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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 09:08

 

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11/10/2012

Anatolie / Reuters
Anatolie / Reuters
SYRIE Le gouvernement refuse le cessez-le feu proposé par Ban ; Homs bombardée ; au moins 141 morts hier.

Les rebelles syriens cherchaient hier à couper les lignes d’approvisionnement de l’armée vers Alep, métropole stratégique du Nord, pendant que les troupes régulières bombardaient violemment des poches rebelles à Homs et dans sa région.
Après avoir perdu Maaret al-Noomane, l’armée a envoyé des chars pour tenter de reprendre cette ville située sur l’autoroute reliant Damas à Alep, passage obligé pour les renforts qui se rendent dans la deuxième ville du pays, surtout que les régions rurales alentour sont tenues par la rébellion. Les troupes se sont ainsi déployées sur une partie de la cinquantaine de kilomètres d’autoroute entre Damas et Maaret al-Noomane, selon le centre de presse rebelle de Sarmine. Les rebelles tentaient d’empêcher cette progression, faisant usage de lance-roquettes et d’engins piégés. Trois chars ont été endommagés.

Plus au Sud, « les avions du régime bombardaient violemment Khan Cheikhoune pour permettre aux renforts d’avancer vers Maaret al-Noomane », a indiqué pour sa part Rami Abdel Rahmane, président de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), évoquant également des combats au sol. Khan Cheikhoune, dans la province d’Idleb, se situe également sur la route internationale Damas-Alep, tout comme Saraqeb, plus au Nord et déjà aux mains des rebelles. « Si les rebelles, qui ont déjà Saraqeb et Maaret al-Noomane, prennent Khan Cheikhoune, ils isoleront totalement les troupes du régime à Alep », a précisé M. Abdel Rahmane. Les heurts qui se sont poursuivis toute la journée à Idleb ont fait 37 morts selon un bilan provisoire de l’OSDH, qui a décompté 141 morts hier dans l’ensemble de la Syrie.
À Alep même, les rebelles retranchés dans le souk ont attaqué à coups de RPG la mosquée des Omeyyades, tenue par l’armée. Ils ont pénétré dans son enceinte, avant d’être repoussés à l’issue de quatre heures d’affrontements.

Capitale de la révolution
Parallèlement, à Homs, surnommée la « capitale de la révolution », l’armée tirait des obus contre la vieille ville et ses environs où sont retranchés les rebelles. « Homs pourrait être déclarée province sécurisée dans les heures ou les jours qui viennent », affirmait le quotidien proche du pouvoir al-Watan, laissant entendre que les troupes assadistes préparaient l’assaut final. « Nous sommes totalement encerclés », a confirmé un militant se faisant appeler Abou Bilal.
Dans l’est du pays, un journaliste d’al-Ikhbariya, chaîne de télévision officielle, a été tué par des « terroristes », a affirmé la direction de la chaîne. Le caméraman Mohammad al-Achram a été touché par deux balles. Selon Reporters sans frontières, 15 journalistes et 29 citoyens-journalistes ont été tués en Syrie depuis le début du soulèvement.

Coup pour coup
Alors que la tension est à son comble entre Ankara et Damas, le chef de l’armée turque a par ailleurs haussé le ton, menaçant la Syrie d’une « réponse encore plus puissante » si elle continue ses tirs vers le territoire turc. L’armée turque riposte coup pour coup aux tirs syriens atteignant son territoire et dont l’armée syrienne est tenue pour responsable.
Au lendemain de l’appel du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, Damas a de son côté rejeté sa demande de cessez-le-feu unilatéral, exigeant en préalable un arrêt des violences du côté rebelle. « Nous avons dit à Ban Ki-moon d’envoyer des émissaires vers les États qui ont de l’influence sur les groupes armés pour que ces derniers mettent un terme à la violence », a ainsi affirmé dans un communiqué le porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères, Jihad Makdissi.
En Jordanie voisine, les États-Unis ont déployé environ 150 militaires pour aider à contrôler le flux des réfugiés et être prêts à agir si le régime perdait le contrôle de ses armes chimiques, selon un haut responsable américain. L’armée jordanienne a néanmoins démenti cette aide, affirmant dans un communiqué être « en mesure de faire face à toute sorte de menaces ».
Dans le même temps, le médiateur international Lakhdar Brahimi est arrivé à Djeddah, « première étape de sa deuxième tournée régionale », a annoncé l’ONU. M. Brahimi, envoyé spécial de l’ONU et de la Ligue arabe, aura en Arabie saoudite « des entretiens étendus portant sur la crise en Syrie », a précisé son porte-parole Ahmad Fawzi dans un communiqué.
Toujours sur le plan diplomatique, le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki ont souligné hier à Moscou la proximité des positions de leurs deux pays sur la crise syrienne. « Nous avons convenu de faire en sorte que le règlement de la crise se produise sans aucune ingérence étrangère, en soutenant la mission de Lakhdar Brahimi », a ainsi déclaré Nouri al-Maliki à l’issue des entretiens avec Vladimir Poutine, selon l’agence de presse Ria Novosti. « Sur de nombreuses questions, nos opinions se rejoignent ou sont très proches », a déclaré à son tour le président russe.

 

 

Lire aussi

Le 14 Mars condamne l’implication dangereuse du Hezbollah dans la crise syrienne

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 08:48

Turquie-Syrie : Ankara saisit la cargaison douteuse

mercredi 10 octobre 2012 - 22h15
Logo MédiArabe.Info
L'Airbus A-320 immobilisé à l'aéroport d'Esenboga à Ankara.

