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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 18:15

 

 

Syrie/Unrwa : 75% des Palestiniens de Syrie ont abandonné leurs foyers

mercredi 22 mai 2013 - 17h05
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D’après le patron l’UNRWA Filippo Grandi, 75 % des réfugiés palestiniens de Syrie ont fui leurs foyers.

Il y a en Syrie plus de 500.000 réfugiés palestiniens enregistrés à l’UNRWA. Entre 70% à 80% d’entre eux ont fui leurs maisons en raison des violences, a déclaré à l’AFP le commissaire général de l’Agence de l’ONU pour l’aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA), en visite en Syrie. (Agences).

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 11:06

 

 

http://www.lorientlejour.com

Bombardements sur Qousseir, le Hezbollah envoie de nouvelles troupes

AFP | 21/05/2013 | 11h59


Le Hezbollah libanais a dépêché de nouvelles troupes d'élite à Qousseir, ville stratégique du centre de la Syrie, soumise mardi à un très violent bombardement de l'artillerie gouvernementale et de raids de l'aviation,

Dans le même temps, au Liban-nord, neuf personnes ont été blessées par des obus tirés de Syrie, selon un responsable local libanais.

"Au moins 31 combattants du Hezbollah ont été tués depuis dimanche ainsi que 68 rebelles", a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Dans ces combats, neuf soldats ont trouvé la mort ainsi que trois miliciens pro-régime, ce qui prouve clairement que c'est le Hezbollah qui mène l'assaut", a affirmé directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Quatre civils, dont trois femmes, ont également péri, a-t-il précisé.

La télévision du Hezbollah a diffusé des images montrant des centaines de personnes participant lundi aux funérailles de cinq membres du mouvement chiite "qui accomplissaient le devoir de jihad". La télévision n'a pas précisé où ils avaient été tués.

Selon Rami Abdel Rahmane, la majorité des rebelles sont morts dans les bombardements tandis qu'une source proche du mouvement chiite a révélé à l'AFP que la majorité de ses morts l'avaient été par des engins piégés posés par les insurgés pour freiner l'avance du Hezbollah. 

Cette source a précisé que de nouvelles troupes avaient été dépêchées pour combattre à Qousseir.

"Le Hezbollah a acheminé de nouvelles troupes d'élite. Il a fait de nombreux prisonniers parmi les rebelles, dont des non-Syriens", a ajouté cette source qui a requis l'anonymat.

Selon l'OSDH, les rebelles offrent "une résistance acharnée pour ne pas abandonner les 25.000 civils, bloqués dans la ville, mais le Hezbollah et l'armée poursuivent un assaut de grande ampleur", a souligné M. Abdel Rahmane.

Qousseir est stratégique tant pour le régime que pour les rebelles car cette ville contrôle la voie de passage des armes et des rebelles entre le Liban et la Syrie.

Le quotidien proche du pouvoir Al-Watan, affiche à la Une: "Le drapeau syrien hissé sur les bâtiments gouvernementaux à Qousseir, la Turquie enflamme le front nord d'Alep avant la Conférence internationale. L'armée invite les habitants à rentrer à Helfaya (dans la région de Hama) et encercle les terroristes à Barzé" (dans le nord de Damas).

Citant une source militaire à Qousseir, le journal affirme que "la progression de l'armée fait suite à des combats violents avec les groupes terroristes, au cours desquels des dizaines de terroristes ont été tués et blessés, dont certains étrangers et arabes".

Le mot "terroriste" dans le vocabulaire du régime désigne les rebelles. 

Au Liban, de nouveaux obus sont tombés à partir de la Syrie sur le village de Munayssa, dans la région à majorité sunnite de Wadi Khaled, blessant neuf personnes, dont une femme et deux enfants, a indiqué un responsable local. 
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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 10:47

 

http://www.lorientlejour.com

CONFLIT L'armée affirme contrôler le coeur de la ville, les rebelles minimisent les gains enregistrés.

 

Citant des "sources crédibles", l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a annoncé à l'AFP qu’au moins 23 combattants des forces spéciales du Hezbollah sont morts dans les combats dimanche à Qousseir, dans le centre de la Syrie. "Plus de 70 (membres d'élite du Hezbollah) ont été blessés hier dans des combats dans la ville de Qousseir", ajoute cette organisation qui s'appuie sur un réseau de sources médicales et de militants en Syrie.

 

Des opposants interrogés par Reuters ont fait état d'une trentaine de combattants du Hezbollah et de 20 militaires ou miliciens syriens fidèles au régime de Bachar el-Assad tués dimanche à Qousseir.

 

Dimanche, le site électronique nowlebanon avait évoqué le rapatriement de "sept corps" de combattants du Hezbollah au Liban, ceux de "Hassan Fayçal de Nabi Chit ; Mohammad Fouad Rabah, le fils du responsable des activités culturelles du Hezb dans la Békaa ; Ahmad Raad de Baalbeck ; Kassem Abdel Sater de Ayaate ; Radouane al-Otor de Chaat ; Abbas Mohammad Osman de Baalbeck et de Fadi el-Jazzar".

 

Ces combattants du Hezbollah, allié indéfectible du régime de Assad, combattent aux côtés de l'armée syrienne, pour la prise de cette ville stratégique sur la route entre Homs et la ville côtière de Lattaquié.

L'OSDH a affirmé qu'au moins 55 personnes ont été tuées à Qousseir dimanche, dont la majorité sont des rebelles. Ce chiffre n'inclut pas les combattants du Hezbollah et les soldats loyalistes.

 

 

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L'armée syrienne a affirmé dimanche contrôler le coeur de Qousseir. "L'armée syrienne contrôle la place principale de Qousseir dans le centre-ville ainsi que les immeubles environnants, dont la mairie, où les soldats ont planté le drapeau syrien", a déclaré à l'AFP une source militaire sous couvert de l'anonymat. La télévision d'Etat a diffusé une interview d'un soldat sur place : "les hommes armés se sont enfuis face aux frappes de l'armée en direction du quartier nord, vers lequel nous continuons d'avancer pour mettre fin à toute manifestation armée", a expliqué le soldat.

 

Les militants anti-régime ont toutefois minimisé les gains de l'armée, affirmant que les rebelles opposaient une résistance acharnée dans cette ville de 25.000 habitants située sur l'axe reliant la capitale au pays alaouite, la minorité dont est issu M. Assad, sur le littoral.

