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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 18:24

Syrie : 66 morts ce dimanche, dont 26 civils. Le rapport civils/militaires est inversé pour la première fois

http://www.mediarabe.info/spip.php?breve3659

dimanche 29 janvier 2012 - 18h17
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Pour la première fois, la situation semble s’inverser en Syrie. Ce dimanche, le premier bilan des violences s’est établi à 66 morts, dont 26 civils tombés à Idlib, Deraa, Homs, Hama, Rif Damas et dans le quartier de Jobar, limitrophe de Damas. Les 40 autres victimes sont des militaires. Neuf déserteurs ont été tués dans de violents combats les opposants aux forces du régime, et 31 membres des forces de sécurité, et de l’armée régulière.

Cet inversement du rapport entre les morts civils et militaires se confirme avec la multiplication des désertions. L’Armée Syrienne Libre (ASL) contrôle désormais plusieurs villes et resserre l’étau autour de Damas. Ce dimanche, des combats se sont déroulés à Kafar Batna, Jisreen et surtout à Hatitat Al-Turkman, sur la route de l’aéroport international situé au sud-est de Daams, obligeant les autorités à fermer l’aéroport pendant plusieurs heures. L’ASL contrôle plusieurs localités d’Idlib, de Hama, de Homs et Ar-Rastan, Al-Zabadani, des localités de Deraa et de l’est de Damas, comme Saqba, Jisreen et Kafar Batna, à quelques encablures de la route de l’aéroport.

En outres, plusieurs sources affirment que des éléments de l’ASL ont pu s’infiltrer à Damas, la nuit dernière. Ils sont parvenus à quelques kilomètres du palais présidentiel et devaient le bombarder au mortier. Mais l’opération a été suspendue à la dernière minute. Si ces sources ne précisent pas les raisons de cet échec, elles saluent l’avancée de l’ASL qui parvient désormais au centre du dispositif du régime. Ce dernier commence à souffrir de la baisse du moral des troupes, épuisées par 11 mois de mobilisation, et redoute de plus en plus les désertions.

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 13:19

Syrie : 16 militaires tués dans deux attentats

dimanche 29 janvier 2012 - 12h03
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Des déserteurs de l'armée syrienne à Saqba, un faubourg de Damas, le 27 janvier.

Seize militaires ont été tués ce dimanche dans deux attentats distincts en Syrie, ont rapporté l’agence officielle Sana et l’Observatoire syrien des droits de l’Homme. Selon l’AFP, Dix militaires ont péri dans l’explosion d’une bombe au passage de leur convoi à Kansafra, dans la région de Jebel al-Zaouia (nord-ouest), a annoncé l’OSDH. Et six soldats ont été tués à Sahnaya, près de Damas, dans une embuscade. Trois civils ont également péri dans la province de Damas, où des violents combats opposaient dimanche des déserteurs aux forces gouvernementales qui se sont déployées à Kfar Batna et à Aïn Terma, dans la région de Ghouta*, près de la capitale, a affirmé l’OSDH.

 

[* Nous en parlions dans notre édito :  Les nouvelles lignes de fracture entre l’Iran, Israël, la Turquie et les pays du Golfe]

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 16:45

Syrie : au-delà du mur de peur, un État qui s’effondre au ralenti– par Ian Black

Traduit de l’anglais par SouriaHouria

Malgré le calme superficiel à Damas, chacun sait que le changement arrive. La seule question est quel en sera le prix ?

En sirotant un thé dans un café enfumé de Damas, Adnan et sa femme, Rima, paraissent assez ordinaires : un couple discret, trentenaire, se relaxant à la fin d’une journée de travail dans l’une des villes les plus tendues au monde.

Mais comme beaucoup d’autres dans la capitale syrienne, ils ne sont pas ce qu’ils semblent être au premier abord : en temps normal, il est ingénieur en informatique et elle est avocate ; à présent, ils sont des activistes clandestins qui aident à organiser le soulèvement contre le président Bachar al-Assad.

C’est un travail dangereux. Durant les 10 derniers mois, des milliers de Syriens ont été tués – peut-être le double du chiffre de 5000 donné par l’ONU – alors qu’Assad a poursuivi une répression impitoyable qui ne montre aucun signe de fin. Mais ses adversaires sont tout aussi déterminés à continuer.

Adnan et Rima ne sont pas en mesure de travailler ou de communiquer avec leur famille. Ils ont de fausses identités. Adnan change son apparence régulièrement. Il vient de se raser la barbe. Et cela fonctionne bien : un ami à une table voisine ne parvient pas à le reconnaître.

La plupart de leurs amis cherchent à échapper à la police secrète des Mukhabarat. «C’était effrayant autrefois mais nous nous y sommes habitués », a déclaré Adnan. « La révolution a détruit le mur de la peur. À l’école, on nous a d’abord enseigné à aimer le président – Hafez -. Et ça ne s’est pas arrangé quand Bachar pris le relais. Maintenant, tout a changé. La photo d’Assad est vandalisée partout et nous sommes certains qu’un jour nous renverserons le régime ».

A première vue, Damas est calme. Les lignes de front les plus sanglantes de la révolution sont peut- être à Homs, Hama, Idlib et Deraa, mais l’apparence de normalité dans la capitale est trompeuse. Intrigue, peur et colère sont juste sous la surface.

« Damas est cruciale pour la survie du régime d’Assad » a déclaré au Guardian une figure de l’opposition. « Ils ne permettront jamais qu’il y ait une place Tahrir ici. Si Damas tombe, tout est fini. » D’importantes manifestations organisées par les Tansiqiyat, les comités de coordination locaux, ont lieu presque tous les soirs dans nombre de banlieues, et toujours le vendredi. Même dans le centre, des manifestations «éclair » dans la journée durent quelques minutes et se dispersent avant qu’elles ne soient arrêtées par les forces de sécurité, les pires d’entre elles étant les brutes de Shabiha en pantalon de l’armée et vestes de cuir, qui rôdent aux carrefours et sur les places.

Les manifestants sont ingénieux : dans un cas, des chauffeurs bénévoles ont provoqué des embouteillages tout autour de l’ancienne gare ferroviaire de Hijaz pour créer un espace dans lequel une manifestation brève mais voyante a pu avoir lieu.

La créativité et le secret sont essentiels. Le premier jour du Ramadan, depuis des haut-parleurs dissimulés dans le quartier commerçant animé de la place Arnous, a retenti le chant exaltant «Irhal ya Bachar» (« Dégage, Bachar »), écrit par Ibrahim Qashoush, qui a été assassiné en juillet après l’avoir chanté à Hama. Ses assassins lui ont ouvert la gorge et arraché les cordes vocales.

« Au début, les gens étaient effrayés », a déclaré un habitant de Damas qui avait entendu la chanson. Mais quand elle a été diffusée pour la deuxième fois, ils se sont détendus. « A la troisième fois, ils riaient », a-t-il dit. Les haut-parleurs étaient placés sur un toît et la zone autour d’eux avait été enduite d’huile pour qu’il soit plus difficile de les réduire au silence.