 

La télévision « Al Arabiya » affirme à l’instant que les autorités turques ont saisi la cargaison non-civile découverte à bord d’un Airbus A-320 syrien, intercepté par l’armée de l’air turque et fouillé à Ankara. Les Turcs y ont découvert du matériel militaire, en violation avec le code de l’aviation civile. Selon d’autres sources, l’avion transportait des composants de missiles entre Moscou et Damas. Rappelons à cet égard que l’Armée Syrienne Libre a déjà mis hors d’usage deux unités de missiles à l’est de Damas (Ghouta), ces derniers jours. Le régime syrien doit ainsi reconstituer ses stocks en recourant aux avions civils.

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 18:32

«La chute d'el-Assad sera un coup énorme pour l'Iran»

http://www.lefigaro.fr

Mots clés : 

Par Marc de BoniGeorges MalbrunotMis à jour le 05/10/2012 à 17:15 | publié le 05/10/2012 à 13:47 Réactions (47)

INTERVIEW VIDÉO - Pour le vice-premier ministre israélien, Dan Meridor, les risques liés à l'après-Bachar sont de moindre importance.

 

 

 

Vice-premier ministre en charge du Renseignement et de l'Énergie nucléaire, Dan Meridor estime qu'il faut profiter de «la très large coalition» qui s'est formée, y compris avec la plupart des pays arabes, pour stopper l'Iran dans sa marche vers la bombe atomique.


LE FIGARO. - Où en sont les relations franco-israéliennes après le départ de Nicolas Sarkozy?

Dan MERIDOR. - Nos relations avec le nouveau pouvoir français sont très intimes. Hélas, sur les grandes questions qui nous inquiètent, l'Iran ou laSyrie, aucun d'entre nous n'a les réponses aux questions que nous nous posons.

Quelle est votre analyse des changements en cours dans le monde arabe?

Il faut du temps pour passer des dictatures à des démocraties. Pas plus que les autres, Israël n'avait vu venir les printemps arabes. Aujourd'hui, ce qui m'inquiète, c'est le retour de Dieu et de la religion au centre de la politique. Je n'aime pas cela. Que fait-on si la majorité exprimée par le vote ne veut pas de la démocratie? Si elle refuse, par exemple, aux femmes le droit de se vêtir comme elles le souhaitent. Nous ne savons pas comment finiront ces régimes qui ont élu des pouvoirs islamistes, comme en Égypte, pays qui est très important pour Israël. Que va faire le président Morsi? Jusqu'à maintenant, sa rhétorique est neutre, il n'a pas attaqué Israël. L'Égypte a besoin de l'aide de l'Occident pour améliorer son économie. J'espère que cette pression aura une influence positive sur la posture du pouvoir égyptien.

Et en Syrie?

Le régime massacre son peuple de manière effroyable, il faut arrêter cela. ­Israël est dans une position très délicate. Nous n'agissons pas en coulisses pour changer les régimes arabes. Tout changement, c'est vrai, comporte un risque. En Syrie, iI y a le risque djihadiste. Mais pour nous, la priorité est clairement de briser l'alliance entre la Syrie, l'Iran et le Hezbollah. Cela dépasse tous les risques inhérents à un changement de régime à Damas. Nous ne savons pas quand le régime d'el-Assad tombera, mais quand il tombera, cela affaiblira l'Iran et le Hezbollah. Ce sera un coup énorme porté à l'Iran. La Syrie est la clé d'accès de l'Iran vers une position dominante au Moyen-Orient. Et sur ce constat, une large et rare coalition se forme, entre les pays occidentaux et les pays arabes. C'est une chose très importante que presque tous les pays arabes soient d'accord pour arrêter l'Iran dans sa course vers la bombe.

Par une attaque ou par la poursuite des sanctions et de l'action clandestine?

L'option militaire est sur la table, comme l'a dit le président Obama. En dire plus serait une erreur. Je suis contre tous ceux qui en Israël en rajoutent, car vous connaissez la formule: plus on parle, moins on peut agir. Obama a clairement dit qu'il ne s'agit pas de «contenir» un Iran nucléaire, mais d'empêcher l'Iran d'avoir la bombe. Les pressions exercées par la communauté internationale produisent un effet sans précédent, mais ce n'est pas suffisant. Il faut les intensifier. Le guide Ali Khamenei doit comprendre que s'il va au-delà du seuil et décide de construire la bombe, les conséquences seront très dures. Mais soyez sûrs que si l'Iran gagne son bras de fer et parvient à avoir la bombe, cela changera le monde tel que nous le connaissons aujourd'hui.

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 09:26

 

 
AFP | 04/10/2012 | 10h11


Vingt-et-un membres de la force d'élite de la Garde républicaine ont été tués jeudi matin à Qoudssaya, une banlieue ouest de Damas, par une explosion suivie d'échanges de tirs, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH)

"Les 21 hommes ont été tués alors que les accrochages avec les rebelles se poursuivent", indiqué le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. "La plupart ont été tués dans l'explosion". 

