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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 23:46
22:20 ''Il y a suffisamment de preuves de sources indépendantes prouvant que l'incident al-Dura a été mis en scène pour les caméras'', déclare Daniel Seaman, chef du service de presse du Premier ministre israélien, à GIN-Paris. (Guysen.International.News)
Il poursuit : ''Le fait que Charles Enderlin dispose toujours de son accréditation presse de l'Etat d'Israël atteste de la force et de la tolérance de la démocratie israélienne, et non de l'intégrité du reportage de Charles Enderlin ce jour-là. La question n'est pas ''Pourquoi a-t-il encore son accréditif presse de l'Etat d'Israël'', mais plutôt, pourquoi France 2 l'emploie-t-elle encore ?''
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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 07:51
Un expert balistique estime «sérieuse» la possibilité d’une «mise en scène» de la «mort» de Mohamed al-Dura
Par Véronique Chemla pour Guysen International News
Mercredi 27 février 2008 à 19:02
 
« Si Jamal et Mohamed al-Dura ont été atteints par balles [le 30 septembre 2000 dans la bande de Gaza], les tirs ne pouvaient techniquement pas provenir du poste israélien, mais seulement du poste palestinien PITA, ou de tireurs placés dans le même axe. Aucun élément objectif ne nous permet de conclure que l’enfant a été tué et son père blessé dans les conditions qui ressortent du reportage de France 2. Il est donc sérieusement possible qu’il s’agisse d’une mise en scène ». Telles sont les conclusions accablantes du rapport récent d’un expert balistique près de la Cour d’appel de Paris. Un rapport cité devant la 11e chambre de cette Cour, le 27 février 2008, par l’appelant Philippe Karsenty, directeur de l’agence de notation des médias Media-Ratings (1). Une étude probante qui ruine les allégations de France 2 et de son correspondant en Israël, Charles Enderlin, en accréditant les thèses de Philippe Karsenty. Détails en exclusivité.

Comme disent les enfants, France 2, sa directrice de l’information Arlette Chabot, Charles Enderlin et son cameraman palestinien auteur des images controversées, Talal Abou Rahma (2) ont tout faux.
Réfutant l’assertion originelle de Talal Abou Rahma (2), l’accusation constante de Charles Enderlin visant Tsahal (3), et les on-ne-sait-pas-l’origine-des-tirs d’Arlette Chabot (4), une partie essentielle de la vérité dans l’affaire al-Dura est prouvée grâce au rapport Examen technique et balistique d’un expert en armes et munitions hautement qualifié : expert près de la Cour d’appel de Paris et agréé par la Cour de cassation.
Me Patrick Maisonneuve, un des deux avocats de Philippe Karsenty, a demandé que, dans le respect du contradictoire, cet expert témoin soit cité afin qu’il réponde aux questions de la Cour et des avocats et que son rapport soit discuté.
Mes Bénédicte Amblard et Francis Szpiner, avocats de France 2 et de son correspondant en Israël Charles Enderlin, n’ont pas souhaité que cet expert réponde de son travail auprès de la Cour au motif que « des gens, postérieurement aux affirmations de M. Karsenty, viennent confirmer ce qu’il a dit ».
Pourtant la défense des parties civiles a volontiers cité des témoignages censés prouver l’animosité de Philippe Karsenty à l’égard de Charles Enderlin et qui sont postérieurs aux déclarations du prévenu…
Et si, dans sa plaidoirie, Me Francis Szpiner a ironisé sur l’expression « possibilité sérieuse », il ne tenait qu’à lui d’interroger cet expert pour en connaître l’exacte signification.
La Cour a rejeté la demande d’audition de ce témoin.


Des mises en scène
La mission confiée par Philippe Karsenty à cet expert : « déterminer si la « mort » de l’enfant Mohamed [al-Dura] et les « blessures » subies par son père Jamal ont pu techniquement se produire dans les conditions indiquées dans le reportage de France 2 ».
Etayé de figures, de photos, d’images et de cartes, ce rapport en date du 19 février 2008 comprend 90 pages. Il résulte de l’étude des images de France 2 et des agences de presse - France 2, Associated Press, Reuters, BBC - disponibles « dans les mois ayant suivi l’incident du 30 septembre 2000 ». L’expert a aussi « effectué des recherches concernant les armes utilisées à l’époque des faits et effectué des essais de tir ».
Séquence après séquence, il dissèque les images du reportage de France 2 d’une durée de 57 secondes, et il décrit le contexte général en se fondant sur des cartes et des images.
En un style direct, clair et simple, par un raisonnement empreint de savoir technique, de logique et de bon sens, il liste les invraisemblances : simulation de blessures par plusieurs Palestiniens emportés par des ambulances, absence de sang sur les vêtements des al-Dura, sur le mur derrière eux et sur le sol, chiffon rouge déplacé par le petit Mohamed al-Dura censé avoir été blessé mortellement afin de visualiser une blessure sanglante, etc.
L’expert est surpris que « seul le reporter de France 2 a filmé l’épisode de la « mort » de l’enfant, alors que de nombreux autres cameramen étaient présents sur les lieux. Il est difficile de comprendre pourquoi, en pleine action, le caméraman de l’agence Reuters et un journaliste viennent se placer juste à côté de l’enfant. En effet, si les Israéliens tirent effectivement à ce moment-là, les deux reporteurs ne sont pas protégés par le baril et risquent donc d’être atteints à tout moment ».
L’auteur de cette étude présente les armes pouvant avoir été utilisées par les protagonistes : fusils d’assaut américains de type M 16 ou l’un de ses dérivés pour les soldats israéliens et fusils d’assaut de type Kalashnikov pour les tireurs palestiniens.
Au fil du reportage de France 2, il recense les traces sur le mur derrière les al-Dura pouvant être des impacts de projectiles. Il analyse leur origine et les angles de tir possibles : en oblique à partir du poste israélien (angle de tirs de 35° par rapport au mur), perpendiculairement à partir de la position palestinienne (angle de 90° par rapport au mur).
Après avoir procédé à des essais balistiques sur des parpaings comparables à ceux qui constituent ce mur, il exonère Tsahal de la responsabilité des impacts de projectiles sur ce mur, et en impute la responsabilité aux Palestiniens.
Cinglant, il conclut : « Aucun élément objectif ne nous permet de conclure que l’enfant a été tué et son père blessé dans les conditions qui ressortent du reportage de France 2. Il est sérieusement possible qu’il s’agisse d’une mise en scène ». Au vu des solides arguments précédents, cette possibilité sérieuse est un euphémisme.
Telle est aussi la conclusion de Philippe Karsenty condamné en 2006, en première instance (5), pour diffamation à l’égard de France 2 et de son correspondant en Israël, Charles Enderlin, pour avoir évoqué des « scènes jouées », un « faux reportage » et une « imposture médiatique ».

EXTRAITS DU RAPPORT DE L’EXPERT EN BALISTIQUE

LE CONTEXTE GENERAL
« Des manifestants, en grande majorité des jeunes gens et des enfants, jettent des pierres sur le poste israélien. L’ambiance générale est bon enfant, des gens se promènent tranquillement et des véhicules circulent sur la route de Gaza. Des jeunes et un homme près d’une jeep semblent blessés, mais il s’agit de simulations, dans plusieurs cas identifiés ».


LE REPORTAGE DE FRANCE 2
« Selon le plan qui semble à l’échelle, le mirador israélien est situé à environ 80 mètres et le cameraman de France 2 à une dizaine de mètres du père et de l’enfant.
Un coup de feu atteint le mur, au-dessus de Jamal et de Mohammed [al-Dura]. Au total, huit impacts sont présents sur ce mur, après que le fils [al-Dura] soit allongé et immobile, et un impact non traversant sur le baril. La séquence correspondant [à] l’instant [où] Mohamed a été éventuellement blessé est floue. De nombreux éléments sont de nature à mettre en doute que le père et le fils ont été atteints par des projectiles. Selon les déclarations, Mohamed a été blessé au genou droit et au ventre, alors qu’aucune trace d’impact ou de sang n’est visible sur ses vêtements. Bien que Talal Abou Rahma déclare que l’enfant a saigné pendant dix à quinze minutes, aucune trace de sang n’est visible sur le sol.
Jamal aurait été touché au bras droit, au ventre et aux membres inférieurs, alors qu’aucune trace d’impact ou de sang n’est visible sur ses vêtements. De plus, l’emplacement des « blessures » était masqué soit par le baril, soit par le corps de son fils, qui étaient en écran entre les tireurs et lui. Il n’a donc pas pu être atteint dans les conditions décrites par France 2.
Talal Abou Rahma déclare que des tirs ont été dirigés sur Jamal et Mohamed al-Dura pendant au minimum quarante minutes. Si tel avait été le cas, et en supposant qu’un seul tireur ait concentré ses coups de feu dans leur direction pendant tout ce temps, ce n’est pas huit impacts qui auraient été constatés sur le mur, mais au minimum deux mille ».

