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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 19:55
Paris, “capitale politique de l’opposition syrienne”
17 mars 2012
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Un an jour pour jour après le début de la révolte en Syrie, un rassemblement était organisé ce jeudi à Paris. La capitale française fait aujourd’hui figure de capitale de l’opposition syrienne. Reportage.

 

http://souriahouria.com/2012/03/17/paris-capitale-politique-de-lopposition-syrienne/

 

 Un air de Syrie flotte ce jeudi 15 mars sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris. Ils sont
Malgré les drapeaux qui flottent aux quatre coins de la place et un temps printanier, l’ambiance est solennelle aux abords de l’imposante façade de la mairie. Les nombreux touristes qui gravitent entre les berges de la Seine et la rue de Rivoli s’interrogent sur cet attroupement d’où émergent surtout des visages fermés. Une grande bannière, déployée le long de la mairie, est là pour les renseigner : “Paris soutient le peuple syrien”.quelques centaines – Parisiens, Syriens et sympathisants de tous horizons – à être rassemblés en ce premier anniversaire du mouvement de contestation en Syrie.

 

Il y a un an jour pour jour, à des milliers de kilomètres d’ici, quelques dizaines de Syriens manifestaient dans les rues de Damas, lançant, dans le sillage du printemps arabe, un vaste mouvement de révolte dans le pays, dont la répression aurait fait plus de 8 500 morts, selon les chiffres de l’ONU.
Principale terre d’exil
La Mairie de Paris a voulu ce rassemblement du 15 mars pour ne pas oublier que la répression du régime du président Bachar al-Assad continue en Syrie. “Aux exilés syriens je veux vous dire : vous êtes les bienvenus à Paris, vous êtes ici chez vous”, lance depuis la tribune le maire de Paris Bertrand Delanoë.
Un geste de solidarité auquel est sensible Monzer Makhous, représentant pour l’Europe du Conseil national syrien (CNS). “Nous, Syriens, nous nous devons d’être là aujourd’hui, mais ça fait chaud au cœur de voir qu’il y a surtout beaucoup de Français”, se réjouit-il en constatant que la foule ne cesse de grossir au fil des heures. “Paris, c’est la destination obligée pour les dissidents syriens qui fuient le pays. Et même pour ceux qui ne parlent pas français, explique-t-il. C’est la capitale politique de l’opposition syrienne : le CNS est basé ici.”
Si Paris est devenue la principale terre d’exil des réfugiés syriens depuis le début du soulèvement, c’est que la France a délivré énormément de visas au cours de l’année écoulée. L’ambassade de France à Damas, du temps où celle-ci était encore ouverte, a vu défiler de nombreux opposants, inquiets pour leur sécurité. Ainsi c’est à la représentation française de la capitale syrienne que s’est rendu Fares Helou quand il a craint pour sa sécurité. Cet acteur de cinéma est arrivé il y a quatre mois à Paris avec sa famille, alors qu’aucun d’entre eux ne parle français.
Une situation intenable en Syrie
“Ils ne m’ont pas eu”, lance-t-il fièrement, en faisant référence aux forces de sécurité du régime syrien. Accompagné d’une connaissance qui sert de traductrice, il tient à remercier la France : “J’ai eu droit à un visa spécial, délivré très rapidement, car la situation était devenue intenable pour moi en Syrie”.  Il profite de ce rassemblement pour retrouver des amis et tenter d’organiser sa vie en France, un pays qu’il connait mal. “Il est très célèbre vous savez, il a été sacré meilleur acteur au festival de cinéma de Valence”, glisse la traductrice.
Car si Paris est la capitale politique de l’opposition syrienne, c’est aussi celle des arts et de la culture. Le photographe syrien Mohamad al-Roumi a une théorie sur le sujet : “Les opposants laïcs, modérés et un peu de gauche sont à Paris, les opposants un peu Frères musulmans sont, eux, à Londres ou ailleurs dans le monde arabe”. Originaire de Damas, il vit à Paris depuis février 2011. “Mais je suis marié à une Française depuis 10 ans”, précise-t-il. “Aussi bien sur le plan politique qu’artistique, la capitale syrienne de la résistance ce n’est pas Istanbul, ce n’est pas Doha, c’est bien Paris !”.
Pendant que le public écoute la voix profonde de la chanteuse syrienne Noma Omram, Monzer Makhous souhaite préciser ses pensées sur les relations entre la France et la Syrie. “Les anciens comme nous, nous parlons français et nous aimons la France, mais les jeunes maintenant, c’est l’anglais qu’ils veulent apprendre et c’est vers les Etats-Unis qu’ils regardent”, se lamente-t-il en regardant la lumière qui baisse sur les tours de Notre-Dame.
 Le photographe et archéologue syrien Mohamad al-Roumi est installé à Paris depuis février 2011. “La capitale de la résistance, ce n’est pas Istanbul ni Doha, c’est Paris.”

