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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 12:19

 

editorialaGad-copie-1

 

 

Frapper ou ne pas frapper ? Conflit au sommet entre Netanyahou et Gantz,

 

au sujet du Chef de l’Air Force et de sa mission

 

Par Marc Brzustowski

 

 

Notre exergue pourrait aussi se lire comme : « Être ou ne pas être ? », impliquant les décisions essentielles qui devront être prises, cette année, face au danger nucléaire iranien.

 

Jusqu’à présent, on situait l’origine du conflit dans l’évaluation de la situation et le fossé qui se creuse entre Washington : favorable à un énième cycle de « négociations » avec Téhéran, et Jérusalem : lassé du retard des sanctions efficaces et certain que l’Iran noiera le poisson dans l’eau lourde pour atteindre le fait accompli.

 

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Général-Major Amir Eshel


Le Yediot Aharonot nous apprend ce matin, 23 janvier, que le même type de désaccord se manifesterait, à l’occasion de la nomination du prochain chef d’Heyl Ha’avir, l’armée de l’air israélienne, entre le Premier Ministre et le Chef d’Etat-Major. Ce dernier réclame la confiance du gouvernement civil qui l’a lui-même promu à diriger toute question militaire. Il propose, à ce poste, l’actuel chef de la Branche de la Planification,  Le Général-Major Amir Eshel. Or, celui-ci est, jusqu’à ce jour, réputé s’opposer à une frappe militaire contre l’Iran. Ce serait pour contrer ce risque de « couac » dans la chaîne de décision, que Bibi Netanyahou avancerait le nom de son principal conseiller militaire, le Général-Major Yochanan Locker, partisan de la Frappe. Celui-ci a, de ce fait, un accès illimité à tous les renseignements recueillis, afférant à la sécurité nationale. Les véritables positions de l’un et l’autre restent confidentielles et certains responsables militaires aiment à faire savoir que leurs visions sont identiques sur ce point crucial. Mais le fait que le Premier Ministre se soit ingéré dans le cours de cette désignation laisse penser qu’il craigne des réticences, si et quand la décision serait arrêtée…

 

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Le Général-Major Yochanan Locker, l'homme de confiance de Bibi.

 

 

Il n’est pas question de se fier, ici, à ce qu’en pense la presse pour assurer d'arrière-pensées qui guideraient ces spéculations. Un avis porté à la connaissance du grand public n’est qu’un indicateur limité, quant aux processus qui se dérouleront en situation concrète, à l’instant « t ». De même, du fait de la tension croissante avec l’Administration Obama, on peut croire que, qui que ce soit, il s’agira aussi d’indiquer l’orientation qui prévaut, aux différents niveaux décisionnaires, politiques et militaires. L'enjeu est de taille.

 

Au même moment, les Etats-Unis et l’Europe tentent de dissiper les craintes de Jérusalem quant au manque de sérieux de l’Administration Obama, dans sa résolution à « stopper l’Iran », soit par le biais des sanctions, soit par tout autre moyen, militaire, au besoin : L’Abraham Lincoln, accompagné de 5 navires américains, britanniques et français, a franchi la « ligne rouge » fixée par l’Iran, il y a trois semaines : « plus de bâteaux « impérialistes » dans le Détroit d’Hormuz ». Cette remise des pendules à l’heure s’effectue, jusqu’à présent, sans incident. L’Union européenne a voté, ce matin, un package de sanctions « progressives » contre la Banque Centrale Iranienne et donc, les exportations pétrolières de l’Iran.

 

Parallèlement, l’évaluation des chercheurs Yoël Guzansky et Yonathan Lerner, de l’INSS affirme que les Etats-Unis feront tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher une action unilatérale israélienne contre les installations nucléaires iraniennes. En ce cas, l’Amérique menace Jérusalem d’une réduction drastique de leurs relations stratégiques. En contrepartie, elle offre la possibilité d’un pacte de Défense commune formel, voire l’entrée d’Israël dans l’OTAN. C’est, probablement, dans ce cadre que devaient se dérouler les grandes manœuvres Austere Challenge 12, et précisément pour sortir du « piège » pressenti, que Binyamin Netanyahou a choisi de les annuler, afin de ne pas lier les mains de la défense d’Israël au bon vouloir de Washington.

 

Depuis, c’est le Wait and See… dans la continuité des préparatifs israéliens. On peut aussi se demander si l’offre ne va que dans un sens, celui d’une sorte de « protection paternaliste » des intérêts israéliens par les Nations, mettant en danger la Doctrine Begin : à savoir la liberté totale d’action qui ne réfère qu’à la mesure des périls vécus par l’Etat Juif.

 

Une autre étude de l’Enterprise Institute affirme que, d’un autre côté, l’Armée américaine ne peut plus compter sur la Turquie pour mener des opérations au Moyen-Orient, a fortiori s’il s’agit d’actions contre l’Iran. Le discours de Rick Perry, lors de la course à la Présidentielle, contre l’AKP comme parti proche des terroristes, n’a pas arrangé cette perspective. Le candidat parlait en connaissance de cause, puisqu’il a été pilote déployé en Turquie, à Incyrlik. Ceci reviendrait à dire que l’US Army se verrait virtuellement confinée à ses porte-avions, aux bases du Qatar, du Bahrein, du Koweit et des Emirats… Au-delà d’une mésentente sur les enjeux et le timing, Obama n’a pas plus intérêt à déclasser Israël sur le plan stratégique, ni à passer, aux yeux des stratèges comme des électeurs, comme celui qui a renoncé devant l’épreuve de vérité.

 

L’autre dimension qui se profile, c’est que le monde ne s’arrête pas au Moyen-Orient. Dans l’ambition américaine, il se prolonge vers le Pacifique : tant sur le plan économique que stratégique, l’avenir du monde se dessine dans le mano-a-mano incertain entre l’Amérique et la Chine. Celle-ci est susceptible d’accuser Washington de transférer ses lourdes valises moyen-orientales vers l’Asie du Sud-Est. Elle évalue son « partenaire » et ses intentions conquérantes ou accommodantes en fonction des décisions prises à l’égard de l’Iran, notamment. Les pays d’Asie, dont la coopération est déterminante dans l’application ou l’inanité des sanctions, pensent qu’Israël et l’Arabie Saoudite sont les deux acteurs-clé, parce que les plus centralement menacés, de l’évolution du chaudron brûlant autour de Téhéran.

 

Le solo israélien, en ce sens, en même temps qu’il peut perturber l’agenda américain, peut aussi le soulager de la responsabilité d’avoir à choisir son heure. Washington pourrait se réfugier derrière une condamnation de la frappe, tout en menaçant Jérusalem de mesures de rétorsion, peut-être l’approuvant en sous-main, pour conserver la posture de « faiseur de paix » dont tend à s’auréoler Barack Hussein Obama. Sur le plan électoral, celui-ci pourrait bien y perdre ses soutiens juifs et pro-saoudiens au Sénat et au Congrès, favorisant l’élection d’un Président Républicain, qui aurait saisi l’opportunité de dénoncer la perte de prestige des Etats-Unis, l’absence de leardership du « Commander-in-Chief » et l’échec de sa politique économique et internationale.

