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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 09:13

 

 

doctorsJordan-Syria24.2.12 (Copier)

Les médecins en Jordanie se voient refuser l’entrée en Syrie  

 

Le Porte-Parole de la Croix-Rouge Internationale à Genève, a rapporté, samedi soir 25 février, que les pourparlers avec le Gouvernement Assad, pour évacuer les civils blessés du quartier bombardé de Baba Amr à Homs « n’avaient donné aucun résultat ». Les évacuations, qui avaient commencé vendredi, ont cessé après à peine une journée. Ces discussions se poursuivront dimanche. Les sources militaires de Debkafile révèlent que le régime a interrompu l’opération d’assistance après avoir décidé qu’il s’agissait des trois coups du lever de rideau, avant l’instauration du plan américano-européo-arabo-turc visant à installer des abris sûrs dans les régions durement bombardées de Syrie, permettant ainsi de les soustraire au contrôle du gouvernement central. En même temps, si Assad imaginait que maintenir la Croix-Rouge hors de portée permettrait de faire avorter ce plan, il s’est lourdement trompé ; plus les discussions avec la Croix-Rouge seront bloquées, plus il devient probable que ce plan soit imposé unilatéralement et plus tôt que prévu.


Un peu plus tôt, le 25 février, DEBKAfile rapportait que :


Sous la protection des Etats-Unis, de la Turquie, de la Grande-Bretagne, de la France, de l’Italie, du Qatar et des Etats-Arabes Unis, les premiers convois de la Croix-Rouge ont pu rejoindre Homs vendredi 24 février. Ils ont commencé à évacuer des victimes blessées qui n’ont, jusqu’à présent, reçu aucun traitement, et à apporter de l’aide médicale à la ville dévastée et assiégée par les troupes de Bachar al-Assad. Ce corridor du CICR marquait la première étape d’une intervention étrangère dans la crise syrienne.

 

Les sources militaires de Debkafile révèlent en exclusivité que cela n’a pu advernir qu’après l’avertissement de Washington et Ankara lancé à Assad, par des canaux confidentiels, que si ses troupes interféraient sur cette route d’urgence médicale vers Homs, des avions de chasse militaire américains et turcs décolleraient de leurs bases aériennes dans l’Est de la Turquie et apporteraient une couverture aérienne à ces convois médicaux, ouvrant ainsi la voie à un plan arabo-occidental visant à résoudre la crise syrienne. La réponse d’Assad à cet avertissement reste, à cette heure, inconnue.

  

Tôt samedi, le Président américain a prononcé sa dénonciation la plus sévère du régime Assad, jusqu’à présent.


La communauté internationale doit continuer à envoyer le message au Président de Syrie qu’il doit démissionner, et doit utiliser « tout instrument disponible pour empêcher le massacre d’innocents. Il est temps que la transition commence et que ce régime change ».

 

La Secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, s’exprimant devant la Conférence des Amis de la Syrie à Tunis, vendredi, a déclaré : “Je suis convaincue que les jours d’Assad sont comptés, mais je regrette qu’il doive y avoir encore et toujours plus de morts avant qu’il s’en aille”.

 

A aucun moment n’a transpiré la manière dont devait se dérouler la sortie du dictateur syrien, mais il était clair, dans les paroles de Clinton, que Washington ne s’attendait pas à ce qu’il s’en aille sans combattre.

 

Nos sources du renseignement rapportent que vendredi, c’est l’insistance de deux correspondants étrangers blessés qui a signifié la demande de protection internationale de Homs : Paul Conroy du Sunday Times et Edith Bouvier, du Figaro, disant qu’ils ne pourraient quitter la ville en état de guerre que s’ils étaient évacués par la Croix-Rouge Internationale.

 

 

Ils ont été blessés dans le même bombardement du quartier de Baba Amr à Homs qui a tué, la semaine passée, Marie Colvin et Rémi Ochlik, réfugiés dans leur centre de presse clandestin. Les conditions de vie des 20 000 à 30 000 personnes prises au piège à Baba Amr empirent d’heure en heure, affirme le porte-parole de la Croix-Rouge à Londres, alors que des négociations délicates se déroulent entre le CICR et le gouvernement de Damas. Elles ont pour but d’obtenir la protection d’Homs et un couloir aérien, par lequel évacuer les blessés vers la Turquie et de livrer des produits de première nécessité, lui accordant le statut de « refuges sûrs », libérés de la présence de l’armée syrienne.

 

 

Au stade préliminaire de ce plan, les responsables occidentaux parlent de coopération entre le Croissant Rouge syrien et la Croix-Rouge internationale. Si elle avait lieu, elle pourrait signifier la volonté d’Assad de concéder une place aux efforts internationaux – ou, au moins, de les tolérer sans trop de résistance.

 

La création d’une zone sécurisée à Homs, initialement, pour offrir une aide médicale et humanitaire aux populations en détresse, pourrait servir de précédent pour d’autres zones de Syrie et ainsi diminuer de façon conséquente, le contrôle du régime sur le pays. C’est, de toute évidence, bien plus que ce qu’Assad est déterminé à accepter, jusqu’à présent.

 

Il n’y avait, cependant, aucun signe de cessez-le-feu samedi soir ; aucun relâchement dans les bombardements militaires de Homs ni dans les assauts sauvages contre d’autres secteurs du pays, alors qu’on rapportait quelques 200 morts au cours des dernières 48 heures.

 

Un groupe de médecins arabes attendant, en Jordanie, avec des fournitures médicales, s’est vu refuser l’entrée en Syrie. Ils ont lancé une grève de la faim, jusqu’à ce que les autorités syriennes les laissent entrer. Les décisions formelles de la Conférence de Tunis, telles que formulées par Clinton, se sont focalisées sur les pressions diplomatiques et des sanctions visant à mettre Assad à genoux. Des diplomates arabes, menés par le Ministre saoudien des affaires étrangères, Saoud Al-Faiçal, ont fait exception à cette ligne de conduite, en exigeant une action directe et un effort international déterminant, afin d’armer et de renforcer les rebelles contre Assad, qui sont, désespérément, désarmés face aux forces d’Assad.

 

http://www.debka.com/article/21770/

 

Adaptation : Marc Brzustowski

 

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 08:01
Syrie, l’art en armes – Jacques Mandelbaum

Ali Ferzat, le plus célèbre caricaturiste syrien, a été enlevé et passé à tabac le 25 août 2011. Ses doigts ont été brisés. Ce portrait s'est propagé sur le Net dans les jours suivants. Signé par Ali Ferzat, il est en réalité dû à un dessinateur anonyme.

