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22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 08:17

La fourniture d’'électricité à Gaza n’est pas interrompue
Porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, 20 janvier 2008

La fourniture d’électricité à Gaza par les réseaux israélien et égyptien continue et représente environ les 70% des besoins en électricité.

En réponse aux comptes-rendus des médias concernant  les coupures d’électricité à Gaza, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré le dimanche 20 janvier 2008 au soir :

La fourniture d’électricité à Gaza par les réseaux israélien et égyptien (respectivement 124 Megawatts et 17 Megawatts) continue de façon ininterrompue. Ces 141 Megawatts représentent environ 70% des besoins en électricité de Gaza.

Alors que la fourniture en carburant par Israël à la bande de Gaza a en effet été réduite –en raison des attaques de roquettes du Hamas (1)-, le détournement de ce carburant des générateurs d’électricité domestiques vers d’autres utilisations est une décision pleine et entière du Hamas, décision apparemment prise dans un esprit de propagande destiné aux médias.

Il est remarquable de noter que tandis que la population de Gaza demeure dans le noir, les générateurs électriques des industries de fabrication de roquettes du Hamas continuent de fonctionner sans diminution de régime.

La plainte du Hamas selon laquelle il y a une crise humanitaire à Gaza est largement exagérée. Il n’y a pas carence de produits alimentaires de base, et les malades de Gaza qui ont besoin de soins dans des hôpitaux israéliens continuent d’être admis en Israël.

Miko Tsarfati, le président du comité des travailleurs de la Israel Electric Corporation (IEC, compagnie nationale israélienne d’électricité) qui fournit encore près de 70% de l’électricité à la bande de Gaza, se dit indigné par la plainte palestinienne. « C’est une feinte palestinienne, dit-il. Personne n’a cessé de fournir de l’électricité à la bande de Gaza », soulignant que les employés

Une femme israélienne blessée par une roquette Qassam à Sdérot, 15 janvier 2008 (Photo: Magen David Adom)

travaillent nuit et jour dans une station électrique à Ashkelon, se mettant  eux-mêmes en danger d’être touchés par des roquettes Qassam tirés sur cette zone. (Ynet, 21 janvier 2008)

(1) : depuis le mardi 16 janvier, les organisations terroristes de la bande de Gaza ont tiré plus de 200 roquettes sur Israël, notamment sur les villes de Sdérot et d’Ashkelon.

« Nous fournissons de l’électricité à Gaza sous le feu des Qassam »
Ynet, 21 janvier 2008

Miko Tsarfati, le président du comité des travailleurs de la Israel Electric Corporation (IEC, compagnie nationale israélienne d’électricité) ne décolère pas : « La situation est totalement absurde. Nous continuons à leur [aux Palestiniens de Gaza] fournir de l’électricité (…) malgré le fait que les résidents israéliens et les travailleurs de IEC envoyés dans les zones proches de Gaza sont sous le feu des roquettes Qassam. La compagnie d’électricité envoie des gens réparer les coupures d’électricité causées par des salves de roquettes Qassam tirées tous les jours sur Sdérot et les environs, et plus d‘un travailleur a déjà été blessé dans ces attaques. »

De qui se moque-t-on ?
21 janvier 2008 - par David Ruzié, professeur émérite des universités, spécialiste de droit international

De son propre chef, la porte-parole du Quai d’Orsay, se faisant l’écho de certaines in formations relayées par les médias, a cru devoir, lors de son point de presse du 21 janvier, faire la déclaration suivante, à propos de Gaza « La France déplore vivement la décision prise par le gouvernement israélien de mettre en oeuvre le blocus de Gaza qui a pour conséquence, notamment, la coupure de l’alimentation en électricité. Nous exprimons notre très vive préoccupation face à la situation humanitaire à Gaza. Les mesures mises en oeuvre conduisent à punir collectivement l’ensemble de la population civile, déjà très affectée. La France appelle à la réouverture des points de passage et à la reprise immédiate des livraisons de fioul afin de permettre le redémarrage de la centrale électrique ». :

Enfin - il était temps - la diplomate française a, quand même, ajouté : « La France réitère sa condamnation de toutes les formes de violence et appelle avec la même fermeté à la cessation des tirs de roquettes. Il n’y a pas de solution militaire à cette situation ».

Or, la veille, dimanche soir 20 janvier, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, avait pourtant diffusé un communiqué, en réponse aux comptes-rendus des médias concernant les coupures d’électricité à Gaza, selon lequel : « La fourniture d’électricité à Gaza par les réseaux israélien et égyptien (respectivement 124 Megawatts et 17 Megawatts) continue de façon ininterrompue. Ces 141 Megawatts représentent environ 70% des besoins en électricité de Gaza ».

Et les autorités israéliennes précisaient qu’ « alors que la fourniture en carburant par Israël à la bande de Gaza a en effet été réduite -en raison des attaques de roquettes du Hamas, le détournement de ce carburant des générateurs d’électricité domestiques vers d’autres utilisations est une décision pleine et entière du Hamas, décision apparemment prise dans un esprit de propagande destiné aux médias ».

Car, selon le communiqué israélien : « il est remarquable de noter que tandis que la population de Gaza demeure dans le noir, les générateurs électriques des industries de fabrication de roquettes du Hamas continuent de fonctionner sans diminution de régime ».

Pour Israël, « la plainte du Hamas selon laquelle il y a une crise humanitaire à Gaza est largement exagérée. Il n’y a pas carence de produits alimentaires de base, et les malades de Gaza qui ont besoin de soins dans des hôpitaux israéliens continuent d’être admis en Israël ».

Et le communiqué de l’Ambassade d’Israël à Paris, reprenant le texte rendu public à Jérusalem, renvoyait à une déclaration de Miko Tsarfati, le président du comité des travailleurs de la Israel Electric Corporation (IEC, compagnie nationale israélienne d’électricité), qui fournit, donc, encore près de 70% de l’électricité à la bande de Gaza.

Miko Tsarfati se dit indigné par la plainte palestinienne. « C’est une feinte palestinienne, dit-il. Personne n’a cessé de fournir de l’électricité à la bande de Gaza », soulignant que les employés travaillent nuit et jour dans une station électrique à Ashkelon, se mettent eux-mêmes en danger d’être touchés par des roquettes Qassam tirés sur cette zone. Et la compagnie d’électricité enverrait des gens réparer les coupures d’électricité causées par des salves de roquettes Qassam tirées tous les jours sur Sdérot et les environs, et plus d‘un travailleur aurait déjà été blessé dans ces attaques.

On est alors en droit de se demander si le Quai d’Orsay ne se moque pas du monde.

Car de deux choses l’une : ou les informations fournies par Israël seraient inexactes et alors, ayant été données dimanche, lundi, la porte-parole du ministère français ne pouvant les ignorer, aurait dû s’y référer et les mettre en doute ou alors - ce qui est plus que vraisemblable - les autorités françaises reprennent leur fâcheuse habitude d’ « aboyer avec la meute », sans vérifier leurs informations.

On attend des explications.
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Médias menteurs et antisémites

Tant la télévision suisse alémanique (hier soir) que la radio suisse romande (ce matin à 5 heures) trompent sciemment leur public sur la situation régnant à Gaza. Par exemple, la radio romande mentait par omission tout à l’heure en affirmant que la seule centrale électrique de Gaza avait été stoppée. Elle mentait, car si cette centrale est bien la seule sur le territoire concerné, elle ne fournit que 25% de la consommation d’électricité de Gaza, comme toute la presse doit le savoir (je traduis le communiqué du Ministère israélien des affaires étrangères):

L’approvisionnement en électricité de Gaza par les réseaux israélien et égyptien (124 et 17 mégawatts respectivement) continue sans interruption. Ces 141 mégawatts représentent environ trois quarts des besoins de Gaza en électricité.

Qu’une organisation très spécifique et impliquée, comme la Croix rouge, ne soutienne que le point de vue des victimes les plus touchées, donne la priorité aux positions palestiniennes et oublie de signaler certains aspects pour ne pas compromettre son travail et ses représentants sur place reste compréhensible, quoique désagréable. Mais quand les journalistes suisses en font autant dans leurs studios douillets, c’est de l’antisémitisme et de la lâcheté.

En fait, si la population de Gaza est dans le noir et que les hôpitaux y sont mauvais, c’est par la volonté évidente des gens que ces journalistes d’opérette soutiennent par leurs demi-mensonges, les mêmes qui visent systématiquement des populations civiles ou tolèrent qu’on vise des populations civiles depuis les territoires qu’ils contrôlent. Ainsi, ces journalistes soutiennent le terrorisme (contre la population israélienne) et le despotisme (contre la population palestinienne).

Et ce qui est grave, aussi, c’est que ces gens le font avec l’argent des contribuables (suisses). Est-ce bien là un service public?

 

 

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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 06:30
Quand on laisserait volontiers égorger au Darfour en invoquant l'urgence du "soutien inconditionnel à la cause palestinienne", c'est qu'il y a réellement quelque chose de pourri au Royaume du PAF... et des baffes qui se perdent.

Rony Braumann et M-E Nabe en chefs de file des relativistes génocidaires, ont besoin d'ergoter sur les mots pour savoir s'il est légitime ou pas de stopper un "massacre/génocide" et peu importe les mots lorsqu'il ne reste plus qu'à dénombrer les morts par centaines de milliers.

Qu'ensuite le "droit d'ingérence" puisse avoir quelque origine judéo-américaine, on ne s'en formaliserait pas si, de bonne foi, l'on considère qu'il "se médiatise" avec les premiers reportages U.S de la découverte des camps de la mort, à Buchenwald, Dachau, Sachenshausen, etc., lors de l'arrivée des troupes américaines en Allemagne en 1945. Juridiquement, ce droit prend sa source lors du Procès de Nuremberg. Quel besoin aurait-on de se défendre qu'il découle de l'impuissance/absence de volonté d'entraver la "solution finale" planifiée à Wansee? Qu'ensuite des intellectuels Juifs qui sont les enfants de cette Europe figurent largement parmi les premiers à l'invoquer, il faut vraiment avoir l'esprit particulièrement mal tourné pour s'en offusquer. Ou s'assimiler à un collaborateur des Nazis/Khmers/Hutus... dans l'âme?

L'interventionnisme US a alors gagné ses galons de "gendarme du monde", lorsqu'une partie de l'Europe, au rang desquels la Russie ex-Union Soviétique et l'Angleterre, les résistances locales et nationales, ont largement payé leur tribut. 

