans le magazine masculin Maxim en juillet 2007.

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 09:28

dimanche, décembre 14, 2008

http://victor-perez.blogspot.com/
Restons clairs
Cet article se doit d'être, car la vérité est une exactitude. Et rien d’autre. Seules les interprétations qui en sont faites mènent généralement à de l’incompréhension entre les hommes, voire à des affrontements. Dans le conflit proche-oriental on est gâté de ce côté.

La devise de la Metula News Agency est : « Mal nommer les choses ajoute au malheur du monde ». On suppose donc que la rédaction, sous l’œil attentif de son rédacteur en chef, veillera toujours à choisir les termes de ses articles avec intelligence aux fins d’informer ses lecteurs au plus près de la réalité.

Dans un article intitulé « Extrême engeance », Ilan Tsadik -sous la dictée de Sami el Soudi- affirme la tenue d’un pogrom dans la ville de Hébron. Pogrom commis par « Trois douzaines de casseurs religieux, exactement cagoulés à la manière des miliciens du Hamas à Gaza (…), (qui) commencèrent par incendier la buanderie attenante à la ferme. Ensuite ils entreprirent de mettre le feu à une chambre. Pendant que les assassins-pyromanes étaient à l’œuvre, leurs collègues cagoulés arrosaient copieusement la baraque de pierres, brisant le toit, les fenêtres et les portes, empêchant ainsi les occupants de fuir les flammes. Encerclant la scène du crime se tenait un service d’ordre imposant, venu de Kiriat Arba, tout comme les cagoulés, dont la fonction était de tenir des centaines d’autres Edennistes à l’écart, de même que des Palestiniens, qui observaient l’horreur à distance respectable. Dans l’entre-temps, un troisième groupe de miliciens edennistes faisait la chasse aux cameramen, les empêchant de filmer le drame et détruisant leur matériel. Sami rapporte que les centaines d’Edennistes spectateurs, pris d’une hystérie de meurtre, prodiguaient des conseils aux cagoulés sur les meilleures manières de tourmenter la famille arabe ».

Une description qui fait froid dans le dos et évoque, à qui a étudié un petit peu l’histoire du peuple juif, un sinistre rappel des souffrances à travers les temps de cette population. Dire que cet article a fait bondir une bonne partie de la communauté pro-israélienne francophone d’Internet est un doux euphémisme. Ce qui a contraint Stéphane Juffa à soutenir, par un nouvel article intitulé « Rester clairs 1ere partie » et « Rester clairs 2nd partie », l’affirmation faite par Ilan Tsadik -qui, rappelons le, n’était pas sur les lieus- agrémenté d’un : « Nous nous sommes trouvés, la semaine dernière, dans une situation de pogrom, et l’on ne doit qu’à l’intervention courageuse des journalistes présents, puis de l’armée, d’avoir évité le pire ». C’est dire toute la GRA-VI-TE de ce ‘’pogrom’’ aux yeux de cette agence de presse.

Restons clairs ! Et évacuons tout d’abord, de ces deux articles, tout ce qui borde le sujet Pogrom or not Pogrom et le tartine jusqu’à le faire oublier.

Que des exactions aient été commises nul ne le nie. Que la ville du patriarche ait vécu des jours de violences, de haine et de rancune cela est la vérité. Que dans cette région vivent une minorité d’ultras-religieux, d’ultras-nationalistes et des jusqu’au-boutistes prêt à en découdre avec l’armée, la police, les Juifs de l’autre bord et les ‘’Palestiniens’’ cela ne fait pas de doute. Que des hommes politiques de premier plan les représentent c’est vrai. Mais tout cela n’était pas le sujet principal qui fit réagir les internautes et provoqua un deuxième article de l’agence. Stéphane Juffa nous fait donc un hors sujet.

La question de fond est Pogrom or not Pogrom? C’est la question qui divise et qui se pose toujours ! A la lecture des deux articles susmentionnés les questions sont nombreuses à interpeller l’intelligence des lecteurs, désireux de connaître la réalité des faits et non pas couvrir les agissements de certains, quels qu’ils soient. Et d’abord, le nombre de journalistes présents lors de ce pogrom affirmé par Stéphane Juffa qui reconnaît que dans « l’oued qui sépare Kiryat Arba de Hébron il y avait à peine moins de journalistes » que lors du « pseudo-assassinat de Mohamed A-Dura » à Netzarim. Soit vingt-quatre « dont trois seulement étaient arabes ».

On imagine donc -et connaissant par cœur le réflexe et l’antipathie de ces derniers à l’égard du peuple israélien- les articles de presse ; puis les interviews des témoins ; les débats impromptus organisés par ces médias hostiles à travers la planète invitant les victimes -toujours vivantes- à décrire leurs souffrances ; la saisine des instances internationales ; les condamnations des ONGS droits de l’hommistes ; ou encore les manifestations locales de l’ONG La Paix maintenant horrifiée, à juste titre, de ce pogrom et qui lui aurait permis, par la bande, de contribuer à la réussite électorale de son parti mentor Meretz. Même le MRAP aurait été de sa condamnation !!!!

De tout cela RIEN. Un pogrom est passé et il fit long feu. Pas même la journaliste de la télévision israélienne, consolée par Sami el Soudi dans l’article d’Ilan Tsadick, ne fit son travail. Pas un reportage, pas une interview (les témoins ne manquent pas : journalistes, riverains et soldats), pas une image de toute la semaine de ce POGROM sur les trois chaînes nationales israéliennes. Rien de rien.

Pas même un des trois reporters arabes sur place -mentionnés par Stéphane Juffa- n'y fit mention, dans un média arabe. Pas même la télévision du Hezbollah n’y fit allusion.

Pas même une caméra ou un téléphone cellulaire ne filma la scène. Ni un appareil photo n’immortalisa ces atrocités. Pas même un stylo ne prit le soin de prendre des notes. Google, à la demande « pogrom à Hébron » reste presque muet. Seul, depuis plus d’une semaine, un article d’Haaretz (repris par les sites amis) restitue les faits retranscrits par la Metula News Agency et rapportés par son correspondant sur place Sami el Soudi. C’est très peu vu la GRA-VI-TE de l’acte et la charge émotionnelle que comprendrait, au sein du peuple juif, un tel geste.

Pas même une enquête judicaire décidée au plus haut niveau ministériel n’est diligentée à ce sujet. Malgré que le Premier ministre Ehud Olmert ne jure, politiquement, que par cette accusation.

Alors ? Tous complices de ces « miliciens zélotes » si chers à l’agence ?

Après ce constat, tout lecteur est donc en droit, et en devoir aussi, de s’interroger sur la véracité et/ou l’interprétation idéologique, politique et émotionnelle des faits qui se sont passés ce jour là.