 

Le jeu est donc serré et ouvert, au-delà même des risques de divorce stratégique. Et il n’y a pas que la question du nucléaire, mais tous les chemins détournés qui y mènent : d’Hormuz à Damas, en passant par Bagdad, Ankara et Beyrouth.


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L'ennemi public n°1 des peuples du Moyen-Orient, Qassem Souleimani, futur Président et cauchemar de l'Iran? 


La perspective de l’élection de l’actuel chef des Gardiens de la Révolution, Qassem Souleimani, à la présidence de l’Iran, à la place d’Ahmadinedjad, ne fait qu’électriser un peu plus l’atmosphère. Il a généré le scandale, dans tout le Liban comme en Irak, en déclarant, pour la première fois officiellement, ces deux pays comme de simples provinces-tampon de l’hégémonie iranienne. Ce n’est donc plus un secret de Polichinelle, Téhéran se servira de toute la région et des populations qui y résident comme « bouclier humain ». Cette prestation publique à risque influe négativement sur le prestige du Hezbollah, mis à mal dans diverses affaires de blanchiment d’argent, de trafic et de terrorisme à Bangkok. Nous sommes à l’heure où Moscou renforce ses liens stratégiques avec Bachar al-Assad, en pleine révolte contre son régime. Plusieurs dirigeants libanais, Walid Joumblatt, Amin Gemayel et Samir Geagea se sont rapprochés du Kurdistan irakien, montrant ainsi qu’ils jugent désuète la rhétorique du Hezbollah contre l’Occident et Israël, qu'elle mène à la gabegie économique et au fiasco politique. Joumblatt, en particulier, aurait tout à gagner à l’effondrement d’Assad, pouvant s’octroyer le rôle de nouvel émir transfrontalier des Druzes, des deux côtés, libanais et syrien, de la frontière.

 

Pour, l’opposition syrienne, la mission « humanitaire » de la Ligue Arabe ne fait qu’offrir plus de temps à Assad pour parachever son œuvre de destruction massive de son propre peuple. Dimanche, les troupes fidèles à Assad ont dû refluer d’une des villes périphériques de Damas, Douma, à 20 kms de la capitale, sous la pression des insurgés de l’Armée Syrienne Libre. De même, le Hezbollah est, de plus en plus, visible comme un faux-nez au milieu de la figure, dans la défense d’Assad : les rebelles l’accusaient la semaine dernière, de tirs de katiouchas contre la population civile, dans le secteur damascène. Un représentant des gardiens de la révolution iranienne n’hésite pas à gratifier la milice libanaise pour son intervention à Zubadani, dans la défense d’une base iranienne implantée à la frontière syrienne. Tandis que le Secrétaire-Général du courant du Futur libanais, Ahmad Hariri, a identifié que la garde prétorienne veillant sur Assad, lors de son apparition au Square Ommayad à Damas, était constituée de membres de la sécurité du Hezbollah. Un bus complet et 200 véhicules privés du Hezb. assurait la sécurité du Square. Guère plus probant, du côté des Perses : quatre camions iraniens bourrés d'explosifs chimiques ont été saisis à la frontière par les Turcs. Et l'Azerbaïdjan capture 3 hommes : Rasim Aliyev, Ali Huseynov et Balaqardash Dadashov, dont le dernier est un national iranien, envoyé par les Pasdaran à Bakou, pour exécuter des religieux juifs du réseau d'écoles du mouvement Habad, Loubavitch, en représailles de la perte de l'un de leurs experts atomistes...

 

La situation régionale étant des plus volatiles, les alliances sont en  constante tendance au basculement. Une évolution imprévue ou plus rapide que prévue peut contrecarrer la planification, tant de Washington, Téhéran et Jérusalem, amenant l’un des belligérants non-officiels à entrer en action pour sauvegarder ses intérêts. Il est certain que la côte de popularité de l’axe de « la résistance irano-syrienne » est en chute libre au Levant et qu’elle aura grand mal à mobiliser les « rues arabes » dans une déclaration de conflit ouvert contre l’Occident et Israël. Même avec l’appui relatif des nouveaux bénéficiaires du « Printemps arabe » : les Frères Musulmans dont les intérêts sont à géométrie variable, selon que l’objectif est la prise du Caire… ou celle de Damas… Dans ce contexte d’érosion de l’habillage idéologique classique de l’anti-israélisme, une partie du jeu subtil qui se joue consiste aussi à laisser à l’Iran endosser le rôle de l’empêcheur de tourner en rond en Orient ; tout en conservant maîtrise et sang-froid, quant au timing précis pour suspendre le danger nucléaire qu'il brandit en forme de défi.

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 18:23

 

 

 

 

 

 

En raison des très nombreuses plaintes concernant l'ouverture intermittante de fenêtres publicitaires et spams émis par le biais de la société over-blog, et, semble t-il, relayées par e-buzzing, dont la majorité à caractère pornographique, et malgré leur signalement au service juridique de cette société, qui n'a pas daigné répondre, nos articles seront désormais reproduits sur le support internet au lien suivant : 

 

http://www.wix.com/gadrowicz15/lessak-hadash/apps/blog

 

En attendant, nous demandons aux lecteurs de bonne foi, de s'y reporter en vue d'une lecture plus sereine des articles et de ne pas manquer, chaque fois, de signaler à Over-blog, les abus répétitifs de son "service commercial" quant à ce type d'offre, fréquemment russe ou ukrainienne, qui n'ont strictement rien à faire sur le Web.

Ce message réapparaîtra aussi longtemps que ces abus se reproduiront.

 

LESSAK-HADASH

LESSAKELE-NEWS

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 19:46

 

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Iran, rien ne va plus ? : le Nuke frappé à la tête, plongeon de la monnaie, réduction des importations pétrolières indiennes et chinoises…

 

Par Marc Brzustowski

 

 

La série noire continue, pour Téhéran : après les missiles Sajil 2 qui explosent tous seuls, emportant dans leur course létale, le concepteur et grand ordonnancier du programme, le Général de Brigade Hassan Moghaddam et une partie importante de son Etat-Major, c’est le directeur exécutif du site d’enrichissement d’uranium de Natanz, Mostafa Ahmadi Roshan, qui figure comme cinquième victime de haut-rang dans le programme.