Les tactiques sont efficaces, mais risquées : un activiste a accidentellement commencé à lire une cassette de la chanson dans un taxi mais le chauffeur s’est avéré être un agent Mukhabarat qui l’a dénoncé. Jawad, un informaticien impliqué dans un de ces groupes, a été détenu pendant deux mois et battu à maintes reprises pour essayer de lui faire révéler les noms de ses amis.

D’autres actes non-violents ont été incroyablement symboliques : au mois d’août, du colorant couleur rouge sang a été versé dans la fontaine située en dehors de la banque centrale, dans Saba’a Bahrat Square, le lieu de rassemblements pro-Assad tapageurs. Des bougies enrubanées de noir ont été distribuées pour commémorer Ghayath Matar, célèbre pour avoir distribué des roses aux soldats, et qui a été torturé et tué en septembre dernier.

« Les gens prennent des risques ici », a déclaré Salma, une travailleuse des droits de l’homme. « Mais à Idlib et Homs, c’est une question de vie ou de mort, ça n’est pas vrai pour Damas ».

Pourtant, certains ont du mal à croire croire à ce qu’ils osent faire. « Regardez-nous », rit Bassam, un fabricant vingtenaire. « Utilisant de faux noms et faisant des détours pour éviter les barrages de police. La première fois que j’ai assisté à une manifestation, c’était effrayant. Maintenant, c’est grisant ».

Cela dit personne ne pense que la révolution connaîtra une fin heureuse dans un avenir proche. Le discours d’Assad la semaine dernière a été perçu comme une déclaration de guerre, conçue pour rassembler ses partisans. Dans la diffusion en direct sur la télévision d’Etat, la foule semblait énorme ; en fait, une photo non-officielle ayant fuité suggère qu’il n’y avait probablement pas plus de quelques milliers de personnes sur la place des Omeyyades.

Damas est encerclée par la 4ème division de l’armée, commandée par Maher, le frère du président. Les édifices gouvernementaux sont protégés par des barrières anti-explosion. Les routes à proximité du palais présidentiel et du ministère de la défense sont fermées. Au QG de sécurité de l’État, à Kafr Sousseh, des gardes armés de mitrailleuses surveillent les alentours depuis des emplacements protégés par des sacs de sable.

C’est là, deux jours avant un triste Noël, qu’un double attentat-suicide a tué 44 personnes et que ( 20 minutes après les explosions ) Al-Qaïda a été désignée comme responsable – un rappel de la version officielle incessante selon laquelle la Syrie ne fait face qu’à « des gangs de terroristes armés », et pas à des manifestations populaires massives qui sont devenues un événement emblématique du Printemps Arabe.

Le 6 Janvier, des terroristes ont frappé à nouveau. Dans la ville voisine d’Al-Midan, bastion de l’opposition, a eu lieu ce qui semblait être, tout du moins au premier abord, un autre attentat-suicide, qui aurait tué 26 personnes. Mais les principaux détails restent confus.

Les habitants ont parlé de la zone comme ayant été mystérieusement bouclée par la police la nuit précédente. Beaucoup ont remarqué la réactivité remarquablement rapide des médias syriens et des services d’urgence. Et une foule de manifestants rapidement assemblés, qui n’étaient pas du quartier, scandaient des slogans pro-Assad pour les journalistes transportés en autobus par le ministère de l’information. Les soupçons selon lesquels l’événement était mis en scène d’une manière ou d’une autre semblent raisonnables, plutôt que le résultat d’une théorie du complot.

Abu Muhammad, un chauffeur de taxi sunnite bavard, n’a eu aucun doute à ce sujet. « C’était du pur théâtre, complètement fabriqué », a-t-il déclaré. « L’idée est d’effrayer les gens à Damas ». Nader, un commerçant, a été encore plus direct : « Le gouvernement sait que les Syriens ne le croient pas. Mais ils comptent sur des gens trop effrayés pour briser le silence ».

Hassan Abdel-Azim, chef du Comité de coordination nationale de l’opposition, qui est souvent critiqué pour sa proximité avec le régime, a déclaré lui aussi avoir « de sérieux doutes » sur la version officielle.

Le 11 Janvier, l’assassinat du correspondant de la télévision française Gilles Jacquier par des tirs de mortier, lors d’un voyage à Homs encadré par le gouvernement, a laissé davantage de questions  troublantes en suspens. Était-ce un message d’avertissement adressé aux médias internationaux ? Ce qui est extraordinaire au sujet de tous ces incidents c’est le fait que tant de Syriens supposent que le régime pourrait agir avec une telle duplicité meurtrière.

« Personne ne se fait d’illusion », a déclaré une autre personnalité anti-Assad. « Les gens pensent que [le régime] est capable de tout. Il n’y a pas de ligne rouge ».

Les partisans du président voient les choses très différemment. La version du régime d’un grand complot, dans lequel les Etats-Unis, l’Ouest, Israël et les «agents» réactionnaires arabes, dirigés par le Qatar, intriguent contre la Syrie, est déversée quotidiennement par les médias d’Etat. Son représentant le plus agressif est Addounia TV, une chaîne satellite détenue par le riche beau-frère de Maher al-Assad. Par dessus tout Addounia déteste l’opérateur Al-Jazira, propriété qatarienne, un meneur pour les révolutions arabes, qu’elle a accusé d’organiser de fausses manifestations en studio dans des maquettes de villes syriennes. Dans son discours, le Président a fait référence à 60 chaînes de télévision comme faisant partie de ce vaste « complot ».

Les gros mensonges semblent fonctionner. « L’émir du Qatar est un Juif, pire que les Juifs » a enragé un chauffeur de taxi alaouite. « Il n’y a pas de manifestations en Syrie, ou seulement avec des gens qui ont été payés, et des bandes de terroristes.» Pas étonnant que tant de Syriens réprimandent les quelques journalistes étrangers qui sont admis dans le pays et les incitent à «dire la vérité telle qu’elle est réellement ».

Les fidèles du régime qui parlent aux médias internationaux affirment soutenir les réformes politiques et le dialogue avec l’opposition pacifique : ce sont des gens comme le conseiller d’Assad, Buthaina Shaaban, et Jihad Makdissi, directeur de l’information du ministère des Affaires étrangères, qui prennent part à des débats sur Twitter avec des partisans du soulèvement. Renverser le président, prévient Makdissi, «ouvrira une boîte de Pandore ».

Mais les puissants chefs de la sécurité de Syrie, qui ne sont pas disponibles pour des briefings ou des interviews, soulignent le grave danger posé par les extrémistes salafistes ou al-Qaïda – ces mêmes « combattants étrangers » que les Mukhabarat aidaient à passer en Irak pour combattre les Américains. Des photographies révulsantes montrant des corps décapités ou des cadavres aux yeux arrachés sont produites comme preuve de la sauvagerie de ces terroristes. Les partisans de l’opposition ne prétendent pas que de telles horreurs sont truquées, mais ils insistent sur le fait que le régime porte une responsabilité écrasante dans la violence actuelle.

