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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 12:22

 

 

 

L’armée reprend Baba Amr, la résistance continue ; 39 morts hier
02/03/2012


SYRIE Le Conseil de sécurité unanime pour un accès humanitaire.

http://www.lorientlejour.com/.html

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé à Damas que ses équipes se rendraient aujourd’hui dans le quartier de Baba Amr à Homs avec celles du Croissant-Rouge arabe syrien (CRAS) « pour convoyer une aide humanitaire et évacuer les blessés ». À Genève, le CICR a en outre affirmé avoir reçu « des indications positives » de Damas sur son initiative de trêve humanitaire. C’est un « pas dans la bonne direction », ont réagi les États-Unis tout en se disant « méfiants » quant aux promesses du régime syrien.
 
Face à la dégradation de la situation sur le terrain, le Conseil de sécurité des Nations unies a demandé unanimement aux autorités syriennes « d’autoriser un accès libre, total et immédiat du personnel humanitaire à toutes les populations qui ont besoin d’être secourues ». Ce communiqué « déplore la situation humanitaire en rapide aggravation », notamment dans les régions où les combats se poursuivent comme Homs, Deraa, Hama et Idlib. Sans doute pour convaincre Russes et Chinois, la déclaration du Conseil fait référence à la nécessité pour « toutes les parties prenantes », pouvoir et opposition, de faire preuve de bonne volonté pour évacuer les blessés. Après avoir lu à la presse cette déclaration, l’ambassadeur britannique Mark Lyall Grant, dont le pays assume la présidence tournante du Conseil, a « condamné sans réserve l’offensive totale » contre Homs.


La recommandation de Moscou
 
Le Conseil des droits de l’homme avait plus tôt adopté une résolution par 37 voix contre trois, Russie, Chine et Cuba, appelant Damas à autoriser un « accès sans entrave » à l’aide humanitaire. Les autorités syriennes se sont quant à elles dit prêtes à discuter d’une visite de la responsable des opérations humanitaires de l’ONU, Valerie Amos, qui n’avait pas pu se rendre à Damas ces derniers jours. La Russie a recommandé « avec insistance » à Damas de recevoir Mme Amos en signe de « bonne volonté ». « Ce n’est un secret pour personne que nos propositions (concernant la crise syrienne) sont rejetées par l’Occident ou bloquées par l’opposition radicale syrienne sans parler d’unités armées au sein desquelles luttent des combattants d’el-Qaëda et d’autres extrémistes contre les forces gouvernementales », a néanmoins déclaré le porte-parole de la diplomatie russe Alexandre Loukachevitch cité par l’agence de presse ITAR-Tass.
 
Signalons que l’annonce du CICR intervient quelques heures après la prise de contrôle par l’armée syrienne de tout le quartier rebelle de Baba Amr, selon une source au sein des services de sécurité à Damas. « Les soldats sont en train de distribuer de la nourriture à la population qui était bloquée et d’évacuer les blessés », a assuré cette source, précisant que « les rebelles sont encore dans les quartiers de Hamadiyé et Khaldiyé et que les opérations allaient se poursuivre pour les déloger ».
 
La neige qui est tombée sur la ville, à 150 km au nord de Damas, a ralenti la progression des soldats d’Assad, mais après le retrait du gros des forces rebelles, les soldats gouvernementaux ont pénétré dans le quartier et ont commencé à pourchasser les insurgés encore présents sur place. 
 
Le chef de l’Armée syrienne libre (ASL), le colonel Riad el-Assaad, a évoqué de son côté un retrait « tactique » de ses combattants « par souci pour les vies des civils restants. Nous promettons aux révolutionnaires de Syrie de bien nous préparer pour frapper à nouveau ce régime occupant afin de le faire disparaître », ont annoncé de leur côté plusieurs brigades rebelles locales dans un communiqué dénonçant « le terrible silence arabe, islamique et international ».
 
Le Conseil national syrien (CNS) a quant à lui appelé la communauté internationale à « intervenir immédiatement pour prévenir un éventuel massacre » après la prise de Baba Amr. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), une vaste opération de perquisitions et d’arrestations était en cours dans le quartier.

L’armée ouvre le feu à Damas
 
Selon l’OSDH, les violences ont fait au moins 39 morts hier. À Homs, 17 civils ont été tués dans les combats aux abords de Baba Amr, et quatre autres par des tireurs embusqués dans d’autres quartiers. En outre, trois civils ont été tués dans les provinces de Hama et de Damas. Et huit soldats et sept insoumis ont été tués dans des combats dans une zone frontalière avec le plateay du Golan. À Qousseir, petite ville régulièrement bombardée au sud-ouest de Homs et où tout commençait à manquer (nourriture, carburant, médicaments...), le chef local de la révolte s’est montré pessimiste : « Nous attendons. Nous pensons que l’armée d’Assad viendra ici après en avoir fini avec Homs. »
 
Les forces de sécurité syriennes ont par ailleurs ouvert le feu sur des manifestants hostiles au président Assad à Damas, blessant cinq jeunes gens. « Nous sommes descendus (dans les rues du quartier de Hajar el-Assouad) pour démontrer que l’occupation de Baba Amr ne mettra pas fin à la révolution en Syrie », a lancé l’un des manifestants, Abou Abdallah, précisant avoir vu « au moins dix policiers armés de pistolets-mitrailleurs AK-47 ».