 

 

(Reportage : Ces Libanais prêts à mourir pour le Hezbollah en Syrie...)

 

 

"Si l'armée parvient à contrôler Qousseir, c'est toute la province de Homs qui tombe" aux mains du régime, a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. Il a ajouté craindre un "massacre" si l'armée prenait la ville, dont "les habitants ont peur de sortir car beaucoup sont des familles de rebelles et de militants anti-régime".

 

Le soldat interrogé sur la chaîne officielle a assuré que l'armée avait "laissé le front nord-ouest pour permettre aux habitants de sortir", ce que démentent les militants anti-régime sur place, qui ont dénoncé le "siège étouffant imposé par le régime syrien et le Hezbollah libanais".

Dimanche, la France s'est dite "extrêmement préoccupée" par la situation à Qousseir, craignant "un nouveau massacre de la population civile".

 

Depuis plusieurs semaines, l'armée, aidée par le Hezbollah et des miliciens pro-régime, tente de reprendre ce bastion rebelle. Le puissant mouvement chiite libanais, allié de Damas, "joue un rôle central dans la bataille", selon M. Abdel Rahmane.

 

 

(Pour mémoire : Nasrallah affirme que l’Iran et le Hezbollah pourraient intervenir directement en Syrie)

 

Le Conseil national syrien (CNS), principale composante de l'opposition, a dénoncé "les tentatives de faire disparaître la ville et ses habitants de la carte" et appelé à une réunion urgente de la Ligue arabe en vue d'"arrêter le massacre".

 

 

Assad inflexible

L'assaut est intervenu au lendemain d'un rare entretien de M. Assad à des médias argentins, dans lequel il a martelé son refus de quitter le pouvoir avant la présidentielle de 2014.

Le dirigeant syrien, contesté depuis plus de deux ans par une révolte populaire devenue insurrection armée, a même laissé entendre qu'il serait candidat à sa propre succession. "Vous ne pouvez pas gouverner si vous êtes rejeté par le peuple", a assuré M. Assad. "Sur la question de savoir qui doit partir et qui doit rester (...), c'est le peuple syrien qui le déterminera lors de l'élection présidentielle de 2014", a-t-il ajouté.

 

Il s'est en outre dit sceptique quant à la conférence internationale prévoyant un dialogue opposition-régime, voulue par Moscou et Washington pour trouver une solution au conflit qui a fait plus de 94.000 morts depuis mars 2011, selon l'OSDH.

M. Assad a accusé les pays soutenant le "terrorisme" et "de nombreux pays occidentaux" de ne pas vouloir une solution en Syrie. Il a néanmoins "bien accueilli le rapprochement américano-russe", sans préciser si son régime comptait participer à la conférence.

 

Moscou, grand allié d'Assad à qui il fournit des armes, plaide pour son maintien jusqu'à une élection, tandis que Washington a réclamé à plusieurs reprises son départ, posé par l'opposition syrienne comme condition à tout dialogue. L'opposition doit décider le 23 mai de sa participation à la conférence. La Ligue arabe doit, elle aussi, se réunir jeudi pour discuter de la conférence voulue par la Russie et les Etats, de laquelle les Emirats arabes unis ont dit souhaiter voir émerger une action "sérieuse pour stopper la machine répressive de Damas".

 

M. Assad a par ailleurs nié l'utilisation d'armes chimiques contre la rébellion, affirmant que ces accusations étaient un prétexte pour justifier une intervention étrangère en Syrie.

 

Concernant le sort des journalistes américain James Foley et italien Domenico Quirico, portés disparus en Syrie, le chef d'Etat a affirmé n'avoir "aucune information". La famille de M. Foley avait affirmé début mai que le reporter était probablement détenu par le renseignement syrien près de Damas.

 

Par ailleurs, Oxfam a lancé lundi un appel urgent aux dons en prévenant que l'été allait augmenter les risques sanitaires pour les centaines de milliers de réfugiés syriens en particulier en Jordanie et au Liban.

 

 

Eclairage

La menace de partition de la Syrie, entre fantasme et réalité

 

Lire aussi

Pour les Libanais de Wadi Khaled, les réfugiés syriens sont désormais un lourd fardeau

 

Empêcher le transfert d'armes au Hezbollah, une priorité pour Israël 

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 15:23

http://www.lorientlejour.com

 

Des immeubles endommagés par les bombardements sur une rue de la ville de Deir ez-Zor. REUTERS/Khalil Ashawi

Des immeubles endommagés par les bombardements sur une rue de la ville de Deir ez-Zor. REUTERS/Khalil Ashawi
SYRIE L'opposition appelle à une "réunion urgente de la Ligue arabe" en vue d'"arrêter le massacre" dans la ville rebelle.

L'armée syrienne est entrée dimanche dans le centre de Qousseir, place forte des rebelles dans la province de Homs (centre), et a pris le contrôle de la place centrale ainsi que du bâtiment de la municipalité tout proche, a affirmé à l'AFP une source militaire.

"L'armée syrienne contrôle la place principale de Qousseir dans le centre-ville ainsi que les immeubles environnants, dont le bâtiment de la municipalité où les soldats ont planté le drapeau syrien", a indiqué cette source sous couvert de l'anonymat.
"Nos forces valeureuses ont rétabli la sécurité et la stabilité dans la mairie de Qousseir et les immeubles environnants, et continuent de poursuivre les terroristes dans la ville", a indiqué de son côté la télévision d'Etat.


Un peu plus tôt, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) avait annoncé que les forces du régime ont lancé l'assaut contre la ville de Qousseir pour tenter de prendre ce bastion rebelle dans le centre du pays qui résiste depuis plus d'un an.

 

"L'assaut sur Qousseir a commencé et il y a des combats acharnés entre rebelles et armée aux entrées de la ville", a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH qui s'appuie sur un large réseau de militants et de sources médicales et militaires.

"Soldats et tanks tentent de pénétrer dans la ville et les rebelles tentent de les repousser", a -t-il précisé.

 


View L'armée syrienne et le Hezbollah lancent l'assaut contre la ville rebelle de Qousseir in a larger map

 

Les combattants du Hezbollah, allié indéfectible du régime de Bachar el-Assad, "jouent un rôle central dans cette bataille", a souligné M. Abdel Rahmane.