« Pour les gens de la sécurité syrienne, la solution actuelle est désormais de tuer jusqu’à ce que tout soit terminé et d’attendre qu’il y ait un changement dans la position de l’Ouest », a déclaré un homme d’affaires bien introduit, mais désespéré.

Les partisans d’Assad accusent également l’opposition de naïveté et d’oublier le début des années 1980, quand une vague d’assassinats et d’attentats à la bombe perpétrés par les Frères musulmans a culminé lors du soulèvement de Hama, dans lequel les forces gouvernementales ont tué au moins 20.000 personnes. Mais c’était il y a 30 ans: une telle « solution de sécurité » draconienne serait difficile à réitérer à l’ère de YouTube – et peu susceptible de mettre fin au soulèvement.

Le sectarisme dresse aussi son visage empli de laideur, avec l’opposition accusant le régime de fomenter des tensions entre les Alaouites, qui dominent les forces de sécurité, et la majorité sunnite.

Dans le climat actuel, c’est facile à faire. Mudar, un jeune alaouite ayant des liens étroits avec l’establishment, raconte l’histoire du cousin d’un soldat qui a été tué et mutilé, puis clique sur le clip vidéo de haute qualité d’un homme à la barbe brousailleuse sciant la tête de sa victime hurlante.

Dans une zone près de la mosquée des Omeyyades, une femme alaouite en visite chez un ami sunnite a déclaré qu’elle n’osait pas prendre de taxi pour rentrer parce qu’un chauffeur sunnite pourrait la kidnapper et la vendre pour qu’elle soit tuée.

Des grondements d’inquiétude sont audibles. Au printemps dernier, un groupe d’Alaouites influents  a exhorté Assad à s’excuser pour la répression et à poursuivre de réformes véritables plutôt que de façade. « Les Alaouites sentent que leur sort est lié à celui d’Assad », a averti un leader vétéran de l’opposition, « et c’est très dangereux ».

La pression est clairement en augmentation. Des hommes d’affaires alaouites auraient soudoyé les mukhabarat afin d’éviter la libération de leurs employés pour qu’ils assistent à des rassemblements pro-régime. Fadwa Suleiman, une actrice alaouite, a gagné une immense admiration quand elle est sortie en soutien à l’insurrection, mais elle a été ostracisée et dénoncée à la télévision par son frère.

Les Chrétiens, traditionnellement loyalistes, sont inquiets, aussi, en particulier sur l’aspect salafiste du soulèvement, et les églises manifestent fortement leur soutien public à Assad. Pour certains, cependant, cela est apparu comme une bénédiction très mitigiée lorsque Daoud Rajha, un chrétien grec orthodoxe, a été nommé chef d’état-major de l’armée, peut-être dans une tentative de garantir le soutien de la communauté.

Un autre signe de crise profonde de la Syrie est que l’Etat ne fonctionne plus correctement. Il est en train de «s’effondrer au ralenti», selon les mots d’un expert. Les chefs de la sécurité sont préoccupés à propos de pots de vin exigés pour libérer les détenus. La moitié des armes acquises par les rebelles auraient été vendues par le personnel de l’armée tandis que les agents des douanes regardent de l’autre côté lorsque des livraisons arrivent du Liban. Des rumeurs persistent sur différentes branches de la police secrète se tirant dessus lors d’opérations clandestines. Et on dit que des responsables auraient détruit des documents ayant enregistré des paiements occultes autorisés par un appel téléphonique en provenance du palais du président.

La situation économique critique de la Syrie s’est également aggravée au cours des dernières semaines.

Les coupures de courant pendant plusieurs heures par jour sont maintenant courantes. Les boutiques   situées dans les plus rues les plus chères de Damas dépendent de générateurs sur les trottoirs. L’essence est une denrée rare, en partie en raison de son utilisation massive par les forces de sécurité, et les prix du chauffage et de l’huile ont fortement augmenté.

Cette blague illustre l’impact : Abou Fulan – homme de la rue – achète un poulet pour le dîner. Il demande à sa femme de faire rôtir, mais elle dit: « Désolé, il n’y a pas de gaz ». Maaleish (pas grave), répond-il : Plumons-le et mettons-le  dans le micro-ondes. « Désolée ,» répond sa femme « Il n’y a pas d’électricité non plus ». À moment-là, le poulet revient miraculeusement à la vie et crie : Allah, Syrie, Bachar, wa bas! (« Et c’est tout ce dont vous avez besoin! »)

La chute est emprunté à la Libye, où l’axe de propagande était que la seule chose dont les gens avaient besoin en dehors de Dieu et du pays était Mouammar Kadhafi – jusqu’à son renversement et son assassinat. Cela peut difficilement être un bon présage pour Assad.

Le président a été ridiculisé pour avoir loué la qualité de l’huile d’olive du pays et du blé – une allusion à l’autonomie. Pourtant, même si les gens ordinaires bougonnent et font avec, les perspectives macroéconomiques sont sombres. Les investissements étrangers et le tourisme se sont effondrés. Les hôtels sont vides. Les sanctions américaines bloquent la plupart des transactions financières internationales. L’UE a arrêté ses achats de pétrole. Les cartes de crédit ne peuvent plus être utilisées. Et la valeur de la livre syrienne a chuté brusquement.

Le régime comprend les dangers, mais sa marge de manœuvre diminue: quand il a interdit les importations de luxe, en novembre, les hommes d’affaires sunnites ont protesté. La mesure a été annulée quelques jours plus tard.

Il n’est guère surprenant, dès lors, que tout cela fasse des ravages: les médecins signalent une augmentation des crises cardiaques, d’hypertensions artérielles et d’autres symptômes liés au stress. Les pharmaciens font un commerce florissant d’anti-dépresseurs. Il y a deux ans le gouvernement a introduit une interdiction de fumer, mais les bureaux gouvernementaux, les cafés et les restaurants sont toujours enveloppés de nuages ​​de fumée. Les gens boivent davantage également. « Les médecins vous disent d’aller voir n’importe quel film égyptien stupide – tout sauf les informations », plaisante un ami.

Beaucoup ont maintenant une expérience de première main de l’appareil de répression de l’État, et décrivent en détails les cellules souterraines, les coups et la torture. Il est de notoriété publique que les conseillers de la sécurité iranienne sont à portée de main grâce à leur expertise sinistre de la surveillance des communications et du maintien de l’ordre anti-émeutes. Damas se sent, et apparaît, comme Téhéran en 2009 lors de manifestations contre le trucage des élections présidentielles.

« Les gens qui sont arrêtés aujourd’hui n’ont pas de pages Facebook », a déclaré l’économiste Raja Abdel-Karim avec ironie. «Ils ne se soucient pas des acteurs, des journalistes et des écrivains. L’effet d’une séquence de manifestations et de meurtres est bien supérieur à n’importe quelle déclaration qu’une personne comme moi peut fournir. »

Abou Ahmad, un homme d’âge moyen qui a été limogé de son poste au gouvernement, pleurait tandis qu’il se décrivait allant à un enterrement à Midan, scène du dernier attentat-suicide douteux, avec sa femme et ses enfants, lorsque les Shabiha ont commencé à tirer.