L’ORIGINE DES TRACES SUR LE MUR POUVANT ETRE DES IMPACTS DE PROJECTILES
« De nombreux coups de feu sont audibles tout au long des reportages, sans qu’il soit possible d’en définir l’origine. Plusieurs palestiniens sont filmés alors qu’ils tirent, certains même en l’air. Par contre, aucun tir provenant du mirador israélien n’est visible pendant toute la séquence.
Le poste de police israélien est situé à quatre-vingts mètres de l’endroit où Jamal et Mohamed al-Dura sont réfugiés. En fonction du plan qui nous a été fourni, l’angle de tir est de l’ordre de 36° par rapport au mur situé derrière eux. Dans cette situation, le père et l’enfant n’ont pas pu être atteints par les Israéliens. Il est incontestable qu’au moins un projectile a touché le mur devant lequel se trouvaient le père et le fils, puisque ce tir est visible sur le film de France 2. Cependant, ce tir correspond à un coup de feu tiré perpendiculairement au mur et ne peut provenir que du poste palestinien « Pita », ou de tireurs isolés situés dans le même axe que ce dernier.
Les autres impacts sur le mur peuvent provenir de tirs effectués alors que Jamal et Mohamed al-Dura ne se trouvaient pas derrière le baril, puisque les coups de feu n’ont pas été filmés.
Les armes utilisées sont des fusils d’assaut, capables de tirer par rafales et dont la cadence de tir est de six cents à huit cents coups à la minute. En supposant même qu’un seul tireur ait tiré 50 coups à la minute, le nombre de coups de feu sur une durée de 40 minutes aurait été de DEUX MILLE, alors que huit impacts seulement sont visibles sur le mur et un sur le baril. Il est donc impossible que des tirs, concentrés sur la zone où se trouvaient Jamal et Mohamed al-Dura pendant plusieurs dizaines de minutes, comme le déclare le cameraman de France 2, aient pu provoquer si peu d’impacts sur le mur devant lequel ils se trouvaient. Les impacts produits par l’utilisation des deux armes Colt M 16 et Kalashnikov sont de forme pratiquement circulaire dans le cas des essais réalisés perpendiculairement au plan de la cible et ils sont de forme ovalaire à grand axe horizontal lorsque les tirs sont effectués selon un angle de 35° par rapport à la cible. Les orifices relevés dans le mur devant lequel se trouvaient Jamal et Mohamed al-Dura sont soit de forme circulaire, soit de forme ovalaire à grand axe vertical, ce qui correspond à des coups de feu tirés soit perpendiculairement au plan de la cible, soit plus ou moins de haut en bas ou de bas en haut. Ces traces sont incompatibles avec des tirs pouvant provenir de droite à gauche ou de gauche à droite ».

LES « BLESSURES » DES AL-DURA
« Après sa blessure, l’enfant s’allonge sur les genoux de son père. Sa main droite couvre son visage. Deux mouvements sont nettement visibles sur le document de la BBC couvrant les dix secondes postérieures à la « mort » annoncée par France 2.
Il soulève la main, lève le bras et regarde en direction de la caméra, ce qui prouve qu’il n’est pas mort. Il soulève également sa jambe droite, ce qui est impossible s’il a été atteint au genou, mais également s’il a été touché gravement au ventre.
Une blessure par arme de guerre à l’abdomen, produit une importante hémorragie, et par conséquent, un épanchement sanguin conséquent et immédiat…Si la blessure au ventre avait été transfixiante comme le déclare un médecin, des projections de sang et de chair seraient visibles sur le mur, ce qui n’apparaît pas sur les photographies de la BBC couvrant les dix secondes qui suivent le reportage de France.
La présence d’un cameraman de l’agence Reuters et d’un autre journaliste aux côtés de Mohamed est inexplicable, car ces deux reporters ne sont pas couverts par le baril et peuvent donc être blessés ou tués à tout moment.
Les images de Jamal al-Dura prises à l’hôpital montrent des bandages au bras et à l’avant-bras droit, au côté droit de l’abdomen, à la cuisse droite ainsi qu’aux deux jambes. Compte tenu de la position que la victime occupait, il n’a pas pu être touché en tous ces points du corps lorsqu’il se trouvait derrière le baril, d’autant plus que son corps était partiellement masqué par celui de son fils. Par conséquent, si ces blessures sont réelles, elles n’ont pas pu se produire dans les circonstances relatées par France 2. Dans l’hypothèse où les coups de feu proviennent du poste israélien, et en tenant compte de l’angle de tir possible, seuls les membres inférieurs pouvaient éventuellement être atteints, car les autres parties du corps étaient abritées derrière le baril, qui, par ailleurs, ne présente pas de trace d’impact conforme aux blessures.
Si les tirs ont été effectués depuis le poste palestinien « Pita » qui se trouve face au mur devant lequel sont réfugiés Jamal et Mohamed al-Dura, ou par des militaires situés dans le même axe, aucun obstacle ne s’oppose entre les tireurs et les victimes. [Celles-ci] peuvent donc effectivement être atteintes facilement par des militaires entraînés. Notons que le photographe Talal Abou Rhama a déclaré que les tirs venaient de DERRIERE LUI, ce qui correspond à la position palestinienne, alors que le poste israélien se trouve très nettement sur sa droite et légèrement en arrière de lui.
Si Mohamed et Jamal al-Dura, à l’abri derrière le baril, ne pouvaient pas être atteints par les Israéliens, ils n’auraient pu être touchés que par des tirs provenant du poste « Pita » tenu par les Palestiniens, ou par des militaires placés dans le même axe.
Il est incontestable qu’au moins un projectile a touché le mur devant lequel se trouvaient le père et le fils, puisque ce tir est visible sur le film de France 2. Cependant, ce tir correspond à un coup de feu tiré perpendiculairement au mur et ne peut provenir que du poste palestinien « Pita », ou de tireurs isolés situés dans le même axe que ce dernier.
Les autres impacts sur le mur peuvent provenir de tirs effectués alors que Jamal et Mohamed al-Dura ne se trouvaient pas derrière le baril, puisque les coups de feu n’ont pas été filmés.
Aucun élément objectif ne nous permet de conclure que l’enfant a été tué et son père blessé dans les conditions qui ressortent du reportage de France 2. Il est sérieusement possible qu’il s’agisse d’une mise en scène ».

Photos et cartes : © DR




(1) - www.m-r.fr/
(2) - Talal Abu Rahma a affirmé sous serment le 3 octobre 2000 : « L’enfant a été tué intentionnellement et de sang-froid par l’armée israélienne » . Il s’est rétracté le 30 septembre 2002.
(3) - Dans son reportage au JT de France 2 du 30 septembre 2000, Charles Enderlin disait en voix off : « Près de l’implantation de Netzarim (bande de Gaza)… Jamal et son fils Mohamed (12 ans) sont la cible des tirs venus des positions israéliennes. Son père tente de le protéger... Une nouvelle rafale. Mohamed est mort et son père gravement blessé ».
(4) - Le 18 novembre 2004, embarrassée par l’affaire al-Dura, France 2 organisait une conférence de presse pour expliquer sa position. Arlette Chabot assénait qu’on ignorait l’origine des tirs incriminés. En décembre 2004, elle indiquait sur Radio J qu’on ne pouvait pas dire à 100% d’où venaient ces tirs.
(5) - Véronique Chemla, La justice française se prononcera sur les images controversées de la mort de Mohamed al-Dura, 19 septembre 2006, à http://www.guysen.com/articles.php?sid=5049
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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 00:01
En appel, la justice dissèque un reportage de France 2, soupçonné d'être truqué

Toujours pas d’article dans la presse française à propos de ce procès qui, s’il n’a pas encore déclenché le « séisme » que prévoyait Philippe Karsenty, commence néanmoins à faire des vagues. Il faut le souligner, car sauf erreur, c’est une première : l’AFP s’intéresse à l’affaire. La presse française pourra-t-elle persévérer longtemps dans un silence gêné, qui risque de lui être reproché un jour ? (Menahem Macina).
 

27/02/08 

Texte repris de La Tribune de Genève.

AFP, Paris 20h 50

 

La cour d'appel de Paris a longuement disséqué, mercredi, le reportage réalisé en 2000 et signé par le journaliste de France 2, Charles Enderlin, sur la mort d'un enfant palestinien, afin de déterminer s'il avait été truqué, comme l'en accuse Philippe Karsenty, poursuivi pour diffamation.

 

Le 22 novembre 2004, Philippe Karsenty, directeur de Media-ratings, qui se présente comme une agence de notation des médias, avait, sur son site Internet, qualifié de "supercherie" et de "série de scènes jouées" un reportage du correspondant permanent de France 2 à Jérusalem, tourné dans la bande de Gaza et diffusé le 30 septembre 2000.


Un Palestinien de 12 ans, Mohammed, protégé par son père, Jamal al-Doura, perdait la vie lors d'un échange de tirs entre l'armée israélienne et des activistes palestiniens.

 

Les images de l'enfant avaient été très largement diffusées dans le monde entier et donné lieu à une controverse sur l'origine des tirs ayant provoqué sa mort.


En première instance, le 19 octobre 2006, le tribunal correctionnel de Paris avait jugé Philippe Karsenty coupable de diffamation. Estimant qu'il avait injustement accusé Charles Enderlin d'avoir truqué ce reportage, les juges l'avaient condamné à payer 1.000 euros d'amende et à verser un euro de dommages-intérêts à France 2 et à son journaliste.

La directrice de l'information de France 2 Arlette Chabot est elle-même montée au front. S'il y avait eu trucage, "ne croyez-vous pas qu'en huit ans, le gouvernement israélien n'aurait pas réagi ?", s'interrogeait-elle ainsi avant le début de l'audience.