 

Son exécution s’est déroulée « au nez et la barbe » des services de renseignement iraniens, le Vevak, dont le QG est situé à moins d’1, 5 km de la scène. Même certains médias iraniens n’ont pu que reconnaître une « opération osée ». Le quartier était bouclé par de nombreuses forces de police et la moto des exécuteurs s’est faufilée à travers les mailles du filet. Elle atteste des failles dans l’armure sécuritaire des Gardiens de la Révolution, en plein cœur de Téhéran, quand on se souvient que les renseignements iraniens de l’Ancien Régime du Shah ont été formés par Israël. C’est sûrement la raison pour laquelle, à chaque mauvais coup porté, l’excuse pour incompétence des dirigeants iraniens consiste à pointer du doigt contre le seul pays qu’ils reconnaissent implicitement capable de leur infliger de telles déconvenues. Hommage du vice à la vertu. Si guerre de l’ombre il y a, elle épargne encore les masses pour ne frapper qu’à la tête. Et les Mollahs affichent qu’ils n’ont pas les moyens sécuritaires de préserver leurs intérêts vitaux…


 

 

Ce sont les « risques du métier » qui se retournent contre les arroseurs-arrosés atomiques : 1 mort contre des centaines de milliers de vies sauvées, est-ce si cher payé, quand on joue avec le feu de l’apocalypse ? Ces éliminations ont d’abord une incidence psychologique dissuasive sur les collègues, dont on peut imaginer que plusieurs aimeraient fuir leur condition, si la surveillance dont ils font l’objet leur en laissait le loisir. L’influx moral, l’ardeur au travail ne sont pas les mêmes et les familles savent que, malgré les gardes du corps, les surveillances et protections, la vie de ces grands professeurs besogneux ne pèse pas lourd dans la balance. La République Islamique ne peut pas garantir leur sécurité. C’est un facteur de défection potentiel. D’autre part, cela porte un coup dans la chaîne d’accomplissement des tâches et étrille les effectifs. Car, en cas de frappe contre les installations nucléaires, dont on évalue qu’elle ne retardera que de quelques années la production d’armes atomiques, il faudra bien reconstruire le programme.

 

Mais ce n’est là qu’un volet du bras de fer psychologique qui s’est engagé. Alors qu’on soupçonne que la Corée du Nord a pu fournir des aciers précieux nécessaires à la fabrication de bombes, c’est une de ces usines d’aciéries qui prend feu. La version primitive du ver Stuxnet semble en voie d’être maîtrisée ? Voilà que Duqu, d’une autre génération, fait son apparition.

 

Hu JinTao en compagnie d'Ahmadinedjad

La Chine, partenaire stratégique de longue date, garante de l’Iran et de la Syrie au Conseil de Sécurité, a commencé à réduire ses importations de pétrole, dans la perspective des sanctions de l’Administration américaine contre la Banque Centrale Iranienne, l’Europe lui emboîtant le pas. Ces importations ont chuté de 285 000 barils par jour, soit plus de la moitié du volume que Pékin fait venir d’Iran. Les responsables chinois ont signifié que cette réduction se poursuivrait en février et, sans doute au-delà. Cette pierre porte deux coups, à l’économie et aux fortunes iraniennes détenues par les dignitaires, mais aussi contre le programme nucléaire, dont la progression à marche forcée dépend surtout du soutien économique apporté par l’espoir de débouchés asiatiques, pour contourner l’embargo. La croissance économique chinoise est en passe de devenir la plus grande consommatrice de pétrole mondiale. Il y a trois ans, l’Iran fournissait plus de 15% de ces appétits d’or noir. L’an passé, ce taux se situait à 12%. Surtout, en échange de ce pétrole, la Chine est devenue le grand facilitateur des ambitions nucléaires iraniennes. Pékin a fermé les yeux sur ses sociétés commerçant directement dans l’intérêt du programme iranien et fait en sorte de diluer les pressions internationales. Les experts en prolifération estiment que si la Chine réprimait ces entreprises, le programme iranien serait effectivement paralysé, au moins à court terme. Cela n’a jamais été le cas jusqu’à présent. Mais Pékin redoute que des interdictions de marché américain ne frappent certains de ses chefs d’entreprises vitales. Ainsi, jeudi 12, Hillary Clinton a annoncé de fortes amendes contre Zhuhai Zhenrong Company (Zhenrong), Kuo Oil (S) Pte. Ltd. (Kuo), et FAL Oil Company Limited (FAL).  Zhuhai Zhenrong est la plus importante compagnie chinoise fournissant du pétrolé raffiné à l'Iran, ayant livré pour 500 millions de $ d'essence à l'Iran, depuis juillet 2010. De plus, les menaces de Téhéran de fermer le détroit d’Hormuz ne semblent pas très prisées dans la Cité Interdite. Effectivement, elle n’est pas seulement cliente au Baazar de Téhéran, mais éprouve le besoin d’un approvisionnement régulier de son économie en plein boom. L’Iran serait-il en train de devenir un pays à risque, y compris pour ce grand commerçant qu’est la Chine ? Il est encore trop tôt pour le dire.

 

L’Inde est le second importateur de pétrole iranien : le gouvernement d’Union vient de demander à ses raffineurs de réduire le flux en provenance de la République Islamique, qui était, jusqu’à présent de 350 à 400 000 barils par jour. Ils sont priés de trouver des alternatives à ce circuit. Et il se pourrait bien qu’un jour prochain, ils aient l’occasion de se tourner vers le pétrole découvert, dans l’Est de la Méditerranée, par Israël et Chypre. D'ailleurs l'Inde est, peu à peu, devenue un partenaire stratégique de l'Etat hébreu...

 

Le rial iranien se déprécie de 20% par rapport au dollar, malgré l’intervention de la Banque Centrale du pays, peu à peu frappée d’ostracisme sur les marchés internationaux. Ceci traduit un énorme risque pour les prix à la consommation, dans un pays où l’inflation, jugée sous-estimée par les experts, est déjà officiellement de 20%. Le directeur de la chambre de commerce irano-chinoise, Asadollah Asgaroladi estime qu’elle sera, ce mois-ci, de 40% et qu’elle aurait dû être, au moins de 27%, sans la dévalorisation de la monnaie.

 

Cependant, toutes ces sanctions, à l’heure qu’il est, n’ont fait qu’enrager un peu plus les mollahs dans leur course effrénée vers le nucléaire et le désir d’en terminer par une politique du fait accompli : ils espèrent bien pouvoir procéder dans les mois à venir, courant 2012, au premier test souterrain d’une bombe d’un kilotonne. Ils savent aussi que s’ils n’y parvenaient pas ou, simplement hésitaient, le peu de crédit qu’il leur reste aux yeux de leur propre peuple, risquerait d’alimenter les désordres intérieurs, déjà susceptibles de se produire, du fait du marasme économique, dans lequel ils plongent l’Iran, à un train d’enfer… 

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 17:40

 

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Le Hamas, bras armé des Frères, bientôt éclairé par l’œil satellitaire du Gokturk et d’Al Jazeera ?