Les médias d’Etat rendent compte uniquement des martyrs parmi le personnel de sécurité ou les partisans du régime. Les corps sont rendus aux familles, portant des signes évidents de torture.

« Peut-être la pire violation des droits de l’Homme commise par le régime contre le peuple syrien est-elle le manque de temps pour pleurer chaque martyr, le manque de temps pour faire son deuil », a tweeté le blogueur Razan Ghazzawi. Des éléments de l’opposition anti-Assad sont mal à l’aise avec la «militarisation» de ce qui a commencé comme un soulèvement pacifique inspirée par les révolutions en Tunisie, en Egypte et en Libye.

On s’attend à ce que la violence s’intensifie à mesure que l’armée syrienne libre, composée en grande partie de déserteurs, continue de croître. « Si vous tirez sur des gens pendant des mois, vous ne devriez pas être surpris quand ils commencent à tirer à leur tour », a observé un diplomate occidental.

Globalement, les divisions de la Syrie semble s’aggraver. « Pendant les 10 derniers mois, des millions de personnes ont occupé le terrain de l’entente », a déclaré Badr, un conférencier. « Mais Assad ne nous laisse pas le choix ». Une autre blague résume bien la situation : on a dit aux citoyens qu’ils ne doivent plus porter de vêtements gris – seuls le noir ou le blanc sont autorisés.

Personne ne peut prédire avec précision combien de temps l’insurrection va se poursuivre. Du côté de l’opposition, l’optimisme de la volonté est tempéré par la conscience qu’à court terme, l’équilibre des forces je joue pas en leur faveur et est peu susceptible de changer rapidement – à moins d’une intervention militaire étrangère dans le style libyen, que peu veulent ou attendent. « Notre avenir est entre nos mains, » a tweeté un partisan de la révolution, «ou nous n’aurons pas de demain. »

Louay Hussein, un intellectuel et écrivain alaouite indépendant, a déclaré que seule une solution politique pourrait faire tomber le régime. « La crise est dans l’impasse », a-t-il soutenu. «Tous les signes montrent que nous nous dirigeons vers une guerre civile ouverte. Assad a encore beaucoup de soutien. Ce n’est pas seulement une question de répression ».

L’économiste Abdel-Karim retient une vision à long terme. « Je n’ai aucun doute sur le renversement du régime. Le problème est que plus cela prendra de temps, plus les islamistes deviendront puissants. Ceux qui prônent la violence vont gagner du terrain. C’est une question de temps et de prix : le temps raccourcit mais le prix est en train de monter ».

Mouna Ghanem, du Syrian State-Building Movement, l’une des très rares organisations non gouvernementales indépendantes, est entièrement d’accord avec cette analyse sombre. « Nous sommes heureux qu’il y ait du changement », dit-elle. «Nous pensions que le changement n’arriverait jamais en Syrie. Mais nous avons peur de ce que cela coûtera ».

 

Source: http://www.guardian.co.uk/world/2012/jan/16/syria-collapse-damascus-change

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 18:38

Syrie : la France soupçonne une «manipulation» – par Philippe Gelie

La mort de Gilles Jacquier pourrait impliquer les autorités, seules informées de la visite du groupe de journalistes.

La mort du grand reporter de France 2 Gilles Jacquier, touché par un tir d’obus mercredi à Homs, relève-t-elle tristement des aléas de la guerre?

Si Nicolas Sarkozy a demandé avec fermeté, dès mercredi soir, que les autorités syriennes «fassent toute la lumière», c’est parce que le rôle du régime de Bachar el-Assad dans cette affaire alimente le soupçon. «Nous penchons pour une manipulation», indique une source proche du président français, tout en soulignant qu’il n’existe pas de «preuve» à ce stade.

«Les responsables syriens étaient seuls à savoir qu’un groupe de journalistes occidentaux visitait Homs ce jour-là, et dans quel quartier il se trouvait», observe-t-on à l’Élysée. Le faubourg de Nouzha est essentiellement habité par la communauté alaouite, minorité à laquelle appartient le président Assad – et très largement dévouée à sa cause.

Les tirs qui ont tué Gilles Jacquier ont aussi fait une demi-douzaine de morts dans une petite manifestation pro-Assad formée à l’occasion de la visite des journalistes. Cette visite était non seulement autorisée – fait très exceptionnel -, mais étroitement encadrée par le régime, cantonnée aux zones sous son contrôle total. Le reporter de France 2 s’était plaint le matin même, après avoir été empêché de filmer dans certaines rues de Damas, d’être otage d’une «opération de propagande».

L’opération de propagande a-t-elle mal tourné ou a-t-elle été exploitée au-delà de tout cynisme? «On peut croire à un malheureux accident, dit-on à Paris. Mais il tombe plutôt bien pour un régime qui cherche à décourager les journalistes étrangers et à diaboliser la rébellion.» Le gouverneur de Homs a promis jeudi soir une commission d’enquête sur cette «attaque terroriste», préjugeant ainsi de son résultat.

«Une opération militaire »

Des obus auraient déjà frappé des quartiers alaouites de Homs ces dernières semaines, faisant des victimes. Reste que les compagnons de voyage de Gilles Jacquier ont spontanément évoqué «une opération militaire», à l’instar du reporter de CNN Nick Robertson, certains allant jusqu’à estimer qu’ils en étaient la cible.

Après le drame, sa compagne, la photographe Caroline Poiron, qui l’accompagnait, a refusé de remettre son corps aux services de renseignements syriens. Elle a attendu l’arrivée à Homs de l’ambassadeur de France, Éric Chevallier. Elle a consenti à ce qu’une autopsie «limitée» soit pratiquée à Damas sur le corps du journaliste, dont Paris préparait hier le rapatriement. Un examen médico-légal sérieux pourrait permettre d’identifier la nature du projectile qui l’a atteint, jetant quelque lumière sur l’origine des tirs: si les insurgés sont connus pour utiliser des lance-roquettes RPG, il n’est pas avéré qu’ils possèdent ou sachent se servir de mortiers au point de pouvoir concentrer quatre obus sur la même cible.

La France juge aussi cet épisode à l’aune des efforts de Damas pour manipuler les observateurs de la Ligue arabe, qui ont poussé deux d’entre eux à démissionner. Tout en mesurant les lacunes de cette première mission, Paris souhaite qu’elle soit prolongée et renforcée par des observateurs de l’ONU plus expérimentés. Mais les responsables français ne se font guère d’illusions: dans deux discours mis en scène en début de semaine, Bachar el-Assad s’est illustré par «un cynisme affiché et un autisme assumé», dit un proche du chef de l’État, qui n’y voit pas la promesse d’un arrêt des massacres.

source: http://www.lefigaro.fr/international/2012/01/12/01003-20120112ARTFIG00687-syrie-la-france-soupconne-une-manipulation.php

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 18:31

qatar.jpgDes armées arabes en Syrie ?


http://www.wikistrike.com

 

 L'émir du Qatar affirme que les troupes arabes devraient être envoyées en Syrie pour arrêter une répression meurtrière qui a coûté la vie à des milliers de personnes ces dix derniers mois.