La garde républicaine syrienne est une composante de la force terrestre syrienne, elle est commandée par Maher el-Assad, le frère de Bachar el-Assad. Son effectif est estimé à 10 000 hommes. Lors de la révolte syrienne de 2011-2012, la garde républicaine syrienne fait partie des unités combattant la rébellion à Damas. La garde républicaine est chargée de protéger la capitale Damas de toute invasion extérieure.

Maher Al Assad

 

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 07:00

jeudi 4 octobre 2012 - 02h31
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Le gouvernement d’Ankara va demander jeudi le feu vert du Parlement turc pour mener des opérations militaires côté syrien à la frontière entre les deux pays, ont rapporté des médias turcs. La Turquie a aussi demandé au Conseil de sécurité de l’ONU d’agir. L’annonce de cette décision dans la nuit de mercredi à jeudi est intervenue après une réunion gouvernementale autour du premier ministre Recep Tayyip Erdogan. La Constitution turque prévoit que toute opération militaire extérieure doit être autorisée au préalable par le Parlement. Ankara a en outre demandé mercredi en soirée au Conseil de sécurité des Nations unies de prendre « les mesures nécessaires » pour faire cesser « l’agression syrienne. Ceci est un acte d’agression par la Syrie contre la Turquie », déclare l’ambassadeur de la Turquie auprès de l’ONU, Ertugrul Apakan, dans une lettre adressée au président du Conseil de sécurité, l’ambassadeur du Guatemala. (ats).

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 22:19

 

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OLJ/Agences | 03/10/2012

Un avion de chasse syrien survole Alep le 3 octobre 2012. AFP PHOTO/MIGUEL MEDINA
Un avion de chasse syrien survole Alep le 3 octobre 2012. AFP PHOTO/MIGUEL MEDINA
CRISE Série d'attentats à Alep, des dizaines de tués.

ATTENTATS À ALEP
La célèbre place Saadallah al-Jabiri, en plein coeur d’Alep, théâtre de l’explosion de trois voitures piégées le 3 octobre 2012. REUTERS/SANA

La Turquie a bombardé mercredi des cibles situées en territoire syrien en représailles à des tirs d'obus venus, également aujourd'hui, de Syrie qui ont provoqué la mort de cinq civils dans une localité frontalière de Turquie, a annoncé le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.

"Cette attaque a fait l'objet d'une riposte immédiate de nos forces armées (...) qui ont bombardé le long de la frontière des cibles identifiées par radar", a indiqué M. Erdogan dans un communiqué.
Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu s'est, de son côté, entretenu avec le secrétaire général de l'Otan Andres Fogh Rasmussen et "il a été décidé que l'Otan réunirait son conseil très prochainement", a précisé M. Erdogan.

 

Les obus tirés du côté syrien de la frontière ont également blessé neuf personnes dans la localité d'Akçakale, située dans le sud-est de la Turquie, a indiqué le maire de ce village, cité par les chaînes de télévision. "Parmi les trois morts se trouve une femme et un enfant de 6 ans", a dit le maire Abdülhakim Ayhan, sur la chaîne télévisée d'information CNN-Türk. Il a expliqué que des obus avaient atterri sur une habitation, provoquant ce lourd bilan.

"Il y a une colère dans notre localité envers la Syrie", a expliqué le maire, soulignant que sa localité avait été régulièrement touchée ces dix derniers jours par des balles perdues et des obus tirés dans les combats sporadiques qui opposent l'armée fidèle au président syrien aux rebelles autour du poste-frontière syrien de Tall al-Abyad.

 

Le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu a convoqué une réunion d'urgence au ministère des Affaires étrangères après l'incident, a-t-on appris de source informée. Il s'agit d'un "incident très grave qui dépasse les bornes", a déclaré, de son côté, le vice-Premier ministre turc Besir Atalay dans des déclarations retransmises par les chaînes de télévision turques. Il a qualifié le bombardement d'"incident très grave".

Réactions internationales
Cet incident a provoqué une vague de réactions de la part de la communauté internationale. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a ainsi demandé au gouvernement syrien de "respecter totalement l'intégrité territoriale de ses voisins". Selon M. Ban, cité par son porte-parole, cet incident "démontre que le conflit en Syrie (...) a de plus en plus un impact négatif sur les voisins" de Damas.

 

Les Etats-Unis se sont dit "indignés" par le tir d'obus depuis la Syrie, a déclaré mercredi la secrétaire d'Etat Hillary Clinton. "Nous sommes indignés que les Syriens aient tiré de l'autre côté de la frontière (...) et nous déplorons les pertes en vies humaines du côté turc", a dit Mme Clinton lors d'un point de presse.

Ce nouvel événement dans le conflit syrien est, aux yeux de la secrétaire d'Etat, "très, très dangereux" et elle doit s'en entretenir avec son homologue turc.

La France a, pour sa part, "fermement" condamné l'incident et affirmé sa "solidarité" et son "plein soutien" à son allié turc, a indiqué le ministère des Affaires étrangères.

 

Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a aussi exprimé sa "ferme condamnation" à la suite des tirs en provenance de Syrie, a déclaré mercredi à l'AFP une porte-parole de l'Alliance atlantique.


Cet incident est le plus grave entre la Turquie et la Syrie depuis la destruction d'un avion militaire turc par un missile syrien en juin.


Attentats à Alep

Parallèlement, en Syrie, au moins 37 personnes selon des sources officielles, peut-être 48 selon une ONG, ont été tuées et des dizaines d'autres blessées mercredi dans l'explosion de trois voitures piégées en plein coeur d'Alep, la grande ville du nord du pays que se disputent depuis plus de deux mois rebelles et forces gouvernementales.