Durant plus de quatre heures, Philippe Karsenty et Charles Enderlin ont tenté de convaincre la cour de leur bonne foi, à coup de preuves vidéo, ou de témoignages.


Les points de désaccord étaient nombreux: là où France 2 voit du sang, Karsenty voit un mouchoir rouge. Là où France 2 signale les graves blessures que porte Jamal al-Doura, Karsenty répond, rapport médical à l'appui, qu'elles remontent à 1992. Là où Karsenty affirme que l'enfant n'est pas mort dans les bras de son père, France 2 raconte comment l'ambulancier qui l'a emmené à l'hôpital a ramassé ses viscères.


Le procès devait s'achever dans la soirée et la cour mettre son arrêt en délibéré.

 


© La Tribune de Genève

 

Mis en ligne le 27 février 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 18:19
Le très islamolâtre journal parisien "Le Monde" exige implicitement la fermeture des fouiles archéologiques et des départements d'histoire de toutes les universités, qui oseraient s'interroger sur le passé de l'humanité.

Avec le Monde, retour à l'âge de pierre et à l'obscurantisme assurés!


Les
dangereux délires du quotidien Le Monde

Encore une histoire de « colons »
par Alain Rubin

Décidément, le quotidien parisien « Le Monde », ne veut pas faire mentir sa réputation d’organe officieux du nationalisme palestinien. C’est ainsi que son numéro du jeudi 21 février consacre deux grandes colonnes à dénoncer les exploits odieux des « colons ». Et quel est leur crime le dernier en date ?

Eh bien voilà mesdames et messieurs, ces abominables colons sionistes, dans leur délire visant à établir la présence juive plusieurs fois millénaire à Jérusalem, et donc la légitimité de leur retour, utilisent l’archéologie. Vous imaginez ? L’archéologie, ils se servent même de l’archéologie. Si encore ils envoyaient des femmes juives faibles d’esprit se faire exploser dans les quartiers arabes de la capitale du roi David et de Salomon, on pourrait encore comprendre, ce serait la preuve d’un véritable désespoir, mais l’archéologie ? Ils investiguent, font appel à l’histoire et à ses traces physiques.

« Ces travaux d’excavation menacent nos maisons… (Ils ont) favorisé l’intrusion de familles juives dans cette zone jusqu’alors peuplée exclusivement de Palestiniens. (…) en l’espace d’une vingtaine d’année, moyennant harcèlement juridique, falsification de documents et –écoutez bien bonnes gens, écoutez bien et observez l’ignominie de ces gens- et le recrutement de collaborateurs (des méchants Palestiniens traîtres qui acceptent de vendre leur maisons à un Juif ou à plusieurs d’entre eux), Eldad a réussi à s’emparer de plus de cent cinquante habitations au cœur de Silwan (l’ancienne Siloé biblique).

Une question : s’emparer comment ? Ces maisons n’ont pas été vendues et achetées ? Elles ont été prises à force armée ?

Si vendues, semble t’il, mais par des Arabes vendus à des Juifs colons.

Vous rendez vous compte ? Elle est belle la « Palestine laïque et démocratique » des portes parole officieux du nationalisme palestinien. A suivre leur raisonnement tortueux, elle doit être « Juden rein » la Palestine ! C’est d’ailleurs ce que ne cesse de rappeler Ahmadinejad qui a reçu récemment deux journalistes du « Monde diplomatique ». Y aurait pas comme un rapport ?

Le métro parisien sillonne sous Paris depuis plus d’un siècle, cela n’a jamais fait crouler un immeuble, mais là, attention ! Ces sionistes sont réellement de répugnants personnages qu’on peut s’attendre à tout. Ils ont imaginé un tunnel « qui mène juste en dessous de la mosquée Al Aqsa, troisième lieu saint de l’islam, distante d’environ cinq cent mètres ».

Le correspondant du monde nous rappelle au passage, qu’il en a fallu bien moins pour déclencher de précédentes émeutes. Il aurait pu aussi rappeler, qu’en 1929, l’ami et allié militaire d’Adolphe Hitler, le grand Mufti de Jérusalem fit distribuer des cartes postales truquées. Elles montraient la mosquée d’Omar avec le drapeau sioniste flottant au sommet. Cette criminelle machination permit à Husseini de provoquer les pogromes d’août 1929, accompagné de sauvages massacres de gens inoffensifs à Hébron, Safed et Jérusalem, ville majoritairement juive jusqu’en 1948 quand la Jordanie l’annexa et expulsa ses habitants Juifs. On peut s’interroger. Que cherche le quotidien « Le Monde », sinon fournir une caution morale aux futures bombes humaines, en nous chantant l’air bien connu : ils l’ont bien cherché.

 Alain Rubin
___________________________
Travaux à Jérusalem : attention, toujours : danger
21 février 2008 - par David Ruzié, professeur émérite des universités, spécialiste de droit international

Une fois encore, le correspondant à Jérusalem du journal Le Monde, prend un malin plaisir à se faire le porte-parole des Palestiniens, hostiles à toute initiative de nature à étayer la présence ancestrale juive à Jérusalem.

Cette fois, sous le titre « accrocheur » : « Les fouilles archéologiques, outil politique des colons de Jérusalem », paru dans le numéro daté du 21 février, Benjamin Barthe fait état des protestations des habitants de Silwan, un quartier arabe de Jérusalem, qui s’inquiètent, avec véhémence, des travaux entrepris par « les colons juifs installés parmi eux ».

De fait, il s’agirait de la poursuite des travaux entrepris dans ce quartier qui, situé juste en contrebas des remparts de la vieille ville et truffé de vestiges antiques, est considéré par les historiens israéliens comme le site de la cité de David, berceau de la Jérusalem biblique.

La mise en valeur de ces vestiges a débuté dans les années 80, permettant, selon le journaliste français, « l’intrusion de familles juives dans cette zone jusqu’alors peuplée exclusivement de Palestiniens ».

Et ceux-ci, dont se fait le porte parole Benjamin Barthe, sans chercher à vérifier la véracité des accusations, de crier en quelque sorte « au loup », car selon eux "Ces travaux d’excavation menacent directement nos maisons ».

Non sans une certaine mauvaise foi, alors que ce sont les Palestiniens qui instrumentalisent la situation, le correspondant du Monde prend appui sur le fait que les travaux sont entrepris par l’association Elad, présenté comme « un groupe de colons radicaux » à qui le service des Antiquités israéliennes aurait concédé le terrain et qui, depuis, serait « passée maître dans l’art d’instrumentaliser le sous-sol de Jérusalem à des fins politiques ».

Et le journaliste d’accuser, carrément, l’association de « harcèlement juridique, falsification de documents et recrutement de collaborateurs » pour « s’emparer » de plus de cinquante habitations en plein coeur de Silwan, en l’espace d’une vingtaine d’années.

Bien évidemment, il s’est trouvé, parmi la population israélienne, des « âmes charitables » pour prendre fait et cause pour ces accusations. Il existe, en effet, un « Comité israélien contre les démolitions de maison », qui trouve le nouveau projet « explosif », car, selon son porte parole, parlant des membres de l’association Elad « Ces gens sont animés par une idéologie messianique d’autant plus dangereuse que le gouvernement ne les contrôle quasiment pas » et Meïr Margalit de poursuivre : « Ils imaginent que le Troisième temple juif va descendre du ciel et détruire la mosquée. Il suffirait que les Palestiniens aient le sentiment qu’Al-Aksa est en danger pour déclencher une explosion ».

Il n’en faut pas plus pour que Benjamin Barthe éprouve le besoin d’évoquer ce qui constitua, en réalité, une manipulation des faits, à savoir les violents incidents provoqués, à l’automne 1996, lors des travaux effectués sur un tunnel « à proximité de l’Esplanade des Mosquées, le Mont du Temple pour les juifs, », à propos desquels le journaliste se complaît à rappeler que le premier ministre de l’époque était Benyamin Nétanyahou et que cela avait « provoqué des émeutes au cours desquelles 70 Palestiniens et 17 Israéliens avaient été tués ».

Effectivement, l’affaire de l’ouverture, uniquement, pour des raisons de sécurité d’une sortie au tunnel qui existait, déjà, à hauteur de l’esplanade du Mur occidental, avait même conduit l’affaire à être évoquée au Conseil de sécurité, à l’automne 1996.

Les Palestiniens, soutenus par les représentants des Etats arabes, n’hésitèrent pas à soutenir que « le percement de l’entrée du tunnel et toute utilisation de ce tunnel (menaçaient) la sécurité et l’intégrité de la Mosquée Al-Aqsa et les fondations des édifices islamiques qui se trouvent au dessus du tunnel ».

Le Vice-Premier ministre israélien de l’époque, David Lévy, eut beau jeu de dénoncer la convocation du Conseil de sécurité sur la base d’un « prétexte fallacieux ».

De fait dans la plainte palestinienne « l’action d’Israël (était) à l’évidence une nouvelle mesure visant à judaïser la Ville de Jérusalem », car, ne l’oublions pas, selon Arafat lui-même le temple n’avait jamais existé, et par voie de conséquence, il n’y avait jamais eu de Juifs à Jérusalem.

David Lévy déclara que « la réouverture du tunnel s’explique tout simplement par la nécessité d’assurer un meilleur confort et une meilleure sécurité aux nombreux visiteurs qu’ils soient Juifs, Chrétiens ou Musulmans et aux nombreux touristes et pèlerins qui se rendent dans la ville sainte pour contempler ses splendeurs ».

