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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 11:17

À LA UNE 

A Tripoli, les tensions confessionnelles à leur paroxysme
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OLJ/Agences | 12/02/2012

Une escalade est plus que jamais redoutée après les affrontements confessionnels entre les habitants de Bab el-Tebbaneh et Jabal Mohsen .JOSEPH EID/
Une escalade est plus que jamais redoutée après les affrontements confessionnels entre les habitants de Bab el-Tebbaneh et Jabal Mohsen .JOSEPH EID/ AFP

 

LIBAN Beaucoup craignent des règlements de compte qui rappelleraient aux Libanais les années noires de la guerre civile.

 

"Je paye le prix d'une guerre qui n'est pas la mienne", affirme Zeinab Yaghi, une sunnite de Tripoli. Les habitants de la "capitale" du Liban-nord redoutent une escalade après les affrontements confessionnels entre quartiers favorables et hostiles au régime syrien.

 

Aux abords de la rue séparant les sunnites de Bab el-Tebbaneh des alaouites de Jabal Mohsen - qui porte ironiquement le nom de "rue de la Syrie" - les nerfs sont à fleur de peau après des violences qui ont fait deux morts et une trentaine de blessés depuis vendredi.

 

"Je ne m'y connais pas en politique, mais les partisans de Damas au Liban veulent soulager le régime syrien, c'est pour cela qu'ils créent des problèmes ici", affirme Zeinab, 55 ans, qui a dû quitter avec ses cinq enfants sa maison touchée par les tirs.

 

Dans ces quartiers sensibles de la ville côtière à majorité sunnite, les violences sont fréquentes entre sunnites hostiles au régime syrien et alaouites (branche du chiisme dont est issu le président syrien Bachar el-Assad), loyaux au Hezbollah chiite, allié libanais de Téhéran et de Damas.

 

Mais la révolte entamée il y a près de 11 mois contre le régime de M. Assad a ravivé les tensions, et beaucoup craignent des règlements de compte à caractère confessionnel qui rappelleraient les années noires de la guerre civile (1975-1990).

 

"Récemment, on commence à craindre pour nos vies, d'autant plus que les choses commencent à prendre une tournure confessionnelle", assure Khaled el-Ali, un chauffeur de taxi alaouite de 35 ans.

 

Chaque partie accuse l'autre de provocation. "Depuis le début de la crise en Syrie, on est traité comme des étrangers, ils nous provoquent jour et nuit en faisant des défilés anti-alaouites", souligne Khaled el-Ali. "Les imams des mosquées haranguent les sunnites contre nous, nous recevons des menaces nuit et jour pour nous dire que nous allons être expulsés de Tripoli si le régime tombe en Syrie", s'indigne-t-il.

 

Mais pour un résident sunnite s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, la réalité est bien différente. "Ils nous provoquent tout le temps en montrant des portraits de Bachar el-Assad", affirme-t-il, assurant n'être pas contre ses compatriotes "parce qu'ils sont alaouites". "Ils ne sont pas seulement partisans du régime syrien, ils participent également à la répression avec les +chabbiha+ (milices civiles du régime) en Syrie, où ils tuent femmes et enfants", dit-il. "Ils se détruisent eux-mêmes car ce régime va disparaître".

 

La révolte en Syrie, pays à majorité sunnite mais gouverné depuis 40 ans par le clan Assad issu de la minorité alaouite, fait craindre depuis plusieurs mois un débordement de la crise au Liban, pays miné par les dissensions religieuses.

Et c'est bien le spectre de la guerre qui vient hanter ces quartiers populaires de misère.

 

"Depuis hier, mes enfants sont dans un état d'hystérie", affirme Adel Sbeih, un sunnite de 50 ans dont la femme et les trois enfants ont échappé "par miracle" à la mort lorsque deux roquettes ont dévasté leur appartement.

 

"A chaque fois, nous quittons nos maisons en raison de ces règlements de compte politiques", se lamente Mohammad Khaldiyé, un alaouite de 40 ans. "Je me fiche de ce qui se passe en Syrie, je veux vivre en paix avec mes voisins, dans ma ville", dit-il.