 

L'armée avait préparé l'offensive terrestre en lançant depuis le matin une série de raids aériens sur la ville, accompagnés de violents tirs d'artillerie et de mortier, selon l'OSDH et des militants.

Ces bombardements ont fait 20 morts, dont 11 rebelles, selon l'Observatoire.

(Reportage : Ces Libanais prêts à mourir pour le Hezbollah en Syrie...)

La radio la Voix du Liban (VDL, 100.5) a annoncé dimanche que le Hezbollah avait envoyé jeudi dernier des combattants de Beyrouth et du Liban-Sud vers la région du Hermel, proche de la frontière avec la Syrie, puis vers la ville syrienne de Qousseir. 
Des membres du parti se seraient déployés sur les routes principales menant à la frontière avec la Syrie dans la région du Hermel afin de protéger les combattants, toujours selon la VDL.

Depuis plusieurs semaines, l'armée syrienne, appuyée par des combattants du Hezbollah et des miliciens pro-régime, tente de prendre la ville qui échappe au contrôle du régime du président Bachar el-Assad depuis plus d'un an.

Récemment, ces forces sont parvenues à prendre plusieurs villages aux alentours de Qousseir, située dans la province centrale de Homs et sur l'axe stratégique reliant la capitale Damas au littoral.

Dans un discours prononcé le 9 mai dernier, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah a annoncé que Damas allait donner à son parti "de nouveaux types d'armes capables de changer l'équilibre des forces dans la région". Il a également assuré que le Hezbollah allait aider la Syrie à libérer le Golan occupé.

Le leader chiite avait officiellement reconnu, le 30 avril dernier, l'implication de ses militants dans les combats aux côtés des forces de Bachar el-Assad dans les régions frontalières avec le Liban.


(Pour mémoire : Les Israéliens de Haïfa sur le qui-vive face à d'éventuelles représailles du Hezbollah)

Samedi, le président syrien a martelé son refus de quitter le pouvoir avant la fin de son mandat en 2014, dans un rare entretien accordé à l'agence de presse officielle argentine Telam et au grand quotidien Clarin.

 

Le chef d'Etat, contesté depuis plus de deux ans par une rébellion armée, s'est montré une fois de plus inflexible, laissant même entendre qu'il serait candidat en 2014 à sa propre succession.

"Démissionner, ce serait fuir", a ainsi déclaré M. Assad, estimant que "sur la question de savoir qui doit partir et qui doit rester (...) c'est le peuple syrien qui le déterminera lors de l'élection présidentielle de 2014".

 

Il s'est en outre d'ores et déjà dit sceptique quant à la rencontre voulue par Moscou et Washington pour trouver une solution au conflit, accusant l'Occident et l'opposition de vouloir faire échouer toute initiative de dialogue pour mettre fin à plus de deux ans d'un conflit qui a fait, selon une ONG, plus de 94.000 morts.

Il a ainsi pointé du doigt "de nombreux pays occidentaux (qui) ne voulaient pas d'une solution en Syrie", les accusant une nouvelle fois de soutenir les "terroristes", terme par lequel il désigne les rebelles.

 

Il a néanmoins "bien accueilli le rapprochement américano-russe", sans préciser si son régime comptait se rendre à cette conférence.

Alors que l'opposition décidera le 23 mai de sa participation, elle a dénoncé l'attaque de l'armée et du Hezbollah contre Qousseir, estimant que le silence de la communauté internationale sur cet assaut risquait de "faire perdre tout sens à toute conférence et à tout effort de paix".

Elle a appelé à une "réunion urgente de la Ligue arabe" en vue d'"arrêter le massacre" à Qousseir.



Lire aussi 
Israël craint le transfert de missiles antiaériens russes au Hezbollah

Pour mémoire 
Avec l'aide du Hezbollah, l'armée syrienne marque des points à Qousseir

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 09:48

Photo: Reuters

 

 

Le Sunday Times affirme que le Régime Assad a mis ses missiles sol-sol avancés Tishreen en alerte, avec l’ordre de frapper Tel Aviv, si Israël lance une nouvelle frappe aérienne. Selon un expert : ces missiles sont « extrêmement précis » et peuvent provoquer de « graves dommages ».


Ynet

 

Publié le : 

19.05.13, 08:18 / Israel News

   
 


 

 

 

La Syrie a mis ses missiles les plus avancés en alerte, avec l’ordre de frapper Tel Aviv, si Israël lance une nouvelle attaque aérienne contre son territoire, selon un reportage du Sunday Times, dans la nuit.

 

Selon le journal britannique, des satellites de reconnaissance ont observé les préparatifs de l’armée syrienne, dans le déploiement des missiles sol-sol Tishreen.

  

Un responsable israélien a confié au New York Times qu’Israël qui a lancé trois récentes attaques contre la Syrie, envisageait des frappes supplémentaires et avertissait le Président Bachar al Assad que son gouvernement serait confronté à des « conséquences dévastatrices » s’il répliquait à Israël.

 

Le Sunday Times affirme que le déploiement de missiles Tishreen, fabriqués en Syrie, chacun pouvant transporter une charge d’une demi-tonne, marque une escalade significative des tensions “dans une région où les Etats-Unis et la Russie semblent se préparer à une situation de quasi « Guerre Froide”.

 

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missile Russe S-300 (Archive photo: AFP)

 

 

Uzi Rubin, l’expert principal d’Israël en matière de missiles, a déclaré au journal que les missiles Tishreen “sont extrêmement précis et peuvent provoquer de graves dommages".

 

 

“Même s’ils n’atteignent pas directement l’Aéroport de Ben-Gurion, ils provoqueraient l’arrêt de tous les vols commerciaux vers l’extérieur du pays », a-t-il dit.

 

Un responsable israélien a confié au New York Times, la semaine dernière, qu’Israël, qui a déjà lancé, récemment, trois attaques contre la Syrie et détruit des missiles avancés anti-aériens et sol-sol, qui étaient destinés au Hezbollah, envisageait des frappes supplémentaires et avertissait le Président Assad que son régime serait confronté « à des conséquences dévastatrices » s’il réplique à Israël.

 

Au cours d’une interview rare, samedi, Assad a déclaré au journal argentin Clarin, qu’Israël soutenait l’opposition syrienne, qu’il désigne comme étant des terroristes.