Au pire, l’agence Metula News Agency s’est faite possédée par son correspondant (cela arrive aux meilleurs), aidé en cela par le journaliste du quotidien Haaretz, seul des vingt-quatre reporters sur place à avoir informer son lectorat !?

Au mieux, les exactions commises ce jour par une poignée d’excités justiciables et condamnables ont été amplifiées et mal interprétées. Ce qui expliquerait le silence quasi planétaire à ce propos.

A la lueur de cette réflexion, nulle ambiguïté ne demeure quant à l’invraisemblance de ce pogrom. L’agence, par son entêtement, s’empêtre dans une impasse du style enderlinienne. La Metula News Agency est dorénavant le seul média de la planète (Haaretz n’en parle déjà plus) qui maintient qu’un pogrom eut lieu à Hébron, outre celui de 1929, celui là bien réel, qui fit soixante sept victimes juives, causa l’éradication de cette communauté de cette ville et l’appropriation de ses biens par les responsables du massacre.

Dans l’absurde, il ne reste plus qu’à attendre qu’un nouvel historien, sosie d’un B. Morris, réécrive l’histoire en s’appuyant sur le témoignage exclusif de l’agence. Une agence qui, après coup, ne procure à ses lecteurs ni reportages, ni témoignages ou photos de ce qu’elle avance.

On la connut mieux inspirée.
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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 18:09

Merci à Aschkele, qui nous signale ce texte de GW Goldnadel sur les derniers exploits archéologiques du journal "le Monde" : Bole-Richard va jusqu'à établir l'existence du chromosome philistin (peuple de la Mer, probablement de racine crétoise) dans les gènes des arabes palestiniens arrivés par vagues successives depuis le XIVè s. et la majorité bien plus récemment, de Syrie, Egypte, lors de l'implantation d'un bassin d'activité économique juif.


BLOG-NOTE DU 24 NOVEMBRE 2008

VERTIGO

 

J'avoue que je ne sais pas trop comment m'y prendre.

Dans mon avant-dernier blog-notes, je m'étais laissé aller à brocarder gentiment l'ignorance historique de Benjamin Barthe, pigiste au Monde, qui l'avait, hélas, fort mal pris.

Comment faire, avec son collègue titularisé par le même journal au même endroit, Michel Bole-Richard, sans trop  l'offusquer ?

Ce dernier a pulvérisé en effet le record établi par son jeune confrère en matière d'ineptie linguisto-historique.

Résumons son mémorable article du 15 novembre dans lequel il relate la découverte archéologique au sud-ouest de Jérusalem d'un tesson de poterie  vieux de plus de 3000 ans en hébreu archaïque.

Le journaliste tient à préciser que pour l'État juif, la question serait importante, car cette découverte «justifierait l'existence du royaume de David, élevée au rang de mythe en Israël

Avec une apparente bonne foi, Bole-Richard va jusqu'à concéder que cette découverte renforcerait la légitimité de la création d'Israël, «même s'il est établi que les Philistins, les ancêtres des Palestiniens, vivaient déjà dans cette région».

Vous avez bien lu. Le royaume de David relève du mythe. L'État juif a encore besoin de prouver sa légitimité historique, les ruines de Meggido, celles du temple d'Hérode relevant sans doute, ainsi que le pensait feu le grand archéologue Yasser Arafat, du mensonge hollywoodien. En revanche, ce qui est «établi», ce qui ne saurait être érigé en doute, c'est que les Philistins sont les ancêtres des Palestiniens.

Et peu importe que les premiers, peuple de la mer, vivaient non pas au sud-ouest de Jérusalem mais sur la bande côtière du sud-est de Canaan, c'est-à-dire du côté Tel-Aviv, venaient probablement de Crète et n’ont, en toute hypothèse, aucun rapport avec ceux que les journalistes du Monde et d'ailleurs nomment aujourd'hui définitivement les Palestiniens et qui ne sont venus d'Arabie pas avant le IXe siècle de l'ère chrétienne, et sans doute dans leur majorité, au début du XXe siècle, attirés de Syrie  par la colonisation juive d'une terre jusqu'alors bien ingrate.

 

Résumons encore : en 135, les Romains, pour sanctionner définitivement les Juifs rebelles et défaits, décident de débaptiser la Judée captive et la nomment Palestine, du nom des antiques philistins. Près de 2000 ans plus tard, et toujours pour punir le peuple à la nuque roide, seuls les habitants non juifs du territoire disputé ont droit au titre de « palestiniens ». Et aujourd'hui, par la grâce d'un historien histrion, voici ces palestiniens décrétés héritiers, en ligne directe, des droits dynastiques des philistins, tandis que les Juifs sont invités à fouiller encore plus profondément une terre qu’ils n'ont fait jusqu'alors que de cultiver en surface, aux fins de prouver un titre de propriété pour l'heure encore bien incertain.

 

--------------------------------

 

Dans la dernière livraison de l'Express, Edgar Morin, dans un repentir aussi tardif que remarquable, reconnaît qu'il a eu tort dans le fameux article collectif commis avec Danielle Sallenave et Sami Nair, et publié par Le Monde selon Colombani, d’écrire que les Juifs prenaient plaisir à humilier les Arabes, alors qu'il s'agissait, des soldats israéliens.

Il faut dire que pour le théoricien précis de la pensée complexe, le distinguo était subtil.

On se souvient que nous avions fait condamner l'article, au grand dam des bétitionnaires habituels, défenseurs de la liberté d'expression.

 

 

 

La Cour de Cassation annula la décision, précisément au nom de la liberté d'expression.

Christian Vanneste est, on le sait, député UMP du Nord. Il a osé suggérer que l'hétérosexualité était supérieure à l'homosexualité au regard des règles naturelles de la procréation et de l'avenir de l'humanité qui en découlaient.

Pour cela, il avait fait l'objet d'une condamnation des tribunaux. Aucune pétition n'a été, au nom de la liberté d'expression, publié en sa faveur. La Cour de Cassation vient d'annuler sa condamnation, au nom de la liberté précitée.

Noël Mamère vient de signer une tribune dans Le Monde, évidemment, pour protester contre ce dévoiement insupportable de la liberté d'expression, attentatoire à la dignité des homosexuels.

Est-il besoin de préciser que Noël Mamère avait soutenu la liberté d'expression d'Edgar Morin ?