Berne et Londres ferment leur ambassade
 
En raison de la dégradation des conditions de sécurité, la Grande-Bretagne a annoncé le retrait de son personnel diplomatique de Syrie et la suspension de l’activité de son ambassade à Damas, ne rompant pas pour autant ses relations diplomatiques. La Suisse a également annoncé la fermeture définitive de son ambassade, trois semaines après l’avoir fermée temporairement.
 
Par ailleurs, la semaine prochaine à Riyad, les ministres des Affaires étrangères des pays du Golfe vont s’entretenir de la situation en Syrie avec leur homologue russe Sergueï Lavrov. 
En attendant, des responsables américains ont déclaré devant le Congrès des États-Unis que le régime de Bachar el-Assad subit une pression « plus forte » qu’il y a encore deux ou trois mois et que sa chute est inévitable. « Cela vient en partie du fait que l’armée (syrienne) rencontre une plus forte opposition. Ils font aussi face à un flot régulier de désertions », a déclaré l’ambassadeur américain en Syrie, Robert Ford, ajoutant que « l’armée, les forces de l’ordre, ont jusqu’ici gardé leur cohésion, mais elles subissent une pression de plus en plus grande ».
 
(Sources : agences et rédaction)

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 12:45
Malgré ou à cause de la dissymétrie des forces en présence, le sens de la bataille en cours est cruciale pour l'avenir du conflit. Soit, elle consistera en l'écrasement concret et sur le plan symbolique, de la résistance contre Assad, le monde assistant les bras croisés à un massacre sur grand écran, soit les forces rebelles devront se replier sur des bases arrières moins urbaines et plus difficiles à réduire, mais ne constitueront que des "poches de résistance". Soit, encore, mais cela relève de la gageure et de l'improbable défi, la ville continue durant des semaines à résister et devient le symbole d'un peuple que, ni la coalition des dictatures irano-syriennes, avec l'appui du Hezbollah, et la chape de plomb russo-chinoise, ni l'indifférence hypocrite de la Turquie-soeur et de quelques nations arabes se penchant au balcon, pour se joindre au bal des pleureuses de la Maison Blanche et de l'Elysée, ne sont parvenues à réduire en cendres. (Gad). 
Après l’annonce de Damas le début de son offensive sur Baba Amro, les rebelles affirment repousser l’assaut.

http://www.mediarabe.info/spip.php?breve4142

jeudi 1er mars 2012 - 11h42
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Selon plusieurs sources, l’Armée syrienne libre (ASL) est parvenue à stopper la tentative d’assaut de Baba Amr (Homs), elle résiste encore. Mercredi, une source de sécurité à Damas à affirmé que Baba Amr était « sous contrôle du régime » et que l’armée procédait « à un nettoyage bloc par bloc, maison par maison », une information aussitôt réfutée par des militants sur place qui ont parlé de « rumeurs pour terrifier » la population (et gonfler le moral des troupes). L’AFP rapporte de son côté que « Les combats entre déserteurs et armée se déroulent toujours aux abords du quartier de Baba Amr, pas à l’intérieur, a affirmé Rami Abdel Rahmane, chef de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). L’armée est déterminée à prendre d’assaut Baba Amr, coûte que coûte. Le chef de l’ASL, le colonel Riad Al-Assaad, avait affirmé que les rebelles étaient équipés d’armes légères et moyennes, face à l’artillerie lourde de l’armée régulière. Mardi, la redoutable quatrième division du 1er corps d’armée, dirigée par Maher al-Assad, le frère du président, a été dépêchée en renfort aux abords du quartier, selon les militants. L’accès à la ville est désormais complètement coupé, selon plusieurs chefs d’unités de l’ASL postées autour de Homs, troisième ville et poumon industriel de Syrie ».

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 08:16
Syrie : perdant trois hélicoptères et des dizaines d’hommes à Alep, le régime abat sa folie sur Homs (vidéo)

http://www.mediarabe.info/spip.php?article2131

Les munitions interdites font plus de 102 morts ce mardi

mardi 28 février 2012 - 19h17, par Mediarabe.info - Rome

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Le commandant de l’Armée Syrienne Libre (ASL), Riyad Al-Assaad, a dénoncé ce mardi « la boucherie » qui se poursuit à Homs", souhaitant que « l’Arabie saoudite et le Qatar ne se contentent pas de paroles, et qu’ils envoient réellement des aides matérielles à l’ASL pour accomplir sa mission de protection des civils ».