http://www.france24.com/fr/20120315-anniversaire-syrie-paris-france-politique-opposition-manifestation-soutien-revolte-dissidents-bachar-al-assad

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 19:44

Le point de vue de Dario S.

La Syrie et les présidentielles françaises : Gérard Bapt, un député socialiste français est sur le grill

 

A la demande de ses amis iraniens, l’élu français critique Alain Juppé pour défendre le Hezbollah et la Syrie


samedi 17 mars 2012 - 17h00, par Dario S. (Rome)

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Dans la liste des courriers électroniques de Bachar Al-Assad, interceptés par des activistes syriens et dévoilés par la presse, figure un mail particulièrement embarrassant pour le député socialiste Gérard Bapt, président du groupe parlementaire d’amitié France-Syrie. L’auteur de ce mail n’est autre que Hussein Mortada, directeur de la télévision "Al-Alam" à Damas.

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Hussein Mortada, le coordinateur médiatique entre le Hezbollah, l’Iran et la Syrie, dirige depuis Damas plusieurs médias liés à l’Iran et au parti de Hassan Nasrallah, dont la télévision iranienne arabophone « Al-Alam ». A ce titre, il conseille Bachar Al-Assad sur ce que ce dernier « doit faire ou ne pas faire », et à qui il doit attribuer ou non les attentats [voir ici ses critiques à l’égard des attentats de Damas de décembre, attribués à Al-Qaïda]... Mortada utilisait, jusqu’en février dernier, l’adresse personnelle du président syrien pour correspondre avec lui. Or, cette adresse a été communiqué par un fonctionnaire à des activistes de la révolution, depuis mars 2011. Ces activistes ont discrètement visité et copié les échanges de Bachar et Asma Al-Assad. Ce n’est qu’après la fermeture définitive de ces boites à lettre électroniques - après les attaques des Anonymous - que les activistes syriens ont décidé de révéler le contenu en les livrant à la presse.

La divulgation de ces correspondances risquent de provoquer de véritables scandales en Occident. On apprend par exemple qu’un journaliste américain basé à Beyrouth, et qui écrit en faveur de Bachar Al-Assad, s’était rendu à Homs, à l’automne dernier. Il a envoyé un mail à la présidence syrienne dénonçant d’autres journalistes européens qui s’étaient introduits clandestinement à Homs !! La conseillère médiatique d’Assad, Luna Shebel, suggère à cet égard que « le régime exploite le journaliste américain en question pour tenter d’améliorer l’image de la Syrie en Occident ».

On apprend également que des religieux liés au régime sont impliqués dans les enlèvements et les disparitions de civils à Homs, afin d’attribuer ces actes aux groupes terroristes et justifier l’intervention musclée du régime. On apprend ensuite que les forces du régime extorquent les commerçants d’Alep au risque de les pousser à rejoindre la révolution...