 

“Israël soutient directement les groupes terroristes, de deux façons : premièrement, il leur apporte un soutien logistique et il leur dit, également, quels sites attaquer et comment les attaquer. Par exemple, ils ont attaqué une station-radar qui fait partie de nos défenses anti-aériennes, et peut détecter tout avion entrant de l’extérieur de nos frontières, particulièrement, depuis Israël », a affirmé le Président syrien.

 

Le Wall Street Journal a rapporté, vendredi, que la Russie poursuit ses livraisons d’armes au régime Assad et qu’il a envoyé une douzaine de navires patrouilleurs ou plus, près de sa base navale en Syrie, un geste que les responsables américains et européens ont désigné comme « agressif », en disant qu’il était conçu pour mettre en garde l’Occident et Israël de ne pas intervenir dans la guerre civile du pays, qui tourne à la boucherie.

 

Vendredi, également, le New York Times a mentionné que la Russie a transféré en Syrie des missiles marins, qui menacent les navires de la marine israélienne et les champs gaziers de l’Etat juif, situés à 300 kms (186 miles) des côtes.

 

Selon le reportage, la Russie a, précédemment, fourni une version de ces missiles, appelés Yakhonts, à la Syrie. Mais ceux livrés récemment sont équipés de radars très performants qui les rendent plus efficaces.

 

 

Le Ministre des Affaires étrangères russe, Serguei Lavrov, a déclaré que les ventes d’armes moscovites “n’altérerait, en aucune façon, l’équilibre des forces dans cette région, ni ne donnait aucun avantage dans la lute contre l’opposition”.

 

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4381218,00.html

Adaptation : Marc Brzustowski

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 19:31

 

rise-of-militia (Copier)

 

Les nettoyages ethniques de Bayda et Banias illustrent la prochaine phase de la Guerre d'Assad. 

 

 

 MICHAEL WEISS


 

 

 

 

L’utilisation d’armes chimiques et les “lignes rouges” fugaces d’Obama, ont ouvert la voie à d’horribles séquences,  montrant un commandant schismatique des rebelles syriens en train de mordre dans le poumon d’un combattant du Hezbollah gisant au sol, et jurant de se venger des soldats d’Assad. Voilà sur quoi se concentre l’attention de la presse internationale, plutôt que sur l’évolution, bien plus significative, en Syrie, qui, elle, est restée presque entièrement hors du champ de vision. Les massacres d’Al Bayda et de Baniyas, qui se sont déroulés, un peu plus tôt, ce mois-ci, n’étaient pas seulement des crimes contre l’humanité ; ils signalent les preuves les plus évidentes, permettant de dater la transformation du régime, qui est passée d’une force armée conventionnelle , pour devenir un consortium de milices sectaires alaouites-chi’ites, entraînées et financées par l’Iran, ou réactivées après des années de désuétude. A la différence de l’armée syrienne, qui prétend mener un combat nationaliste contre des groupes soutenus par des intérêts étrangers, ces supplétifs armés n’ont aucune prétention à cacher leur objectif réel : procéder au nettoyage ethnique de la population sunnite de Syrie, tout le long du couloir ouest du pays, stratégiquement vital.

 

Le 2 mai, environ 400 personnes se sont faites massacrées, et, probablement, au moins 800 ont disparu, dans le hameau côtier d’al-Bayda. Parmi ces suppliciés, 200 ont été sommairement enterrés dans un charnier, où seulement 150 corps ont pu être identifiés, tous les autres ayant subi des mutilations allant au-delà de toute identification possible. Selon le New York Times, qui a interviewé des témoins survivants du massacre, les forces fidèles au régime, en uniforme ou à moitié vêtus de treillis militaires ont ratissé maison par maison, séparant les hommes et les jeunes garçons de plus de 10 ans, des femmes et des enfants plus jeunes. Des familles entières ont été sauvagement exécutées et des images ont surgi, depuis, montrant des corps d’enfants empilés les uns sur les autres, certains dont le visage était à moitié déchiqueté. On dit des corps retrouvés, plus tard, à al-Bayda, qu’ils comprenaient « le corps brûlé d’un bébé d’à peine quelques mois » et « d’un fœtus arraché du ventre d’une femme ». Deux jours plus tard, le 4 mai, un massacre identique s’est répété à Ras al-Nabeh, un quartier près de la ville de Baniyas.

 

A la grande différence d’atrocités précédentes, le régime n’a, ni nié que ces massacres avaient bien eu lieu, ni tenté de les imputer à l’opposition. Mais plutôt, il s’est, au contraire, vanté, à la face du monde, de leur complète « réussite ». La télévision d’Etat a prétendu que l’armée avait « écrasé un grand nombre de terroristes », tandis que les page Facebook favorables au regime ont diffusé ces photos macabres d’enfants victimes de la boucherie, en les rangeant dans la catégorie des « militants ». En outre, les Forces de la Défense Nationale étaient, de toute évidence, impliquées dans l’assaut sur al-Bayda et ont pleinement assumé le rôle consistant à battre, tirer sur ou poignarder à mort des familles entières, puis à mettre le feu à leurs maisons. Cette nouvelle armée de guérilla récemment homologuée est, véritablement, une réinvention professionnalisée des Comités populaires du régime, qui étaient, avant 2013, des milices alaouites localement armées, qui se sont étroitement coordonnées avec les services de sécurité syriens, le Corps des Gardiens de la Révolution Iranienne (CGRI) et le Hezbollah. Désormais, les Comités sont entraînés, aux côtés du Jaiysh al Sha’bi, le « Bassij » syrien, comme parmi les pourvoyeurs essentiels de la violence d’Etat.

 

“L’armée syrienne ne sait pas comment combattre une insurrection urbaine”, m’a confié Elizabeth O’Bagy, de l’Institut d’Etude de Guerre. « Le régime aurait perdu une portion significative de territoire à Homs, si le Hezbollah ne s’était pas mis en mouvement, en déferlant du Liban », une délocalisation qu’Hassan Nasrallah était réticent à ordonner. Dans une synthèse de grande valeur qu’elle a publiée, O’Bagy fait observer que la stratégie du régime n’est pas de se tailler un Etat-croupion sur la côte méditerranéenne, mais de conserver une ligne de réapprovisionnement nécessaire en armes et en personnel, allant de Damas à Latakieh. Cela, parce que la plus grande menace pour la sécurité du régime n’est pas tant un conflit sunnite/alaouite, qu’un affrontement inter-alaouite, à l’intérieur même de cette communauté.