Ali Ferzat, le plus célèbre caricaturiste syrien, a été enlevé et passé à tabac le 25 août 2011. Ses doigts ont été brisés. Ce portrait s’est propagé sur le Net dans les jours suivants. Signé par Ali Ferzat, il est en réalité dû à un dessinateur anonyme.NC

 

Le « printemps arabe », cela a été souligné, a révélé le rôle d’Internet comme instrument de mobilisation politique. On sait moins que la Toile s’est aussi transformée, pour l’occasion, en plate-forme de résistance artistique. Ce phénomène, notable en Tunisie et en Egypte, a pris de l’envergure en Syrie, où le régime de Bachar Al-Assad noie la contestation dans le sang depuis près d’un an.

Dans ce maelström de violence (plus de 6 000 morts et 15 000 disparus, selon les estimations) qui n’épargne pas les artistes passés du côté de la contestation, le Web est une planche de salut pour les créateurs, spontanés ou confirmés, qui n’ont pas choisi l’exil. Cet engouement n’est pas né de la révolution. Tardivement introduit dans la forteresse syrienne – par Bachar Al-Assad -, Internet a ouvert depuis le début des années 2000 aux artistes locaux une fenêtre sur le monde par laquelle ils se sont engouffrés, qu’il s’agisse de jeunes cinéastes qui se font désormais connaître à l’étranger, ou de plasticiens qui ont par ailleurs bénéficié de la récente privatisation du marché de l’art en Syrie, et du boom qu’il connaît dans les Emirats arabes.

Parallèlement aux images, d’une crudité parfois insoutenable, qui témoignent de la répression sur le Net, les sites d’hébergement (YouTube, DailyMotion, Vimeo) et les réseaux sociaux (Facebook au premier chef) regorgent d’expressions artistiques de toute nature, depuis le film jusqu’à l’affiche en passant par le clip, la caricature, la peinture, le poème ou le dessin animé.

THÉÂTRE DE MARIONNETTES

Deux traits dominent cette effervescence créatrice. Sa dimension populaire d’abord, qui a fait naître en l’espace de quelques mois plus de vocations que quarante ans d’autocratie. Son humour ensuite, nourri d’un sens tragique de la dérision, d’une vitalité aiguisée par le désespoir. L’un des exemples les plus percutants de cette tendance est un théâtre de marionnettes ouvert sur la Toile le 8 novembre 2011 par un groupe de jeunes opposants, sous la signature Masasit Mati. Le terme désigne la tige en métal permettant de boire le maté, qui passe pourêtre le breuvage favori des sbires baasistes. Même veine parodique pour le titre deleur feuilleton en 15 épisodes, Top Goon, diaries of a little dictator (« Crétin d’élite, journal d’un petit dictateur »), qui démarque le titre du film hollywoodien musclé Top Gun, de Tony Scott (1986).

À raison d’un épisode de cinq à huit minutes posté chaque dimanche, le spectacle est lapidaire et désopilant. Quelques marionnettes à doigts, figures génialement croquées, décor réduit et sens assassin de la formule. La marionnette Beeshu, président de Syrie, tient la vedette, entourée de personnages récurrents tels le patibulaire Shabih (Assef Chawkat, chef d’état-major et beau-frère du président, affublé d’un béret, d’un treillis et d’une matraque), l’affriolante Rose de Damas ou encore le Manifestant pacifique.

 « QUI VEUT TUER UN MILLION ? »

Le deuxième épisode, intitulé « Qui veut tuer un million ? », vaut son pesant d’or. Il fait de Beeshu le candidat unique de la version arabe du jeu télévisé « Qui veut gagnerdes millions ? », animée par le journaliste libanais George Kurdahi sur la chaîne satellitaire arabe MBC1. Succédant à Hosni Moubarak et Mouammar Kadhafi, le tyran, interrogé sur ses oeuvres sanglantes, gagne des morts à chaque bonne réponse, mais se trouve pris au dépourvu lorsqu’il veut prendre le joker « J’appelle un ami » : personne ne répond.

Si la satire se taille la part du lion sur le Net – la caricature et le détournement d’images dominent -, d’autres registres existent. Sur Facebook, la page « Art et liberté » accueille depuis juin 2011 une oeuvre d’art par jour (photo, peinture, dessin…) pour célébrer la révolution, tandis que celle dédiée au « Festival de cinéma de la Syrie libre » fait de même avec les films depuis décembre 2011. Les oeuvres affluent, venues de Syrie, mais aussi d’ailleurs.

En matière de cinéma, l’entreprise la plus impressionnante émane du groupe Abou Naddara, dont les films sont visibles en partie sur le site www.abounaddara.com, eten intégralité sur le site d’hébergement Vimeo. Ce collectif de réalisateurs s’est constitué en novembre 2010, dans un paysage cinématographique quasiment rayé de la carte dans les années 1990 au profit d’une industrie du feuilleton télévisé inféodée au régime. Dépourvue d’école de cinéma mais dotée d’une censure en pleine santé, la Syrie produit deux longs-métrages par an et dispose d’une trentaine de salles pour 22 millions d’habitants.

UNE CINQUANTAINE DE FILMS COURTS

Constitué d’un noyau dur de quatre ou cinq réalisateurs, tous autodidactes, Abou Naddara est rapidement rattrapé par la révolution. Son porte-parole, Charif Kiwan - haute stature physique et intellectuelle, français impeccable -, réfugié à Paris où il avait étudié les sciences politiques, s’en explique : « Nous faisons partie de la génération humiliée par le massacre de l’insurrection d’Hama, en 1982. La révolution, nous n’attendions que cela. Pour nous, le cinéma, que le régime a tout fait pour éloigner du public, est un instrument démocratique qui a quelque chose àdire sur ce qui se déroule dans notre pays. »

Cette conception politique du cinéma se double, chose rare en temps de crise, d’une exigence esthétique : « Nos films évitent délibérément le spectacle de la violence. Nous nous efforçons de filmer le quotidien et l’intimité, d’avoir des personnages très construits, de ne jamais prendre le spectateur en otage. » Le projet, fort d’une cinquantaine de films courts (entre 49 secondes et 4 minutes), s’enrichit au rythme d’une oeuvre postée sur le Net chaque vendredi, jour de prière et de manifestation.

On y trouve de petites perles de distanciation poétique et d’intelligence subversive. Et déjà quelques classiques. The End : sur une immense fresque murale du Musée militaire de Damas, croûte pompière à la gloire du leader éternel Hafez Al-Assad, un rideau noir se ferme lentement, sur lequel défilent les noms des martyrs de la révolution. Un plan fixe de trois minutes, scandé par un chant liturgique de la résurrection interprété par Fayrouz. Avant-gardes : dans une cour d’école, des enfants en uniforme hurlent les slogans du parti Baas (« Révolution ! » « Unité, égalité et socialisme ! »), auxquels finissent par se substituer, sur la bande-son, la houle des slogans de la rue syrienne (« Liberté ! Liberté ! »).

The End from abou naddara on Vimeo.