"Le bilan pourrait s'alourdir car il y a beaucoup de blessés graves", a précisé à l'AFP un responsable de la deuxième ville de Syrie, sous le couvert de l'anonymat.

 

Deux voitures ont d'abord explosé à une minute d'intervalle, dans deux rues proches d'un club d'officiers donnant sur la célèbre place Saadallah al-Jabiri, en plein coeur de la ville, a affirmé une source militaire à l'AFP. Une troisième a explosé à Bab Jnein, à 150 mètres de la place, à l'entrée de la vieille ville, théâtre d'âpres combats depuis plusieurs jours.

 

Sur la place, le correspondant de l'AFP a vu, près du club des officiers, une partie de la façade d'un hôtel détruite et les deux étages d'un café effondrés. L'un des blessés dans la zone avait le visage couvert de sang.

 

"On a entendu deux explosions énormes, c'est comme si les portes de l'enfer s'ouvraient", a raconté à l'AFP Hassan, un employé d'hôtel de 30 ans. "Je suis sorti, j'ai vu une fumée épaisse puis je suis venu en aide à une femme, grièvement blessée aux bras et aux jambes", a-t-il ajouté.

"J'ai sorti des décombres un enfant de moins de dix ans qui a perdu une jambe", a indiqué de son côté un commerçant dont l'échoppe est située à une rue du club des officiers.

 

Qualifiant ces attentats de "terroristes", la télévision officielle al-Ikhbariya a montré d'énormes destructions sur la place, avec au moins deux immeubles totalement effondrés et des cadavres recouverts de débris. Depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar el-Assad en mars 2011 qui s'est transformée au fil des mois en guerre civile face à la répression, les autorités assimilent les rebelles à des "terroristes" soutenus par l'étranger. La série d'attentats n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.

 

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a, pour sa part, fait état, d'au moins 48 tués, en majorité des militaires, et près de 100 blessées. "Les explosions ont visé un club d'officiers et des barrages de l'armée régulière", a indiqué l'ONG, en citant des sources médicales. Les voitures piégées ont explosé après des affrontements entre des rebelles et gardes du club des officiers, a précisé l'ONG basée en Grande-Bretagne.

 

Par ailleurs, les rebelles ont attaqué au mortier les installations de la sécurité politique à Alep ainsi qu'un ancien marché aux légumes où sont positionnés de nombreux soldats, rapporte l'OSDH, sans faire état de bilan. Dans la nuit, les rebelles ont également détruit deux chars. De violents combats ont en outre éclaté dans plusieurs secteurs de la métropole.

 

La série d'attentats intervient moins d'une semaine après l'annonce par les insurgés du lancement d'une attaque "décisive" pour prendre le contrôle de la grande ville du nord. Le week-end dernier, de violents combats ont éclaté aux abords des souks d'Alep, joyau historique au centre-ville.

 

( Lire aussi : A Alep, les commerçants pleurent leur souk détruit par les flammes)

 

Les rebelles "attaquent désormais les troupes du régime au coeur d'Alep", a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, président de l'OSDH. "Avant, le centre était épargné, aujourd'hui, on peut dire qu'à part quelques rares quartiers, Alep n'est plus une ville sûre". Il a signalé qu'"il y a un an, un million de personnes manifestaient en faveur du régime sur cette même place Saadallah al-Jabiri". "Ca fait partie de la bataille décisive et le régime ne peut pas dire qu'il contrôle la ville", précise M. Abdel Rahmane.

 

 

Déploiement sécuritaire aux entrées de Damas

Au moins 15 soldats ont par ailleurs été tués dans des attaques rebelles et des combats dans une localité de la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, rapporte l'OSDH.

 

Plus au sud, des journalistes de l'AFP ont fait état d'un déploiement sécuritaire inhabituel aux entrées de la capitale Damas, théâtre également d'âpres combats depuis la mi-juillet.

 

Le quotidien officiel al-Baas avait annoncé mardi que la fin prochaine des opérations de sécurité dans l'ensemble de la province de Damas.

Sur le terrain, l'armée syrienne a concentré hier sur action dans la province de Damas, en particulier à Douma.

 

Au moins 16 personnes, dont trois enfants et cinq femmes, ont également trouvé la mort quand l'armée syrienne a bombardé Sahn, un village de la province de Hama (centre), a-t-on appris auprès de l'OSDH. Une vidéo amateur présentée comme tournée mercredi à Sahn montre une jeune mère pleurant la mort de son fils, littéralement coupé en deux par le bombardement. La vidéo montre également une autre femme pleurant, penchée sur le cadavre de son enfant.

 

En 18 mois de conflit en Syrie, plus de 31.000 personnes ont péri, en majorité des civils, selon un nouveau bilan de l'OSDH, qui s'appuie sur un réseau de militants et médecins. Mardi, les violences ont fait au moins 104 morts, dont 57 civils, à travers le pays, selon un bilan provisoire de l'OSDH.

 

Nouvelles déclarations de l'ancien Premier ministre  

Dans ce contexte, le médiateur international Lakhdar Brahimi va retourner dans la région cette semaine pour s'efforcer d'obtenir un arrêt des bombardements par Damas, et en retour une réduction des violences de la part des insurgés.