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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 20:19
Atteinte de «paranoïa occupationniste», l’AFP sort un lapin de son chapeau d’illusionniste, Macina
Ci-après, mon commentaire ironique de deux documents, que l’on doit à la vigilance de HonestReporting, et qui prouvent que le sigle de l’AFP mérite plus que jamais le développement parodique d’« Agence France Palestine », qu’en a fait, par dérision, un courant sain de la blogosphère. J’en ai fait un bref commentaire.
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11/11/08 


1. L’AFP est atteinte de la paranoïa 'occupationniste' du Hamas et des extrémistes palestiniens

Comme l’illustre cette photo d’écran, du début d’un article mis en ligne le 8 novembre sur le site du Daily Star, l’AFP indique la provenance de sa dépêche, et ce n’est pas « Jérusalem », mais – surprise, surprise ! - « Jérusalem occupée » ! 

Honest Reporting s’en émeut, à juste titre :

« Il est inacceptable qu’une agence de presse grand public, telle que l’AFP, désigne la ville tout entière comme « occupée », une accusation [qui était jusqu’ici] l’apanage d’extrémistes et d’organisations terroristes comme le Hamas, qui refusent toute présence juive à Jérusalem. »

Et nous, que faisons nous ? Qu’attendons-nous pour protester (en anglais !) en écrivant à l’adresse électronique de contact de l’AFP ? : http://www.afp.com/english/afp/?pid=contact

 

2. L’AFP sort un lapin immaculé de son chapeau d’illusionniste de presse


Comme en témoigne le cliché ci-contre, qui illustre un article mis en ligne, le 5 novembre, sur le site du Guardian.co.uk,
(dont il existe une version française), on veut frapper la sensibilité du lecteur. Quoi de plus émouvant, en effet, que la "découverte", dans les ruines d’une habitation, d’un jouet aussi émouvant et de signification universelle qu’un lapin (ou un ours) en peluche. Effet émotionnel garanti ! On imagine aussitôt que le petit propriétaire du lapin gît sous les décombres ou repose à la morgue.

L’émotion étant, par définition, irrationnelle, rares seront les lecteurs assez lucides pour s’interroger sur l’état miraculeux de conservation du joujou ! Celui-ci, saisi dans sa gracieuse trajectoire aérienne - à lui imprimée par un adulte (désespéré, cela va de soi !), dont la barbe le fait ressembler (mais c’est vraiment un hasard) à un militant du Hamas –, a l’inconvénient d’être rigoureusement intact et d’avoir conservé sa couleur éclatante, sans que soit visible la moindre trace de terre ou de débris indésirable, attestant du drame auquel lui, au moins, a survécu.

Questionné par Honest Reporting, un photographe expérimenté a avoué qu’il suspectait une manipulation électronique en raison des « interrogations que soulèvent l’éclairage, la taille et l’angle de la photo ».

Et d’évoquer les procédés analogues utilisés dans les mises en scène du bombardement de Qana [1], avant de conclure :

« C’est la propagande que veut le Hamas, et le photographe s’en accommode, soit parce qu’il est d’accord, soit parce qu’il sait que ce cliché fera vendre. »

 

Menahem Macina avec Honest Reporting

 

[1] Sur cette tragédie, exploitée jusqu'à la falsification par la propagande du Hezbollah, voir "Les manipulations photographiques de la propagande hezbollienne". 

 

© Mis en ligne le 11 novembre 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org
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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 18:12
Philippe Karsenty: "We Need to Expose the Muhammad al-Dura Hoax"

Middle East Quarterly
Fall 2008, pp. 57-65
http://www.meforum.org/article/1998

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Editors' preface:

Philippe Karsenty

Philippe Karsenty is the founder and president of Media-Ratings (www.M-R.fr), an online French media watchdog. In November 2004, he published an article entitled "Arlette Chabot and Charles Enderlin Must Be Fired Immediately,"[1] alleging that France 2, the television news station for which Chabot and Enderlin worked, violated journalistic standards by airing footage depicting as fact the alleged shooting of Muhammad al-Dura, a 12-year-old Palestinian boy, by the Israel Defense Forces (IDF). The Dura tapes showed a 12-year-old boy crouching behind his father while only one bullet whistles and pops in the background; it is clear now that during the fifty-five seconds of aired footage, the boy was not fired at and that, at the end of the film, he remained alive. Karsenty claimed the footage was staged by Palestinian cameraman Talal Abu Rahma, who staged similar scenes elsewhere in the eighteen minutes of the tape that Karsenty viewed.

After France 2 aired the clip as fact and then distributed the footage for free, other networks rebroadcast it. The death of Dura at the hands of the IDF became a cause célèbre throughout the Muslim world, inspiring violence and anti-Semitism.[2]

In the article, Karsenty also announced his readiness to defend his claims in court.[3] Chabot and Enderlin subsequently sued Karsenty for defamation in a French court of law.[4]

The French court, against the recommendation of the public prosecutor who had argued in favor of Karsenty's free speech rights, initially ruled in favor of Chabot and Enderlin and ordered Karsenty to pay a symbolic fine of one euro to each plaintiff, as well as a 1,000 euro fine and 3,000 euros in court costs.[5]

In September 2007, the Eleventh Chamber of the Appeals Court of Paris heard Karsenty's appeal. The judge demanded that France 2 turn over the twenty-seven minutes of raw footage. Enderlin, however, claimed he was not in possession of the rest of the tape. Three French journalists who were invited by France 2 to see the footage testified to seeing twenty-four minutes of film preceding the footage of Dura, in which young Palestinians are performing for the television cameras, falling and getting up when they think that no one is watching.[6] In the end, only eighteen minutes of the entire tape were shown in court, and none depicted Dura being killed. In fact, at the end of the footage shown in court, the boy is still clearly alive.[7]

Karsenty won his appeal on May 21, 2008.[8]

Brooke Goldstein conducted this interview with Karsenty in two parts, the first in New York City on October 4, 2007, and the second, by telephone on May 27, 2008, after Karsenty's victory.

The Lawsuit

Middle East Quarterly: What specifically led France 2 television to sue you for defamation?

Philippe Karsenty: The defamatory words were that the Muhammad al-Dura tapes are fakes, a hoax, that Charles Enderlin was misled, that he misled people, and that he should resign.

MEQ: What is defamation under French law?

Karsenty: Under French law, defamation is the inability to prove the truth of a statement at the time the statement was made. This means that even if France 2 apologizes now and admits fault, I could still not win my case because the court could determine that when I published my statements, I didn't have enough evidence to assert that what I was saying was true. This is an absurd system of law.

MEQ: So truth is not a defense to defamation?

Karsenty: Yes, truth is a defense to defamation, but it has to be a truth known and proven at the time the claim was made. The burden of proof is on the defendant's shoulders. If the Israeli government had sued France 2 for defamation, for example, the situation would have been reversed: France 2 would have had to defend its slander rather than accuse me of defamation.