Mais souvenons-nous que les déséquilibres de la bipolarisation entre le monde occidental et le monde communiste ont permis les 50 millions de morts des purges maoïstes dans le Yang-Tsé-Kiang, le Goulag, les camps d'extermination khmers rouges, Srebrenica et l'épuration ethnique tous azimuts en ex-Yougoslavie entre deux feux après la chute du Mur de Berlin. Qu'encore, la tolérance à laisser les ex-colonisés se dépêtrer entre eux a conduit aux environ 1, 1 million de Tutsis découpés à coups de machettes par les Hutus au Rwanda... Que le phénomène se répercute un peu partout en Afrique (Sierra Leone, etc.) au moindre soubressaut tribal ou politique (encore récemment au Kenya)...

Mieux, selon Bricmont, il y aurait un brin "d'infantilisation" des pays récemment "décolonisés" à leur rappeler qu'il n'est pas autorisé de génocider en rond, sans risquer de voir débarquer une coalition internationale pour se donner le droit de taper sur le plus fort martyrisant le plus faible. Bricmont, qui n'est plus à une barbarie près, justifie toute perte de repère civilisationnel au nom du droit d'assister les bras croisés au dépeçage vivant et au viol de populations entières qui n'ont qu'à se décoloniser elles-mêmes de ceux qui ont planifié leur rejet hors de l'humanité dans les pires sévices. Espérons seulement pour lui que les Flamands ne choisiront pas de trucider légalement tout wallon (ou l'inverse, peu importe) au nom du droit de régler ses comptes entre frères libres et indépendants.

Il semble que les "dîners de cons" soient en vogue sur nos petits écrans. Le but recherché étant de ne surtout rien faire... 

http://www.desinfos.com/article.php?id_article=8950


Réflexions diverses après l’émission « ce soir ou jamais » du 14 janvier 2008

15 janvier 2008 - Laurent David Samama

Lundi 14 janvier 2008 sur France 3, Fredéric Taddei recevait sur le plateau de « Ce soir ou jamais » Rony Brauman, Marc-Edouard Nabe, Nimrod, Jean Paul Ngoupande, Jean Bricmont et Irénée Moudalbaye dans le cadre d’un débat autour de la notion de droit d’ingérence. Au cours de la discussion, de grossières erreurs ont été (volontairement ?) commises, Jacky Mamou président d’Urgences Darfour se sentant bien seul pour répliquer.

D’abord il y eu l’acte mesquin de Nabe et Brauman visant à contester l’évidence d’un génocide au Darfour. Selon un Rony Brauman dans la verve inféconde qu’on lui connaît désormais, au Darfour on ne commettrait que des crimes de guerres qui s’expliqueraient par des rivalités banales. On ne massacrerait que des hommes en âge de combattre, on galvauderait enfin la notion de génocide pour la vider de son sens. Bien sûr cette notion de génocide est à manier avec précaution.Bien sûr, le monde vit avec les images de la Shoah paradigme formateur de notre conception du génocide si bien que l’on est de suite mal à l’aise à l’idée d’avouer que sous nos yeux, le premier génocide du XXIeme siècle se déroule au Soudan.

Mais comment ignorer les désormais 400 000 darfouris atrocement massacrés et salir ainsi leur mémoire ? Comment mentir éhontément sur l’existence d’un génocide au Darfour alors que toutes les caractéristiques juridiques du génocide sont largement atteintes ?

Exploitant l’ancestral racisme arabe envers les populations noires, les autorités soudanaises ont d’abord commencé par légiférer sur l’infériorité de l’homme noire et ont dans un second temps laissé se perpétrer des séries de massacres systématiques envers les darfouris (Hommes, femmes et enfants). Les jenjawids armés de haches et de machettes ont et continuent d’égorger, d’assassiner, de violer, brûler, raser et piller en toute impunité.

...Par le passé, on a accordé l’étiquette « génocide » pour beaucoup moins...

Ensuite, il y eu les raccourcis teintés d’antisémitisme de Jean Bricmont, essayiste et physicien belge à la rhétorique sévère contre les américains. Pourquoi pas ! Mais lorsqu’il s’agit de d’affirmer que le droit d’ingérence qui infantilise les populations anciennement colonisées a été pensé par les Américains et les nouveaux philosophes (Glucksmann, BHL, Finkielkraut, tous étonnement juifs), on sent poindre un antisémitisme qui ne s’avoue pas. Celui là même décrit par BHL dans son « grand cadavre à la renverse » et qui de peur de reprendre ouvertement la théorie du complot juif, se sert de ce sentiment américain trop facilement resservi pour expliquer les choses.

On a enfin la mention toute a fait inappropriée à la résistance palestinienne, hors du sujet dans le cadre d’un débat centré sur l’Afrique et en l’occurrence sur le Darfour. Pourquoi en revient-on incessamment à la question palestinienne sur tout et pour tout ? Doit-on se sentir coupable de s’occuper du Darfour qui se meurt ? Les territoires palestiniens sont-ils l’unique point d’acchopement sur le globe pour qu’ils monopolisent tant l’attention des opinions publiques ? Dans ce contexte, on en vient à se demander si un musulman du Darfour vaut moins qu’un musulman palestinien ?

On regrettera enfin que l’on pinaille sur des chiffres et débatte autour de querelles sémantiques infécondes au lieu de se consacrer à l’urgence : celle du Darfour et bien souvent lorsqu’il s’agit du Darfour, certaines hyènes ne peuvent s’empêcher de perdre le débat...

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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 08:53

Enderlin peut dormir tranquille

Primo donne la parole à Patrick van Straaten, responsable du site AC MEDIAS que nos internautes connaissent bien. AC Médias a été à l'origine de plusieurs révélations, mises à jour de supercheries. Ce site a effectué un remarquable travail de 2001 à 2006, un travail de référence. Chacun se souvient de leur action contre l'indécent décompte de l'AFP.

Je ne pense nullement que Charles Enderlin mérite de dormir tranquille. Je l'écrivais il y a trois ans dans une lettre ouverte à Mme Chabot (lire): « Charles Enderlin - qui a pu être abusé quelques heures tout au plus, et encore ce ne serait que la preuve d'un amateurisme coupable - a accrédité ce faux en multipliant les mensonges ».

Je reste persuadé que l'escroquerie médiatique du faux scoop Al-Dura n'a pas pu être organisée seulement par le cameraman palestinien de France 2.

Je veux savoir qui a monté ce coup, qui a pris la décision de diffuser ce scoop bidon gratuitement à toutes les télés du monde, qui, à France 2 ou au gouvernement de l'époque, a offert aux extrémistes palestiniens ce prétexte à déclancher leur sanglante intifada.

Mais revenons au titre qui peut sembler contradictoire avec des développements récents : un juge demande à voir les rushes, le gouvernement israélien officialise la même exigence et divers sites internet sortent d'un long silence.

Dans quelques semaines, il est raisonnable de penser que France 2 sera débouté de son action contre Medias-rating.

Anticipons un peu sur cette heureuse conclusion et posons-nous la question : "Et après ? "

Un peu de célébrité pour M. Karsenty ? Très bien, mais sans objet direct avec le problème politique. Son plus grand mérite est d'avoir fait courageusement appel de sa condamnation en première instance. Il est alors tombé sur un juge qui s'est posé des questions - ou a été plus libre suite aux dernières élections - et a osé demander les rushes.

Cela aurait pu aussi bien arriver à Monsieur Gouz, du site Desinfos.com, ou à bien d'autres qui, eux, n'ont pas été ciblés par la campagne judiciaire de France 2 (sans oublier Nicolas Ciarapica, devant la justice, sous le coup d'une plainte de la part de Charles Enderlin lui-même, un comble ! ndlr Primo)

Si tout se passe au mieux, il y aura peut-être quelques entrefilets dans la presse, mais sûrement pas la vérité que nous demandons.

Le fait que France 2 n'ait montré que des rushes charcutés, amputés de 30% (19 minutes sur 27) sur réquisition de la justice en dit long sur sa bonne volonté.

Et alors que nous attendons cette première, et encore incertaine, bonne nouvelle, nous assistons à des interventions inquiétantes.

Gérard Huber, un des lucides de la première heure, semble prendre pour argent comptant les dernières diversions de Charles Enderlin sur des "commissions d'enquête" et des "détecteurs de mensonge"... et déclare être "seul contre tous ceux qui protégent la crypte du déni, mais aussi contre ceux qui veulent l'ouvrir" (lire)

Philippe Karsenty tire à boulets rouges sur la Mena, alors que leur travail réel d'enquêteurs est incontestable. Il s'en prend également à la passivité de la représentation israélienne à Paris, thème où je peux le rejoindre, mais voilà Daniel Rouach d'IsraelValley qui lance une polémique complémentaire (lire).

Richard Landes fait un one-man-show à Ertzilia. La Ména en annonce prochainement un autre à Metula. Le Crif aurait demandé à France 2 communication des rushes durant l'été mais reste toujours aussi muet.

La machine à perdre

Jalousies, intérêts communautaires, politiques et financiers, arrière-pensées et ego surdimensionnés semblent parfois mener la danse plus que la volonté d'aboutir.

Ceux qui veulent enfouir la vérité trouvent dans cette situation leur meilleur alliée et pourraient s'en sortir à bon compte, bien que la pyramide de mensonges se soit effondrée.

Il est urgent que tout le matériel à ce jour dispersé (les enquêtes,les pétitions, les enregistrements, les films, ...) soit mis en commun et que s'établisse une coordination pour préparer l'étape suivante, qui ne peut rien être d'autre qu'une assignation en justice de France 2 sur le fond .

Sous quelle structure, avec quels leaders ? Cela n'est pas important.

Ce qui compte c'est l'efficacité d'une démarche juridique bien menée et épaulée par tous ceux, Juifs et non Juifs, qui veulent la vérité. Ce sera mon souhait de nouvel an.

Patrick van Straaten © Primo

Pétition signée par 4000 personnes dont Jean Francois Le Grand , Sénateur de la Manche et Jean Claude Lefort , Député du Val-de-Marne
http://acmedias.free.fr/r483.html

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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 08:19

Charles Enderlin et ses employeurs sont plus inquiets de leur propre "réputation" que des conséquences humaines et politiques désastreuses des "biais" qu'ils ont mis à la disposition des masses (lynchages, etc.), ensuite chaque fois repris par le Djihad, lors de l'exécution de Daniel Pearl, mis en timbre, etc., re-diffusés à chaque fois que c'était possible pour en appeler au meurtre des "Juifs et des Croisés".