Mais le plus grave reste sans conteste la révélation, par Hussein Mortada, de l’amitié qui le lie au député socialiste français Gérard Bapt, président du groupe parlementaire d’amitié France-Syrie. Dans une correspondance datée du 15 décembre 2011, intitulée « Juppé est sur le départ », Mortada affirme : « J’ai réussi à convaincre mon ami Gérard Bapt de publier, aujourd’hui, un communiqué dénonçant les propos d’Alain Juppé qui a attribué les attaques contre les soldats Français de la FINUL, au Sud-Liban, au Hezbollah et à la Syrie ». [Cliquez ici pour voir en grand la copie du mail incriminant Gérard Bapt]

Autrement dit, Mortada reconnaît que le député français est un ami de la Syrie, de l’Iran et du Hezbollah, et qu’il les défend contre le gouvernement français. Et d’autre part, Mortada confirme que le député français est influençable contre son propre pays et contre ses électeurs. Mortada n’évoque cependant pas une quelconque contrepartie. De ce point de vue, le « service rendu » par le député pourrait relever soit « d’une trahison », soit d’un « intérêt électoraliste ». Ce qui signifie que les Socialistes voulaient embourber le gouvernement pour en profiter lors des présidentielles prochaines.

Par extension, l’amitié avérée de Gérard Bapt avec le régime syrien, l’Iran et le Hezbollah, discrédite le travail de réflexion du député, qui a récemment contribué à la rédaction d’une étude parlementaire sur les Chrétiens d’Orient. Or, le rapport ne reflète pas exactement l’aspiration des Chrétiens d’Orient pour la justice, la liberté et la dignité. Sa partie consacrée aux chrétiens du Liban est particulièrement biaisée, soutenant la thèse défendue par le général Michel Aoun au profit du régime syrien.

Ainsi, après avoir exploité des journalistes et des écrivains français pour défendre le régime syrien et sa politique répressive, et après avoir affirmé, par la voix de l’un de ces serviteurs l’arrestation de dizaines d’officiers et d’agents français à Homs et Zabadani - arrestations démenties à plusieurs reprises, y compris par le chef d’état-major de l’armée française, l’amiral Edouard Guillaud, en visite au Liban - Damas recourt aux services d’un élu de la République pour faire d’une pierre plusieurs coups : discréditer et affaiblir la France au détriment de la sécurité des Français de la FINUL ; défendre la dictature syrienne et le Hezbollah ; provoquer la chute de Nicolas Sarkozy aux présidentielles et favoriser le retour des Socialistes avec lesquels la Syrie garde de très bonnes relations ; et par extension, soulager l’Iran et son programme nucléaire.

Dario S.

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 23:03
Syrie : l’ASL inflige des pertes considérables aux forces du régime
lundi 12 mars 2012 - 18h42
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Le porte-parole de l’Armée Syrienne Libre, le colonel Mustapha Abdelkarim, interrogé par la télévision « Al Jazeera », affirme que l’ASL a infligé d’importantes pertes aux forces du régime, notamment à Rankos, dans la province de Rif Damas. Selon la même source, plus de 250 miliciens de Bachar Al-Assad y ont été tués par les déserteurs.

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 23:01
Syrie : des milliers de Kurdes piétinent la statue de Hafez Al-Assad à Qamichli et Amouda
lundi 12 mars 2012 - 20h13
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Commémorant le 8ème anniversaire de leur soulèvement réprimée en 2004, des dizaines de milliers de kurdes ont manifesté ce lundi à Qamichli et Amouda, dans le nord-est de la Syrie contre le régime. Ils ont détruit et piétiné une statue de Hafez Al-Assad et occupé le siège de la sécurité militaire à Amouda. Ils ont scandé des slogans hostiles à Bachar Al-Assad, appelant à son renversement. Les forces du régime ont tiré sur les manifestants, faisant trois blessés. Il faut dire que le régime réserve un traitement clément aux Kurdes pour éviter de les pousser dans la contestation. Aucune violence excessive n’a été utilisé contre cette communauté depuis mars 2011.