Nous passerons sur le fait qu’il était d’ailleurs prouvé que le tunnel ne passait pas sous la mosquée, mais longeait le Mont du Temple....

L’affaire fit long feu et le tunnel resta ouvert malgré l’invitation en sens contraire lancée par le ministre français des affaires étrangères de l’époque, Hervé de Charrette, qui dans la lignée de ses prédécesseurs immédiats, pourtant d’un autre bord politique (Claude Cheysson, Hubert Védrine) ne témoignait pas, non plus, comme il le confirma par la suite, d’une quelconque empathie pour l’Etat d’Israël.

Pour en revenir à l’actualité, le journaliste du Monde n’hésite pas à parler de « complicités » des services de sécurité israéliens avec l’association Elad.

Aussi on doit espère que les autorités israéliennes auront à cœur de donner, rapidement, tout apaisement à propos de ces travaux, afin de désamorcer une nouvelle manipulation de l’opinion publique..

Car il serait fâcheux que le dernier mot reste au porte parole du « Comité de démolition de maison », selon lequel : « C’est toujours la même histoire. Les colons font le sale boulot. Le gouvernement ferme les yeux. Et tout le monde se tait ».

Nous rappellerons, simplement, pour terminer l’épisode des travaux de consolidation d’une passerelle d’accès au Mont du Temple, l’année dernière, presqu’à pareille époque (www.desinfos.com/article.php ?id_article=6795).

Heureusement que le gouvernement israélien prit, à temps, l’affaire en mains, car, il faut savoir que chaque occasion est bonne pour ceux qui veulent délégitimer toute présence juive à Jérusalem.


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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 12:09

Dossier spécial

http://www.mediarabe.info/spip.php?article1297

Nouveau complot dévoilé par Thierry Meyssan : la CIA projetait des attentats en Europe

dimanche 17 février 2008 - 01h59, par Alain Moubayed

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Une « brillantissime analyse-fiction » de Thierry Meyssan, publiée par le « Réseau Voltaire » le 12 février, et reprise par le site du Général Michel Aoun (« Tayyar.org »), nous apprend avec les « preuves à l’appui » d’usage, que les attentats qu’Al-Qaïda devait commettre en Europe, ces dernières semaines, déjoués par les Services français et espagnols, étaient fomentés par la CIA.

Pour Meyssan, « ces attentats étaient attendus par l’OTAN pour mobiliser les Européens récalcitrants afin de pouvoir intervenir militairement au Pakistan ».

Les lecteurs curieux, qui seraient séduits par les analyses de l’auteur des deux « Effroyables impostures » (après le premier livre sur les attentats du 11 septembre, le deuxième ouvrage, publié en arabe, à Beyrouth en 2007, est consacré à la crise libanaise, après la guerre de juillet-août 2006), peuvent lire l’intégralité de ces « incroyables fictions » sur le « Réseau Voltaire », ou sur le site « Tayyar.org » du Général libanais Michel Aoun. Ce dernier semble fonder sa politique en s’inspirant de ces introspections « Meyssanniques ».

Cliquez ici pour agrandir la planche et ici pour retrouver l’enquête en grand format (format PDF) Mais, pour en savoir un peu plus sur Thierry Meyssan, sur son imagination très fertile et sur ses capacités illimitées à développer des thèses on ne peut plus crédibles, nous avons retrouvé, dans les archives, une enquête publiée en 2002 par l’hebdomadaire français « Valeurs Actuelles », que nous reproduisons ici dans son intégralité (format PDF). La lecture de cette enquête pourrait aider à mieux cerner le personnage et à comprendre comment le « Réseau Voltaire » était financé par les généreuses recettes d’un « empire du sexe et de la pornographie », fondé et dirigé par le trésorier du « Réseau Voltaire », Michel Sitbon, ainsi que par les conférences, généreusement rémunérées, que Thierry Meyssan donnait au « Centre Zayed » (Emirats Arabes Unis), l’un des rares endroits au monde - aux côtés de la Banlieue sud de Beyrouth - où ses propos relèvent de la réalité... Selon « Valeurs Actuelles », « Meyssan, un ancien élève des jésuites, homosexuel revendiqué et père de deux enfants, franc-maçon (Grand Orient), s’est fait une notoriété grâce à son opposition à la visite du Pape Jean-Paul II en France (1996) et à son soutien à Roger Garaudy. Sa méthode consiste à amplifier des rumeurs ou à empiler des faits bien réels sur d’autres invérifiés ou invérifiables. Le Réseau Voltaire s’était donné pour mission la défense de la liberté et de la laïcité, avec comme cibles privilégiées l’Eglise et l’extrême droite. Meyssan s’était également entouré d’écologistes et de radicaux de gauche qui ont comme cible commune l’Eglise et comme objectif la légalisation du cannabis... »

Avec cet éclairage sur le passé de Thierry Meyssan et de son réseau, on comprend mieux les raisons de son alliance avec le Hezbollah et l’oppositon libanaise plus généralement. Il a mis à leur disposition son réseau de la « presse non-alignée ». Les médias, sites et blogs du Général Aoun (Tayyar.org et RPLiban.org...) et du Hezbollah (Al-Manar, Al-Akhbar, Al-Intiqad...), ainsi que les médias syriens et iraniens, reprennent les informations du Réseau Voltaire et de la « New Orient News » qu’il a fondée au Liban, avec la même méthode : amplifier les rumeurs et développer les thèses du complot. Il suffit de lire l’interview de l’ancien directeur de la DST, Yves Bonnet à « Al-Intiqad », reprise, traduite et diffusée dans plusieurs langues à travers le monde. Or, des sites libanais ont reproduit une dépêche de l’Agence de presse « Anbaa Al Chark » selon laquelle « un responsable du Courant Patiotique Libre (CPL) du Général Aoun, en visite récemment à Paris, aurait proposé une enveloppe conséquente à Yves Bonnet en contrepartie de sa fameuse interview à Al-Intiqad ». Cette information est à prendre avec beaucoup de précaution, car elle est impossible à vérifier, bien que la méthode ait déjà prouvé son efficacité dans le passé, et qu’elle soit d’usage au Liban. D’autant plus que Bonnet, selon la même source, « est dans une situation financière délicate en raison de ses pertes aux jeux ».

Reste enfin à relever une contradiction de taille : le même responsable du CPL est allé quémander à Paris un rapprochement entre son mouvement et l’UMP. De retour au Liban, il a déclaré que « le CPL refuse toute ingérence étrangère au Liban, y compris française », faisant allusion à la médiation de Paris dans le conflit. Ces contradictions semblent attester que l’homme en question a échoué dans sa démarche auprès de l’UMP, et a voulu se venger du Parti du Président Sarkozy, bien que son épouse en soit la déléguée au Liban. A la lecture de ces alliances avec Thierry Meyssan, et des contradictions dans le discours, la seule question qui demeure sans réponse est de savoir « Que reste-t-il de la crédibilité du Général Aoun ? ». La mobilisation du 14 février semble être une bonne réponse. Un million et demi de Libanais dans la rue, soit une « majorité fictive » selon le vocabulaire du Général, lui ont signifié la fin de son parcours.

« Cliquez ici pour retrouver l’enquête de Valeurs Actuelles (format PDF) »

Alain Moubayed - Beyrouth

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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 13:57

Dossier spécial sur la guerre médiatique du Hezbollah - Première partie

http://www.mediarabe.info/spip.php?article1272

Comment le Hezbollah libanais exploite-t-il la presse algérienne ?

mardi 29 janvier 2008 - 18h59, par Khaled Asmar

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Le Hezbollah libanais s’appuie sur certaine presse étrangère, via des correspondants libanais, pour donner du crédit aux accusations infondées qu’il distribue aux partis politiques libanais qui n’approuvent pas son idéologie et qui dénoncent sa politique.

Dans ce cadre, le Hezbollah, qui bénéficie déjà de l’appui de la presse syrienne et iranienne, et de rares journalistes européens qui ont troqué l’éthique contre les dollars iraniens, a lancé le quotidien « Al-Akhbar », en 2006. Au même moment, il a soutenu le « très médiatique » Thierry Meyssan pour créer, avec son réseau « Voltaire » de la presse dite « non-alignée » – ou « trop alignée » – une agence de presse basée à Beyrouth. Appelée « New Orient News », celle-ci se définit comme « un réseau qui se bat contre le “nouveau Moyen-Orient” préconisé par les Américains », et diffuse toute sorte d’informations biaisées et déviées, mensongères ou amputées, sans doute selon la théorie qui dit : « à force de mentir, on finira bien par se faire croire » !

Ainsi, le système consiste à faire publier une idée ou une information dans « Al-Akhbar », pour que la « New Orient News » la diffuse à large échelle, et pour que la télévision « Al-Manar », les agences syrienne « Sana » et iraniennes « Irna », « Isna » ou « Fars », ou la télévision « Al-Alam » s’en saisissent et la relayent pour la crédibiliser.

Mais ce système ne suffit plus à justifier la politique du Hezbollah, dictée idéologiquement par l’Iran et le Guide de sa révolution Ali Khamenaï, et stratégiquement par la Syrie et son président Bachar Al-Assad. Car, la majorité des Libanais, l’ensemble des pays arabes, et toute la communauté internationale, ont fini par comprendre les objectifs du trio Téhéran-Damas-Hezbollah.

