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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 16:42

 

 

 Moscou préserve ses acquis libyens et syriens par veto, et rappelle à l’Occident, chevalier blanc, qu’il n’est plus ce qu’il était.

 

 

Par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info


 

Serait-ce le nerf de la guerre qui manque à l’OTAN pour en finir avec la crise libyenne ? Quelles armes morales, économiques, militaires, quels gros yeux pourrait-elle faire, face à l’exemple syrien de survie d’un régime fasciste, qui la joue Tien An Men au quotidien depuis trois mois ?

 

Deux pays d’Europe, la France et la Grande-Bretagne, se sont lancés dans la charge ancien empire, en pleine crise économique. Ils sont flanqués par l’Amérique qui sort à peine d’Irak et se maintient bon an mal an en Afghanistan et d’un total de 8 pays, apportant quelques escadrilles pour maintenir la façade de l’Alliance.

 

Le coût de la guerre commence à peser sur les épaules encore charnues des trois leaders, creusant leurs budgets militaires, face à un multimilliardaire pétrolier, Mouammar Kadhafi, qui vend chèrement sa peau. Au point que l’idée émerge de puiser directement dans les fonds gelés du dictateur, estimés à 45 milliards de $, pour alimenter la guerre contre son propre régime. L’arroseur-arrosé, en quelque sorte. Chaque raid aérien journalier coûte 25 millions de $. Il suffirait de présenter cette saisie comme un moyen de venir en aide à la population libyenne sous le coup des exactions de son bourreau.

 

C’est ainsi que Tim Johnson, président de la Commission des banques au Sénat américain a déclaré, le 9 juin : « la violence incessante en Libye a rompu l’économie du pays et laisse la majorité de la population se battre essentiellement pour obtenir un peu de nourriture à mettre sur la table ».

 

En réalité, l’OTAN a sous-estimé les capacités financières de la partie adverse avant de sonner le glas, pensant le déloger du pouvoir en quelques semaines. Depuis 4 mois, c’est le statuquo ou presque. Certaines capitales européennes commencent à fixer des échéances autour de la fin 2011, début 2012, mais se demandent s’ils auront les moyens de poursuivre. Mouammar Kadhafi, pour sa part, s’est mis quelques réserves de côté pour ses vieux jours : il est probable qu’il a caché l’équivalent d’1 trilliard de $ dans des banques bunkérisées en plein désert libyen. Malgré les bombardements réguliers, il continue de distribuer cette manne à ses troupes, qui ne font que redoubler dans leur résistance à la pression extérieure. Des chefs de tribus gèrent cette fortune depuis ses sanctuaires, ce qui ne fait qu’accroître leur propre prestige tribal.

 

Cette maldonne se concrétise un peu plus à chaque assaut intensif, comme lors des 80 frappes d’un seul tonneau, sur Bab al-Aziziya et Tripoli, ces derniers jours. Elles visaient à créer les conditions d’une mutinerie au sein des troupes loyales à Kadhafi, qui se seraient alors lancées dans la conquête de la capitale pour en finir avec le régime. Mais les bombes se sont principalement abattues sur des bâtiments et bunkers vides, le personnel militaire ayant été préalablement évacué, dès les premiers coups de semonce.

 

Face à ce genre de déconvenues répétées, certains membres, comme la Suède, annoncent qu’ils vont réduire leur niveau de participation. Robert Gates a demandé à l’Allemagne, la Pologne, la Hollande, l’Espagne et la Turquie de mettre un peu plus de cœur à l’ouvrage, mais ses invités ont poliment décliné l’offre.  D’autres ont laissé entendre une certaine « fatigue », face à ce conflit. On tient de grands discours sur le soutien aux rebelles, mais à l’heure de mettre la main à la poche, le cochonnet teinte difficilement de quelques piécettes jaunes supplémentaires.

 

Compter sur une entrée en guerre de l’Egypte relève de la chimère. Le pays des Pharaons est engoncé jusqu’au cou dans les difficultés intérieures, politiques, et économiques, avec une baisse de 50% de ses capacités et de 40% de ses exportations.

 

A force, la position militaire et diplomatique de Kadhafi prend, néanmoins, des coups. La logistique et sa fourniture de moyens encore frais ne suivent pas toujours. La Russie et certains pays de l’Union africaine qui le soutenaient se font prier. Ils cherchent un moyen de le faire partir « proprement », quitte à entamer des pourparlers avec son fils, Saïf-al-Islam, de façon à ce que le leader ne perde pas totalement la face.

 

Mais le calcul russe est ailleurs. Moscou veut donner une leçon à ces impétueux Occidentaux, qui font comme si la Russie n’était plus une des superpuissances dont l’avis et les intérêts comptent. Le Kremlin souhaite leur rappeler qu’on ne part pas en guerre contre une capitale arabe quelconque sans un mandat clair qu’il est en position d’accorder ou de refuser.

 

Si Medvedev et Poutine peuvent, à terme, montrer une souplesse relative pour sortir l’Ouest des sables mouvants libyens, il n’est absolument pas question qu’ils donnent le sentiment de sacrifier leurs anciens alliés aux caprices « pétro-humanitaires » des chancelleries occidentales.

 

En Syrie, la panique s’est emparée du régime Assad, face aux rebelles armés du Nord qui ont vaincu son armée constituée de mercenaires iraniens et du Hezbollah. Parmi les 120 soldats tués du début de semaine, bon nombre n’avaient rien à faire en Syrie. Mais le contrepoids militaire iranien et diplomatique russe lui laisse encore les coudées franches pour parachever le carnage et réduire la Syrie à une sorte de remake cauchemardesque de la Corée du Nord ou de la Birmanie, en plein cœur du Levant.

 

Si la population syrienne veut assurer sa propre survie contre le régime qui l’oppresse, elle ne pourra, vraisemblablement, compter que sur une guerre d’usure menée par des partisans. Les défections et mutineries au sein de l’armée devraient se poursuivre, de même que l’appel d’air des filières, à travers les frontières poreuses des « pays frères »… En aucun cas, du poids des bonnes paroles venues des diplomaties impuissantes. 

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 16:08

 


 Les lignes indéfendables de 1967 et le protectorat américain d’une souveraineté d’Israël sous caution "révolutionnaire" arabe

 

 

ECOUTER ICI-copie-1

 

 

Par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 

map pre 1967 israel

 

 

Les tensions entre Israël et les Etats-Unis sont entrées dans la légende, avec la fermeté de Menahem Begin à l'encontre de Samuel Lewis, l’Ambassadeur de Ronald Reagan :

 

« -Quel genre d'expression est-ce « punir Israël » ? Sommes-nous un Etat vassal du vôtre ? Sommes-nous une république bananière ? Sommes-nous des jeunes de quatorze ans à qui, s'ils ne se comportent pas correctement, il faut taper sur les doigts ? »

 

C’était en 1981. Ariel Sharon a repris l’écho de ce discours, le 4 septembre 2001, en évoquant l’abandon de la Tchécoslovaquie par les alliés, en 1938. Binyamin Netanyahou n’est pas Begin. Obama n’a pas l’assise politique dont disposait Ronald Reagan. Ariel Sharon a échangé avec Bush le retrait de Gaza contre un engagement sécuritaire ferme en Judée-Samarie, pour la défense de Jérusalem. Barack Obama renie clairement cet accord tacite, en livrant la Vallée du Jourdain au contrôle et à la profondeur stratégique palestinienne. Il se prononce pour un démantèlement de la plupart des installations israéliennes subsistantes dans les « territoires ».

 

En tournant autour du pot des fameuses « lignes de 1967 », qui conclut un armistice, non une entente sur des « frontières sûres et reconnues » (de la résolution 242), le Président des Etats-Unis tente aussi de renouer, indirectement, avec le fameux plan de paix saoudien de 2002. Le froid glacial qui règne entre la couronne saoudienne et la Maison Blanche ne se dissipera pas, non plus, par la réouverture d’un dossier que le Royaume n’a plus loisir de traiter en priorité actuellement.

 

Ceci pour au moins deux bonnes raisons :

 

- l’armée du Roi est trop occupée à construire une digue solide au Bahreïn et dans les pays du Golfe contre l’hégémonie iranienne chi’ite.

 

- Depuis la chute de Moubarak, leur émissaire, aucun des deux Abdallah, d’Arabie Saoudite et de Jordanie, n’a la main sur Mahmoud Abbas, encore moins sur le Hamas. Leur influence respective est marginalisée.

 

Lorsque les conseillers de Benyamin Netanyahou laissent entendre qu’Obama ne capte rien des réalités du Moyen-Orient, c’est sans doute, à l’ensemble de cette nouvelle donne confrontative qu’ils pensent. La frontière du Jourdain serait soumise aux aléas de la « gestion » palestinienne, à l’heure des épreuves de force avec les foules et de la remise en cause physique des frontières d’Israël, au nord, à l’est et au Sud du pays. Tous les ingrédients d’une « troisième Intifada » permanente seraient, alors, réunis. Et point de "traité de paix" à l'horizon des prochaines années.

 

Cette fragilisation, à l’Est s’ajouterait à celle du Sinaï, depuis que de « la Nouvelle Egypte » émerge une emprise des Frères Musulmans, pères nourriciers du Hamas, sur les élections de l’automne prochain. Le mouvement terroriste bénéficie -et lui seul- de cette autre nouvelle profondeur stratégique, qui permet à l’Iran d’acheminer, par le Canal de Suez et le Soudan, les armes et financements dont le courant irrédentiste a besoin pour poursuivre la lutte.

 

L’Administration Obama promet un milliard de $ à la Tunisie et la Nouvelle Egypte pour qu’ils s’orientent plutôt vers la réforme démocratique que vers le va-tout guerrier. C’est faire fi de l’entretien d’un antisémitisme virulent, dans la presse égyptienne, notamment, depuis Nasser, que l’ère Moubarak n’a guère atténué. Actuellement, le Conseil suprême militaire se sert de cette arme pour que les Frères Musulmans continuent de négocier avec lui et reconnaissent son rôle-pivot dans l’économie et les institutions égyptiennes. S'il n'y a pas de menace de guerre, il y a moins besoin d'armée prédominante. C'est enfantin.

 

En quelques chiffres, l’économie de ce pays tourne à 50% de sa capacité et les exportations ont chuté de 40% depuis janvier. Les grèves auraient à elles seules coûté 1,1 milliard de dollars au budget. La situation est si préoccupante que le gouvernement a récemment fait parvenir une demande de prêt au FMI, d’un montant de 10 à 12 milliards de dollars. Le pays compte 84 millions d’habitants, dont la moitié vit avec moins de deux dollars par jour. L’Egypte est invitée avec la Tunisie à participer au G8 de Deauville qui se tiendra fin mai pour adopter des « plans d’actions ».