 

Riad Hijab, ancien Premier ministre syrien qui a fait défection début août, a par ailleurs déclaré à la chaîne de télévision al-Arabiya que le président Bachar el-Assad a rejeté la demande d'une solution pacifique faite par de hauts responsables du régime après l'attentat qui a coûté la vie à plusieurs piliers du clan dirigeant en juillet dernier à Damas.

 

M. Hijab a expliqué que la mort du ministre de la Défense, le général Daoud Rajha, et du beau frère du président également vice-ministre de la Défense, Assef Chawkat, dans l’attentat de Damas, l'avaient persuadé qu'il n'existait pas de solution militaire à la crise. Il a dit avoir rencontré des hauts responsables du régime, dont le vice-président Farouk al-Chara, les dirigeants du parlement et le secrétaire général adjoint du parti Baas au pouvoir, et s'était mis d'accord avec eux pour demander à Bachar el-Assad d'entamer des discussions avec l'opposition.

 

"Bachar a accueilli cela par un refus catégorique. Il a refusé toute forme de dialogue avec l'opposition, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, et a dit +Je ne négocie pas avec une opposition divisée. Ce n'est pas une opposition patriote et elle est armée+", a rapporté Hijab. "Ce fut un choc pour chacun d'entre nous et nous avons quitté le palais. J'ai complètement perdu espoir, en particulier dans les derniers jours, lorsque l'Armée syrienne libre a pris le contrôle de près de 70% d'Alep", a-t-il ajouté.

 

 

Reportage

A Alep, un salon de coiffure pour femmes transformé en QG rebelle

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 13:28

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OLJ/Agences | 03/10/2012

La célèbre place Saadlallah, au coeur d'Alep, grande ville du nord de la Syrie, après l'explosion de trois voitures piégées, le 3 octobre 2012. REUTERS/SANA 
La célèbre place Saadlallah, au coeur d'Alep, grande ville du nord de la Syrie, après l'explosion de trois voitures piégées, le 3 octobre 2012. REUTERS/SANA 
SYRIE Assad a rejeté une offre de paix de responsables syriens, affirme l'ancien Premier ministre ayant fait défection.

ATTENTATS À ALEP
La célèbre place Saadallah al-Jabiri, en plein coeur d’Alep, théâtre de l’explosion de trois voitures piégées le 3 octobre 2012. REUTERS/SANA

Au moins 27 personnes selon des sources officielles, peut-être 40 selon une ONG, ont été tuées et des dizaines d'autres blessées mercredi dans l'explosion de trois voitures piégées en plein coeur d'Alep, la grande ville du nord de la Syrie que se disputent depuis plus de deux mois rebelles et forces gouvernementales.

 

"Le bilan pourrait s'alourdir car il y a beaucoup de blessés graves", a précisé à l'AFP un responsable de la deuxième ville de Syrie, sous le couvert de l'anonymat.

 

Deux voitures ont d'abord explosé à une minute d'intervalle, dans deux rues proches d'un club d'officiers donnant sur la célèbre place Saadallah al-Jabiri, en plein coeur de la ville, a affirmé une source militaire à l'AFP. Une troisième a explosé à Bab Jnein, à 150 mètres de la place, à l'entrée de la vieille ville, théâtre d'âpres combats depuis plusieurs jours. Au moins trois militaires y ont péri, selon la source militaire.

 

Sur la place, le correspondant de l'AFP a vu, près du club des officiers, une partie de la façade d'un hôtel détruite et les deux étages d'un café effondrés. L'un des blessés dans la zone avait le visage couvert de sang.

 

Qualifiant ces attentats de "terroristes", la télévision officielle al-Ikhbariya a montré d'énormes destructions sur la place, avec au moins deux immeubles totalement effondrés et des cadavres recouverts de débris. Depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar el-Assad en mars 2011 qui s'est transformée au fil des mois en guerre civile face à la répression, les autorités assimilent les rebelles à des "terroristes" soutenus par l'étranger.

 

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a, pour sa part, fait état, d'au moins 40 tués, en majorité des militaires, et de 90 blessées. "La plupart des morts et des blessés sont des membres des forces gouvernementales. Les explosions ont visé un club d'officiers et des barrages de l'armée régulière", a indiqué l'ONG, en citant des sources médicales. Dans un premier temps, l'ONG avait fait état de "dizaines de morts et de blessés". Les voitures piégées ont explosé après des affrontements entre des rebelles et gardes du club des officiers, a précisé l'ONG basée en Grande-Bretagne.

 

Six jours après le lancement d'une offensive rebelle qui n'a pas permis d'avancée majeure à Alep, le journal officiel al-Watan avait affirmé hier que de "nouveaux renforts" militaires avaient été dépêchés dans la grande métropole du nord de la Syrie. "Ceci est un signe de la détermination de l'armée syrienne pour gagner au plus vite la bataille d'Alep" face à des rebelles "fatigués", a souligné le journal.

 

Hier, la journée a été marquée par des bombardements qui ont fait des blessés dans les quartiers de Hanano City, Bab al-Nasr et Seif al-Dawla, selon l'OSDH, qui a également évoqué la découverte mardi des corps de 15 jeunes hommes dans le quartier d'al-Zahra.

 

 

Déploiement sécuritaires aux entrées de Damas

Plus au sud, des journalistes de l'AFP ont fait état d'un déploiement sécuritaire inhabituel aux entrées de la capitale Damas, théâtre également d'âpres combats depuis la mi-juillet.