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 13:45

 

 


Analyse de Dario S. (Rome)

L’échec prévisible de Kofi Annan en Syrie. Un acte prémédité ou une maladresse de l’ONU ?

http://www.mediarabe.info/spip.php?article2139

L’ancien secrétaire général de l’ONU part handicapé !!


vendredi 9 mars 2012 - 19h20, par Dario S. (Rome)

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L’ancien secrétaire générale des Nations unies, Kofi Annan, envoyé spécial de l’ONU et de la Ligue arabe en Syrie, a proposé l’ouverture d’un dialogue entre le pouvoir de Bachar Al-Assad et l’opposition. Or, cette dernière refuse de négocier avec un régime criminel, entraînant de facto l’échec de la mission. La Syrie en profite pour gagner du temps et poursuivre les tueries. Les opposants s’interrogent sur le choix de Kofi Annan et estiment qu’il est handicapé par son « passé trouble ».

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Pour gagner du temps, le régime syrien a demandé un délai pour examiner la demande de la chargé des missions humanitaires des Nations Unies, Valérie Amos, consistant à faciliter l’introduction d’aides aux populations sinistrées. Mais selon plusieurs sources, Damas s’apprête à rejeter cette demande, accusée de violer la souveraineté nationale.

Le rejet de la proposition onusienne d’aider 1,5 million de Syriens équivaudrait ainsi à affamer les opposants pour les soumettre, après les avoir chassés de chez eux, détruit leurs maisons et leurs récoltes... La dictature syrienne est en effet consciente que sa survie dépend de deux facteurs : une adhésion populaire par conviction, ou par peur. Les manifestations de plus en plus nombreuses prouvent à la fois que les Syriens rejettent le régime par conviction, et n’ont plus peur de l’exprimer. Reste ainsi à Assad de chasser ses opposants de chez eux, de les affamer afin de les éliminer.

Dans la même stratégie de gagner du temps, la Syrie se réjouit de la nomination de Kofi Annan comme émissaire des Nations unies et de la Ligue arabe. Avant d’arriver à Damas, l’ancien secrétaire général de l’ONU a multiplié les concertations, pour lancer, en fin de compte, un appel à l’opposition l’invitant à dialoguer avec le régime. Les opposants refusent toute négociation avec le régime criminel. « Aucun dialogue n’est possible avant le départ de Bachar Al-Assad et de son clan », affirme le CNS. Burhan Ghalioun insiste : « aucun dialogue n’est pas envisageable avant que le bras sécuritaire du régime ne soit brisé »

Au-delà de l’échec de la mission de Kofi Annan, les opposants syriens s’interrogent sur le choix de l’émissaire des Nations unies. « Qu’il s’agisse d’un acte prémédité ou d’une maladresse, le résultat est le même. Non seulement Kofi Annan s’engage, désarmé, dans un combat contre un régime des plus manœuvriers et des plus mafieux, mais surtout, Kofi Annan est handicapé par son passé », affirment en effet certains observateurs. Car, ajoutent-ils, « le régime syrien mafieux, qui avait contribué à la mise en place du protocole “Pétrole contre nourriture” entre l’Irak et les Nations Unies, et qui en avait profité pour s’enrichir, effacer ses dettes auprès de la Russie, acquérir de nouvelles armes et constituer un trésor de guerre, n’est pas sans savoir que Kofi Annan était, d’une façon ou d’une autre, impliqué dans cet arrangement ».

Bien que l’ancien secrétaire général des Nations unies ait été innocenté, il ne reste pas moins que son fils Kojo Annan, dont l’implication dans le trafic de Saddam Hussein est établie, constitue un handicap sérieux pour lui. Kofi Annan se rend ainsi en Syrie sans armes. Il sera à la merci de Damas et ne peut lui imposer la moindre solution contraignante. Selon les médias turcs, Annan devrait en effet renouveler à Assad une solution inspirée de l’exemple yéménite, déjà rejetée par Damas ! Pour les opposants, c’est le contraire qui se produit : « Kofi Annan proroge le permis de tuer du régime syrien ». « Désormais, le peuple syrien est condamné à lutter contre le régime, mais également contre ses alliés régionaux et ses complices internationaux, ainsi que contre la Ligue arabe impuissante et l’ONU indécise. Mais n’ayant plus rien à perdre, il est décidé à les vaincre tous réunis » affirment les activistes.