Utilisée avec finesse dans de nombreux films du groupe, la dialectique entre les mots et l’image témoigne d’une réalité sur laquelle Charif Kiwan insiste : « Il ne faut jamais oublier la très forte tradition de la parole en Syrie, il y a toujours une primauté du verbe sur l’image. » Le nom du collectif y fait clairement allusion, qui renvoie à la revue satirique Abou Naddara (« l’homme aux lunettes »), créée en 1877 par Yaqub Sanu, un journaliste et dramaturge juif égyptien banni et exilé en France après l’interdiction de sa revue. Erudit polyglotte, Yaqub Sanu joua un rôle important dans l’émergence de la littérature arabe moderne. Sa figure représente un modèle de société ouvert sur le monde.

ENTRE LES MOTS ET L’IMAGE

On retrouve la question du rapport entre l’écriture et l’image, entre la violence et l’art, aussi, au coeur d’une remarquable série de travaux consacrés à la révolution par le plasticien Akram Al-Halabi. Né en 1981 à Madjal Chams, un village du Golan annexé par Israël en 1967, formé à l’Institut des beaux-arts de Damas puis exilé en 2008 à Vienne, Al-Halabi prélève depuis octobre 2011 des images sur des vidéos de massacres trouvées sur le Net, qu’il fige en clichés flous et recouvre d’un froid linceul de mots. Il a intitulé cette série Images et textes.

Les artistes en exil ont aussi la liberté de se passer du Web pour payer leur écot à la révolution. Mohamed et Ahmed Malass, frères jumeaux installés depuis octobre 2011 en Egypte, poursuivent une oeuvre théâtrale commencée dans la clandestinité de leur appartement à Damas. Leur pièce La Révolution de demain reportée à hier, dialogue incongru entre un manifestant et l’officier de police qui l’a incarcéré, a été donnée en juillet 2011 au Centre européen de poésie durant leFestival d’Avignon.

Dans le domaine du cinéma, un très beau court-métrage, L’Incubateur du soleil, court depuis quelques mois les festivals. Son auteur, Ammar Al-Beik, né en 1972 à Damas, mène aujourd’hui au Koweït une carrière de photographe et de cinéaste. Son film, dépourvu de dialogues, confronte l’impuissance de l’exilé (il se représente avec sa femme et sa toute petite fille, chez lui, devant la télévision qui diffuse les images sanglantes des martyrs du « printemps arabe ») à l’interrogation sur l’avenirque font naître les images de la naissance de sa fille, placée toute sanglante, elle aussi, dans un incubateur, lequel devient le dépositaire de tous les effrois et espoirs.

UNE PROGRAMMATION DANS LES FESTIVALS

C’est bien dans l’incubateur du cinéma que germent le plus grand nombre de projets, d’un côté ou de l’autre de la frontière. Les festivals, qui ne ménagent pas leurs efforts pour s’assurer une présence syrienne, sont une excellente plate-forme. Celui de Rotterdam a présenté au début de février une intéressante rétrospective de la nouvelle génération de cinéastes syriens - une initiative de Delphine Leccas et Charlotte Bank, qui avaient par ailleurs créé le Festival des arts visuels de Damas, en 2010. Les quatre réalisateurs qui ont pu faire le voyage offrent un bon échantillon de la situation des artistes pris dans la violence de l’Histoire, notamment les cinéastes, dès lors que caméras et téléphones portables sont aujourd’hui considérés par le régime comme des armes.

Reem Ali, réalisatrice et actrice réputée qui a pris publiquement fait et cause pour la révolution et a été l’objet d’intimidation, des services de sécurité, s’avoue« psychiquement incapable de mener quelque projet artistique que ce soit en ce moment ». A l’inverse, la documentariste Soudade Kaadan s’est jetée dans l’écriture d’un long-métrage de fiction : « C’est assez paradoxal, mais je ressens dans cette horreur la nécessité absolue de la beauté. Le film racontera l’histoire d’une femme pendant la révolution, et le commerce qu’elle finit par entretenir avec toutes ces ombres qui réclament les morts dont on les a détachés. »

UNE CHRONIQUE INTIME DE LA RÉVOLUTION

Les deux autres sont déjà passés à l’acte. Hazem Al-Hamwi, tout en douceur, filme une sorte de chronique intime de la révolution : « J’ai le sentiment profond que je vais mourir pendant ces événements. Ce film parlera donc de moi et de quelques proches, mais aussi bien de tous ceux qui ont décidé de mourir pour sauver leur âme, peut-être même pour vivre enfin. » Cinéaste et plasticien, Al-Hamwi compteintégrer dans le film les magnifiques peintures, torturées et proliférantes, que lui inspirent les événements, et même filmer en studio les rushes de son film projetés sur son corps. Quant à Rami Farah, dont la personnalité tient de la grenade dégoupillée, voilà huit mois qu’il tourne un documentaire clandestin dont il ne peut rien divulguer, pour les besoins duquel il s’est récemment installé à Paris, et qu’il entend mener « jusqu’à ce que le régime tombe ».

Une même rage habite un grand nombre d’artistes exilés. Halah Abdallah, en France depuis 1981, termine le montage de son nouveau documentaire, Comme si nous attrapions un cobra, consacré à l’histoire de la caricature en Egypte et en Syrie. Un domaine qu’elle connaît intimement puisqu’elle partage la vie de Youssef Abdelké, l’un des plus grands peintres syriens, également caricaturiste.

DIRIGER UN FILM VIA SKYPE

Réfugié à Beyrouth, Mohammad Ali Atassi, réalisateur d’un beau portrait consacré à la grande figure de l’opposition syrienne Riad Al-Turk (Cousin, 2001), prépare un documentaire autour d’un dissident syrien dont il ne divulgue pas l’identité. Sa méthode est « révolutionnaire » : il dirige à distance, avec le logiciel Skype, vecteur de communication privilégié des activistes, une équipe qui filme en Syrie. Ce journaliste et militant des droits de l’homme sait de quoi il retourne en matière d’opposition : il est le fils de l’ex-président syrien Noureddine Al-Atassi, dont la vie fut brisée par les vingt-deux années de cachot que lui infligea Hafez Al-Hassad.

Très introduit dans la lutte clandestine, Mohammad Ali Atassi fait l’éloge d’« un cinéma de la révolution qui s’invente au jour le jour sur le terrain. Vif, inventif, allant là où le reportage ne peut aller, jusque dans les coulisses de la révolution ». Certains de ces films clandestins devraient être montrés à la mi-mars, premier anniversaire de la révolution syrienne, dans plusieurs grandes villes du monde, dont Paris.

La plus singulière rencontre qu’on ait faite est celle d’Oussama Mohammad, lyrique thuriféraire de la révolution. Il est un des trois grands noms du cinéma syrien, avecMohamed Malass et Omar Omiralay. Le premier se tient sur la réserve en Syrie, le second est mort voici quelques mois. Reste Oussama le rebelle, 58 ans, alaouite comme son président, deux longs-métrages de fiction à son actif (Etoiles de jour en 1988, Sacrifices en 2002).