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 22:55

 

HomsTanks10.2.12 (Copier)

 

Pas de répit dans les tirs de tanks contre les bâtiments résidentiels

 

 

Les sources occidentales du renseignement, rapportant en temps réel, ont découvert samedi soir 11 février que l’armée fidèle à Bachar al Assad et ses forces de sécurité ont, tout bien considéré, réussi à maîtriser la rébellion contre le régime. Ils purgent maintenant les dernières poches de résistance, particulièrement dans la troisième plus grande ville de Syrie, Homs. De possibles recrudescences restent encore à venir ici et là et, inévitablement, de nouveaux récits d’horreur, mais toutes les intentions et tous les objectifs du soulèvement qui dure depuis onze mois sont en voie d’échouer. Au cours des derniers jours, les manifestations de masse et les batailles rangées avec les rebelles armés ont virtuellement disparu des rues des principaux centres de protestation de Deraa, Hama, Deir al-Zour, Abu Kemal, Zabadani et des banlieues agitées de Damas, que les rebelles armés avaient brièvement conquis le mois dernier. A Homs, les soldats des 40 ème et 90 ème brigades mécanisées pourchassent les rebelles qui se cachent dans la ville et leur tirent dessus à vue.

 

 

Un nom nouveau a rejoint la galerie des meurtriers de masse syriens, cette semaine : le Général Zuhair al-Assad, commandant de l’assaut et du siège appuyé par les tanks, de la ville de Homs, qui durent depuis six jours. Ce parent du Président n’a ménagé aucun répit ni aucun moyn, quitte à fusiller des centaines de civils dans le but de liquider un petit groupe rebelle armé.


Les sources militaires de Debkafile rapportent que sans une intervention armée extérieure pour arrêter le bain de sang – et il n’y a aucun signe d’une répétition quelconque de l’action de l’OTAN qui a interrompu le long règne de Mouammar Khadafi – Bachar la Assad finira bientôt d’écraser la résistance populaire et armée contre lui, aidé par les armes et l’appui militaire de la Russie, de l’Iran et du Hezbollah.

 

Une intervention militaire n’est pas dans les projets des Etats-Unis – s’est entendu dire le ministre des affaires étrangères turc Ahmet Davutoglu, vendredi 9 février, lorsqu’il est arrivé à Washington pour requérir la participation américaine dans l’organisation d’une opération turco-arabe en Syrie, ou, au moins, la livraison d’armes occidentales et arabes aux rebelles syriens.

 

Des six révoltes contre des autocraties arabes, au cours de la dernière année, deux ont été écrasées. Le roi du Bahreïn a été sauvé par le soutien militaire saoudien et des monarchies du Golfe et, à présent, Assad semble bientôt en passe d'être le second survivant. La différence entre eux est que la Maison du Bahreïn des Al-Khalifa a été secourue par les forces arabes, alors que le Président syrien est sorti d’affaire contre l’insurrection, grâce à l’aide de puissances non-arabes, l’Iran et la Russie.

 

Ces deux puissances ont délégué des responsables importants à Damas, la semaine dernière : le Commandant des Brigades al Qods, le Général Qassem Souleimani, était présent, dimanche et lundi (5-6 février), à la tête d'une vaste délégation du renseignement et de l’armée. A peine avait-elle quitté Damas, mardi, que le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov et le chef des renseignements du SVR russe, Mikhaïl Fradkov étaient déposés à la porte du palais présidentiel d’Assad.

 

Selon les sources militaires et du renseignement de Debkafile, ces deux visites étaient en mission pour finaliser la collaboration russo-irano-syrienne en Syrie et au Moyen-Orient, après l’éradication de la révolte par le régime.

 

Samedi soir, Moscou a promis de continuer de servir de bouclier diplomatique du régime Assad aux Nations-Unies. Bien que les combats se poursuivent en certains endroits, Bachar al Assad est au seuil d’un succès majeur. Sa victoire pourrait être de courte durée, mais elle est serait suffisamment significative, pour offrir ses lauriers à l’alliance irano-syrio- Hezbollahnie et un sérieux contretemps pour les Etats-Unis, Israël et l’Arabie Saoudite.