Pour surmonter ce handicap, le Hezbollah exploite désormais le quotidien algérien « Ech-Chorouk » pour crédibiliser sa « théorie du complot » qu’il utilise, à tort et à travers, pour distribuer ses accusations aux deux tiers du peuple libanais et aux trois-quarts de ses dirigeants. La dernière invention dans ce genre est la publication par « Ech-Chorouk », le 28 janvier – soit quelques heures après les événements de Beyrouth, et trois jours après l’assassinat du capitaine Wissam Eïd – un bien étrange « rapport secret » émanant du Mossad israélien, qui affirme que « le Premier ministre libanais Fouad Siniora est un agent israélien depuis les années 1970 ». Le rapport israélien classé « top secret » a ainsi permis au journal algérien de titrer sa UNE : « Siniora a assassiné Rafic Hariri ».

Selon ce prétendu rapport, « un Israélien du Mossad, ayant été limogé pour avoir livré des secrets aux Russes, aurait voulu se venger de sa hiérarchie en dévoilant, par l’intermédiaire de son avocat, des secrets embarrassants pour l’Etat hébreu ». Il a donc révélé avoir recruté Fouad Siniora en 1974, puis l’avoir rencontré en 1976 et 1977 à Athènes et à Paris, pour « lui enseigner l’art de collecter les informations et de les transmettre à ses officiers traitants ». Selon le journal, la promotion de Siniora dans les cabinets des Premiers ministres Salim Hoss et Rafic Hariri l’a ainsi transformé, du point de vue israélien, en un « super-agent très précieux » auquel il a été demandé d’assassiner Rafic Hariri.

Le quotidien algérien évoque, dans le même ordre d’idée, que « le Premier ministre israélien Ehud Olmert a tenté de retourner la situation en sa faveur, à l’approche de la publication du rapport Winograd sur les ratés de la guerre de l’été 2006. Pour y parvenir, il a cherché rallumer une guerre civile au Liban pour occuper le Hezbollah et éloigner sa menace de la frontière nord d’Israël, afin d’exploiter un tel exploit pour assurer sa survie politique ». C’est donc Israël, par l’intermédiaire de son agent Siniora, qui a assassiné le capitaine Wissam Eïd et son chauffeur, ainsi que quatre civils, vendredi dernier près de Beyrouth. « Mais comme ce crime n’a pas réussi à allumer la guerre, ni à attribuer le crime à la Syrie et au Hezbollah, Israël a fini par révéler au grand jour la relation de Siniora avec le Mossad, dans l’objectif de faire chuter le gouvernement libanais et plonger le pays dans la guerre civile… », conclut le quotidien.

Il est clair que le journal « Ech-Chorouk » et Walid Arafat, son correspondant au Liban et auteur de ce « torchon » (on ne peut mieux dire), ne gagnent aucunement en crédibilité avec ces informations mensongères, du moins invérifiables mais qui sont présentées comme des vérités incontestables. Au contraire, le journal algérien, qui a souvent dénoncé la progression du chiisme en Algérie, vient lui-même d’être victime de la « hezbollahisation », dans le seul but de sauver la Syrie et son régime du Tribunal international qui doit juger les auteurs de l’assassinat de Hariri et d’une quinzaine d’autres tentatives d’assassinat politiques au Liban. En revanche, ce que le journal ne dit pas, c’est que Siniora et Hariri se connaissaient depuis leur plus jeune âge, ayant grandi ensemble à Saïda et travaillé ensemble en Arabie saoudite, avant même d’occuper des postes politiques au Liban.

Avec cette tentative, encore vouée à l’échec, et au moment où l’armée libanaise a arrêté une vingtaine de personnes impliquées dans les événements de la banlieue sud de Beyrouth, dimanche 27 janvier, et qui appartiendraient au Hezbollah et au mouvement Amal, le dernier masque tombe au Liban, entraînant dans sa chute le journal algérien « Ech-Chorouk ». D’autant plus que des sources diplomatiques arabes citées par le journal koweïtien « Al Seyassah » du 29 janvier, affirment que « lors de la réunion des ministres arabes des Affaires étrangères au Caire, dimanche dernier, le ministre syrien Walid Al-Moallem a téléphoné à Bachar Al-Assad pour l’informer de son “incapacité à torpiller la réunion” comme il en avait l’ordre, ni à faire face aux pressions égypto-saoudiennes. C’est alors que Bachar Al-Assad, poursuivent les sources diplomatiques au Caire, a ordonné au Hezbollah de plonger le Liban dans le sang. D’où les émeutes “délibérément spontanées” de Chiyah et l’intervention des snipers du Hezbollah contre les jeunes manifestants qui a fait huit morts, dont l’objectif était de plonger le pays dans la guerre civile et court-circuiter la médiation arabe ».

Par conséquent, il est vivement conseillé au journal algérien « Ech-Chorouk » d’être plus prudent à l’avenir, et de ne pas ternir son combat contre Israël avec des tels mensonges grossiers. Il devrait s’assurer de la crédibilité de ses correspondants, au risque de perdre toute la sienne et de provoquer inutilement une crise entre Alger et Beyrouth.

Pour lire la deuxième partie, cliquez ici

Khaled Asmar

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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 13:56

Dossier spécial sur la guerre médiatique du Hezbollah - Deuxième partie

http://www.mediarabe.info/spip.php?article1273

Le Liban vit une véritable guerre psychologique par médias interposés

mercredi 30 janvier 2008 - 14h53, par Khaled Asmar

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La campagne de désinformation se poursuit au Liban, et contamine désormais les continents lointains. Après la mise à contribution des médias syriens et iraniens dans la propagande du Hezbollah, ce phénomène a touché la presse algérienne et déborde sur le Continent nord-américain, plus précisément au Canada.

Dans le cadre du dossier spécial consacré à la guerre médiatique menée par le Hezbollah libanais, nous avons évoqué le cas du journal algérien « Ech-Chorouk » qui a accusé le Premier ministre libanais, Fouad Siniora, d’être un agent du Mossad israélien, et d’être impliqué dans l’assassinat de son ami d’enfance et prédécesseur Rafic Hariri, ainsi que dans les autres assassinats et tentatives d’assassinat politiques qui ont secoué le Liban depuis octobre 2004.

Mais comme ces mensonges sont d’un calibre bien supérieur aux capacités des êtres humains à les « gober » et à les « digérer », voilà que la propagande s’appuie sur des mensonges attribués à des médias canadiens « virtuels » pour non seulement incriminer les victimes et les innocents, mais surtout pour innocenter les criminels.

Aujourd’hui, les ramifications de l’outil de propagande et les tentacules de l’axe syro-irano-hezbollahi se dévoilent au grand jour à la lecture de cet énième mensonge fabriqué de toutes pièces et publié par un site basé au Québec, et attribué à une chaîne de télévision locale dont l’existence reste à prouver. Ainsi, le site « Watan.com », appartenant à Khodr Awarki, l’un des collaborateurs du réseau « Voltaire » et souvent cité par les sites syriens comme un « spécialiste de la question sioniste », a attribué à la chaîne télévisée « TQC » une interview qu’aurait donnée le colonel des FSI libanaises Samir Chehadé. Ce miraculé, qui avait échappé à la mort dans un attentat visant son convoi, début septembre 2006 (quatre morts dans la voiture qu’il devait prendre), pour son rôle dans les enquêtes relatives aux attentats terroristes, a été « mis en sécurité » à la demande de la Commission d’enquête internationale, et s’est réfugié, depuis, au Canada.

Dans son interview « fictive » à « TQC », « Watan.com » fait dire à Chehadé que « les services de renseignements saoudiens, dirigés par le prince Bandar Ben Sultan (ancien ambassadeur d’Arabie aux Etats-Unis), sont responsables de l’assassinat du capitaine Wissam Eïd, vendredi dernier près de Beyrouth ». Selon « Watan.com », Chehadé avait lui aussi fui le Liban après avoir été victime d’une tentative d’élimination « ordonnée par les mêmes services saoudiens, qui utilisent des réseaux d’Al-Qaïda financés par le clan Hariri et le Premier ministre Siniora ». Selon Khodr Awarki, Samir Chehadé affirme que « l’élimination de Wissam Eïd a été décidée quand le capitaine est parvenu à établir les liens entre les assassinats au Liban, les Services saoudiens, les radicaux d’Al-Qaïda et le gouvernement libanais » [NDLR : au moment où la presse arabe et internationale affirme, quasi unanimement, le contraire, et souligne que Wissam Eïd a été assassiné après avoir établi les liens entre les attentats, le Fatah Al-Islam, les Services syriens et leur chef Assef Chawkate].

Selon Awarki, « Chehadé a décidé de quitter le Liban, après avoir découvert comment Saad Hariri bénéficie de la protection d’officiers israéliens à Beyrouth, en collaboration avec les services saoudiens et jordaniens. Tous les officiers qui ont protesté contre cette alliance avec Israël ont été éliminés ou étaient victimes de tentatives d’élimination, bien qu’ils aient été hostiles à la Syrie ».

