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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 22:33

 

 

Syrie: sept généraux syriens désertent en Turquie

 

Plus de 70 officiers de l'armée syrienne ont fait défection en Turquie

 
 
AFP | 15/06/2013 | 17h41


Plus de 70 officiers, dont 6 généraux et 22 colonels, ont déserté les rangs de l'armée fidèle au président syrien Bachar al-Assad au cours des dernières trente-six heures pour rejoindre la Turquie voisine, a-t-on appris samedi de source officielle turque.

Cette vague de défection, d'une ampleur inédite depuis plusieurs mois, intervient après la décision jeudi des Etats-Unis de livrer une "aide militaire", dont la forme n'a pas encore été précisée, aux rebelles syriens.


Les pays occidentaux, soutiens de l'opposition au président syrien Bachar al-Assad, se sont jusque-là refusés à franchir le pas de la livraison d'armes aux combattants rebelles par crainte de les voir tomber entre les mains de ses éléments islamistes les plus radicaux.

Mais la récente avancée militaire des forces de Damas, appuyées par le mouvement chiite libanais du Hezbollah, les a contraints à réétudier dans l'urgence cette possibilité.

Des représentants des pays qui soutiennent l'opposition syrienne ont rencontré vendredi et samedi à Istanbul son chef militaire le plus important, le général Selim Idriss, pour évoquer de possibles livraisons d'armes à la rébellion.

Des dizaines d'officiers supérieurs syriens ont fait défection en Turquie depuis le début de la rébellion en Syrie au printemps 2011. Beaucoup ont rejoint les rangs de la rébellion au sein de l'Armée syrienne libre (ASL).

La Turquie accueille quelque 400.000 réfugiés syriens ayant fui les combats dans leur pays, qui ont fait plus de 93.000 morts selon l'ONU.

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 22:20

 

marines

 

Syrie : Times, 300 Marines américains dans le nord de la Jordanie

samedi 15 juin 2013 - 13h16
Logo MédiArabe.Info

Trois cents Marines américains ont été envoyés dans le nord de la Jordanie afin de faciliter la fourniture d’armes aux rebelles syriens. Le quotidien britannique The Times, qui a rapporté cette information, indique que les États-Unis tentent « d’ouvrir la voie pour l’Occident pour équiper des rebelles syriens ». Selon des rapports cités par the Times, le déploiement de l’armée américaine a été effectué sous le couvert d’exercices militaires, qui sont organisés cette semaine par les États-Unis et la Jordanie. Dans ce cas, après la fin de ces exercices, les marines américains restent dans le nord de la Jordanie, à la frontière avec la Syrie pour plusieurs mois. (Il Mondo).

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 22:40

mi-24 Golan10.6.13

 

Hélicoptères russes MI-24 conçus pour s’adapter aux réalités du Golan

 

Moscou n’est pas prêt de renoncer à envoyer des troupes russes stationnées sur le Golan divisé, pour faire partie de la force de l’ONU qui maintient l’ordre dans le secteur de séparation entre Israël et la Syrie, même après les rejets de l’ONU et d’Israël. Lundi 10 juin, le député russe Aleksey Pushkov, un conseiller influent du Kremlin, en matières de relations internationales, a affirmé : « Ce problème n’est pas encore résolu, il doit être envisagé à sa juste mesure. Nous devons prendre des mesures d’actions concrètes, parce que nous ne pouvons pas exclure que le dossier israélo-syrien puisse être impliqué dans des actions militaires de grande envergure ».


Peu de temps avant qu’il ne s’exprime, l’armée a annoncé, à Moscou, que les troupes aéroportées russes avaient formé une brigade spécifique, spécialement conçue pour servir en tant que forces de maintien de la paix « sous l’égide des Nations-Unies ou, comme partie intégrante du bloc sécuritaire de la CSTO [l’Organisation du Traité de Sécurité Collective, pendant russo-asiatique de l’OTAN occidental] conduite par la Russie pour combattre le terrorisme : la Russie, l’Arménie, la Biélorussie, le Kazahstan, le Kyrgyzstan et le Tajikistan lui apportent ses unités spéciales.


Vladimir Shamanov, Commandant des troupes aéroportées russes, a déclaré que la nouvelle brigade avait reçu l’investiture du statut “d’unité de maintien de la paix”, le 1er juin. Il n’a pas précisé qui lui avait attribué ce titre. Les sources militaires de Debkafile dévoilent que Moscou propose de donner un caractère plus incisif à cette brigade de « maintien de la paix » issue des troupes aéroportées russes, en la dotant d’hélicoptères de combat MI-24.


Vladimir Poutine a, d’abord, exprimé l’idée de positionner des troupes russes de “maintien de la paix” sur le Golan, le 7 juin, à la suite du retrait, par l’Autriche, de son contingent fort de 377 hommes présent sur la zone, après que des combats aient éclaté entre les troupes syriennes et les rebelles.


Cette idée a, rapidement, été descendue en flammes par les Nations-Unies et Israël, sur des fondements juridiques, disant que l’accord de cessez-le-feu de 1974, entre Israël et la Syrie, interdit la participation à la force de maintien de la paix, des membres du Conseil de Sécurité de l’ONU, disposant du droit de Veto.


Le 8 juin, Debkafile a rapporté en exclusivité que Poutine était déterminé, coûte que coûte, à outrepasser les objections israéliennes et de l’ONU et à faire en sorte de déployer des troupes russes sur le Golan syrien.


Le 9 juin, le Premier Ministre Binyamin Netanyahou a rejeté l’offre de Poutine, en insistant sur le fait qu’Israël ne peut pas se permettre de confier sa sécurité aux mains de forces internationales.


S’exprimant, lundi, lors d‘une conférence de presse à Moscou, le Député Pushkov a continué en disant qu’il était trop tôt pour dire que la suggestion de Vladimir Poutine de positionner des forces russes du maintien de la paix sur les hauteurs du Golan manquait de perspective ou ne pouvait pas être instaurée.


Comme pour pousser plus loin la boule de billard, la chaîne libanaise Al-Akhbar, contrôlée par le Hezbollah, a cité, lundi, le Président Bachar al Assad, en train d’avertir que, pour lui, l’idée d’ouvrir un front sur le Golan contre Israël, était un « sujet sérieux de réflexion » et que cela ne consisterait pas seulement à tirer quelques roquettes improvisées, de temps en temps.


C’est ce qui a donné à Poushkov l’ouverture suffisante pour mettre en garde Israël : Que les autorités israéliennes s’opposent à cette mesure (l’offre de Poutine) n’avait rien de surprenant, a-t-il affirmé, mais il a aussitôt avertit des conséquences de ce refus : « Assad pourrait être remplacé par de Islamistes radicaux, en comparaison desquels Assad apparaîtrait comme un ange tombé du ciel », s’est permis de dire le député russe.