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Dans une interview accordée à la télévision « Al Jazeera », le commandant Ryiad Al-Assaad a souhaité que « l’Arabie saoudite et le Qatar mettent à exécution leurs propos tenus à Tunis, lors de la conférence des amis du peuple syrien, et d’armer l’ASL. Ces aides devraient entraîner d’autres pays à aider les insurgés contre le régime barbare qui multiplie les massacres et les boucheries », comme à Homs depuis maintenant 25 jours.

Selon Al-Assaad, le renforcement de l’ASL pour accomplir sa mission (protéger la population civile) accélère les désertions et affaiblit le régime. D’ailleurs, selon plusieurs observateurs, « l’affaiblissement du régime est déjà visible à travers l’utilisation des armes et des munitions prohibées ». A Homs, les munitions à fragmentation et les obus incendiaires ont fait, ce mardi, plus de 102 morts selon le dernier bilan disponible.

Cette folie qui se déverse sur Homs s’explique par plusieurs facteurs : les pertes substantielles dans les régions d’Alep, d’Idlib et de Hama notamment ; les échecs des forces du régime à reprendre Homs depuis 25 jours ; l’accélération des désertions ; le basculement d’Alep dans la contestation ; et l’arrivée des manifestations au cœur du dispositif du régime, à Damas.

Riyad Al-Assaad a en effet affirmé, dans son interview, que ses hommes ont abattu aujourd’hui« trois hélicoptères dans la région de Rif d’Alep, et tué plusieurs dizaines de miliciens et de militaires dans les affrontements. Des dizaines d’autres ont été blessés ». L’un des appareils de l’armée régulière a été touché par un missile, selon la vidéo diffusée par les opposants, mais que rien ne confirme qu’elle a été tournée en Syrie !!

 

La vidéo est aussi dis^ponible sur : http://www.mediarabe.info/spip.php?article2131

L’hélicoptère survolait des zones civiles sans doute pour traquer les opposants à travers le matériel d’écoute. Ce même procédé utilisé à Homs avait permis au régime de localiser et bombarder les journalistes étrangers, faisant deux morts et deux blessés parmi eux. Il s’agit d’intercepter les émissions des téléphones par satellite... Les opposants affirment également que « les appareils abattus bombardaient et terrorisaient les civils ».

Mediarabe.info

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 08:09

Info ou intox ?

 

http://www.mediarabe.info/spip.php?article2133

 

La Syrie préparerait sa vengeance des dirigeants arabes au sommet de Bagdad

 

Damas installe une « salle d’opérations » commune avec le Hezbollah et l’Armée du Mahdi


mercredi 29 février 2012 - 13h36, par Dario S. (Rome)

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Alors que des sources américaines citées par le site libanais « Beirut Observer » affirment que le Pentagone a déjà mis au point ses plans d’action en Syrie pour y intervenir dès que la Maison-Blanche en donne l’ordre, un haut gradé syrien révèle que le régime de Bachar Al-Assad a confié au Hezbollah libanais et à l’Armée du Mahdi, en Irak (de Moqtada Sadr) la mission de venger Damas contre des dirigeants arabes participant au sommet arabe de Bagdad.

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Le site « Beirut Observer » s’appuie sur « CNN » pour affirmer que « les responsables militaires américains ont achevé la mis en place des plans d’action détaillés, afin d’intervenir en Syrie dès que l’administration le demande ». Les spécialistes du Pentagone ont ainsi préparé les différents scénarios et les armements adéquats, après une période d’observation de l’évolution sur le terrain. Pourtant, Washington continue de privilégier une solution politique. Ce qui fait dire aux observateurs que « les fuites organisées sur la mise au point des plans d’interventions militaires font partie des pressions exercées sur Damas », sans exclure totalement la possibilité d’intervenir militairement si la communauté internationale parvenait à un consensus dans ce sens.

De son côté, « le régime syrien prépare sa vengeance contre ce qu’il considère ses ennemis arabes qui soutiennent le soulèvement populaire », affirme un haut gradé syrien. « Beirut Observer » cite cet officier supérieur, voulant garder l’anonymat pour protéger sa famille. Il affirme attendre le moment opportun pour déserter et rejoindre l’Armée Syrienne Libre. Selon cette source, « Bachar Al-Assad a ordonné l’installation d’une salle d’opération commune avec le Hezbollah libanais et l’Armée du Mahdi, dirigée par l’imam chiite irakien Moqtada Sadr ». « Ce dispositif est chargé d’assassiner les dirigeants arabes qualifiés d’hostiles à Damas, lors de leur participation au prochain sommet de la Ligue arabe, prévu à Bagdad avant fin mars prochain », ajoute l’officier syrien. De ce fait, il n’exclut pas des attentats kamikazes en Irak contre des délégations arabes.