MEQ: Why don't you sue France 2 for defamation or fraud? Why are you on the defensive?

Karsenty: That case had to be undertaken by the Israeli state, which did not take this opportunity. Shurat Hadin, an Israeli public interest law firm, tried to take away the press credentials of France 2, but the Israeli government refused, and the Israeli Supreme Court has yet to deliver a verdict on that case.

MEQ: Why?

Karsenty: Because the Israeli government, apparently, would rather appease its enemies than fight back.

MEQ: Could you file a lawsuit against France 2 for defamation against you and against the State of Israel?

Karsenty: Under French law, I wouldn't have standing since I was not the one who was defamed.

MEQ: In your first trial, the judge felt that there was no need to enter the Muhammad al-Dura tapes into evidence. What does this say about the right to discovery in French courts and their due process rules? How is the judge supposed to determine anything about the tapes if he does not care to see them?

Karsenty: The court said that since I hadn't seen the tapes at the time, the court should not take them into account. True, I didn't see the tapes, but I knew people who did and who told me of their content, which is why I felt comfortable coming to the conclusion that I did.

MEQ: Your conclusion, however, was based on hearsay.

Karsenty: My first conclusion was based on what I saw from the France 2 news report on Muhammad al-Dura, on allegations by Nahum Shahaf [an Israeli physicist and reservist with the optical intelligence unit of the IDF],[9] and on my subsequent investigation. What they aired to the public was ridiculous. In those minutes, Muhammad al-Dura showed no agony, and none of the actors were hit by any bullet.

MEQ: You said that the majority of the twenty-seven minutes not initially shown to the public are rushes and staged scenes. Laurence Trebucq, the new judge on appeal, ordered the tapes released but only within the court. Why doesn't she release the images to the general public?

Karsenty: We don't know yet.

MEQ: In the ruling against you in the lower court, the judge went against the recommendation of the public prosecutor who said there was no evidence that you acted with personal animosity, but the judge also seemed upset when he read the judgment against you, and he awarded the plaintiff very little. What does this say to you?

Karsenty: That the judge may have felt uncomfortable, received orders, and was not proud of what he was doing.

MEQ: Received orders from whom?

Karsenty: Perhaps instructions or advice from the justice minister or the people around him. By the way, the judges have no expertise in forensic science or ballistics, nor did they draw on any such expertise.

MEQ: Are you saying that the French courts are not independent judiciaries?

Karsenty: I am not saying that all judges are not so independent. All I am saying is that if you read the verdict that was published two years ago, it seems that it is not really an independent judgment.

MEQ: Was there corruption in your case?

Karsenty: Not at all. You don't need to buy people who are completely brainwashed. Charles Enderlin is like the capo di tutti capi; he is a godfather: he is a moral authority. I went against a case defended by the biggest guy in the Middle East journalism corporate world. Enderlin even used to give advice to diplomats. Let me give you an example: A French journalist told me that when Dominique de Villepin was foreign minister and went to Jerusalem, he gathered all the French correspondents at the embassy, and before his speech, he said, "What does Charles think?" It's unbelievable.

MEQ: So Charles Enderlin is the conscience of France when it comes to the Middle East, and you offended their conscience?

Karsenty: You said it, not me.

MEQ: Who is funding your case?

Karsenty: I funded it myself. I used to be a stockbroker, and then I began doing financial consulting with companies. I have also received honoraria for speeches in the United States.

MEQ: Other people have also said that the Muhammad al-Dura tapes are forgeries. Why did France 2 target you and only you?

Karsenty: Yes, Gerard Huber has said that;[10] James Fallows said that the boy was not killed by the IDF, but he did not say that the incident was staged.[11] The reason they targeted me is because at the time I published it, I had credibility through Media-Ratings [the media watchdog group Karsenty founded in 2004], and I had been invited to give comments about all sorts of topics and media inaccuracies.

What Happened to Muhammad al-Dura?

MEQ: There are different theories about the fate of Muhammad al-Dura. Some say he was killed by the Palestinians, and others say he is alive at the end of the tape but are not clear if he is alive now. What is your version of the incident?

Karsenty: We shouldn't talk about theories but about facts and evidence. At the end of the France 2 film, the boy is not dead. He is raising his elbow and looking at the cameraman. These images are available on Richard Landes' website and on Youtube.[12] If you look at the images, you will see that the boy is clearly not dead. There are no bullet wounds or blood. Those images were never broadcast in France, but they were shown in England on the BBC and in Arab countries. What amazes me is that nobody said, "Wait a minute. There is a problem here." It doesn't make sense. In a news report done one year after his son's alleged death, Dura's father says the first bullet hit his son on the right knee,[13] but the tape shows not a single drop of blood there; it is ridiculous. Nothing makes sense in his version, but nobody wanted to look at the images.

Israel's Silence

MEQ: Circumstantial evidence tends to support your case that the Muhammad al-Dura incident was a staged blood libel. For example, CNN refused cameraman Talal Abu Rahma's initial offer to sell the tapes because he would not guarantee them as real. The twenty-seven minutes of rushes looked staged and rehearsed. A Reuters cameraman recorded Rahma filming other staged events. On what basis did the lower court decide against you?

Karsenty: The Israeli government's refusal to question the tapes was important. The court had a letter from [then-]French president Jacques Chirac praising the journalistic integrity of Charles Enderlin. We both had witness testimony, but the plaintiffs brought Palestinians who testified that the Israelis shot at the father and son with planes, helicopters, and antitank missiles although there was no evidence of any of this on the tapes. Although the plaintiffs' witnesses sounded ridiculous, the judge said, "They testified, and we shouldn't dismiss it because they are Palestinian. They were there, and you were not."

MEQ: Why did Chirac write a letter to the court on behalf of Charles Enderlin?

Karsenty: Chirac wrote a letter commending Charles Enderlin and his attention to accuracy[14] in his latest book. Chirac's team knew this letter would be used at the trial, but the letter was not directly about the Muhammad al-Dura footage. Chirac did this to further his idea of France's politique-arabe.

MEQ: After the lower court ruled against you—in part because the Israeli government did not come to your defense—the IDF wrote to Charles Enderlin requesting that he hand over the footage and saying that the court's statement was not an accurate reflection of the IDF position, and that they wanted to see the tapes.[15] Was this a reaction to the court's decision or a 180-degree shift in Israel's public relations position?

Karsenty: We had been working desperately to get this letter from the IDF.

MEQ: What contributed to the change in Israeli governmental policy towards you?

