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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 07:28

 

Syrie : Ankara soutiendrait l'idée d'une zone d'exclusion aérienne

 

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Reuters | 10/05/2013 | 06h48

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan soutiendrait une initiative américaine qui mettrait en place d'une zone d'exclusion aérienne au dessus de la Syrie, tout en prévenant que Damas avait déjà franchi la ligne rouge tracée par le président Barack Obama en utilisant des armes chimiques.

Une zone d'exclusion aérienne interdirait à l'armée de l'air syrienne de cibler la rébellion. L'idée a été soulevée par des membres du Congrès américain comme l'une des initiatives que les Etats-Unis pourraient promouvoir afin d'exercer une pression sur le régime de Bachar el-Assad.

"Dès le début, nous dirions oui", a dit le chef du gouvernement turc à la chaîne NBC, selon le site internet de la chaîne de télévision.

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De telles mesures supposeraient toutefois que l'armée de l'air américaine se tienne prête à frapper des cibles syriennes, voire à intervenir directement au sol avec les risques qu'une telle opération comporte en vies humaines.

De nombreux responsables politiques américains ont dit à plusieurs reprises qu'il était très peu probable que les Etats-Unis s'engagent ainsi dans un conflit qui dure depuis maintenant deux ans et dans lequel près de 70.000 personnes ont déjà trouvé la mort.

Les propos tenus par Recep Tayyip Erdogan sont toutefois de nature à accentuer la pression sur Washington.

Pour appuyer son discours, il a déclaré que Bachar el-Assad avait eu recours à des armes chimiques pour réprimer l'opposition, ce que Barack Obama avait qualifié de ligne rouge à ne pas franchir.

L'entrée en guerre des Etats-Unis en Irak en 2003, sur la foi de rapports falsifiés, incite toutefois le président américain à la prudence. Barack Obama a prévenu qu'il ne prendrait aucune décision sans preuve tangible.

"Il est clair que le régime a utilisé des armes chimiques. Selon nos services de renseignements, ils ont utilisé environ 200 missiles", a dit Recep Tayyip Erdogan.

Rien dans ses propos n'a permis de déterminer si les 200 dispositifs utilisés étaient des armes chimiques. Il a indiqué que son gouvernement n'était pas en mesure de dire s'il y avait eu un quelconque recours au gaz sarin.

Prié de dire s'il disposait de preuves d'un recours à des armes chimiques, il a répondu: "Il y a des missiles de plusieurs calibres. Et il y a des morts provoquées par ces missiles. Il y a des brûlures, vous savez, des brûlures sérieuses et des réactions chimiques."

"Et il y a des patients qui ont été amenés dans nos hôpitaux qui ont été blessés par ces armes chimiques."

Le Premier ministre turc doit rencontrer le président américain le 16 mai à Washington.

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 07:57

Les Kurdes de Syrie jouent un jeu trouble"

"Les Kurdes de Syrie jouent un jeu trouble"
© Photo AFP

Alors qu'ils tentaient de se tenir à l'écart du conflit, allant parfois jusqu'à s'allier avec le régime pour préserver leurs régions des violences, les Kurdes de Syrie semblent s'être alliés avec les rebelles par endroits.

Par Amara MAKHOUL-YATIM (texte)
http://www.france24.com/fr/20130417-kurdes-syrie-minorite-pyd-pkk-alep-cheikh-maqsoud-jeu-trouble
 

Début avril encore, le quartier de Cheikh Maqsoud, au nord d'Alep, jouissait du même calme que les villages kurdes du nord-est, seule région du nord de la Syrie où aucun tir ni explosion ne résonne, où aucun immeuble n'a été éventré par un bombardement aérien. Mais depuis une quinzaine de jours et au terme d’âpres combats, la rébellion a réussi à y prendre pied. La réaction du régime de Bachar al-Assad ne s’est pas fait attendre : depuis le 8 avril, un déluge de bombe s’abat sur Cheikh Maqsoud que la quasi-totalité de ses habitants a déserté.

"Depuis le début, le but des Kurdes est de préserver leurs zones des violences", explique Fabrice Balanche, chercheur spécialiste de la Syrie, directeur du Groupe de recherches pour la Méditerranée et le Moyen-Orient (GREMMO). "Certains ont négocié avec le régime en promettant leur soutien contre la garantie que ce dernier ne bombarderait pas leurs quartiers", poursuit-il.

"Jeu trouble"

Dans certains endroits d’Alep, les Kurdes n’avaient ainsi pas hésité à prêter main forte aux forces de Bachar al-Assad pour contrer l’avancée des rebelles. C’était le cas à Cheikh Maqsoud. Essentiellement habité par des Kurdes, le quartier qui surplombe Alep jouit d’une position stratégique. À l'été 2012, l'armée régulière s'en était même retirée, laissant aux milices kurdes du Parti de l'union démocratique (PYD) le soin d’y assurer la sécurité. Le PYD est considéré comme la branche syrienne du PKK turc. Mais la prise du quartier par les rebelles début avril semble attester d’un retournement de situation. Car selon des sources rebelles et kurdes, les milices du PYD auraient combattu aux côtés de la rébellion cette fois.

"Il y a en effet un jeu trouble de la part des Kurdes en ce moment en Syrie", observe Fabrice Balanche. "En ce moment, il semble que les Kurdes opèrent un retournement car ils croient que l’opposition va peut-être l’emporter. Ils tentent donc de lui donner des gages de bonne volonté", analyse le chercheur qui insiste sur le fait que "les Kurdes ont toujours eu leur propre agenda". Il explique que la majorité d’entre eux, qui vit dans le nord à la frontière avec la Turquie, souhaite en effet constituer un réduit kurde.