La mise à exécution de ces menaces constituerait une déclaration de guerre syrienne, et justifierait les plans d’intervention préparés par le Pentagone. Notons à cet égard que le journal koweïtien « Al Raï » affirme dans son édition de ce matin que les Républicains au Congrès américain accentuent leurs pressions sur le président Obama afin de conduire une coalition internationale pour renverser Assad. « La commission des Affaires étrangères dirigée par John Kerry (qui a rencontré Assad plusieurs fois ces dernières années) doit auditionner demain jeudi le secrétaire d’Etat adjoint Jeffrey Feltman et l’ambassadeur américain en Syrie, Robert Ford ».

« Pour neutraliser ces pressions, l’administration avait lancé une campagne médiatique préventive autour de la situation en Syrie, pour justifier le refus américain d’intervenir militairement, dans une année électorale », ajoute le quotidien koweïtien. Selon « Al Raï », parmi les arguments utilisés par la Maison Blanche et le Département d’Etat figurent notamment « le risque d’infiltration d’Al-Qaïda en Syrie, la puissance de l’armée syrienne, et les menaces qui planent sur les minorités... ». « Pour ces raisons, la réunion de la commission des Affaires étrangères au Congrès sera sans doute houleuse. Elle devrait être mise à profit pour accentuer les pressions sur l’administration américaine », croit savoir « Al Raï ».

Dario S.

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 12:58

 

 

 

Baba Amr, Homs, après trois semaines de bombardement intensif

 

 

Les sources de Debkafile à Washington rapportent qu’en dépit de ses déclarations fortes contre l’horrible traitement réservé par Bachar al Assad à l’opposition, le Président Barack Obama a mis son véto, mardi 28 février, aux plans proposés, la semaine dernière, d’une intervention militaire arabo-occidentale pour arrêter le massacre. Il soupèse l’idée d’un plan alternatif visant à mettre en place des « couloirs humanitaires » dans les zones les plus engagées dans les combats. Cette solution devrait, également, dépendre de l’approbation russe, parce qu’Obama pense que c’est Moscou qui détient les clés du consentement d’Assad – ou, au moins, de son abstention de lancer son armée attaques les routes de passage de l’aide.


Les Russes n’ont pas, jusqu’à présent, répondu à ces tentatives de tâter le terrain, de la part de Washington. Pas plus qu’ils n’ont retiré leurs menaces de faire barrage à tout plan de ce genre, s’il était soumis au Conseil de Sécurité.

 

 

Ankara a fait pencher la balance de la décision du Président américain s’opposant à une intervention militaire en Syrie, par ses réponses évasives, quant à sa participation à l’opération. Ce plan ne peut mener nulle part, sans la coopération de la Turquie et l’utilisation de ses bases, à partir desquelles des forces occidentales et arabes pourraient monter l’opération.

 

Les sources de Debkafile notent que les dirigeants turcs se font beaucoup entendre, par de belles paroles, sur la nécessité pressante de sauver le peuple syrien, mais, par contre, lorsqu’il s’agit d’en venir aux faits et de la planification opérationnelle, ils perdent soudains tout enthousiasme.

 

Debkafile a révélé en exclusivité la teneur de ce plan militaire en huit points, rejeté par Obama. Nous rappelons ces différents aspects, au cas où, parvenu à un certain point –si le projet de « couloirs humanitaires » ne parvient pas à décoller- ce plan pourrait redevenir d’actualité.


1. Un groupe de nations conduits par les Etats-Unis réserverait une portion du territoire syrien (185 180 kms-carrés) n tant que zone de refuge sécurisé, afin de protéger plus d’un quart de la population de la nation (5.5 millions d’individus) sous un bouclier aérien collectif.


2. L’opération serait exclusivement de nature aérienne. Aucune botte étrangère ne franchirait le territoire de la Syrie. Les avions des armées de l’air américaine, turque, française, italienne et britannique survoleraient la zone depuis trois bases du Moyen-Orient : Incirlik et Diyarbakir en Turquie, où les Etats-Unis maintiennent une force substantielle d’avions de chasse, et depuis l’installation britannique d’Akrotiri, à Chypre.


3. La France a offert de rendre disponible son porte-avions, le Charles De Gaulle, mais accepte l’idée que, sans la puissance aérienne américaine, ses satellites-espions et ressources opérationnelles et logistiques, l’opération ne sera pas faisable.


4. La zone de refuge sécurisée s’étendra de Tarkush, à la frontière nord de la Syrie avec la Turquie et comprendra les villes assiégées de Jabal Al Zaweya, Idlib, Hama, Homs et les villages de leurs alentours.


5. La zone de refuge sécurisée serait placée hors de portée de l’armée et des forces de sécurité syriennes et son espace aérien serait déclarée Zone d’Exclusion Aérienne. Les intrus syriens seraient mis en joue par les bombardiers de combat occidentaux chargés d’immuniser la zone protégée.