 

O’Bagy cite un exemple récent, par la mort d’une proche parente de l’exilé Rifaat al-Assad, le frère d’Hafez al-Assad, mieux connu comme ayant été le cerveau du massacre d’Hama, en 1982 et pour une tentative manquée de coup d’Etat, au début des années 1980. Cette parente est décédée il y a plus de deux semaines et demi, mais est demeurée sans sépulture, parce que Rifaat, qui a fanfaronné comme étant une des figures de l’opposition, depuis des années, n’a pas pu obtenir la permission de Damas, de retourner à Qardaha, la ville ancestrale des Assad, pour assister à ses funérailles. La conséquence est que les tensions latentes ou dormantes entre clans se sont ravivées, des tensions qui ne sont pas atténuées, du fait de la démographie déclinante des Alaouites, tout le long de la côte. Les Sunnites sont censés représenter, actuellement, 45% de la population de Tartous, la moitié de la population de Latakieh, et 70% de la population des banlieues de Latakieh, ce qui signifie simplement qu’ils ont été tout juste tolérés par les Alaouites, dans ces zones périurbaines – un phénomène qui remonte à la stratégie consistant à diviser pour mieux régner qu’Assad a poursuivie depuis le début du soulèvement. Le massacre systématique des communautés sunnites, à Houla, Quebair, Tremseh, al-Bayda et Banias est, par conséquent, destiné à alimenter la haine intertribale et à précipiter des attaques de représailles des Sunnites pour ressouder les liens distendus de l’autre communauté.

 

Le sens du message diffusé, de ce point de vue, est reconnaissable entre tous. La sauvagerie de Banias est survenue presque en simultané, avec la publication d’une vidéo YouTube non-datée, montrant un commandant alaouite turc de la province d’Hatay, appelé Mihrac Ural qui explique la nécessité « de nettoyer et de libérer » les places fortes alaouites de la côte syrienne. Se présentant aux côtés du Cheikh Mouaffac Ghazal, un religieux alaouite ( un moment rare de plongée au cœur de la propagande du régime), Ural est, en fait, un communiste laïque, dont le curriculum vitae rappelle celui de l’Anatolien Carlos le Chacal. Il a été emprisonné brièvement en Turquie, après sa participation, dans les années 1970, au Parti/Front de Libération du Peuple marxiste-léniniste, autant qu’à sa faction dissidente Acilciler (« Les prompts à la besogne »), qu’on croit largement être, à l’origine, une création des renseignements syriens. Libéré en 1980, Ural a déménagé en Syrie et y a obtenu la nationalité. La rumeur dit qu’il est l’homme qui, le premier, a introduit Abdullah Ocalan, le chef actuellement emprisonné du Parti des Travailleurs Kurdes (PKK), auprès d'Hafez al Assad.

 

L’ancien officier de la CIA et expert du contre-terrorisme, Edward Mickolus pense qu’Ural a épousé la secrétaire de Rifaat al Assad, ce qui aurait fait de lui un homme extrêmement proche du sérail à Damas, et qu'il était en charge des Compagnies de la Défense, une des forces de protection du régime tout au sommet de l’élite (et à majorité alaouite écrasante), jusqu’au début des années 1980. Ural dirige, à présent, la « Résistance syrienne », une super-milice alaouite, qu’on soupçonne d’être le principal auteur derrière le massacre de Ras al-Nabeh.

 

A la suite de l’attaque d’al Bayda, Ural s’est exprimé aux funérailles d’un homme de la malice locale, jurant de poursuivre la guerre contre les rebelles soutenus par l’Arabie Saoudite, et prêtant allégeance à Assad. Ural a aussi été impliqué comme étant le cerveau derrière les attentats à la voiture piégée à Reyhanli, la semaine dernière, qui a tué au moins 51 personnes et étaient clairement conçus afin d’exacerber l’animosité, à la fois entre Turcs et Syriens et Alaouites et Sunnites, dans cette ville rebelle.

 

Qu’un conscrit Rouge d'il y a plus de trente ans, au sein de la mukhabarat refasse surface, juste au moment où le régime dépend, de plus en plus, des supplétifs khomeinistes, peut, difficilement, relever de la simple coïncidence. Cela devrait aussi inciter à faire une pause dans la déjà très ridicule poursuite d’efforts diplomatiques supplémentaires, de la part des Etats-Unis, en direction de Damas. Il n’est pas complètement évident qu’un régime en tant que tel existe encore, pas plus qu’il ne contrôle encore les parties toujours loyales de Syrie. Des agents, plus proches des Janjaweed soudanais ou des impuzamugambi  rwandais apparaissent, désormais, être ceux qui ont repris la situation en main.

 

https://now.mmedia.me/lb/en/commentaryanalysis/rise-of-the-militias

 

Adaptation : Marc Brzustowski

 

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 07:44

 

Le point de vue de Dario S.

Turquie : Erdogan se place entre le marteau syrien et l’enclume de ses opposants. Le bilan des attentats de Reyhanli serait de 177 morts

http://www.mediarabe.info/spip.php?article2337

Pour éviter la fronde intérieure, Ankara minimise l’attentat de Reyhanli

lundi 13 mai 2013 - 22h27, par Dario S. (Rome)

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Selon "La Voix de la Russie", le double attentat de Reyhanli a fait, samedi, 146 morts et 140 blessés, dont une vingtaine dans un état grave. L’agence de presse azérie APA cite le journaliste turc Ferdi Ozmen qui affirme, lui, que 177 personnes sont mortes dans ces actes terroristes. Ferdi Ozmen a été arrêté par les autorités, qui cherchent à minimiser l’impact de cette attaque pour ne pas en assumer les conséquences, selon un spécialiste de la question turque.