Le secteur vital du tourisme a perdu 2,27 milliards de dollars de recettes depuis le début de l’année, selon son ministre, Mounir Fakhri Abdel Nour. Les visiteurs commençaient à revenir, mais les récents affrontements entre musulmans et chrétiens au Caire ont fait à nouveau chuter les réservations. L’inflation a augmenté de 12,1% en avril, son plus haut niveau depuis mars 2010. Conséquence directe, les prix des denrées alimentaires se sont envolés.


Le FMI -dont on sait l'ex-Président soumis à ses propres pulsions- a estimé que le produit intérieur brut du pays pourrait chuter de 2,5%. Le ministre des Finances, Samir Radwan, s’est voulu confiant dans les investissements venant des pays du Golfe, en particulier, du Qatar et de l’Arabie saoudite. Il n'est pas dit que les pétromonarchies soient prêtes à consentir trop de liquidités à des révolutionnaires souhaitant les "liquider"... Khaled Ali, du Centre égyptien pour les droits économiques et sociaux, estime qu’il « faudrait avant tout revoir le budget pour relancer l’éducation, la santé, la protection sociale et augmenter les salaires. Il faut désormais donner aux travailleurs égyptiens les moyens d’une vie digne » [annonce d'une orientation "socialiste" qui a échoué partout sur la planète?].

 

Sauf si ce plan Marshall Bis prenait son essor à quelques années d’ici, on peut gager, en attendant, qu’une sous-culture antisioniste occupera les esprits et les unes des journaux télévisés, pout combler le manque à réaliser du Caire, au profit de sa propre population. Jusqu’à preuve du contraire, les milliards de dollars US offerts au Pays des Pharaons, depuis 1978, ne sont jamais venus à bout ni n’ont permis d'infléchir l’hostilité des slogans. C’est, là encore, prendre les populations arabes pour « mineures », prêtes à se détacher des idéologies mortifères contre de « l’argent de poche ». C'est aussi sous-estimer l'impact de l'avidité de foules maintenues en état de semi-famine, à l'encontre d'un pays voisin : Israël connaît une croissance exceptionnelle ; il est nouvellement riche en matières premières : gaz et pétrole. L'expérience du conflit nord et sud-coréen, même si aucun Kim Jong Il ne se profile à l'ombre des pyramides, peut servir de point de repères à la gestion de conflits à sous-entendus, à la fois, idéologiques et économiques.

 

L’autre question à un million de $ concerne le devenir de la Syrie. Rami Makhlouf, cousin d’Assad et magnat de la majeure partie de l’économie syrienne, a fait de la stabilité en Israël, l’otage de la déstabilisation du régime alaouite. Les premiers signes avant-coureurs étaient perceptibles, le 15 mai, lors de la journée dite de la « Naqba ». Il n’y a pas une seule frontière, sous l’influence directe ou non de Damas, qui n’ait pas été soumise à la pression des « manifestants » réquisitionnés par bus entiers pour pousser Tsahal à la faute, à l'intérieur de son propre territoire. La scène devrait se reproduire à échéances régulières, après la prière du vendredi, les 5 et 7 juin ou/et jusqu’en septembre, considéré comme la date fatidique d’une éventuelle « reconnaissance unilatérale » de l’Etat Palestinien. Le troc du "Printemps arabe" en "automne propalestinien unilatéral" a de beaux jours devant lui, tant que la Syrie, donc l'Iran, et sa province chi'ite libanaise craindront d'être les prochains dominos. 

 

Obama a donné à Israël l’assurance du veto traditionnel américain, contre un « coup de force » juridique palestinien à l’ONU. Mais, n’avançant pas seul et, de plus en plus aligné sur les positions européennes, il devrait laisser la bride sur le coup à ses plus proches alliés de Bruxelles et Paris pour « faire passer le message ». Ainsi s’ouvrirait une nouvelle boîte de Pandore, par laquelle l’Amérique se verrait globalement « désavouée » à force de soutien de dernier recours, pour une patrie juive devenant, peu ou prou, le « 51 ème état de l’Union ». Le chantage à l’impopularité, qui a été son principal axe de campagne contre GW Bush, repartirait alors de plus belle, dans le cadre de celle à venir en 2012.

 

Loin de mettre sous pression le seul Israël, le mandat Obama a eu, jusqu’à présent, un impact aléatoire :

 

- Les nations arabes sont  en suspension entre trois pôles de référence, sans parvenir à s’ancrer solidement à aucun :

 

- le poids croissant des Frères Musulmans, longtemps interdits de droit de cité par les pouvoirs en déclin ; le maintien d’une répression irano-syrienne constante sur le Levant ; la résilience des monarchies pétrolières sunnites, qui ne veulent s’en laisser compter par aucun des deux précédents.

 

- La Turquie, elle-même, sent que le sol est friable à ses frontières, mais attend dans l’ombre le rétablissement d’un nouvel équilibre précaire. Le moins impliqué est censé empocher les dividendes du désordre chez les autres.

 

Dans ce cadre, ce sont bien les « nouvelles frontières invisibles » qui dépendent de l'influence de chacun, pour 2012 et après, qui font l’objet réel de la « négociation » en cours. L’Etat palestinien qui se dessine, est constitué du groupe terroriste Hamas, même adoptant provisoirement profil bas et d’un Fatah sous la gouvernance de l’Egypte et de la Syrie. Les rôles sont clairs : pression terroriste et agitation des foules, pour l'un ; guerre juridique pour l'autre. Ce projet n’est jamais que le reflet de ce bras-de fer ou « choc intra-civilisation », qui n’a pas encore déversé toute sa lave effusive.

 

C’est ce que le vulcanologue amateur Barack Obama n’est, justement, pas en mesure de prédire, à ce jour, à travers ses programmes déclaratifs, purement incantatoires. A force de souffler sur les braises du "dernier petit effort" avant de parvenir à l'Etat palestinien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem pour capitale, il ne fait jamais que participer au "troc" : il fixe ainsi une borne aux désordres et un objectif aux radicaux : en finir avec les "questions de sécurité et de réciprocité" exigées, de tous temps, par la partie israélienne et la résolution 242.

 

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 09:41

Remise en ligne de cet article à la demande Jean-Christophe et Sarah

A propos par Aschkel

Les arabes devraient fêter la "Naqba juive" par Aschkel Lévy

 © 2011 www.aschkel.info

Lien de l'article http://www.aschkel.info/article-les-arabes-devraient-feter-la-naqba-juive-par-aschkel-levy-73525889.html

Naqba JuiveECOUTER ICI-copie-1

 

 Nous ne parlerons pas ici des millions de juifs exterminés sur le sol européen

 

Ici le 15 Mai, les arabes fêtent ce qu'ils appellent la "Naqba", leur catastrophe, c'est-à-dire pour eux l'indépendance d'un Etat juif et démocratique, sur la base d'un plan de partage voté par les Nations-Unies, et refusé par eux, au lendemain de l'indépendance, quatre puissantes armées se lançaient contre le nouvel état pour le détruire.

 

La Naqba arabe n'a pas eu lieu en 1948 pour les arabes mais bien avant.-

Explications >L’année 1920 porte un nom maudit dans les annales arabes, elle est appelée année de la catastrophe, « A’ma al-naqba ».

 

 

Non contents d'avoir lancés leurs hordes sanguinaires contre le nouvel état juif, commençait dans le même temps, un exode massif de près d'un million de juifs forcés de fuir leur foyers des pays arabo-musulmans.

Ces juifs ont été persécutés, internés voire exécutés. Combien de milliers de km2 de terres leur appartenant ont été saisies ou forcées d'être abandonnées? Des centaines de communautés souvent millénaires et présentes bien avant l'arrivée de l'Islam ont été purement et simplement détruites après avoir été humiliées en leur octroyant le statut de dhimmis.

Des milliards de dollars d'actifs ont été volés et spoliés.

 

Certes cette "Naqba juive" a connu un dénouement heureux : la plupart des réfugiés ont été absorbés en Israël où aujourd'hui, ils sont des citoyens libres. Aucune aide semblable à celle octroyée par l'ONU ou les nations n'a été accordée a ces malheureux fuyants, telle que celle reçue encore aujourd'hui par les descendants de ce que l'on appelle les réfugiés arabes de la guerre israélo-arabe de 48 que ces derniers ont provoqué.

Ces juifs des pays arabes, courageux et travailleurs ont aidé a bâtir, a partir de rien , ce qu'Israël est aujourd'hui.

Il serait agréable de penser qu'ils sont venus en Israël par le seul rêve sioniste, mais 95 % de ceux qui ont fui et qui sont maintenant âgés, racontent comment ils furent obligés de fuir des foules en colère, avec une valise ou rien, sinon la menace du cercueil.

 

Aujourd'hui encore, la plupart des pays arabo-musulmans ne reconnaissent pas l'Etat d'Israël, aujourd'hui encore les arabo-musulmans ne reconnaissent pas qu'ils ont vidé leurs terres de toute présence juive.

 

Non contents d'avoir éradiqué le judaïsme des terres d'Islam, ils souhaiteraient aussi éradiquer le peuple Juif de sa terre ancestrale par l'établissement d'un énième pays arabe pour un peuple dont l'identité a été créée il y a une quarantaine d'années, aidés en cela par les Occidentaux qui les soutiennent tant idéologiquement que financièrement.

 

En cette semaine du 63ème anniversaire de L'Etat d'Israël, et recevant des vœux des Obama et autres dirigeants, il serait temps que les responsabilités soient assumées pour que la paix puisse voir le jour dans cette partie du monde

Le mensonge de la Nakba

Moïse Rahmani
© primo-info., 15-05-2011

Le 14 mai 1948, l’Etat d’Israël, après près de deux millénaires, est rétabli sur une partie de sa terre historique et tend la main de la paix à ses voisins.

En réponse, le 15 mai 1948, les armées de six états arabes l’attaquent. Le Liban, la Syrie, l’Irak, la Jordanie, l’Arabie Saoudite et l'Egypte envahissent l’état hébreu. Le Yémen déclare la guerre mais n’envoie pas de troupes.

Il faut reconnaître une chose aux Palestiniens et à leurs supporters et amis : ils sont passés maîtres en désinformation, pour ne pas dire tromperies et mensonges. Ils ont bien appris la leçon nazie [NDLR : et soviétique]. Hitler ne disait-il pas : « si nous voulons remporter une victoire, nous devons activement nous servir du mensonge. Ils doivent être grands. Plus le mensonge est grand plus rapidement les gens le croiront. Quand nous remportons une victoire, personne ne nous demandera si nous avons dit la vérité ou si nous avons menti » 

Goebbels, le ministre de la propagande fasciste affirmait « qu’un mensonge répété mille fois devient une vérité.»