Ce sont les premières déclarations de l'Emir du Qatar pour la chaine de télévision CBS qui diffusera demain l'interview.

 

L'ami des américains sous-entend par là que les américains peuvent désomais se concentrer sur l'Iran. 

 

Ghisham Doyle pour WikiStrike*

 

Qatar/Syrie : Doha pour l’envoi de troupes arabes en Syrie

samedi 14 janvier 2012 - 18h36
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Longtemps considérée comme impossible, l’idée d’une intervention militaire en Syrie fait son chemin. L’émir du Qatar, Hamad Ben Khalifa Al Thani, a déclaré à la chaîne américaine CBS être favorable à l’envoi par les pays arabes de troupes en Syrie afin de faire cesser la violence et arrêter la tuerie dans ce pays. L’émir du Qatar est le premier dirigeant arabe à se prononcer publiquement en faveur de l’envoi de troupes en Syrie, où la répression a fait plus de 6.000 morts depuis le début de la révolution.

D’autre part et selon l’AFP, Le chef de la Ligue arabe Nabil al-Arabi a déclaré que la mission des observateurs serait « réévaluée » lors d’une réunion le 21 janvier au Caire. Il n’était pas clair s’il insinuait un éventuel retrait des observateurs de Syrie ou un réexamen pour rendre la mission plus efficace ….. (En faveur d’une intervention militaire dans ce pays !!!).

Par ailleurs l’AFP indique que « le Premier ministre britannique David Cameron s’est dit vendredi prêt à soumettre une nouvelle résolution au Conseil de sécurité pour condamner la répression, qui serait basée sur ce que dit et fait la Ligue arabe, que la Russie, qui s’est opposée à toute résolution condamnant Damas, a proposé son propre projet de résolution, mais le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov, a critiqué les amendements occidentaux, estimant qu’ils avaient pour but de procéder à un changement de régime à Damas, et que Washington a accusé de son côté Téhéran de fournir des armes à Damas pour réprimer les protestataires ». « Le gouvernement américain est persuadé que l’Iran a fourni des munitions à la Syrie, a indiqué un responsable américain à l’AFP sous couvert de l’anonymat, alors que le général iranien Qassem Soleimani, commandant de l’unité Qods (force spéciale des Gardiens de la révolution), était à Damas en janvier, ont précisé des responsables américains, qui considèrent cette visite comme le signe le plus concret que l’aide iranienne comprend du matériel militaire ».

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 10:19

 

Décryptage de Dario S. Rome

Russie-Syrie : un seul combat. La flotte russe aurait livré du carburant et des armes (y compris chimiques) à Damas

        

 

Israël envisage d’accueillir les Alaouites au Golan. "Reconnaissance de dette" et exploitation future ! [avertissement : nous revenons en détail sur cette accusation lourde de sens et très largement désinformante, de la part de cet analyste libanais]


jeudi 12 janvier 2012 - 23h12, par Dario S. (Rome)

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Quel intérêt pouvait avoir l’escale de la flotte russe à Tartous, en Syrie, pour moins de deux jours ? Cache-t-elle une livraison d’armes sensibles sous couvert d’escale de réapprovisionnement ? La Syrie, en manque de carburants pour sa propre armée, peut-elle fournir cette denrée aux Russes ? en proposant d’accueillir les Alaouites au Golan après la chute d’Assad, Israël ne confirme-t-il pas son attachement au régime et leur collusion ?

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La flotte russe menée par le porte-avions Amiral Kouznetsov a accosté à Tartous dans la nuit de samedi à dimanche, pour une escale annoncée par la presse syrienne de six jours. Or, dès mardi matin, le groupe naval a levé l’ancre pour ne rester que deux jours...

Selon le quotidien syrien « Al-Watan », propriété de Rami Makhlouf, le cousin de Bachar Al-Assad, le groupe naval russe était composé du navire de lutte contre les sous-marins, Admiral Tchabanenko, le patrouilleur Ladny, le pétrolier Lena, des bâtiments qui ont pu pénétrer au port de Tartous, alors que le porte-avions Admiral Kouznetsov et le remorqueur Nikolaï Tchiker sont restés en rade extérieure, les dimensions et la profondeur des eaux dans le bassin de Tartous ne leur permettaient pas d’un entrer.

Le régime syrien, qui a dépêché le ministre de la Défense à Tartous pour y accueillir les alliés russes, affirme que « leur escale visait, d’une part, à renforcer l’alliance stratégique entre les deux pays, et d’autre part, à se ravitailler et se réapprovisionner en Syrie ». Or, le mensonge étant grotesque, Damas peine à convaincre. Car bien au contraire, la Syrie connait une pénurie de carburant depuis l’arrêt de la production de brut et de l’interruption des livraison vers les raffineries. A la demande de l’Iran, c’est l’Irak qui livre du gasoil à l’armée syrienne pour faire fonctionner ses chars et ses blindés. Il est peu probable que la Syrie ait pu ou voulu fournir du carburant à la flotte russe. C’est plutôt le pétrolier du groupe naval qui aurait vidé ses réservoirs à Tartous.

De plus, d’importantes quantités d’armes auraient été déchargées sur le port syrien, selon le secrétaire général de l’état-major de l’Armée Syrienne Libre, le colonel parachutiste Ammar Al-Wawi, cité par le site « elaph.com ». Al-Wawi accuse Moscou d’avoir livré des armes chimiques prohibées afin de permettre à Bachar Al-Assad d’exterminer la population qui lui est hostile, comme il l’avait fait à Ar-Rastan en répandant des produits chimiques par hélicoptères et des camions lanceurs d’eau des pompiers.

Ce jeudi, la Turquie a affirmé que le cargo intercepté à Chypre, puis relâché après l’engagement de son équipage de ne pas se rendre en Syrie et de ne pas y décharger sa cargaison (60.000 tonnes d’armes et d’explosifs en provenance de Russie), a fini par y accoster.

De ce qui précède, il faut s’attendre à la poursuite et à l’accélération du carnage en Syrie, avec la « complicité active » de la Russie, et la complaisance de la communauté internationale. Moscou et Damas sont des alliés stratégiques de longues dates. Les deux régimes doivent se serrer les coudes et se soutenir pour faire face aux peuples russe et syrien révoltés contre les deux dictatures. Medvedev, Poutine et Assad ont un même combat et une cible commune : la population. Si les Syriens reconnaissent « faire des efforts pour comprendre cette réalité à leur détriment », ils ne comprennent en revanche pas le comportement de l’Occident et des pays arabes.

A cet égard, plusieurs opposants syriens nous ont affirmé que « la Ligue arabe est devenue la complice d’Assad du fait que le gendre de Nabil Al-Arabi, son secrétaire général, est l’associé de Rami Makhlouf en affaires ». Nos sources ajoutent que « les fortunes amassées par ces deux mafieux associés (Rami Makhlouf était également l’associé de Sakhr El-Materi, le gendre de Ben Ali) grâce à la corruption et au pillage des économies syrienne et égyptienne sont investies dans les monarchies du Golfe, dont les princes et émirs sont terrifiés par Assad. Damas aurait en effet menacé de diffuser des enregistrements embarrassants des aventures des responsables du Golfe, piégés dans des hôtels syriens “garnis”, mis à leur disposition par les Services après y avoir dissimulé des caméras et des micros. D’autres responsables politiques et religieux libanais seraient dans le même cas ».