Dario S.

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 13:39
L’armée syrienne prend d’assaut la ville rebelle d’Idleb

http://www.mediarabe.info/spip.php?breve4293

samedi 10 mars 2012 - 18h46
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Le président de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane a indiqué que des transports de troupes sont entrés dans la ville d’Idleb alors que les bombardements et les combats entre armée et rebelles se poursuivaient. Par ailleurs, l’AFP citant une ONG syrienne affirme que « l’armée syrienne a pris d’assaut samedi soir Idleb après avoir violemment bombardé cette ville rebelle où 14 civils ont péri ».

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 10:08
Syrie : dans un hôpital d’Homs, des médecins torturent au lieu de soigner – par Pascal Riché
6 mars 2012
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Une vidéo secrètement tournée dans un hôpital militaire à Homs, en Syrie, montre que certaines salles servent à torturer les « patients » au lieu de les soigner. C’est la chaîne britannique Channel 4 qui a rendu publiques ces images [vidéo ci-dessous] tournées par un des employés de l’hôpital. L’auteur des images accuse une partie du personnel médical de participer à ces atrocités.

 

Le sujet de Channel 4 (en anglais) sur un hôpital de Homs

On y voit des patients blessés et les yeux bandés, attachés à leurs lits, avec des traces de torture sur le corps. Des câbles électriques ou des nerfs de bœuf en caoutchouc sont à portée de main, sur des tables médicales.

Les autorités syriennes ont donné ordre de soigner tous les rebelles blessés à Homs dans cet hôpital. Des centaines de personnes ont été blessées dans la bataille du quartier de Bab Amro, bombardé sans relâche par l’armée de Bachar el-Assad.

L’employé qui a tourné les images a déclaré à Mani, le photographe français qui travaille aussi pour Le Monde, dans une interview réalisée dans un endroit sûr :

« J’ai vu des détenus se faire torturer par électrocution, le fouet, les bâtons, et se faire casser les jambes. Ils tordent les pieds jusqu’à ce que la jambe craque. [...] Je les ai vus cogner la tête de détenus contre les murs. Ils les attachent aux lits, les privent d’eau. D’autres se font lier le pénis pour les empêcher d’uriner. »

Le témoin déclare avoir vu un civil, des chirurgiens militaires et des infirmiers s’adonner à ces tortures. S’il a tourné ce film, dit-il, c’est pour que cette situation cesse.

source: http://www.rue89.com/2012/03/06/syrie-dans-un-hopital-dhoms-des-medecins-torturent-au-lieu-de-soigner-229949

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 10:04

 

Un membre de la famille Al Assad sanctionné pour l’exemple en Syrie

http://syrie.blog.lemonde.fr

Il y a quelques jours, un groupe de chabbihas s’est introduit dans un appartement de Lattaquié, dont il a détruit intégralement le mobilier, contraignant son propriétaire à quitter la ville et à chercher refuge chez des proches, dans la capitale. Il semble que le propriétaire des lieux, comme il l’a implicitement reconnu sur sa page Facebook, avait commis une erreur et provoqué la colère de ceux qui se considèrent désormais comme les ultimes gardiens du temple, en acceptant une invitation à dîner d’une personnalité indépendante, plus ou moins proche de l’opposition. En Syrie, cela revient pratiquement au même, puisque le seul choix laissé à qui veut s’assurer une parfaite tranquillité et gagner des millions est de manifester une allégeance sans faille au seul chef de l’Etat.

Arbre généalogique (Ali Farzat)

Ce qui donne du piquant à l’affaire, c’est que la victime des brutes en question n’est autre qu’un proche parent de Bachar Al Assad, son cousin Firas. Agé comme lui de 46 ans, l’intéressé est l’un des nombreux fils de Rifaat Al Assad. Sa mère, Amira Al Assad, première des cinq épouses de l’oncle du chef de l’Etat, appartient également à la famille présidentielle. Sa réputation n’est pas telle qu’il faille s’apitoyer sur les pertes qu’il a subies. En mai 1987, l’hebdomadaire L’Express mentionnait déjà son implication dans des trafics de voitures de luxe, dérobées en Europe et revendues en Syrie, au Liban et au Koweït, et des intrusions, au nom de son père, dans des trafics d’armes et de stupéfiants.