 

Le quotidien officiel al-Baas avait annoncé mardi que la fin prochaine des opérations de sécurité dans l'ensemble de la province de Damas.

Sur le terrain, l'armée syrienne a concentré hier sur action dans la province de Damas, en particulier à Douma, où au moins six civils ont péri dans des bombardements. Parallèlement, six soldats sont morts dans une attaque rebelle contre un centre médical dans la ville, où sont stationnés les militaires, selon l'OSDH. Toujours dans la région de Damas, au moins onze personnes, dont deux femmes, ont été tuées mardi par des bombardements et des tirs des forces gouvernementales dans la ville rebelle de Harasta, selon l'OSDH.

Le régime tente de conquérir cette ville qui jouxte la périphérie est de la capitale et la région de la Ghouta orientale, où sont retranchés un grand nombre de rebelles, selon la même source.

 

A Damas, un militant des droits de l'Homme, l'avocat syrien Khalil al-Maatouq, a par ailleurs été arrêté alors qu'il se rendait à son travail mardi, a annoncé son centre de recherche.

 

En 18 mois de conflit en Syrie, plus de 31.000 personnes ont péri, en majorité des civils, selon un nouveau bilan de l'OSDH, qui s'appuie sur un réseau de militants et médecins. Mardi, les violences ont fait au moins 104 morts, dont 57 civils, à travers le pays, selon un bilan provisoire de l'OSDH.

 

 

Nouvelle déclarations de l'ancien Premier ministre 

Dans ce contexte, le médiateur international Lakhdar Brahimi va retourner dans la région cette semaine pour s'efforcer d'obtenir un arrêt des bombardements par Damas, et en retour une réduction des violences de la part des insurgés.

 

Riad Hijab, ancien Premier ministre syrien qui a fait défection début août, a par ailleurs déclaré à la chaîne de télévision al-Arabiya que le président Bachar el-Assad a rejeté la demande d'une solution pacifique faite par de hauts responsables du régime après l'attentat qui a coûté la vie à plusieurs piliers du clan dirigeant en juillet dernier à Damas.

 

M. Hijab a expliqué que la mort du ministre de la Défense, le général Daoud Rajha, et du beau frère du président également vice-ministre de la Défense, Assef Chawkat, dans l’attentat de Damas, l'avaient persuadé qu'il n'existait pas de solution militaire à la crise. Il a dit avoir rencontré des hauts responsables du régime, dont le vice-président Farouk al-Chara, les dirigeants du parlement et le secrétaire général adjoint du parti Baas au pouvoir, et s'était mis d'accord avec eux pour demander à Bachar el-Assad d'entamer des discussions avec l'opposition.

 

"Bachar a accueilli cela par un refus catégorique. Il a refusé toute forme de dialogue avec l'opposition, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, et a dit +Je ne négocie pas avec une opposition divisée. Ce n'est pas une opposition patriote et elle est armée+", a rapporté Hijab. "Ce fut un choc pour chacun d'entre nous et nous avons quitté le palais. J'ai complètement perdu espoir, en particulier dans les derniers jours, lorsque l'Armée syrienne libre a pris le contrôle de près de 70% d'Alep", a-t-il ajouté.

 

 

Reportage

A Alep, un salon de coiffure pour femmes transformé en QG rebelle

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 13:38

 

Venezuela: Deux opposants tués, selon le parti de Capriles

Mis à jour le 30.09.12 à 10h29

Deux responsables locaux du parti d'Henrique Capriles, adversaire d'Hugo Chavez à l'élection présidentielle du 7 octobre prochain, ont été tués par balles samedi pendant un rassemblement électoral dans l'Etat de Barinas, annonce le parti d'opposition.

Selon des témoignages recueillis par Primero Justicia (Justice d'abord), le ou les tireurs auraient opéré depuis une camionnette appartenant soit à la compagnie pétrolière publique PDVSA, soit à une administration locale.
Aucune confirmation n'a pu être obtenue de la part des autorités vénézuéliennes.

Henrique Capriles, qui a réussi à unifier l'opposition vénézuélienne, défiera le 7 octobre prochain dans les urnes Hugo Chavez, au pouvoir depuis 14 ans.

Reuters

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 17:42

Vidéo interdite aux âmes sensibles : la torture dénoncée par Lakhdar Brahimi

L’attentat contre les forces du régime à Damas semble être une riposte à la vidéo prouvant la pratique systématique de la torture en Syrie

http://www.mediarabe.info/spip.php?article2227

Les insurgés ripostent et affirment avoir tué des dizaines de militaires et de chabbiha

mardi 25 septembre 2012 - 10h37, par Mediarabe.info

Logo MédiArabe.Info

Tôt ce matin, une importante explosion a visé une école transformée en centre de rassemblement et de commandement des Chabbiha, ces miliciens du régime qui terrorisent la population. Les auteurs de l’attentat affirment que des dizaines d’officiers, de militaires et de miliciens ont été tués dans cet attentat commis à Damas, au lendemain de la diffusion d’une violente vidéo sur la torture.

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Le Conseil militaire de Damas, celui de Rif Damas, celui de Homs (les Brigades Al-Farouk), ainsi que les « Brigades des Petits-fils du Prophète » (actif dans la capitale) affirment à l’instant avoir mené une opération d’envergure, ce matin à Damas, en étroite coopération entre les différentes composantes de l’opposition armée.