 

http://www.debka.com/article/21729/

 

DEBKAfile Reportage exclusif 11 février 2012, 10:24 PM (GMT+02:00) 

Adaptation : Marc Brzustowski.

 

 

(צילום: EPA, US DEPARTMENT OF STATE)

Image released by US State Department

 

 

 

 


(צילום: EPA, US DEPARTMENT OF STATE)

Image released by US State Department

 

 

 

 


(צילום: EPA, US DEPARTMENT OF STATE)

Image released by US State Department

 

 

 

 


(צילום: EPA, US DEPARTMENT OF STATE)

Image released by US State Department

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 11:18

Analyse de Dario S. (Rome)

 

Syrie : l’épuration confessionnelle se poursuit à Homs et fait 140 morts ce jeudi. Les opposants écrivent leur « testament »

http://www.mediarabe.info/spip.php?article2106

Les habitants souhaitent survivre ensemble ou mourir ensemble. Ils refusent l’évacuation de leur ville

jeudi 9 février 2012 - 20h12, par Dario S. (Rome)

Logo MédiArabe.Info

Le régime syrien est décidé à éliminer son peuple, affirme ce soir le premier ministre britannique David Cameron. Mais au-delà de la comptabilité macabre, le régime mène une guerre d’épuration confessionnelle à Homs, en vue de préparer l’instauration de l’Etat alaouite sur la côte.

Tip A Friend  Envoyer par email impression Imprimer cet article 

La région de Homs est considérée comme un carrefour stratégique reliant Hama et Alep au nord, Damas au sud-est, la côte à l’ouest, Palmyre (et l’Irak) à l’est, et le Liban au sud-ouest. Homs est un verrou stratégique où transite le commerce transfrontalier avec la Turquie et le Liban, et où passent les gazoducs et oléoducs, présents et à venir. La Syrie ambitionnait en effet de devenir la façade maritime de l’Irak et des pays du Golfe et négociait la construction du gazoduc Iran-Irak-Syrie vers des terminaux sur la Méditerranée.

L’importance de ce verrou explique la construction par le régime d’une « ceinture alaouite » autour de Homs, durant les dernières décennies, et l’installation de près de 100.000 Alaouites. L’objectif du régime est de contrôler la région ou, le cas échéant, de la soumettre et la rattacher à la bande côtière où sera installé le futur Etat alaouite rêvé par Bachar Al-Assad après la perte du pouvoir central à Damas. Selon plusieurs historiens, ce projet était défendu par les ancêtres de Bachar Al-Assad durant le mandat français avant l’instauration de la Syrie actuelle. Abdelhalim Khaddam a récemment accusé Assad d’œuvrer dans cet objectif.

Mais pour y parvenir, Assad doit provoquer un exode forcé des habitants de Homs et de sa région, opération qui s’apparente à « une épuration confessionnelle ». Ce qui explique la sauvagerie avec laquelle son armée et ses miliciens bombardent Homs et Ar-Rastan.

Selon les comités de coordination de la révolte syrienne, le pilonnage qui s’abat sur Homs depuis la nuit de vendredi dernier s’est poursuivi et s’est intensifié ce jeudi, prenant précisément le quartier de Baba Amrou pour cible. Cet après-midi, les bombardements ont touché Ar-Rastan, au nord de Homs, faisant 73 morts. Selon la même source, le bilan provisoire de ce pilonnage est de près de 140 morts, dont 107 à Homs. Selon d’autres sources, le nombre des victimes est bien plus lourd, puisque le pilonnage d’Ar-Rastan a fait, en quelques heures, 73 morts.

Devant « la détermination de Bachar Al-Assad à éliminer son peuple », comme vient de le si bien dire David Cameron, le premier ministre britannique, les activistes de Baba Amrou ont écrit une sorte de « testament », conscients qu’ils seront tous tués. Ils ont ainsi lancé, via les réseaux sociaux, « un cri de détresse à l’adresse d’Alep et de Damas », demandant à la population de ces deux villes, dont la passivité renforce le régime, de « se révolter sans tarder, et de descendre dans la rue pour manifester contre le génocide de Homs ». Les activistes leur ont dit « un vibrant adieu », affirmant qu’ils « baignent dans le sang et les larmes ». Ils ont supplié les habitants de Damas et Alep de « se souvenir d’eux, promettant de les retrouver dans l’au-delà ! ». Ce soir, cet appel semble avoir été entendu, puisque d’importantes manifestations appelant au renversement du régime se déroulent cette nuit à Damas, dans le quartier Al-Qidam.