“Les peuples qui offrent actuellement leur amitié à Israël, ne verraient pas nécessairement Israël comme leur partenaire, si jamais ils arrivaient au pouvoir, au contraire, on doit plutôt s’attendre à ce qu’ils le considèrent comme leur ennemi », a poursuivi le député russe, faisant ainsi allusion aux références faites par les porte-parole du Hezbollah et du gouvernement syrien, de supposées relations qu’Israël auraient établies avec certains groupes rebelles. Le Hezbollah a même diffusé les images décrivant des tanks israéliens de facture périmée et d’autres équipements, tirés d’un butin capturé, au cours de sa guerre de 2006 avec Israël, pour tenter de prouver l’exactitude et l’actualité de ces allégations.


Par conséquent, Pushkov conseillait aux dirigeants israéliens de porter plus d’attention à de possibles scénarios d’avenir en Syrie et de prendre en compte que la Russie pourrait jouer un rôle positif et stabilisant dans la région.


Debkafile note que c’était la première fois qu’un official russe fait mention de l’indicible : la possibilité d’un futur retournement de situation, dans le conflit syrien, qui renverserait Assad et mettrait ses ennemis, les Frères Musulmans sunnites et Al Qaeda, au pouvoir à Damas.


http://www.debka.com/article/23034/Moscow-sets-up-Russian-Golan-brigade-warns-Israel-Sunnis-plus-al-Qaeda-are-bigger-threat-than-Assad


DEBKAfile  Reportage Spécial 10 juin2013, 7:54 PM (IDT)


Adaptation : Marc Brzustowski

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 18:40

 

 

 

Assad pourrait l'emporter en Syrie, estime un ministre israélien

 
OLJ/Agences | 10/06/2013

 

Des partisans du régime de Bachar el-Assad célèbrent la victoire de l'armée à Qousseir (centre-ouest) le 9 juin 2013. AFP/SANA
Des partisans du régime de Bachar el-Assad célèbrent la victoire de l'armée à Qousseir (centre-ouest) le 9 juin 2013. AFP/SANA

Révolte Les rebelles avancent dans l'aéroport de Mennegh à Alep; Ryad dénonce l'implication du Hezbollah dans les combats.

Bachar el-Assad pourrait finalement l'emporter en Syrie dans la guerre qui l'oppose depuis plus de deux ans à ses adversaires, a estimé lundi Yuval Steinitz, ministre israélien des Affaires internationales, de la Stratégie et du Renseignement.


"J'ai toujours pensé qu'à la fin Assad, avec le soutien puissant de l'Iran et du Hezbollah, pourrait prendre l'avantage", a déclaré le responsable, lors d'un point presse. Le président syrien et son gouvernement "pourraient non seulement survivre, mais même reprendre des territoires", a ajouté le ministre.


(Repère : Israël/Syrie : les relations depuis 2000)

Les déclarations de Yuval Steinitz ont été accueillis avec circonspection par des responsables des ministères israéliens de la Défense et des Affaires étrangères. "Il s'agit de la position personnelle de Steinitz, sur la base de sa propre information, ou plutôt désinformation", a jugé un diplomate israélien. Mark Regev, porte-parole du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a souligné que le ministre s'exprimait à titre personnel et que le gouvernement israélien ne prenait pas position sur l'avenir de Bachar el-Assad.

L'Etat hébreu, officiellement en état de guerre avec la Syrie s'est dit inquiet, à plusieurs reprises, de la situation dans la région proche du plateau du Golan, annexé par Israël. Le 7 juin dernier de violents combats entre rebelles syriens et l'armée avaient éclaté à Qouneitra, unique point de passage entre les secteurs occupé et non occupé du plateau du Golan. Ces violences ont poussé l'armée israélienne à renforcer son dispositif militaire sur la partie du Golan qu'il occupe depuis 1967. Les autorités israéliennes ont également demandé aux agriculteurs de ne pas s'approcher de la clôture qui marque la séparation avec le secteur syrien.

Israël a mené trois raids en Syrie depuis le début de l'année, le premier en janvier aurait visé un centre de recherches scientifiques alors que les deux autres, survenus début mai, auraient visé des armes destinées au Hezbollah.

(Eclairage : "Avec ses frappes, Israël ne s'attaque pas à Assad mais au Hezbollah et à l'Iran")

Lors de son discours du 9 mai dernier, le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah avait annoncé que son parti allait aider la Syrie à libérer le Golan. Le leader chiite avait officiellement reconnu le 30 avril dernier l'implication de ses militants dans les combats aux côtés des forces de Bachar el-Assad dans les régions frontalières avec le Liban. Le Hezbollah a joué un rôle crucial dans la reprise la semaine dernière par le régime de la ville de Qousseir (centre-ouest) place forte de la rébellion, après deux semaines de combats féroces.

Dans ce contexte, le gouvernement saoudien, qui soutient les rebelles syriens, a dénoncé dans un communiqué diffusé lundi l'intervention armée du Hezbollah dans la guerre civile en Syrie. L'Arabie saoudite est le chef de file des monarchies du Golfe qui avaient annoncé début juin qu'elles envisageaient de prendre "des mesures contre les intérêts" du Hezbollah en représailles à son intervention armée dans les combats en Syrie.

Le royaume a par ailleurs indiqué soutenir les "appels internationaux à l'aide humanitaire" en faveur des réfugiés et déplacés syriens, selon le communiqué. Ces derniers jours des dizaines de rebelles syriens blessés et de réfugiés sont arrivés au Liban en provenance de la région dévastée de Qousseir.

(Eclairage : Syrie : « Au cours des six à sept mois à venir, ce sera le début de la fin » )

Sur le terrain, les rebelles syriens ont pris lundi un bâtiment dans l'aéroport militaire de Mennegh dans la province d'Alep (nord), a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Les rebelles ont pris le bâtiment du radar dans l'aéroport de Mennegh, où des combats violents se déroulent depuis dimanche", a déclaré le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, ajoutant que l'armée avait bombardé le périmètre de l'aéroport. Selon l'agence officielle Sana cependant, "l'armée a repoussé une attaque terroriste contre l'aéroport de Mennegh", faisant des tués et détruisant un canon et des mitrailleuses lourdes.


Depuis février, les rebelles assiègent plusieurs aéroports dans le nord de la province d'Alep, pour tenter de neutraliser la puissance de feu du régime.

 

 

Des armes américaines?


Dans le reste du pays, l'OSDH a fait état de raids menés par l'armée sur le quartier de Jobar à Damas, théâtre de combats quotidiens. Les avions-chasseurs ont également bombardé Zamalka, près de Damas, Inkhel dans la région de Deraa (sud), et les environs de l'unité 17 encerclée par les rebelles dans la province de Raqa (nord).