Si, politiquement, cette coopération est très médiatisée, c’est qu’elle vise à démentir les informations relayées, amplifiées et exploitées par le régime, faisant état d’émiettement de l’opposition. Mais sur le terrain, l’attentat est d’une portée stratégique, car il a visé un rassemblement des forces du régime (officiers, militaires et miliciens), dans une école (école des Chouhada, les Martyrs), transformée en centre de commandement qui supervisait les opérations du régime contre les quartiers sud de Damas. L’importance de l’opération tient aussi au fait que l’école visée se situe à proximité du siège de la fameuse « Section Palestine », relevant des Renseignements, où se pratiquent les pires exactions et la torture systématique, dénoncée par les ONG et par l’émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe en Syrie, Lakhdar Brahimi.

Selon les opposants syriens, « l’attentat de ce matin a été préparé avec la complicité de chabbiha, moyennant financement ». Sept charges explosives ont été placées contre des réservoirs de carburants, dans le sous-sol du bâtiment, et deux autres dans le deuxième étage qui abritait la réunion de ce matin. Celle-ci regroupait plus de 200 militaires. Au moins un général (Othman), trois colonels (dont Ali Assaf) et des dizaines d’autres officiers - dont trois femmes au rang de lieutenant - auraient été tués et des dizaines d’autres ont été blessés.

Cette opération intervient au lendemain de la mise en ligne d’une vidéo particulièrement violente, tournée dans un centre de torture. Les partisans de Bachar Al-Assad se déchaînaient contre des jeunes soupçonnés de sympathie pour l’opposition. Là aussi, la diffusion de cette vidéo est accablante pour le régime, pour plusieurs raisons : d’abord, elle sème la suspicion au seins des miliciens du régime, qui seraient infiltrés par l’opposition ; ensuite, elle prouve que les miliciens sont susceptibles de travailler avec celui qui paie le mieux, et auraient ainsi vendu cette bande ; enfin, elle confirme la pratique systématique de la torture par le régime, qui se présente, faussement, comme le protecteur des minorités et qui accuse les insurgés d’être des terroristes. Cette vidéo décline l’identité du véritable terroriste.

Cette vidéo, qui a fait le tour du monde, est interdite aux âmes sensibles. Paradoxalement, elle est indispensable pour la compréhension du conflit syrien. Il s’agit d’un peuple qui s’est soulevé contre 48 années de la pire dictature. Les Syriens sont littéralement exterminés. Plus de 27.000 morts sont tombés en 18 mois, et plus de 120.000 autres sont portés disparus, parmi lesquels des dizaines de milliers sont parqués dans des centres de détention et de torture. D’autres ont tout simplement été éliminés sans procès ni jugement (certains ont été enterrés vivants). Des méthodes inspirées des pratiques staliniennes que seule la Syrie - après la Corée du Nord - les a développées et institutionnalisées, dans l’indifférence totale de la communauté internationale.

Mediarabe.info

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 12:11

Un rapport accuse l’Iran de lourdement armer la Syrie via l’Irak

  
OLJ/Agences | 20/09/2012

Un rebelle syrien au combat, le 19 septembre 2012 dans le quartier de al-Ezaa, à Alep. REUTERS/Zain Karam
Un rebelle syrien au combat, le 19 septembre 2012 dans le quartier de al-Ezaa, à Alep. REUTERS/Zain Karam
RÉVOLTE Assad dénonce une guerre contre « l’axe de résistance » ; Salehi à Damas ; 160 morts au moins hier.

Le chef de la diplomatie iranienne a affirmé hier son soutien à Bachar el-Assad dont le pays est en proie à un conflit sanglant imputé par le président syrien à une guerre contre « l’axe de résistance » à Israël. Ali Akbar Salehi, dont le pays est l’allié régional de Damas, a souligné devant M. Assad « l’appui illimité » de Téhéran « aux efforts pris par le gouvernement syrien pour ramener la sécurité et la stabilité ». Peu avant, il avait souligné que le règlement de la crise se ferait « uniquement à l’intérieur de la famille syrienne ». 
Le n°1 syrien a affirmé de son côté que « la bataille qui se déroule actuellement ne vise pas seulement la Syrie mais tout l’axe de résistance » à Israël, selon l’agence officielle SANA. Aux yeux des Syriens, cet « axe » comprend la Syrie, l’Iran et leurs alliés libanais du Hezbollah et palestiniens du Hamas et du Jihad islamique. Évoquant la réunion lundi au Caire du « groupe de contact » régional sur la Syrie (Iran, Égypte, Turquie et Arabie saoudite), M. Assad a souligné que la « clé de (la) réussite » des efforts pour un règlement dépendait « des intentions sincères pour aider la Syrie, ainsi que du respect de sa souveraineté et du refus des interventions étrangères ».

 

 

« Importantes » et « systématiques » 

 
À ce sujet, il faut rappeler que plusieurs pays occidentaux et arabes accusent Téhéran de fournir une aide militaire au régime Assad, ce que l’Iran réfute, renvoyant la balle à ces Occidentaux et plusieurs pays de la région, Arabie saoudite et Turquie en tête, accusés par les ayatollahs d’armer les rebelles syriens.