Les habitants de Baba Amrou se disent par ailleurs « solidaires entre eux et avec les activistes ». Ils refusent que ces derniers fuient le quartier pour se réfugier ailleurs. « Nous vivrons tous ou nous mourrons tous » est le mot d’ordre dans la ville martyre de Homs. La population démunie fait ainsi face à l’épuration confessionnelle ordonnée par le régime, avec la complicité de la Russie, assurée du maintien de sa base navale en pays alaouite ! Mais les autres communautés syriennes ne voient pas les choses du même œil. Car l’installation d’un Etat alaouite les prive de toute façade maritime. « Assad engage ainsi le pays dans une guerre de cent ans », redoutent les experts.

Dario S.

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 11:12
10h09
Syrie: deux explosions à Alep, plusieurs
victimes

Deux attaques à l'explosif menées par des  "terroristes" ont frappé vendredi Alep, la deuxième ville de Syrie, faisant un  nombre indéterminé de morts et de blessés parmi les civils et les militaires, a  indiqué la télévision d'Etat. "Deux explosions terroristes ont visé Alep tuant et blessant des civils et  des militaires", a précisé la télévision, en ajoutant qu'elles avaient visé le  bâtiment de la sécurité militaire et un siège des forces de l'ordre. Les militants syriens ont fait état de leur côté de trois explosions à  Alep, dont l'une s'est produite près d'un bâtiment de la sécurité de la ville,  le centre économique de la Syrie. Selon le chef de l'Observatoire syrien (OSDH) Rami Abdel Rahmane, trois  explosions ont frappé les quartiers de Sakhour, Marjé et Dawar al-Bassel, dans  la ville d'Alep, jusqu'à présent relativement épargnée par les violences. La commission générale de la Révolution syrienne (CGRS), un groupe  d'opposition, a accusé le régime affirmant que les attaques à Alep sont "une  nouvelle mise en scène réalisée par le régime". Des images violentes diffusées par la télévision ont montré des corps  déchiquetés et démembrés, des gravats sur le sol souillés de sang, près d'un  bâtiment de cinq étages éventré. Les secouristes ramassaient des restes de membres humains. "C'est ça la  liberté qu'ils revendiquent", a crié l'un d'eux en montrant un bras en  lambeaux. Ils faisait référence aux protestataires syriens qui se soulèvent  contre le régime du président Bachar al-Assad depuis le mois de mars. "C'est la liberté que Erdogan et Hamad demandent", a déclaré un témoin, en  référence aux Premiers ministres turc et qatari. Ces attaques surviennent alors que les forces du régime poursuivent la  répression de la révolte populaire envoyant les chars prendre d'assaut les  villes insoumises, notamment Homs où plus de 50 personnes ont péri jeudi. Des attentats suicide avaient été perpétrés en plein coeur de Damas en  décembre et en janvier, dans les quartiers de Midane et Kafar Soussé faisant  des dizaines de morts et de blessés, selon les autorités. Celles-ci les ont imputés à des "groupes terroristes armés", alors que  l'opposition accusait le régime.

 

http://lci.tf1.fr/filnews/monde/syrie-deux-explosions-a-alep-plusieurs-victimes-6985771.html

 

Syrie : explosion à Alep près du siège de la sécurité militaire
vendredi 10 février 2012 - 09h03
Logo MédiArabe.Info

Selon la télévision syrienne, deux explosions viennent de secouer la ville d’Alep, sans donner d’autres détails. Il pourrait s’agir d’attentats semblables à celui de Midane à Damas survenu un vendredi pour terroriser la population et l’empêcher de manifester. Il y aurait des vistimes militaires et civiles.