Dimanche, les violences avaient fait au moins 119 morts à travers la Syrie, selon un bilan de l'OSDH, une organisation basée en Grande-Bretagne et qui s'appuie sur un vaste réseau de militants et de sources médicales civiles et militaires.

 

(Eclairage : Que change la levée par l'UE de l'embargo sur les armes destinées aux rebelles syriens ?)

L'opposition, qui peine à décider sur sa participation à une conférence de paix internationale à l'initiative de la Russie et des Etats-Unis, continue de demander une aide militaire pour faire face aux forces du régime. A ce sujet, un responsable américain a déclaré lundi que Washington pourraient décider dès cette semaine de l'opportunité de fournir des armes aux rebelles syriens. Selon ce responsable, qui a souhaité garder l'anonymat, une décision sera prise lors de réunions à la Maison blanche en début de semaine. Le secrétaire d'Etat John Kerry a reporté la tournée qu'il devait faire au Proche-Orient pour prendre part à ces réunions, a-t-on appris de source présidentielle.

 

 

Lire aussi

Place des Martyrs, Libanais et Syriens contre la guerre du Hezbollah en Syrie

 

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 01:20

 

 

 

« Au cours des six à sept mois à venir, ce sera le début de la fin »

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Samia MEDAWAR | 10/06/2013

 

La reprise de Qousseir par le régime syrien est un tournant décisif dans le conflit qui fait rage depuis deux ans, et qui a fait selon l’ONU près de 94 000 morts. Photo AFP
La reprise de Qousseir par le régime syrien est un tournant décisif dans le conflit qui fait rage depuis deux ans, et qui a fait selon l’ONU près de 94 000 morts. Photo AFP

Syrie Les événements récents laissent supposer un changement de donne en faveur du régime Assad et une évolution certaine de la dynamique dans la crise. Quatre experts se sont penchés, au Carnegie Middle East Center, sur les raisons de ce tournant et sur un éventail de scénarios à envisager concernant l’avenir du conflit.

La chute de Qousseir aux mains du régime est une sorte de pierre blanche dans la chronologie du conflit ; un tournant décisif. La ville elle-même n’est pas si essentielle, mais plutôt l’axe sur lequel elle se trouve, particulièrement stratégique, ainsi que sa symbolique. De plus, le régime a gagné du terrain dans d’autres régions, comme dans le Sud, du côté de Deraa, ou encore près d’Alep. Qousseir fait partie d’une vaste campagne militaire, organisée à grande échelle, et d’autres affrontements du même calibre sont à prévoir, à Homs et Alep notamment. C’est pour cette raison qu’il importe de ne pas penser un moment que le conflit syrien s’est terminé ou est sur le point de prendre fin avec la chute de ce bastion rebelle.
D’un autre côté, les divergences au sein de l’opposition sont extrêmement importantes. Jusqu’ici, l’opposition a échoué politiquement, ce qui a naturellement affecté son aile militaire. Néanmoins, certains groupes rebelles ont pu tant bien que mal combler quelques vides sur le terrain en montrant un front uni, notamment du côté des islamistes. Avec la chute de Qousseir donc, une nouvelle phase, cruciale, du conflit commence. C’est pour débattre par vidéoconférence de cette question que Yezid Sayigh (expert et associé au Carnegie Middle East Center), Paul Salem (directeur du Carnegie MEC), Raphaël Lefèvre (auteur et spécialiste de la question syrienne) et Dmitri Trenin (chercheur et directeur du Carnegie Moscow Center) se sont retrouvés.

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Résilience
 « Au cours des six à sept mois à venir, prévoit Yezid Sayigh, ce sera le début de la fin. Bien entendu, les violences ne cesseront pas miraculeusement et brusquement, mais au court de ces quatre derniers mois, le régime de Bachar el-Assad a remporté de nombreux succès et peut voir l’équilibre dynamique/stratégique pencher en sa faveur. » L’opinion publique ainsi que les experts se doivent néanmoins de se demander comment le gouvernement a fait pour survivre jusqu’à présent, et s’il continue d’ailleurs de survivre, ne serait-ce qu’au niveau de ses institutions, d’autant que l’opposition n’a pas réussi à s’adapter aux événements et à créer de nouvelles stratégies.
En outre, le régime a dû faire face à un important manque d’effectifs, ce qui lui a passablement compliqué la tâche, le forçant à trouver des solutions improvisées et temporaires. Il a ainsi eu recours, sur le terrain, à des moyens coercitifs plus « cheap », comme les chabbiha ou des civils armés. Dernièrement, toutefois, les défections au sein de l’armée ont progressivement cessé. Les militaires, plus précisément ceux de confession sunnite, ont décidé de rester dans l’armée, non par peur ou par ignorance de ce qui se passe comme c’était probablement le cas au début de la guerre, mais parce que la balance est en train de pencher en faveur du régime. « Le moral est remonté, et dorénavant, les soldats loyalistes, qui pensaient peut-être fuir, ne le feront pas et pourront réellement se battre », affirme M. Yezid.
De même, la résilience et les facultés d’adaptation du régime changeront la donne, sans compter que les Comités populaires de l’opposition sont au bord du gouffre. « Si la livre syrienne a chuté, ce n’est rien par rapport à la situation monétaire en Irak en 1989/1990 ou au Liban vers la fin de la guerre civile », rappelle le spécialiste. Malgré les violences, le gouvernement syrien a bel et bien réussi à se maintenir tant bien que mal ; il ne faut pas oublier non plus qu’il a reçu de l’assistance et des conseils de pays amis. Cette situation ne va donc pas perdurer indéfiniment, et « un divorce total entre l’opposition et la rébellion armée est à prévoir d’ici à la fin de l’année », insiste le chercheur.

Les Frères musulmans
Du côté des pays arabes, il est certain, concernant l’opposition, que l’Arabie saoudite a pris le dessus face au Qatar. Cela est essentiel en ce qui concerne la solution politique qui sera probablement trouvée pour mettre fin aux violences, malgré le fait que ces dernières et la brutalité de la répression affectent profondément le comportement de certains groupes rebelles (armés ou pas) sur le terrain. Un changement évident est en train de s’opérer depuis quelques semaines dans les rapports entre les Frères musulmans et le royaume wahhabite, rendant le rôle de ce dernier essentiel. « Il s’agit d’une prise de conscience commune de la part des deux camps que l’entretien de bons rapports est inévitable, d’autant que l’Arabie a réalisé que la confrérie est et restera ancrée en Syrie. Tout cela affectera logiquement la branche libanaise du mouvement, la Jamaa islamiya, et ses liens avec le royaume », pour Raphaël Lefèvre.
L’opposition également s’en retrouvera affectée sur le plan politique, vu qu’il existe la possibilité que les Frères musulmans se retirent de la coalition de l’opposition. Il ne faut pas oublier que l’image de cette dernière est désastreuse en Syrie, dont la rébellion garde en tête les images de beaux hôtels à l’étranger où les discussions stériles de la coalition ne mènent à rien de concret depuis deux ans. Il y a donc un sentiment qui est en train de se généraliser et qui est que les Frères musulmans peuvent aboutir à quelque chose sur le terrain. Ils ne sont pas influencés par quelque camp que ce soit, et si, par le passé, ce mouvement était plutôt fragmenté, il est en voie de consolidation et ne recherche plus l’anonymat ; tout cela est un atout pour certains groupes de l’opposition. « Toutefois, le fait de se retirer de la coalition de l’opposition syrienne représente un risque élevé pour la confrérie », tempère l’auteur, qui ajoute que « plusieurs scénarios sont à envisager, mais le plus probable reste celui que le mouvement “gèlera” sa participation à la coalition, sans l’abandonner totalement ». En attendant des décisions réelles au niveau diplomatique, la conférence de paix internationale dite « Genève 2 » pourra donner une idée plus claire de la situation. La communauté internationale devrait aussi s’attendre à ce que, d’ici là, l’opposition se fragmente de plus en plus, rendant nécessaire un accord entre les États-Unis et la Russie.