Par Marc Brzustowski

 

      Le futur satellite turc Gokturk

 

La stratégie de reconversion du Hamas, hors de l'orbite irano-syrienne, file droit sous le vent du Printemps Arabe. Les nouveaux climats régionaux lui assurent la garantie de son statut de bras armé des Frères Musulmans. Cette ligne est menée sous l’égide du guide idéologique et spirituel Youssouf al-Qaradawi, depuis le Qatar et le Caire, sous le parrainage d’Erdogan. Si on peut s’interroger sur les perspectives d’un Hezbollah enclavé au Liban, dont le destin est lié à celui du maître de Damas, la milice islamiste de Haniyeh et Meshaal a montré avoir l’échine plus souple et rebondir comme un chat, face aux évènements.

 

Alors que Mahmoud Abbas est relativement discrédité et laissé à lui-même, sans véritable parrain que la Jordanie d’Abdallah, prêt à utiliser ses services, le Hamas, branche « politique ou « militaire », est, donc, très courtisé. Il bénéficie déjà du financement d’Ankara, mais surtout de la diplomatie de l’Emir Qatari, dans le Golfe persique, pour mieux assurer sa prise de contrôle en cours de l’arène palestinienne.

 

C’est par cet intermède jordanien que des émissaires d’Abbas et Netanyahou doivent se rencontrer à Amman, mardi, pour la première fois où l’on ose évoquer une « reprise des pourparlers directs », malgré les démentis de Saeb Erekat.

 

En réalité, on doit se demander si cette cascade de « rencontres au sommet » n’a pas engagé une course-poursuite dans la redistribution des cartes régionales, en vue de la chute prochaine du régime alaouite des Assad.

 

Deux puissances : celle, bancaire du pétrole et du gaz qatari, et celle de l’un des plus grands pays historiques de la région, la Turquie, se partagent le rôle de chefs duettistes, orchestrant la musique du « printemps islamiste ». Ce sont les seuls qui contrôlent réellement, et pour cause, la confrérie égyptienne des Frères Musulmans. L’un, l’AKP turc, pour être directement issu et avoir prospéré grâce à la finance islamique, récoltée par les bonnes œuvres du cheikh Al Qaradawi ; l’autre, Doha, pour être le fournisseur de la manne énergétique et le metteur en scène médiatique du « Printemps Arabe », grâce à sa chaîne satellitaire qui fait et défait les rois en Orient : Al Jazeera.

 

Le Qatar a tout d’une grande en matière diplomatique, bien que ce ne soit qu’un Emirat intercalaire entre les deux grandes puissances théologiques de la région : l’Iran et l’Arabie Saoudite. Ayant clairement pris le parti du royaume wahhabite, dans les désordres au Bahreïn, il joue aussi un rôle de premier choix en Syrie, fort de sa petite expérience des conflits nés de ces insurrections, en Libye et en Egypte, grâce à son alliance de circonstance avec l’OTAN. Son présentateur-vedette, Youssouf Al Qaradawi, toujours le même, joue encore les « médiateurs » entre les Etats-Unis et les Taliban, en Afghanistan. C’est dire l’étendue de son influence sur la géostratégie régionale et au-delà.

 

Erdogan compte bien s’appuyer sur cet élément essentiel pour revivifier son rêve néo-ottoman, qui passe par la mainmise sur la case « Palestine », par Hamas interposé. Il est aussi le principal artisan de la prise en main des Rebelles syriens, par l’entremise de ses passe-droits au sein de certains comités représentatifs, qui ont pris siège et langue à Istanbul.

 

Surtout, ces deux entités qui prétendent redistribuer des cartes, pratiquent un art consommé de l’équilibre entre ce qu’il faut d’anti-Israélisme et de bons offices rendus à l’Administration Obama, afin de marginaliser leurs adversaires :

 

 

      - d’une part, l’Iran, qui gouverne encore ce qu’il reste de forces syriennes fidèles à Assad et de milice chi’ite surarmée, mais politiquement sur la tangente, au Liban ; les évènements régionaux n’ont fait qu’accélérer la course à l’arme nucléaire comme seule planche de salut d’un régime menacé de l’intérieur…

 

- d’autre part, Israël, honni pour développer les richesses sous-marines pétrolières et gazières dans l’Est de la Méditerranée, en compagnie de Chypre et de la Grèce. Et parce que l’Etat Hébreu reste, à cette heure, l’allié militaire le plus fiable de Washington, en cas de chauffe autour des installations nucléaires du pays précédemment nommé : l’Iran des Mollahs.

 

Dans ce cadre, l’annonce d’une transition future à Damas, lorsque le régime Assad sera comme un fruit mûr prêt à tomber de l’arbre, est une des clés de l’avenir : la posséder permettrait de faire la nique à l’Iran, en perte de vitesse, sauf menace balistique concrète contre les pays pétroliers qui l’entourent ; et de pousser Israël dans ses retranchements : plusieurs fers sont au feu pour modifier les rapports stratégiques locaux. D’abord, la pression des Islamistes en Egypte met directement en danger l’avenir du traité de paix de 1979, entre Begin et Sadate. S’il s’effondre, un nouveau front du Jihad s’étoffera, grâce aux trafics de la Péninsule du Sinaï et à la démultiplication de groupes, plus ou moins, affiliés au Hamas, y compris parmi les Bédouins de la région.

 

Il faudra alors que de nouveaux « médiateurs » intéressés se substituent au traité, ayant suffisamment d’influence, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de la scène palestinienne. Il faudra aussi représenter un intérêt stratégique pour Washington, de façon à ce que la Maison Blanche laisse la bride sur le cou à certains des pays ou groupes impliqués. La Turquie est comme un "chien dans le jeu de quilles" de Moscou en Asie Centrale, que les Etats-Unis ménagent à toutes fins utiles. 

 

D’un autre côté, l'Amérique fera ce qu’il faut pour ne pas perdre les bénéfices de l’immense effort déployé, en Irak, notamment. De même, élabore t-elle les stratégies de repli d’Afghanistan. D’où leur préférence marquée pour les pourparlers avec les Frères Musulmans et les pouvoirs politiques qui les représentent. Washington a fini par comprendre qu’il n’y avait rien à attendre de négociations avec l’Iran et tout intérêt à faire admettre à Téhéran que sa révolution « exportée » profiterait plus aux Sunnites qu’aux Chi’ites, au point de se retourner contre ses initiateurs.

 

Pour Israël, ce « new deal » auquel se prête la Maison Blanche, est, à terme, aussi dangereux, même s’il semble provisoirement compensé par une meilleure synchronie avec les USA sur le seul problème iranien…

 

Difficile de présager ce que l’on peut en attendre, à moyenne et plus longue échéance. Il faut, à la fois, mettre toute son énergie à combattre l’ennemi déclaré d’aujourd’hui, l’Iran nucléaire, tout en ne perdant pas de vue la façon dont l’Amérique s’acquitte de sa perte de prestige régional, en sous-traitant avec d’autres adversaires, encore outsiders et dissimulés sous un vernis de « modération », rapports de force obligent.