L'Affaire dont ils ont fait leurs choux gras est d'abord un "cas d'école" de propagande et de manipulation psychologique des foules, un élément-clé de la guerre terroriste, autant qu'une affaire judiciaire, qui, si on se souvient bien, n'a jamais été déclenchée que par Enderlin et sa bande, afin de faire taire toute critique et d'étouffer la vérité avant qu'elle ne sorte. L'affaire judiciaire, elle-même, ne fait que se retourner contre ceux qui l'ont mis en oeuvre afin de servir leurs desseins, mais n'est qu'un épiphénomène de la guerre psychologique entreprise pour faire de Mohammed Al-Dura l'icône d'"Ismaël mis à mort par les méchants sionistes", de la part de journaliste prétendument lié à une éthique journalistique devant vérifier les faits avant de les répandre comme boîte de Pandore. S'il n'en a pas mesuré les risques à l'époque, que devrait-il aujourd'hui faire pour ne pas en assumer les conséquences? Le soir même son enregistrement était diffusé au monde entier, sans aucune mesure de précaution ni mise au conditionnel...
Elle appartient aujourd'hui à l'histoire tronquée du journalisme afin que toutes les leçons en soient tirées. On note encore ce mensonge éhonté chez ses défenseurs, assurant que "l'entierté des rushes" a été produite devant le Tribunal, alors que tout un chacun sait pertinemment que seulement 18 minutes ont été produites, sur les 27 du film.


France 2 et Ch. Enderlin protestent, par voie d’avocats, contre une conférence sur l’affaire Al-Dura
  

09/01/08

 

On savait le sujet sensible, mais qui aurait imaginé que la chaîne nationale française et son journaliste tenteraient d’intimider un tel aréopage, dont les assises se tiennent dans un pays étranger ? Pas moi, en tout cas. Ci-après, ma traduction de cette lettre. Une traduction de la réaction de Richard Landes suivra très prochainement. (Menahem Macina).


Dans un texte mis en ligne sur son site, le 8 janvier, et intitulé ("France 2 begins to sweat, tries to bully" (France 2 commence à transpirer et tente d’intimider), le professeur Richard Landes, de l’Université de Boston, annonce sa conférence sur l’affaire Al-Dura, qu’il prononcera le mercredi 9 janvier, au Centre Interdisciplinaire de Herzliya, dans le cadre d’un symposium organisé sous l’égide du Centre Global Research in International Affairs (Gloria), de la Raphael Recanati International School (RRIS), de l’Ambassador’s Club, et de StandWithUs International.

Il fait suivre cette annonce du texte d’une lettre, adressée par France 2 et Charles Enderlin au Gloria Center et au Centre Interdisciplinaire de Herzliya, par le truchement de leurs avocats israéliens.

Motif de l’ire de France 2 et de Charles Enderlin, le titre de la conférence : "Icon of Hatred: The Muhammad al Dura Affair: From Media to Internet to Courtroom" (Icône de la haine : L’affaire Mohammed Al-Dura - De la presse et d’Internet au tribunal).

 

Lettre du cabinet d’avocats Aharonson Sher Abulafia Amoday & Co. Law Offices

 

Texte anglais repris du site Augean Stables

Traduction française : Menahem Macina


Objet : Conférence sur l’affaire Mohammed Al-Dura

 

Nos clients, France 2 et M. Charles Enderlin, nous ont chargés de vous faire savoir ce qui suit :

1. Cette lettre a pour but d’exprimer la ferme protestation de nos client concernant la conférence sur "l’affaire Muhammad al-Dura", qui aura lieu le 9 janvier 2008, et concernant l’invitation à cette manifestation, qui fait une mention large et trompeuse des noms de nos clients, et ce sans même avoir obtenu leur avis.

2. Selon l’invitation susmentionnée, la conférence envisage de traiter des rushes du caméraman de la télévision française, Talal abu Rahmah, et du reportage du correspondant de la chaîne, M. Charles Enderlin, à propos des coups de feu, tirés le 30 septembre 2000, en direction de Jamal et de Muhammad al-Dura, et qui ont causé la mort de Muhammad et de sérieuses blessures à son père Jamal.

3. Outre le fait que l’invitation à la conférence est remplie d’accusations et d’inexactitudes, pour ne pas dire plus, pour tout ce qui a trait à l’affaire, il est, en tout état de cause, inacceptable qu’une telle conférence ait lieu d’une manière aussi unilatérale, sans mentionner la réponse de nos clients et surtout sans avoir pris contact avec eux à ce sujet.

4. Afin de présenter les choses avec précision, je vais donner une version correcte des faits exposés dans l’invitation :

a. La vidéo filmée par M. Talal Abu Rahmah constitue le matériau brut authentique des événements qui se sont produits au Carrefour de Netzarim, le 30 septembre 2000. Elle n’a rien d’une mise en scène, et nos clients considèrent comme grave cette accusation cavalière.

b. Monsieur Enderlin n’a jamais agi ni n’agit en vue de faire taire la critique à son encontre et contre France 2. Et d’ailleurs, le cas échéant, nos clients ont diffusé toute réponse pertinente, même quand elle était contraire à la manière dont nos clients percevaient les événements. Nous ne comprenons pas comment vous osez dire, sur votre invitation, que les critiques envers nos clients ont été "bloquées" par des procès en diffamation. Nos clients se servent des ressources de la loi pour empêcher que soit porté atteinte à leur bonne réputation, rien de plus. Insinuer que nos clients ont agi différemment est vraiment scandaleux.

c. La vidéo des rushes de l’événement du 30 septembre 2000 a été produite dans son entièreté devant la Cour d’Appel de Paris. A ce jour, la position du tribunal concernant cette vidéo n’a pas été entendue. Toute autre affirmation est tout simplement incorrecte et trompeuse.

5. Nos clients regrettent le choix que vous avez fait, en tant qu’institution académique respectée, d’organiser une conférence sur ce sujet, alors que l’affaire fait encore débat dans plusieurs cercles, en [Israël] et à l’étranger, en présentant une vue biaisée, et parfois fausse, qui n’est pas basée sur des faits, mais sur des estimations et des accusations sans fondement.

6. De plus, nos clients regrettent que vous ayez choisi d’organiser cette conférence d’une manière aussi manifestement partiale et qui nuit à la réputation de nos clients.

7. Selon nous, la décence exigerait qu’aucune conférence n’ait lieu sur une question qui est débattue dans des tribunaux, ou, au minimum, qu’on se soit enquis auparavant de la position de nos clients.

8. Nous déplorons que vous ayez choisi cette manière d’agir.

9. C’est volontiers que je me tiens à votre disposition pour tout ce qui concerne cette affaire, au numéro de téléphone : 02-561-8677.

 

Respectueusement et cordialement vôtre,

Louise Sportas, avocate

Aharonson Sher Abulafia Amoday & Co.
avocats

 

Copies : Prof. Barry Rubin et Dr Yariv Ben Eliezer.

  

[Texte anglais aimablement signalé par Netha.]

Mis en ligne le 9 janvier 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org

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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 19:02
Ouest-France épinglé pour propos anti-israéliens via le thème éculé des décès d’enfants palestiniens

On trouvera, à la suite du texte de cette lettre ouverte, la protestation d'un lecteur franco-israélien, que ce dernier nous a lui-même transmise. (Menahem Macina).
 

Voir aussi l'appel de J. Hattab: Pourquoi la relation entre la France et Israël redevient inquiétante

02/02/08 

Lettre ouverte du Docteur Pierre Evanno à Madame Christelle Guibert,
journaliste à Ouest–France.

 

Madame,

Quelle étrange sensation de malaise ! De vieux relents indécents surgissent dans ma mémoire à la lecture de votre article, qui fait la Une du journal Ouest-France (N° 19244, du samedi 22 déc. 2007), et intitulé : «Naître à Bethléem, un exploit de tous les jours» ; avec suite à la dernière page : « Deux mille ans après la naissance du Christ à Bethléem, le mur israélien qui la sépare désormais de Jérusalem complique les accouchements à la maternité (La Sainte Famille).

 

 


Votre
article soulève trois problèmes éthiques :


1 - Les allusions (maternité / Bethléem) comme les raccourcis (le mur / 36 enfants morts) sont une double faute éthique. Que vouliez-vous suggérer ?

  • Une Allusion à une autre naissance ?
  • La naissance à Bethléem, en décembre d’un bébé de 860 gr ?
  • Le Mur, responsable, selon vos allusions, de tous les maux ?...

 

Vous journaliste, vous saviez qu’une jeune terroriste palestinienne, déguisée en femme enceinte, s’est fait exploser à un check point ! Pourquoi ne pas signaler aussi cette réalité qui permet de saisir l’impérieuse nécessité, pour les Israéliens, de se protéger, y compris des femmes enceintes ?

Le principe de réalité gêne-t-il votre démonstration compassionnelle ? Cette barrière, n’est pas comparable au Mur de Berlin, qui avait pour but d’empêcher les Berlinois de fuir librement le totalitarisme communiste. La barrière-de-sécurité, protège aussi bien les civils israéliens arabes, musulmans et chrétiens, que les Juifs, Tous vivent sous la menace des attentats des terroristes palestiniens du Hamas, des Martyrs [des Brigades] d’Al Aqsa, voire du Fatah, donc du terrorisme totalitaire palestinien. Lorsque des terroristes se font exploser, c’est par dizaines que les morts se comptent, pourquoi citez-vous la mort de 36 bébés ? Pourquoi cette sélection entre les victimes ?

Si les nomenklaturas et les mafias palestiniennes ne rackettaient pas tout l’argent des aides octroyées au peuple palestinien (superbement ignoré), combien de maternités, d’écoles, et de routes existeraient ? Combien d’hôpitaux seraient opérationnels avec la fortune détournée par le clan Arafat ?

A propos des check points, faut-il vous rappeler le sort des deux soldats perdus dans Ramallah, qui furent lapidés, et dont les entrailles et le coeur furent exposés à la foule ?

Savez-vous que les check points servent aussi à éviter que l’on s’égare en territoire palestinien, puisque le sort des Juifs et des Chrétiens n’est guère enviable en terre musulmane, sinon comme dhimmis, soumis aux lois islamiques de la Charia !

 

 

2 - Vous connaissez le sujet... mais vous n’avez pas tout dit !


V

otre éthique risque encore d’être mise en doute, quel dommage ! Par exemple pourquoi n’informez-vous pas vos lecteurs, que les chrétiens de Bethléem (comme par hasard) étaient 60 000 en 1994 (lorsque Itzhak Rabin a confié la ville à la bienveillance de Y. Arafat et du Fatah). Les violences des Arabes musulmans à l’encontre de la communauté chrétienne ont alors débuté à Bethléem. En 2007 il reste moins de 10 000 Chrétiens ! Le cynisme des Palestiniens est à son comble, ils comptabilisent ces réfugiés Chrétiens chassés par les persécutions musulmanes, comme des réfugiés victimes d’Israël. Le raisonnement est identique pour les chrétiens maronites du Liban chassés par le Hezbollah. La purification ethnique est odieuse dans tous les sens, voici deux exemples parmi tant d’autres où des Musulmans chassent des Juifs et des Chrétiens. Mais dans quel sens cette purification ethnique vous intéresse-t-elle ?