LA RÉVOLUTION, UN GESTE ARTISTIQUE ?

Invité à parler de la résistance artistique au Festival de Cannes, en mai 2011, il y donne une leçon de cinéma qui lui vaut l’exil. Installé depuis à Paris, il court les festivals pour défendre la cause, écrit de nombreux textes pour les journaux arabes, analyse sans fin les images qui lui parviennent de la rue syrienne. Il voit dans ces manifestations « quelque chose de magique, une inventivité de langage, une poésie des actions qui n’ont rien à envier à l’art ». Il ajoute : « Si je ne filme pas, c’est que je suis pour l’instant le spectateur d’une révolution où le peuple se réinvente à travers une création collective de tous les instants. »

Cette tentation de lire la révolution comme un geste artistique ne rencontre pas que des partisans. Elle irrite Cécile Boëx, une chercheuse en sciences politiques, spécialiste du cinéma syrien, qui rentre d’un séjour de dix ans en Syrie : « Je trouve très problématique la confusion qui est faite entre acte militant et acte artistique. L’intention de ceux qui filment les événements actuels, c’est de témoigner. C’est un acte de résistance et de survie, et cela me gêne qu’on mette cela dans le champ de l’art. Je suis assez choquée, d’une manière plus générale, par l’espèce de business artistique autour du « printemps arabe » qui émane aujourd’hui de grandes institutions culturelles. »

DES ACTIONS SUBVERSIVES

Ce délicat partage entre art et politique, création et témoignage, dessine d’autres lignes de fracture, suscitant un débat qui tient à la nature des images et au regard qu’on leur porte. En l’espèce, la religion de Charif Kiwan n’est pas la même que celle de Hala Abdallah. Pour le premier, « YouTube est le terrain de la manipulation, du sensationnalisme et de la surenchère. C’est ingérable. Chaque camp se jette à la tête des images d’horreur, des corps déchiquetés, des massacres perpétrés par l’ennemi. On finit par ne plus savoir de quel côté est la barbarie. Seule la singularité permet de faire ressentir les choses et la dimension inouïe des événements que nous vivons ». Pour la seconde, « ce qui se passe en Syrie est la magnifique éruption d’un peuple qui a été piétiné, d’une jeunesse qui s’est mise debout. Les images qui nous parviennent de là-bas, je les considère toutes comme infiniment précieuses, car ces gens risquent la mort pour les prendre et nous les envoyer ».

Des fontaines en sang dans le quartier de Midan à Damas

La valeur esthétique de certaines oeuvres, tels les films d’Abou Naddara, ne les empêche pas d’être politiques. Réciproquement, certaines actions subversives recèlent une créativité inspirée de la performance dans l’art contemporain : lancerdes centaines de balles de ping-pong décorées de slogans séditieux depuis le sommet du mont Kassioun, qui domine le quartier des édiles de Damas ; teinter des fontaines municipales en rouge sang ; cacher dans des valises, sur plusieurs terrasses d’immeubles, des haut-parleurs actionnés à distance pour relayer à plein volume des chants révolutionnaires. Autant de dispositifs qui provoquent les services de sécurité, au péril de la vie de ces artistes de l’activisme. La mort tapie derrière l’oeuvre, et l’oeuvre comme défi à la mort : c’est le lot commun, et hors de prix, de la création syrienne.

Source : http://www.lemonde.fr/international/article/2012/02/21/syrie-l-art-en-armes_1644497_3210.html

Date : 21/2/2012

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 21:11

Baba Amr rend hommage à Marie Colvin et Rémi Ochlik tués en Syrie

 

http://syrie.blog.lemonde.fr

 

Pour rendre hommage à leur manière à la journaliste Marie Colvin et au photographe Rémi Ochlik, tués à Homs, mercredi 22 février, alors qu'ils se trouvaient dans la ville pour rendre compte des conditions dramatiques auxquelles étaient confrontés les habitants de Baba Amr, des activistes syriens leur ont consacré des vignettes. Elles portent respectivement les numéros 84 et 85 de la série intitulée "Timbres de la Révolution syrienne"

Hommage à Marie Colvin et Rémi Ochlik

Inaugurée peu de temps après le déclenchement de la contestation contre le régime, pour dénoncer les méthodes de répression inhumaines mises en œuvre par Bachar Al Assad et son clan, la diffusion de timbres commémoratifs n'est que l'une des multiples manières par lesquelles la révolution syrienne manifeste sa créativité.

La presse et la liberté de presse y ont été plusieurs fois saluées.

Un autre journaliste français, Gilles Jacquier, tué à Homs au mois de janvier, avait précédemment été honoré pour son dévouement à la diffusion de l'information.

Hommage à Gilles Jacquier

Comme on pourra le constater en rendant visite à la page Facebook dédiée à cette production, les martyrs de la révolution y figurent en bonne place. Ils comptent dans leurs rangs le jeune Hamzeh Al Khatib, le pacifiste Ghiyath Matar, le leader kurdeMechaal Tammo, le chanteur Ibrahim Qachouch, le chef du Mouvement des Officiers libres Huseïn Harmouch, le prêtre orthodoxe Basilios Nassar...

Mais, parce que la révolution ne se nourrit pas uniquement du souvenir de ses martyrs, plusieurs timbres ont été conçus pour rendre hommage à des personnalités toujours vivantes, hommes et femmes, qui ont joué et qui continuent de jouer un rôle dans la mobilisation. Il s'agit pour une part de militants, d'intellectuels et d'activistes :Souheïr Al Atassi (Damas), Wi'am Ammacheh (Golan), Najati Tayyara (Homs), Yasin Al Hajj Saleh (Damas), Mohammed Al Abdallah (Qatana)... Pour une autre part, de victimes des pratiques discriminatoires du pouvoir : la jeune blogueuse Tall Al Mallouhi, la psychanalyste Rafah Nached, le cheykh de Daraa Ahmed Al Sayasneh, le père abbé du monastère de Mar Moussa Paolo Dall'Oglio... Pour une part encore, d'artistes ayant apporté, par leurs créations, un soutien puissant à la révolution : le chanteur Samih Chkeir, le caricaturiste Ali Farzat, le pianiste international Malek Jandali... Enfin, et pour une dernière part, de personnalités décédées du monde de la culture ayant manifesté dans leurs œuvres une liberté d'esprit qui inspire les protestataires actuels : le poète Nizzar Qabbani, le cinéaste Omar Amiralaï...

Carte du soulèvement en Syrie (Amouda)

Une autre catégorie de timbres réunit des Syriens appartenant à tous les milieux professionnels dont les prises de position contre le régime ont été considérées comme une victoire sur le pouvoir, tant leur démarche n'était pas évidente : l'acteurFares Al Hélou, le footballeur Abdel-Baset Sarout, l'actrice Fadwa Sleiman, le député de Homs Imad Ghalioun, l'acteur Nawwar Bulbul, l'actrice May Skaff...