Karsenty: When the government was fighting such a difficult campaign on the ground, it just wanted to put the Muhammad al-Dura affair behind it. But lies endure. If the good name of Israel is besmirched in this case, it will haunt the country for generations. Note that millions of people continue to believe in the anti-Semitic forgery The Protocols of the Elders of Zion. Muhammad al-Dura postage stamps already exist in Tunisia, Egypt, Iran, and Jordan. Squares in Morocco and Mali and streets in many cities are named for Dura. Daniel Pearl was beheaded with the image of Muhammad al-Dura behind him. We need to expose the Dura hoax now so our children needn't suffer for this lie.

MEQ: It's obvious that Jerusalem should respond. Why doesn't the Israeli government do something now?

Karsenty: Some people who weren't in the Israeli government at the time the mistake was made used their absence as an excuse: "Since we didn't do it, it's not our responsibility to fix it." For others, it's a question of ego. They don't want to admit that they made a mistake in the first place.

MEQ: Why is Daniel Seaman, director of the Israeli government press office, not listening to the public interest law firm Shurat Hadin and stripping France 2 of its press credentials?

Karsenty: Seaman is a great guy; ask him. You can imagine how much pressure the Israeli establishment has put on him.

MEQ: Do you think Israel and the United States are losing the information war?

Karsenty: What war? They've already lost because they didn't even bother to fight.

The French Media

MEQ: Is there any media accountability in France? Is there any independent monitoring?

Karsenty: They have a mediateur [ombudsman] working between France television and the public. When I called him, he covered up the lie but was then replaced four years later. I called his replacement, who at first was excited to meet me but later called to say his boss forbade the meeting. I met perhaps twenty people at France 2, from the very bottom to the very top, before the case came to court.

MEQ: What prevents someone at France 2 from destroying the tape?

Karsenty: I don't know if anyone besides France 2 has copies. Someone from Fox News compared this to the Nixon tapes. The odd thing is the Nixon tapes also had an eighteen-minute gap. It is going to be huge when we confirm that international media used staged and fake footage. When the truth comes out, it will be devastating—that is, if the truth really does come out. Rather than accept responsibility, France 2 may say that I did make my statements in good faith but that I didn't prove the tapes were staged. This may be how they sweep this episode under the rug.

MEQ: Do you think that the French media seek to appease the local Muslim population?

Karsenty: The media go well beyond appeasement to incitement.

MEQ: You are saying France 2 actually sought to incite violence against the Jewish population by airing the Muhammad al-Dura tapes?

Karsenty: Yes, it used this as a form of pressure on Israel. Chirac used the French Jews as hostages. He seemed to say to the State of Israel, "I have 600,000 Jews in France, and if you don't behave correctly towards the Palestinians, we will show this footage and the Jews of France will be assaulted."

MEQ: Do the French people think that this is just your issue or just a Jewish problem? Do they see the larger implications? Are they not insulted that their media is lying to them?

Karsenty: For the French, if it's in the newspaper or on television, it's true. But thanks to this story, things are changing.

MEQ: The French media consistently ignores your case. Why?

Karsenty: I call France the "little U.S.S.R." The difference between the Soviet Union and France, however, is that the Soviets knew they were being lied to while the French think they know the truth.

MEQ: Will Nicolas Sarkozy's presidency change the situation?

Karsenty: He is now responsible. France 2 is state-owned television, which makes Sarkozy its owner. He should have France 2 apologize to the world. I brought him all the documents in 2005. I met two of his advisers in April 2008, who agreed that the incident was fully staged. But Sarkozy hasn't responded to date.

MEQ: How independent is the French media?

Karsenty: Everyone in the private media depends on the state in one way or another, which explains why they refused to report on my trial, even after foreign media began to cover it. When it comes to foreign policy, there is no independence in either public or private media.

MEQ: Do you think the broader press knows they are guilty of over-reliance on Palestinian fixers?

Karsenty: Yes. But it would be revolutionary for them to admit that they are dealing with fixers who are liars. It is the same thing in Iraq and in most Middle East countries.

MEQ: Was there any variation in how the French press covered the case, in what little they did cover?

Karsenty: Most of the media have been against me. The biggest weekly in France, the Nouvel Observateur, issued a petition to support Enderlin's lies. Guess what? Hundreds of journalists, personalities, and simple people signed it.[16]

MEQ: Why does the French media have not only an anti-Israel and anti-U.S. agenda but also a pro-Arab agenda?

Karsenty: The French don't like Arabs at all. The proof? They mistreat them in France, but they feel guilty for the way they treated them in the colonies.

MEQ: Do you sense hostility to Jews?

Karsenty: Yes, the French will never forgive Jews for exposing French collaboration in the Holocaust. This is one motivation for depicting Israel as a Nazi state. It is the French way of saying "We behaved no worse than the Jews do now." It helps the French feel less responsible for their collaboration with the Nazis.

MEQ: What do you think is the future of French news reporting now that France is launching a CNN-like 24-hour news service? Will this network improve French journalism?

Karsenty: No. That would require a major cultural change. It is ironic that the French media complain about U.S. journalists embedding with the U.S. military in Iraq but don't recognize that they themselves have been embedded with the French government in Paris. There is certainly an incestuous relationship between the media and political individuals in Paris.

Victory

MEQ: You recently won your appeal?

Karsenty: Yes, we won the case completely; the court decision was clear. The court, however, did not have to rule that the tapes were staged but, rather, said that I could publish what I wanted because I had evidence that it was staged. The written arguments say that I am right, yet all of what the court said intrinsically supported my statement that the incident was staged.

MEQ: Did you get any award for damages, costs, or attorney's fees?

Karsenty: No. The whole process cost me money.

MEQ: Why?

Karsenty: Under the French system, I had to pay success fees to the lawyers, and I liked that. But because of the Israeli government's horrible reaction and attitude, I decided this will be my last fight for Israel. France 2 is even now appealing the verdict to the Supreme Court.

MEQ: What reaction?

Karsenty: The Israeli ambassador and other diplomats don't want this victory. The spokesman for the Israel Ministry of Foreign Affairs said that I was a private individual and that the Israeli government didn't ask me to take on this battle, and so I had no right to ask that Israel come to my aid.[17]

MEQ: Has any French media covered your success?

Karsenty: At the beginning, no, of course not, but The Wall Street Journal had a huge piece on it.[18] There was also a short article in Le Monde.[19] Le Monde said that France 2 had lost but not that I had won. There is a difference. And now, Le Figaro published one editorial piece and a confidential note.[20] And we're expecting more to come.

MEQ: What do you think the effect of this decision will be on France 2 and French reporting on the Middle East?

Karsenty: Very little, because the French media is still covering up the lie and because the Israeli government doesn't want to use this victory to take a stand against the lies of the Western media. Things could change if Israeli diplomats were doing their job and if Sarkozy was doing his. He should force France 2 to admit to the fraud and apologize to the whole world.

