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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 17:03

 

 

 

Le Point.fr - Publié le 31/01/2012 à 17:27 - Modifié le 01/02/2012 à 12:50

La Russie a une nouvelle fois rejeté, mardi soir, toute résolution condamnant le régime syrien. Décryptage d'une position de plus en plus intenable.

Malgré la mort d'au moins 5 400 Syriens en dix mois, la Russie continue à vendre des armes au régime de Bachar el-Assad.

Malgré la mort d'au moins 5 400 Syriens en dix mois, la Russie continue à vendre des armes au régime de Bachar el-Assad. © Mikhail Klementiev / Sipa

 

Par Armin AREFI

 

Vers un échec annoncé à New York ? À l'heure où les yeux du monde entier sont fixés sur le Conseil de sécurité de l'ONU, la Russie a rejeté une nouvelle résolution occidentale condamnant la répression sans fin des autorités de Damas. "Nous sommes persuadés qu'au moment où survient une crise politique interne extrême, le rôle de la communauté internationale ne doit pas être d'exacerber la crise", s'est justifié l'ambassadeur russe à l'ONU, avant d'ajouter : "Le Conseil de sécurité n'a tout simplement pas le mandat pour imposer les conditions d'un règlement interne de la crise". Vitaly Tchourkine a néanmoins ouvert une maigre porte de sortie en précisant que la dernière mouture du projet de résolution contenait "certains éléments qui donnent l'espoir" d'un compromis.

Ce texte, soutenu notamment par la France, le Royaume-Uni, les États-Unis et plusieurs pays arabes, prévoit la fin des violences et le transfert des pouvoirs du président Bachar el-Assad à son vice-président. Celui-ci se chargerait par la suite de l'ouverture de négociations avec l'opposition, pour la formation d'un gouvernement d'union. Pourtant, à la différence de la résolution occidentale à laquelle Russie et Chine avaient opposé leur veto en octobre dernier, le nouveau texte bénéficie de l'appui non négligeable de la Ligue arabe.

Échaudée par une recrudescence des violences en dépit de l'envoi de ses observateurs, depuis un mois, sur le terrain, l'organisation panarabe a décidé samedi de rapatrier sa mission. Mardi soir, elle a imploré les Nations unies de sortir de leur inaction face à "la machine à tuer" du régime syrien. Difficile dès lors pour Moscou, qui n'a cessé d'accuser l'Occident d'ingérence en Syrie, de tenir le même discours face aux voisins arabes de Damas. "La Russie ne bougera pas, car, en tant qu'alliée de longue date, la Syrie joue un rôle de premier plan dans les ambitions régionales russes au Moyen-Orient, affirme Philippe Migault, spécialiste de la Russie à l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris). Une carte d'autant plus importante que c'est la seule dans la région face à l'hégémonie américaine.

Vente d'armes

"La Russie a presque tout perdu dans le monde arabe, ce qui lui donne, au fond, une certaine liberté", note pour sa part Peter Harling, directeur du programme Syrie à l'International Crisis Group."L'impopularité de ses positions ne lui coûte guère." C'est peu dire. En pleine répression de la population syrienne, qui a fait, selon l'ONU, au moins 5 400 morts en 10 mois, Moscou continue à alimenter son allié syrien en matériel répressif. Ce mois-ci, la Fédération a affrété à destination de la Syrie un navire-cargo battant pavillon de Saint-Vincent-et-les-Grenadines. 

À bord, de 35 à 60 tonnes de munitions, en provenance du marchand d'armes russe Rosoboronexport, à destination de la Syrie. Mais ce n'est pas tout. Tout récemment, la Russie a vendu à son allié 36 avions de chasse russes Yak 130, pour un montant total de 550 millions de dollars. Ils viennent s'ajouter aux 529 millions d'euros de contrats d'armement conclus par Moscou en 2010. Toujours en janvier, une flotte navale russe menée par le porte-aéronefsAmiral Kouznetsov a accosté à la base navale de Tartous, en territoire syrien, garantissant à Moscou un accès stratégique capital à la mer Méditerranée.

Une présence russe en Syrie que l'agence de presse officielle du régime, Sana, n'a pas manqué d'interpréter comme un "signe de solidarité" adressé à Bachar el-Assad. "Cette visite était déjà prévue de longue date, et rentre dans le cadre des manoeuvres régulières de la marine russe dans la région, rappelle Philippe Migault. Et elle y a autant sa place que la 6e flotte américaine en mer Méditerranée." "Les questions d'armement sont des préoccupations d'ordre secondaire", estime pour sa part Peter Harling, qui relève plutôt des peurs suscitées par l'éclosion du Printemps arabe : peur de l'islamisme, préférence pour la stabilité, rejet des ingérences étrangères, défiance à l'égard de l'Occident...