Sa mésaventure tombe à point nommé pour permettre de réévaluer leur position à ceux qui croient que les membres de l’entourage présidentiel, qui ont jusqu’ici manifesté une fidélité sans faille au chef de l’Etat, éprouveraient pour lui un attachement sincère et indéfectible. La vérité est que, homme d’affaires, homme de religion, haut fonctionnaire, responsable du parti Baath, militaire de carrière ou officier des services de renseignements, personne à un certain niveau n’a le choix en Syrie de dire réellement ce qu’il pense et d’agir en conséquence. Pour bénéficier du système, la compétence n’a guère d’importance. L’honnêteté pas davantage. La corruption est un plus. Mais seule compte véritablement la fidélité affichée en parole et en acte à l’égard du moallem, le patron. Même affectée, la surenchère n’est pas un problème. En revanche, réel ou supposé, le moindre manquement à cette allégeance est lourd de conséquences.

Halte ! Contrôle (Ali Farzat)

Il y a quelques semaines, l’une des premières fortunes du pays, l’homme d’affaires Firas Tlass, qui dirige un consortium de sociétés abusivement baptisé "Pour la Syrie", a été lui aussi la cible de chabbihas. En l’occurrence du dénommé Moujahed Ismaïl, une créature de Hafez Makhlouf, autre cousin de Bachar Al Assad, dont il a eu le malheur de croiser la route. Irrité contre l’homme d’affaires, pour une raison inconnue mais qui pourrait être liée à l’insubordination de la ville de Rastan, lieu de naissance de la famille Tlass, le truand lui a crument déclaré que, si ce n’était le respect dû à son père, il l’aurait immédiatement supprimé d’un coup de pistolet.

Alors que le peuple syrien s’apprête à célébrer, le 15 mars, avec un mélange de joie et de tristesse le premier anniversaire du renversement du "Mur de la peur", force est de constater que, en Syrie, ce sentiment demeure en haut lieu, plus que l’intérêt, le véritable ciment du régime. Mais les lignes commencent à bouger. Au cours de la nuit de mercredi à jeudi (7-8 mars 2012), soit à la veille de la célébration du premier coup d'état baathiste du 8 mars 1963 et à quelques jours du 11ème congrès du parti Baath... sans cesse annoncé et sans cesse attendu depuis juin 2010, un vice-ministre du Pétrole et des Ressources minières, l'ingénieur Abdo Housameddin, a déclaré qu'il renonçait à son poste, quittait le parti et rejoignait l'opposition. Cette hirondelle ne fait pas le printemps. Mais elle pourrait l'annoncer pour bientôt...

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 10:00

 

 

Point de vue de Dario S. (Rome)

Syrie : les hommes d’affaires s’engagent contre le régime, qui fête son dernier anniversaire du 8 mars

http://www.mediarabe.info/spip.php?article2138

Maher Al-Assad est prêt à éliminer 16 millions de citoyens

jeudi 8 mars 2012 - 22h02, par Dario S. (Rome)

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Alors que le régime syrien célèbre, ce 8 mars, le 49ème anniversaire du coup d’Etat mené par le Baath, en 1963, les désertions des hauts officiers, des hauts fonctionnaires et des hommes d’affaires se multiplient. Ce qui fait dire aux insurgés que le Baath fête son dernier anniversaire. Pourtant, le régime persiste dans la répression et serait prêt à éliminer 16 millions de Syriens pour se maintenir au pouvoir.