MEQ: What are the implications of your case for French Jews and Muslims?

Karsenty: People who really care about the Arabs see that I am pro-Arab. Who suffers most in this war with Israel? Arabs. Incitement creates hatred. Chirac was not a friend of the Arab people; rather, he was their worst enemy. He was the best friend of Arab dictators because of business and political deals. Telling Arabs to stop wanting to die for lies helps them to have a better life, and this is also what I tried to do. The Muhammad al-Dura tapes were a lie that created much hatred and violence, contrary to the interests of Arab peoples.

MEQ: Do you see your suit helping to guarantee freedom of speech in France?

Karsenty: No. The French people don't care about this. They think they have freedom of speech because they live in a country where they are allowed to say Chirac is silly. They don't realize how uniform acceptable speech is on foreign issues.

MEQ: Have you considered a defamation suit against Charles Enderlin?

Karsenty: Many people and media outlets defamed me in order to influence the course of justice. I was thinking of suing them, but what is the point? The bottom line is that when I won the trial, instead of winning compensation, I was saddled with legal bills from my lawyers. For these past six years, I have taken physical risks, and it has been exhausting. If I sue them, it will just consume more time. I want to go back to business. And I also respect my adversaries' freedom of speech even when it means they're defaming me. We shouldn't fight defamation through lawsuits but with the truth.

MEQ: What next?

Karsenty: Ultimately, the case will not be solved in a court; it will be solved politically.

MEQ: In the court of public opinion?

Karsenty: No, by Sarkozy. He has to do something. Otherwise, I may have to undertake a campaign to show that Sarkozy doesn't want to reverse the state-sponsored anti-Semitism that Chirac initiated.

[1] "France 2: Arlette Chabot et Charles Enderlin doivent être démis de leurs fonctions immédiatement," Media-Ratings, Nov. 22, 2004.
[2] The Jerusalem Post, May 21, 2008.
[3] "Arlette Chabot et Charles Enderlin," Media-Ratings, Nov. 22, 2004.
[4] "France 2 Counters Accusations with Lawsuits," Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America (CAMERA), Boston, Jan. 18, 2007.
[5] Ibid.
[6] Denis Jeambar and Daniel Leconte, interview on French radio station RCJ, Feb. 1, 2005, in "Backgrounder: Mohammed al-Dura, Anatomy of a French Media Scandal," CAMERA, May 21, 2008.
[7] JTA News Service, Nov. 15, 2007; Israel News Agency, Nov. 21, 2007; "Backgrounder: Mohammed al-Dura."
[8] Associated Press, May 21, 2008; The Jerusalem Post, May 21, 2008.
[9] "Backgrounder: Mohammed al-Dura."
[10] Gerard Huber, "Misère de journalistes, misère de républicains," June 14, 2008, accessed June 24, 2008.
[11] James Fallows, "Who Shot Mohammed al-Dura?" Atlantic Monthly, June 2003.
[12] Richard Landes, Al Durah: The Birth of an Icon. What Happened? accessed June 24, 2008; "Al Dura Affair: The 10 Seconds Never Shown by France 2," Youtube, accessed June 24, 2008.
[13] "Personal Testimonies, Jamal Al Durra," transcript of online discussion on Arabia.com, Oct. 30, 2000, Addameer.org.
[14] Chirac to Enderlin, Media-Ratings, Feb. 25, 2004, accessed June 11, 2008.
[15] The Jerusalem Post, Sept. 17, 2007.
[16] "Appel: Pour Charles Enderlin," Nouvel Observateur (Paris), June 23, 2008.
[17] The Media Line (New York), May 29, 2008.
[18] Nidra Poller, "A Hoax?" The Wall Street Journal, Europe, May 27, 2008; "Al-Durra Case Revisited," The Wall Street Journal, Europe, May 27, 2008.
[19] Le Monde (Paris), May 24, 2008.
[20] Ivan Rioufol, "Les médias, pouvoir intouchable?" Le Figaro (Paris), June 13, 2008.

Related Topics: Arab-Israel conflict & diplomacy, Media, Palestinians | Fall 2008 MEQP.

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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 19:36
Affaire al-Dura, Luc Rosenzweig réagit à la contribution de Gérard Grizbec
Dans la foulée de l’article de G. Grisbec, mis en ligne ici [*], il y a quelques jours, nous reprenons, ci-après la réaction cinglante qu’y fait Luc Rosenzweig, dans les colonnes du site Le Meilleur des Mondes, lequel introduit son texte, en ces termes : « Nous donnons la parole au journaliste Luc Rosenzweig qui a souhaité également répondre pour sa part dans cette affaire Al-Dura, à son confrère de France 2, Gérard Grizbec ». (M. Macina).
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[*] Voir : "Affaire Al-Dura : Gérard Grizbec réagit à la contribution de Pierre-André Taguieff" ; voir aussi: "Al-Dura: Ils n’ont pas apprécié la diatribe de G. Grizbec et lui administrent une volée de bois vert".   

16/10/08

 

Texte repris du site Le Meilleur des Mondes.


Dans sa réponse au texte de Pierre-André Taguieff, Gérard Grizbec me traite de menteur lorsqu'il écrit

« Le deuxième mensonge porte sur le témoignage de Luc Rosenzweig qui, avec Denis Jeambar et Daniel Leconte, affirme, après le visionnage de la cassette que nous leur avons fournie, que 23 minutes sur 27 montreraient de "fausses scènes de guerre par de jeunes Palestiniens". »

Menteur, donc, faux témoin de surcroît, me voilà donc chaudement vêtu pour l'hiver par un confrère, que son ardeur à défendre le cas désespéré de son collègue Enderlin rend fébrile et approximatif dans son vocabulaire et son argumentation. Ces allégations, qui portent atteinte à mon honneur et à ma réputation professionnelle auraient mérité d'être portées devant la justice pour que j'en obtienne réparation, mais la loi est ainsi faite que cela m'aurait contraint d'attaquer solidairement les responsables du site des amis du Meilleur des Mondes, publication à laquelle je participe et dont les responsables sont des amis.

Ai-je donc menti en affirmant, comme nombre de ceux qui ont vu les "rushes" tournés par Talal Abou Rahma, qu'ils comportaient un certain nombre de séquences relevant visiblement d'une mise en scène à l'attention des caméras présentes ? En notant que les mouvements des prétendus blessés (une sorte de triple saut d'un jeune manifestant, par exemple), n'avaient rien à voir avec les gestes d'un homme réellement blessé par balles ?... Ce sont là, paraît-il, des images banales d'Intifada, selon Enderlin et Grizbec. On se demande alors pourquoi France 2 ne consentit à les rendre publiques que sur l'injonction de la présidente de la 11ème Chambre de la Cour d'Appel de Paris ? Images normales d'Intifada? Faut-il entendre par là  que la mise en scène à l'usage des médias est une constante de l'action militante des Palestiniens, ainsi qu'on a pu le constater dans d'autres circonstances, comme ces fausses obsèques où le "martyr" présumé [saute] de sa civière] à l'arrivée d'un hélicoptère israélien ?