 

3 - Vous connaissez la vérité ( ?)... Est-ce par idéologie que vous vous inscrivez au registre de la propagande antisioniste ?


L’inverse de la vérité n’est pas l’erreur, mais le mensonge.
Vos insinuations du petit enfant né à Bethléem « victime du mur », au moment de Noël, suggèrent le parallèle : « les Israéliens... sont les nouveaux Romains... ». Ce faisant, vous rejoignez le marcionisme [*] !

De tels propos sont une incitation à la haine, et cela vous situe au registre du totalitarisme, car, pour H. Arendt ‘’le système totalitaire est un système où l’homme est de trop’’, et, de fait, pour les mouvances pro-palestiniennes et antisionistes : les Israéliens sont de trop. Si vous confirmez appartenir à cette mouvance, souvenez-vous du mot de La Boëtie : (De la Servitude Volontaire) : « L’Homme est attiré par la soumission et fasciné par la tyrannie ».

Vous devriez savoir que les pays arabes et musulmans du Moyen-Orient abusent d’une propagande cynique, et qu’ils utilisent ‘’Le Protocole des Sages de Sion’’ (faux inventé par les services du Tsar et utilisé par la propagande nazie). Comme au plus fort de l’antijudaïsme moyenâgeux, sont colportés les crimes rituels pratiqués par les Juifs, qui tuent des enfants chrétiens et musulmans et utilisent leur sang pour faire du pain azyme... Quand vous évoquez "les 36 enfants morts... l’anémie des femmes et des enfants Palestiniens", j’ai même eu peur que votre inconscient s’y réfère ?

 

Question : « Participez-vous volontairement à la campagne de désinformation ? » Je préfère croire que vous êtes victime de la désinformation palestinienne.

Je formule des voeux pour 2008 :

-   Qu’à l’avenir, vous contribuiez à l’approche de la vérité.

-   Que vous soyez attirée par une attitude journalistique éthique pour la paix.

-   Que la pensée de La Boëtie guide votre plume vers la non-soumission :

o       Face à la pensée unique compassionnelle

o       Face aux idéologies totalitaires qui l’utilisent.

 

Docteur Pierre Evanno

56330 Pluvigner (France)

 

(Double adressé à l’Ambassade d’Israël ; à l’association Général Koenig ; à la revue Controverses ; au Jerusalem Post, à Israël Magazine ; Tribune Juive ; Le Lien et à des ONG communautaires.)

 

[Document aimablement transmis par Joseph Hattab.]

 

Mis en ligne le 1er janvier 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org

 

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03/01/08

 

Nous recevons, d’un internaute israélien francophone, copie de l’e-mail suivant adressé à un journaliste de ses connaissances travaillant à Ouest-France".

 

 

Cher Monsieur,

 

Peut-être vous souvenez-vous de nous, il y a quelques années, vous êtes passé avec notre ami S. R., à Ashkelon, où nous habitons.

 

Je me permets cet email pour vous exprimer ma révolte, mon sentiment de dégoût et d'indignation à l’égard d'une journaliste et de son journal, qui perpétuent la vieille tradition antisémite d'une certaine France que j'espérais disparue à jamais.

 

Un journaliste, je ne vous l'apprendrai pas, peut manipuler très facilement une partie de ses lecteurs ; et cet article va rallumer (s'il en était besoin) la haine trop souvent exprimée, en France, envers des Juifs, aussi bien par des Français de souche, que par la population musulmane, de plus en plus présente.

 

La liberté de la presse, n'est pas la liberté de désinformer, de déformer, de manipuler. En laissant ses journalistes publier de telles énormités, votre journal participe très activement à l'enseignement de la haine, que les ennemis de la paix pratiquent depuis trop longtemps, au nom de D.ieu, pour le plus grand dommage du monde mis à feu et à sang par la guerre sainte islamiste.

 

Nés en France, mais habitant en Israël, nous vivons très mal les encouragements que reçoivent, de plus en plus souvent, en France, les islamistes  et les antisémites, de la part de soi-disant journalistes.

 

Viendra un temps les auteurs de textes comme celui écrit par cette journaliste, dernièrement, dans Ouest France, seront poursuivis et condamnés pour falsification, désinformation, publication d'articles ayant entraîné des actes hostiles à l'encontre des populations.

 

Il faut retirer à de tels "journalistes" l'autorisation de publier dans les médias ; outre les conséquences citées plus avant, ils discréditent la profession.

 

Certains journalistes en mal de publicité, ou certains journaux au tirage en baisse, utilisent quelquefois des artifices scandaleux pour sortir de l'ombre ou de l'impasse, peut-être s'agit-il d'une de ces situations ?

 

Je ne m'attends pas à une quelconque réaction à ce mail, mais il fallait que j'exprime mon indignation face à l'inqualifiable utilisation du métier de journaliste à des fins sordides et destructrices.

 

Amical Chalom.

 

Mosche Remy  

 

 

Mis en ligne le 3 janvier 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org

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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 04:21
Un article de plus, direz-vous peut-être (un article de trop, diront les grincheux et les hostiles). Eh bien, non. Cet article n'a rien de redondant. Non seulement il résume, dans un style alerte et vivant, l'essentiel de ce qu'il faut savoir sur cette affaire, mais, de plus et surtout, il comporte une  information, qui m'a abasourdi. J'ai relu le texte original pour être sûr de n’avoir pas commis un contresens, mais le doute n'était pas possible. L'auteur dit textuellement : "One sure sign of momentum is that he's already stimulating interest from Hollywood to turn his crusade into an "Erin Brockovich"-type movie." (Un signe certain de ce que notre homme a le vent en poupe, c'est qu'il a déjà suscité l'intérêt d’Hollywood pour faire, de sa croisade, un film dans le genre "Erin Brockovich" [seule contre tous]). Le combat de Karsenty porté à l'écran ! Cela ressemble à un conte de fées. Un producteur a jugé qu’une expérience aussi peu commune, et surtout aussi lourde de conséquences et d’implications médiatiques, judiciaires, historiques et politiques, constituait un sujet susceptible d’intéresser le grand public, et il se pourrait qu’un proche avenir nous réserve une surprise de taille. L’incise de l’auteur de l’article : « un film dans le genre "Erin Brockovich" », à laquelle j’ai ajouté entre crochets le sous-titre du film, « seule contre tous », révèle l’idée sous-jacente – très porteuse, sans aucun doute. En lisant, en note [4], le résumé du scénario du film consacré à cette femme courageuse qui réussit à faire condamner à une amende record une puissante firme américaine, on comprend qu’un producteur ait vu, dans le cas de Karsenty, une aventure analogue, susceptible de toucher l’une des fibres les plus sensibles de l’être humain : le sens de la justice. La victoire inespérée du pot de terre sur le pot de fer, en quelque sorte. Un beau pied de nez à ceux qui auront injustement combattu Karsenty. La perspective de se reconnaître dans le scénario où ils joueraient les mauvais rôles de cette production hollywoodienne, devrait peut être ramener à la raison certains de ses adversaires ! 
Shavoua tov à nos coreligionnaires et bonne semaine aux autres.

Menahem Macina

 

14/12/07

 

Texte original anglais : "J’accuse". Sur le site Jewish Journal.com


 
Traduction française : Menahem Macina 
 

Karsenty ne se souvient pas exactement quand il est sorti de ses gonds. Il se souvient qu’un beau matin, à Paris, un des employés de son entreprise de logiciels, entra dans son bureau et, au lieu de parler affaires, mit sur le tapis une chose plutôt inattendue : « Qu'avez-vous fait hier à Gaza ? Quand, vous autres, Juifs, arrêterez-vous d’assassiner des enfants arabes ? », avait jeté l'employé. 
 

C’était le lendemain de la fusillade dont le bruit avait résonné dans le monde entier – l’une des nombreuses fusillades qui avaient retenti, le 30 septembre 2000, au début de la seconde Intifada, le jour où ces « brutes d’occupants israéliens », sont censés avoir tué un jeune garçon palestinien du nom de al-Dura, blotti contre son père paniqué, pour se protéger des balles.

En quelques heures, toutes les chaînes de télévision du monde diffusaient et rediffusaient la vidéo, aujourd’hui célèbre, de cette scène tragique. Je me souviens avoir moi-même été interpellé par l’un de mes plus proches amis, un Juif assimilé, qui savait que j’étais un partisan d’Israël, et qui était complètement bouleversé par ce qu’il venait de voir au journal du soir. Je ne pouvais pas en dire grand-chose, car, moi aussi, j’étais très ébranlé après avoir vu ces images.

C’était une très mauvaise passe pour Israël et pour ses supporters.

Durant les mois et les années qui suivirent, l’image de l’enfant recroquevillé et mourant déclencha dans le monde une vague d’indignation contre Israël et devint l’emblème par excellence de l’incitation subséquente à la violence à l’encontre des Juifs et de l’Etat juif. Jusqu’à aujourd’hui, l’image de al-Dura continue à proliférer dans le monde musulman, sur tous les supports, depuis des timbres-poste jusqu’à des films et des émissions de télévision, en passant par les panneaux d’affichage, les T-shirts et les monuments.

Pour les Palestiniens, l’événement avait été une aubaine sur le plan de l’opinion publique. Une image fascinante qui dit tout en une seconde : celle de la victime d’un violent oppresseur.

Le seul problème, c’est qu’il y a des preuves convaincantes que tout cela n’est qu’une supercherie.

Au-delà de la masse de choses que j’ai lues sur le sujet, au fil des ans (tout particulièrement, l’exposé de James Fallow, dans l’Atlantic Monthly [1]), j’ai pu voir une preuve, de mes propres yeux. J’ai visionné, par exemple, une séquence qui n’apparaît pas dans le clip original diffusé ; elle montre l’enfant "mort" levant sa main de devant son visage, à peu près comme s’il disait : « Est-ce que je peux me relever maintenant, ou : est-ce que vous êtes encore en train de filmer ? »

J’ai également vu des rushes, filmés durant ces honteuses 45 minutes durant lesquelles, nous dit-on, des soldats israéliens ont tiré ; elles démontrent le caractère invraisemblable de l’angle de tir formé par l’endroit où se trouvait la position israélienne et celui où étaient l’enfant et son père. Dans le même laps de temps, j’ai vu un "régisseur" palestinien qui mettait en scène l’acheminement de deux Palestiniens "blessés" jusqu’à des ambulances, tandis que l’un des participants applaudissait, à la fin de la scène.