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 14:43
Syrie : 7 membres des forces de sécurité tués dans une embuscade
jeudi 9 février 2012 - 14h15
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Au moins sept membres des forces de sécurité ont été tués et douze blessés jeudi dans une embuscade tendue par des déserteurs sur la route reliant Deraa (sud) à Damas, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Les membres des forces de sécurité circulaient à bord de deux bus qui se trouvaient sur un pont au moment de l’attaque, a indiqué à l’AFP le chef de l’OSDH Rami Abdel Rahmane. L’attaque a eu lieu à 20 km au nord de Deraa, berceau de la révolte populaire contre le régime du président Bachar al-Assad. L’armée a ensuite cerné les lieux. Depuis plusieurs semaines des affrontements sanglants se déroulent dans tout le pays entre l’armée régulière et des soldats déserteurs. (AFP).

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 22:07
Des voix de l’intérieur de Homs– par Alastair Beach, Justin Vela

Traduit de l’anglais par SouriaHouria

http://souriahouria.com/2012/02/08/des-voix-de-linterieur-de-homs-par-alastair-beach-justin-vela/

Des Syriens pris au piège dans la ville assiégée, sentant le courroux du régime brutal d’Assad, révèlent toute l’horreur de sa détermination à détruire ses ennemis

«Il y a des roquettes qui pleuvent sur de nombreux quartiers et des corps enterrés sous les décombres. Il est absolument impossible de sortir – Homs est encerclée et assiégée. Des tireurs embusqués sur les toits tirent sur toute personne sortant dans la rue » – . Amir

« L’armée qui est censée nous protéger nous tue. Vous ne pouvez pas marcher dans les rues, vous ne pouvez pas sortir. En même temps, si vous restez, ils vous bombarderont et démoliront votre maison. Vous ne pouvez pas marcher dans les rues, vous ne pouvez pas sortir. » – Ali Osman

« La situation est très mauvaise : les soldats du gouvernement ont encerclé la zone et nous bombardent heure après heure. Je voudrais que quelqu’un puisse nous aider. Ils nous tuent et nous blessent. Nous voulons une solution maintenant. » – Waleed Fares

«Il y a eu des mains coupées et des corps déchiquetés. Les roquettes éventrent des gens. Les routes sont couvertes de corps en morceaux. Après une attaque, le toit est tombé sur les personnes vivant dans une maison. Il nous a fallu une demi-heure pour sortir un corps. » – Mahmoud Haddad

Tandis que Mahmoud Haddad parlait à travers la ligne téléphonique satellite perturbée, un autre obus est tombé dans un sifflement sur un immeuble voisin. « Pouvez-vous entendre cela ? » a demandé l’homme de 35 ans, le choc faisant encore vibrer les fenêtres de son appartement à Homs. « C’est à ça que la Russie et la Chine ont donné leur permission. »

Mahmoud vit à Bab Amr, dans les quartiers qui ont été le plus sévèrement frappés par l’assaut du régime syrien sur Homs. Plus de 200 personnes ont été massacrées dans la ville durant la nuit du vendredi, selon des groupes de défense des droits de l’Homme, dans ce qui a été le jour le plus sanglant d’un soulèvement dont les Nations Unis disent qu’il a causé la mort de plus de 5 600 civils.

Des séquences vidéo amateur mettent à nu une ville assiégée avec, les unes après les autres, des rues désertées par des habitants terrifiés. Mahmoud a déclaré que 25 autres personnes ont été abattues hier, alors que les troupes lançaient des obus dans son quartier. Un membre de l’opposition du Conseil National Syrien a affirmé que le chiffre s’élevait au moins à 50 victimes. «Cela a commencé à 6 h du matin ,» a déclaré Mahmoud. « Après les premières attaques la semaine dernière, nous avons installé un hôpital de campagne. Puis l’armée l’a bombardé, alors nous avons  commencé à transporter les blessés dans des abris sûrs. Mais ça n’existe pas une maison sûre à Homs. »

Les Comités Locaux de Coordination, un réseau de militants qui travaille à la médiatisation de l’insurrection de la Syrie, ont déclaré qu’hier deux personnes ont été tuées et un ambulancier blessé lorsqu’un dispensaire de fortune a été frappé par d’un bombardement d’artillerie.