D’abord les Palestiniens cannibalisent le terme : Nakba, en arabe, signifie catastrophe. En hébreu, Shoah. Voilà que les Palestiniens mettent, sur le même pied, la catastrophe qui a couté la vie à six millions de Juifs et celle – mythique - qu’ils s’inventent, leur nakba.

Une catastrophe, soit dit en passant, où l’on voit un peuple passer de moins de six cent mille personnes prétendument réfugiés à près de cinq millions ! Si une catastrophe consiste à multiplier par six sa population... 

Ah ! si les Juifs avaient eu cette même catastrophe durant la Seconde Guerre mondiale et, au lieu de se retrouver avec une population juive amputée d’un tiers, l’avoir augmentée à trente millions !

Cette « Nakba » est inventée de toutes pièces. Certes, il y eut des personnes forcées de quitter leur foyer à la suite des combats. Bien qu’Israël ait supplié ses habitants arabes de rester.

Une partie quitta suite aux incitations de ses dirigeants et des gouvernants arabes qui leur promettaient un prompt retour sur tout le territoire, du Jourdain à la mer. Les sources officielles arabes à ce sujet sont nombreuses alors que, lors de la déclaration d’indépendance, David ben Gourion déclara : « Aux prises avec une brutale agression, NOUS INVITONS cependant les habitants arabes du pays à préserver les voies de la paix et à jouer leur rôle dans le développement de l'Etat sur la base d'une citoyenneté égale et complète et d'une juste représentation dans tous les organismes et les institutions de l'Etat, qu'ils soient provisoires ou permanents. 
NOUS TENDONS la main de l'amitié, de la paix et du bon voisinage à tous les Etats qui nous entourent et à leurs peuples. Nous les invitons à coopérer avec la nation juive indépendante pour le bien commun de tous. L'Etat d'Israël est prêt à contribuer au progrès de l'ensemble du Moyen Orient. »

Ce qui est sûr par contre, c’est que les leaders de pratiquement tous les états arabo-musulmans de la région mirent en pratique une politique féroce anti-juive : dépossédant, chassant ou forçant au départ, près d’un million de Juifs, entre 1948 et 1973. Un million de Juif dont la présence est bien antérieure à l’invasion arabo-musulmane du VIIè siècle. Je fais partie du lot ayant dû quitter l’Egypte.

Alors Nakba ! Permettez-moi d’en rire. Les Juifs des pays arabo-musulmans sont passés de près d’un million en 1948 à moins de quatre mille aujourd’hui. Ce sont les réfugiés du conflit israélo-arabe dont personne ne parle, dont nul ne veut parler. Ce sont les réfugiés occultés, oubliés. Les réfugiés du silence

 


Moïse Rahmani est écrivain.
Auteur entre autres de « L’exode oublié, Juifs des pays arabes » (Ed Raphael, Paris ; 2003) réédité en 2006 par Luc Pire, Bruxelles sous le titre « Réfugiés juifs des pays arabes. L’Exode oublié »


I Moïse Rahmani
© Primo, 15-05-2011
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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 14:33

Photo Israel Front line

 

A propos par Aschkel

 

 

Les Arabes devraient fêter la "Naqba juive" par Aschkel Lévy

 © 2011 www.aschkel.info

 

Naqba JuiveECOUTER ICI-copie-1

 

 Nous ne parlerons pas ici des millions de juifs exterminés sur le sol européen

 

Ici le 15 Mai, les arabes fêtent ce qu'ils appellent la "Naqba", leur catastrophe, c'est-à-dire pour eux l'indépendance d'un Etat juif et démocratique, sur la base d'un plan de partage voté par les Nations-Unies, et refusé par eux, au lendemain de l'indépendance, quatre puissantes armées se lançaient contre le nouvel état pour le détruire.

 

La Naqba arabe n'a pas eu lieu en 1948 pour les arabes mais bien avant.-

Explications >L’année 1920 porte un nom maudit dans les annales arabes, elle est appelée année de la catastrophe, « A’ma al-naqba ».

 

 

Non contents d'avoir lancés leurs hordes sanguinaires contre le nouvel état juif, commençait dans le même temps, un exode massif de près d'un million de juifs forcés de fuir leur foyers des pays arabo-musulmans.

Ces juifs ont été persécutés, internés voire exécutés. Combien de milliers de km2 de terres leur appartenant ont été saisies ou forcées d'être abandonnées? Des centaines de communautés souvent millénaires et présentes bien avant l'arrivée de l'Islam ont été purement et simplement détruites après avoir été humiliées en leur octroyant le statut de dhimmis.

Des milliards de dollars d'actifs ont été volés et spoliés.

 

Certes cette "Naqba juive" a connu un dénouement heureux : la plupart des réfugiés ont été absorbés en Israël où aujourd'hui, ils sont des citoyens libres. Aucune aide semblable à celle octroyée par l'ONU ou les nations n'a été accordée a ces malheureux fuyants, telle que celle reçue encore aujourd'hui par les descendants de ce que l'on appelle les réfugiés arabes de la guerre israélo-arabe de 48 que ces derniers ont provoqué.

Ces juifs des pays arabes, courageux et travailleurs ont aidé a bâtir, a partir de rien , ce qu'Israël est aujourd'hui.

Il serait agréable de penser qu'ils sont venus en Israël par le seul rêve sioniste, mais 95 % de ceux qui ont fui et qui sont maintenant âgés, racontent comment ils furent obligés de fuir des foules en colère, avec une valise ou rien, sinon la menace du cercueil.

 

Aujourd'hui encore, la plupart des pays arabo-musulmans ne reconnaissent pas l'Etat d'Israël, aujourd'hui encore les arabo-musulmans ne reconnaissent pas qu'ils ont vidé leurs terres de toute présence juive.

 

Non contents d'avoir éradiqué le judaïsme des terres d'Islam, ils souhaiteraient aussi éradiquer le peuple Juif de sa terre ancestrale par l'établissement d'un énième pays arabe pour un peuple dont l'identité a été créée il y a une quarantaine d'années, aidés en cela par les Occidentaux qui les soutiennent tant idéologiquement que financièrement.

 

En ce jour du 63ème anniversaire de L'Etat d'Israël, et recevant des vœux des Obama et autres dirigeants, il serait temps que les responsabilités soient assumées pour que la paix puisse voir le jour dans cette partie du monde

 

 

 

 


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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 23:25

 

 

 

ECOUTER ICI-copie-1
un vocal inmanquable d'Aschkel

 

 

D. Cameron et N.Sarkozy ont-ils capté les messages d’I. Haniyeh et de B.Netanyahou ?

 

 

Par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 

Cette semaine, s’est produite une interférence majeure dans le long fleuve tranquille de la communication diplomatique :

 

à deux jours de signer l’accord de réconciliation avec l’OLP, Ismaïl Haniyeh s’est lâché et présenté au monde sous son vrai visage. Décontenancé par l’élimination ciblée du terroriste n°1 sur la planète, il a bredouillé que l’Amérique, et non Israël, était sa véritable cible et rendu un hommage appuyé au « Cheikh Ben Laden », le salaud le plus tendance et le plus « romantique » de ces dix dernières années. 48 heures plus tard, au Caire, il devait réjouir le cœur des groupies de « l’Etat palestinien », en reprenant une contenance plus « modérée » pour serrer la main de son homologue de Ramallah.

 

Le hiatus sème le trouble qu’on s’évertue à dissiper : la réunification des deux branches de la « lutte » palestinienne » est indispensable à soutenir l’idée d’un peuple, d’une nation, sans lesquels il ne saurait exister d’Etat. L’aveu du chef du Hamas à Gaza rappelle à qui voudrait bien l’entendre, que son mouvement n’est pas seulement un groupe islamo-nationaliste, mais partie intégrante d’un Jihad global dont Al Qaeda représente le fer de lance le plus hardi et le plus avancé. Ses alliés sont les Shabab somaliens qui empêchent depuis 10 ans l’émergence d’un ordre et de règles à Mogadishio, le Lashkar-e-Taïba pakistanais au Cachemire, qui a perpétré des attentats complexes à Mumbaï, et bien d’autres groupes en Tchétchénie, Bosnie, Indonésie,… partout où s’est affirmé une présence musulmane. Osama Ben Laden s’est ingénié à représenter l’objectif mondial de toutes ces aspirations en allant droit au but, trop loin, trop vite. Israël, dans cette configuration, n’est jamais considéré que comme l’antithèse de cette domination fantasmée du Qalifat mondial, le contre-exemple et le poste avancé de cet Occident honni.

 

Si on veut bien remonter au fondateur d’al Qaeda, on retrouve l’origine commune à cette nébuleuse et au Hamas : les medias, pressés d’oublier le cauchemar des Twin Towers, attribuent, désormais, la paternité du Jihad global à Ben Laden et l’affaire est « réglée » à peu de frais. 4 hélicoptères et quelques navy seals au-dessus d’Abbottabad suffisent à clore le chapitre. En réalité, le père d’al Qaeda est un Palestinien, Abdullah Azzam, disparu dans des conditions troubles, à Peshawar, en 1989, en rupture de ban avec l’OLP, qu’il jugeait, déjà, corrompu. Abdallah Azzam appartenait à la secte des Frères musulmans (Lire: Origine des Frères Musulmans) Il enseignait la théologie islamique en Arabie Saoudite. Dans les années 70, il a été le professeur d'Oussama Ben Laden qui s'est attaché à lui (voir "La guerre infernale "). Abdallah Azzam avait créé un centre pour recevoir les islamistes arabes qui venaient au Pakistan, à Peshawar. Certains d'entre eux partaient ensuite pour combattre en Afghanistan. Ni, donc, les Frères Musulmans d’Egypte, encore moins I. Haniyeh n’ont pu renier leur origine et leur raison d’être, dans la mort de leur figure de proue, Ben Laden. Tout ce qui change, c’est la méthode et l’agenda qu’on se donne pour parvenir aux mêmes fins.

 

al qaeda hamas meme objectif-copie-1

 

L’OLP, jusqu’à présent, est le fruit de l’islamo-nationalisme arabe ou nassérisme authentique. Hier encore, sous la coupe de l’Egypte militariste, mais vaincue de Sadate et Moubarak, de la Jordanie à la poigne de fer « modérée », des influences syriennes et saoudiennes, l’organisation pouvait se prêter au jeu des « négociations » avec Israël, tout en restant dans l’ambiguïté, à chaque moment-clé où une résolution définitive risque de poindre à l’horizon.  

 

 Le processus engagé en 1993 frise l’autisme depuis le refus marqué par M. Abbas de reprendre les négociations avec Israël.