Prestige russe

"Si la Russie cède sur la Syrie, comme elle a cédé sur la Libye, cela va définitivement compromettre son prestige", résume l'analyste Boris Dolgov, interrogé par l'AFP. En mars 2011, la représentation russe à l'ONU s'était abstenue lors du vote au Conseil de sécurité d'une résolution ouvrant la voie à une intervention occidentale en Libye. "À l'époque déjà, Moscou disait se méfier des opposants libyens que tout le monde trouvait sympathiques, se souvient Philippe Migault. Or les faits leur ont donné raison. Le pays est tombé dans l'anarchie." Et le chercheur de rappeler que la Libye est "infiniment moins" dans la zone d'influence russe que la Syrie.

"La Syrie n'est pas la Libye", a insisté mercredi Alain Juppé. "Rien, absolument rien, dans le projet de résolution (...) ne peut être interprété comme une autorisation de recours à la force." Le ministre français des Affaires étrangères avait dénoncé un "véritable scandale", ainsi qu'une "boucherie" en Syrie, peinant à cacher son pessimisme avant son départ pour New York. Mais au sortir de la réunion de mardi, le chef de la diplomatie française a estimé qu'il restait "une chance" de parvenir à un compromis avec Moscou "dans les prochains jours", en particulier sur le sort du président Bachar el-Assad.

"Ce qui se passe en Syrie est un véritable scandale. (...) La boucherie continue", a répété, mardi, le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, parvenant mal à cacher son pessimisme. "Si je vais à New York avec tous nos alliés, avec les pays arabes, c'est pour faire la pression maximum pour qu'on arrête cette violence et ce massacre", a-t-il néanmoins annoncé. Pour contrer les ardeurs occidentales, tout autant que l'opinion publique internationale, Moscou joue la carte personnelle. En décembre, la Russie a présenté son propre projet de résolution faisant porter la responsabilité des violences aussi bien sur Bachar el-Assad que sur l'opposition, avant d'essuyer un refus catégorique de l'Occident.

Carte personnelle

Lundi, face au ralliement de la Ligue arabe, la Fédération a de nouveau contre-attaqué en invitant régime syrien et opposition à dialoguer à Moscou. Si Damas a immédiatement accepté cette initiative unilatérale, le Conseil national syrien (opposition), qui fait du départ du président Assad le préalable à toute négociation, l'a rejetée. "En résistant à tout consensus international et en offrant sa propre formule, la Russie continue à occuper le devant de la scène internationale, analyse Peter Harling. Or, la proposition russe n'a aucune chance d'aboutir puisque Bachar el-Assad, justement convaincu du soutien indéfectible de Moscou, refuse tout changement de politique." 

"Une trêve temporaire entre Assad et les insurgés et une reprise des discussions entre les différentes parties sous la houlette de Moscou étaient une belle idée, mais pas vraiment réalisable", relevait, mardi, le quotidien russe d'affaires Vedomostiavant de conclure : "Il semble que la Russie va finalement perdre son dernier allié dans la région."

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 20:12

 

Tartus Syrian-Russian officers on carrier1.12 (Copier)

 

Des officiers syriens en visite sur un porte-avions russe dans le port de Tartous. 

 

 

Lors de conversations confidentielles avec ses conseillers, des sources du Golfe Persique rapportent, mardi 31 janvier, que le Président Bachar al Assad a menacé de déclencher des hostilités armées dans la région, si le Conseil de Sécurité approuve la proposition de la Ligue Arabe qu’il démissionne et confie le pouvoir à son vice-Président.

 

Ces sources ont confié à Debkafile que les chefs des forces armées syriennes et du renseignement ont reçu leurs ordres et que certaines unités sont en préparation. D’autres sources au Moyen-Orient ont révélé que le Hezbollah libanais a, également, montré des signes de préparation militaire, au cours des dernières heures. Et la flottille russe qui mouille dans le port syrien de Tartous, conduite par le porte-avions Amiral Kouznetsov, semble aussi être en état d’alerte, en cas de grabuge, à la suite de la session du Conseil de Sécurité sur la Syrie.

 

Durant la journée, l’adjoint au ministre des affaires étrangères russe, Gennady Gatilov a averti que voter la résolution de la Ligue Arabe à l’ONU était la « voie qui menait à la guerre civile ». Nos sources à Moscou dévoilent que des discussions au plus haut niveau provoquent les allées et venues au Kremlin au sujet d’une décision finale d’imposer un veto. Debkafile rapporte que l’agitation militaire anticipant sur cette session cruciale du conseil de Sécurité provoque aussi des mouvements navals de la marine américaine. Dimanche 29 janvier, le sous-marin nucléaire USS Annapolis, escorté par le destroyer lanceur de missiles guidés USS Momsen ont navigué à travers le Canal de Suez vers la Mer Rouge. Cela ressemblait fort à un avertissement de Washington à l’intention de Téhéran, qu’il se garde de mettre les doigts de son armée en Syrie si jamais la confrontation s’y développait vers une escalade.