Les médias d’Etat syriens ont nié que les troupes gouvernementales attaquaient la zone, affirmant que des civils mettaient le feu à des pneus afin d’imiter les effets d’un bombardement. Mahmoud a insisté sur le fait que de telles déclarations étaient des mensonges, affirmant que durant le week-end l’armée avait déployé un hélicoptère au-dessus de Bab Amr, qui avait mitraillé les quartiers avec des tirs de mitrailleuses. « La ville est devenue comme l’Afghanistan. Nous avons eu beaucoup de journalistes qui ont visité Bab Amr. Certains d’entre eux étaient à Kandahar, certains en Bosnie. Ils disent tous que Bab Amr est l’endroit le plus dangereux où ils se soient rendus à cause de la fréquence des bombardements et des tireurs embusqués, » a-t-il déclaré.

D’autres activistes ont relayé le sentiment de peur qui enveloppe Homs. « Il est devenu impossible de sortir dans la rue, » a déclaré Waleed Fares, de la ville voisine d’Al-Khaldya. Abu Rabea, du  voisinage Est de Karm Zeitoun, a expliqué pourquoi. «Il y a 10 tireurs embusqués dans la rue à l’extérieur de ma maison, » a-t-il dit.

De retour à Bab Amr, Mahmoud a déclaré que, le président Bachar al-Assad intensifiant son assaut sur Homs, ses habitants étaient exposés à un nouveau type d’arme terrifiant . «Pendant des mois, ils ont utilisé des mortiers,» a-t-il dit. « Maintenant, ils utilisent des roquettes…Nous connaissons un soldat déserteur qui a vu les véhicules lance-roquettes en cours de déploiement dans un village à l’ouest de Homs, le mois dernier. Ils ont une capacité de 30 roquettes par minute. »

Selon Mahmoud, les unités de l’armée qui encerclent Homs utilisent également une nouvelle stratégie sinistre. D’abord ils lâchent une roquette sur Bab Amr. Ensuite, quelques minutes après qu’elle a atteint sa cible, ils en envoient une autre exactement au même endroit, juste au moment où les habitants arrivent sur place pour rechercher les morts et les blessés. Les résultats sont terrifiants. « Les roquettes éventrent les gens. Les routes sont recouvertes de morceaux de corps, » a-t-il déclaré.

Pour Mahmoud, la décision de la Russie et de la Chine d’opposer leur veto à une récente résolution appelant au départ d’Assad est impardonnable. « Ils ont donné à Assad la permission de nous détruire et de nous faire dégager de Homs, » a-t-il déclaré. « Nous avons besoin des Nations Unies. Nous avons besoin de la Ligue Arabe. Nous sommes des êtres humains – pas des animaux… Nous avons besoin qu’une foce nous protège. Nous voulons une invasion de la Syrie. Nous avons besoin de quiconque pouvant sauver nos vies – même Israël. »

Et il a eu une sévère mise en garde pour la Russie, dont l’opposition à l’action des Nations Unies est en partie motivée par le désir de maintenir son alliance stratégique avec Damas datant de l’ère soviétique. «A la fin, Assad partira, que ça soit aujourd’hui, demain ou dans un an. Nous serons toujours là, en Syrie. Après son départ, la Russie et la Chine n’auront jamais aucun échange avec nous. Ils paieront pour cela. »

source: http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/voices-from-inside-homs-6612049.html

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 22:04

 

 

Syrie : Homs pilonnée sans relâche, le bain de sang continue-au moins 93 morts

http://www.mediarabe.info/spip.php?breve3792

mercredi 8 février 2012 - 21h23
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Les violences se poursuivent en Syrie où les forces du régime syrien ont bombardé Homs aux roquettes et obus de mortier pour écraser la révolte dans la ville de Homs où les télécommunications et l’électricité ont été coupées, les infrastructures détruites et la nourriture se fait de plus en plus rare. Selon des militants, l’armée syrienne a bombardé à l’artillerie lourde la ville rebelle pour le cinquième jour consécutif faisant au moins 93 morts ce mercredi. Un pilonnage qui se poursuit malgré l’engagement du président Bachar al-Assad auprès de son allié russe à cesser l’effusion de sang, au lendemain d’une rencontre à Damas de son chef de la diplomatie Sergueï Lavrov avec le président syrien.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 19:59