Les créateurs de ces vignettes n'ont eu garde d'oublier, dans leurs hommages, les villes les plus durement affectées par la répression : Homs, évidemment, Kafr Nubul,IdlibAl KhaldiyehDaraa et sa Mosquée Al Omari, Hama et sa Place de l'Oronte, Al Zabadani...

Ils n'ont pas davantage omis de saluer ceux qui, par leur témoignage, ont apporté leur soutien au combat du peuple syrien, comme l'Algérien Anwar Malek, dont la démission de l'équipe des contrôleurs de la Ligue Arabe a contribué à disqualifier le rapport, ou comme la chaine de télévision Al Machreq. A l'inverse, quelques vignettes dénoncent certains "ennemis de la révolution", à commencer par les présidents russe et chinois...

La révolution syrienne

Faute de pouvoir évoquer ici tous et chacun de ces timbres commémoratifs, on attirera l'attention, pour finir, sur la reconnaissance pour l'apport de Facebook à la révolution, et diverses illustrations du fameux humour homsiote, que les circonstances les plus dramatiques ne sont pas encore parvenues à anéantir.

 

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 21:07

Point de vue de Stefano B.C. (Rome)


Les dangers guettent le Liban, contraint à s’engager contre la "Conférence des amis de la Syrie" en Tunisie

Le gouvernement en apesanteur, et la société divisée, attendent l’évolution de la situation en Syrie

 

http://www.mediarabe.info/spip.php?article2125

 

jeudi 23 février 2012 - 20h25, par Stefano B.C.

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La démission du ministre libanais du Travail Charbel Nahas, après la paralysie du gouvernement qui se poursuivit depuis plusieurs semaines, a prouvé, une nouvelle fois, que le général Michel Aoun à littéralement pris les "institutions libanaises en otage", grâce à son discours démagogue. Nahas n’est pas le premier et ne sera pas le dernier aouniste à être sacrifié par le général.

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Si la démission du ministre du Travail, Charbel Nahas, présentée mardi 21 février au général Michel Aoun - et non au Premier ministre Najib Mikati comme l’exige la Constitution - n’a pas entraîné celle du gouvernement, c’est que ce dernier demeure une nécessité syrienne. Nahas s’était rebellé contre le gouvernement et contre le président de la République, en refusant de signer un décret relatif aux indemnités de transport au profit des salariés. A Beyrouth, des rumeurs affirment que la démission de Nahas résulte de la perte de l’appui de son parrain syrien Bahjat Sleimane, un ancien patron des renseignements, plus préoccupé actuellement par la situation en Syrie que par la carrière de ses protégés !

Au-delà de ces rumeurs, la chute de Charbel Nahas confirme que le général Michel Aoun l’a sacrifié pour protéger son propre gendre, le ministre de l’Energie, de l’Electricité et des Ressources en eau, accusé d’implications dans le scandale du gasoil subventionné, et suspecté de vouloir introduire les Iraniens au Liban. Mais en sacrifiant Nahas pour protéger son gendre, Michel Aoun a suscité une vague de protestations au sein même de son courant. Ses partisans ont désormais la certitude qu’il est « digne d’aucune confiance ».

Le mini-remaniement attendu au gouvernement l’aura empêché de démissionner, et aura prolongé sa durée de vie conformément aux intérêts syriens. Car, de l’aveu même des principaux dirigeants de la majorité hétéroclite, composée du Hezbollah, du Mouvement Amal de Nabih Berri et du Courant Patriotique Libre (CPL) du général Aoun, ainsi que d’une multitude de groupuscules idéologiques mais microscopiques liés à la Syrie, « la chute du gouvernement est une ligne rouge que le Premier ministre ne peut pas franchir ». Ce qui explique que, depuis plusieurs semaines, le gouvernement divisé et paralysé est interdit de démissionner !

De fait, le maintien du gouvernement Mikati, en l’état, reste une nécessité impérieuse pour la Syrie. Damas redoute le retour des souverainistes aux affaires, avec les conséquences que cela pourrait avoir sur l’évolution de la situation en Syrie. Le régime de Bachar Al-Assad peut en effet compter sur le gouvernement Mikati et sur l’armée, placés sous l’influence du Hezbollah et bénéficiant de la couverture chrétienne de Michel Aoun (et accessoirement du Patriarche maronite) pour empêcher les civils syriens de fuir les massacres collectifs et de se réfugier au pays du Cèdre.

Rappelons que depuis son retrait du Liban, la Syrie a systématiquement refusé la délimitation et la sécurisation des frontières avec le Liban, de façon à continuer à fournir illégalement des armes au Hezbollah. Aujourd’hui, Damas affirme être victime de la porosité des frontières, et réclame des mesures mais à sens unique : « interdire la fuite des Syriens vers le Liban, lutter contre l’entrée en Syrie d’aides humanitaires et éventuellement militaires, mais autoriser aux combattants du Hezbollah d’entrer en Syrie pour aider le régime à réprimer ». Bien que paralysé, le gouvernement actuel est idéal pour exécuter les ordres de Damas.

L’apesanteur qui règne au Liban a également permis à l’ambassadeur de Syrie à Beyrouth de réunir, ce jeudi, les alliés inconditionnels de Damas pour réitérer leur soutien à la dictature de Bachar Al-Assad, et pour critiquer les ingérences extérieures en Syrie, prenant pour cible la Conférence de Tunis, prévue demain. Ce faisant, le régime syrien exploite le Liban contre la communauté internationale et accentue les divisions inter-libanaises. Plus que jamais, la ligne de démarcation entre le régime syrien et ses opposants se prolonge au Liban et sépare les souverainistes, toutes confessions confondues, et les pro-syriens.

Le maintien en place, à Beyrouth, d’un gouvernement inefficace et dangereux pour le Liban, est une nécessité syrienne, permettant à Bachar Al-Assad de disposer du pays du Cèdre comme bon lui semble. Il pourra y placer ses richesses en prévision de sa chute, y abriter ses proches sur le chemin de l’exil, le pulvériser pour exporter sa crise... A titre d’exemple, plusieurs hauts dirigeants syriens ont d’ores et déjà acheté de luxueux appartements dans le quartier Jnah, au sud de Beyrouth, en bordure du fief du Hezbollah, pour mettre leurs familles à l’abri. Certains partisans du général Aoun finissent par admettre les erreurs du CPL depuis la signature de son accord stratégique avec le Hezbollah et son alignement sur Assad. Ils regrettent qu’ils ne peuvent plus remonter l’histoire et corriger le tir. Pour conclure, ils constatent que les Syriens, sortis par la porte en 2005, reviennent par la fenêtre en 2012, grâce en partie à leur champion.