Impact régional
Paul Salem rappelle que le conflit syrien a commencé dans un contexte de « printemps », ou soulèvements, arabes : « C’est un changement de pouvoir extrêmement important puisqu’il est passé aux mains des populations. Le sentiment d’unité nationale a donc changé en Syrie et n’est pas sans nous rappeler le cas libanais similaire », où la cohésion nationale est moins importante que la cohésion sectaire. Le régime Assad a prouvé ces derniers temps sa résilience, et s’il est plus puissant que l’opposition en termes de cohésion et d’armes, il n’en demeure pas moins que même s’il se maintient au pouvoir, il sera inévitablement très affecté par le conflit qui fait rage en Syrie depuis mars 2011. « Le Levant (Liban-Syrie-Irak) se retrouve ainsi brisé, pour l’expert, et aucune réparation n’est en vue. Contrairement à l’Égypte ou à certains pays d’Afrique du Nord, qui sont en pleine transition et cherchent leur voie, et où l’unité nationale n’est pas si menacée, la Syrie se trouve en quelque sorte sur une faille, et l’axe Békaa/Damas est brisé. » Ce conflit est historique, et rien ne peut laisser deviner ce que l’avenir réserve en termes de solutions politiques.
Avant le début de la révolte, la Turquie et le Qatar entretenaient et encourageaient de bons rapports avec les acteurs régionaux et à tous les niveaux : commerce, économie, etc. Le Qatar aussi avait de bonnes relations avec le Hezbollah et Bachar el-Assad. Toutefois, ces deux pays ont choisi leur camp dès le début des violences, tout comme l’Iran. En Irak, le Premier ministre chiite Nouri el-Maliki a essayé de prendre une position centriste et de rester neutre. Mais alors que la modération était recherchée, la région est devenue celle d’une guerre sectaire et polarisée, et les effets ne commencent que maintenant à apparaitre. Ainsi, la « stabilité » relative qui prévalait dernièrement entre Israël, le Hezbollah et la Syrie « se retrouve très sérieusement menacée », s’inquiète M. Salem. En outre, la Russie aujourd’hui est reparue sur la scène régionale après quelque vingt ans d’absence et de non-implication, ou en tout cas de discrétion absolue, ce qui change la donne régionale.

L’axe russo-iranien
L’on pourrait se demander quelles pourraient être les motivations de la Russie pour aider la Syrie. Tout d’abord, pour Moscou, « il y a la priorité d’un certain ordre mondial, de l’usage de la force et sa gestion. La Russie considère par exemple que les pouvoirs militaires américains devraient être étroitement surveillés, sinon contrôlés, par le Conseil de sécurité de l’ONU », affirme au passage Dmitri Trenin. Ensuite, vient la souveraineté : la Russie n’a pas oublié la leçon libyenne de 2011. Rappelons que la Russie avait condamné l’usage de la force militaire par les forces de Kadhafi contre les civils libyens en février 2011, mais s’est abstenue lors du vote de résolution 1973 à l’ONU, et n’a reconnu le CNT comme représentant légitime qu’au mois de septembre de la même année. Il ne faut pas oublier non plus que la Russie fait face, à l’intérieur de ses frontières, aux islamistes radicaux prenant le pas sur les modérés et à une montée en puissance de groupuscules extrémistes. Il est important de noter au passage qu’il y a quelques semaines, les médias russes ont fait état de la présence de 200 Russes au moins en Syrie combattant le régime...
Au niveau régional, « la Russie n’avait pas réellement d’intérêts géopolitiques en Syrie avant le début du conflit. Aujourd’hui, pourtant, Moscou estime que le régime Assad pourra écraser la rébellion et fait face, par la même occasion, à l’hégémonie américaine », estime le chercheur. En attendant, l’attitude des États-Unis concernant le conflit ont, récemment, évolué pour faire place à plus d’ouverture diplomatique en direction de la Russie, montrant un désir certain de collaboration et de concession pour mettre fin aux violences. Cependant, un problème se pose : certains acteurs sur le terrain syrien ne sont d’obédience aucune, et ne répondront peut-être pas aux demandes russes, américaines, saoudiennes ou autres. Pendant ce temps, la Russie, inquiétée par les problèmes sécuritaires, ne montre pas de réel appétit pour plus d’implication dans la politique régionale et fait face à un test décisif quant à sa politique étrangère.
Le pôle iranien ne doit pas être oublié non plus, et quelle que soit la solution aux violences en Syrie, elle doit lui convenir autant qu’aux autres protagonistes, vu sa mainmise et son omniprésence en Syrie comme au Liban. De nombreux observateurs estiment que la République islamique est passablement « mécontente » et « frustrée », pour reprendre les termes de Paul Salem, de la manière dont Bachar el-Assad a géré le soulèvement et les violences qui secouent son pays depuis deux ans, et qui a énormément coûté à la Syrie, comme à ses alliés, à tous les niveaux. « Tout comme le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, Bachar el-Assad ne jouit plus de la même popularité dans le monde arabe qu’il y a quelques années », ajoute l’expert.
Téhéran, comme Moscou, préférerait, pour M. Salem, une solution politique au dossier syrien, tout en préservant ses alliances stratégiques régionales.

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 22:57

 

 

Russian-BSF-Marine-Brigade-Landing

 

 

Débarquement d’une Brigade de la Marine russe de la Flotte de la Mer Noire

 

 

 

Le Kremlin a ostensiblement dévoilé, samedi 8 juin, que le Président Vladimir Poutine avait parlé, au téléphone, à Benyamin Netanyahou, ce vendredi, à propos de la question syrienne. C’était leur troisième conversation en un mois. Lors de son premier appel, le 6 mai, Poutine avait administré un savon à Netanyahou, qui visitait Shangaï, après la frappe aérienne d’Israël contre Damas, la veille. Le 14 mai, le Premier Ministre s’envolait pour Sochi, en vue d’une tentative avortée de dissuader le Président russe de consigner des missiles avancés S-300 à destination de l’armée syrienne.