6. La mise sur pied d’une force de coalition consacrée à sauver la Syrie en encore le fruit d’un travail en cours. Sarkozy a obtenu le consentement de la Grande-Bretagne, de l’Italie, de la Turquie et du Qatar et se trouve en discussion avec l’Arabie Saoudite et l’Egypte. La participation de ces deux derniers rendrait possible d’étendre la zone sanctuarisée vers le Sud et l’Est de la Syrie, pour y inclure les villes rebelles de Deraa, Deir-al-Zour et Abu Kemal.

 


7. Une administration régionale syrienne assistée par des officiers de liaison occidentaux s’occuperait de la gestion des affaires courantes de cette zone sanctuarisée au jour-le-jour. La coalition prendrait en charge les besoins de la population en nourriture, en médicaments et en soins médicaux.

 


8. Le but de la mission de l’expédition occidentalo-arabe ne chercherait pas à évincer Bachar al-Assad ni à s’engager dans des combats avec les forces syriennes à l’extérieur de la zone sanctuarisée.

 

http://www.debka.com/article/21778/

 

DEBKAfile Reportage exclusif  29 février 2012, 9:51 AM (GMT+02:00) 

 

.Adaptation : Marc Brzustowski

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 15:05
Syrie : 30 déserteurs se réfugient au Kurdistan
lundi 27 février 2012 - 13h05
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Citant les agences de presse, la télévision « Al Arabiya » affirme à l’instant qu’« au moins 30 militaires syriens qui ont déserté l’armée du régime se sont réfugiés au Kurdistan irakien ». Selon plusieurs sources, de très nombreux militaires souhaitent franchir le pas et quitter le régime, sans pour autant rejoindre l’Armée Syrienne Libre. Mais ils redoutent la vengeance du régime sur leurs familles, littéralement prises en otages. Il en est de même pour les diplomates, les députés et certains ministres.

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 15:03

L’éditorial de Stefano B.C (Rome)


Syrie : référendum, constitution, boycott, massacres, mascarades, vidéo... et duplicité américaine


La théorie du complot se confirme. Mais c’est Assad qui en profite

lundi 27 février 2012 - 01h49, par Stefano B.C.

 

http://www.mediarabe.info/spip.php?article2129

 

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Au terme d’une journée historique, les Syriens sont partagés entre dégoût et colère. Ils s’interrogent s’ils sont victimes de l’ignorance de Washington, ou pire, de sa duplicité ? Ils croient de plus en plus à la théorie du complot, tant évoquée par le régime. "Mais si complot il y a, c’est le régime qui en profite !!" estiment-ils entre deux salves d’obus. Le jour des élections censées faire de la Syrie le berceau de la démocratie dans la région, la répression a fait 70 morts.

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Le 26 février fut une journée triplement historique : historique d’abord parce que le régime a imposé un référendum sur la nouvelle Constitution ; historique deuxièmement parce que le peuple a encore une fois surmonté le mur de la peur et boycotté les urnes ; historique ensuite parce les opposants ont osé incendier trois bureaux de vote à Deir Ez-Zor en dépit de la répression et manifester au cœur de Damas en brûlant des copies de la Constitution ; historique enfin parce que le régime n’a pas peur du ridicule dans la mesure où il a ouvert autant les urnes que le feu de ses chars, faisant 70 morts...

Le peuple syrien se souviendra longtemps de cette journée. Au moins, jusqu’au renversement du régime et le remplacement de cette Constitution qui ressemble davantage à une mascarade électorale qu’à l’exercice réel de la démocratie. Cette journée fut historique par l’ampleur de la fraude organisée et légalisée. Il s’agit d’un « foutage de gueule » par excellence. Les 14 millions d’électeurs syriens ne disposent pas de cartes d’électeurs, et doivent voter grâce à n’importe quelle pièce d’identité (Carte nationale, passeport, permis de conduire). Les listes électorales ne sont pas à jour, et n’importe qui peut voter n’importe où - donc plusieurs fois !! La preuve c’est que des ouvriers syriens saisonniers au Liban ont pu voter à la frontière entre les deux pays, dans des urnes installées pour l’occasion !! La preuve réside aussi dans cette vidéo, montrant une partisane d’Assad venue voter à la place de ses enfants immigrés !!

Mais tous ceux qui se sont déplacés aux urnes ne sont pas forcément favorables à la nouvelle Constitution. Ils redoutent tout simplement les mesures de rétorsion administratives ultérieures, s’ils ne disposent pas du cachet « a voté »... Et à partir du moment où ils franchissent la porte du bureau de vote, la peur d’être filmés les empêche de cocher la case réservé au « refus de la Constitution ». Ils sont donc contraints d’approuver. Le piège est implacable !!

Le piège est aussi implacable parce que le régime prend de la main gauche ce qu’il fait semblant de donner de la main droite. Il a supprimé l’article 8 maisverrouillé le reste de la Constitution. Non seulement le président Assad peut achever son mandat, mais il a le droit à briguer deux nouveaux septennats. Il compte ainsi rester au pouvoir au moins 16 ans encore !!