J’ai vu des gros plans montrant l’absence de blessures du père et du fils – au moment même où ils paraissaient morts et immobiles – avec seulement quelque chose de rouge sur un morceau d’étoffe qui semblait être un accessoire. J’ai vu un trépied de caméra placé à propos à quelques mètres de l’enfant recroquevillé. Bref, j’ai vu des preuves écrasantes de ce que tout cela était mis en scène ; mais la chose la plus terrible, peut-être, c’était ce bulletin d’information qui avait rafistolé toutes ces mises en scène pour créer l’impression que les Israéliens avaient tué un enfant sans défense.

Tout cela m’a été montré par un Français, du nom de Philippe Karsenty.

Plus de cent ans après qu’un autre Français, du nom d’Emile Zola, ait écrit le fameux « J’accuse » pour dénoncer l’antisémitisme de hauts fonctionnaires français dans l’affaire Dreyfus, Karsenty mène, depuis cinq ans, un combat épuisant pour faire connaître urbi et orbi ce qu’il appelle une « diffamation à l’encontre du peuple juif ».

Alors qu’il dégustait des frites, l’autre jour, chez Shilo [2], durant un court séjour en Amérique, Karsenty n’a pas pu réfréner sa passion pour cette affaire. Sans attendre d’avoir fini sa portion de frites, il a sorti son ordinateur portable pour me montrer les preuves. Ce sont celles qui viennent d’être présentées dans son procès en appel, encore en cours en France, contre la chaîne de télévision française qui lui a intenté un procès en diffamation, il y a deux ans, et qui l’a gagné.

Mais après qu’ils aient inversé les rôles à ses dépens, il est en train de faire de même aux dépens de ses accusateurs.

A l’occasion de cette procédure d’appel, qui a débuté le mois dernier, la preuve qu’il s’agit d’une mise en scène a éclaté, et le nombre de ses partisans grandit, même au sein de l’intelligentsia anti-israélienne. Cela permet de constater que ceux qui le poursuivent en justice s’y prennent mal, en ne produisant, par exemple, que 18 minutes des rushes originaux, au lieu des 27 que le caméraman a juré avoir filmées.

Karsenty, Juif séfarade et chef d’une entreprise dans le domaine de l’Internet, estime qu'il a perdu le premier procès parce que Jacques Chirac, président de la France à l'époque, avait écrit une lettre personnelle à l'appui de son adversaire [3]. Mais maintenant, à l’approche de la prochaine audience, à Paris, le 27 février 2008, et avec l’apparition de preuves supplémentaires, la dynamique joue en faveur de Karsenty. (Un signe certain de cette dynamique est qu'il a déjà suscité l'intérêt d’Hollywood pour faire, de sa croisade, un film dans le genre "Erin Brockovich".) [4].

Il est clair que Karsenty est un homme ambitieux, et son ambition est alimentée par l’indignation.

  • Indignation face au parti pris antijuif en Europe et dans sa patrie, la France, où, dit-il, il a été calomnié comme étant un fauteur de "théorie du complot", et où Israël est régulièrement considéré comme « coupable jusqu’à preuve du contraire ».
  • Indignation face à l’antisémitisme qu’a réveillé la campagne mondiale de sensibilisation de l’opinion publique au cas de al-Dura.
  • Indignation face à l’incompétence et à la timidité générales des membres du corps diplomatique israélien, qui font rarement front aux mensonges proférés contre leur pays.
  • Et finalement, indignation contre les organisations juives, qui sautent sur toutes les occasions de passer au crible et de critiquer Israël pour le moindre barrage routier, ou le moindre avant-poste, mais qui sont restées singulièrement silencieuses sur cette tromperie palestinienne qui a donné lieu à tant de violence contre des Juifs.

Paradoxalement, Karsenty n’est pas particulièrement indigné contre les mystificateurs palestiniens. A preuve, son constat tranquille :

« Ils mentent. C’est ce qu’on leur a appris à faire. C’est leur mode de combat. »

Karsenty, lui, préfère combattre avec les armes de la vérité.

Il espère que les mots écrits par Zola, il y a un siècle, s’appliqueront encore de nos jours :

 

La vérité est en marche et rien ne pourra l’arrêter.

 

David Suissa

 

© Jewish Journal.com

 

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Notes du traducteur

 

[1] "Who Shot Mohammed al-Dura ?".

[2] Un restaurant casher de Los Angeles.

[3] Pour être précis, il s’agit d’une lettre, adressée, le 25 février 2004, par le président Chirac, à Charles Enderlin pour le remercier de l’envoi de son « nouveau livre, "Paix ou guerres", sur les négociations israélo-arabes de 1917 à 1995 ». Bien que ce document ne constitue pas, comme on l’a parfois écrit de manière irresponsable, « une tentative de pression sur l’indépendance de la justice », il est incontestable que le fait d’avoir versé cette lettre au dossier d’instruction a pu influencer l’opinion des juges. On y lit, en effet, ce dithyrambe : « [Ce livre] est le fruit de votre expérience inégalée de la région et d’un travail de recherche qui vous honore, car il démontre une fois de plus votre souci de l’exactitude des faits. ». J’ai mis en rouge les termes décisifs. Comment, après un tel brevet de compétence et de fiabilité, issu de la plus haute autorité du pays, un tribunal eût-il pu prendre en compte l’idée même que la bonne foi de cet accusateur au-dessus de tout soupçon puisse être mise en doute ?

[4] L’allusion est au film Erin Brockovich seule contre tous, de Steven Soderbergh (2000). Il retrace le combat épique d’Erin Brockovich, une mère de famille célibataire en détresse financière, qui, sans connaissances juridiques, parvient à se faire embaucher comme archiviste dans le cabinet de son avocat, et se met en tête d’enquêter sur une mystérieuse affaire d'empoisonnement par l’amiante, impliquant l’énorme société américaine, Pacific Gas & Electric Company. Elle prouvera que cette compagnie a contaminé toute une région par le dépôt illégal, sur un terrain proche d’une zone d’habitat, de déchets extrêmement toxiques (Hexavalent Chromium), ce qui eut pour conséquence d’empoisonner des riverains. La cause, qui paraissait perdue d’avance, face à un adversaire aussi redoutable que cette puissante multinationale américaine, fut finalement gagnée, et la compagnie dut verser aux plaignants des dommages et intérêts pour un montant de 333 millions de dollars.

 

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Mis en ligne le 14 décembre 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org 
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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 12:36
Il faut sauver le soldat Ciarapica
 
Comme le titre et la présentation de ce document l'indiquent, il ne s'agit pas, à proprement parler, d'une NewsLetter, mais plutôt d'un appel à voler, par tous les moyens possibles, au secours de Nicolas Ciarapica, un chrétien évangélique, poursuivi en justice pour antisémitisme (!), alors qu'il est tout sauf antisémite, puisque, en l'occurrence, il a abondé dans le sens de la campagne qui est la nôtre contre le mythe de al-Dura, comme en témoignent les textes ci-après, mis en ligne sur le site de l'Upjf et sur debriefing.org.
Pour celles et ceux qui veulent comprendre, d'entrée de jeu, ce qu'on reproche à notre ami chrétien, je recommande de lire le 3ème texte ci-après, intitulé "Procès France 2/ Enderlin contre détracteurs: Un chrétien dans l’engrenage judiciaire".
L'aide demandée n'est pas forcément pécuniaire, quoique la précarité des ressources de "l'accusé" la nécessite, en vérité. Elle doit consister surtout en une mobilisation médiatique, comme celle que certains ont su mettre en oeuvre avec brio et efficacité, pour soutenir le combat de Philippe Karsenty.
Comme je l'ai écrit dans l'un des textes qui suivent, il serait honteux - et à vrai dire, déshonorant pour nous - que nous laissions ce garçon se "dépatouiller" tout seul en cette affaire. S'il encourt une condamnation c'est pour avoir tenté, à sa manière, de concourir au triomphe de la vérité dans l'affaire al-Dura. Le laisser se faire lyncher par des gens drapés dans les faux habits de la lutte contre l'antisémitisme, sans intervenir, serait lâche et méprisable et resterait comme une tache sur notre peuple.
Nous avons peu de temps (le procès s'ouvre le 8 janvier prochain !), il faut donc que nous nous mobilisions au plus vite, d'autant que c'est la période des fêtes. Je ne suis pas naïf au point d'espérer un rassemblement égal à celui qui nous a fait nous retrouver à plus d'une centaine, le 14 novembre, devant la salle d'audience de la Cour d'appel de Paris, pour la projection des rushes de France 2, mais je compte tout de même sur une visibilité de la manifestation de notre soutien à celui qui nous a soutenus. Ce pourrait bien être un test de notre loyauté à l'égard des chrétiens - évangéliques ou autres - qui se battent (le mot n'est pas trop fort) pour défendre le peuple juif, en général, et Israël, en particulier, contre la haine quasi universelle dont il est l'objet. Nous devons passer ce test et le réussir. Je compte sur vous tous.
 
Menahem Macina
 
 
1. Menahem Macina, Al-Dura (retombée): Le webmaster du site voxdei poursuivi pour "antisémitisme"
 
Je reproduis ici, en raison de l'urgence de l'affaire, un article de Nicolas Ciarapica, que j'avais mis en ligne début novembre 2006, sur mon site personnel debriefing.org. Le procès de ce "Candide", atteint par le tsunami al-Dura, aura lieu le 8 janvier prochain. Outre l'arbitraire de l'accusation d'antisémitisme, je voudrais souligner l'ignominie qui consiste à assigner un jeune chrétien fervent qui n'a eu qu'un tort : celui de prendre parti pour Israël et son armée, injustement accusés de l'assassinat d'un jeune enfant palestinien. Et encore ne l'a-t-il fait qu'en reproduisant un article de la Ména. On jugera, en examinant une partie du texte de la citation qui figure sur le cliché reproduit ci-après, de la 'moralité' du procédé qui a consisté à isoler, sélectionner et mettre en valeur typographique une infime portion de l'article de la Ména qui figurait sur le site de Ciarapica (Voxdei) - pour l'accuser d'antisémitisme. Je soupçonne fortement Charles Enderlin d'avoir voulu faire un exemple et, si j'ose dire, d'une pierre deux coups, en mettant au pas non seulement les Juifs qui l'accusent de grave négligence journalistique, mais également les chrétiens philosionistes qui partagent cet avis. Ils sont devenus une cible de choix pour tous ceux qui contestent la légitimité internationale et morale de l’existence même d’Israël. On sait, en effet, le soutien constant qu’ils apportent, depuis des décennies, à l’Etat juif, ce qui a le don d'exaspérer les antisionistes de tout poil, y compris les juifs post-sionistes, sans parler des juifs antisémites (hélas, cette espèce existe !). Je demande donc à celles et ceux qui liront ce texte et les deux autres articles que je mets en ligne sur ce site, à propos de cette retombée "chrétienne" de l'affaire al-Dura, de soutenir, par tous les moyens qui sont en leur pouvoir, ce garçon courageux, et de défendre sa cause. Il serait cruel et injuste qu’après avoir fait tant de bruit autour de "l’affaire", nous laissions une "victime collatérale" chrétienne de la contestation autour de la mort, réelle ou supposée, du petit al-Dura, "se débrouiller tout seul", comme on dit. D’autant que, sans vouloir le gêner en en parlant publiquement, Nicolas Ciarapica est plus riche de foi et d’amour de son prochain que d’argent. Je compte sur tous pour entendre cet appel et y réagir en conséquence. (Menahem Macina).
 