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Des sources syriennes concordantes affirment que le ministre des Affaires étrangères Walid Al-Moallem, dont la démission avait été rejetée par Bachar Al-Assad, s’est récemment emporté contre des propos tenus par Maher Al-Assad, le frère du président chargé de la répression. Au cours d’une réunion restreinte, et face aux remarques sur le nombre important des victimes de la répression, notamment à Homs, Maher aurait cyniquement déclaré : « quand mon père (Hafez Al-Assad) a pris le pouvoir, la Syrie ne comptait que 8 millions d’habitants ». Ces propos qualifiés de « blague macabre », ont été interprétés, notamment par Al-Moallem, comme étant la preuve que « Maher est prêt à réduire la population à son niveau initial, pour permettre à la famille Assad de se maintenir au pouvoir ». Ce qui revient à dire que la famille Assad est prête à tuer 16 des 24 millions de Syriens. Ce qui revient également à dire que le régime reconnaît indirectement que l’opposition est majoritaire, démentant sa propagande qui s’articule sur le soutien massif des Syriens au président !

Or, la multiplication des désertions dans la haute fonction publique et dans la hiérarchie militaire affaiblit considérablement le régime. Après le contrôleur général des finances du ministère de la Défense, début janvier dernier, l’adjoint du ministre de l’Energie a rallié l’opposition, hier mercredi. Ce jeudi, un membre du conseil de la province d’Idlib a démissionné de ses fonctions ainsi que du parti Baath, appelant ses collègues à faire de même. Aujourd’hui aussi, trois généraux ont rejoint le Conseil militaire des déserteurs en Turquie, sans oublier le nombre croissant des officiers, sous-officiers, officiers de rang et soldats qui rejoignent l’insurrection.

Si les officiers déserteurs et les hauts fonctionnaires peuvent théoriquement être remplacés par le régime, décidé à poursuivre la répression, il n’en est pas de même pour les hommes d’affaires, de plus en plus nombreux à prendre leur distance du régime. En effet, ce 8 mars 2012 a vu la création du « Conseil des hommes d’affaires syriens » (Syrian Businessman Council), regroupant plusieurs hommes d’affaires syriens de l’intérieur et de l’étranger. Leur objectif est de « rassurer les investisseurs étrangers, privés et étatiques, sur l’avenir économique prometteur de la Syrie de l’après-Assad ».

Le Syrian Businessman Council (SBC), qui regroupe des hommes d’affaires de toutes les confessions et les ethnies, met toutes ses capacités financières et son expertise au service du peuple syrien pour traverser cette période avec le minimum de dégâts, et affirme qu’« il dispose des fonds nécessaires pour reconstruire le pays. La prochaine Syrie aura une économie forte et sera gérée avec rationalité et compétence. Les fonds qui seront injectés garantiront les intérêts des Syriens et de leurs partenaires étrangers, y compris étatiques ». Dans son communiqué, le SBC ajoute qu’« il a entrepris des contact avec les institutions régionales et internationales, économiques et politiques, pour renforcer la confiance mutuelles et donner sa vision de la Syrie nouvelle ». Enfin, le SBC encourage et soutient les efforts du Conseil National Syrien (CNS) afin de « concrétiser le rêve du peuple syrien et atteindre ses objectifs » (pour tout contact : Syrian.b.c@hotmail.com).

Ainsi, le régime semble condamné à oublier la date du 8 mars, l’anniversaire du coup d’Etat qui a propulsé le Baath au pouvoir en 1963, et qui a confisqué le pays depuis 49 ans. Les opposants syriens affirment que leur mouvement se poursuivra jusqu’à la chute du régime, et assurent que ce dernier ne fêtera pas son cinquantenaire.

Dario S.

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 21:20

 

 

Syrie : trois nouveaux généraux rejoignent l’opposition
jeudi 8 mars 2012 - 18h12
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La télévision « Al Arabiya » souligne, à l’instant, que trois généraux syriens sont entrés en dissidence. Les sources citées par la télévision ne précisent pas l’identité des trois hauts officiers, mais affirment qu’ils ont quitté le régime et rallié l’insurrection. Ils seraient déjà arrivés en Turquie.

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Présentation

  • : Le blog de Gad
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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