Le piège est implacable parce que le régime fait semblant de laisser la porte ouverte aux amendements, pour tromper le monde. Le père Tony Dora, un soutien à Bachar Al-Assad, contribue à cette campagne en reconnaissant, dans une interview publiée le 24 février par le site de propagande Dampress. Il tend à donner un certain crédit au référendum, affirmant que tout citoyen doit se prononcer et peut rejeter la Constitution. Il avoue que « puisque le texte porte en lui-même des contradictions flagrantes, et puisque plusieurs articles sont rejetés par la majorité des Syriens, je vais voter contre. Mais nous allons travailler pour introduire des amendements au texte, comme la loi l’autorise, 18 mois après sa promulgation et son entrée en vigueur ». Or, à juste titre, le régime compte mettre à profit ces 18 mois pour achever le mouvement de contestation, arrêter ou pousser les rescapés à l’exil !! Après quoi, la Constitution n’aura plus lieu d’être.

La journée du 26 février fut historique car à l’hypocrisie du régime syrien se sont ajoutées les déclarations de la secrétaire d’Etat américain, Hillary Clinton. Après avoir appelé les militaires et les hommes d’affaires à cesser leur soutien à Assad, Clinton a déclaré, dans une interview accordée à la télévision « CBS News » depuis le Maroc, où elle effectue une tournée maghrébine, que « les Etats-Unis redoutent que des armes envoyées à l’opposition syrienne pour se défendre ne tombent entre les mains d’Al-Qaïda ou du Hamas palestinien », les deux mouvements étant considérés comme des organisations terroristes.

Les Syriens hésitent à qualifier et à quantifier ces propos. « Relèvent-ils d’une ignorance grave de Washington, qui est censé savoir qu’Al-Qaïda a toujours été exploitée par le régime syrien en Irak et au Liban notamment ? » La CIA l’avait pourtant reconnu dans un rapport rendu public début février 2009. Les Américains sont également censés savoir que les opposants en général, et l’Armée Syrienne Libre en particulier, ont catégoriquement rejeté la dernière sortie d’Ayman Al-Zawiri appelant à la lutte contre Assad. Washington n’est pas sans savoir non plus que Burhan Ghalioun, président du Conseil National Syrien (CNS), avait annoncé, le 9 décembre 2011, que « la priorité du nouveau pouvoir, après le renversement d’Assad, serait la fin de l’alliance avec l’Iran, le Hezbollah et le Hamas... »

Si ces raisons semblent justifier le dégoût des opposants syriens, elles n’entament pas leur détermination à poursuivre leur mouvement pour la liberté et la dignité. Ils n’ont aucune intention de changer de cap et de s’arrêter avant le renversement du régime, estimant que l’arrêt du mouvement s’apparente à un investissement à « fonds perdus ». La fin de la contestation et le maintien d’Assad signifient en effet que tous ceux qui ont osé manifester contre le dictateur sont condamnés. La poursuite de la révolte sera ainsi moins coûteuse pour le peuple que l’abandon du rêve de liberté et de dignité.

Les opposants syriens relèvent au moins quatre erreurs d’appréciation américaines : la première erreur est que Washington confirme l’existence d’un complot universel tant dénoncé par le régime, mais qui semble de plus en plus profitable à celui-ci. La deuxième erreur porte sur le mauvais choix américain en Syrie. Car, au lieu de soutenir un peuple révolté et de gagner sa confiance, les Etats-Unis prennent le risque de perdre cette confiance pour de longues décennies. La troisième erreur, découlant de la deuxième, est qu’en poussant les Syriens au désespoir, les Américains les poussent à s’allier avec le diable pour atteindre leur objectif. Enfin, la quatrième erreur, et de loin la plus douloureuse, est cette facilité à prendre les Syriens pour des mineurs. Là aussi, les Syriens hésitent entre l’ignorance et la duplicité. Mais le résultat est le même.

Stefano B.C.

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 12:58

 

 

Jabal Al HarrahRussianEW (Copier)

 

La station électronique russe de Jabal Al Harrah

 

 

Les Russes ont élevé le niveau de leur station de surveillance électronique de Jabal Al-Harrah, au Sud de Damas, face à la mer de Galilée, en ajoutant des ressources et composants spécialement faits sur mesure pour envoyer à Téhéran une alerte précoce d’une attaque américaine ou israélienne, selon des sources du renseignement américain de Debkafile. Avant d’être renforcée par de la technologie ultrasophistiquée et une main-d’œuvre spécialisée, la station couvrait déjà les mouvements civils et militaires du nord d’Israël jusqu’à Te Aviv, du nord de la Jordanie et de l’Ouest de l’Irak. Aujourd’hui, son rayon s’étend à toutes les régions d’Israël et de la Jordanie, au Golfe d’Aqaba et au nord de l’Arabie Saoudite.