* Voir aussi : "Victime collatérale chrétienne de l'affaire Al-Dura, il encourt une condamnation pour antisémitisme!" et M. Macina, "Procès France 2/ Enderlin contre détracteurs: Un chrétien dans l’engrenage judiciaire".

Celles et ceux qui veulent aider Nicolas trouveront la marche à suivre sur debriefing.org.

03/11/2006

 
Texte repris du site Aleloo.
 
Nicolas Ciarapica Trouver de l’antisémitisme dans les propos d’un Juif sioniste résidant en Israël tenait déjà du tour de force. En trouver également dans son article intitulé "Le grand ras le bol des Français juifs", et mis en ligne sur plusieurs sites communautaires juifs (dont Guysen Israël news) est purement et simplement prodigieux.
 
Trouver de l’antisémitisme dans un article, intitulé "Le grand ras le bol des français Juifs", tient du miracle, ou d’une nouvelle définition de l’antisémitisme…
 
Suite à la diffusion de cet article, le webmaster du site voxdei.org, Nicolas Ciarapica, également le rédacteur en chef adjoint d’Aleloo Magazine, est mis en examen pour « atteinte à l’honneur et à la considération de M. Charles Enderlin en raison de son appartenance à la religion juive ». Auditionné par la police parisienne, le 13 octobre, le responsable bordelais du site voxdei / Béthel est maintenant convoqué pour première comparution au Tribunal de Grande Instance de Paris le 15 novembre.
 
 
 
L’énormité des faits invoqués semble bien être un écran de fumée pour masquer la question de fond : la contestation du reportage sur la mort du petit Mohammed Al-Dura, offert gratuitement par France 2 aux rédactions du monde entier, et qui a initié le soulèvement de la deuxième Intifada, avec les conséquences dramatiques que l’on connaît pour des milliers de vies, de part et d’autre.
 
Le webmaster du site voxdei souhaite présenter à M. Enderlin ses excuses pour avoir publié les propos, évidemment pas antisémites, mais un peu excessifs de Stéphane Juffa, dénotant une rupture de dialogue entre les tenants d’une thèse et leurs opposants, tout en comprenant le désarroi des Juifs, assiégés par une propagande islamiste qui n’hésite pas à utiliser des enfants.
 
Ami des Juifs, des Arabes et de tous les hommes de bonne volonté, et soucieux de laisser à ses enfants un monde de justice et d’équité, où la liberté d’opinion ne sera pas otage d’intérêts particuliers, Nicolas Ciarapica assurera lui-même sa défense. Se refusant à entrer dans des débats juridiques, parfois biaisés, il souhaite dire simplement la vérité, pour concourir, si possible, à la guérison des blessures infligées aux "Français juifs" qui, dans leur malaise, sont nombreux à quitter notre territoire, où une certaine façon de présenter le "conflit israélo-palestinien" par les médias officiels les place sous une grande pression et dans une position délicate.
 
Nicolas Ciarapica
 
© Aleloo.com
 
Mis en ligne le 03 novembre 2006, par M. Macina, sur le site debriefing.org
 
Repris sur le site upjf.org, le 11 décembre 2007
 
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2. Victime collatérale chrétienne de l'affaire Al-Dura, il encourt une condamnation pour antisémitisme!
 
Le "prévenu" se nomme Nicolas Ciarapica. Il est actif dans la mouvance dite de « Réveil », ou du « Renouveau charismatique ». Je le connais depuis plusieurs années, par des échanges épistolaires et par la fréquentation occasionnelle du site Voxdei, qu’il gère. Je me porte garant personnellement de sa totale dédication au peuple juif et à la cause d’Israël. Ce qu’il y a d’inique dans la plainte de Charles Enderlin, c’est son motif déclaré : antisémitisme. Pour en juger on peut se reporter à l’article que je viens de mettre en ligne ici *. Le texte qui suit est de la main du "prévenu" lui-même. Il faut le soutenir avec autant de ferveur que celle que nous avons déployée pour Philippe Karsenty. (Menahem Macina).
 

* Lire : "Al-Dura (retombée): Le webmaster du site voxdei poursuivi pour "antisémitisme". Voir aussi : M. Macina, "Procès France 2/ Enderlin contre détracteurs: Un chrétien dans l’engrenage judiciaire".

Celles et ceux qui veulent aider Nicolas trouveront la marche à suivre sur debriefing.org.

 

11/12/07

Extraits de l'article paru sur le site Voxdei.

 

Amis visiteurs et fidèles des sites voxdei et blogdei,

……………………………..

Comme vous le savez [peut-être], dans le cadre de l'affaire Al-Dura, j'ai été inquiété en tant qu'éditeur responsable de ce qui est publié sur le site voxdei.

Le correspondant en Israël d'une certaine chaîne de télévision publique française a jugé que des propos, repris de Stéphane Juffa sur mon site, étaient une atteinte à son honneur et à sa dignité, en raison de son appartenance à la religion juive. Au lieu de s'en prendre à l'auteur des propos jugés par lui incriminants (alors qu'il en avait seulement fait un copier-coller partiel) le journaliste en question me mettait donc en examen, moi le philosémite (ami des Juifs), pour antisémitisme. Un comble quand on sait quel était le sujet de l'article initial, "Le grand ras-le-bol des Français juifs", écrit au lendemain de l'assassinat crapuleux d'Ilan Halimi et repris sur des sites communautaires... juifs !

……………………………..

Convoqué par une juge… je dus remonter à Paris pour me voir notifier ma mise en examen. Après des heures d'attente, je vis la juge au total 3 minutes, et celle-ci me refit signer exactement le même document que celui [qu’on] m'avait fait signer 2 mois plus tôt. C'est à ce moment-là que la Juge me fit comprendre que ma décision de ne pas prendre d'avocat risquerait de me coûter cher puisque je n'aurais pas accès aux pièces du dossier…. j'ai compris, à ce moment-là, que la bataille faisait rage et que rien ne devait être laissé au hasard.

J'ai donc choisi de prendre un avocat et, après avoir consulté les autres prévenus et quelques journalistes au courant de l'affaire Al-Dura, j'ai décidé d'en prendre un neutre, dans un cabinet prestigieux de la capitale. Pour une raison que je n'évoquerai pas ici, mais qui est sans doute liée au côté politique de ce procès, mon avocat a choisi de ne plus me représenter, et ce seulement quelques jours avant la première audience préliminaire. Je me retrouvai donc quelques jours avant ma convocation, au printemps dernier, la veille d'un long week-end férié, sans avocat et sans possibilité d'en demander un commis d'office: les délais étaient trop courts. Sans vouloir épiloguer sur l'aspect peu professionnel de cette défection, et après avoir essuyé plusieurs refus (et aussi après avoir décliné l'offre d'avocats qui me demandaient des sommes astronomiques), un des prévenus [juifs] de l'affaire, avec qui j'ai tissé au fil du temps des liens d'amitié, me recommandait un ami d'enfance à lui. Cet avocat, Juif également, lui avait fait remarquer un point de détail de droit ce qui lui avait permis de remporter une première manche dans cette affaire très médiatique.

Je montai donc pour la troisième fois sur Paris, avec mon épouse… et suis passé au tribunal ce jour-là, accompagné de mon avocat et de quelques [amis], pour une audience de quelques minutes dont le but était de fixer les dates et les termes des audiences-relais qui conduiraient au procès final. Le juge, pressé d'en finir avec cette affaire qui, manifestement, commençait à lui peser, proposa une date symbolique pour le procès: celle du 11 septembre ! J'allais donc me retrouver, moi, l'ami d'Israël, convoqué un 11 septembre à la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, pour des faits relevant de l'antisémitisme, au même endroit et quelques jours avant un autre célèbre prévenu, leader d'un parti d'extrême droite que je ne citerai pas, mais qui était convoqué pour les mêmes motifs.

Finalement, l'avocate de la "partie adverse" déclara ne pas pouvoir s'organiser pour la date donnée. L'avocate devait, en réalité, à ce moment-là, préparer le même procès contre un autre des prévenus : l'audience fut donc reportée au 8 janvier 2008.

L'été passa et le 10 septembre [2007]… une lettre officielle du porte-parole de Tsahal, l'armée de défense d'Israël, était envoyée au journaliste de la chaîne de télévision publique française à l'origine de toute cette affaire. Il y demandait de visionner les fameux rushes, le film complet qui, selon lui, montrerait l'assassinat du petit Mohammed par l'armée israélienne, en ce jour de la fin du mois de septembre 2000, et dont la diffusion a causé le soulèvement qui a coûté la vie à de nombreuses personnes, tant juives que palestiniennes.

La suite [est connue de ceux qui suivent l’affaire] : lors de l'audience, l'avocat et le juge ont réclamé l'examen de ces rushes, lequel a eu lieu courant novembre en audience publique et a mis en lumière ce que nous dénonçions depuis le début : la manipulation (la presse anglo-saxonne commence à s'en faire largement l'écho). La décision du juge étant renvoyée après mon propre procès, en février 2008. Après plus d'un mois et demi d'attente, mon avocat a réussi à avoir le dossier, et relevé une chose étrange, une erreur de procédure apparemment négligée par la juge qui a examiné l'affaire. La dernière audience intermédiaire s'est tenue jeudi dernier, et le procès aura donc lieu le 8 janvier [2008]. M'étant entendu avec l'avocat pour un paiement en 4 fois, je compte sur ceux qui ont les moyens pour m'assister [pour ce faire, voir l’article qui figure sur le site Voxdei], et je compte bien sûr sur vos prières pour le jour dit, afin que non seulement les charges ridicules retenues contre moi tombent, mais pour que la liberté d'expression, ainsi que l'expression de la vérité des faits, se fassent.