 

Ce n’est pas la première fois qu’Assad menace les voisins de la Syrie. Le 9 août 2011, quatre mois après le début de la répression sauvage contre les manifestants, il avait averti la Turquie que, six heures après le premier tir contre la Syrie, il « détruirait Tel Aviv et mettrait le Moyen-Orient tout entier à feu et à sang ». C’était là sa réponse  au ministre des affaires étrangères turc Ahmet Davutoglu, lorsqu’il s’était rendu à Damas, avec l’exigence de sa part et de celle des gouvernements de l’OTAN, que le tyran syrien mette un terme au massacre. Davutoglu avait exhorté Assad de jeter un œil sur ce qui se passait en Libye et d’essayer de comprendre que s’il continuait, il pourrait bien subir le même sort que Mouammar Khadafi- une allusion insistante à une intervention militaire de l’OTAN, y compris de la Turquie.


 

Plus tôt encore, le 10 mai, l’un des proches parents d’Assad, le magnat internationl Rami Makhlouf avertissait : « S’il n’y a aucune stabilité en Syrie, il n’y en aura aucune non plus en Israël. Personne ne peut savoir ce qui arrivera après ça. Que D.ieu nous aide si quoi que ce soit  arrive à ce régime ».

 

http://www.debka.com/article/21696/

 

DEBKAfile Reportage exclusif 31 janvier 2012, 7:23 PM (GMT+02:00) 

Adaptation : Marc Brzustowski.

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 18:21


Par Jeffrey White


 27 janvier 2012


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L’Armée Syrienne Libre grandissante, bras armé de la rébellion populaire, joue un rôle croissant dans la détermination de l’avenir du régime Assad.


 

L’Armée Syrienne Libre (ASL) est, à présent, engagée dans la lutte à l’intérieur d’au moins six gouvernorats sur quatorze, dans le pays, infligeant des pertes plus importantes aux membres et aux équipements du Régime qu’à aucun autre moment, depuis que son implication dans l’insurrection a commencé. Ses effectifs, comme le soutien populaire dont elle bénéficie, s’accroissent, et ses forces disposent du type d’armement dont elles ont besoin pour le type de combat qu’elles mènent. Bien qu’elle ne menace pas encore la survie-même du régime, cette milice a, au moins, temporairement contraint les troupes du gouvernement à se replier de certaines zones, y compris près de la capitale. En bref, l’ASL contribue à conduire le processus qui fera, en définitive, tomber le régime, et la Communauté Internationale devrait l’assister dans cette tâche.



 

 

Le processus de formation de l’ASL


Le personnel de sécurité et de l’armée du régime continue de faire défection vers l’ASL, essentiellement par petits groupes de cinq à vingt hommes, quoiqu’on ait mentionné des désertions d’une centaine, et plus, de soldats. Ces forces qui arrivent nourrissent la force de bataillons de l’ASL déjà existants et incitent à la formation de nouvelles unités. La plupart des déserteurs sont motivés par le désir d’éviter de tuer des civils, effrayés par les représailles exercées en cas de refus de le faire, et une plus large opposition au régime lui-même. Les affrontements entre l’ASL et les forces du gouvernement sont un autre catalyseur favorisant les défections. S'y ajoutent certains civils des secteurs affectés par les opérations du régime, qui rejoignent l’ASL ; en fait, certaines unités peuvent être simplement constituées de groupes d’auto-défense locaux et autonomes opérant sous le nom de l’ASL.


En ce qui concerne le soutien populaire, l’échec des autres approches visant à mettre un terme à la violence du régime a conduit un nombre croissant de Syriens à s’identifier à l’ASL. Le peuple apprécie le fait que le personnel de l’ASL est présent dans les rues, s’engage activement contre les forces du régime, et veut prendre part au processus.


 

 

Organisation et développement des Forces


Les reportages des medias et les communiqués de l’ASL ont fait référence à environ 37 unités appelées “bataillons”, dont 17 à 23 semblent activement engagés dans le combat. Cela représente une augmentation, par rapport à la fin novembre, où on rapportait que 20 à 22 bataillons existaient déjà et où de 16 à 20 étaient formés de combattants actifs.


En supplément, l’ASL a affirmé disposer d’au moins 40.000 hommes, bien plus que les 20 000 hommes de novembre. Cependant, il s’agit là, vraisemblablement d’exagérations. En supposant (généreusement) que la force nominale d’un bataillon de l’ASL est de 100 à 200 combattants, et que l’ensemble des 37 bataillons désignés existe réellement, une estimation plus raisonnable serait de 4 à 7000 hommes. Cela représenterait déjà une augmentation substantielle depuis l’évaluation de novembre.