 

La seconde partie du projet de Moscou, visant à étendre le rayonnement des outils qui sont ses yeux et de ses oreilles au Moyen-Orient, a consisté à mettre à niveau le radar syrien équipé par les Russes, qui est stationné sur le Mont Sannine au Liban et connecté à l’installation de Jabal Al-Harrah en Syrie. Les techniciens russes ont aussi complété ce second projet. La Russie est, à présent, capable de tracer, en supplément, les mouvements navals et aériens américains et israéliens dans l’Est de la Méditerranée, y compris jusqu’à Chypre et la Grèce.

 

Selon nos sources, l’escale du porte-avions russe Amiral Kouznetsov dans le port syrien de Tartous, durant la majeure partie de janvier et jusqu’au 13 février, avait pour mission spéciale de garder un œil sur tous les préparatifs israéliens visant à attaquer l’Iran, la Syrie ou le Hezbollah. Cette mission comblait l'écart laissé béant par la station russe du sud de Damas, qui était pleinement occupée à recueillir des données sur les mouvements de l’opposition syrienne contre Bachar al Assad et à surveiller tout signe avant-coureurs d’une intervention étrangère, militaire ou secrète, contre son régime.

 

Le vaisseau russe, pendant ce temps, suivait le trafic croissant de drones américains au-dessus de la Syrie, qui ont conservé la traçabilité de l’arsenal syrien de missiles à ogives chimiques, biologiques et de gaz innervant.

 

Washington a dévoilé, le 25 février, que le Département d’Etat américain avait envoyé des alertes à six pays : Israël, la Turquie, le Liban, l’Arabie Saoudite, la Jordanie et l’Irak, leur demandant d’accentuer la vigilance au sujet de ces armes meurtrières. Il n’était pas clair de comprendre si l’alerte faisait référence à une possible décision du régime Assad d’utiliser des ADM contre ces nations ou au danger de leur transfert à destination de terroristes présents sur le territoire de ces pays.

 

Moscou a décidé de renforcer les capacités de traçage de son radar de surveillance au profit de l’Iran, en réponse à une plainte de Téhéran, disant qu’il ne pouvait plus compter sur la Russie pour une alerte en temps réel, en cas de déclenchement d’une frappe américaine ou israélienne, parce que ces ressources étaient sollicitées jusqu’à leurs dernières limites, dans le soutien au régime Assad.

 

 

Après avoir étendu et amélioré leur rayonnement, de façon à contenter les besoins iraniens, en interconnectant les deux stations et ajouté de la main d’oeuvre russe supplémentaire, Moscou a ordonné à l’Amiral Kouznetsov de quitter Tartous, le 13 février et de prendre le chemin du retour vers le port de Severomorsk, dans la Péninsule de Kola. Les stations russes en Syrie et au Liban étaient alors fin prêtes pour répondre à leurs missions étendues.

 

http://www.debka.com/article/21774/

DEBKAfile  Reportage spécial 27, février 2012, 11:09 AM (GMT+02:00) 

Adaptation : Marc Brzustowski

 

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 16:20
La menace des chabbiha : "Ton beau visage, nous le brûlerons avec de l'acide"

 

  
Par Rania Massoud | olj.com | 26/02/2012

La jeune Hadeel avant et après son agression...
La jeune Hadeel avant et après son agression...
SYRIE L'opposante syrienne chrétienne Hadeel Kouky a été tabassée dans son appartement au Caire, où elle vit en exil depuis quelques mois.

Hadeel Kouky, une jeune chrétienne syrienne originaire de Hassaké, vit en exil depuis plus de trois mois. A peine âgée de 20 ans, elle est l'une des rares opposantes chrétiennes à s'exprimer ouvertement contre le régime de Bachar el-Assad. Avant son départ de Syrie, Hadeel a été arrêtée à trois reprises (en l'espace de 9 mois) par les Services de Renseignements syriens à Alep, pour avoir exprimé son soutien à la révolte anti-Assad sur sa page Facebook. Elle a été battue, torturée, humiliée… "Je ressens encore les stigmates jusqu’à aujourd’hui", assurait-elle dans un billet publié quelques semaines après sa libération.

 

Mais rien ne semble empêcher Hadeel de poursuivre sa quête pour la démocratie en Syrie. Depuis l'Egypte, où elle est installée, la jeune fille au visage angélique continue de s'exprimer sans peur contre le régime d'Assad via Internet. Mais elle qui pensait avoir trouvé refuge dans un pays post-dictatorial ne s'attendait pas à revivre l'horreur qui l'a obligé de fuir sa terre natale.

Mercredi dernier, un groupe de trois chabbiha ont fait irruption dans son appartement et l'ont tabassé, selon Ahed al-Hindi de Ciberdissidents.org qui affirme avoir été contacté par la jeune femme immédiatement après l'incident. "Elle était paniquée et en sanglots, elle ne savait pas quoi faire", écrit le jeune militant pour les droits de l'Homme.

"Ils m'ont battu en me traitant de traître!, a-t-elle indiqué. Puis, l'un d'eux a pris le drapeau de la révolution syrienne accroché sur le mur de ma chambre et l'a piétiné en m'insultant". Selon la jeune opposante, deux de ses agresseurs avaient un accent égyptien alors que le troisième était syrien.