Jérusalem n’a fait aucun commentaire concernant cette troisième conversation. Cependant, les communications fréquentes entre les dirigeants russes et israéliens en disent long sur qui mène la danse, sur le théâtre de la guerre en Syrie – et, aussi bien, au Moyen-Orient, de façon plus générale- depuis que l’Administration Obama s‘est désengagée. Cela démontre aussi que Poutine ne renonce pas au déploiement de troupes russes sur le Golan, malgré le veto de l’ONU, quant au fait qu’elles comblent le vide laissé par le départ des 377 membres autrichiens des forces de l’ONU, chargés d’une mission de police sur la zone de séparation du Golan, entre Israël et la Syrie.


Espérant contourner ce veto, Poutine s’est tourné directement vers Jérusalem, l’une des deux parties de l’accord de désengagement de 1974, pour en obtenir l’autorisation. Aucun détail n’a filtré, à propos de cette conversation.


Toujours opportuniste, le dirigeant russe a décidé de tirer parti du rapport israélien exagéré, au sujet d’un « combat intensif », le 5 juin, entre des soldats syriens et des rebelles, autour du carrefour de Quneitra, et de s’en servir comme point d’appui, afin de générer une crise autour de l’enclave divisée. Nos sources militaires rapportent que la bataille de Quneitra n’était rien d’autre que la brève conquête, par un petit groupe de rebelles syriens, du carrefour du Golan, alors que les troupes syriennes étaient endormies. Ils ont, peu de temps après, été chassés par trois tanks syriens. Des nuages de fumée noire, provenant des incendies provoqués par les tirs syriens ont obscurci les écrans télé durant des heures, donnant à Poutine sa réplique afin de contrer l’arrivée (révélée en exclusivité par Debkafile, le 5 juin), en Jordanie, la semaine prochaine, de 1.000 Marines américains, d’intercepteurs de missiles Patriot américains et d’avions de combat F-16, en vue de leur déploiement à la frontière syrienne.


Le Président russe savait pertinemment qu’Israël et, très probablement, l’ONU allaient faire barrage à son offre d’envoi de troupes russes en guise de force sur le Golan, sur des bases légales : l’accord de cessez-le-feu de 1974 exclut les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU, détenteurs d’un droit de veto, de la force d’observation du désengagement de l’ONU (UNDOF). Néanmoins, il a déposé cette offre pour deux raisons :


1.  Comme un mode de rappel, à l’intention des Présidents, Obama des Etats-Unis et Xi Jinping de Chine, qui organisaient leur premier face-à-face en Californie, qu’aucun d’entre eux n’était maître de l’échiquier, concernant la Syrie en état de guerre et que la Russie tenait fermement le fouet, en vertu de son rôle de meneur dans l’alliance entre l’Iran, la Syrie, l’Irak et le Hezbollah.


2.  Pour préparer le terrain en vue de ses prochains mouvements, visant à déployer, quand même, des troupes russes sur le Golan syrien. La prochaine fois, il ne demandera pas la permission aux Etats-Unis, à l’ONU, ni à Israël. Il ira directement chez son allié, le Président syrien Bachar al Assad à Damas, et l’avisera de l’importance de déployer des soldats russes sur le Golan – sur un pied d’égalité avec le déploiement de l’armée américaine en Jordanie. Le fait de stationner cette unité juste à l’extérieur de la zone officielle de séparation du Golan lui permettrait d’éviter d’avoir à se tourner d’abord vers l’ONU ou Israël.


Les sources du renseignement militaire de Debkafile révèlent que le Kremlin n’a, en définitive, pas encore décidé si et quand il mettrait son plan à exécution, mais qu’il se tient prêt à ordonner le départ de ses troupes vers la Syrie, à n’importe quel moment. Pour l’instant, les dirigeants russes suivent à la trace l’imposante force armée syrienne et du Hezbollah, qui se regroupe pour la prochaine phase de sa grande offensive contre la ville du Sud de Deraa, et ils observent les forces irakiennes, qui se tiennent prêtes de leur côté de la frontière, à faire mouvement, à l’Est de la Syrie.


Si leur commandement unifié détermine, en consultation avec le Kremlin, qu’une présence militaire russe est nécessaire en renfort, les troupes russes seront parachutées sur le Golan.


L’incertitude entoure encore la question de la vente de missiles S-300 à la Syrie. Les sources militaires israéliennes insistent sur le fait qu’ils ne sont pas encore arrivés à destination, alors que les responsables du Pentagone rapportent que les Russes envoient des batteries en pièces détachées, mais pas encore les missiles eux-mêmes. Leur sort, tout comme celui du futur contingent russe sur le Golan, dépend entièrement de la seule volonté du Président russe.


DEBKAfile  Reportage Exclusif  8 Juin 2013, 7:40 PM (IDT)


http://debka.com/article/23030/Putin-acts-to-override-Israeli-UN-objections-to-Russian-troops-on-the-Golan

Adaptation : Marc Brzustowski.

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 19:29

 

Les soldats d’Assad (et des combattants du Hezb ? ) se pavanant dans les champs de ruines de Qousseir après la prise de la ville. Mohammad Azakir/Reuters

 

Message depuis les ruines de Qusair


Par Charles Krauthammer


07 juin 2013, The Washington Post


http://www.washingtonpost.com/newssearch/search.html?st=krauthammer&submit=Soumettre+la+requ%C3%AAte 

 

Adaptation française de Sentinelle 5773 ©


Mercredi, Qusair est tombé sous le contrôle du régime de Bashar al Assad en Syrie. Qusair est une ville stratégique qui relie Damas avec le cœur du pays alaouite d’Assad sur la Méditerranée, avec ses ports et sa base navale russe. C’est un changement stratégique majeur. Les forces d’Assad peuvent désormais avancer sur des zones dominées par les rebelles vers la Syrie centrale et du Nord, y compris Alep.


Pour les rebelles, c’est une énorme perte de territoire, de moral et de leur corridor d’approvisionnement vers le Liban. Personne ne sait si ce revers de fortune sera le dernier, mais chacun sait qu’Assad a désormais la main gagnante.

 


Sens du phrasé. 

Ce qui a modifié le sens de la bataille a été une intervention extérieure éhontée. Une entité du Hezbollah renforcée, bien entraînée, bien armée – de ce groupe terroriste shiite qui domine le Liban et obéit à l’Iran – à traversé vers la Syrie et a expulsé les rebelles hors de Qusair, que l’artillerie syrienne a transformé en une ruine fumante.