 

Nicolas Ciarapica

 

Lire également:


Le webmaster de voxdei jugé pour "antisémitisme"

Affaire Al-Dura, développements récents (Debriefing.org)

Affaire Al-Dura, tous les articles (Debriefing.org)

 

Mis en ligne le 11 décembre 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org

 

 
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3. Procès France 2/ Enderlin contre détracteurs: Un chrétien dans l’engrenage judiciaire, M. Macina
 
Le procédé qui consiste à réaliser un florilège d’extraits tronqués d’un texte original reproduit dans son intégralité par un média quelconque, est universellement utilisé pour mettre en tort un adversaire idéologique. L’absence de contexte, alors remplacé par des points de suspension, peut amener à faire dire à un texte le contraire de ce qu’il dit. Pour ne citer qu’un seul exemple parmi des centaines d’autres. On peut invoquer la Bible elle-même à l’appui de la négation de l’existence de Dieu. Il suffit d’extraire les mots "Il n’y a pas de Dieu", du Psaume 14, verset 1, en omettant le contexte, que voici : "Du maître de chant. De David. L’insensé a dit en son cœur : « Il n’y a pas de Dieu ». Ils se sont corrompus, ils ont commis des actions abominables; Il n’en est aucun qui fasse le bien. " Le contenu de la citation à comparaître, analysée ci-dessous, est de cette nature.

27/10/06

 
Un sympathique ami chrétien, créateur et responsable du site www.bethel-fr.com, m’informe qu’il a reçu une convocation pour première comparution devant le juge d’instruction du Tribunal de Grande instance de Paris. Motif : Mise en ligne, sur son site, d’un texte
 

« portant atteinte à l’honneur ou à la considération de Mr Charles Enderlin, à raison de son appartenance à la religion juive, en l’espèce, en diffusant les propos suivants :"Revenons aux Juifs et aux méthodes qu’ils ont développées pour soutenir le regard des autres. Un regard chargé de réprobation et de critiques, à cause de la répression inhumaine qu’Israël ferait subir aux Palestiniens, à en croire les journalistes de la promotion ‘Politique arabe de la France’ " ;

…"Quelques journalistes triés pour leur antijuivisme, d’extrême droite, d’extrême gauche, d’ambition extrême ou d’extrême démence"… "Un reproche qui devient toutefois de plus en plus permanent et encombrant dans la vie de tous les jours des Français juifs" ;

…"Les troisièmes sont les plus lâches, mélange de haine de soi et de leurs origines ; ils devancent l’autocritique que l’on attend d’eux, n’hésitant pas à imputer à leurs frères des meurtres rituels de leur invention, tout droit sortis des cabales tsaristes ou de la propagande nazie"… ;

…"Et, enfin, l’assassinat sadique des enfants non-juifs par Charles Enderlin, véritable pyromane de guerre" ;

Faits qualifiés diffamation publique envers particulier à raison de son origine, son appartenance ou non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion…»


 
Après avoir lu ce texte, effectivement sévère, je demande à mon ami chrétien qui - soit dit en passant - a la plus grande estime pour le peuple juif et ne compte pas parmi les contempteurs de l’Etat d’Israël : « Mais enfin, pourquoi as-tu mis ces propos en ligne, et d’abord qui les a écrits ? Ce n’est tout de même pas toi ? »

J’apprends alors qu’il s’agit d’extraits de la deuxième partie d’un article de Stéphane Juffa , mis en ligne par ce dernier, le 23 février 2006, sur son site Metula News Agency .

Curieux, je consulte le texte original pour prendre connaissance de ce que les points de suspension ont passé sous silence, dans le florilège ci-dessus. Et voici ce que cela donne (en grasses rouges, les phrases incriminées, en bleu, les passages du texte original qui ont été omis) :

"Revenons aux Juifs et aux méthodes qu’ils ont développées pour soutenir le regard des autres. Un regard chargé de réprobation et de critiques, à cause de la répression inhumaine qu’Israël ferait subir aux Palestiniens, à en croire les journalistes de la promotion ‘Politique arabe de la France’  :

« J’ai relevé chez eux quatre manières de faire face au reproche d’être qui ils sont, d’être responsables de faits sur lesquels ils n’ont pas prise, qui n’ont pas lieu, et qui utilisent les services de quelques journalistes triés pour leur antijuivisme d’extrême droite, d’extrême gauche, d’ambition extrême, ou d’extrême démence, pour devenir la norme . Un reproche qui devient toutefois de plus en plus permanent et encombrant dans la vie de tous les jours des Français juifs .

Les premiers, les plus nombreux, la jouent couché/caché, le moins juif possible, feignant de ne pas entendre les murmures réprobateurs qui suivent leur passage. Les seconds sont les Juifs fiers de l’être, les résistants, les militants, toujours prêts, à un contre mille et sous les ricanements de leurs concitoyens, certains des certitudes qu’ils voient à la TV et lisent dans Le Monde, à exprimer – avec plus ou moins d’exactitude et de talent – ce qu’ils savent de leur vérité artisanale, mais à jamais incapables de faire dévier conséquemment le courant redoutablement puissant issu des médias de masse.
 
Les troisièmes sont les plus lâches, mélange de haine de soi et de leurs origines ; ils devancent l’autocritique que l’on attend d’eux, n’hésitant pas à imputer à leurs frères des meurtres rituels de leur invention, tout droit sortis des cabales tsaristes ou de la propagande nazie . C’est le viol systématique des jeunes filles palestiniennes, pour Sara Daniel, par les soldats de Tsahal, dans le but de les faire exécuter par leurs familles. Le sadisme atavique et la propension à massacrer les plus faibles, les non-juifs, pour Edgar Morin-Nahum. L’espionite et la disposition à la traîtrise, une réécriture modernisée des reproches faits à Alfred Dreyfus, pour Sylvain Cypel. Le complot de l’Internationale juive, pour Dominique Vidal, renaissant de ses cendres chaque fois que l’antisémitisme a besoin d’arguments, et, enfin, l’assassinat sadique des enfants non juifs par Charles Enderlin, véritable pyromane de guerre. » .
Et le texte de poursuivre en évoquant "les Juifs du quatrième type" : les nouveaux émigrants en Israël…

Le contexte ayant été restitué, il est clair maintenant que les Juifs que fustige Stéphane Juffa – lui-même Juif et Israélien -, dans ce texte pugnace, sont ceux qui ont honte de la mauvaise réputation de leurs coreligionnaires israéliens, voire qui pactisent avec les ennemis jurés de ces derniers.

Il ne s’agit donc pas d’un tissu d’infâmes calomnies envers des « particuliers… à raison de leur origine, appartenance ou non-appartenance…" à la nation juive , comme le laisse supposer le contenu de la citation à comparaître, mais, au mieux, d’un lavage de linge sale en famille, au pire, d’une guerre idéologique entre membres d’un même peuple. Ce n’est certainement pas de l’antisémitisme. En effet, les propos – au demeurant, indéniablement blessants –, que leur décoche Juffa, visent à stigmatiser le mal qu’ils causent, selon lui, aux Juifs sionistes, ou à tout le moins attachés à la terre d’Israël et soucieux de sa sécurité.

A cela, il convient d’ajouter que c’est en toute bonne foi (je parlerais même de candeur) et visiblement sans l’avoir examiné, que mon ami chrétien a reproduit ce texte, sur la foi de réputation qu’à tort ou à raison, il estime excellente, de Metula News Agency.

Si le juge d’instruction décide de l’inculper, il devra, pour être équitable, faire de même pour le responsable du site menapress.com, d’où est issu le texte incriminé, ainsi que pour deux autres sites qui, eux aussi, ont mis en ligne cet article  : Guysen.News.israel, et Infolive-TV .

Pour conclure, on me permettra de trouver pour le moins curieux que la justice traite en calomniateur antisémite un responsable de site chrétien, mu par des idéaux exclusivement spirituels, et qui, de surcroît, témoigne d’une grand empathie envers le peuple juif.

Menahem Macina

© Debriefing.org

Mis en ligne le 27 octobre 2006 sur le site debriefing.org
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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 21:47

http://www.israelvalley.com/news/2007/12/05/14502/israel-france-otage

Dans Agoravox, un excellent article : “Des nouvelles d’Ingrid Bétancourt, mais toujours rien pour Guilad Shalit”

AGORAVOX (Copyrights) : Ingrid Bétancourt est vivante! C’est une excellente nouvelle pour toute la France, qui se mobilise sans relâche depuis plus de 2 100 jours. Pendant ce temps, un autre ressortissant français, Guilad Shalit, est toujours aux mains de ses ravisseurs. Dans l’indifférence générale tant des médias que des politiques ou du grand public. Guilad et Ingrid, unis par le même triste sort, mais pas avec les mêmes chances de s’en sortir…

Depuis quelques jours, tout une nation reprend espoir car on a la preuve qu’Ingrid Bétancourt est en vie. Tout ceux qui se mobilisent pour sa libération voient leurs efforts enfin récompensés par une première preuve de vie, préalable nécessaire pour envisager un dénouement heureux. Le président Sarkozy lui-même a décrété que la libération d’Ingrid était une priorité nationale, relayant en cela le peuple français dans son immense majorité.

On se souvient avec douleur de chaque prise d’otage de ressortissants français, que ce soit au Liban, en Irak ou partout dans le monde. Quel que soit le profil de celui qui était pris en otage (qu’il soit diplomate, journaliste, soldat ou citoyen lambda) et quels que soient les preneurs d’otages (qu’ils soient terroristes, opposants politiques, mafieux ou criminels de seconde zone), la France dans son ensemble s’est toujours mobilisée pour obtenir la libération d’un des siens.

Pour Guilad Shalit, rien de tout cela ne s’est produit…

Un petit rappel d’abord, car beaucoup ne connaissent pas même son nom. Guilad est un Franco-Israélien de 20 ans qui, pendant qu’il accomplissait son service militaire en Israël, a été kidnappé le 25 juin 2006 par une faction palestinienne. Depuis plusieurs mois, on est sans nouvelles de lui. Est-il seulement toujours en vie ?

Alors pourquoi si peu d’intérêt pour lui ?

D’abord, pour beaucoup, la libération de Guilad est avant tout un problème israélien. C’est tout aussi absurde que d’affirmer que le cas Bétancourt est un problème purement colombien…

Oui mais, diront les esprits chagrins, Guilad a choisi Israël comme son pays, et non la France. Argumentation bizarre si on considère qu’Ingrid a, comme lui, un passeport français et, comme lui, fait le choix de vivre, travailler et partager le destin d’un autre pays.

Guilad a été enlevé en tant que “soldat israélien”, cela change tout. Je rappelle, si cela est nécessaire, qu’Ingrid a été prise en otage pendant un déplacement officiel en tant que candidate à l’élection présidentielle colombienne…

Alors, me diront certains à bout d’arguments, il faut bien dire que Guilad soit le symbole de l’occupation israélienne et cet enlèvement n’est que la riposte des Palestiniens aux humiliations qu’ils subissent chaque jour. Curieux raisonnement, à nouveau, qui veut accorder aux groupes palestiniens une compréhension qu’on refuserait à la guerilla colombienne.