 

Le passage qui suit apparaît tendancieux et inspiré de la propagande des Frères Musulmans, qui récupèrent le mouvement insurgé syrien, avec l'assistance efficace du Qatar et d'Erdogan, afin de voler leur révolution aux groupes pluri-confessionnels syriens. Le "calcul" d'Israël, qui consisterait à préserver Assad et à se "servir" d'une zone-tampon, "grâce" au Hezbollah est d'un simplisme des plus effarants, pour l'analyste qui, ici, fait parler des "opposants" : oui, mais lesquels? C'est oublier une guerre d'usure contre le Hezbollah, d'une durée de 18 ans et les 33 jours de la Guerre du Liban II, la lutte inlassable contre les réseaux de Moughniyeh à travers le monde, éventuellement son élimination en plein Damas, diversement revendiquée ou tue, la coopération avec la Colombie et les Etats-Unis en Amérique du Sud, la mobilisation du front-nord sur des décennies, surtout les précédents des guerres du Kippour contre le premier Assad, etc. Se manifeste surtout la volonté des FM de récupérer le Golan (sans frais et sans garanties de levée de toute velléité agressive déferlant depuis le µPlateau) et de poursuivre la guerre contre Israël sur toutes les frontières (Sinaï, Gaza, Golan...). Le tout, en accusant, une fois de plus, à la façon d'Al Qaeda, les Juifs et les Croisés, ici, rebaptisés "Chrétiens", Quant à Benny Gantz, s'il a manifesté un souci humanitaire envers le risque de règlements de compte inter-confessionnels, au détriment de tous les Alaouites entraînés dans la tourmente, mais pas tous en rejoignant le camp Assad, il n'a jamais proposé à Bachar Al Assad ni à son Etat-Major répressif de venir camper sur le Golan pour, un jour, espérer reprendre le contrôle de Damas. Les signes évidents du discours extrémiste sunnite se manifestent par le fait de désigner des cibles confessionnels : les Juifs, les Chrétiens, mais aussi les Druzes, incidemment les Chi'ites, largement affiliés au Hezbollah. Or, on sait, de longue date que les Druzes sont loyaux à l'Etat dans lequel ils vivent, la Syrie, pour les Druzes syriens, Israël, pour les Druzes qui y vivent. Incidemment, cet article tend à faire accroire que tous les "minoritaires" (et on ne mentionne pas les Kurdes, qui se trouvent au nord-est de la Syrie, mais manifestent une empathie inter-minoritaire à l'é&gard de l'Etat Juif) seraint ligués contre le projet de nouvel Etat Frère-Musulman et donc, suspects, voire exclus du mouvement "révolutionnaire". Pour le "prouver", l'analyste n'hésite pas à recourir aux vieilles thèses complotistes qui ont cours au Moyen-Orient : "à qui profite le crime"???? 

Si cet analyste était un peu mieux informé, il saurait, au contraire, que le Dictateur installe ses petites tranchées en construisant une forteresse dans les contreforts et montagnes du pays alaouite dans la région du nord-ouest ( Al Ansariyyah) et tente d'entraîner à sa suite toute la population de cette minorité, pour lui servir de "bouclier humain" : Assad se battra depuis une nouvelle forteresse bâtie dans la montagne si la Syrie s’engouffre dans la guerre civile ]


Quant au silence assassin de la communauté internationale à l’égard du génocide en cours, les Syriens l’attribuent à « la volonté d’Israël, particulièrement attaché à Bachar Al-Assad ». Ils affirment que « l’Etat hébreu redoute le renversement de la dictature syrienne, qui aura été son allié durant près de 50 ans. Le front du Golan est des plus calmes depuis 1973, et les Assad père et fils ont éliminé beaucoup plus de Palestiniens et d’Arabes que l’armée israélienne ».

D’ailleurs, selon le site « Beirut Observer », « l’idée du chef d’état-major de l’armée israélienne, le général Benny Gantz, d’installer les Alaouites syriens sur le Golan en cas de chute d’Assad, est doublement révélatrice. Elle confirme d’une part que les deux ennemis jurés n’étaient en fait que des alliés qui se partageaient la zone (Liban) et les tâches (éliminer des Palestiniens et contenir les sunnites) ; et d’autre part, et découlant de cette alliance, Israël veut sauver Assad et les siens pour les utiliser ultérieurement. En les installant dans le Golan, Israël aura créé une continuité territoriale entre les Alaouites et les Druzes du Plateau syrien annexé, et les Résistants chiites du Hezbollah au Liban. Ces minorités constitueront alors une zone tampon pour protéger Israël ».

Mais les opposants syriens regrettent « le choix erroné des Juifs et des Chrétiens, qui préfèrent soutenir la dictature face au mouvement irréversible de l’Histoire ». La victoire du peuple ne faisant pas de doute, du point de vue des révoltés, ces derniers estiment que « dans leur intérêt, les Juifs et les Chrétiens gagneraient à s’associer aux vainqueurs pour partager la victoire, au lieu de défendre le perdant au risque de lui disputer la défaite ».

Lire ou relire notre analyse publiée le 22 avril 2008 : Proche-Orient : si le ridicule ne tue pas, le cynisme et l’hypocrisie le peuvent. Une partie de poker menteur se joue dans la région, prenant les populations pour monnaie d’échange

Dario S.

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 14:21

De toute évidence, un parti, probablement celui du régime, -mais, pourquoi pas, les groupes d'Al Qaeda arrivés de Libye et d'Irak, en "mercenaires" des "révolutions" au profit des Frères Musulmans et des pouvoirs comme le Qatar et la Turquie, qui les financent, les arment, les entraînent, avec le consentement occidental,- cherche à tout prix à développer un "scénario à l'Irakienne".

Le stratagème semble la meilleure forme de dissuasion imaginée pour rendre toute force étrangère très réticente à entrer dans la mêlée. C'est aussi la meilleure forme de discrédit du bien-fondé de cette insurrection, comme s'en plaignent les opposants... 

Syrie : l’attentat de Damas aurait visé un car de la police et fait au moins 25 victimes

vendredi 6 janvier 2012 - 11h27
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Selon les informations en provenance de Damas, l’attentat qui a eu lieu ce matin au cœur de la capitale syrienne, dans le quartier Al-Midane, a fait des dizaines de morts et de blessés (au moins 25 morts, 46 blessés). L’attaque aurait visé un bus civil réquisitionné, comme tous les vendredis, par le régime, pour transporter les policiers et les miliciens en vue de quadriller les principales places et empêcher l’opposition de les occuper. A juste titre, les opposants syriens accusent le régime d’avoir préparé et exécuté l’attentat pour terroriser les opposants et les contraindre à rester chez eux. D’autant plus que les artères menant à Al-Midane sont étroitement surveillées par les forces de l’ordre pour empêcher tout attroupement de l’opposition. « Comment alors le prétendu kamikaze a pu échapper à cette surveillance et parvenir à sa cible », s’interrogent les opposants. Ils ajoutent que le régime dispose de centaines de cadavres d’opposants tués sous la torture et peut les utiliser à sa guise pour faire croire aux attaques suicides attribuées à l’opposition.