 

Vingt minutes avant l'attaque, Hadeel a affirmé à Ahed avoir reçu une lettre placée sous la porte de son appartement. C'était une lettre de menace : "Nous allons te discipliner comme on discipline les chiens, espèce de traître. Même si tu vas te cacher sur Mars, les chabbiha d'Assad te retrouveront. Nous savons tout de tes activités et nous avons même eu le feu vert de ta famille qui t'a reniée. Ton beau visage, nous le brûlerons avec de l'acide".

 

Hadeel portant le drapeau de la révolution syrienne

au Caire. (Photo tirée de sa page Facebook)

 

Au lendemain de l'agression, la jeune fille publie une photo d'elle montrant les traces des coups sur son visage et sur son bras. Elle écrit : "Je sens que je perds mon âme. (…) Je sens que j'ai vieilli de quarante ans en un seul jour tellement la peine et la douleur m'ont affaibli. J'écris ces mots pour me défouler, ni plus ni moins… J'ai été tellement torturée la dernière fois que j'ai été arrêtée que j'en suis malade. On m'a privé de l'université, de mes amis, de ma famille. Tous mes proches me boycottent malheureusement parce qu'ils soutiennent ce régime assassin. J'ai fui la Syrie de manière très douloureuse, sans mes parents ni mes petits frères… Mon cœur se déchire tellement j'ai de la peine… Beaucoup de mes amis ont été tués à Idleb et dans la banlieue d'Alep. Leur visage et leur voix sont gravés dans ma mémoire… Je pense à eux toutes les nuits dans ma chambre froide. Je pleure… Je me sens si seule…

Je vis dans un quartier au Caire où beaucoup d'employés de l'ambassade syrienne résident. Une semaine avant mon agression, j'ai vu un groupe de cinq Egyptiens discuter devant l'immeuble. Je ne comprenais pas ce qu'ils disaient, mais j'ai entendu mon nom. Ils se demandaient si je suis originaire de Deraa ou bien de Homs. J'ai eu très peur ce jour-là, j'ai prévenu la police égyptienne qui m'a promis de s'en occuper. Je n'ai pas fermé l'œil cette nuit-là… Je ne sais plus quoi faire, ni quoi dire…"

 

"La vie de Hadeel est en grand danger, assure Ahed el-Hindi. Les voyous d'Assad ont la capacité de lui faire du mal, même en Egypte." Selon lui, la jeune femme représente une menace pour le régime : "Etant une opposante chrétienne, elle est la preuve vivante que le conflit en Syrie n'est pas un conflit entre groupes islamistes et régime laïc comme l'affirme Bachar el-Assad. Assad fait son possible pour faire taire toutes les voix chrétiennes qui s'opposent à lui".

 


VIDÉO
 


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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 16:15

 

Israël accuse Moscou de jouer le rôle de "bouclier" pour protéger l'axe Iran-Syrie-Hezbollah  
OLJ/Agences | 26/02/2012

www.lorientlejour.com

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, le président syrien Bachar el-Assad et son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad lors d'une réunion à Damas, en février 2010. Photo AFP
Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, le président syrien Bachar el-Assad et son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad lors d'une réunion à Damas, en février 2010. Photo AFP
PROCHE-ORIENT

Pour le ministre israélien chargé des services de renseignements, une chute de Bachar el-Assad "casserait" l'alliance de Damas avec Téhéran.

 


Une chute du régime syrien de Bachar al-Assad casserait "l'axe" avec l'Iran et son président Mahmoud Ahmadinejad et bénéficierait à Israël, a estimé dimanche le ministre israélien chargé des services de renseignements, Dan Meridor.

Il s'est toutefois refusé à soutenir publiquement une intervention militaire contre le régime syrien. "Nous ne donnons pas de conseils, pratiquement tout le monde arabe est contre ce régime. Il faut attendre pour voir ce que il en résultera", a ajouté le ministre.

 

Interrogé sur les risques d'une éventuelle guerre contre Israël, que pourrait déclencher le président Assad pour tenter de sauver son régime, M. Meridor a affirmé: "je ne crois pas que cela soit à l'ordre du jour, mais l'armée israélienne est prête à faire face à toute éventualité".

 

M. Meridor a par ailleurs critiqué la position de la Russie, qui joue selon lui, le rôle de "bouclier pour défendre l'axe Iran-Syrie-Hezbollah en empêchant la communauté internationale d'agir sous le parrainage de l'ONU contre le régime Assad".

 

Depuis le début en mars 2011 de la révolte réprimée dans le sang par le régime, l'Iran ne cesse d'affirmer son soutien à Damas, son principal allié au Moyen-Orient, en accusant Israël et l'Occident d'encourager les violences pour affaiblir le front anti-israélien dont la Syrie constitue le pivot.

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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