Stefano B.C.

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 15:27
Syrie : L’ONU dispose d’une liste de responsables et estime que les violences sont ordonnées au plus haut niveau

http://www.mediarabe.info/spip.php?breve4034

Information a priori "banale", si les faits sont déjà connus, mais peut-être à mettre en lien avec des préparatifs éventuels, sur un plan plus officieux? : 

Les USA, GB, France, Turquie, l’Italie préparent une intervention militaire en Syrie.

jeudi 23 février 2012 - 12h01
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L’ONU estime que les forces de sécurité syriennes ont abattu des femmes et des enfants désarmés, bombardé des quartiers résidentiels et torturé des blessés dans les hôpitaux suivant les ordres donnés au « plus haut niveau » de la hiérarchie du pays.

Selon l’AFP, le Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme dispose d’une liste confidentielle de hauts responsables politiques et militaires soupçonnés d’être impliqués dans des crimes contre l’humanité, selon un nouveau rapport d’une commission d’enquête internationale. La commission a déposé auprès du Haut commissariat des droits de l’homme de l’ONU une enveloppe scellée contenant les noms de ces personnes, indiquent les enquêteurs, qui ajoutent avoir également identifié des abus des droits de l’homme commis par des groupes de l’Armée syrienne libre, « dans une mesure bien moindre ».

Pour l’agence Reuter, « la commission a reçu des preuves crédibles et solides identifiant des membres de haut rang et de rang intermédiaire des forces armées qui ont ordonné à leurs subordonnés de tirer sur des manifestants désarmés, de tuer les soldats qui refusaient d’obéir à ces ordres, d’arrêter des personnes sans raison, de maltraiter des prisonniers et d’attaquer des quartiers civils avec des tirs aveugles de chars et de mitrailleuses », dit un rapport du Conseil de l’ONU pour les droits de l’homme publié jeudi.

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 15:22

 

 

Décryptage de Dario S. Rome

L’Irak, qui a exclu la Syrie du Sommet arabe de Bagdad, est la cible d’une vague d’attentats

Une cinquantaine de mort et 200 blessés

jeudi 23 février 2012 - 11h07, par Dario S. (Rome)

 

http://www.mediarabe.info/spip.php?article2124


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Mercredi 22 février 2012, le chef de la lutte antiterroriste de la province d’Al-Anbar (ouest), le général Khaled Al-Dulaïmi, a annoncé l’arrestation du chef de "l’Armée des Ansar Al-Sunna", Walid Khaled Ali, pendant son entrée en Irak depuis le territoire syrien. Une preuve supplémentaire sur l’implication syrienne dans la déstabilisation de l’Irak.

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La Syrie a longtemps menacé de répandre le chaos dans la région pour protéger son régime, semble mettre ses menaces à exécution. Hier mercredi, l’Irak a arrêté le chef du groupe terroriste « Ansar Al-Sunna », basé en Syrie, pendant sa tentative d’infiltration en territoire irakien. Selon plusieurs observateurs, Damas cherche à se venger de l’Irak, qui l’a exclu du prochain sommet arabe prévu à Bagdad à la fin du mois de mars. La reprise des attentats terroristes vise ainsi à annuler ou déplacer le sommet de la Ligue arabe.

Cette lecture explique en partie les raisons de la nouvelle vague d’attentats qui a frappé Bagdad et plusieurs provinces (Salaheddine et Kirkouk au nord, Diyala et Babylone au centre), ce jeudi matin, faisant selon un dernier bilan 50 morts et plus de 240 blessés. Au moins un des attentats à la bombe et à la voiture piégée aurait été mené par un kamikaze.

L’implication syrienne dans le « terrorisme transfrontalier » n’est pas nouvelle. Le premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, aujourd’hui allié au régime syrien sous pressions iraniennes, avait rappelé son ambassadeur de Damas au lendemain du « mercredi noir » (19 août 2009), attribuant les attentats à la Syrie et menaçant de « réexporter ce terrorisme vers l’expéditeur ». Depuis, Al-Maliki a adopté un profil bas et a fait d’importantes concessions à Damas, notamment économiques, contre son maintien à la tête du gouvernement après les élections législatives remportées par son rival Iyad Allawi. « N’ayant pas d’alliés, mais juste des agents, la Syrie est prête à les sacrifier pour ses propres intérêts », souligne un diplomate arabe en poste à Damas. Il rappelle « le nombre impressionnant des agents de la Syrie qui ont été assassinés au Liban à la fin de leur mission, et quand ils devenaient encombrants ».

Notre interlocuteur, qui ne cache pas son hostilité au régime syrien après l’avoir côtoyé et expérimenté, souligne que « les craintes du chaos en Syrie, semblable à celui qui a ensanglanté l’Irak depuis fin 2003, en cas de chute du régime de Bachar Al-Assad, ne sont pas justifiées ». Le diplomate explique en effet que « le chaos en Irak était en partie le résultat des erreurs américaines commises par Paul Bremer, mais surtout le fruit de l’ingérence syrienne dans le pays. Damas a manipulé les tribus d’Al-Anbar, exploité les anciens du Baath réfugiés sur son sol, et encouragé et armé Al-Qaïda ». Et le diplomate de conclure : « après la chute d’Assad, il n’y aura plus un manipulateur aussi habile que le régime syrien pour transformer la Syrie en Irak-bis. Les menaces proférées par le régime sont ainsi injustifiées ».

Dario S.

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 14:46

 

HomsJournalistcenter.22.2.12 (Copier)

 

Le Centre tenu secret de la presse à Homs 

 

Avertissement : on doit rester prudent sur plusieurs points de cet exposé : il est dans les prérogatives des militaires, comme au Pentagone, de planifier des projets opérationnels en toute situation.  L'intention n'est, en aucun cas, la décision d'action, qui demeure entre les mains des politiques. Cet exposé a donc une valeur purement indicative. D'un autre côté, Obama, pas plus que d'autres Occidentaux se préparant à des élections, ne souhaite(nt) se laisser entraîner dans une guerre, même indirecte (soutien logistique, etc.) dont ils ne sauraient pas comment se sortir. D'autre part, si l'Occident ni les pays arabes n'y sont engagés, il convient de stigmatiser avec la dernière force qu'une coalition étrangère militaire et logistique est, déjà, en train d'intervenir, directement ou non, en Syrie : il s'agit de l'Iran, du Hezbollah, du Venezuela et de la Russie. Ces pays interviennent au nom de la préservation d'une dictature sanguinaire, dans le but d'annihiler la liberté d'un peuple de choisir son propre destin. Il est donc inutile que ces puissances militaires se cachent derrière leur petit doigt pour fustiger la volonté inverse d'une éventuelle intervention. En termes de supression des libertés, celle qui consiste à massacrer délibérément des journalistes, à l'intérieur du bâtiment qui leur sert d'abri, comme s'il s'agissait de "soldats ennemis", place la pratique de ce métier à l'avant-poste d'une guerre entre les valeurs idéologiques défendues par les deux camps. 