Il s’agit d’une immense victoire non seulement pour Téhéran mais aussi pour Moscou, qui soutient Assad au pouvoir et met à haut prix son port en eaux profondes de Tartous [Tarse, la ville natale de St Paul dans l’antiquité chrétienne, NdT], seule base militaire de la Russie en dehors de l’ex Union soviétique. Vladimir Poutine a positionné un dizaine de bateaux de guerre russes au large ou plus encore, protégeant davantage son avant-poste stratégique et son client syrien.


Les perdants ? La Turquie membre de l’OTAN, principal soutien des rebelles ; la Jordanie, allié arabe le plus proche de l’Amérique, se noyant maintenant avec un demi million de réfugiés syriens , et les alliés de l’Amérique dans le Golfe, principaux fournisseurs d’armes aux rebelles.


Et les Etats Unis, dont le président avait déclaré en passant que Assad doit partir, qu’il a perdu toute légitimité et que sa chute n’est qu’une affaire de temps, apparaît non seulement incapable mais nul.


Le président Obama ne veut pas que les USA débarquent sur le terrain. Personne ne le veut. Mais entre rien et une invasion, il reste beaucoup d’options intermédiaires : armer les rebelles, aider la Turquie à maintenir une zone de sécurité dans le Nord de la Syrie, clouer au sol la force aérienne meurtrière d’Assad en attaquant les terrains d’aviation – toutes les manières d’appliquer une zone de non survol en détruisant le système de défense anti-aérienne du régime.  

Obama pouvait choisir n’importe quel échelon sur l’échelle. Il n’en n’a choisi aucun. Il y a plusieurs semaines, alors que la fortune de la bataille commençait de changer, l’administration [Obama] laissa fuité qu’elle envisageait, eh bien peut-être, d’armer les rebelles. Et puis rien.


Obama imagine que si l’Amérique n’intervient pas du tout, une guerre civile comme celle en Syrie se poursuivra, en se contenant. Il ne comprend pas que si l’Amérique se retire de la scène, cela crée un vide qui appelle une intervention extérieure hostile. Un rôle de superpuissance dans un conflit régional est dissuasif.


En 1958, le Président Eisenhower - vénéré par les « réalistes » à la mode d’aujourd’hui pour sa retenue stratégique – avait envoyé des Marines au Liban pour protéger le gouvernement pro-américain des menaces de la Syrie et de l’Egypte.


Dans la Guerre de Kippour de 1973, la Russie menaça d’envoyer des troupes au nom de l’armée égyptienne. Le Président Nixon menaça d’une réaction des USA, renforça la VIème flotte [en Méditerranée] et éleva le niveau mondial de l’alerte militaire des USA au niveau DEFCON 3. La Russie recula.


Voilà comment la région fonctionne. La puissance dissuade la puissance. Au lieu de cela, Obama se perd en abstractions vides – comme la « légitimité internationale » - et en conclaves inutiles, comme les conférences des « Amis de la Syrie ».


Assad, au contraire, a un vrai ami. Poutine connaît Obama. Ayant observé la retraite d’Obama en Europe de l’Est, sa passivité face à l’obstruction russe en Iran, sa politique d’agenouillement pour « recommencer », Poutine sait qu’il n’a rien à craindre du président des USA.


Résultat ? L’approvisionnement méprisant de Poutine en armes vers la Syrie. L’Iran toute aussi méprisante, envoie des Gardes Révolutionnaires pour conseiller et soutenir les forces d’Assad. Le Hezbollah envahit la Syrie et s’empare de Qusair.


Réponse d’Obama ? Aucune mise en garde que de telles provocations modifiant l’équilibre déclencheraient ne serait-ce que la moindre réponse américaine.


Même la ligne rouge des armes chimiques d’Obama est une farce. Sa seule déclaration a averti de sa passivité, signalant que rien moins que des AMD (Armes de Destruction Massives) - disons massacrant 80.000 innocents en utilisant des armes conventionnelles - déclencheraient  une réponse des USA.


Et quand cette ligne rouge des AMD a finalement été franchie, Obama a eu recours à une surmultipliée juridique pour l’effacer. Est-il étonnant que Assad et ses alliés soient en pleine offensive – le Hezbollah se joignant sans vergogne à la guerre sur le terrain. La Russie en envoyant une petite armada et des montagnes de matériel militaire, l’Iran avertissant chacun de se tenir à l’écart ?


La réponse d’Obama est d’envoyer son secrétaire d’Etat, chapeau à la main, à Moscou. Et John Kerry revient en pensant vraiment qu’il est parvenu à quelque grande percée diplomatique – une conférence de « paix » que la Russie va dominer et utiliser pour redonner une légitimité à  Assad et marginaliser les rebelles.


Juste pour s’assurer que Kerry a bien compris sa position, Poutine l’a laissé attendre hors de son bureau pendant trois heures. Les Russes savent comment adresser des messages.


Et celui de Qusair est celui-là :


Vous combattez pour votre vie. Vous avez le choix de vos alliés : Obama portant la « légitimité internationale » et une déclaration risible de la Maison Blanche que le « Hezbollah et l’Iran doivent immédiatement retirer leurs combattants de Syrie » ou bien Poutine apportant la protection navale russe, des expéditions d’armes iraniennes et des milliers de combattants du Hezbollah.


Lequel choisissez-vous ?  

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 09:49

 

 

al QusairVictory5.6.13

 

 

Les troupes syriennes s’emparent d’al Qusayr

 

 

 

La défaite des rebelles syriens dans la ville centrale d’al Qusayr, mercredi 6 juin, a aussi constitué une débâcle stratégique de premier plan pour les Etats-Unis, Israël et l’Europe de l’Ouest, par le prix qu’ils ont payé pour avoir laissé le champ libre aux troupes du Hezbollah et de Syrie, avec les officiers iraniens pour chefs d’orchestre, afin qu’ils remportent la victoire.  La machine de guerre de l’armée syrienne et du Hezbollah est, désormais prête à capitaliser son triomphe, pour rouler vers Alep et le Sud Syrien pour y écraser, aussi, la résistance rebelle. Israël est le prochain sur la liste.


Il y a cinq mois, le 26 février, un reportage vidéo exclusif de Debkafile, intitulé : « Bachar al Assad, Ali Khamenei, Vladimir Poutine et Hassan Nasrallah Ont Gagné la Guerre », révélait comment, étape par étape, Bachar Assad changeait le cours de la guerre et reprenait l’initiative, appuyé par une vaste alliance de la Russie, de l’Iran, de l’Irak, de la Syrie et du Hezbollah.


Cette alliance est déjà à l’oeuvre, en train de bâtir sur son succès – non seulement dans le conflit en Syrie, mais également, bien au-delà de ses frontières.