 

L’obstination palestinienne ne date nullement de l’élection d’un gouvernement d’union à droite à Jérusalem, mais bien d’Annapolis, le 27 novembre 2007, autour du généreux plan Olmert. Plus loin, dans le temps, l’Autorité de Ramallah n’a jamais répondu aux propositions ni d’E. Barak, ni de Bill Clinton, par une contre-proposition aux fameux « paramètres Clinton ». En d’autres termes, les délégations palestiniennes ont mené des pourparlers, des approches, mais n’ont, jusqu’à présent, jamais négocié aucun des fondamentaux de la paix qui remettrait en cause leur lutte. A preuve, c’est parce que leurs chartes, jamais modifiées, restent foncièrement compatibles que Fatah et Hamas peuvent décider d’arrêter de s’entretuer pour redéfinir ensemble qui est « l’ennemi ».

 

Un groupe de chercheurs, issus des milieux chrétiens non-évangélistes américains, « les Chrétiens pour un témoignage équitable sur le Moyen-Orient » (http://www.christianfairwitness.com/ ) revient sur les « vraies-fausses révélations d’Al Jazeera », ou « Papiers Palestiniens », ou encore « Palileaks » de janvier 2011. Il démontre qu’Al Jazeera, par goût du sensationalisme, a largement menti et biaisé les conclusions réelles qu’on est en droit de tirer de ces trois moments forts :

 

-   la position de l’équipe de négociation palestinienne sur les Réfugiés n’a pas varié d’un pouce au cours du temps : aucune concession majeure n’est jamais intervenue de sa part et elle souhaite que le droit de « retour » en Israël soit révisable au fur et à mesure de l’arrivée de millions de ces bénéficiaires d’un statut aussi élastique.

 

-   Il n’y a jamais eu de contre-proposition « généreuse » d’Erekat, Abbas ou quiconque, aux Paramètres Clinton de décembre 2000

 

-   Les conseillers de Mahmoud Abbas ont insisté pour qu’il ne fasse aucune contre-proposition à l’offre d’Ehud Olmert, à Annapolis, en 2007. Le « scandale » Al Jazeera repose entièrement sur l’illusion que des « concessions » allant très loin aient été formulées par l’équipe à l’époque. Le conseil tenait en quelques mots : il fallait attendre la chute électorale du camp républicain de GW Bush à Washington pour que la pression se desserre.

 

Tous ces objectifs de maintien d’une chimère de « négociations » ont été atteints par le Fatah. Et Obama, l’Europe, en faisant pression sur Israël, ont donné entière satisfaction aux illusionnistes. Hormis la guerre fratricide de 2007, Fatah et Hamas n’ont, fondamentalement rien à se reprocher mutuellement. Chacun a parfaitement joué son rôle dans la division des tâches : continuation du Jihad et vernis d’une légitimité internationale. Ils peuvent donc signer.

 

Benyamin Netanyahou s’est rendu à Londres et Paris, ce jeudi 5 mai, lendemain de « l’accord » pour tenter de soulever un coin du voile sur les perspectives qu’il inaugure. L’aveu d’Ismaïl Haniyeh tombait à pic, pour clarifier plusieurs points :

 

- L’influence croissante et décisive des Frères Musulmans, pères du Hamas et d’al Qaeda, sur la future politique égyptienne initie une révision régressive de tous les traités entre les deux pays.

 

- Cela commence par la rupture des accords gaziers, assortie d’explosions répétitives du gazoduc et de procès pour « corruption » du camp Moubarak.

 

- Qu’à cela ne tienne : le Ministre qatari de l’industrie, Hassan Abdullah Fakhro a proposé à Israël une fourniture illimitée de gaz à des prix défiant toute concurrence.

 

- L’autre point-clé, c’est la fin du blocus égyptien de Rafah, permettant le transfert d’armes et les déplacements d’hommes civils et paramilitaires, sans encombre des deux côtés de la frontière.

 

Résumons-nous : ce sont les restes du nationalisme étatique arabe qui sont en train de se disperser dans les sables, à partir de la « révolution » de la place Tahrir. La réconciliation Hamas-Fatah est surtout l’enfant « illégitime » de celle entre le Caire et Téhéran. La Syrie, de son côté, est affaiblie par le soulèvement contre Assad, mais peut le réprimer et massacrer en toute impunité, pendant que l’Occident est occupé ailleurs. L’OLP conserve de faibles appuis qui l’incitent à être conciliant envers les nouveaux maîtres égyptiens.

 

La question subsidiaire reste de savoir si les diplomaties européennes sont capables de déchiffrer les risques pour la région. Cameron et Sarkozy, finalement, vont-ils poursuivre leur discours en forme d’injonction paradoxale contre Israël : « Trouvez les moyens de négocier quand même avec des gens qui ne veulent négocier à aucun prix…, sinon nous reconnaissons unilatéralement l’état palestinien codirigé avec les terroristes » ?

 

Ou sont-ils suffisamment préoccupés des conséquences de leur assassinat de toute diplomatie, une fois ce diktat transformé en réalité sur le terrain ?


L’élimination de Ben Laden a, provisoirement, suspendu le train de pressions et le discours de chantage contre Jérusalem et les intérêts bien compris américains et européens dans la région. Emerge faiblement de ces entretiens au sommet que Sarkozy aurait admis du bout des lèvres la reconnaissance d’Israël par le futur gouvernement palestinien comme condition importante de la résolution du conflit.

 

Les poignées de mains amicales sont faites pour être trahies. Israël vient de bénéficier d’un sursis sous forme de « wait and see ». En réalité, N. Sarkozy dispose de peu d’arguments de campagne pour sa réélection. Il a marqué des points en incarnant un leadership en Europe, partenaire critique de l’Amérique en plein désarroi. Il partage le même objectif de moyen-terme qu’Obama : obtenir coûte-que-coûte une résolution, quel qu’en soit le prix pour les parties prenantes. L’Europe est, ainsi, entraînée à reconnaître un état semi-terroriste, négation de l’état de droit et aligné sur l’axe irano-égypto-syrien contre elle-même. Cette politique d’apaisement prépare les guerres futures et ne résout rien. Paris propose une conférence (http://www.lefigaro.fr/international/2011/05/05/01003), en juin, lors de la réunion des principaux donnateurs à l'Autorité palestinienne, pour aplanir encore le risque de cette reconnaissance unilatérale débouchant sur le chaos. 

 

La mort de Ben Laden est une bonne nouvelle, mais reste l’arbre qui cache la forêt des ententes à la marge, de Washington, Londres et Paris avec les Frères Musulmans, simulant la modération. Il n’y a que si l’Europe comprend qu’elle n’est pas quitte de retours de flammes, lorsqu’elle lie les mains de Netanyahou, qui pourra influer sur les attitudes de ses principaux dirigeants. Il n’y a pas, à cette heure, parmi ces gestionnaires, le moindre visionnaire capable de se projeter le jour d’après. Un homme averti en vaut deux, Bibnet a donc rencontré 4 dirigeants. Laquelle de ces double-faces  lui a t-il prêté une oreille distraite?

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 10:34

 

 


ECOUTER ICI-copie-1
un vocal inmanquable d'Aschkel

 

 

D. Cameron et N.Sarkozy ont-ils capté les messages d’I. Haniyeh et de B.Netanyahou ?

 

 

Par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 

Cette semaine, s’est produite une interférence majeure dans le long fleuve tranquille de la communication diplomatique :

 

à deux jours de signer l’accord de réconciliation avec l’OLP, Ismaïl Haniyeh s’est lâché et présenté au monde sous son vrai visage. Décontenancé par l’élimination ciblée du terroriste n°1 sur la planète, il a bredouillé que l’Amérique, et non Israël, était sa véritable cible et rendu un hommage appuyé au « Cheikh Ben Laden », le salaud le plus tendance et le plus « romantique » de ces dix dernières années. 48 heures plus tard, au Caire, il devait réjouir le cœur des groupies de « l’Etat palestinien », en reprenant une contenance plus « modérée » pour serrer la main de son homologue de Ramallah.

 

Le hiatus sème le trouble qu’on s’évertue à dissiper : la réunification des deux branches de la « lutte » palestinienne » est indispensable à soutenir l’idée d’un peuple, d’une nation, sans lesquels il ne saurait exister d’Etat. L’aveu du chef du Hamas à Gaza rappelle à qui voudrait bien l’entendre, que son mouvement n’est pas seulement un groupe islamo-nationaliste, mais partie intégrante d’un Jihad global dont Al Qaeda représente le fer de lance le plus hardi et le plus avancé. Ses alliés sont les Shabab somaliens qui empêchent depuis 10 ans l’émergence d’un ordre et de règles à Mogadishio, le Lashkar-e-Taïba pakistanais au Cachemire, qui a perpétré des attentats complexes à Mumbaï, et bien d’autres groupes en Tchétchénie, Bosnie, Indonésie,… partout où s’est affirmé une présence musulmane. Osama Ben Laden s’est ingénié à représenter l’objectif mondial de toutes ces aspirations en allant droit au but, trop loin, trop vite. Israël, dans cette configuration, n’est jamais considéré que comme l’antithèse de cette domination fantasmée du Qalifat mondial, le contre-exemple et le poste avancé de cet Occident honni.

 

Si on veut bien remonter au fondateur d’al Qaeda, on retrouve l’origine commune à cette nébuleuse et au Hamas : les medias, pressés d’oublier le cauchemar des Twin Towers, attribuent, désormais, la paternité du Jihad global à Ben Laden et l’affaire est « réglée » à peu de frais. 4 hélicoptères et quelques navy seals au-dessus d’Abbottabad suffisent à clore le chapitre. En réalité, le père d’al Qaeda est un Palestinien, Abdullah Azzam, disparu dans des conditions troubles, à Peshawar, en 1989, en rupture de ban avec l’OLP, qu’il jugeait, déjà, corrompu. Abdallah Azzam appartenait à la secte des Frères musulmans (Lire: Origine des Frères Musulmans) Il enseignait la théologie islamique en Arabie Saoudite. Dans les années 70, il a été le professeur d'Oussama Ben Laden qui s'est attaché à lui (voir "La guerre infernale "). Abdallah Azzam avait créé un centre pour recevoir les islamistes arabes qui venaient au Pakistan, à Peshawar. Certains d'entre eux partaient ensuite pour combattre en Afghanistan. Ni, donc, les Frères Musulmans d’Egypte, encore moins I. Haniyeh n’ont pu renier leur origine et leur raison d’être, dans la mort de leur figure de proue, Ben Laden. Tout ce qui change, c’est la méthode et l’agenda qu’on se donne pour parvenir aux mêmes fins.