L’ASL acquiert des armes de la part des déserteurs, alors que d’autres sont saisies, transférées clandestinement, et même achetées auprès des forces de l’armée du régime. Il semble ne pas y avoir de pénurie d’armes légères et d’armes pour les unités légères, comprenant des fusils d’assaut, des mitrailleuses de taille moyenne, des lance-grenades et roquettes propulsées (RPG), des fusils à lunettes infra-rouge de snipers. L’ASL affirme aussi employer des engins explosifs improvisés (EEI) contre les véhicules du régime, et des vidéos ont corroboré ce fait. En supplément, elle a commencé à utiliser des véhicules pour le mouvement tactique de troupes, équipés de blindage improvisé et de mitrailleuses.


Le développement d’armes le plus significatif pourrait être l’acquisition par l’ASL d’armes anti-tanks avancées, capables de détruire les véhicules blindés les plus lourds du régime. L’ASL affirme avoir employé un RPG-29 pour détruire un véhicule BMP de transport d’infanterie combattante à Deraa et plusieurs vidéos suggèrent qu’elle dispose également de missiles antitanks guidés.


 

 

Développements opérationnels


Les activités de l’ASL se concentrent sur les gouvernorats d’Idlib, Hama, Homs, Rif Dimashq, Deraa et de Deir al-Zour. Des quelques 180 affrontements répertoriés entre le début novembre et la fin janvier, environ un tiers ont eu lieu dans la province d’Idlib et, environ un quart dans celle de Deraa. Les affrontements ont augmenté significativement dans la province de Rif Dimashq, y compris dans les banlieues de la capitale elle-même (soit Douma et Saqba).


Certaines fois, les unités de l’ASL ont ouvertement opéré dans les rues de la province d’Idlib et des villes d’Homs, d’Hama et de Zabadani, et elles ont réussi à établir leur contrôle sur quelques zones peu étendues (soit des quartiers de Homs et Zabadani). Leurs opérations les plus courantes comprennent l’attaque de positions du régime (essentiellement des barrages), la défense des manifestants et de secteurs locaux, et l’embuscade contre des forces du régime.


L’envergure et l’intensité des combats semblent s’accroître. On a assisté à Idlib, Deraa, et, actuellement, Rif Dimashq, à de multiples affrontements chaque semaine. Et entre les 15 et 18 janvier, à Zabadani s’est déroulée une lutte acharnée, dans laquelle le régime a dû engager au moins l’équivalent d’une brigade, y compris des véhicules blindés. L’ASL a infligé des pertes aux véhicules blindés, aux véhicules légers et aux soldats, provoquant le retrait des unités du régime. La milice semble aussi de plus en plus capable de mener des opérations locales coordonnées contre les positions du régime, comme cela s’est démontré lors d’attaques multiples contre des checkpoints à Rastan, le 20 janvier et à Deraa, le 23 janvier.


 

 

Impact

 

L’ASL contribue à la pression exercée sur les forces du régime en les obligeant à opérer de façon presque incessante et à être engagées dans de fréquents combats. Cela s’ajoute à la pression créée, chaque semaine, par des centaines de manifestations de civils pacifiques à travers le pays. Le régime s’est vu contraint de déployer des forces plus importantes et de mener des opérations plus violentes, augmentant d’autant ses pertes et la visibilité internationale de ses actions. Bien que le nombre d’actions de harcèlement des membres du régime ne soit pas encore vraiment significatif, le spectacle de véhicules du gouvernement en flammes et de soldats tués rassemble probablement l’opposition et affecte le moral parmi les fidèles du régime. Plus encore, les mouvements des forces du gouvernement sont probablement devenus plus difficiles à Idlib et Deraa et les attaques de petites unités ou par engins explosifs improvisés contre des véhicules et convois  isolés puisera de plus en plus dans les ressources du régime et augmentera ses pertes.


Les forces gouvernementales n’ont pas été capables d’éradiquer l’ASL dans aucune zone. Comme nous l’avons mentionné plus tôt, la présence d’unités de l’ASL offre un point de ralliement aux déserteurs et stimule les éléments de l’opposition locale, accentuant la violence du régime, ce qui conduit à plus de désertions et semble générer des unités supplémentaires opérant sous l’étendard de l’ASL. Les soldats souhaitant quitter les forces du régime ont un endroit où aller, et une synergie se développe entre les manifestants et les forces de l’ASL.