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En effet, Ankara continue d’évoquer 49 morts dans les explosions de Reyhanli, attribués à un groupuscule turc d’extrême gauche, lié au services syriens. C’est le même groupe qui serait responsable des crimes commis dans la région de Banias et Al-Baïda, début mai, faisant plus de 700 morts. Un acte qualifié « d’épuration confessionnelle visant à nettoyer le territoire du futur Etat alaouite ». Mais d’autres sources, comme la radio russe « La Voix de la Russie »avance le chiffre de 146 morts. L’agence « APA » basée en Azerbaïdjan cite de son côté le journaliste turc Ferdi Ozmen, qui a répertorié 177 morts, se basant sur les registres des hôpitaux de la région : « 26 corps ont été emmenés à l’hôpital Defne, 44 à l’hôpital public d’Antakya, 18 à l’hôpital Kirikhan, 6 à l’hôpital Akademi, 3 à l’hôpital Akdeniz, 30 à l’hôpital de la recherche et 50 à l’hôpital de Reyhanli ». Le plus inquiétant est que Ferdi Ozmen a été arrêté après avoir publié ces données sur les réseaux sociaux.

Alors que les médias révèlent, peu à peu, l’ampleur des attentats, le gouvernement turc semble revenir sur ses premières accusations désignant les services syriens. Le numéro deux du gouvernement, ainsi que le ministre de l’Intérieur, avaient confirmé l’arrestation de neuf turcs, liés à la Syrie. La police avait quant à elle affirmé que les voitures et les explosifs ont été acheminés depuis la Syrie, et préparés dans un garage à Hatay. Mais le premier ministre Recep Tayyip Erdogan a affirmé, ce lundi, que la Turquie doit être prudente dans l’approche de ces questions.

Pour les spécialistes de la question turque, « le premier ministre cherche à éviter la fronde de son opinion publique et celle de l’armée. Car il s’est impliqué dans le dossier syrien sans pouvoir ou vouloir en assumer les conséquences ». « En juillet 2012, un avion F-4 avait été abattu au large de la Syrie et les deux occupants, éjectés en parachute, auraient été arrêtés puis exécutés par les Syriens, sans que le gouvernement d’Ankara ne réagisse », regrette un expert. Il ajoute :« ce lundi, Ankara attribue la perte d’un F-16, près de la frontière syrienne, à une défaillance technique. Pourtant, le journal « Hurriyet » croit savoir sur son site que l’avion a été accroché par un radar, le pilote a annoncé à sa base qu’il s’éjectait, avant que le contact ne soit coupé. Il a été retrouvé mort et martyrisé. A-t-il atterri en territoire syrien ? A-t-il été capturé et tué par les forces du régime ? »

« Ankara ne veut pas accuser Damas d’être à l’origine de ce crash, ni d’avoir commandité les attentats de Reyhanli, et cherche à les minimiser, pour ne pas avoir à réagir », accusent les opposants d’Erdogan. Pour eux, « le premier ministre est soit complice avec Assad, soit impuissant face à la menace terroriste syrienne. Par son inaction il s’est placé entre le marteau du terrorisme syrien et l’enclume de la politique intérieure. Il a ainsi avalé des couleuvres et multiplié les gesticulations sous l’œil sans doute très amusé de Bachar Al-Assad ».

Dario S.

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 21:14

 

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Egypte : 2 millions de signatures pour réclamer le départ de Morsi

 

Le nouveau Président d’Egypte, Muhammed Morsi (Copier)

Le début de la fin?

 

 
AFP | 13/05/2013 | 21h10

Des opposants au président islamiste égyptien Mohamed Morsi ont lancé une campagne qui a réuni deux millions de signature pour réclamer son départ et une élection présidentielle anticipée, a affirmé lundi à l'AFP leur porte-parole.

 

Sous le nom de "Tamarrod" (rébellion, en arabe), cette campagne indépendante a été lancée le 1e mai sur la place Tahrir dans le centre du Caire, le symbole du soulèvement qui a renversé Hosni Moubarak début 2011, dans le but de réunir 15 millions de signatures.

 

"Parce que la sécurité n'est toujours pas revenue, parce que le pauvre n'a toujours pas de place, parce qu'il n'y a pas de dignité pour moi et mon pays (...), nous ne voulons plus de toi", disent les opposants dans le formulaire de la pétition en s'adressant au président Morsi.

"La campagne a été lancée parce que le président n'est plus capable de gérer les affaires du pays", a dit à l'AFP Mahmoud Badr, le porte-parole de la campagne.

 

"Nous avons réuni plus de deux millions de signatures pour retirer la confiance au président en dix jours seulement, ce qui prouve que les gens pâtissent beaucoup des crises politiques et de la situation économique", a-t-il ajouté.

La campagne appelle à manifester devant le palais présidentiel le 30 juin, date qui marquera le premier anniversaire de l'entrée en fonctions de M. Morsi.

 

Le Parti de la Liberté et de la Justice (PLJ) de M. Morsi doute de son côté des chiffres avancés.

"Le seul mécanisme démocratique reconnu est l'urne. Et il faut que tout le monde respecte les résultats des urnes quels qu'ils soient", affirme Ahmed Rami, un porte-parole du PLJ.

 

La présidence de M. Morsi a été jusqu'ici émaillée de plusieurs affrontements, parfois meurtriers, entre ses partisans et ses opposants.

 

Son gouvernement est critiqué pour ne pas avoir su faire face à la grave crise économique et le chef d'Etat est accusé de gouverner dans l'intérêt des Frères musulmans dont il est issu, bien qu'il assure être "le président de tous les Egyptiens".

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 22:25

 

 

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Une précédente rencontre entre Poutine et Netanyahou

 

 

Le Premier Ministre israélien Binyamin Netanyahou se mettra en route pour la ville de Sochi sur la Mer Noire, tôt la semaine prochaine, pour faire un appel personnel au Président Vladimir Poutine. C’est ce qui a été confirmé, samedi 11 mai, par le porte-parole du président russe, Dmitry Peskov, qui a refusé d’en dire plus sur l’urgence de cette rencontre non-planifiée. Les sources de Debkafile à Moscou révèlent que Netanyahou a demandé à rencontrer Poutine sans délai, en vue d’une tentative de la dernière chance, pour le persuader d’abandonner son projet de vente de missiles avancés anti-aériens S-300.

 

Debkafile a révélé, le 7 mai, en exclusivité, la décision de Moscou de vendre ces armes à la Syrie.

 

Nos sources ajoutent maintenant que les chances du Premier Ministre de faire avorter cette vente sont extrêmement maigres. Un panel de personnalités prééminentes ont déjà tenté de parler de cette vente au Président russe et ont échoué dans leurs démarches. A commencer par le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, le 7 mai, suivi, vendredi 10 mai, par le Premier Ministre britannique, David Cameron, qui a vu Poutine à Sochi et du Ministre allemand des affaires étrangères, Guido Westerwelle, qui a rencontré son homologue russe Serguei Lavrov, à Varsovie.