Le Premier Ministre irakien Nuri al Maliki a déployé 20 000 soldats sur la frontière syrienne, pour la boucler contre tout passage de renforts sunnites et d’al Qaeda, en direction des rebelles syriens. Les commandos irakiens sont prêts à lancer des raids contre les forces liées à Al Qaeda dans l’Est de la Syrie. Le Front al Nusra, par exemple, apparaît s’être évaporé du champ de bataille et garder un profil bas.


Le demi-million de Druzes de Syrie, s’étant réfugiés loin du conflit, dans leurs villages de montagnes du Jebel druze, dans le Sud, ont reçu un ultimatum du Hezbollah, afin qu’ils proclament leur loyauté envers Bachar al Assad ou subisse un assaut pour les faire ployer.


L’agression du Hezbollah contre les Druzes syriens pourrait avoir de graves conséquences pour la communauté vivant au Liban et son dirigeant, Walid Joumblatt. D’un autre côté, si les Druzes syriens confient leur destin au régime Assad, les Druzes du Liban seront forcés de s’aligner sur le supplétif de l’Iran. Ce réalignement contrarierait la menace des rebelles syriens de frapper les bastions du Hezbollah à l’intérieur du Liban. Et ces bouleversements laisseraient peu d’options aux villageois du Golan israélien, excepté de s’aligner sur les autres membres de leur communauté.


Le fait est passé inaperçu en Israël, mais le bras long de l’extension de la guerre syrienne a pénétré en profondeur jusque dans la Bande de Gaza. Les dirigeants du Hamas n’ont pas perdu de temps pour grimper dans le train en marche des vainqueurs. Une délégation est déjà présente à Téhéran, attendant de plaider pour un renouveau d’un pacte de coopération militaire.


Le Premier Ministre Ismaïl Haniyeh et le chef du Bureau Politique, Khaled Meshaal ont été confrontés à de lourdes pressions, pour qu’ils se détournent de leurs relations avec la Turquie et le Qatar et renouvèlent le pacte militaire que le Hamas a signé avec l’Iran et le Hezbollah, en septembre 2012.


Ces pressions proviennent de Marwan Issa, Commandant-adjoint de la branche militaire du Hamas, les brigades Ezz a-Din al Qassam – qui a fui la Bande de Gaza après l’opération israélienne Pilier de Défense contre les tirs de roquettes du Hamas, et s’est réfugié à Téhéran depuis lors – et de Mahmoud a-Zahar, qui a abandonné le bureau politique, au profit de Meshaal.


Jeudi 6 juin, la branche militaire du Hamas a brusquement diffusé une déclaration d’allégeance à l’Iran et au Hezbollah.


Le Hamas a un besoin désespéré d’un nouveau patron et bien plus encore, d’argent frais. La Turquie et le Qatar ont stoppé leurs financements en direction du mouvement radical palestinien et de leurs dirigeants, et, depuis que la victoire d’al Qusayr a bruyamment résonné à leurs oreilles, ils sont retournés vers Téhéran et le Hezbollah pour mendier des fonds afin de racheter des roquettes.


Ces effets secondaires de la guerre en Syrie et du rôle gagnant qu’y a joué le Hezbollah constituent de très mauvaises nouvelles pour Israël. A nouveau sous la férule de l’Iran et de son supplétif, le Hamas est, plus que jamais, en position d’envoyer à la ferraille l’accord de cessez-le-feu passé avec Israël, après neuf mois de calme, débarrassé des tirs de roquettes à la frontière, du fait de son avidité à rejoindre le camp vainqueur de la guerre civile syrienne.


Cela représenterait une gifle stratégique pour Israël et l’Administration Obama, qui avait contribué à passer l’arrangement de cessez-le-feu, l’an dernier, et un obstacle majeur sur la route du Secrétaire d’Etat américain John Kerry, qui a travaillé dur pour ranimer les tractations de paix palestino-israélienne.


Avec la constitution de deux fronts de guerre imminente, sur le Golan et dans la Bande de Gaza, aucune personnalité de l’Autorité Palestinienne, à commencer par Mahmoud Abbas, ne s’aventurerait à s’asseoir en face du Premier Ministre israélien Binyamin Netanyahou.


La victoire syrienne et du Hezbollah à Qusayr affiche au grand jour la vacuité totale de la posture américano-européo-israélienne de non-intervention dans le conflit syrien. Alors que tous trois ont reculé devant l’éruption de moyens de guerre chimique en Syrie, excepté de proférer des menaces parfaitement creuses (Fabius et Obama se répondant en écho, dans leurs assauts d'impuissance), Moscou, Téhéran et Bagdad, sont parvenus à conforter les percées réalisées par la puissance militaire d’Assad, au cours des deux ans un quart d’âpres combats, et ont façonné une machine de combat constituée par l’armée syrienne et le Hezbollah, capable d’écraser le soulèvement syrien.


Ayant prouvé son caractère trempé, au cours d’une victoire épique, le partenariat entre l'armée syrienne et le Hezbollah se confronte à Israël, à la Jordanie et aux forces américaines qui sont stationnées là, doté de plans pour poursuivre sa vague de succès en deux étapes : d’abord, conquérir Alep et le Sud de la Syrie et les nettoyer de toute présence rebelle ; deuxièmement, utiliser le Golan comme base d'un tremplin pour provoquer le face-à-face avec Israël sur le champ de bataille.


Déjà, leur campagne a débuté pour reconquérir la ville de Quneitra, du côté syrien du Golan. On pouvait entendre très distinctement, le rugissement des échanges de tirs et des obus, jeudi 6 juin, répétant aux dirigeants de la Défense en Israël, dans des termes sans la moindre ambiguïté, cette fois, que le front de guerre contre le Hezbollah s’est déplacé du Sud-Liban vers le Golan.


 

http://www.debka.com/article/23021/Qusayr-was-a-debacle-for-the-West-and-Israel-Aftershocks-in-Lebanon-Golan-and-Gaza-Strip


DEBKAfile Reportage Exclusif 6 juin 2013, 11:28 AM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski.

 

 

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 08:13

 

 

Comme dirait Fabius : "toutes les options sont sur la table..." et elles y resteront!

 

 

 

 

Désormais, les rebelles syriens, qui détiennent encore quelques places fortes, sont coupés de leur approvisionnement en armes et en hommes, via le Liban, alors que la route est ouverte au Hezbollah pour circuler et faire convoyer des armes et des combattants dans les deux sens, pour la reconquête d'Alep, Homs, Hama, Deraa, et des positions, aux frontières de la Turquie, de la Jordanie et sur le Golan, près de la frontière israélienne...

 

 

Syrie: l'armée contrôle la "totalité" du bastion rebelle de Qousseir

Selon la TV officielle, l'armée syrienne contrôle totalement Qousseir

 
AFP |
05/06/2013 | 07h54

 

http://www.lexpress.fr

http://www.lorientlejour.com

 

 

L'armée contrôle la "totalité" de la ville de Qousseir, bastion des rebelles depuis plus d'un an, ont annoncé mercredi les médias officiels syriens et la chaîne du Hezbollah libanais qui combat en Syrie aux côtés des forces du régime.