 

al qaeda hamas meme objectif-copie-1

 

L’OLP, jusqu’à présent, est le fruit de l’islamo-nationalisme arabe ou nassérisme authentique. Hier encore, sous la coupe de l’Egypte militariste, mais vaincue de Sadate et Moubarak, de la Jordanie à la poigne de fer « modérée », des influences syriennes et saoudiennes, l’organisation pouvait se prêter au jeu des « négociations » avec Israël, tout en restant dans l’ambiguïté, à chaque moment-clé où une résolution définitive risque de poindre à l’horizon.  

 

 Le processus engagé en 1993 frise l’autisme depuis le refus marqué par M. Abbas de reprendre les négociations avec Israël.

 

L’obstination palestinienne ne date nullement de l’élection d’un gouvernement d’union à droite à Jérusalem, mais bien d’Annapolis, le 27 novembre 2007, autour du généreux plan Olmert. Plus loin, dans le temps, l’Autorité de Ramallah n’a jamais répondu aux propositions ni d’E. Barak, ni de Bill Clinton, par une contre-proposition aux fameux « paramètres Clinton ». En d’autres termes, les délégations palestiniennes ont mené des pourparlers, des approches, mais n’ont, jusqu’à présent, jamais négocié aucun des fondamentaux de la paix qui remettrait en cause leur lutte. A preuve, c’est parce que leurs chartes, jamais modifiées, restent foncièrement compatibles que Fatah et Hamas peuvent décider d’arrêter de s’entretuer pour redéfinir ensemble qui est « l’ennemi ».

 

Un groupe de chercheurs, issus des milieux chrétiens non-évangélistes américains, « les Chrétiens pour un témoignage équitable sur le Moyen-Orient » (http://www.christianfairwitness.com/ ) revient sur les « vraies-fausses révélations d’Al Jazeera », ou « Papiers Palestiniens », ou encore « Palileaks » de janvier 2011. Il démontre qu’Al Jazeera, par goût du sensationalisme, a largement menti et biaisé les conclusions réelles qu’on est en droit de tirer de ces trois moments forts :

 

-   la position de l’équipe de négociation palestinienne sur les Réfugiés n’a pas varié d’un pouce au cours du temps : aucune concession majeure n’est jamais intervenue de sa part et elle souhaite que le droit de « retour » en Israël soit révisable au fur et à mesure de l’arrivée de millions de ces bénéficiaires d’un statut aussi élastique.

 

-   Il n’y a jamais eu de contre-proposition « généreuse » d’Erekat, Abbas ou quiconque, aux Paramètres Clinton de décembre 2000

 

-   Les conseillers de Mahmoud Abbas ont insisté pour qu’il ne fasse aucune contre-proposition à l’offre d’Ehud Olmert, à Annapolis, en 2007. Le « scandale » Al Jazeera repose entièrement sur l’illusion que des « concessions » allant très loin aient été formulées par l’équipe à l’époque. Le conseil tenait en quelques mots : il fallait attendre la chute électorale du camp républicain de GW Bush à Washington pour que la pression se desserre.

 

Tous ces objectifs de maintien d’une chimère de « négociations » ont été atteints par le Fatah. Et Obama, l’Europe, en faisant pression sur Israël, ont donné entière satisfaction aux illusionnistes. Hormis la guerre fratricide de 2007, Fatah et Hamas n’ont, fondamentalement rien à se reprocher mutuellement. Chacun a parfaitement joué son rôle dans la division des tâches : continuation du Jihad et vernis d’une légitimité internationale. Ils peuvent donc signer.

 

Benyamin Netanyahou s’est rendu à Londres et Paris, ce jeudi 5 mai, lendemain de « l’accord » pour tenter de soulever un coin du voile sur les perspectives qu’il inaugure. L’aveu d’Ismaïl Haniyeh tombait à pic, pour clarifier plusieurs points :

 

- L’influence croissante et décisive des Frères Musulmans, pères du Hamas et d’al Qaeda, sur la future politique égyptienne initie une révision régressive de tous les traités entre les deux pays.

 

- Cela commence par la rupture des accords gaziers, assortie d’explosions répétitives du gazoduc et de procès pour « corruption » du camp Moubarak.

 

- Qu’à cela ne tienne : le Ministre qatari de l’industrie, Hassan Abdullah Fakhro a proposé à Israël une fourniture illimitée de gaz à des prix défiant toute concurrence.

 

- L’autre point-clé, c’est la fin du blocus égyptien de Rafah, permettant le transfert d’armes et les déplacements d’hommes civils et paramilitaires, sans encombre des deux côtés de la frontière.

 

Résumons-nous : ce sont les restes du nationalisme étatique arabe qui sont en train de se disperser dans les sables, à partir de la « révolution » de la place Tahrir. La réconciliation Hamas-Fatah est surtout l’enfant « illégitime » de celle entre le Caire et Téhéran. La Syrie, de son côté, est affaiblie par le soulèvement contre Assad, mais peut le réprimer et massacrer en toute impunité, pendant que l’Occident est occupé ailleurs. L’OLP conserve de faibles appuis qui l’incitent à être conciliant envers les nouveaux maîtres égyptiens.

 

La question subsidiaire reste de savoir si les diplomaties européennes sont capables de déchiffrer les risques pour la région. Cameron et Sarkozy, finalement, vont-ils poursuivre leur discours en forme d’injonction paradoxale contre Israël : « Trouvez les moyens de négocier quand même avec des gens qui ne veulent négocier à aucun prix…, sinon nous reconnaissons unilatéralement l’état palestinien codirigé avec les terroristes » ?

 

Ou sont-ils suffisamment préoccupés des conséquences de leur assassinat de toute diplomatie, une fois ce diktat transformé en réalité sur le terrain ?


L’élimination de Ben Laden a, provisoirement, suspendu le train de pressions et le discours de chantage contre Jérusalem et les intérêts bien compris américains et européens dans la région. Emerge faiblement de ces entretiens au sommet que Sarkozy aurait admis du bout des lèvres la reconnaissance d’Israël par le futur gouvernement palestinien comme condition importante de la résolution du conflit.

 

Les poignées de mains amicales sont faites pour être trahies. Israël vient de bénéficier d’un sursis sous forme de « wait and see ». En réalité, N. Sarkozy dispose de peu d’arguments de campagne pour sa réélection. Il a marqué des points en incarnant un leadership en Europe, partenaire critique de l’Amérique en plein désarroi. Il partage le même objectif de moyen-terme qu’Obama : obtenir coûte-que-coûte une résolution, quel qu’en soit le prix pour les parties prenantes. L’Europe est, ainsi, entraînée à reconnaître un état semi-terroriste, négation de l’état de droit et aligné sur l’axe irano-égypto-syrien contre elle-même. Cette politique d’apaisement prépare les guerres futures et ne résout rien. Paris propose une conférence (http://www.lefigaro.fr/international/2011/05/05/01003), en juin, lors de la réunion des principaux donnateurs à l'Autorité palestinienne, pour aplanir encore le risque de cette reconnaissance unilatérale débouchant sur le chaos. 

 

La mort de Ben Laden est une bonne nouvelle, mais reste l’arbre qui cache la forêt des ententes à la marge, de Washington, Londres et Paris avec les Frères Musulmans, simulant la modération. Il n’y a que si l’Europe comprend qu’elle n’est pas quitte de retours de flammes, lorsqu’elle lie les mains de Netanyahou, qui pourra influer sur les attitudes de ses principaux dirigeants. Il n’y a pas, à cette heure, parmi ces gestionnaires, le moindre visionnaire capable de se projeter le jour d’après. Un homme averti en vaut deux, Bibnet a donc rencontré 4 dirigeants. Laquelle de ces double-faces  lui a t-il prêté une oreille distraite?

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 15:15

 

Les traités et processus de paix avec l’Egypte et Mazen ont franchi le point de non-retour au Caire.

 

ECOUTER ICI-copie-1

 

 

 

Par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 

 

L’accord initial entre Abu Mazen (qui reprend son nom de guerre) et le Hamas de Mazouk, Meshaal et Haniyeh, a pris Américains et Israéliens par surprise, hier, au Caire, en présence des nouveaux dirigeants antisionistes de la « nouvelle Egypte » présumée « post-islamiste ».

 

Malgré ou à cause de la chute probable du régime syrien d’Assad, à plus ou moins long terme, c’est l’Iran qui se positionne en grand vainqueur de ce virage stratégique dramatique découlant du vent de révoltes dans les pays arabes. Le rôle des chancelleries européennes et américaines soufflant sur les braises d’un « islamisme à visage humain » à la turque, en Tunisie, Libye et, surtout, en Egypte, signe l’aveuglement complet du « Quartette », cramponné à ses mirages du « processus de paix ». Prenant la mesure de la déroute syrienne, mais surtout, du soutien inconditionnel du nouveau gouvernement au Caire, le Hamas se prépare à évincer l’OLP du pouvoir au sein de l’Autorité Palestinienne et à conquérir la Judée-Samarie, au grand dam de Jérusalem et de Washington.

 

Benyamin Netanyahou a eu beau insisté auprès d’Abbas sur sa faiblesse face au groupe terroriste de Gaza, celui-ci, poussé par le rêve d’une reconnaissance unilatérale à l’ONU que ne cesse de lui faire miroiter, notamment, le Quai d’Orsay, pivot de l’Europe, a préféré sauter à pieds joints dans le nouveau train Le Caire-Gaza. Il lui fallait, à tout prix, avant septembre, apparaître, à la tribune, comme le dirigeant, même factice, d’un peuple réunifié pour obtenir, plutôt une reconnaissance symbolique qu’organiser des institutions solides et durables, dans le respect des accords passés. Khaled Meshaal a, quant à lui, surtout besoin d’une nouvelle adresse postale, en phase avec les insurrections populaires et de se démarquer, in extrémis du « Damassacreur » et « tueur en Syrie », son hébergeur patenté Bachar al-Assad.

 

L’illusion a été totale, alors que Bibi Netanyahou passait un accord secret avec Ankara, afin que la Turquie repousse la date de la prochaine flottille vers Gaza. D’autre part, Abu Marzouk, du Hamas, a laissé filtrer, à partir du 14 avril, l’existence d’un nouveau cycle de négociations sur le sort du soldat kidnappé, Guilad Shalit. La Turquie, là encore, espérait affirmer son rôle régional en étant instrumental dans cette médiation. Alors que ces tractations se déroulaient en secret, sous couvert des révoltes arabes, Mahmoud Abbas et Nabil Alaraby le nouveau Ministre égyptien des Affaires étrangères, s’ingéniaient à concevoir une nouvelle voie pour faire dérailler cette initiative américano-israélo-turque et conserver la mainmise sur tout futur développement.

 

Pour y parvenir, Abbas a dû lâcher des concessions majeures : si cet accord avec le Hamas parvient à son terme, sa position dominante et celle du Fatah apparaissent fort compromises, sans faire mention des intérêts sécuritaires même d’Israël.