 

 

Syrie : l’arrestation de Riad Al-Assaad ressemble à la victoire de l’Egypte en juin 1967

http://www.mediarabe.info/spip.php?breve3791

mercredi 8 février 2012 - 19h06
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En réaction aux informations diffusées par les sites de propagande du régime syrien, affirmant que l’armée nationale héroïque a réussi à capturer le commandant de l’Armée Syrienne Libre, Riad Al-Assaad à Idlib, des sources de l’opposition n’ont pu retenir leur rire, bien que la situation pousse à pleurer. Démentant formellement les rumeurs du régime, les opposants attestent que le commandant Al-Assaad est toujours en lieu sûr, et poursuit le combat contre le régime. Ironisant, un opposant a comparé la propagande du régime à celle de Saddam Hussein et son ministre de l’Information, Saïd Al-Sahhaf, ou encore à la propagande de Nasser en juin 1967, quand la radio égyptienne annonçait la victoire sur Israël, alors que l’Egypte n’avait plus aucun avion en état de fonctionnement. L’opposant affirme que l’affolement du régime et sa violence sont des signes incontestables de sa fin.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 15:52

 

 

Syrie : le régime affirme avoir décapité les déserteurs et arrêté Riad Al-Assaad et Ammar Al-Wawi
mercredi 8 février 2012 - 13h20
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Un site syrien proche du régime, qui contribue à la propagande et à la guerre psychologique et médiatique qui font rage dans le pays et qui débordent sur la Turquie, les pays du Golfe et l’Occident, affirme ce mercredi matin que « l’armée syrienne a mené, ces dernières heures, une opération qualitative à Idlib, qui lui a permis d’arrêter plusieurs officiers turcs, qui facilitaient l’infiltration de terroristes depuis la Turquie vers la Syrie ». La même source ajoute que « l’armée nationale a arrêté le traitre Riad Al-Assaad (le commandant de l’Armée Syrienne Libre) ». Le même site affirme également que « l’opération menée à Homs a permis l’élimination de plusieurs terroristes de la prétendue ‘‘Armée des déserteurs’’ et l’arrestation du chef de la ‘‘Brigade Al-Farouk, le dénommé Al-Wawi’’ (Ammar Al-Wawi) ». Le site en question affirme également que « le groupe terroriste dirigé par l’officier déserteur, le traitre Abdelrazzak Tlass, est entièrement encerclé et s’apprête à se rendre… ». Pour l’instant, aucune source neutre n’a encore confirmé ou informé ces informations, bien que le régime, par la voix du ministre de l’Intérieur, avait insisté sur sa volonté de « purifier le pays et d’éradiquer les opposants quel qu’en soit le prix », avant de faire semblant de dialoguer avec les plus dociles de ses opposants, une mission qui, selon Sergueï Lavrov, a été confiée à Farouk Chareh (dialogue qui, de ce fait, n’engage Chareh et non Assad !!).

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 15:29

 

les-forces-speciales-du-qatar-afp-karim-jaafar (Copier)

Forces spéciales qataries formées, entraînées, équipées essentiellement par la France. 

 

 

Des unités des opérations spéciales britanniques et qataries opèrent, sous couverture, auprès des forces rebelles dans la ville syrienne de Homs, à juste 162 kms de Damas, selon des sources exclusives du renseignement militaire, proches de Debkafile. Ces troupes étrangères ne sont pas engagées dans le combat direct contre les forces syriennes bombardant différents quartiers de la troisième plus grande ville syrienne, de 1, 2 million d’Hbts. Ce sont des conseillers tactiques, ils gèrent les lignes de communications rebelles et relaient leurs requêtes pour obtenir des armes, des munitions, des combattants et de l’aide logistique en direction des fournisseurs extérieurs, principalement en Turquie.

 

force-speciale-britannique-en-libye (Copier)

Forces spéciales britanniques en Libye.

 

Ce site est le premier à mentionner la présence de forces militaires étrangères dans une quelconque des zones assiégées de l’insurrection syrienne.