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 13:46

Syrie : première importante défection et risque de contagion

jeudi 5 janvier 2012 - 09h21
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Le contrôleur général des finances au niveau du gouvernement syrien et inspecteur financier au ministère de la Défense, Mahmoud Sleimane Hajj Hamad (originaire de la région de Rikka), a annoncé sa défection, hier depuis le Caire. Ce haut fonctionnaire a tenu une conférence de presse dans la capitale égyptienne, affirmant s’y être réfugié avec sa famille après avoir quitté la Syrie, sous prétexte de passer des vacances en Egypte. Rejoignant la révolution, cet inspecteur des finances a fait des révélations embarrassantes, dévoilant nominativement « des mercenaires libanais, politiques et médiatiques, payés par le régime de Bachar Al-Assad afin de le défendre. Parmi ces mercenaires figurent des proches du Hezbollah et du général Michel Aoun notamment (Rafik Nasrallah, Ali Hassan Khalil, Nasser Kandil...) ».

Mahmoud Sleimane Hajj Hamad a affirmé par ailleurs que « 80% des fonctionnaires syriens souhaitent rejoindre la révolution mais craignent la riposte du régime sur leurs familles et proches ». « Même les ministres se considèrent les otages du régime et des assignés à résidence » a-t-il précisé, avant de détailler les sommes colossales versées, hors budget, aux miliciens du Baas et aux mercenaires médiatiques du régime. L’inspecteur a conclu sur une « note pessimiste concernant les finances de l’Etat syrien, littéralement pillé par le clan au pouvoir. La Syrie vit sous perfusion financière iranienne et irakienne », a-t-il avoué.

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 10:54

Pendant ce temps, la Turquie bombarde les civils kurdes

http://www.rue89.com/2011/12/29/les-civils-premieres-victimes-du-conflit-entre-la-turquie-et-le-pkk-227922

Marie Kostrz
Journaliste Rue89
 

En décidant de bombarder le 29 décembre une zone kurde proche de la frontière irakienne, l'armée turque a confondu les 35 villageois tués dans l'opération avec des combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Les civils subissent la dégradation des relations entre l'organisation armée et laTurquie, il y a plus d'un an.

Des corps alignés et recouverts de couverture avec, autour, des habitants en pleurs : les images diffusées par les télévisions locales montrent la stupéfaction des villageois découvrant la mort de leurs proches.

Les victimes étaient originaires de la province turque de Sirnak, dans le sud-est du pays. Selon RFI, les personnes prises pour cibles seraient des trafiquants d'essence, des chemins de contrebandes étant souvent empruntés entre la Turquie et l »Irak.

Selon Reuters, la Turquie a reconnu avoir lancé l'attaque après que des drônes ont repéré un groupe d'une cinquantaine de personnes suspectés d'être du PKK :

« Elle a précisé qu'il n'y avait pas de civils dans les parages au moment de l'attaque. »

Il s'agit de l'accident le plus grave impliquant des civils dans le conflit qui oppose la turquie au mouvement séparatiste armé kurde depuis 1984.

« Le PKK a été déçu par les négociations »

Les combats entre le PKK et la Turquie se sont intensifiés depuis l'été 2010. Dernière attaque massive en date : le 18 octobre, 24 soldats turcs avaient trouvé la mort dans des attaques du PKK. Jean Marcou, chercheur, alimente régulièrement la rubrique question kurde de l'Observatoire de la vie politique turque (Ovipot). Il explique que le mouvement kurde est devenu plus agressif :

« Avant le référendum sur la constitution en 2010, il y avait des négociations entre les deux parties. Il semblerait que le PKK ait été déçu des engagements pris par la Turquie sur la question kurde et décidé de rompre la trêve qui avait été établie. »

Les bombardements turcs, qui ont pour but d'atteindre les combattants, actifs le long de la frontière turco-irakienne, se sont aussi intensifiés.

L'intervention turque, menée sur son propre sol ou en Irak, touche en premier les civils qui ne participent pas au conflit. Ils sont particulièrement nombreux en Irak. En septembre, Human Rights Watch écrivait :

« Les attaques turques et iraniennes au Kurdistan irakien ont fait au moins dix victimes civiles et déplacé des centaines d'entre eux entre le milieu de juillet 2011.

Certaines attaques ont été menées sans que des mesures suffisantes soient prises pour s'assurer d'un impact minimal sur la population. »

Des centaines de villageois déplacés

La Turquie n'est pas la seule à prendre en étau les civils avec les mouvements kurdes armés. Depuis juillet, l'Iran a lui aussi intensifié ses bombardements à la frontière irakienne pour combattre le PJAK, l'équivalent iranien du PKK créé en 2004.

Des centaines de familles ont dû être déplacées. Selon Human Rights Watch, les soldats iraniens qui ont pénétré sur le sol irakien ont détruit leurs maisons et tué leur bétail.

Le Haut commissariat des Nations unis pour les réfugiés (UNHCR) explique que le but est d'attaquer les villages pour faire pression sur le PJAK pour qu'il cesse ses attaques en Iran. Une stratégie qui n'est cependant pas nouvelle : les attaques ont commencé en avril 2010.

En août de la même année, Rana Ksaifi, employée du UNHCR à Erbil, capitale de la province autonome du Kurdistan irakien, avait recensé 620 familles irakiennes déplacées à cause des bombardements turcs et iraniens.

Le PJAK Kurde Iranien condamne les attaques et les bombardements de l’armée Turques contre les populations civiles Kurdes de la ville de Sirnak

Le PJAK Kurde Iranien condamne les attaques et les bombardements de l’armée Turques contre les populations civiles Kurdes de la ville de Sirnak .

massacre_kurde_29decembre20111.jpg?w=640Bombardements des populations Kurdes a Sirnak le 29 Décembre 2011


Région de Qendil *1 Est du Kurdistan – La coordination du Parti pour une  Vie Libre au  Kurdistan  PJAK  le groupe de résistance Kurde Iranien, a dans une déclaration écrite a fermement condamné le massacre  et les bombardement de la ville de Sirnak en Turquie et invite tous les Kurdes  a s’élever et a montrer leur objection face à une telle tragédie. Le PJAK  appelle également tout les Kurdes d’Iran, de Syrie, de Turquie et d’Irak a multiplier les actions de protestations et les manifestations, contre le régime Fasciste et impérialiste d’Erdogan et ses agressions militaires contre les populations civiles du Kurdistan

Cette  déclaration se lit comme suit:

La réponse de la nation kurde à l’occupant est  le montant de leur campagne d’oppression, nous incite à accélérer le processus de l’extension de l’unification nationale.