 

La première mesure a été d’établir un Conseil Suprême de la Sécurité, conjoint au Hamas terroriste et au Fatah. Celui-ci passera donc outre la supervision américaine de longue haleine menée par le Général Dayton et offrira clé-en-main des blindés et des savoir-faire américains au Hamas, et par conséquent, à l’Iran qui le dirige. Toutes les opérations israélo-palestiniennes seront suspendues et éventées, au profit de la sophistication des tactiques terroristes, parfaitement débriefées sur les techniques de contre-insurrection mises au point au fil des années.

 

Un échange complet de tous les prisonniers des deux groupes permettra aux cerveaux du Hamas encore sous bonne garde de laisser libre cours à leurs talents mortifères. Cette mesure compromet gravement la résistance même de Netanyahou à ne pas céder aux exigences du Hamas de libérer tous les prisonniers ayant du sang sur les mains en échange de Guilad Shalit.

 

Des élections législatives et présidentielles devraient alors se tenir dans l’année, réduisant le rôle d’Abbas, assis sur un siège éjectable, et de son Fatah, ne représentant plus que l’arrière-garde ankylosée, face à l’instinct prédateur des « jeunes turcs » du Hamas, partie intégrante du nouvel « OLP ». Comme tout accord avec Israël ne concerne que cette structure en phase terminale, tout processus ou traité de paix, y compris avec la « Nouvelle Egypte » des Frères Musulmans, parrains du Hamas, pourra s’éteindre de sa belle mort : comme la confrérie aura veto au Caire sur tout ce qui concerne ces arrangements passés depuis 1979, ainsi leur agent intérimaire Alaraby a-t-il favorisé le dessin du futur combat pour « la libération d’al Qods » dans l’intérêt de ses épigones de Gaza. Salam Fayyad, mascotte de la Maison Blanche et de Bruxelles, qui fait semblant de se réjouir, sera de la première charrette.

 

Ni Jérusalem, Washington, encore moins Ankara ou Bruxelles n’ont pris la mesure de leur exclusion de fait des processus de réchauffement des hostilités en cours. Ils n’ont fait preuve que de leur excès de confiance en soi, de la médiocrité et de leur incapacité à prévoir la moindre issue aux évènements en surchauffe, et de la faiblesse d'analyse des renseignements dont ils disposent sur la situation de dépendance majeure de tout pouvoir palestinien à l’égard de ce qui se passe au Caire.

 

Le tandem Juppé-Sarkozy, leurs homologues féminines Clinton et Ashton, et autres grands « protecteurs de la paix dans le monde et de la liberté des peuples », ne pourront qu’assister, pantois et déconfits, aux embrassades obscènes de Khaled Meshaal, - en lieu et place d’Ahmadinedjad,- et de Mahmoud Abbas, l’éternel « modéré » des Européens, sous la houlette de Nabil Alaraby, nouveau joker « post-islamiste » de l’Administration Obama.

 

Une telle brochette d’idiots utiles et de ravis, prêts à succomber à tous les franchissements de ligne rouge, mérite bien une photo pour la postérité. Elle ne déparerait pas, au Panthéon, avec celles de Daladier et Chamberlain ménageant le Grand Chancelier à Munich, en 1938.

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 13:59

 

 

 

 

Abbas en homme de paille du Hamas à l’ONU, ou l’opium des peuples du « printemps arabe ».

 

 

Par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele - 


 

La pression de l’Europe sur Israël et son intermédiaire, les Etats-Unis, s’est accentuée, par la déclaration du représentant français devant le Conseil de Sécurité de l’ONU, jeudi 21 avril. Celui-ci, flanqué de la Grande-Bretagne, adjointe à l’enlisement dans le ciel libyen, soutient que « La France envisage, avec ses partenaires européens, de reconnaître l’état palestinien », en septembre prochain.

 

L’émissaire britannique a, quand même, eu un mot pour dire que son pays se réservait le droit d’examiner les conditions de cette reconnaissance ou non, « à ce moment-là ». Quant aux autres, pourtant si attentifs aux fameuses « pré-conditions palestiniennes », peu leur chaut qu’elles soient réunies : seul compte que la fiction palestinienne obtienne enfin un statut officiel.

 

Pour peu qu’on s’intéresse aux faits, non à l’art de prendre ses « désirs pour des réalités », rien indique, - bien au contraire-, que l’environnement régional comme la situation propre à l’entité en question soient favorables à une avancée majeure sur le terrain.

 

Les relations palestino-israéliennes sont au point mort, depuis qu’Abbas a fait valoir cette fameuse « pré-condition » sans validité, puisque tous les sujets au cœur du conflit doivent être traités dans un cadre négocié, y compris celui des implantations.

 

Surtout, le contexte des révoltes arabes n’assure aucune stabilité qui garantisse même que les accords déjà passés avec Israël soient respectés à l’avenir. Cette question concerne essentiellement les nouveaux dirigeants égyptiens ou aspirants à l’être comme Amr Moussa, qui les a déclarés « expirés ».

 

Quant à la Jordanie, l’Iran a entrepris, par  l’envoi de son émissaire Esfandiar Rahim Mashaei, en décembre, de persuader les pays de la région qu’Israël et les Etats-Unis projettent de la diviser pour en offrir une partie aux Palestiniens. Les manifestations organisées par les Frères Musulmans ne menacent pas encore, comme ailleurs, de renverser le Roi, mais aucune option de long terme n’est exclue.

 

Le troisième point chaud, si l’on met de côté l’influence croissante de l’Iran au Bahrein, découle des incertitudes qui pèsent sur le maintien de Bachar al Assad au pouvoir à Damas.

 

Le tableau actuel de la diplomatie mondiale correspond à une inversion des valeurs et priorités en termes de sécurité régionale, premier point-clé dont le reste dépend.

 

Le deuxième point consiste à nier le fait, pourtant, indéniable, qu’hormis un rapprochement de façade, aucune cohésion n’est à l'horizon entre Fatah et Hamas. Abbas ne se rend pas à Gaza et Haniyeh fait tout son possible (lancer des missiles) pour qu'il reste chez lui. Mon bras droit ignore ce que fait mon bras gauche. Qui peut faire croire au mirage d'un état établi dans ces conditions? 

 

Ce problème, consistant à "sauver les apparences", tracasse bien plus Ramallah que les chancelleries d’Occident. Mais tout porte à croire que, tandis que le Fatah mime le rapprochement, le Hamas attende au coin du bois que son rival s’effondre, par manque de crédit moral et financier, ou de punch militaire et policier.

 

De fait, chacun des camps fratricides palestiniens joue son destin à la roulette, l’un à l’ONU, l’autre selon les humeurs de la « rue arabe », du Caire et de Damas, principalement.

 

Le Hamas tire son épingle du jeu à la faveur de la montée en puissance des Frères Musulmans en Egypte.  Mais la tendance risque t-elle de s’inverser si le régime syrien, son précédent soutien, tombe ? Dans l’expectative et l’impossibilité de voir venir le coup d’après, le bon sens élémentaire commanderait de ne préjuger de rien. Même si on peut discuter de tout, quoi que, précisément, Abbas s’y refuse, et ainsi de suite, comme dans l’histoire du chevreau (chant de Pessah).

 

 La soudaine assurance du Hamas provient surtout des chèques en blanc signés par les Occidentaux à sa maison-mère : les Frères Musulmans. L’Occident n’est pas bégueule et s’adapte absolument à tout… même au pire :

 

le chef du renseignement US, James Clapper a déclamé, sûr de son fait, que les ‘Frères Musulmans’ sont… .un mouvement majoritairement laïc »!! Plus tard, Alain Juppé, en homme providentiel du Quai d’Orsay dans la tourmente des compromissions passées, trouve qu’il faut « approfondir et éclaircir » la connaissance que l’on a de ce mouvement obscurantiste. L’UMP, Valérie Hoffenberg et lui-même, reçoivent des « islamistes modérés » du mouvement El Wasat -groupe dissident des "Frères"- pour les former à la démocratie, du moment qu’ils ne « mettent pas en cause, les traités avec Israël ». Or, le chef de ce mouvement a dit peu de temps auparavant, son admiration de l’Iran des Mollahs, « véritable amie de l’Egypte ». Qui, dans le monde, remet en cause les traités, et l’existence même d’Israël, plus que Téhéran, en voie de produire ses premières bombes atomiques ?

 

La Diplomatie aime faire prendre des vessies pour des lanternes et rien tant que de marcher sur la tête.

 

Longtemps (bien avant le début du processus d’Oslo), la seule solution pour la paix et la stabilité au Moyen-Orient est apparue, dans le narratif des diplomaties occidentales, dépendre essentiellement de celles que réaliserait un accord entre Palestiniens et Israéliens. Des dizaines d’experts auto-proclamés ont enfoncé ce discours dans l’esprit des opinions publiques à coups de démonstrations asymétriques de l’éternel combat du présumé « fort- donc coupable- contre le faible –donc victime- ». L’idéal étant qu’un enfant meurt ou soit donné pour tel, du moment qu’il ne soit pas Juif. La diplomatie n’a que faire de s’apitoyer sur la dépouille des bébés-« colons » égorgés à Itamar ou ailleurs.

 

Voilà que le 17 décembre 2010, un petit marchand tunisien ambulant, Mohammed Bouazizi s’immole par le feu et fait, à lui seul, basculer le sens de l’histoire dans cette partie du monde. 

Tout à coup, le discours des experts est saturé par l’image des foules qui réclament leurs droits, la fin de l’ère des dictateurs. Tout un chacun découvre que rares, sinon inexistants, sont les slogans qui fassent du conflit palestino-israélien leur cheval de bataille. 

 

Les diplomates courent après le train du « printemps arabe ». Dans la précipitation, il faut trouver des palliatifs pour figurer, sinon du côté de ceux qui auraient « tout prévu », du moins, de celui des mouvements en cours.

 

C’est, semble t-il, cet effet d’aubaine qui est à l’œuvre avec l’occasion offerte aux Occidentaux par l’insurrection libyenne : la France, mise en cause en Tunisie ou ailleurs, saisit la balle au bond et mène la cavalerie au combat depuis les cieux, pour une nouvelle « drôle de guerre », tout à l’indécision pour seul étendard. On s’enlise dans l’espace aérien, par crainte du « bourbier » consistant à reprendre pied sur terre…

 

Les Palestiniens sont, surtout, inquiets de se voir voler la vedette de « l’injustice suprême » qu’incarnait, jusqu’à présent, leur cause et cherchent à tout prix à se faire exister. Mais les buts de l'opération ou le "projet de société" ne sont pas clairs, c'est le moins qu'on puisse dire!. Ce sont, une fois encore, des meurtres d’enfants et de famille isolée (Itamar, 11 mars), un attentat à Jérusalem, des pluies de missiles sur le sud, quand bien même un certain Richard Goldstone confesse publiquement son « erreur » d’appréciation de la guerre de Gaza, deux ans auparavant…


Si les faits sont têtus, alors, une fois encore, il faut distordre la réalité pour la faire entrer de force dans le schéma mental de cette « injustice universelle » qui doit accorder des droits spécifiques aux Palestiniens de se situer en dehors des règles définies. S’ils refusent de s’asseoir à une table et discuter, c’est, simplement, qu’ils sont, depuis toujours, dans une position qui n’est pas « équitable », qu’ils représentent les « victimes éternelles » de l’histoire.