 

Nos sources révèlent que les deux contingents étrangers ont mis en place quatre centres d’opération – à Khaldiya, au nord du secteur de Homs, à Bab Amro, à l’Est, et Bab Derib et Rastan, au nord. Chacun de ces secteurs abrite environ un quart de million de personnes.

 

 

C’est le Premier ministre turc Tayyip Erdogan qui a requis la présence de troupes britanniques et qataries, en vue du nouveau plan qu’il a dévoilé au Parlement d’Ankara, mardi 7 février. S’appuyant sur ces contingents britanniques et qataris comme le premier pas étranger posé à travers la porte syrienne, son plan repose sur l’expédition d’une seconde force turco-arabe en direction d’Homs, à travers ce corridor et sous la protection de ces contingents. Plus tard, ils pouuraient alors ouvrir la voie vers d’autres villes qui représentent des points-chauds.

 

Dans le cours des près de onze mois de révolte syrienne, Erdogan a tramé plus d’un schéma directeur pour contenir la répression sauvage du régime Assad contre la dissidence. Celui qui a été le plus persistant contenait le projet de création de zones de sécurité militaire visant à donner refuge aux rebelles et civils persécutés par les autorités syriennes. Mais aucun de ces plans n’a abouti, parce qu’à chaque fois qu’il en était question, Assad a renforcé ses contingents présents sur la frontière turque et a déployé ses batteries de missiles anti-aériens et sol-sol. Il a fait savoir clairement que le premier Turc franchissant la frontière déclencherait une guerre totale de grande ampleur. Il est difficile d’affirmer à ce point, en quoi le dernier plan en cours du dirigeant turc serait plus praticable que ses précédents schémas. Jusqu’à présent, il a renvoyé la balle dans la cour des Américains. Mercredi 8 février, il a envoyé le ministre des affaires étrangères Ahmet Davutoglu à Washington pour obtenir la coopération de l’Administration Obama. Le Premier ministre turc se trouve aussi en consultation  d'urgence avec les dirigeants saoudiens et de plusieurs autres pays du Golfe, dans l’espoir de les embarquer dans l’aventure. 

 

Applebaum

Cette chère et grande amitié entre la Russie de Poutine et la Syrie des Assad, qui se mesure par charrettes entières de milliers de civils tués impunément par un régime sadique. 

 

 

La présence de troupes anglo-qataries à Homs était au centre des discussions d’Assad à Damas, mardi, avec le ministre des affaires étrangères russe, Sergei Lavrov et Mikhaïl Fradkov, le chef des renseignements extérieurs russes, le SVR  [en russe : Служба внешней разведки Российской Федерации, translittération :Služba vnešnej razvedki Rossijskoj Federacii] . Les officiers supérieurs des renseignements syriens ont transmis leurs mises à jour en provenance du terrain, avant l’arrivée de leurs visiteurs russes et ont reçu en échange les données et évaluations du SVR.

 

Les responsables des renseignements occidentaux habitués à ce type de pourparlers, décrivent l’atmosphère entre Assad et les responsables russes comme ardue et tendue. Plus tard, Lavrov a affiché, de façon optimiste, qu’il avait reçu des assurances de la part du dictateur syrien, d’une fin prochaine des violences, de son désir de parler avec toutes les parties syriennes concernées et un prochain référendum sur une nouvelle constitution en vue de réformes politiques. Son compte-rendu n’était rien d’autre que des tergiversations, masquant les résultats opposés intervenus durant leurs échanges. En fait, leur conversation s’est focalisée sur la survenue de toujours plus de violence, précément, sur les plans d’Assad en vue de ses prochains assauts contre les rebelles et les protestataires et ses répliques militaires à l’apparition d’une présence secrète de troupes étrangères occidentales, arabes et musulmanes en Syrie.

 

Les sources militaires de Debkafile révèlent que le Président Assad a donné à un parent, le Général Zuhair al-Assad, l’autorité d’enterrer la révolte d’Homs profondément sous terre. Le général, qui a une trentaine d’années, commande la 90 ème brigade d’infanterie syrienne, qui est l’épine dorsale de la force militaire qui pilonne la ville depuis plus de cinq jours, au prix d’un taux de morts qui se comptent par centaines.

 
Adaptation Marc Brzustowski
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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