Dans la phase actuelle d’unité très forte  dans laquelle se trouve  la nation kurde, celle ci est susceptible   d’être une étape pour résoudre ses problème et joue un rôle important dans la démocratisation du Moyen-Orient, même si sans aucun  doute, nous devons revoir l’approche conventionnelle  de notre lutte, mais celle ci nous montre aussi  le déni  de tout respect de la vie humaine et  le désir d’assassiner et de tuer les gens de notre peuple venant de nos occupants.

Comme nous  le savons les avions de l’armée fasciste Turque conscients infligé un autre massacre dans le district de Sirnak Qilaban dans lequel ils ont tué 35 civils et les Kurdes des dizaines de blessés.

En tant coordination du Parti pour une  Vie Libre au  Kurdistan  PJAK  nous adressons nos condoléances aux  famille des victimes de la région de Sirnak et  à l’ensemble de la nation kurde. A travers l’histoire les ennemis de notre nation ont réalisés de tels actes et de telles atrocités pour tenter de terroriser notre peuple, que c’est ce qui les rend craintifs  face a la poursuite de nos  aspirations libératrices. A chaque fois  qu’ils nous ont agressés la  réponse contraire de notre nation et de notre peuple, a été l’escalade de nos campagnes de libération et  la voie vers l’extension de notre unité nationale.

Similairement face  aux  exemples  précédents, nous appellons chaque  Kurdes qu’ils  soient dans ou en dehors du pays, a  devoir  accroître leur protestations  pour faire face à une telle tragédie avec tout les moyens d’actions possibles .  Il faut que les ennemis du peuple Kurde soient bien conscients  du fait qu’en nous opprimant tous ensemble, le peuple Kurde  rendra tous leurs  plans inefficaces.

La coordination du Parti pour une  Vie Libre au  Kurdistan  PJAK30 Décembre 2011

http://www.rojhelat.info/english/taybet/1933-pjak-strongly-condemned-sirnak-massacre

Lire aussi en Anglais sur les derniers bombardements de l’armée Turque au Kurdistan contre les populations civiles

http://www.rojhelat.info/english/component/content/article/1928-36-civilian-kurds-massacred-by-turkish-warplanes-

http://www.rojhelat.info/english/taybet/1931-knk-sirnak-massacre-planned-and-coordinated-by-turkish-army-

Lire aussi en Français sur le blog de Maxime Azadi.

Bombardement turc : 35 villageois kurdes massacrés

http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-azadi/291211/bombardement-turc-35-villageois-kurdes-massacres

Notes:

*1La région montagneuse de Qendil  est celle ou sont principalement basés les Guerrilleros Kurdes Iraniens du PJAK .

alaye_pjak1.gif?w=640Soliranparis contact nomore@riseup.net

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 10:37

ACTIVISME INÉDIT REPORTAGE TELECOMIX CRÉE LA MÉMOIRE VIVE DES RÉVOLUTIONS

http://souriahouria.com

Les observateurs de la ligue arabe n’ont rien vu à Homs, épicentre la contestation en Syrie. C’est du moins ce que critiquent la France et des organisations de défense des droits humains. Arrivés lundi pour rendre compte de la situation sur place, ils ne sont restés que quelques heures à Homs pendant la journée de mercredi, la plupart du temps sous les yeux et l’encadrement attentifs de responsables syriens.

Bientôt, les internautes pourraient devenir des observateurs, grâce à un portail de vidéos créé parle collectif de hackers, Telecomix. Le groupe d’hacktivistes a déjà à son actif un coup de main à la révolution tunisienne et le rétablissement des communications et d’Internet en Egypte au plus fort de la répression. A Berlin pour le 28e Chaos Computer Congress 1 , qui rassemble bidouilleurs et autres experts en sécurité informatique, plusieurs hacktivistes du collectif ont annoncé la création du portail. Parmi eux, le jeune blondinet KheOps, qui n’hésite pas à parler à visage découvert sur les télévisions françaises :

Maintenant, on essaie de regrouper les vidéos qui sortent en les classant par lieu et date, de manière à ce que des journalistes fassent du recoupement pour savoir ce qu’il s’est passé dans la même ville sur plusieurs semaines, mois…

L’idée est de recréer une mémoire vidéo de cette révolution syrienne, mémoire déjà développée en anglais et en arabe, via un site de news from the ground mis à jour en temps réel par des agents Telecomix et des Syriens qui participent au projet. KheOps est l’un des fondateurs del’opération Syria. OpSyria, qui dure à présent depuis plus de six mois, est loin de s’enfoncer dans un rythme de routine : “Même si on a moins fait de choses spectaculaires, maintenant, il faut entretenir et créer de nouvelles choses techniques en permanence.”

Court-circuiter les espions

Des innovations qui permettent aux Syriens, chaque jour, de se connecter de manière plus sécurisée, comme l’explique KheOps :

Par exemple avec le point de sortie VPN. Il s’agit d’avoir un serveur avec une connexion correcte situé dans un pays qui ne soit pas la Syrie ou un pays ami de la Syrie, de sorte que les espions syriens n’y aient pas accès.

Grâce à ce travail quotidien, les utilisateurs syriens peuvent se connecter sur ce serveur, ce qui lui permet ensuite d’utiliser Internet sans que les services de sécurité ne s’en aperçoivent.

Quelques semaines après le début de la révolution Syrienne, les hackers de Telecomix avaient choisi de détourner les réseaux locaux pour permettre aux Syriens de faire sortir des images et des informations du pays, mais aussi d’apprendre quelques règles simples de sécurité et d’anonymat sur Internet. L’énorme prouesse technique permet aujourd’hui à des hacktivistes syriens de contourner la censure.

Infrastructure technologique

Okhin, un des Français de l’opération rappelle que les moyens du collectifs restent limités et qu’en aucun cas, ils ne remplacent les révolutionnaires :

On essaie de trouver de nouvelles façons d’aider les Syriens, de trouver de nouvelles façons de récupérer des nouvelles sur le terrain, on essaie de faire tout ce qu’on fait jusqu’à présent. On a eu juste à fournir une infrastructure technologique.

Kazakhstan, Russie, Cuba, les dictatures et les projets ne manquent pas : “On est volontaires, on fait ça sur notre temps libre, on ne peut pas sauver le monde” précise Okhin. Et de rappeler la conférence de la veille : “J’ai appris qu’en Turquie, ils commencent à s’organiser eux-mêmes, pas forcément à demander l’aide de Telecomix, mis à part un soutien technique. Pour changer les choses, ils doivent développer leurs propres clusters. 2 »

Le collectif Telecomix regroupe des hacktivistes de différentes nationalités qui vivent parfois sur des fuseaux horaires totalement différents. C’est le cas de l’imposant Américain qui se fait appeler Punkbob. Il commence de son côté, avec d’autres, à travailler sur le Kazakhstan :

L’Internet n’y est pas libre, ils ne peuvent pas se connecter aux sites qu’ils veulent. On a aussi un regard sur la Russie…


source: http://owni.fr/2011/12/30/telecomix-cree-la-memoire-vive-des-revolutions/

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Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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