 

En dépit des démentis officiels, des préparatifs militaires pour une intervention dans l’horrible crise syrienne sont patiemment mis sur pied à Washington, Paris, Rome, Londres et Ankara. Les sources de Debkafile à Washington dévoilent que le Président Barack Obama s’apprête à devoir prendre une décision définitive, après que le Pentagone lui aura soumis des plans opérationnels en vue de la protection des rebelles syriens et des populations assiégées par les assauts brutaux de l’armée de Bachar Al Assad. Ce processus est aussi en cours  dans des capitales alliées qui ont rejoint les Etats-Unis dans l’opération libyenne qui a mis fin au règne de Mouammar Khadafi, en août 2011. Elles attendent une décision de la Maison Blanche avant d’aller plus loin.

 

 

En Libye, l’intervention étrangère a débuté comme une opération visant à protéger la population libyenne de la répression scandaleuse de son dirigeant contre la dissidence. Elle était mandatée par le Conseil de Sécurité de l’ONU. Il n’y a aucune chance que cela arrive dans le dossier syrien, parce que ce serait bloqué par un veto russe. Par conséquent, les pays occidentaux projettent une action militaire d’une ampleur limitée, en se passant de la supervision de l’organisme international, éventuellement au nom des « Amis de la Syrie », un groupe de 80 nations dans le monde, qui se rassemblera pour la première fois à Tunis, le vendredi 24 février, afin de conclure sur les modalités pratiques permettant de mettre un terme au bain de sang poursuivi par le régime Assad.

 

 

Les ministres des affaires étrangères et responsables de premier plan – la Russie s’en est exclue elle-même- seront certainement d’autant plus galvanisés à passer à l’action, par la mort tragique de deux journalistes réputés, mercredi 22 février, au cours du 19ème jour de bombardement sans discontinuer de Homs. Des préparatifs en vue de cet évènement se déroulent au Ministère des affaires étrangères britanniques (Foreign Office), à Londres. Mercredi, le Secrétaire aux affaires étrangères, William Hague a déclaré : « Les gouvernements à travers le monde ont la responsabilité d’agir… et de nous aider à redoubler nos efforts pour mettre un terme à la campagne de terreur méprisable du régime Assad ».


 

De manière significative, Hague n’a rien dit sur le fait de devoir renverser le dictateur syrien. Pas plus qu’il n’a évoqué quels efforts étaient nécessaires à fournir pour arrêter cette campagne de terreur. Les sources militaires de Debkafile notent qu’il a veillé à laisser ces thèmes ouverts, parce qu’une décision du Président Obama disant si et comment les Etats-Unis agiront est en suspens, jusqu’à ce que le Pentagone soumette des plans opérationnels au Commandant-en-Chef Obama.

 

Le Président des Etats-Unis attend, également, que la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton lui fasse son rapport sur l’état d’esprit de la conférence de Tunis. Il veut savoir, en particulier si l’Arabie Saoudite, l’Egypte, le Qatar et les Emirats Arabes Unis soutiendront une intervention en Syrie dirigée par les Etats-Unis, aussi bien politiquement que financièrement.

 

 


 
La correspondante du Sunday Times, Marie Colvin et le vidéo-photographe du Figaro et de Paris-Match, Remy Ochlik, sont morts mercredi dans les bombardements massifs d’un bâtiment fortifié qui abritait des journalistes occidentaux, se frayant leur chemin à travers Homs sous la protection des rebelles syriens. Trois autres journalistes occidentaux ont été blessés. Des sources militaires occidentales rapportaient jeudi, que les rebelles maintenaient ce centre de presse occidentale sous couverture très secret. Le bâtiment a, pratiquement, été pulvérisé par une frappe directe, suggérant que les forces syriennes sont parvenues à le localiser, à l’aide de moyens électroniques avancés.

 

Une autre source occidentale a noté que les journalistes couvrant les atrocités à Homs depuis ce refuge bien caché, utilisaient des canaux encryptés de communications, protégés par des appareillages contre le brouillage et le traçage. Par conséquent, les Syriens doivent avoir fait appel à des satellites russes ou à des systèmes électroniques iraniens [livrés par ses navires à Tartous?] pour les localiser. Les autorités de Damas ont décidé de traiter ce refuge de presse en tant que première étape d’une intervention occidentale ouverte dans le conflit en Syrie. En conséquence, cette bâtisse a été totalement rasée avec ses occupants.

 

http://www.debka.com/article/21762/

 

DEBKAfile Reportage exclusif23 février 2012, 10:29 AM (GMT+02:00) 

 

Adaptation : Marc Brzustowski

 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 12:25

Syrie: Deux journalistes occidentaux, dont un Français, tués à Homs

http://www.20minutes.fr

6 contributions
Créé le 22/02/2012 à 10h23 -- Mis à jour le 22/02/2012 à 12h14

De la fumée s'échappe du quartier de Baba Hamro, à Homs (Syrie), le 15 février 2012.

De la fumée s'échappe du quartier de Baba Hamro, à Homs (Syrie), le 15 février 2012. REUTERS/HANDOUT

CONFLIT - Trois ou quatre autres journalistes étrangers ont également été blessés dans des bombardements...

Les journalistes français, Rémi Ochlik, et américaine, Marie Colvin, ont été tués ce mercredi dans la ville rebelle de Homs, dans le centre de la Syrie, selon le groupe d'opposition Réseau syrien pour les droits de l'homme. L'information a été confirmée en France par les ministres Nathalie Kosciusko-Morizet et Frédéric Mitterrand.

Rémi Ochlik, 28 ans, était un photographe de guerre de l'agence IP3 Press, qu'il avait co-fondée en 2005. Il avait notamment couvert les révolutions arabes de 2011 en Tunisie, en Egypte et en Libye, et avait été publié dans Paris Match, Le Monde MagazineVSDTime Magazine ou encore The Wall Street Journal. Il avait remporté le Grand Prix du festival européen de journalisme Scoop GrandLille, en décembre 2011, et était lauréat du World Press pour un reportage en Libye.

Marie Colvin était une ressortissante américaine installée à Londres et correspondante de guerre pour le Sunday Times qui a couvert de nombreux conflits en Yougoslavie, en Iran, au Sri Lanka et récemment lors du «printemps arabe». Son dernier reportage, en Syrie, est visible par ici. Au sortir du Conseil des ministres, Frédéric Mitterrand a confirmé la mort des deux journalistes ainsi que leur identité. Il a ajouté que ces deux décès sont «absolument bouleversants», et précisé que l'annonce avait été faite au cours du Conseil des ministres, qui a connu «une grande émotion».