 

A ce stade, c’est un narratif préconstruit qui prend la place du droit, de la loi, des engagements pris, dès qu’on évoque le « processus ». Paradoxe, la distorsion permanente des faits est censée mener les peuples de cette partie du monde sur la voie de la paix et de la stabilité !

 

 Est-ce tant le « monde arabe » qu’il faudrait réformer ? Ou les politiques qui s’y appliquent, au gré des circonstances et des intérêts ?

 

Comment, quand les faits ou les attentes disent exactement l’inverse, remet-on en selle des groupes radicaux, au seul motif qu’on « ne prête qu’aux riches », aux mieux organisés ? Pourquoi, lorsque les dictateurs et les militaires vacillent, le radicalisme religieux apparaît comme la seule colonne vertébrale d’une culture mouvante, en quête de nouveaux repères ? N’est-ce pas la preuve flagrante d’une vision condescendante, du profond mépris néocolonialiste, à l’encontre de peuples qu’on ne saurait imaginer sortir de certaines caractéristiques « primaires », voire ataviques ?

 

 

Devant cette fabrique en fusion d’un ersatz de « réalité » différente de ce qu’elle est, au moment où elle entre pour être retravaillée par le discours politique, on ne peut que s’inquiéter des dérives qui alimentent déjà les prochains conflits, en voulant se persuader de « bien faire ». A moins que la réalité, une fois encore, ne décide de reprendre ses droits?

 

(republication intégrale sur demande à l'adresse suivante : gadrowicz15@hotmail.com). 

 

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 13:48

 

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De notre épatante correspondante, Aschkele!


Israéliens, Saoudiens, Libanais, Américains mis au même poteau d’exécution par Assad


 

 

Par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 


 

Hier encore, on suggérait que la Syrie dirige le Liban en sous-main et dispose de puissants réseaux d’indicateurs lui décrivant les faits et gestes de ses adversaires au pays du Cèdre. Depuis hier, il semble que la tendance s’inverse, puisque l’Ambassadeur syrien au Liban accuse un membre du Bloc du Futur (autour d’Hariri), Jamal Al Jarrah, de fomenter les troubles chez son voisin dominateur et de transférer des armes aux insurgés. De ce qu'on vient de dire, gageons qu'il a pu être assez simple de monter une mystification, où des agents de Damas acceptent de réaliser un faux transport d’armes et de se faire, comme par hasard, épinglés comme des novices à la frontière pour attester de l’existence de ces passages d'armes clandestins. L’artillerie lourde du mensonge dont Damas est capable était, au même moment, dévoilée par deux sources : l’une sur facebook, à partir de documents officiels restant à authentifier ; l’autre, par les renseignements américains ayant intercepté des communications entre Téhéran et les services de la capitale syrienne :

 

Des instructions fournies aux services de police et aux ambassades syriennes détaillent précisément la marche à suivre pour confondre les rebelles au régime alaouite :

 

- Il s’agit, pour que la répression passe sous les radars de la « Communauté internationale », de limiter le nombre officiel de tués quotidiens à 20 morts.

- La police secrète doit, ensuite, tuer des militaires, pour confondre "l’ennemi" et attiser l’animosité de l’armée contre lui.

- Il faut relier ces manifestations aux figures haïes par la « populace » syrienne, en désignant l’influence des Saoudiens, des Libanais, des Sionistes et des Etats-Unis.

- Il faut encore enrôler des officiers druzes et chrétiens pour alimenter les haines sectaires.

- Faire parler devant les caméras des « témoins » dotés d’un narratif favorable au régime.

- Enrôler des célébrités médiatiques qui donneront la même image favorable -comme Eric Chevallier, Ambassadeur de France, notoirement-.

 

 

 

Eric Chevallier, proche du Satrape Rami Makhlouf, dont les avoirs sont gelés aux Etats-Unis.

- Il va de soi qu’un contrôle total d’internet et des médias s’impose.

 


- D’autre part, la CIA reconnaît, enfin, l’implication massive de l’Iran et du Hezbollah, d’une part, dans ce type de « maintien de l’ordre » à la Pasdaran, où tous les coups sont permis ; ils font l'inverse, dans l’incitation à la révolte chez les voisins du Golfe, au Bahrein et ailleurs, mais aussi, et c’est sûrement dangereux, en renforçant les liens naturels entre Chi’ites irakiens et Bahreïnis, pour les pousser à s’armer contre l’Arabie Saoudite.

 

 


 

 

Les éléments nouveaux, générateurs de panique, au sein de l’appareil de répression irano-syrien viennent s’ajouter les uns aux autres, jour après jour. ils démontrent l’incapacité de ces mesures, même avec l’appui avéré de Téhéran et du Hezbollah, à mettre un frein au puissant mouvement de contestation qui traverse, désormais, toutes les couches de la société : Universitaires de Damas, Sunnites d’Alep, mais aussi Druzes de Sweida, Kurdes du Nord-Est et même Alaouites défavorisés, qui ne veulent pas passer pour des collaborateurs du régime et être l’objet de vengeance si et quand le régime tombera. Maltraités par leurs propres coreligionnaires, ils n’ont rien à perdre à la chute d’Assad, sauf d’en faire les frais, en tant que minorité bouc-émissaire.

 

La fin de la prière de ce vendredi sera un nouveau signal d’alarme pour le clan Assad. D’autant que des rumeurs de fuite de certains hauts dignitaires du régime mettant leur famille à l’abri, ont des relents d’escapade à la Ben-Ali.

 

 

 

 

Contrairement à la « vraie-fausse » révolution égyptienne qui n’a finalement profité qu’aux favoris des Frères Musulmans et à leur rappel de la Chari’a, le mouvement multiconfessionnel et multiethnique syrien a, peut-être, plus de chance, quoique plus de difficultés aussi, d’éviter de tels écueils. Il paraît plus proche des revendications de droits civiques, idéaux partageables par l’ensemble des groupes. L’approche multiconfessionnelle est bien une composante de l’identité syrienne qui lui donne sa similarité avec son voisin libanais. Il est clair qu'il déstabilise tant Assad que ses alliances.

 

D’après les observateurs un peu habilités, ce qui n’est pas le cas des chancelleries occidentales affairistes, les Frères Musulmans restent un parti extrêmement faible en Syrie et parmi les exilés. Leur compte Facebook, par exemple, recense à peine 400 adhérents, sous l’égide de Mohamed Riyad Shaqfeh. Abu Bassira al-Tartoussi (de Tartous) s’est, quant à lui, fait tout petit à Londres et clame à qui veut l’entendre qu’il s’oppose aux attentats-suicide.

 

Comparativement, la page de la révolution syrienne, malgré la censure qui s’abat sur elle, compte 110. 000 membres. Hussain Abdul Hussain, du journal Al Raï, à Washington, évalue les chances de la confrérie à quasi-nulles. Certains d’entre eux, parce que minoritaires, ont rejoint Al Qaeda, comme  Abu-Mosaab al-Souri (alias Mustafa Sit-Maryam) impliqué dans les attentats de Madrid et de Londres.

 

Les groupes d’opposition kurdes sont bien plus représentatifs des aspirations à plus de liberté et d’expression culturelle. Ils sont, surtout, un groupe-charnière, dispersé sur les trois frontières avec l’Iran, l’Irak (Kurdistan autonome) et la Turquie. Et c’est une des raisons principales pour lesquelles les régimes qui soutiennent Assad sont inquiets. Leur dirigeant charismatique Mishal al-Tammo est emprisonné depuis 2009 pour 3 ans et demi, au simple motif de « faible moralité nationale ». Habib Ibrahim, ancien prisonnier politique, prend actuellement une part active dans les protestations.

 

D’autres opposants des droits civiques, tels que Riad Turk, Aref Dalida –qui a dénoncé le cousin d’Assad, le gangster Rami Makhlouf, invité d'honneur d'Eric Chevallier, Ambassadeur de France (!lCl), pour l’étendue de la corruption du régime-, Anwar Bunni, avocat inlassable des droits de l’homme, Haitam Maleh, ancien Juge, Ahmad Tumeh, médecin respecté, Fawaz Tello, Mamoun al-Homsi en exil au Canada, Mouamaz al-Katib, ou la dirigeante de l’organisation Sawasiah, Montaha al-Atrash, fille de Sultan Pacha, qui mena la révolte contre les Français, ou encore Suhair al-Atassi, sont toutes et tous des personnalités de valeur qui appuient, par leurs déclarations, jusqu’à leur emprisonnement, le mouvement en cours.

 

Les citer revient à dire que ceux qui, au sein des cercles diplomatiques occidentaux, désinforment sciemment pour afficher le régime syrien comme la seule alternative contre le déferlement des islamistes, sont les complices du calvaire du peuple syrien. Alors que l’Administration Obama, Nicolas Sarkozy et David Cameron ont eu un mal fou à identifier des dirigeants rebelles crédibles à Benghazi, cette liste leur éviterait cette peine ou de protéger des éléments d’al Qaeda au sol, en leur offrant un appui aérien.

 

La reconnaissance par la Maison Blanche, de l’engagement de l’Iran auprès de son commissionnaire Assad ou aux côtés des insurgés chi’ites est un premier signe qu’on écarquille péniblement les yeux, sans toutefois, vouloir s’en mêler. Les accusations d’Assad contre le jeu des puissances qui l’environnent, sont un aveu en creux -un lapsus- qu’un combat féroce, bloc contre bloc, est en cours, bien que les alliés objectifs ne soient pas toujours conscients de leur lutte à l’intérieur du même camp.

 

Il est, désormais, certain qu’Obama ne fera rien de concret pour le Moyen-Orient. Et, même, il est presque préférable, du fait de sa profonde myopie quant aux enjeux, qu’il ne fasse rien ! Il devient impératif, du simple fait d’être « mis dans le même sac » que Saoudiens et Israéliens scellent un pacte, semblable à celui entre l’Amérique et l’Union Soviétique, durant la Seconde Guerre Mondiale : à savoir qu’ennemis idéologiques, ils ont néanmoins, face à eux, les mêmes challengers, tous les désaccords fondamentaux mis temporairement de côté.