 

Ils ont tous averti le dirigeant russe, du fait que la livraison des missiles S-300 à la Syrie déclencherait un course à l’armement en Syrie et au Moyen-Orient, et qu'elle aura des conséquences désastreuses.

 

 

Lavrov a déclaré aux journalistes : “La Russie n’a pas planifié de vendre de nouveaux S-300 à la Syrie. La Russie les a déjà vendus il y a longtemps. Elle a signé les contrats et complète ces livraisons, et en liaison avec eux, des équipements qui correspondent à la technologie anti-aérienne nécessaire à leur fonctionnement ».

 

Rejetant tous ces arguments, Poutine a réaffirmé que son gouvernement s’en tiendrait à tous ses engagements envers le dirigeant Bachar al Assad et qu’il défendrait son régime. Après les frapes aériennes israéliennes sur Damas, le 5 mai, rien ne pourrait stopper les livraisons de S-300.

 

 

Le Président russe, lors d’un appel téléphonique qu’il a eu avec le Premier Ministre israélien, le 7 mai, lorsque ce dernier était en visite à Shangaï, a mis en garde Israël contre toute attaque supplémentaire contre la Syrie.

 

Plus tard, il a fait bloc contre les approches des dirigeants occidentaux, en déclarant que Moscou ne permettrait jamais une nouvelle campagne de l’OTAN menée par les Etats-Unis, contre Assad, comme celle qui a renversé Mouammar Kadhafi, en Libye, en 2011. Il a ajouté que les ventes d’armes russes à la Syrie et à l’Iran constituaient la réponse aux vastes transferts d’armes que le Ministre de la Défense américain, Chuck Hagel a organisé à destination d’Israël et de ses alliés du Golfe, durant la dernière semaine d’Avril. Le S-300 est conçu pour abattre des avions et des missiles à une portée de 200 kms.

 

 

Israël est préoccupé par le fait que Moscou puisse décider de vendre les six batteries de S-300, porteuses de 144 missiles, dus à la Syrie, en lui envoyant des spécialistes russes des missiles et de la défense anti-aérienne. Ils seront présentés officiellement comme des instructeurs, ayant pour but de parachaver l’entraînement des équipages syriens à l’usage de ces armes anti-aériennes sophistiquées. Mais ils seront aussi disponibles pour rendre les missiles opérationnels et abattre les avions de l’armée de l’air israélienne qui voudraient frapper des cibles en Syrie et au Liban. Israël serait contraint d’y réfléchir à deux fois avant d’attaquer les batteries de S-300, par crainte de tirer sur les officiers russes. Poutine place, par conséquent, une rude contrainte sur la liberté de manœuvre d’Israël, en déployant une couverture de lance-missiles anti-aériens autour des forces syriennes, du Hezbollah, des Bassidjis iraniens, qui combattent pour Bachar al Assad. Puisque les chances de persuader Poutine d’abandonner sa stratégie sont proches du zéro, le mieux que Netanyahou puisse espérer, au cours de son face-à-face avec le Président russe, serait un accord limité sur les règles de base, pour éviter un affrontement armé israélo-russe en Syrie.

 

http://debka.com/article/22963/Netanyahu-to-visit-Putin-in-a-bid-to-stop-his-S-300-missile-sale-to-Syria

 

DEBKAfile Reportage Spécial 11 mai 2013, 5:24 PM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski

 

 

 

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 22:20

 

 

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Un accord sur la Syrie s’est déjà évanoui dans les sables. 

 

 

La politique de l’Administration Obama sur la Syrie, consistant à traîner les pieds, a offert au Hezbollah et à l’Iran le libre accès à une intervention militaire directe dans la guerre civile syrienne, en amplifiant, ainsi, ses aspects les plus meurtriers et en élevant dangereusement les perspectives que la crise déborde en Israël, en Turquie [40 morts par attentats de deux voitures-piégées, à la frontière turco-syrienne, aujourd'hui, 11 mai]- et en Jordanie, affirment les analystes de Debkafile sur le Moyen-Orient.

 

Ce qui pointe, maintenant, c’est l’afflux d’armes hautement sophistiquées dans ce conflit déjà excessivement violent. Jeudi 9 mai, le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry a averti que le transfert, par la Russie, de systèmes de défense anti-missiles avancés, à la Syrie, serait « un facteur déstabilisant pour la sécurité d’Israël ».

 

S’adressant aux journalistes à Rome, il faisait référence à la vente imminente, par Moscou, de missiles de défense anti-aérienne S-300, au régime Assad, révélée par Debkafile, le mardi 7 mai, et que le Président Vladimir Poutine a dévoilé, lors de son âpre conversation avec le Premier Ministre Binyamin Netanyahou, à propos des frappes aériennes d’Israël contre Damas. 

 

Dans ses commentaires, il n’a rien dit sur la façon dont les Etats-Unis avaient l’intention de stopper cette vente ou de répliquer au déploiement en Syrie, d’armes qui ne feraient pas qu’affecter la sécurité d’Israël, mais verrouilleraient aussi le ciel, empêchant toute action aérienne américaine contre la Syrie et l’imposition d’une Zone d’Exclusion Aérienne.

 

 

Les sources de Debkafile estiment que le conflit syrien et ses répercussions, déjà horrifiantes, ira de mal en pire, lorsqu’il deviendra clair – inévitablement- que l’Administration Obama n’a pas de partenaire pour conclure son accord, objet de tant d'éloges, avec Moscou, arraché par Kerry, le 7 mai, en vue d’une conférence internationale pour la paix en Syrie.


Moscou ne s’est pas joint aux célébrations. En fait, les perspectives de cet évènement ont commencé à s’évanouir, dès le moment où Kerry a déclaré à Rome, deux jours après ses discussions à Moscou, que « Bachar ne peut pas faire partie d’un gouvernement de transition qui essaierait de sortir le pays de la guerre civile ».

 

Cela a mis en avant le fossé existant, parce que Moscou ne souhaite, en aucun cas, admettre l’exclusion des représentants d’Assad de tout forum international, tandis que Washington maintient qu’Assad doit quitter le pouvoir, comme précondition à tout accord pour mettre un terme au conflit.