 

Au-delà des menaces immédiates, comme celle des missiles de Téhéran, la technologie acquise par la Turquie va jouer un rôle de guidance des conflits de « basse intensité », dans l’environnement immédiat. On a déploré, sans beaucoup agir, - ouvertement, du moins,- le fait que les armes de Kadhafi soient tombées entre des mains hostiles.

 

Sous deux ans, le nouveau satellite turc, le Gokturc, sera capable d’émettre des images de haute résolution, qui pourront être revendues à toutes sortes de pays ou groupes terroristes souhaitant maintenir l’Etat Hébreu sous la menace directe de missiles de moyenne portée de plus en plus perfectionnés. Les acheteurs potentiels de ces images, susceptibles de poser de véritables casse-tête sécuritaires aux Israéliens, ne manquent pas.

 

De même, dans l’optique d’une frappe éventuelle sur les installations nucléaires iraniennes, il n’est pas sain qu’Ankara acquiert les informations liées au bouclier anti-missiles américain, qu’il puisse transmettre selon le sens qu’il prête à ses propres intérêts de long terme. La mainmise, par Frères Musulmans interposés, sur l’agitation dans la rue arabe, est une forme d’assurance de peser de plus en plus sur les enjeux, au détriment d’Israël : un pays enclavé, que l’Occident a tendance à assimiler au faiseur de conflits régionaux, à cause d’une paix qui serait d’autant plus impossible que le Hamas deviendrait le soliste interprétant comme il l’entend ce que ce mot signifie pour lui. Le groupe islamiste de Gaza, peut bien prendre ses distances à l’égard de Téhéran. C’est qu’il a, sûrement, misé sur d’autres façons d’arriver, un jour plus lointain, aux mêmes fins.

 

Au-delà du péril iranien, une autre guerre a déjà commencé, dans les interstices générés par les futures périodes de ni guerre ni paix. Elle concerne des pays proches, en voie de retournement, comme l’Egypte et la Turquie et le bassin plus lointain, du Maroc jusqu'à l'Asie Centrale. Les médias détenus par le Qatar sont une arme puissante d’appoint, pouvant, aussi bien, manipuler la « rue arabe » que, par ricochet, influer sur l’opinion occidentale, fuyant le conflit direct.

 


La volonté de briser "l'arc chi'ite" - comme on en prend le chemin, à travers le "déverrouillage" de la question syrienne, voire la réduction à presque néant des ambitions iraniennes - n'a de chance de réussir que si l'on a déjà anticipé les étapes suivantes. La redéfinition des enjeux offre bien des opportunités à l'émergence des outsiders prêts à monter au créneau, dès que l'espace occupé par l'Iran et ses affidées se libérerait...  

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 11:44

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Dans un double-langage dont Moscou a le secret, le délégué russe auprès du Conseil de Sécurité de l’ONU a surpris, en lançant un petit rayon de soleil dans le ciel lourd de la répression syrienne : il a émis une ébauche de résolution, qui stigmatise l’emploi excessif de la force par le régime syrien, tout en dénonçant les trafics d’armes à destination des insurgés. Le Kremlin s’en tient à un simple avertissement sans frais, qui n’a pas contenté les puissances occidentales, le trouvant « trop faible ». Cependant, cette amorce, qui pourrait passer pour un « lâchage diplomatique » d’Assad, permet aux Américains et aux Français d’espérer pouvoir négocier avec le directoire Poutine.


C'est déjà peine perdue. Le Kremlin a très vite fait comprendre qu'il ne s'agit que d'une offre limitée de la façon la plus drastique. Parallèlement, il a procuré au régime syrien 72 missiles sol-mer Yakhont, quasi-indétectables, 3 millions de masques à gaz contre les armes chimiques et biologiques et envoyé le porte-avion Amiral Koutzetsov vadrouiller au large de Tartous, assurant à Bachar que la Russie se tient fermement à ses côtés. 

 

Sur le terrain, la Turquie a annoncé ses préparatifs de guerre, en toute éventualité, sans franchir le cap supérieur de l’ultimatum. Face à elle, Assad est déjà passé en mode agressif, en positionnant 21 lance-missiles, dont 5, au moins, chargés de gaz chimiques, pointés sur son voisin. De leur côté, les troupes russes, via la 102è unité de la base de Gumri, en Arménie, sont prêtes à réagir pour protéger Assad, ou servir sa logistique. 

 

Les menaces, tant syriennes qu’iraniennes, n’ont pas manqué, au cours des mois précédents : en cas de mise en mouvement de l’armée turque vers le nord de la Syrie, Téhéran et Damas sont déterminés à bombarder les bases américaines et de l’OTAN sur le territoire turc. Ils n’hésiteront pas à déclencher un déluge de feu contre Israël, meilleure diversion possible pour tenter de ressouder les rangs de la lutte contre « l’agression américano-sioniste ». Même si c’est Ankara qui en prenait l’initiative. Or, on sait à quel point il est devenu épineux, pour Washington, de raccorder les violons entre Israël et la Turquie, qui fait de Jérusalem sa cible diplomatique préférentielle, depuis au moins deux ans.

 

A l’intérieur, l’Armée Syrienne Libre poursuit sa guerre de démoralisation des troupes loyalistes syriennes : jeudi à l’aube, les « déserteurs », jamais si actifs, ont infligé des pertes importantes à l’armée régulière, tuant au moins 27 de ses combattants, dans la région de Deraa. C’est un foyer de la rébellion, depuis les prémisses de la révolte contre Assad. Cette zone est située à la frontière jordanienne, qui a pris en charge certains camps de cette résistance improvisée, avec l’aide des services saoudiens et le renfort de forces spéciales américaines, repliées d’Irak, à toutes fins utiles.

 

L’Iran a bien tenté d’amadouer la royauté wahhabite, en lui proposant de participer à un front commun, bientôt nucléarisé, contre l’axe occidental, l’influence turque et Israël. Mais, dès le lendemain de cette tentative, la télé saoudienne officielle Al-Arabiya diffusait un reportage sur la faiblesse actuelle du régime iranien, attribuant  l’explosion de Moadarres, le 10 novembre, à une tentative d’assassinat contre le Guide Suprême, Ali Khamenei. Visiblement, Riyad n’est pas prêt à se soumettre à un diktat de Téhéran, serait-il accompagné de fleurs et de corbeilles pleines de cadeaux empoisonnés…

 

Israël, pour sa part, a réactivé le Commandement  des opérations spéciales derrière les lignes ennemies, sous l’égide du Général Shay Avital. De telles unités commandos pourraient avoir, outre des secteurs d’activité traditionnellement désignés : le Liban, Gaza, la frontière avec la Syrie, dans le cadre des menaces détournées contre l'Etat Hébreu, d'autres théâtres d'opérations : notamment, les actuels Etats en faillite, sur le modèle de la Somalie, du Yémen ou de la Libye... A l'aune du "Printemps des Frères Musulmans" (selon le journal saoudien Alsharq Awsat), de nombreuses zones à risques pourraient être redéfinies par anticipation.