L’ASL, quoi qu’il en soit, est encore confrontée à des défis majeurs. Lorsqu’elle s’affronte à des forces massives du régime, les unités de la milice se sont avérées incapables de résister longtemps, au lieu de se disperser pour éviter leur destruction complète. Les bataillons de l’ASL semblent combattre isolément et n’ont pas encore démontré qu’ils pouvaient coordonner des opérations à une échelle régionale. Il n’est toujours pas évident de savoir à quel point le commandement de l’ASL en Turquie exerce un contrôle réel des opérations, autre que de fournir des orientations générales. Reste également dans l’incertitude de savoir quelle liberté d’action la Turquie permet à ces commandants. Cela signifie que les unités de l’ASL mènent essentiellement des actions indépendantes, alors que le régime mène des opérations planifiées et coordonnées. Certains communiqués de l’ASL ont fait mention d’un « Bureau de la planification stratégique », suggérant ainsi un effort visant à améliorer la coordination. On rapporte également que la milice travaille à renforcer ses relations avec le Conseil National Syrien, dans le but de mieux coordonner les activités politiques et militaires de l’opposition, mais les résultats de ces démarches ne sont pas encore évidents.


Implications


Le régime Assad est confronté à un dilemme: plus il réprime durement et plus forte devient l’opposition – aussi bien armée que non-armée-. Cela contribue à la perception globale qu’il perd lentement le contrôle du territoire et de la situation. Pendant ce temps, les luttes armée et non-armée se renforcent mutuellement. Par exemple, des manifestations qui se sont tenues récemment, le vendredi, étaient dédiées à l’ASL, démontrant le degré d’adhésion qu’elle est parvenue à susciter, en tant qu’armée de défense du peuple. Cette cohérence qui émerge pose un double-défi difficile au régime. Selon ce point de vue, les puissances extérieures qui cherchent l’effondrement du régime Assad devraient reconnaître et soutenir l’ASL, qui apparaît être une extension organique de la rébellion populaire et qui aura assurément de l’influence sur le dénouement de la lutte en Syrie.


Jeffrey White est consultant des questions de défense au Washington Institute, spécialiste des affaires militaires et sécuritaires du Levant et d’Iran.

Adaptation : Marc Brzustowski.

http://www.washingtoninstitute.org/templateC05.php?CID=3447

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 17:06

Analyse de Stefano B.C. (Rome)

Les signes de l’effondrement Bachar Al-Assad se multiplient

A la promotion des officiers issus des minorités s’ajoute la nomination de trois vice-ministres de la Défense

 

http://www.mediarabe.info/spip.php?article2097

 

mardi 31 janvier 2012 - 16h43, par Stefano B.C.

Logo MédiArabe.Info

Après la tentative avortée de transférer la famille du président Assad vers la région Alaouite de Kardaha, sur la côte, les signes de l’effondrement du régime syrien se multiplient. Bachar Al-Assad utilise les minorités comme "bouclier" pour se protéger contre d’éventuelles poursuites judiciaires et pénales pour "génocide". Il vient aussi de multiplier les centres de décisions pour éviter tout coup d’Etat interne.

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Les signes de l’affaiblissement du régime ne manquent pas, et son acharnement à reprendre les villes rebelles par le feu et le sang, en les détruisant sur la tête des habitants, le prouve. Dimanche dernier, le régime a tenté de transférer la mère d’Assad Anissa, son épouse Asma et ses enfants, ainsi que l’épouse et les enfants de Maher Al-Assad et de Rami Makhlouf (le cousin) par l’aéroport, vers la région natale montagneuse de la côte ouest, pour les mettre à l’abri, au sein de la communauté alaouite - qui a pourtant appelé à la dissocier de la famille Assad et du clan au pouvoir. Les combats qui ont eu lieu sur la route de l’aéroport de Damas ont mis en échec cette tentative, et les femmes du clan présidentiel auraient rejoint la montagne côtière par la route, dans un convoi de 12 voitures.

Parmi les signes qui ne trompent pas figurent également la « promotion inattendue et inhabituelle » de plusieurs dizaines d’officiers, tous issus des minorités. Assad a « violé le code militaire » pour que ces nouveaux hauts gradés lui soient redevables, affirment des sources syriennes. Des officiers alaouites, chrétiens et druzes ont ainsi gravi les grades « deux par deux » et se retrouvent en première ligne dans la répression. Selon plusieurs sources syriennes, « cette manœuvre vise à protéger Assad d’éventuelles poursuites pénales pour génocide ». Nos sources expliquent que « si le dictateur échappe au lynchage et à la mort, il pourra attribuer la répression à ces officiers, en prétextant qu’ils sont issus des minorités et ont réagi par peur de la majorité ».