Pour en revenir à l'affaire dite Al-Dura, et aux scènes tournées par Talal Abou Rahma le 30 septembre 2000, ces mêmes scènes, tournées sous d'autres angles par d'autres caméras, démontrent de manière incontestable qu'il s'agit de séquences jouées, comme par exemple celles montrant des policiers palestiniens tirant... dans un immeuble vide, et "refaisant" la scène jusqu'à ce qu'elle soit satisfaisante pour les cameramen...

En matière de mensonge, en tout cas, je suis un amateur par rapport à Enderlin. 

·         Ce dernier a menti, en français, à Télérama, en affirmant avoir coupé les images de l'agonie de l'enfant,  car elles étaient selon lui "trop atroces". Ces images n'existent pas. 

·         Il a menti, en hébreu, à la télévision israélienne en prétendant n'avoir jamais fait porter la responsabilité de la supposée mort de l'enfant à Tsahal.

·         Il a menti, en anglais, enfin, au professeur Richard Landes, en lui faisant sciemment un croquis erroné de la disposition des lieux pour l'induire en erreur.

Tous ces mensonges sont parfaitement documentés, et ont sans doute pesé dans l'arrêt de la cour d'appel de Paris déboutant France 2 et Enderlin de leurs poursuites contre Philippe Karsenty.

Non, M. Grizbec, votre morgue, votre suffisance et votre ton péremptoire ne suffisent pas à masquer la pauvreté de vos arguments et l'inanité de vos insultes.

Luc Rosenzweig

© Le Meilleur des Mondes

 

[Texte aimablement signalé par Giora Hod, Israël.]

 


Mis en ligne le 17 octobre 2008, par
M. Macina, sur le site upjf.org

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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 22:28
18:38 Patrick de Carolis, PDG de France Télévisions, a ''donné son accord à Richard Prasquier, président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), pour la mise en place d'un groupe de travail d'experts indépendants, chargé de répondre, à partir de tous les documents disponibles, aux diverses questions qui se posent'' sur les images de la ''mort de Mohammed al-Dura'' alléguée le 30 septembre 2000 sur France 2. (Guysen.International.News)
Patrick Gaubert, président de la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) et vice-président de la sous-commission des Droits de l'Homme du Parlement européen, présidera ce groupe. Le 21 mai 2008, la Cour d'appel de Paris a relaxé Philippe Karsenty, directeur de l'agence de notation des médias Media-Ratings, du chef de diffamation. En 2004, M. Karsenty avait qualifié de ''mise en scène'' et ''supercherie médiatique'' ces images controversées. Arlette Chabot, directrice de l'information de France 2, puis Philippe Karsenty s'exprimeront sur ces dernières le 18 septembre, à 20h30, au siège parisien (75015) du Mouvement juif libéral de France (MJLF).
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7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 15:37
Un critique des médias poursuit en justice des organes de presse français, Paul Lungen
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07/08/08

 

The Canadian Jewish News

Texte original anglais : "Media critic suing French news outlets".

 

Traduction française : Menahem Macina pour upjf.org

 

Après avoir gagné en appel le procès que lui avait intenté la chaîne nationale de télévision française, Philippe Karsenty passe à l’offensive.

Responsable d’une organisation d’observation des médias, il a déposé une plainte contre deux des plus importants organes de presse français, qu’il accuse de l’avoir diffamé en le faisant passer pour un "névrosé".

La première plainte vise Canal+, une Compagnie de télévision payante appartenant à Vivendi S.A. ; selon Karsenty, la chaîne a diffusé un documentaire le « décrivant comme un menteur manipulateur ». Et d’ajouter :

« Ils disent que je suis du même genre que ceux qui affirment que les attentats du 11 septembre 2001 étaient l’œuvre d’un complot intérieur américain ».

Le second procès est intenté à l’hebdomadaire L’Express, pour avoir publié un article qui le dépeint comme atteint d’« une forme de névrose obsessionnelle, et comme un manipulateur ».

« Nous nous sommes défendu contre le mensonge de l’affaire al-Dura. Maintenant, il est temps de passer à l’offensive et de faire payer aux médias le prix de leur soutien à un mensonge antisémite »,

a affirmé Karsenty au cours d’une interview téléphonique de Paris.

Conseiller financier et directeur de Media-Ratings (www.m-r.fr), Karsenty a remporté une victoire judiciaire historique en mai, quand un tribunal français l’a exonéré d’une accusation de diffamation à son encontre. Karsenty avait maintes fois affirmé que France 2, réputée être la "chaîne-phare du service public français", avait diffusé, en septembre 2000, un reportage qui était une supercherie et un mensonge antisémite. Le reportage prétendait que des soldats israéliens avaient tiré sur Mohammed al-Dura, un enfant de 12 ans, alors qu’il était recroquevillé avec son père derrière un baril de béton, au carrefour de Netzarim, à Gaza. Karsenty mettait en doute le fait qu’il ait été abattu et affirmait que le faux reportage avait diffamé Israël et entraîné des attentats contre des Juifs. De plus, al-Dura était devenu un symbole international de la cruauté israélienne, et on pouvait voir le poster de l’enfant derrière le journaliste juif américain, Daniel Pearl, lors de son exécution par al-Qaeda.

Karsenty avait été poursuivi en justice par Charles Enderlin, correspondant de France 2 à Jérusalem, qui avait diffusé le reportage basé sur les rushes et l’information fournis par un reporter palestinien local, Talal Abu Rahma. Karsenty perdit en première instance, mais fut acquitté en appel, par un tribunal français qui statua que ses affirmations constituaient une critique légitime de la chaîne et de son journaliste. L’élément le plus révélateur était constitué par les rushes projetés devant le tribunal et qui montraient des Palestiniens simulant des blessures, au carrefour de Netzarim. Le professeur américain Richard Landes qui a analysé l’affaire, a donné le nom de "Pallywood" à cette manipulation de l’information.