 

Cependant, les nouvelles les plus inquiétantes continuent d’affluer d’Iran, qui annonce la fin de partie, dans la campagne médiatique préparant l’opinion à une frappe aérienne des installations nucléaires iraniennes : Gholamreza Jalali, chef de la défense passive de la République islamique, a affirmé que, désormais, ses centrifugeuses perfectionnées IR2 et IR4, étaient enterrées dans des souterrains, immunes de toute observation depuis le ciel, par les satellites-espions occidentaux.

 

Exposition "artistique" des Gardiens : un drone RQ 170 Sentinel, clés en main...

 

Cette information reste, bien sûr, à vérifier : s’agit-il d’un nouveau coup de bluff, dans le cadre de la guerre psychologique intensive, destiné à prévenir toute velléité aérienne américaine et israélienne? Elle intervient, suite à un sérieux revers : celui de la capture, par les Gardiens de la Révolution, d’un drone RQ-170 Sentinel américain, ultra-perfectionné. On attribue ce détournement d’avion sans pilote à des failles conséquentes dans le système GPS de ces engins, alors que les modules d’espionnage à bord constituent une prise de guerre sans équivalent : l’avertissement laisse entendre aux pilotes et électroniciens, pouvant être mobilisés pour une frappe anti-nucléaire, que leurs secrets les mieux gardés sont accessibles aux hommes de Qassem Souleimani, le chef incontesté des Gardiens de la Révolution. Ils le sont aussi aux experts russes, chinois et nord-coréens, qui épaulent l’Iran dans la sanctuarisation de ses sites atomiques et bases militaires. Un officiel américain déclare à CNN que le drone, en mission pour la CIA, s'est écrasé. Et que l'Iran n'a récupéré qu'un "amas de gravats". Mais rien n'est moins sûr. Il est préoccupant que le système d’autodestruction de cette « soucoupe volante » n’ait pas été activé, dès que ses serveurs au sol, en Afghanistan, l'ont déclarée perdue. Une fois encore, l’amour américain pour les gadgets informatiques de la guerre « zéro mort » est pris en défaut, par la légèreté de la chaîne de décision qui accompagne ces prétentions à la maîtrise totale de l’espace aérien ennemi. Les coups portés au moral des troupes ne sont pas près de se terminer, puisque Téhéran appuie cette première démonstration par l’annonce qu’il exhibera, très bientôt encore 3 autres drones US, mais également 4 supplémentaires, de fabrication israélienne (utilisés par certains alliés en Afghanistan). On peut se douter que des unités des Forces Al Qods iraniennes, dispersées parmi les Taliban, se consacrent au repérage de ce genre de prises de propagande, depuis les zones tribales de l’Afghanistan voisin.

 

Sur ces deux dossiers, on constate que la passivité diplomatique de l’Administration Obama envers les Mollahs se solde par le mouvement inverse, comme dans le jeu du pendule : elle favorise l’activisme tous azimuts des principaux soutiens de l’Iran, dans la région. D’après le Korea Times, ce sont des centaines d’experts scientifiques, nucléaires et militaires nord-coréens qui sont, actuellement, présents en Iran. Le quotidien japonais Sankei Shimbun évoque un déploiement d’au moins 160 experts atomistes nord-coréens. Ces chargés de mission du « Bureau 99 » (industrie de l'armement) de Pyongyang s’agitent autour des projets atomiques, mais aussi missiliers de la République islamique, afin qu’elle soit parée à toute menace, dans les temps à venir. Une autre de leur spécialité, ce sont les technologies d’alliage pour les métaux précieux et l'acier, nécessaires à l’obtention de la bombe atomique. Pyongyang trouve dans l’isolement gémellaire des Iraniens une contrepartie de premier choix à ses propres difficultés d’exportations.

 

Ces acteurs-clés, délégués par les « dernières dictatures archaïques » ne pourraient agir aussi librement, de leur propre initiative, dans une sorte d’association mondiale des malfaiteurs et Etats-voyous réunis. Leurs éventuels « exploits » technologiques clandestins ne sont vraiment possibles que parce qu’ils bénéficient du soutien de la Chine. « L’Empire du Milieu » est, en effet, parti à la conquête financière et économique de la « Grande Méditerranée », qui comprend jusqu’aux Emirats du Golfe, les rives de l’Inde et cherche à pénétrer (facilement) les marchés européens, à la faveur de la crise économique qui secoue l’Euro, quasi-exangue. En ce sens, tous les Etats alliés des Etats-Unis (même lorsque l'alliance se manifeste par des remous) constituent un sérieux obstacle à cette expansion. Bien que l’Iran travaille pour son propre compte et la prolifération de sa propre révolution islamique (jusqu'en Amérique du Sud), il tire un profit maximal de ce parrainage ou coup du parapluie, qui garantit sa progression et apporte un contrepoids déterminant contre l’Arabie Saoudite, au sud, la Turquie au nord et Israël à l’Ouest.

 

La Russie, relativement déclinante (5ème puissance mondiale), est surtout intéressée à contrer Ankara en Méditerranée et en Asie Centrale. Elle cherche à peser au Conseil de Sécurité et à ne pas perdre ses acquis, dont le régime Assad est une pièce essentielle.


La Chine, quant à elle, se sert, depuis fort longtemps, de la Corée du Nord en Mer de Chine et, plus récemment, de l’Iran au Moyen-Orient, comme "dragons cracheurs de feu", pour s’assurer du reflux américain dans ces régions-clé. Au début, ce sont les services chinois qui ont fourni le savoir nucléaire nécessaire au « Père de la Bombe pakistanaise », Abdül Kader Khan, à l’origine des premiers efforts iraniens pour l’acquérir. Ce sont encore des intermédiaires de l’Empire du Milieu qui sécurisent le transport d’ingénieurs coréens, dotés d’alliages indispensables, du programme informatique « MCNPX2.6.0, » -qui analyse l’interaction entre les particules,- et de moyens de contrer les virus comme Stuxnet ou Duqu, vers Téhéran. Les deux super-puissances de l'Est sont donc, à la fois, concurrentes, mais restent "alliées objectives" pour peser en faveur de la sauvegarde de leurs deux pays "de couverture" au Moyen-Orient : la Syrie et L'Iran.

 

La « nouvelle guerre froide » a pris une configuration triangulaire, où la Chine tire parti, autant de l’affaissement relatif de l’ancien empire soviétique, que de l’affaiblissement régulier de « l’hyperpuissance » américaine, dans cette région mouvante du « Moyen »-Orient. A ce jeu, les services secrets ennemis, sans doute équipés et conseillés par les Russes et les Chinois semblent avoir pris une longueur d'avance sur leurs homologues israéliens, américains et européens. Ce qui complique le jeu et ne manque pas d'apporter son lot de surprises désagréables, dans la guerre de "l'Intelligence"... 