Qui peut encore soutenir les Farc après avoir vu la récente vidéo d’Ingrid ? Qui peut encore comprendre leurs revendications après avoir lu des passages de la lettre d’Ingrid où elle écrit notamment: “ici, nous vivons comme des morts” ? Chacun peut imaginer, d’ailleurs, le tort que peut causer l’enlèvement de Guilad pour la cause palestinienne. Hélas, bien souvent en France, les militants pro-palestiniens sont davantage motivés par leur haine d’Israël que par leur amour des Palestiniens.

En écrivant cette tribune, je sais bien ce qui va se passer (je n’ai hélas plus beaucoup d’illusions sur la nature humaine…) ; j’écris “Liberté pour Guilad”, on va me répondre “Justice pour les Palestiniens”. Le propos n’est pas ici de soutenir la politique israélienne, pas plus que le parti écologiste colombien, le président Uribe ou les revendications des Farc.

Je veux juste dire que ce serait bien que, pour les mêmes raisons humanitaires que pour Florence Aubenas en Irak, le journal Libération fasse sa une sur Guilad. Ce serait chouette que Renaud, en dépit de ses opinions politiques que l’on connaît à l’égard d’Israël, organise un grand concert de soutien pour Guilad. Ce serait intéressant que Rama Yade, la secrétaire aux Droits de l’Homme, se préoccupe publiquement du sort de Guilad. Ce serait pertinent que des ministres et des députés de tous bords fassent pression pour obtenir des preuves de vie de Guilad. Enfin, ce serait utile (je le crois) que chacun d’entre nous se pose cette question simple : pourquoi le sort d’Ingrid me préoccupe-t-il davantage que celui de Guilad ?

Ingrid, ma soeur en humanité, je me réjouis de te savoir vivante et j’espère que bientôt tu seras aux côtés de tes enfants et de ceux qui te sont chers. Guilad, mon frère en humanité, je garde espoir que tu sois toujours vivant, en bonne santé, et que très vite tu retrouves ta famille et ceux qui prient chaque jour pour ton retour.—

Pierref

Source: Agoravox (Copyrights)

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3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 09:49
« Droit d’inventaire » et parti pris anti-américain, P. Golt
L’auteur de cette protestation est un survivant d’Auschwitz. Il stigmatise le droit que s’arrogent, au nom du « droit d’inventaire » (titre de l’émission) de manipuler les faits par idéologie. Je n’ai pas compétence pour juger du bien-fondé de ses accusations, mais je reconnais que certaines critiques formulées sont pertinentes. En particulier celle qui souligne avec quelle mauvaise foi il est reproché aux Alliés anglo-saxons de n’avoir rien fait pour bombarder les camps d’extermination, alors que rien n’est dit de la même attitude qui fut celle des Soviétiques qui étaient beaucoup plus proches des camps situés en Pologne que les Anglais et, a fortiori, les Américains. La tendance gauchiste des commentaires ne m’avait pas échappé, mais j’y suis tellement habitué que je n’ai pas réagi. Reste le mérite indiscutable de ce genre d’émission, nous confronter, par le biais de documents filmiques saisissants, aux horreurs des événements qui ont fait la honte du XXe siècle, et nous permettre d’entrevoir, même si c’est involontairement, comme il est difficile et souvent injuste de porter des jugements à plus de soixante ans de distance sur des événements que bien peu de gens étaient capables de maîtriser. (Menahem Macina)
  

 

30/11/07

 

La plupart des documentaires actuellement diffusés par France 3 ou Arte sur les événements historiques du XXe siècle présentent des caractéristiques constantes. Ceux qui traitent des horreurs commises par l’Union soviétique présentent tous un trait commun : imputer les crimes au seul Staline, à sa démesure, à sa méfiance, à sa manie de la persécution. En bref, il s'agit de charger Staline le plus possible pour sauver le marxisme et le communisme. Ceux qui traitent de la Seconde Guerre mondiale à l'Ouest ont pour but de condamner les Anglo-Saxons et, en particulier, les Américains, au nom de l'amour des juifs à l'égard desquels, en général, les mêmes personnes sont hostiles ou méprisantes s'agissant des événements contemporains.

Le 28 novembre 2007, sur France 3,

« en compagnie de l'historien Max Gallo, Marie Drucker [a] revisité l'une des périodes les plus marquantes du XXe siècle : la fin de la Seconde Guerre mondiale. »...

On ne peut qu'approuver, à la fin de ce documentaire, la réhabilitation des femmes tondues et de ceux que des résistants d'après la Libération, ou de simples planqués appelaient « les enfants de Boches ». En revanche, le comble de la falsification de l’histoire a été atteint à propos de la prétendue indifférence des Alliés occidentaux à l'égard de l'extermination des juifs.

Le documentaire montre les horreurs de la déportation des juifs organisée par l’Allemagne nazie pendant la Seconde guerre mondiale.

Mais là n’est pas son véritable propos. Ainsi que je l'ai déjà exposé, il tend principalement, me semble-t-il, à démontrer que les alliés anglo-américains, qui auraient eu des renseignements précis sur le génocide qui se perpétrait à Auschwitz, n’auraient rien fait pour l’empêcher.

Cette soudaine tendresse pour les juifs, affichée par les milieux de gauche et d’extrême gauche, relève de la pure propagande. En effet, les bases de départ des Anglo-Saxons étaient à plus de 1500 km d’Auschwitz (3000 km aller et retour). Et les avions d’alors étaient loin d’être aussi perfectionnés qu’à l’époque où ce documentaire a été tourné.

Les Soviétiques, dont les bases étaient beaucoup plus proches, n’ont pas davantage bombardé le camp d’Auschwitz. Pire : l’armée soviétique est restée l’arme au pied à quelques dizaines de kilomètres du camp, pendant six mois : d’août 1944 à la mi-janvier 1945. Bien évidemment, l’objectif essentiel des opérations militaires n’était pas de libérer le camp d’Auschwitz mais de mener une offensive victorieuse contre les Nazis. À noter que c’est à la demande de Churchill (pour d’autres raisons) que Staline a avancé de quinze jours son offensive, prévue initialement pour la deuxième quinzaine de janvier 1945. C’est à cette demande britannique que je dois la vie.

Dernière remarque : la Résistance française n’a jamais, à ma connaissance, fait sauter les voies devant les trains de déportation, qui partaient, notamment, de la gare de Bobigny, aujourd’hui en Seine-Saint-Denis.

Le documentaire de « droit d'inventaire » ne dit pas un mot de l'abstention des Soviétiques ni de l'indifférence de la Résistance française. Il se contente de montrer la déclaration d'un vague gradé britannique, au moment de la libération d'un camp. Le tout, dans l'ambiance démagogique de chants en yiddish. Pas un mot sur la magnifique attitude du général Patton lors de la libération de Buchenwald et la venue du général Eisenhower en personne. Rien non plus sur les notables de la ville voisine de Weimar, que l'armée américaine a contraints à rendre les derniers devoirs aux dépouilles (plus exactement aux squelettes) des suppliciés.

La seule personne honnête et raisonnable sur le plateau à ce moment de l’émission, a été Denise Holstein, rescapée d'Auschwitz, qui malgré les honteuses pressions qu'elle a subies devant les caméras pendant son interview a su résister aux manipulateurs et a rendu un hommage appuyé aux Américains, ses libérateurs. Le plan a été bref...

De la même mauvaise foi et de l'antiaméricanisme habituel est empreinte la partie consacrée à la Libération de Paris : c'est à la Résistance et à la 2e DB qu'en reviendrait le mérite, alors que l'entrée du général Leclerc dans Paris a été négociée autour du tapis vert... Toutefois, le spectateur attentif aura remarqué une précision, dont les implications ont dû échapper au commentateur : les armées alliées, a-t-il été dit, poursuivaient leur avance vers l’est, au nord et au sud de Paris. Les Alliés, en interdisant ainsi l’arrivée de renforts allemands, avaient sécurisé la route de Paris pour la 2e DB. Le général de Gaulle avait eu l'initiative de cette imposture dès 1944 :

«...Paris libéré, libéré par lui-même... ».

Mensonge utile néanmoins, qui a permis à la France de figurer parmi les vainqueurs et de siéger au Conseil de sécurité avec droit de veto.

 

© P. Golt

 

Mis en ligne le 30 novembre 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org
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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 18:26
Prix France 2 de la mise en scène (info # 022611/6) - scoop -
© Metula News Agency
breaking news












 

En primeur et en exclusivité © Metula News Agency

 

Le fait que les rushes présentés, le 14 courant, au tribunal d’appel de Paris, par Charles Enderlin, ne contiennent aucune "image insupportable d’agonie d’enfant", comme le mythomane de Jérusalem l’avait annoncé par voie de presse, ni aucune image de l’assassinat de Mohamed Al-Dura, en lieu et place des 27 minutes de chutes décrites par le complice d’Enderlin sous serment, n’a pas dissuadé France 2 de récompenser son correspondant permanent à Jérusalem.

 

La chaîne publique vient, en effet, de lui accorder la "Promotion Filière", et de faire passer Enderlin au niveau professionnel 4 – le plus élevé – des journalistes qu’elle emploie.

 

La "Promotion Filière" a ceci de particulier qu’elle permet à ses bénéficiaires de continuer leur travail de terrain tout en devenant des rédacteurs en chef adjoints de la chaîne.

 

Les partisans de la démocratie et de l’ontologie journalistique n’apprécieront que fort modérément cet avancement, qui survient précisément au moment où la justice française se penche sur ce qui fut la plus grande imposture de l’histoire de l’audiovisuel.

 

Il s’agit également d’un pied de nez particulièrement grossier de la direction de FR2 à l’encontre de l’Etat d’Israël, ce, après que le bureau de M. Olmert ait affirmé, le mois dernier, que le reportage d’Enderlin et de Rahma procédait assurément d’une mise en scène.

 

Poursuivant sereinement la révélation des conclusions de son enquête, la Mena rendra prochainement publique une preuve supplémentaire et indiscutable de la mise en scène du néo-promu de France Télévisions et du soutien indéfectible de sa chaîne dans la propagation de l’accusation du faux crime rituel juif de l’intersection de Nétzarim.

 

A la Mena, nous avions détesté la remise du Prix Goebbels de la désinformation à Enderlin, et nous méprisons, avec tout autant de vigueur et de détermination, la promotion du même personnage dans les circonstances que nous connaissons.

 

 

 

 

 

Monday 26 November [19:16:00 UTC]
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Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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