 

 

Washington, l’Occident et Israël, sont, progressivement, en train de perdre leurs atouts encore en réserve, au fil des semaines, depuis que la coalition de la Syrie, du Hezbollah et des troupes des Bassidjis iraniens, commencent à inverser la tendance de la guerre contre les rebelles, en les repoussant d’une zone, qu’ils avaient conquise,  à une autre, dont certaines parties des principales villes de Damas et d’Alep.

 

 

Cette alliance militaire pro-Assad et ses reconquêtes ont, largement, été passées sous silence par les médias occidentaux. Une autre complication provient de l’émergence du front Jabhat al Nusra, affilié à Al Qaeda, comme le plus fervent, le mieux entraîné et armé de toutes les milices rebelles syriennes combattant Assad. Bien que les Etats-Unis et la Russie partagent un intérêt commun à liquider ce front islamiste et à éradiquer les disciples d’al Qaeda en Syrie, aucun accord à ce sujet ne semble être en vue.

 

Le Secrétaire à la Défense, Chuck Hagel était, pendant ce temps-là, mobilisé à botter en touche, pour parer aux pressions, en provenance d’Israël, de Turquie et des Emirats du Golfe, le poussant à une intervention militaire américaine en Syrie. S’exprimant, jeudi, devant l’Institut d’Etudes des Politiques proche-Orientales de Washington, Hagel a insisté sur les « niveaux sans précédent de ces dernières années » dans la coopération américaine avec Israël, en matière de défense et sur l’engagement américain « à l'égard de partenariats forts avec d’autres pays de la région, de la Jordanie et de l’Egypte à l’Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes Unis ».

 

Il n’a, cependant, pas dévoilé si, ni quand les Etats-Unis pourraient entrer en action, afin de stopper le bain de sang en Syrie, ni pour infléchir les menées iraniennes vers l’acquisition de la bombe nucléaire.

 

 

De même, le Secrétaire à la Défense a évité d’évoquer de quelle manière les Etats-Unis seraient capables d’agir militairement, en cas d’urgence au Moyen-Orient, tout en procédant, en même temps, à des coupes sombres dans leurs ressources militaires. Il a assuré à ses auditeurs que « La stratégie américaine perçoit le Moyen-Orient comme crucial pour ses intérêts sécuritaires, et qu’une solide présence bien implantée devrait y subsister », ajoutant : « Nous avons accompli un effort déterminant en vue de stationner la crème des forces aériennes, des missiles de défense et des moyens maritimes, pour dissuader l’agression iranienne et répliquer à toute autre éventualité ».

 

Son auditoire était suffisamment informé pour mettre cette affirmation en doute, à un moment où les escadrilles de la force aérienne en Europe sont en train d’être démantelées et ramenées à la maison pour y rester confinées.

 

 

Alors qu’Hagel parlait, l’Ambassadeur américain en Syrie, Robert Ford, entrait tranquillement en Syrie en traversant sa frontière nord, depuis la Turquie, pour des rencontres secrètes avec les dirigeants des groups rebelles combattant à Alep et Idlib – une mission qu’il lui a été assignée par le Secrétaire Kerry. Il n’y a passé que quelques heures, avant de revenir en Turquie.


L’ambassadeur Ford a quitté Damas en février 2012, lorsque l’Ambassade a suspendu ses opérations, dans une capitale submergée par une guerre civile généralisée.

 

Les sources de Debkafile révèlent que sa mission de rencontre avec les dirigeants rebelles syriens était triple :

 

1- Faire la démonstration que l’Administration Obama n’hésitait pas à envoyer des émissaires en Syrie en état de siège et à dépêcher une assistance directe aux forces rebelles.

 

2- Envoyer un message à Moscou que s’il persistait à envoyer ses systèmes intercepteurs de missiles S-300 à la Syrie, qui mettrait en péril les vols des forces aériennes israéliennes au-dessus de la Syrie, du Liban et même du nord d’Israël, les Etats-Unis enverraient des armes aux rebelles, afin de frapper les opérations des forces aériennes syriennes, avec suffisamment de force pour éliminer ainsi l’avantage militaire d’Assad sur les rebelles.

 

3- Il a emprunté la route de la Turquie pour franchir la frontière, afin de neutraliser les pressions d’Ankara, poussant à une intervention militaire américaine en Syrie – même sur une échelle limitée.

 

Le Premier Ministre turc Tayyip Erdogan, qui a prévu de rencontrer le Président américain à la Maison Blanche, le 16 mai, a déclaré à un intervieweur de la chaîne de TV NBC, jeudi : « Il y a déjà bien longtemps que les lignes rouges du Président Barack Obama ont été franchies, dès qu’il est devenu évident que le gouvernement syrien avait utilisé des armes chimiques ».

 

 

Le dossier qu’Erdogan prépare pour Obama se fonde sur les preuves que les médecins turcs, qui soignent les victimes rebelles et ils les ont diagnostiqués comme souffrant des effets de poisons chimiques. Quoi qu’il en soit, il a d’aussi maigres chances d’être écouté par le Président américain, que ne l’a été Israël, lorsqu’il a exposé ses découvertes sur l’usage d’armes chimiques en Syrie, le mois dernier.

 

 

Devant le spectacle d’une Administration Obama la tête enfouie dans le sable et, parallèlement, de l’extension du puissant parapluie de missiles russes pour défendre Bachar al Assad, au moins tout autant que son allié libanais du Hezbollah, il n’y a aucune surprise à voir Hassan Nasrallah plus insolent que jamais, lorsqu’il a déclaré, dans un discours, jeudi soir, que le territoire syrien, plus encore que celui du Liban, serait, désormais, le théâtre d’un front de « résistance » coordonnée, entre la Syrie, de l’Iran et du Hezbollah, contre Israël.

 

Le Secrétaire Kerry a fait une remarque intéressante, lorsqu’il a noté que la guerre syrienne était sur le point de se propager en Israël, au Liban, en Jordanie et en Turquie.

 

http://debka.com/article/22961/US-envoy-Ford%E2%80%99s-secret-crossing-into-Syria-Turkey%E2%80%99s-%E2%80%9Cchemical-dossier%E2%80%9D-for-Obama

 

DEBKAfile Reportage Spécial 10 mai 2013, 2:23 PM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski. 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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