Au bout d'une offensive de près de trois semaines, "l'armée a rétabli la sécurité dans la totalité de la ville de Qousseir", a indiqué l'agence officielle Sana.
"L'armée arabe syrienne contrôle totalement la région de Qousseir, dans la province de Homs, après avoir tué un grand nombre de terroristes (rebelles selon la terminologie du régime) et capturé d'autres", a indiqué de son côté la chaîne officielle Al-Ikhbariya.


"La ville de Qousseir a été totalement désertée par les hommes armés (rebelles) face à l'avancée de l'armée", a indiqué par ailleurs Al-Manar, la chaîne du Hezbollah qui a un correspondant sur place.


Selon les militants, le puissant parti armé libanais, allié indéfectible du régime de Bachar el-Assad, a été la fer de lance de cette offensive contre la ville rebelle et y a perdu des dizaines de combattants.
La ville, proche de la frontière libanaise, est devenue emblématique tant pour le régime que pour les rebelles.
La région stratégique de Qousseir est capitale pour le régime car elle lie la capitale Damas au littoral.

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 12:55

 

 

 

 

 

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Des tanks syriens, dont certains aux mains du Hezbollah

 


Lorsque le Ministre de la Défense Moshe Ya’alon a informé un panel de la Knesset, lundi 3 juin, que les rebelles syriens occupaient encore quatre quartiers de Damas, les sources du renseignement de Debkafile révélaient que la bataille pour la domination dans la capitale syrienne était, d’ores et déjà, terminée. Exceptées quelques petites poches e résistance, l’armée de Bachar al Assad a, virtuellement, repris le contrôle de la ville, au cours d’une victoire épique. A partir de ces poches confinées, les rebelles ne peuvent faire guère plus que d’échanger des tirs sporadiques. Ils sont dans l’impossibilité de lancer des offensives, ou de poser de réelles menaces sur le centre-ville, l’aéroport ou encore l’immense base aérienne près de là. Les transports aériens russes et iraniens ramènent constamment des réapprovisionnements pour maintenir l’armée syrienne au combat et peuvent, à nouveau atterrir à l’aéroport de Damas, après des mois de siège rebelle.


Les rebelles se replient, hors de Damas, après avoir été débordés par un mouvement de prise en pince, à partir des périphéries Est de Damas, exécuté par les 4ème et 3ème Divisions, ainsi qu’une unité de commandos « Fuji ». La plupart des rebelles ont été repoussés à l’extérieur de la ville.


Les sources militaires de Debkafile rapportent, pour ce qui est du mardi 4 juin, que l’armée d’Assad contrôle tous les carrefours d’échanges routiers de la capitale et de ses banlieues ouest. Elle a aussi nettoyé la zone Ouest de Damas, à travers la région de Zabadani jusqu’à la frontière jordanienne, de toute présence des forces de l’opposition. Vers le Nord-Ouest, les unités du Hezbollah et de l’armée syrienne ont resserré leur siège autour des rebelles ne tenant plus que le secteur nord d’al Qusayr, d’autres unités ont achevé leur conquête de l’arrière-pays autour de la ville d’Hama ; et une troisième force combinée de l’armée syrienne et du Hezbollah a pris position autour d’Alep.


Des officiers supérieurs de Tsahal ont critiqué, en le taxant de «fallacieux et induisant en erreur »,  le compte-rendu réalisé par le Ministre de la Défense sur la Syrie, devant la Commission des affaires étrangères et de la Défense, dans lequel il estimait que Bachar al Assad ne contrôlait pas plus de 40% du territoire syrien. Ils ont affirmé qu’il s’est reposé sur une évaluation faussée des renseignements disponibles et être très préoccupés par le fait que les forces armées agissaient sur la base de renseignements sans pertinence. Des évaluations erronées, redoutent-ils, peuvent conduire à un processus de décision défaillant. Ils ont cité deux exemples :  


1. Le 5 mai, le bombardement israélien massif des armes iraniennes stockées près de Damas à destination du Hezbollah, s’est transformé, un mois plus tard, au point de faire plus de dégâts que de bien. Cela a stimulé Bachar al Assad, au lieu d’affaiblir ses résolutions.


2.  Israël a laissé des failles ouvertes à des surprises désagréables, en se focalisant sur l’observation des mouvements militaires en Syrie, particulièrement autour de Damas, pour s’assurer que des missiles avancés et des armes chimiques ne tombent pas entre les mains du Hezbollah. Mais, par exemple, on a manqué de relever le mouvement de premier ordre des unités de la milice du Hezbollah vers la frontière israélo-syrienne. Nos sources militaires révèlent qu’une concentration de forces du Hezbollah est actuellement déployée à l’extérieur de Deraa, la capitale du Horan, dans le Sud de la Syrie. Des renforts arrivent par vagues depuis le Liban. Les forces du Hezbollah et des unités syriennes se tiennent prêtes à faire mouvement dans le Horan rural, pour atteindre la frontière israélienne toute proche, à travers le Golan syrien.


Leur offensive à venir, qui pourrait se dérouler dans quelques jours seulement, mettra face à face, pour la première fois, les Israéliens avec des unités du Hezbollah, équipées d’armes lourdes et de missiles, en mouvement tout le long de la frontière syro-israélienne et manoeuvant à partir des positions juste en face des avant-postes et des villages du Golan israélien. Le calcul précoce selon lequel le champ de bataille syrien éroderait la puissance du Hezbollah a empêché Israël de faire obstruction à l’afflux de forces militaire de ce même Hezbollah, en Syrie. Cela s’est avéré inexact.


Au lieu de s’être affaibli, le supplétif libanais de l’Iran est sur le point d’ouvrir un nouveau front de guerre et de contraindre Tsahal à s’adapter à un nouveau défi militaire, à partir du Golan syrien.


A la grande différence de ses guerres précédentes contre Israël, le Hezbollah ne se confrontera pas seul contre Israël. Le 30 mai, lorsque le dictateur syrien a évoqué des « exigences populaires » de renforcer les opérations de « résistance » contre Israël, depuis le Golan, il n’a pas mentionné le Hezbollah, parce qu’il faisait référence à des exigences provenant de l’intérieur même de la Syrie. [il essaie ainsi de se mettre en conformité avec sa propre idéologie, seul et meilleur moyen de détourner le cours du « printemps syrien »]


http://www.debka.com/article/23017/Battle-for-Damascus-is-over-Is-Israel-intelligence-slow-on-Syrian-war-


DEBKAfile  Reportage Exclusif 4 Juin 2013, 11:25 AM (IDT)

 

   

 

Adaptation : Marc Brzustowski.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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