Awarki attribue aussi à Chehadé des accusations portées à l’encontre du journaliste Farès Khachane, rédacteur politique au journal « Al Mustaqbal ». Selon cette version, Khachane, qui était menacé par les Syriens et qui s’était réfugié en France pendant plusieurs mois, serait « le véritable chef de la protection de Saad Hariri. Il aurait été entraîné par les services allemands qui l’emploient… ». Chehadé, toujours selon la version de « Watan.com », a affirmé que « le Tribunal international est un grand mensonge et qui ne mènera à rien, tant que Saad Hariri serve les Israéliens qui le protègent. Quand Serge Brammertz a découvert, avec Wissam Eïd, l’implication des services saoudiens dans l’assassinat de Hariri, le premier a été remercié par les Américains, le second a été assassiné », attribue encore « Watan.com » à Chehadé.

Mais cette source n’explique pas l’essentiel : Si les Israéliens et le Mossad sont si puissants, et s’ils ont véritablement réussi à infiltrer les Sunnites libanais par les Services saoudiens, Jordaniens et Al-Qaïda, dans l’objectif d’éliminer la Résistance libanaise et le Hezbollah, pourquoi alors perdraient-ils leur temps à assassiner Wissam Eïd et avant lui Rafic Hariri et tous les autres, et ne procèdent-ils pas directement à assassiner Hassan Nasrallah, ou tout autre responsable du Hezbollah ? Depuis octobre 2004, seuls les anti-syriens sont massacrés, ceux-là même que « Watan.com » accuse de conspirations, de comploteurs et d’alliés d’Israël. La contradiction est flagrante.

Ces révélations, qui semblent relever exclusivement de « l’imagination très fertile » des Services syriens, ont été saisies au bond par l’opposition libanaise menée par le Hezbollah. Par mail, l’article de « Watan.com » a fait le tour du monde en quelques heures, sans qu’aucune mention ne soit faite au « démenti catégorique » émanant des autorités libanaises. Le quotidien libanais « An-Nahar », publie en effet, ce 30 janvier, un communiqué des Forces de Sécurité Intérieure (FSI), décortiquant les mensonges attribuées à Chehadé, et affirmant que la chaîne « TQC » n’existe pas réellement.

En effet, la nuit dernière, la Direction générale des FSI a publié ce qui suit : « le quotidien syrien “Al Watan” [qui a repris à son compte l’information du site “Watan.com” de Khodr Awarki] a publié une interview mensongère et inventée que le colonel Samir Chehadé aurait donnée à une chaîne de télévision canadienne ».

La direction des FSI précise que :

1- « Le colonel Chehadé tient à affirmer qu’aucune chaîne de télévision n’existe là où il se trouve ».

2- « Le colonel Chehadé dément catégoriquement avoir donné une quelconque interview à une quelconque télévision. Donc tous les propos qui lui sont attribués sont infondés, mensongers et inventés ».

3- « La direction des FSI et le colonel Chehadé mettent en garde tous les médias contre ces divulgations mensongères, sous peine de poursuites judiciaires ».

Cette machination rappelle la tentative menée en décembre 2007 par l’agence iranienne « Fars », laquelle avait inventé une interview obtenue par Germaine Graton, la correspondante à Paris d’une agence de presse québécoise introuvable, de Taymour Joumblatt, le fils de Walid Joumblatt. Dans cette interview inventée, Taymour avait vivement critiqué son père et sa politique pro-occidentale et l’avait invité à se réconcilier avec la Syrie et l’Iran...

Le plus inquiétant c’est que cette guerre psychologique et médiatique que mènent les Services syriens et leurs ramifications journalistiques à travers le monde prépare les esprits à une autre forme de guerre au Liban, dans laquelle les échanges ne se limiteraient plus aux mensonges, mais engageraient les 20.000 missiles que détient le Hezbollah.

Pour lire la première partie, cliquez ici

Khaled Asmar

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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 17:53
Rappel de l'Affaire : cet éditorialiste ami d'Israël est, en fait, accusé d'avoir publié un  article de la MENA, dans lequel S. JUFFA expliquait posément à quelle déformation du "métier" de Charles Enderlin correspondait la "culpabilité présumée" attribuée par lui à Israël : le journaliste de France 2 se basait sur sa propre présomption/conviction et non sur l'examen des faits, lorsqu'il sur-interprétait les images d'une mort d'enfant aujourd'hui largement contestées, le 30 octobre 2000 : dans l'analyse des conséquences de ce commentaire précipité, Juffa comparait ce chef d'oeuvre de désinformation réalisé par un caméraman palestinien qui s'est ensuite rétracté, à l'action compulsive d'un "incendiaire". Second point : il soulignait qu'au nom du principe d'assimilation, certains coreligionnaires, dont le sus-nommé,  s'étaient, à maintes reprises, faits les champions de la conspuation de l'Etat d'Israël comme carte d'entrée au "Club" des chroniqueurs prétendus "objectifs".

C'est pour avoir questionné cette révision crédible de l'histoire de "Mohamed Al-Dura" et le rôle de ces images dans les premières heures du déclenchement de l'Intifada que N. Ciarapica, inexplicablement, se voit aujourd'hui et par retournement complet du sens de ces évènements, accusé lourdement "de diffamation raciale" (donc contre le "Juif" (?) Enderlin, ou une nouvelle "race" d'incendiaires?) par un journaliste franco-israélien s'étant fait à l'occasion le procureur de son peuple, en dépit de la présomption d'innocence et de toute déontologie journalistique qui auraient légitimement dues prévaloir ce soir mémorable du J.T de 20h.

Moralité : on peut condamner d'un trait d'un seul un peuple tout entier comme "Juif des Nations", inciter médiatiquement à la Judéophobie planétaire en répandant ces images gratuitement de par le monde, surtout si l'on a des antécédents de ce côté-là. Mais on doit éviter d'y voir la faute d'un seul journaliste si peu professionnel dans les précautions sémantiques qu'il s'est alors refusé à prendre!!!

Que l'ensemble des sites de N. Ciarapica n'ait, tout au contraire, jamais incité à aucune espèce de haine contre les Juifs et encore moins contre l'Etat d'Israël en tant que collectivité, n'importe pas le moins du monde à la XVIIè Chambre. Ce qui lui coûte est que l'individu Enderlin, incidemment de confession juive - ce que ni Ciarapica, encore moins Juffa ne contestent, sinon dans l'utilisation pervertie que le faiseur d'évènements médiatiques -ou scoops- se permet par le biais de ce "passe-droit"- se soit senti "blessé" par l'usage de cette expression : "incendiaire". Or, elle décrit très objectivement ce qui s'est produit (une réaction en chaîne), chaque fois que cette "légende victimaire" était évoqué : une vendetta planétaire contre le peuple Juif, qu'il soit israélien, ou journaliste et citoyen américain au Pakistan, simple croyant passant avec une kippa près d'une synagogue en France, etc. La présumée "mise en scène" de l'Affaire Al-Dura est devenue, par l'entremise d'Enderlin, une icône qui frappe l'imaginaire et symbolise, dans le monde arabo-musulman, le "meurtre" mythique "d'Ismaël" par "Israël"/Isaac (Gérard Huber, psychanalyste) : un objet d'adulation politico-religieuse et un appel à "représailles" contre tout représentant présumé de cette religion/appartenance identitaire ou nationale.

Or, plus précisément, qu'est-ce qui permet d'établir un fait ou une déclaration "antisémite"? Lorsque ce qui est reproché à un individu quelconque constitue une généralisation portant le discrédit sur l'ensemble de ceux relevant de son groupe (racial, religieux, etc.), justement, en raison de son appartenance. Que ce soit cette appartenance même supposée qui soit la raison explicative, "culturalisée" qu'il a agi ainsi uniquement au motif qu'il est : "Juif", "Noir", "Jaune" ou autre. Or, le chroniqueur de la MENA, loin de le stigmatiser en tant que tel, l'assimile à une certaine catégorie de personnes capables, pour faire la démonstration de la distance prise à l'endroit de leurs origines, confession, nationalité, etc., d'aller jusqu'à l'affirmation de convictions contraires, quitte, "incidemment", à travestir la réalité des faits et de s'exempter de leur examen, ainsi imputés à d'autres Juifs, ici, l'Armée de Défense d'Israël. Le reproche fait à Enderlin est d'avoir favorisé l'exploitation de ce mythe programmé par tout ce que la terre comporte d'ennemis de ce peuple en ne se préoccupant jamais des conséquences. La "diffamation raciale" n'est donc pas constituée, puisque l'intention de N.Ciarapica était de lutter contre toute généralisation de cet ordre, alors même qu'Enderlin continue de faire celui qui ne l'a pas fait exprès, même s'il y a bien eu "quelques dérapages" dans l'interprétation de seconde main que les ennemis des Juifs n'ont pas manqué d'en faire (pavé de "bonnes intentions")...
 
Qu'est-ce qui compte réellement dans ladite "affaire Al-Dura", sinon l'éthique de responsabilité du journaliste dans l'évaluation de ce qu'il publie, qui n'est pas qu'un fait isolé "d'actualité", mais bien plus un savant maillage dans l'enchaînement d'évènements conflictuels mal- ou sur-interprétés qui se répercutent ensuite à l'infini? C'est à cette responsabilité que C.Enderlin se dérobe en allumant des contre-feux contre des victimes accessibles, en se gardant toujours de s'en prendre à ceux qui sont à l'origine de la "contre-rumeur" et, par conséquent, de la contestation de l'amateurisme dont il aurait fait la preuve ce fameux soir. Ce n'est donc pas le "Juif" animé par des mobiles ethniques ou identitaires qui serait "dévoilé" par ses accusateurs, mais bien plutôt le journaliste faillible qui se dissimule derrière une identité juive manipulée pour retourner la mise en cause de ses détracteurs et se victimiser comme faisant l'objet d'un "complot" "parce ce que Juif", si l'on s'en tient à la condamnation par lui exigée et retenue par le Tribunal.