Karsenty affirme que les médias français se sont rangés derrière Enderlin qu’ils voulaient protéger en tant que collègue de l’establishment intellectuel de la France. Une pétition a été lancée dans Le Nouvel Observateur en soutien à Enderlin, et le dépeint comme une sorte de victime, dit Karsenty. La pétition soutient l'intégrité d’Enderlin et déclare :

« Sept ans. Voilà sept ans qu’une campagne obstinée et haineuse s’efforce de salir l’honorabilité professionnelle de Charles Enderlin. Voilà sept ans que les mêmes individus tentent de présenter comme une "supercherie" et une "série de scènes jouées", son reportage montrant comment un garçon de 12 ans a été tué par des tirs venus d’une position israélienne. »

Karsenty affirme que les partisans de la pétition sont des

« personnalités contrariées par le fait que je n’ai pas été déclaré coupable. Ils disent qu’il est interdit de diffamer et que le système judiciaire me permet de le diffamer [Enderlin]. C’est faux. Le juge a estimé qu’il n’y avait pas eu diffamation. » [1].

Et malgré la notoriété des signataires, dont Hubert Védrine, ancien ministre français des affaires étrangères, et Théo Klein, ancien président du CRIF, importante organisation juive française, 19 des premiers commentaires mis en ligne me soutenaient, affirme Karsenty.

« Les Français qui sont au courant de l’affaire sont dans mon camp. Je ne parle pas de la plupart des journalistes, des politiciens antisémites et des prétendus intellectuels français. »

« Les médias français ont menti à propos de notre victoire judiciaire. Ils sont tous complices dans ce genre de comportement – antisioniste, anti-israélien, qui conduit à l’antisémitisme. La France est toujours le pays le plus antisémite du monde occidental, et il est très ennuyeux de voir que même quand vous pouvez prouver qu’ils ont été manipulés, ils préfèrent mentir et couvrir l’erreur de leur collègue plutôt que de dire la vérité. »

Karsenty est également critique à l’égard du Président français, Nicolas Sarkozy, qui a le pouvoir d’agir contre France 2, une société nationale. Le CRIF a annoncé qu’il demandait une commission d’enquête sur toute l’affaire, mais Sarkozy n’a toujours pas répondu, remarque Karsenty. Il suppose que les conseillers du Président l’induisent en erreur sur l’affaire al-Dura.

« Son tort est d’avoir pris les anciens conseillers de Jacques Chirac. Cela en dit long. Chirac était si opposé à Israël et au monde occidental, que la politique ne peut changer. »

Karsenty critique également le gouvernement israélien, qui « ne tire pas avantage de cette énorme victoire. Il est temps qu’il le fasse en montrant que le public a été dupé en matière d’information concernant Israël et que le pays a été diffamé.


Paul Lungen


© The Canadian Jewish News

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Note du traducteur

[1] Cette affirmation doit être nuancée. Comme je l’ai écrit ailleurs, France 2 considère qu’ « il y a une contradiction insupportable dans le fait qu’un tribunal ait pu, dans un même souffle, admettre le "caractère diffamatoire des imputations" [de Philippe Karsenty] (paragraphe 4 de la page 8 du jugement), et décider, malgré tout, qu’il "a exercé, de bonne foi, son droit de libre critique ; que, ce faisant, il n’a pas dépassé les limites de la liberté d’expression reconnue par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme…" (Avant-dernier paragraphe de la page 12). »


------------------------------


Mis en ligne le 6 août 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org

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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 09:31
Honte à l’A.F.P.

28 juillet 2008
- Sylvain Semhoun, Conseiller élu , représentant les Francais d’Israël
Une fois de plus, l’AFP aura brillé par sa mauvaise foi dès qu’il s’agit de traiter le conflit israélo-arabe. A peine l’attentat de Jérusalem perpétré, le site internet français du Figaro publiait ce titre hallucinant : «  Un conducteur de bulldozer abattu à Jérusalem ! » suivi d’un court communiqué : « Un conducteur de bulldozer a été abattu aujourd’hui par balles dans le centre de Jérusalem par un Israélien qui pensait qu’il allait perpétrer un attentat avec son véhicule, ont indiqué des témoins » !!!

Lire l’article sur : http://a7fr.net/
Conclusion logique de ceux qui auront lu cette dépêche : « Quel peuple de paranoïaques ! Les voilà maintenant qui tirent sur tout ce qui leur paraît bizarre ! »
Ce qui est particulièrement grave dans cette déviance, ce sont les soubassements inconscients qui sont en jeu. L0AFP aura beau jeu de dire « qu’elle s’est fiée à des premiers témoignages de passants et que sa bonne foi n’est pas en jeu ». Faux et archifaux. Le choix des titres, celui de ne pas investiguer plus loin durant ne serait-ce quelques minutes, se font systématiquement au détriment d’Israël. Si le correspondant de l’agence avait eu un brin de professionnalisme, il aurait pu apprendre que parmi les blessés figuraient des ressortissants français en vacances en Israël. Et qui sont « ces témoins » derrière lesquels se cache courageusement le journaliste ?? Des témoins réels n’auraient jamais affirmé qu’un conducteur de bulldozer a été froidement abattu.

Depuis trop longtemps, l’AFP a adopté une position anti-israélienne claire : choix des événements couverts, gonflés, minimisés ou tus, choix stratégique de termes empruntés au vocabulaire anti-israélien, style tendancieux des phrases, mise en doute des affirmations israéliennes et acceptation des sources palestiniennes telles qu’elles. Ceci est très grave car c’est l’AFP qui, dans une très large mesure influence la presse française, qu’elle soit écrite ou audiovisuelle. Ignorée du grand public, elle est l’un des principaux vecteurs de l’opinion en France et dans une partie du monde, notamment le bassin méditerra néen.

Les contrevérités et la malhonnêteté de la 3e agence de presse au monde ne sont pas une vue de l’esprit. Une étude sémantique précise effectuée sur la période de la 2e Intifada par le journaliste français Clément Weill-Raynal a démontré de la manière la plus claire la partialité de l’AFP, à travers des centaines de dépêches qui traduisent des choix politiques extrêmement clairs (« L’AFP, les récits contre les faits » - C. Weill-Raynal - Le Dossier israélo-palestinien : les médias français sont ils objectifs ? Collection « Observatoire du Monde Juif »)

Les obligations déontologiques de l’Agence fixées par la loi sont pourtant « exactitude, rigueur, équilibre et objectivité »... !!! L’erreur professionnelle est humaine, mais concernant le conflit israélo-arabe, l’agence de presse qui se targue d’être « la plus arabophone de la planète » a opté pour la devise « Omissions, approximations, contrevérités, parti pris ».

Dans ce cas, ce ne sont plus uniquement 
de « simples erreurs matérielles », mais une politique voulue et choisie dans le but de flatter la clientèle arabe.

Entre l’éthique et le fric, l’AFP a choisi depuis longtemps.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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