 

Israël est plus loyal qu’Obama envers ses alliés arabes : il a soutenu Moubarak, quand la Maison Blanche appelait à le révoquer sine die. L’Etat Hébreu soutient à bouts de bras le petit roi de Jordanie, face aux remuants palestiniens et aux frères musulmans du royaume.

 

Les campagnes antisionistes ne sont plus du tout, une garantie de survie d’un régime, comme le démontrent les cas de la Syrie, de la Libye.

 

Le principal danger pour tous reste l’Iran, même si Assad tombait. Wikileaks l’a assez répété.

 

Prioriser un Etat palestinien n’apporte aucune garantie que celui-ci ne tombe, la semaine suivante, entre les mains du Hamas, allié de l’Iran. Une prise de pouvoir à Ramallah comme à Gaza mettrait directement en péril l’équilibre instable de la Jordanie, donc des autres Sunnites, par effet-domino. L’Arabie Saoudite se trouverait, ainsi, encerclée par le Nord-Ouest, l’Irak, l’Iran, le Yémen, etc.

 

Le Gouvernement Netanyahou perd son temps à tenter de persuader Américains et Européens que cette solution à deux-Etats ne ressemble à rien de crédible, à l’heure du grand déballage arabe et de la pression qu’ils ont réussi à instaurer depuis l’Egypte contre Israël et contre les pays du Golfe. Ces alliés occidentaux ont démontré l’ampleur de leur manque d’acuité visuelle et vivent dans un déni permanent, la tête cachée dans les sables mouvants.

 

Il y a plus urgent et prioritaire à faire si on veut lucidement reconstruire les conditions de la stabilité au Moyen-Orient, sans l’interférence des démagogues de l’Ouest, voués à tirer des plans sur la comète. Il est temps que les Orientaux s’occupent eux-mêmes de leurs propres affaires, hors des ingérences postcoloniales. 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 10:27

 

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 avec la vivacité qu'on ne présente plus d'Aschkel


Dure semaine pour le Hamas : Goldstone, Dirar Abu-Sisi, Assad en ballotage, frappe au Soudan, tunnels, cellule de kidnapping…

 

Par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 


 

Il y a des semaines comme celle-ci, où il ne doit pas faire bon être le comptable du Hamas chargé de rendre des comptes à ses commanditaires et financeurs à Téhéran. Après avoir été à l’offensive au cours du mois précédent, le groupe vient de subir une série de revers sous tous les aspects de cette guerre d’usure et d’anéantissement qu'il mène contre Israël :

 

- Planification et ingénierie balistique : les chefs d’accusation contre Dirar Abu Sisi, dit « le père des Qassam », sont publiés, dès lors qu’Israël ne se cache même plus de l’avoir exfiltré depuis Kiev. Aux dires de ceux qui l’ont consulté, le document judiciaire à ce sujet, est fascinant : non seulement, les détails apportés par l’inculpé démontrent sa pleine collaboration à l’enquête ; mais encore, il permet une excellente compréhension des modes opératoires et objectifs de moyen et long terme de la branche armée du Hamas : les Brigades Ez-al Din al Qassam.

 

- Logistique terroriste : une source militaire israélienne confie, jeudi, au Time-Magazine que l’état hébreu serait bien derrière l'élimination du chef des opérations de l’organisation terroriste au Soudan. Il était chargé d’acheminer des bombes chimiques vers Gaza et le Liban.

 

- Sur le terrain : une cellule terroriste, cherchant à kidnapper d’autres soldats que Guilad Shalit, est démantelée en Judée-Samarie. Des tunnels sont détruits, mais cela, c’est la routine.

 

- Samedi 2 avril au petit matin : 3 cadres de l’organisation sont éliminés par un missile, entre Khan Younès et Deir el-Balakh. Leur mission : fomenter le chaos des deux côtés de la « ligne verte » et dans le Sinaï, destination privilégiée des vacanciers israéliens de Pessah.

 

- Politique : il est plus sage pour Khaled Meshaal de se trouver rapidement une base de repli : son Quartier-Général à Damas est sous les feux croisés des manifestants contre la répression organisée par les gangs maffieux de son protecteur Bachar al-Assad. Il semble que le tapis rouge se déroule sous ses pieds au Caire, où de nombreux amis l’attendent, avec la bénédiction candide des Américains, dont les services sont payés pour de ne rien voir venir…

 

- Sécurité régionale : Ne soyons, cependant, pas excessivement sévères : pour la première fois, depuis le début des troubles dans le monde arabe, Robert Gates, Secrétaire à la Défense, s’est rendu à Riyad, où il a, enfin, pointé du doigt l’ingérence iranienne dans le Golfe. Jusqu’à présent, depuis qu’il a exhibé la tête de Moubarak aux foules, Washington souhaitait ignorer pudiquement toute trace de cette main invisible ainsi que celle du Hezbollah, notamment dans l’agitation chi’ite locale. L’Administration Obama commence t-elle à regretter de flatter, par démagogie, « le côté obscur de la force » ?

 

 

- Justice et diplomatie : Depuis 2 ans, le Hamas bénéficiait d’un bouclier juridique international lui valant la sympathie de foules en délire en Europe et dans le monde. Grâce à la couverture du rapport Goldstone, le Jihad pouvait poser en victime devant les caméras avec l’approbation de toutes les bonnes consciences, au Salon du livre : Stéphane Hessel, Jimmy Carter et les « Sages » de l’ICG de Soros, et tant d’autres cautions crypto-diplomatiques, intellectuelles dévoyées… Les dégâts sont difficilement réparables, mais l’image de vertu du groupe terroriste et de ses promoteurs internationaux s’écorne quelque peu. Le député Likoud Danny Danon, séjournant aux Etats-Unis, a déjà recruté des avocats américains, dans le but de poursuivre le Juge au motif de fausses accusations de crime rituel contre l’Etat hébreu.

 

 Danny Danon

 

Il ne s’agit pas de se payer de satisfécits devant ces « trophées » de chasse, mais de bien comprendre, au contraire, la priorité qui pèse au-dessus de l’organisation. Si, comme disait, via Wikileaks, un certain monarque saoudien, il faut « écraser la tête du serpent », désignant par là le régime des Mollahs, la révolution égyptienne a fait du groupe gazaouï le fer de lance du Jihad, aux portes de Jérusalem.

 

Nous avons longuement parlé du « pacte de Khartoum pour la libération d’al Qods », tacitement signé, le 6 mars, entre Meshaal, Mohammed Sayyed, du Hezbollah et l’Imam Youssouf al Qaradawi, dont la "3è Intifada" Internet est un avatar médiatique. Il n’y avait pas, non plus, mystère sur les préparatifs de guerre associés à la saisie de navires, comme le Victoria, d’avions en Turquie ou de convois à la frontière soudanaise.

 

Lorsque la menace est pressante, elle peut se solder préventivement par une élimination ciblée dans l’espace aérien d’un pays-tiers. Dans ces deux cas, nous constatons que l’étape du transit soudanais apparaît comme la queue du scorpion venu d’Iran (Androctonus crassicauda).


 

Le gouvernement d’El Béchir est au centre de la toile terroriste, tissée, au fil des années, par les réseaux clandestins des Gardiens de la Révolution, au bénéfice de leurs associés, Hamas et Hezbollah. Les installations portuaires de Port-Soudan leur servent de quartier-général et de zone de chalandise pour matériaux sensibles : ce serait, actuellement, le cas en préparation, du stockage de ces fameux missiles dotés de gaz chimique et troqués auprès d’autres nouveaux « amis » de l’Occident : les chefs rebelles libyens.

 

 

La tête de l’animal, elle, s’était profondément enfouie, non dans le sable désertique, mais les neiges d’Ukraine, en espérant se faire oublier. Nous ne reviendrons pas sur les circonstances rocambolesques de la « disparition » à Kiev de Dirar-Abu-Sisi et sa réapparition à la prison d’Ashkelon, réputée la plus drastique du pays. C’est le statut de l’ingénieur qui explique cet emballage express et précautionneux, à la Houdini (né Ehrich Weiss ) :


 

 

Selon Ron Ben-Yishaï, correspondant d’Ynet, il ne s’agit pas d’un simple technicien mettant ses compétences au service d’une cause, mais bien d’un homme qui a grimpé, à force de volonté, vers le sommet pyramidal de la branche militaire du Hamas. L’objectif de cette entreprise était destiné à offrir aux brigades Ez-al-Din al Qassam, de nouvelles capacités, améliorées pour leur haute valeur stratégique contre Israël (tirs contre Ashkelon, Ashdod, BeerSheva, Rishon le Tzion, etc.).


 

 

 

L’acte d’accusation contre Dirar Abu Sisi comporte plusieurs enseignements intéressants : d’abord, les éliminations ciblées contre des maillons importants de la chaîne sont un moyen très efficace de mettre les projets terroristes en suspens : la liquidation d’Adnan al Ghoul, un personnage très important dans la hiérarchie du Hamas, en 2004, a permis de différer l’avancée des travaux sur les qassams et Grad améliorés, d’environ un an et demi, selon les estimations.

 

 

La seconde leçon, c’est la présence significative des services de renseignement israéliens, sur les lieux mêmes de production de la terreur contre Israël. La première comparution de Sisi devant la Justice israélienne suit de quelques jours la nomination officielle d’un nouveau chef à la tête des services intérieurs, Yoram Cohen. Il est connu pour son haut degré de coordination avec Yoav Galant, alors responsable militaire de la région Sud. Surtout, il est persuadé qu’Israël avait les moyens d’anéantir totalement l’infrastructure du Hamas à Gaza, lors de l’opération « Oferet Yetsuka » (« Plomb Durci »). Cette désignation souligne assez l’orientation que pourrait prendre la politique de la Maison Israël à l’encontre du groupe terroriste. D'autant que le bouclier-Goldstone, n'est plus aussi fiable pour le Hamas.


 

 

 

En ne faisant pas de réels efforts pour dissimuler trop longtemps la présence de l’ingénieur sur le territoire israélien, en lui permettant de dire à son épouse Véronika, en Ukraine, ce qui lui était arrivé, Tsahal et ses collègues du renseignement, ont délivré un message clair aux dirigeants du Hamas : il n’est pas exclu que l’un ou l’autre d’entre eux disparaisse dans des conditions toutes aussi mystérieuses, chaque chose en son temps. Et ceux-ci savent que le niveau d’information sur leur mouvement et leurs commanditaires, remis à jour par Dirar Abu Sisi, peut, d’autant faciliter l’exécution de ce type d'opération, pour autant qu’elle apparaisse pertinente et requise par les circonstances, voulues par le Hamas.

 

A n’en pas douter, l’initiative a changé de camp, en un peu moins d’une semaine. 

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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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