L’autre signe qui ne trompe pas, et qui atteste de l’approche de la fin du régime, est la nomination, pour la première fois de l’histoire du pays, de trois vice-ministres de la Défense. Le ministre Daoud Rajha, un chrétien servant de vitrine minoritaire au régime, doit ainsi partager ses prérogatives déjà très symboliques avec les généraux Assef Chawkate, Talal Tlass et Ibrahim Al-Hussein. Aussi, Assad a redistribué les missions comme suit : le général Hassan Turkmani (ancien ministre de la Défense, vice-président adjoint pour les affaires militaires) pour superviser les opérations militaires, le général Jamil Al-Hassan (chef de la Sûreté politique, l’équivalent de la Gustapo, qui aurait étéblessé la nuit dernière ) pour traquer les opposants. Al-Hassan aurait donné ses ordres pour que « les opposants soient davantage éliminés qu’arrêtés ». Outre ses nouvelles fonctions, Assef Chawkate est chargé, avec Maher Al-Assad, de surveiller de très près les familles des officiers susceptibles de déserter, pour se venger contre ces familles.

En résumé, Bachar Al-Assad accentue la répression, mais cherche parallèlement à « maintenir l’équilibre entre les différents centres de décision, craignant qu’un pôle ne prenne le dessus et ne tente un coup d’Etat interne pour sauver le régime ».

Mais ces manœuvres ne semblent pas porter leur fruit. Malgré la politique de terre brûlée menée par le régime, la situation continue à lui échapper dans plusieurs grandes villes, comme Alep, Hama et Homs notamment. Malgré la contre-offensive meurtrière menée autour de Damas, l’Armée Syrienne Libre accentue ses pressions sur le régime. Ses rangs gonflent de jour en jour au fil des désertions qui saignent l’armée régulière. Ce mardi, de nouvelles unités déployées à Idlib ont rejoint l’ASL. L’armement de cette dernière, jusque-là modeste, devrait évoluer rapidement en fonction des stocks récupérés dans les casernes conquises, comme la nuit dernière à Homs. Cette évolution confirme les prévisions de plusieurs experts stratégiques selon lesquels « les jours du régime sont comptés ».

Stefano B.C.

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 15:55
Syrie : l’ASL affirme libérer Talbisseh et Bab Dreïb à Homs
mardi 31 janvier 2012 - 10h52
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Selon la télévision « Al Arabiya », l’Armée Syrienne Libre (ASL) affirme avoir libéré la ville de Talbisseh, près de Homs, ainsi que le quartier Bab Dreïb à Homs. Un enregistrement vidéo diffusé par plusieurs télévisions arabes montrent des dizaines de déserteurs fêtant la prise de contrôle des positions de l’armée régulière à Homs, et se félicitant d’avoir mis la main sur d’importants stocks d’armes et de munitions dans les quartiers conquis. Par ailleurs, les bombardements intensifs se poursuivent tant à Saraqeb (Idlib) que dans les localités de la banlieue de Damas. Le régime met le paquet pour reprendre Rif Damas et éloigner les insurgés de la capitale. Les combats se situeraient ainsi autour et dans la ville de Irbine, alors que les miliciens du régime ratissent Rankous, au nord-est de Damas.

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 09:14

 

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Le Président Bashar Assad soutenu par son frère et son cousin

 

Selon des rapports exclusifs parvenus à Debkafile, le Président Bachar al Assad a lancé, dimanche 29 janvier, la Garde Républicaine syrienne et la 4ème Division blindée commandée par son frère Maher Assad, depuis les centres rebelles du nord pour les faire revenir jusqu’à Damas. Il leur a ordonné de tenir des positions de combat dans la capitale, pour la première fois au cours de cette insurrection qui dure depuis dix mois, après avoir reçu des renseignements selon lesquels des puissances occidentales avaient réussi à retourner un des commandants de division blindée posté dans la capitale et l’avaient persuadé de mettre sur pied un coup d’Etat visant à le renverser.

 

Le Général renégat, dont le nom demeure inconnu, était supposé avoir prévu de tirer avantage de l’absence des troupes dans lesquelles le régime a la plus grande confiance et qui sont envoyées sur les points chauds à travers tout le pays, pour lancer trois cent tanks à travers la capitale et prendre le pouvoir.

 

Les conspirateurs projetaient de faire mouvement durant la nuit du lundi 30 au petit matin du mardi 31 janvier, juste avant que le Conseil de Sécurité ne se réunisse à New-York, pour diffuser une demande de démission de sa part. Le putsch aurait présenté ses membres sur le fait accompli de l’éviction d’Assad par l’Armée.

 

L’information transmise à Assad, venant apparemment d’une source extérieure, ne donnait pas le nom du commandant de la division qui a accepté le rôle assigné par des mains occidentales. Si cela s’avère vrai, le schéma rappellerait fortement l’opération de l’OTAN, du Qatar et de la Jordanie, menée par les Etats-Unis, pour que les rebelles libyens prennent le pouvoir en Libye en menant un assaut surprise sur Tripoli, durant la troisième semaine d’août 2011.