Par Marc Brzustowski

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 17:44

editorialàGad

 

Par Marc Brzustowski

 

 

La « guerre des nerfs », entre, d’un côté : l’Iran, la Syrie et, de l’autre, Israël et l’Occident, flanqué de la Ligue Arabe, a débuté lors de la publication du rapport de l’AIEA, le 8 novembre. Elle a, d’abord, été largement médiatique, accompagnée de parades militaires : israéliennes en Sardaigne avec d’autres pays de l’Otan ;  iraniennes autour des villes à défendre, de la préparation des milices Bassijis et d’unités terroristes palestiniennes, prêtes à agir, à partir de la frontière syrienne. Des communiqués incendiaires rythment ses tambours guerriers, mobilisant trois ténors du genre : le Guide Suprême Khamenei, Assad et Nasrallah.

 

Parallèlement, les parrains : Etats-Unis et Russie, ont envoyé des navires de guerre croiser au large des côtes iraniennes et syriennes, enjeux du conflit à venir. Alors que le journal Al Qods al-Arabi annonçait la livraison de batteries anti-missiles S-300 russes à la Syrie, le Yediot Aharonoth répliquait, en évoquant l’acheminement vers Israël de nouveaux systèmes Patriot « par un pays ami ».

 

Les menaces d’intervention sur l’Iran se doublent des appels d’une large partie de l’opposition syrienne, pour que l’Otan fasse contre Assad ce qu’elle a fait à Kadhafi. Les Occidentaux, comme Alain Juppé, se dépêchent surtout d’évacuer cette requête d’un revers de manche, sachant pertinemment que la guerre deviendrait inévitable dans la région et au-delà : la Russie, en particulier, ne cesse de montrer les muscles, contre le bouclier anti-missile en Europe, à mesure que la corde se resserre autour du long cou de Bachar al Assad.


 Photo: EPA

Il est peu probable que la Turquie, encore moins la Ligue Arabe se lancent ouvertement dans une incursion massive sur le territoire syrien. Même l’idée, longtemps débattue, de la création d’une zone de sécurité pour les rebelles, à la frontière nord turco-syrienne, ne se ferait pas sans le feu vert, non pas de l’Otan, mais de l’ONU : or, Chine et Russie bloquent systématiquement toutes les résolutions qui menaceraient le tortionnaire de Damas. Ce cercle vicieux sanglant, quotidien et sans issue, ranime l’affrontement des intérêts et des blocs.

 

Pendant ce temps, néanmoins, l’insurrection s’est dotée d’une force de frappe contre le régime répressif. Plusieurs hauts symboles de la dictature du parti Baath, de ses services de renseignement, chargés d’éliminer les opposants, des sièges de parti, ont été la cible de l’Armée Syrienne Libre, dissidente. Elle s’avère très motivée, bien renseignée et précise dans ses frappes, organisée, au point de multiplier les chocs pour le pouvoir en place. Jeudi, ce sont 6 pilotes, un officier technicien et 3 autres membres du personnel d'une base aérienne du régime qui ont été les victimes d'un attentat, entre Homs et Palmyra. Le chef de meute alaouite accuse Israël. 

 

Pire, pour Assad, alors qu’on s’ingénie à attribuer l’explosion d’un dépôt d’armes du Hezbollah à Siddiqin, au Sud-Liban à un drone israélien, un graffiti vengeur a été découvert à l’intérieur de cette forteresse sécurisée : il mentionne que cet acte aurait été commis pour venger le peuple syrien de l’aide apportée par la milice chi’ite libanaise au régime de Damas. Il promet d’autres actions spectaculaires, coupant l’herbe sous le pied des hommes de Nasrallah, anxieux de regagner tout le territoire Sud officiellement perdu, lors de la résolution 1701, en cas de conflit armé contre l'Etat hébreu. L’attaque, en tout cas, n’est pas le fait seulement d’un engin télécommandé depuis les airs. Il est, au moins, secondé par des saboteurs infiltrés, qui sont entrés et sortis sans encombre pour signer cet acte de défiance.

 

Que sait-on de cette signature et si elle n’est pas là pour brouiller les pistes ? Quoi qu’il en soit, elle régionalise un conflit centré autour de Damas, que le régime en place aimerait détourner contre Israël. De leur côté, les opposants syriens savent que le gouvernement fantoche siégeant à Beyrouth ne sert qu’à étendre la mainmise du Hezbollah sur le Liban et, à travers lui, celle d’Assad et des Mollahs d’Iran. Alors qu’on s’inquiète que les Frères Musulmans, sponsorisés par Ankara, ne détournent l’insurrection syrienne, la résistance intérieure et Israël se trouveraient-ils, temporairement au moins, des ennemis communs ?

 

Cette explosion fait écho à une précédente, plus stratégique, d’un Sejil 2 intercontinental iranien, dans une base à 46 kms de Téhéran. Elle a fait 36 morts parmi le gratin du haut-commandement des unités de missiles des Gardiens de la Révolution. Leur chef, Hassan Moghaddam et nombre de ses lieutenants y ont laissé la vie. Mises bout à bout, ces explosions forment une longue chaîne de déboires en cascade pour l’Iran et ses supplétifs, dans la « guerre secrète », qui doit déboucher sur l’acquisition d’armes nucléaires et l’aggravation des menaces aux frontières d’Israël : éliminations de scientifiques-clés du programme, destruction d’une base entière de Shahab 3, à Khorammabad, dans le Loristan, en octobre 2010, dysfonctionnement des ordinateurs commandant réacteurs et centrifugeuses, à cause d’un mystérieux vers informatique (Stuxnet), puis de son petit frère Duqu, et plusieurs autres cas semblables d’implosion de dépôts du Hezbollah, découverte angoissante de la pénétration à haut niveau des centres de commandement de la milice par des services ennemis… Certes, tous ces incidents semblent, à la lumière du rapport de l’AIEA, plus tactiques que stratégiques. Ils sèment le doute dans les rangs pro-iraniens et repoussent l’échéance d’une décision dramatique : choisir de frapper les installations nucléaires de l’Iran et la bête à la tête, dans ces centres nerveux ; ou consentir à vivre avec un Iran atomique, renforçant l’emprise chiite sur le Levant et les pays limitrophes.

 

L’ayatollah Ali Khamenei réagit, en faisant publier, sur son site officiel, 3 scénarios de guerre contre son pays : 1) la guerre totale, par des forces aériennes et terrestres ; 2) une guerre limitée à certains centres et régions, trop vastes pour être conquises, visant un renversement du régime ; 3) des frappes ciblées uniquement sur certains centres, paralysant les capacités d’attaque de l’Iran, notamment, contre Israël. Une seconde réponse consiste à dévoiler l’arrestation de réseaux de la CIA américaine, dont la capture d’au moins douze de ses agents en Iran.