Moins de deux mois après la mort de Gilles Jacquier

Un témoin a précisé à Reuters qu'un obus a frappé la maison dans laquelle les deux journalistes se trouvaient et qu'ils ont ensuite été touchés par une roquette au moment où ils s'enfuyaient.«Deux journalistes ont été tués quand les bombardements ont visé notre centre de presse dans le quartier de Baba Amr. Trois ou quatre autres journalistes étrangers ont été blessés», a de son côté indiqué à l'AFP le militant Omar Chaker à Baba Amr, contacté via Skype. Une journaliste du Figaro, Edith Bouvier, fait partie des blessés, a précisé le quotidien.

Ces décès surviennent moins de deux mois après la mort du grand reporter français Gilles Jacquier, le 11 janvier dernier. Gilles Jacquier a été le premier journaliste occidental tué en Syrie depuis le début de la révolte populaire contre le régime de Bachar al-Assad, il y a dix mois. Il a lui aussi péri à Homs, lors d'un voyage autorisé par les autorités qui restreignent drastiquement les mouvements des journalistes dans le pays. Aucun témoin sur place n'a pu établir si l'obus qui l'a tué avait été tiré par un rebelle syrien ou s'il s'agissait d'un tir de l'armée syrienne

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 00:05
Azerbaïdjan : persistance de la menace terroriste sur les intérêts d’Israël
mardi 21 février 2012 - 21h59
Logo MédiArabe.Info

Après les attentats et tentatives d’attentats en Inde, en Géorgie et en Thaïlande, la semaine dernière, visant des diplomates et employés consulaires israéliens, l’Azerbaïdjan vient de confirmer l’arrestation de plusieurs suspects qui seraient liés à l’Iran et au Hezbollah, et qui comptaient attaquer des intérêts étrangers dans le pays, dont vraisemblablement des intérêts israéliens.

Selon la télévision officielle de Bakou, la police a arrêté plusieurs personnes qui auraient planifié des attaques terroristes. Citant le ministère de la Sécurité nationale, elle a ajouté que « les suspects, dont le nombre n’a pas été précisé, avaient des liens avec les services de renseignement iraniens et le Hezbollah. Ils comptaient attaquer des intérêts étrangers en Azerbaïdjan, avaient déjà identifié des cibles et acheté des explosifs, des armes et des munitions ».

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 14:58

L’éditorial de Dario S. (Rome)

La campagne préventive de Bachar Al-Assad contre Nicolas Sarkozy !

Damas affirme avoir capturé 120 militaires français à Zabadani

mardi 21 février 2012 - 12h03, par Dario S. (Rome)

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http://www.mediarabe.info/spip.php?article2122

La propagande du régime de Bachar Al-Assad se poursuit à un rythme effréné. Elle multiplie les mensonges pour justifier la guerre totale qu’il mène contre le peuple syrien. Sa dernière invention vise la France, accusée de fournir des armes à l’opposition et à l’Armée syrienne libre. Ce mardi, Damas va plus loin en annonçant l’arrestation de 120 militaires français à Zabadani, et en exploitant ce mensonge dans la campagne électorale contre le président Sarkozy.

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Le site syrien « Dampress » annonce en effet, ce mardi, une « chasse fructueuse » : « les services syriens spécialisés ont arrêté une brigade française de transmission composée de 120 militaires, à Zabadani ». Et d’ajouter que « cette nouvelle explique le changement de ton de Paris, qui fait désormais profil bas, de peur que cette affaire n’affecte la campagne de Nicolas Sarkozy. Alain Juppé a été chargé de négocier avec son homologue russe Sergueï Lavrov pour trouver une solution et libérer les 120 militaires Français ».

Ces informations ne sont que la suite des mensonges relatifs à la capture, au Liban, de plusieurs agents occidentaux, et de la destruction de matériel occidental sophistiqué par l’armée libanaise, qui a démenti (lire ici la campagne contre la France du 6 février 2012). Elles font également suite aux mensonges concernant la mort de plusieurs militaires français dans les combats à Homs. D’autres mensonges ont fait attribuer à des chercheurs et des médias français des informations montées de toutes pièces (voir Olivier Roy et le Nouvel Observateur). Dans ce cadre, l’ancien diplomate français arabisant Ignace Leverrier dévoile le rôle trouble de certains centres de recherches français qui ont récemment publié « un rapport partiel, partial et fabriqué », favorable au régime. Leverrier accuse indirectement ces centres de « rouler pour Assad ». Le régime syrien tente en effet d’utiliser tous les moyens pour étayer sa théorie du complot et justifier la poursuite de la répression et l’extermination de la population.

La nouvelle campagne contre Paris et plus particulièrement contre Nicolas Sarkozy est significative, à quelques mois des élections présidentielles. Assad mène une guerre totale préventive contre Sarkozy, accusé par les sites propagandistes et altermondialistes d’avoir « comploté contre la Syrie, après avoir trahi la Libye ». Or, ces deux dossiers confortent davantage Nicolas Sarkozy face à ses détracteurs, dans la mesure où le candidat à sa propre succession à l’Elysée peut expliquer, à quiconque veut ou peut comprendre, que « la France a tout fait pour aider Kadhafi et Assad. Elle les a sortis de leur isolement et les a reçus à Paris avec les honneurs. Mais face à leur entêtement à refuser les réformes, à leur attachement au pouvoir et à leur détermination à réprimer les populations libyenne et syrienne, la France ne pouvait pas continuer à les cautionner ».

Très logiquement, la main tendue par Nicolas Sarkozy aux deux dictatures pour les accompagner dans la transition vers des Etats fréquentables, a été mordue. L’intervention française contre Tripoli et son activisme contre Damas sont à cet égard « beaucoup moins dommageables pour la France que de garder le silence et d’assister, inactif, aux massacres des civils ». La France et Nicolas Sarkozy ne pouvaient pas se rendre complices des crimes contre l’humanité. Après tout, il vaudra mieux pour le président français sortant de perdre les élections à cause de ses interventions en Libye et en Syrie, que de perdre son âme, son honneur et ceux de la France !

Si Sarkozy perd les élections à cause de son activisme contre les dictateurs, il sortira grandi. Mais dans ce cas de figure, son vainqueur sera mal élu et redevable justement à ces dictateurs ! Qui ne se souvient pas de la période des années 1980 quand la Syrie avait littéralement pris la France en otage en raison de la complaisance de certains membres de l’équipe de François Mitterrand avec Hafez Al-Assad et ses services, ou les relations intimes entre un célèbre ministre français des Affaires étrangères et la fille d’un célèbre ministre syrien de la Défense, pilier de la dictature syrienne ?

C’est justement dans l’espoir de se retrouver dans la même configuration et de remonter l’histoire une trentaine d’années que la propagande syrienne mène une campagne préventive contre la France. Mais ses mensonges sont tellement flagrants et grotesques que cette campagne ressemble à un pétard mouillé.

Dario S.

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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