 

 

Prévenu par avance, le dirigeant syrien fait tous les efforts possibles pour conjurer le coup d’Etat qui le menace. Les sources militaires de Debkafile révèlent qu’aux côtés de la Garde Républicaine et de la 4ème Division qu’Assad a rappelé vers la capitale, sont également présentes les 1ère, 3ème et 9ème divisions blindées. Le régime Assad perçoit les combats acharnés que les forces rebelles ont menés aux portes de Damas, lundi soir, comme faisant partie intégrante de la conspiration en vue de le renverser. Des sources militaires occidentales ont décrit le combat plutôt comme une traque, une série d'arrestations et des opérations d’assassinats, afin d’éradiquer les derniers vestiges de résistance autour de la capitale, plutôt que s'agissant de véritables batailles, à proprement parler.


Lundi soir, le Maison Blanche a diffusé un communiqué déclarant que le Conseil de Sécurité de l’ONU ne devait pas laisser le dictateur syrien poursuivre les violences.

 

 

La Secrétaire d’Etat des Etats-Unis, Hillary Clinton a prévu de s’exprimer devant la réunion du Conseil, ce mardi. Elle a exhorté le forum d’agir avant que la violence en Syrie ne déborde et déstabilise ses voisins. Moscou a fait savoir clairement, durant les dernières semaines, qu’il ne laisserait, à aucun prix, le régime Assad suivre le chemin de celui de Khadafi. La Russie est inflexible, concernant le veto qu’lle imposera à la résolution du Conseil de Sécurité, alors que les puissances européennes et les Etats-Unis se réunissent mardi à New York, afin de soutenir le plan de transition de la Ligue Arabe, en vue d’un gouvernement d’Unité Nationale, devant apparaître à Damas dans les deux mois et qui impliquerait la remise du pouvoir par Assad en tre les mains du Vice-Président Farouk a-Shara. Une autre tentative russe visant à amener les opposants à la table des négociations, a échoué, à la suite de l’exigence, de la part du principal parti d’opposition, qu’Assad démissionne d’abord.

 

Au moins 95 personnes ont été tuées lundi dans la ville centrale de Homs – qui a, une fois encore, été copieusement bombardée -, dans la province d’Idlib, au nord et dans la province de Deraa, au sud, où la révolte contre Assad a été lancée, à la mi-mars. On a parlé d’au moins 66 morts dimanche. Le régime syrien fait monter la violence d’un cran durant les jours qui précèdent la session devant le Conseil de Sécurité de l’ONU, de façon à réprimer la résistance et faire la démonstration de son emprise sur le pays. 

 

 

http://www.debka.com/article/21693/

 

 

DEBKAfile Reportage exclusif 30 janvier 2012, 9:38 PM (GMT+02:00)

 

Adaptation : Marc Brzustowski
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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 08:31
Syrie : les combats se poursuivent autour de Damas. L’opposition parle de 95 morts ce lundi. Le régime se venge sur une population humiliée
lundi 30 janvier 2012 - 22h02
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Le bilan quotidien de la répression et des combats en Syrie atteint désormais des chiffres effroyables. Depuis une semaine, près de 100 personnes tombent tous les jours. Ce lundi, le bilan est déjà établi à 95 tués à travers le pays. Au moins 25 personnes ont été tuées à Homs. Le pilonnage de Saraqeb (Idlib) aurait fait plusieurs dizaines de blessés...

L’inquiétude est en outre très vive dans la banlieue est de Damas, où l’armée et les miliciens du régime ont repris le contrôle de plusieurs localités, au terme de six jours de violents combats. Ce soir, l’opposition affirme que les forces du régime se vengent sur la population, et particulièrement sur les hommes et les garçon, comme à Rankous. Des centaines de personnes sont rassemblées sur les places publiques et humiliées en les forçant à se déshabiller, dans un froid vif, et à se prosterner devant les portraits de Bachar Al-Assad.

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 07:55

 

Syrie : l’ASL aux portes de Damas. Les combats s’approchent du palais de Bachar Al-Assad et sa fuite aussi
dimanche 29 janvier 2012 - 23h16
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Le régime syrien a déployé, dimanche, près de 2.000 militaires en renfort afin de reprendre les localités limitrophes de Damas, dans l’est de la capitale, tombées aux mains de l’Armée Syrienne Libre (ASL). Les combats se sont essentiellement déroulés ce dimanche entre l’aéroport, Saqba, Fkafar Batna et Jisreen, faisant au moins une vingtaine de morts. Le dispositif du régime est cependant fragilisé avec la défection du général Mohamed Khallouf, de la redoutable Section Palestine des Renseignements syriens, avec 300 de ses hommes. Or Khallouf est le premier haut gradé alaouite à quitter le régime et à rejoindre l’ASL.