 

Mais, à mesure des annonces des réussites de l’Iran ou du Hezbollah en matière de contre-espionnage, les incidents repartent de plus belle :

 

ces deux dernières catastrophes ponctuent, à chaque fois, de grands moments d’exaltation du nationalisme ou de la « Résistance anti-israélienne », par des discours enflammés et assurés, tenus soit par Nasrallah, Ali Khamenei ou ses lieutenants. Chaque fois, les voilà démentis, dans leurs propos les plus incendiaires par un rappel à la réalité de leurs failles sécuritaires. Assad se débat comme un diable pour affirmer que la région serait mise à feu et à sang, s’il tombait. Encore faudrait-il que ses alliés disposent de moyens fonctionnels pour passer à l’attaque. Si les missiles peuvent imploser, dès l’ordre de frappe donné, la guerre iranienne risque de faire désordre, d’abord sur son propre territoire…

 

Reste la question de l’alternative d’un nouvel ordre régional incarné par les Frères Musulmans, au cas où la menace irano-syrienne fléchirait. On ne peut transposer dans un autre pays arabe, comme la Syrie, l’écho des troubles postrévolutionnaires et pré-électoraux qui se déroulent au Caire. Cependant, force est de constater que la rue ne se contente pas de passer dans l’isoloir pour entériner une victoire parlementaire à 40 % en faveur de la Confrérie, selon les pronostics. Autant l’armée d’Egypte que les Occidentaux se sont empressés de reconnaître les descendants d’Al-Banna comme la puissance politique montante, après leurs succès en Tunisie et en Libye, en prévision de l'instauration d'un centre régional cairote : ils n’apparaissent pas, à ce stade en tout cas, comme une force réorganisatrice susceptible de devenir très vite crédible et de se substituer à l’ancien régime militaire, pour mettre un terme provisoire à l’anarchie qui règne. Ils ne participent pas aux heurts actuels, pressés d’en finir par la voie électorale et la rue ne les crédite toujours pas de l’espoir qu’ils prétendent soulever, par la seule application de la Chari’a et l’annulation du traité de paix avec Israël.

 

De même, en Syrie, le fait qu’ils aient le soutien de l’AKP qui gonfle artificiellement leur représentativité surfaite, ne donne aucune assurance qu’ils parviendront à juguler le mouvement insurrectionnel pour en faire leur chose. Le « Printemps arabe » a enfanté un processus anomique qui semble aller au-delà des solutions clé-en-main dont rêvent les chancelleries occidentales, en faisant la part belle à la cause première des dictatures, dans le monde arabe : une société répressive, faite de diktats, qu’ils soient religieux, sécuritaires, policiers, militaires, voire nucléaires.

 

L’équation culturelle et politique, à la racine du malaise dans le monde arabe, commence tout juste à émerger. Le retour à un modèle de stabilité n’est pas pour demain, ni sans doute, pour le jour d’après une élection imposant une dictature religieuse qui avait, pourtant, pris la précaution d’avancer masquée…


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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 15:42

Kippour 73-2011 : une solitude israélienne dans l’œil du toujours même cyclone ?

 

israel flash editorial

Il y a 38 ans, l’Etat d’Israël, miné par les désaccords au sein du gouvernement et de ses renseignements, était attaqué par les armées arabes.

Après d’âpres combats, au prix de nombreuses pertes, et il faut le rappeler, la menace de l’usage de l’arme atomique par Golda Méïr, Tsahal reprenait le terrain perdu et infligeait une défaite cuisante aux agresseurs, mais coûteuse pour Israël.

Depuis, nous avons pris l’habitude de croire qu’une guerre conventionnelle ne serait plus de mise…



Lire la suite: http://www.israel-flash.com/#ixzz1a6SjWmtu
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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 13:14

Erdogan tente le grand jeu de l’encerclement d’Israël, à l’instar de son concurrent perse.

israel flash editorial

Depuis la parution dans la presse des « fuites » du Rapport Palmer pour l’ONU, Erdogan ne décolère pas contre Israël. Il annonce un chapelet de mesures de rétorsion, jusqu’à ce qu’on lui cède sur le droit maritime international. Lorsqu’il déclame que ses navires de guerre accompagneront, désormais, les flottilles pour Gaza, on frôle le Casus Belidès, si et quand il ordonnerait à sa flotte de passer à l’acte… [Lire la suite »]

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 10:39

 

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http://www.israel-flash.com/

 

Israël-flash est né !!!!

 

 

L'équipe d'Israël-flash  : Aschkel Lévy, Marc Brzustowski, Jean-Marc Moskowicz (Pdt d'Europe-Israël), Sacha Bergheim,... a le plaisir de vous annoncer la naissance de la plateforme - Les Editions Israël-flash, conjonction des efforts des sites Aschkel.info et Lessakele, en partenariat avec Europe-Israël, Stand with us, Im Tirtzu, My Israël...

 
Ce site proposera des analyses, des flash d’info, des dossiers étayés sur les enjeux qui agitent la région du Moyen-Orient, des textes de soutien à la Hasbara...
 
Bienvenue à tous!
 
Pour l’équipe :
 
Aschkel,Marc, Jean-Marc & Sacha
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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 08:41

 

 

 

Adapter les traités au Jihad transfrontalier et, surtout, ne jamais s’excuser d'exister.

 


  Par Marc Brzustowski

 

 

Pour © 2011 israel-flash.com

 


Le 20 septembre se profile à deux semaines d’ici à peine, désormais. Il prétend instaurer unilatéralement et contre tout accord, un Etat sans paix au cœur et en lisière de l’Etat juif qu’il ne reconnaît pas. En d’autres termes, un Etat en guerre, ou, dans tous les cas, en revendication permanente supplémentaire, devant les instances du monde, l’ONU, mais qui ne propose rien en échange.

 

C’est, non seulement, une illustration de la perversité du processus engagé depuis 18 ans, mais une incitation ouverte à l’environnement resté hostile à Israël, de passer à l’action. Et l’on trouve des "amis" à géométrie variable tels que Sarkozy pour guider l’Europe dans le sens de cette agitation antisémite-antisioniste permanente.

 

On ne sait pas encore si la montagne d’Abbas, voulant récupérer Canaan, accouchera d’une souris. Si c’est le cas, on ne le devra qu’aux réticences internes, à la fois de l’OLP, qui se fera ipso facto, déposséder de toutes ses prérogatives devant les Nations-Unis, et du Hamas, qui ne reconnaît aucune légitimité à Abbas et Fayyad. En aucun cas aux diviseurs pro-palestiniens de l’Europe, comme Nicolas Sarkozy, qui auront tout fait pour dresser le vieux continent contre Israël, à mille lieues de tout lien de civilisation entre l’îlot juif, ou d’autres menacés, comme Chypre, la Grèce sous la pression turque, et l’Afrique du nord, sous la pression des Jihadistes...

 

Lire La suite sur : http://www.israel-flash.com/2011/09/adapter-les-traites-au-jihad-transfrontalier-et-surtout-ne-jamais-s%E2%80%99excuser-dexister/

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Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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