N.Ciarapica est aujourd'hui le "Dreyfus goy*" des sites qui ont à l'époque, tâché de rendre compte de l'actualité avec honneur et circonspection. Le Président du CRIF, Richard Prasquier a pris fait et cause pour un droit d'inventaire sur cette histoire Al-Dura cousue de fils blancs ; il serait hautement louable que les Institutions Juives de France, qui se réunissent en dîner retransmis par Guysen en compagnie d'un autre Nicolas, Sarkozy, fassent circuler le chapeau pour sortir Ciarapica d'affaire :

- soit en l'aidant à faire appel contre ce qui relève d'une "erreur judiciaire",
- soit en contribuant à "l'expiation" de faute collective de recherche de la vérité qui incombe à tout narrateur de l'histoire contemporaine et à tout spectateur, quels que soient ses titres. Halte à la calomnie et au mensonge orchestrés par France 2, avec l'assentiment des cours de Justice française!

Puisque N.Ciarapica est condamné, alors il faut aussi condamner Judeah Pearl incriminant Fr2 pour la diffusion de ces mêmes images par les Djihadistes, lors de la mise en scène vidéo de la décapitation de son fils, Daniel, au Pakistan. Il faut aussi condamner l'autre cour de Justice de la même XVII è chambre qui s'autorise aujourd'hui à visionner les rushs restés top-secrets durant 7 ans (écourtés) remis par Enderlin pour tâcher d'évaluer le peu de crédibilité de l'affaire. Il faut condamner les Cours de Justice israéliennes qui ont conclu au rôle de ces images sans précaution dans le déclenchement des émeutes, à la même époque, des Arabes Israéliens et dans le lynchage à mort et le dépeçage vivant de deux réservistes de Tsahal égarés peu de temps après, à Ramallah, etc., etc.


17:47
 La XVIIe chambre du Tribunal de grande instance de Paris a condamné Nicolas Ciarapica, directeur de publication du site Internet Blogdei/Bethel, pour diffamation raciale à l'égard de Charles Enderlin dans l'affaire al-Dura. (Guysen.International.News)

Ce protestant évangélique ami d'Israël est condamné à une amende de 1 000 euros et à verser un euro de dommage et intérêt et 1 000 euros au titre des frais de justice au correspondant de France 2 en Israël. Il devra publier le jugement sur ces sites pendant deux mois.
 
* Les esprits mal-intentionnés verront peut-être une forme de "discrimination" dans l'emploi de ce qualificatif. Il s'agit, tout au contraire, d'un appel à solidarité hors de toute appartenance, insistant sur le fait, précisément, qu'une telle condamnation serait tombée d'elle-même si N.Ciarapica avait lui-même été de confession Juive. Auquel cas, C.Enderlin n'aurait sans doute pas souhaité se pourvoir en diffamation "raciale". C'est, ici, par un tour de passe-passe des plus déroutants (pour le jugement altéré de nos magistrats) que la non-judéité de Ciarapica autorise C.Enderlin à s'affirmer "persécuté", la plupart du temps, par ses propres coreligionnaires, qu'ils se nomment S.Juffa, P. Karsenty ou autre et de frapper un webmaster qui n'a jamais fait que publier les propos fondés et pesés d'un autre éditorialiste...
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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 13:06


undefinedLa couverture par les médias français de la campagne présidentielle américaine promet d’être un vrai régal de gourmet. J’ai dit, à l’attachée de presse qui s’occupe en ce moment de moi, d’insister sur ma parfaite connaissance du pays, de son histoire, de sa culture et de son camp conservateur, mais je crains que cela, pour l’essentiel, me desserve et que l’ignorance en tous ces domaines soit la qualité recherchée.

Quand, voici quatre ans, j’ai publié « Pourquoi Bush sera réélu », j’étais seul sur mes positions, mais je ne fus invité à la radio et à la télévision qu’une seule journée : celle de la grande déprime où tous ceux qui avaient pris leurs désirs pour des réalités subissaient le choc traumatique de la défaite de John Kerry.

Cette année, après plusieurs mois où il n’y en avait que pour la merveilleuse, intelligente, progressiste et si remarquable Hillary Clinton (j’ai écourté délibérément la liste des adjectifs louangeurs), la vogue se porte sur Barack Obama, qui se trouve lui-même paré de toutes les qualités imaginées et de l’ensemble de celles qui restent à inventer.

On pourrait croire que les États-Unis sont un pays de parti unique où tout le monde vote démocrate, ou, au moins, tous les gens raffinés, éduqués, tous ceux dont le quotient intellectuel est supérieur à celui d’un débile profond.

Lorsqu’une émission sur le sujet est pluraliste, elle ressemble à l’une de celles, rares, très rares, auxquelles j’ai été convié. J’étais en compagnie d’un assortiment de gens qui pensaient à gauche, très à gauche, ou extrêmement à gauche, soit un assez large éventail. J’ai entendu, de la part d’un saxophoniste de jazz que je respecte en tant qu’artiste, mais pas en tant que politologue, une litanie sur le racisme anti-Noirs qui continuerait, me disait mon interlocuteur, à pourrir de l’intérieur la société américaine.

Un professeur de sciences politiques qu’on m’avait présenté comme « centriste » a exprimé toute son aversion pour les gens de l’Amérique profonde, confits d’ignorance, de bigoterie et de préjugés. J’aurais pu imaginer compter sur l’appui d’Édouard Balladur, présent au début de l’émission, et qui venait prôner le rapprochement et la synergie Europe-Amérique, mais il se montra incorrigiblement gaulliste, donc teinté d’antiaméricanisme, de préjugés et d’une fatuité très française qui consiste à sembler penser que la France a des leçons à donner à la planète entière.

Mon ami Ted Stanger, qui participait lui-même à l’émission, et qui est un démocrate modéré (ce qui le classe aux États-Unis au centre-gauche, mais le placerait en France à la droite de l’UMP), a résumé le contexte en une formule lapidaire, glissant à la cantonade : « Vous êtes tous tellement à gauche que vos positions seraient incompréhensibles de l’autre côté de l’Atlantique ». L’émission est ce qui se fait de mieux en France aujourd’hui en matière de pluralisme. Ce qui en dit long sur la situation du pays. Dans d’autres émissions, c’est pire : voici quelques jours, lors de la primaire démocrate, un « débat contradictoire » était organisé sur France 2 avec des gens qui étaient en profond désaccord, certains étaient des démocrates comme on en trouve à New York, d’autres des démocrates comme on en trouve à Boston : un écart fondamental.

Pendant ce temps, les vrais débats, les seuls qui comptent, ont lieu de Washington à Los Angeles. La plus puissante et la plus ancienne démocratie du monde occidental choisit celui ou celle qui aura pour quatre ans entre ses mains le sort économique et géopolitique de la planète.

Si cela se jouera entre Hillary et Obama côté démocrate (le seul côté qui semble compréhensible et déchiffrable en France), du côté républicain, la balance penche de plus en plus en direction de John McCain. Qui osera expliquer aux Français que McCain est en position de favori républicain parce qu’il a toujours parlé clairement de la guerre contre le terrorisme islamiste, parce qu’il a été favorable d’emblée à la libération de l’Irak et parce qu’il a défendu dès le départ la stratégie mise en œuvre avec efficacité et pertinence par le général Petraeus ?

Si on me donne davantage la parole, je le ferai, mais parler clairement de la différence entre démocratie et totalitarisme et de la nécessité de lutter par tous les moyens contre le totalitarisme et le terrorisme est devenu en ce pays très politiquement incorrect, voire scandaleux.

Guy Millière pour les 4 Vérités hebdo le 06 janvier 2008
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25 janvier 2008 5 25 /01 /janvier /2008 13:53
Où le diffamateur accuse et l’humaniste se défend (info # 012401/8) [Chronique judiciaire]
De l’un de nos correspondants à Paris © Metula News Agency
 
Et où des Juifs, qui stigmatisent des actions qu’Israël n’a pas commises, s’attaquent en justice à un professeur goy, grand défenseur de l’Etat hébreu, qui a rétabli la vérité
 
 
Je me suis glissée, mardi dernier, dans le prétoire de la 17ème chambre du Tribunal Correctionnel, celle qui s’est spécialisée dans les affaires de presse. Y paraissait mon confrère de la Ména, Guy Millière, mis en examen pour complicité de diffamation, sur plainte de Jonathan Myara. Ce dernier, qui a troqué son patronyme à consonance juive maghrébine, en un nom de plume, “Johan Weisz”, commun chez les israélites originaires d’Europe, réclame à Millière 8 000 euros pour les “torts professionnels” que notre camarade lui aurait fait subir.
 
Après une interminable attente, due aux autres débats qui occupaient la chambre, le président Nicolas Bonnal, le même qui juge Nicolas Ciarapica, auquel il est reproché d’avoir répercuté sur son site Internet certaines de nos accusations contre Charles Enderlin, a résumé les faits et rappelé les termes de la mise en examen.
 