Les renforts envoyés pour la reprise de la périphérie est de Damas comprennent une cinquantaine de chars. Mais selon des sources syriennes, l’ASL pourrait faire face notamment grâce à la défection d’une unité d’artillerie et d’un détachement de missiles, qui ont également rejoint les déserteurs.

La bataille se rapproche de Damas. selon plusieurs sources concordantes, des combats ont eu lieu près de la place des Abbassides (Al-Abbassiyine), à l’intérieur même de la capitale. De ce fait, les habitants de Damas osent désormais descendre dans la rue pour appeler à la chute du régime. L’étau se resserre sur Bachar Al-Assad. L’ASL s’approche de sa capitale et de son palais, sa fuite aussi. Lire ici l’échec de la fuite de la famille du président.

 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 07:46
Syrie : l’Armée Syrienne Libre aurait mis en échec la fuite de la famille de Bachar Al-Assad. L’ASL serait aux portes de Damas
dimanche 29 janvier 2012 - 21h55
Rami Makhlouf, ennemi public n°1
Duo infernal
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Selon des sources syriennes bien informées, l’Armée Syrienne Libre a mis en échec la fuite des proches du président Bachar Al-Assad. Selon les mêmes sources, une unité de l’ASL est intervenue pour empêcher un convoi officiel de parvenir à l’aéroport. Il transportait l’épouse du président, Asma, leurs enfants, la mère du président Anissa Makhlouf, et le cousin et argentier du président Rami Makhlouf et ses enfants. Ils devaient prendre l’avion pour une destination encore inconnue.

Selon le quotidien égyptien « Al-Masri Al-Yaoum », le convoi a été intercepté et une bataille rangée s’est produite entre l’ASL et la Garde républicaine, qui a dû recourir aux hélicoptères pour desserrer l’étau autour du convoi officiel et lui permettre de retourner au palais.

Par ailleurs, d’autres sources affirment que le général Mohamed Khallouf, de la redoutable Section Palestine des Renseignements syriens, est entré en dissidence, à la tête de 300 militaires. C’est cette unité, qui a rejoint l’ASL, qui s’est accroché avec le convoi de la famille présidentielle. Les combats se poursuivent ce soir à l’est de Damas, et touchent même certains quartiers de la capitale, comme la place des Abbassides.

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 18:50

 

armee syrie libre (Copier)

 

 

 

 Centre de recherche stratégique et de communication

 


La Ligue Arabe a suspendu la mission des Observateurs en Syrie, à cause de l’intensification de la violence et du fait que les assassinats sont en pleine escalade sur le terrain. La Ligue est actuellement en train de négocier avec la Russie, avant la réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU, afin d’y obtenir son soutien.

Les forces d’Assad ont tué au moins 30 civils aujourd’hui, alors qu’elles pensent encore pouvoir stopper la révolution. Des dizaines de tanks, des unités blindés et des milliers de soldats et de miliciens ont été lancés dans les villes de Ain Tarma, Kafarbatna, Saqba, Hamouriya et Jesrain, dans le secteur Est de Ghouta, les banlieues de Damas. Le régime a tenté une percée dans ces villes, mais il a rencontré une résistance féroce et a été repoussé dans la plupart d’entre elles par les révolutionnaires, assistés par les soldats qui ont fait défection, au cours de l’attaque. Cela s’est passé, alors que l’artillerie lourde continuait à bombarder la ville, et que les hélicoptères de combat tournoyaient en observant la situation.


 

"Déserteurs" de l'Armée Libre Syrienne, avec armes, blindés et bagages...

 

Les affrontements ont continué dans toute la Syrie, alors que les forces du régime sont toujours incapables de pénétrer les défenses des rebelles de la ville de Rastan, malgré l’arrivée incessante de renforts ; au moins sept unités blindées y ont été détruites. On a aussi enregistré des affrontements à Qalat Madiq, près d’Hama et à Jora, dans la banlieue de Deir Ez-Zour.


Le nombre de soldats accusés de désertion, détenus avant désertion, ou qui ont changé d’état d’esprit au moment de leur tentative de désertion, a augmenté jusqu’à 12 000 hommes pour la seule prison de Palmyre, où ils sont détenus actuellement dans une section de la prison appelée « dépôts ». Le régime est incapable de clarifier leur situation ou de les renvoyer au front. Ce nombre continue d’augmenter, alors qu’environ 5000 autres sont détenus dans d’autres prisons et installations militaires.

 

http://us2.campaign-archive2.com/?u=556aeef60722f6e5811ea2519&id=33647fe93a&e=12969685dc 

Adaptation : Marc Brzustowski
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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