 
Or l’agence Reuters a publié hier même un rapport des services de renseignements occidentaux affirmant que l’Iran a utilisé des moyens aériens civils pour transporter en Syrie des militaires et de grandes quantités d’armes via l’espace aérien irakien afin d’aider le régime syrien à réprimer les insurgés. Il y a deux semaines, des responsables américains avaient indiqué avoir interrogé les autorités irakiennes sur des vols iraniens soupçonnés de fournir en armes le régime syrien à travers l’espace aérien irakien et Bagdad avait assuré n’autoriser le passage d’aucune arme par son espace aérien. Sauf que le rapport indique que des armes iraniennes ont été envoyées en très grandes quantités en Syrie via l’Irak, et que les livraisons ont été organisées par les gardiens de la révolution iraniens. Si Téhéran est depuis longtemps accusé de fournir des armes au régime syrien, ce rapport affirme que ces livraisons sont en réalité bien plus importantes et systématiques que ce qui était jusqu’ici imaginé, grâce à un accord entre des hauts responsables irakiens et iraniens. 

Tall el-Abyad 
Sur le terrain, l’armée a bombardé plusieurs quartiers d’Alep, dont Hanano, el-Chaar et Sakhour, ainsi que plusieurs localités de la province, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), qui s’appuie sur un large réseau de militants, et qui a fait état d’un bilan provisoire de 160 morts au moins hier à travers le pays.

 
À Damas, après deux mois de violences, des combattants rebelles ont annoncé leur « retrait » des quartiers de Hajar el-Aswad et d’Assali, a affirmé l’OSDH. La Commission générale de la révolution syrienne (CGRS) a indiqué que ces zones tout comme Qadam, également dans le sud, étaient « sinistrées ». Plus de 200 personnes y ont été tuées par les forces du régime depuis début septembre, selon la CGRS. D’ailleurs, des militants ont fait état via la chaîne satellitaire al-Arabiya de l’exécution sommaire de plus de 40 personnes à Hajar el-Aswad et dans le camp palestinien de Yarmouk. 

Ban déplore 
Toujours au niveau diplomatique, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a déploré hier que gouvernement et opposition en Syrie « semblent déterminés » à se battre jusqu’au bout et a réitéré son appel à l’arrêt des combats et à un « dialogue politique ». Il a également estimé que le médiateur international Lakhdar Brahimi « pourrait avoir une stratégie » à proposer. M. Brahimi doit notamment rencontrer lundi les membres du Conseil de sécurité.

 
« Damas est sécurisée et l’armée anéantit les terroristes à Alep », titrait hier de son côté le quotidien el-Watan proche du pouvoir. Depuis le début de la révolte qui s’est transformée au fil des mois en véritable conflit, les autorités assimilent les rebelles à des « terroristes », appuyés selon elles par l’étranger. Ces affirmations sont confortées par de nombreuses sources des deux bords, les insurgés affirmant ne rien recevoir des pays occidentaux et devant s’appuyer sur l’aide de « frères » venant d’autres pays arabes. Comme Firas, un jeune Libyen venu à Alep soutenir ses « frères » syriens. « Pendant la révolution libyenne, beaucoup de Syriens combattaient à nos côtés, le moment est venu à présent de leur rendre la pareille », dit-il. 

 
En attendant, les forces régulières bombardaient également hier les régions de Deir ez-Zor, de Lattaquié, de Hama et de Homs, selon l’OSDH.
Dans le nord du pays, les rebelles, qui contrôlaient déjà au moins trois des sept postes-frontières avec la Turquie, se sont emparés hier de celui de Tall el-Abyad dans le sud-est à l’issue de violents combats avec l’armée qui ont fait trois blessés civils côté turc, selon un responsable turc et un militant de l’opposition en Syrie.

 
À Ankara, l’armée a réaffirmé hier au terme d’une enquête que son avion de combat abattu en juin par la défense antiaérienne syrienne l’avait été dans l’espace aérien international et non dans l’espace syrien comme le prétendait Damas.

Le dernier recours
Alors que le conflit a déjà fait plus de 27 000 morts selon l’OSDH, Amnesty International a souligné que les civils, parmi lesquels de nombreux enfants, étaient les principales victimes des attaques « aveugles » menées par l’armée. « Des attaques près d’hôpitaux peu après un grand afflux de blessés, ou sur des queues de personnes achetant du pain, font penser que de telles attaques visent délibérément de grands rassemblements de civils », a estimé l’ONG, en parlant de « crime de guerre ». De leur côté, les Nations unies enquêtent sur des exactions commises contre des enfants en Syrie, tant par les forces gouvernementales que par l’opposition armée, a indiqué hier la nouvelle représentante spéciale de l’ONU pour les enfants dans les conflits armés, Leila Zerrougui.

 
Par ailleurs, dans un entretien publié hier par le quotidien britannique The Times, le général Adnan Sillu, qui a déserté il y a trois mois et est présenté comme l’ancien chef de l’arsenal chimique de la Syrie, a affirmé que les autorités syriennes prévoyaient d’utiliser « en dernier recours » des armes chimiques contre leur population.

 
Enfin, la Suisse a accueilli un premier contingent de réfugiés syriens, une famille élargie, composée de 36 personnes. Il s’agit du premier contingent de réfugiés syriens que la Suisse reçoit sur son sol. Ils devraient être suivis par d’autres, le peuple syrien étant dans une situation humanitaire « choquante », comme l’a jugé hier le chef de la diplomatie britannique William Hague.

 

 

Reportage

Burj el-Qassab, le rêve de tout artilleur... rebelle et syrien

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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