On reproche à Guy Millière d’avoir publié un article très critique, sur le site Internet de l’association Primo Europe, - dont le président, Pierre Lefebvre, paraissait en qualité d’auteur principal du délit -, du livre “OPA sur les Juifs de France”. Un ouvrage co-rédigé par la partie civile et Madame Cécilia Gabizon.
 
Le débat débuta par l’audition de Lefebvre. L’intervention de celui-ci frappa par la timidité et la brièveté de ses réponses. Le malaise ira croissant autour du prévenu principal [1], jusqu’à la plaidoirie de son conseil, Me Ghislain Di Caro. Di Caro remerciera la partie civile pour avoir “dissocié le cas de son client”, Lefebvre, de celui de Millière, en ne lui demandant qu’un euro symbolique de réparation.
 
Cela peinera probablement les fans de Primo, mais son avocat a présenté leur association comme une victime de la situation et de son amateurisme. “Nous ne voulons pas prendre position”, a dit Di Caro, ” Primo s’est trouvée harcelée par les demandes de réponses. Des textes ont été publiés imprudemment et sans relecture et nous nous en excusons”.
 
Puis, l’avocat de cette association, qui se targuait – en tous cas jusqu’à cette audience – de combattre la désinformation et l’antisémitisme, de charger l’enseignant, philosophe, éditorialiste, économiste et écrivain, Guy Millière, premier défenseur non juif, en France, d’Israël et des Israélites de l’Hexagone : “Il existe une animosité personnelle entre Weisz et Millière !”, a assuré Me Di Caro.
 
Une “animosité personnelle” ? Moi qui croyais sottement que Myara avait écrit – c’est même le titre de son ouvrage – que quelqu’un avait lancé une offre publique d’achat sur les citoyens français de confession juive. Soixante ans et beaucoup de cendres après qu’ils aient été effectivement traités, en France, comme autant de marchandises et envoyés en wagons à bestiaux vers les abattoirs nazis ?
 
“Animosité personnelle”, alors que Myara “dévoile”, dans son bouquin, le gigantesque complot tramé par l’Etat d’Israël afin d’instrumentaliser les actes de terrorisme pour déstabiliser la France ?
 
Primo, qui revendiqua, à ses débuts, l’appellation d’”association des Amis de la Ména” – quelle horreur ! – a fait, mardi dernier, la preuve convaincante de son inutilité : un atelier de confection de parapluies à n’ouvrir qu’en cas de beau temps. Au moment où cette association avait l’occasion de mettre ses principes à l’épreuve, en maintenant sa critique des rumeurs médiévales propagées par Myara et en soutenant un intellectuel qui les a déconstruites, la voilà qui accable le défenseur de la vérité, qui plaide l’incompétence, et qui présente des excuses. On retiendra cette offre d’incompétence, d’inutilité et de trahison de ses principes déclarés. Primo peut maintenant mettre la clé sous le paillasson, on ne la regrettera pas.
 
Contraste avec la performance de Millière à la barre : l’homme parle avec clarté et courage. “Oui”, dit-il, “Weisz a menti et a trompé ceux qu’il a rencontrés. Oui, il a eu une conduite absolument indigne d’un journaliste. Oui, il s’est conduit de manière méprisable et a contribué à alimenter l’antisémitisme. J’assume l’intégralité de ce que j’ai écrit”, ponctue Millière, “je suis imprégné d’une éthique de la liberté et de la responsabilité !”.
 
Vient le moment de la déposition de Myara : “Nous avons enquêté scrupuleusement pendant trois ans”, murmure-t-il d’une voix qui se veut douce, en feignant d’oublier que presque toutes les personnes citées dans son livre ont considéré que leurs propos avaient été falsifiés. “Je suis attaqué parce que je suis jeune et vulnérable. On m’en veut personnellement”.
 
A la Ména, si nous avions la parole dans un tribunal français, nous expliquerions à la cour, sur la base des articles circonstanciés que nous avons publiés sur le contenu du livre, que ceux qui en veulent aux auteurs ont d’excellentes raisons logiques de récuser leur démarche. Que chaque page d’”OPA sur les Juifs de France” charrie un lot considérable de contrefaçons, et que ce livre constitue un exemple de diffamation à l’encontre d’un peuple, d’une nation et d’une multitude de personnes physiques, qui pourrait servir d’archétype dans toutes les écoles de droit.
 
A en croire Gabizon et Myara, par exemple, la Metula News Agency serait “un site Internet”, “destiné à la communauté juive”. S’ils le pensent vraiment, ils vont être surpris par la confession et la nationalité de ceux qui vont leur parler de cet article. Ils l’auront cherché.
 
Jonathan Myara est représenté par Me Patrick Klugman, un membre du comité exécutif national du CRIF, qui défend l’honneur de celui qui a écrit que l’Etat d’Israël a ourdi un complot secret pour déstabiliser la France… Après Me Théo Klein, ex-président du même CRIF, qui avait défendu la consoeur Sara Daniel, mise en cause par la Ména pour avoir écrit, sur l’Obs, que les soldats de Tsahal violaient systématiquement les jeunes filles palestiniennes afin qu’elles se fassent exécuter par leurs familles, voilà qui pose, non sans humour, la question de la double allégeance, souvent reprochée aux Juifs de France.
 
Qui pose des questions sur ce qui se passe au CRIF, et d’autres, sur l’opportunité, pour des avocats, de mêler activisme et exercice de leur profession. En situation normale, nous ne critiquons la démarche d’aucun avocat pratiquant son métier – c’est inique et contraire à l’idée même de justice -, mais lorsque les hommes en robes participent aux scandales qui défrayent la chronique, ou à la politique, ils perdent, dans nos colonnes, la jouissance de leur immunité face à la critique. Nous ne sommes pas pour le principe de la dissociation, cher à Maître Di Caro, surtout dans les cas très graves. Et celui-ci est assurément un cas très grave.
 
Patrick Klugman a, en outre, fait acte de candidature aux élections municipales dans le XVIIème  arrondissement de Paris ; il est, dès lors, plus que nécessaire et, partant, légitime, de considérer son action à charge contre l’humaniste Millière, héraut indiscutable de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, et son choix professionnel de servir un diffamateur d’Israël, porteur du message, à l’intention des Français, qu’un Etat étranger mène une action secrète au détriment de leur pays. Si cela ne participe pas de l’incitation à la haine sur base de fausses informations, je veux bien être changée en boîte de corned-beef.
 
L’assistance, plus que clairsemée, a également dû subir la plaidoirie de l’assistant de Me Klugman, Me Ghnassia. Le ton nettement moins policé que son camarade, souvent à la limite de l’invective contre Millière, Michel Ghnassia s’est dépensé à convaincre le tribunal que son client avait subi un “préjudice professionnel” suite à l’article paru sur Primo. C’est, me semble-t-il, exagérer monumentalement le rayonnement de ce site. Mais c’est, surtout, feindre d’ignorer que des dizaines de critiques, justes et virulentes, ont été écrites, par des dizaines d’autres intellectuels, contre l’ouvrage de M. Myara. Maîtres Ghnassia et Klugman ne peuvent pas ignorer, qu’en droit, il leur faudra démontrer l’existence du préjudice, et, particulièrement, que c’est l’article de Millière, à l’exception de tous les autres, qui en est la cause.
 
Guy Millière était défendu par Me Valérie Boisgard, du cabinet de Gilles-William Goldnadel. Elle a produit une plaidoirie solide, exposant qu’”aucun élément constitutif de diffamation n’existe dans le texte incriminé. Qu’à l’extrême rigueur, on y trouve une insulte, qui est passée dans le langage commun : “salaud” “.
 
Maître Boisgard a présenté à la cour plusieurs attestations signées, “qui expliquent en détails comment Weisz (Myara) s’y prend pour tromper ses victimes”. Plusieurs autres attestations démontrent “à quel point Guy Millière est un humaniste, qui s’est battu contre l’antisémitisme, mais aussi contre toute forme de racisme, quelle que soit sa forme ou son origine. Certaines (de ces attestations) viennent d’intellectuels juifs respectés de droite ou de gauche, d’autres, d’intellectuels musulmans”.
 
Jugement le 4 mars prochain. Entre-temps, Guy Millière aura à répondre d’un autre article, publié par la Ména, cette fois, traitant du même ouvrage, sur plainte de la même partie civile. A noter que Me Boisgard a demandé au tribunal d’ordonner une enquête sur notre rôle dans la diffusion dudit article, qui fait honneur à nos pages, et que la cour a rejeté la requête de la défense.
 
En sortie d’audience, tout le monde parle à tout le monde. Des interlocuteurs interpellent Myara, qui, irascible, se montre tel que décrit par les intellectuels trompés qu’il estropie dans son livre : arrogant, cynique et suffisant. Quelqu’un, dans la minuscule cohue, lui suggère de retirer sa plainte et d’accepter un débat contradictoire avec Guy Millière. L’autre, de répondre : “Je ne débats pas, je rapporte des faits. En allant au tribunal, je veux obtenir de l’argent”.
 
Voilà qui, faute d’avoir l’élégance des vrais intellectuels, ou le courage d’un Guy Millière, a, au moins, l’avantage de la précision.
 
 
 
Note :
 
[1] En droit français, le directeur de publication d’un media, en cas de procédure en diffamation, est considéré comme prévenu principal, et l’auteur de l’article, comme complice de diffamation. Le législateur considère ainsi la prédominance du choix du directeur de publication de publier, ou de ne pas publier, les articles qui lui sont proposés.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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