Fabrice Balanche met toutefois en garde contre le risque de tirer des conclusions hâtives. "Les Kurdes de Syrie ne parlent pas tous d’une même voix selon leur situation géographique et sont de surcroît très divisés", explique-t-il. Ainsi, si dans le nord la majorité veut l’indépendance, certains ont néanmoins rejoint la rébellion et contestent la mainmise du PYD sur leurs zones. "Ces tensions internes peuvent expliquer le tournant que constitue la prise de Cheikh Maqsoud", ajoute Fabrice Balanche. Quant à ceux qui vivent à Damas depuis plusieurs générations, ils se revendiquent d’une double identité arabo-kurde, et nombre d’entre eux ont rejoint l’opposition.

Au vu de la fragmentation de la communauté kurde, on ne peut exclure enfin les problèmes localisés. "Il y a parfois des histoires de clans, raconte encore le cherceur. Un jour, l’armée syrienne a bombardée un immeuble où vivait des Kurdes. Et on m’a raconté que cette famille en question était en conflit avec des shabihas [milices du régime, NDLR], le régime a fait cela pour soutenir ses hommes de main".

Rupture entre le régime et la minorité kurde ?

Majoritaire dans le nord-est du pays, la minorité kurde est également présente dans les grandes villes et représente environ 15% de la population du pays. À Alep, ils sont 20%. Depuis le début de la révolte il y a deux ans, ils ont tenté de garder leurs régions à l'abri des violences, interdisant aux rebelles d’y pénétrer pour éviter les bombardements de l’armée. Ainsi, à Ras el-Aïn, à l’extrémité nord-est du pays, de violents combats avaient opposé fin 2012, trois mois durant, rebelles et Kurdes quand des insurgés islamistes avaient voulu s’emparer de la ville. Une trêve avait finalement été signée en février 2013 grâce à la médiation de l’opposant Michel Kilo.

Et depuis le début du confit, le régime a de son côté cherché à s’assurer du soutien des minorités dont les Kurdes, donnant à ces derniers certains gages. Mais l’entente semble désormais révolue, du moins par endroits. "Nous sommes pour la révolution, contre le régime baasiste qui a spolié nos droits, mais nous avons adopté une tactique défensive, jamais offensive, nous ne faisons que riposter. Ce fut le cas à Cheikh Maqsoud", explique à l’AFP un cadre du PYD à Afrine, ville à majorité kurde située au nord d'Alep.

Un autre évènement récent semble en effet confirmer cela : dimanche 14 avril, un raid aérien meurtrier a été mené sur la localité kurde de Haddad, dans le nord-est du pays. Quinze personnes ont été tuées, en majorité des femmes et des enfants. Le régime syrien a mené la semaine dernière une série d'opérations militaires contre des zones rurales des environs de Kamichli, où les combats entre insurgés et soldats sont intensifiés, mais l’attaque contre Haddad est la plus meurtrière menée par l'armée syrienne contre des Kurdes depuis le début du soulèvement en mars 2011.

Selon des sources kurdes citées par Reuters, il semblerait qu'un groupe d'insurgés spécialisés dans l'attaque de puits de pétrole s'était déployé sur une colline des environs du village. Cela pourrait expliquer le bombardement, mais il semble que l’entente tacite entre régime et Kurdes soit enterrée. Le Conseil national kurde a en effet qualifié l’attaque de "grave escalade de la part du régime".

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 07:34

 

 

Raid israélien en Syrie : l’État hébreu cherche à consolider sa position

 

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Philippe Abi-Akl | 09/05/2013

L’ÉCLAIRAGE

Les récents raids israéliens en Syrie ont modifié la donne dans ce pays, notamment en imposant de nouvelles équations susceptibles d’accélérer la recherche des solutions pacifiques à la crise, d’autant qu’il s’est avéré qu’aucun des protagonistes n’a réussi à ce jour à marquer une victoire militaire l’habilitant à imposer une solution sur le terrain.

 

Ce qui se passe actuellement en Syrie se résume à une bataille de mouvements et une guerre d’usure entre les forces du régime et celles de l’opposition.


Les raids israéliens ont visé, selon les informations qui ont filtré à la presse, des dépôts d’armes sophistiquées en provenance d’Iran, notamment des missiles d’une portée de 1 000 km. C’est ce qui fait dire à un diplomate que ces raids ont visé le Hezbollah et ses armes, et non pas la Syrie. Une thèse confortée par les propos d’un responsable israélien qui a déclaré que l’État hébreu refuse de s’ingérer dans les affaires syriennes et dans la bataille en cours, soulignant que les raids ont ciblé des centres et des dépôts relevant du parti chiite pour l’empêcher de s’approvisionner en missiles ainsi qu’en armes chimiques.

 

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L’attaque israélienne survient après que l’État hébreu ait abattu un drone dont l’identité n’a pas encore été précisée. Elle visait des plates-formes d’extraction de gaz et des réserves de pétrole, comme l’ont relevé les médias israéliens qui, après avoir accusé le Hezbollah d’être derrière l’envoi du drone, ont rectifié le tir par la suite sans réussir à identifier son origine.

 


Les raids ont en outre coïncidé avec le début des pourparlers américano-russes à Moscou où vient d’avoir lieu la rencontre entre le secrétaire d’État américain et son homologue russe pour discuter de la situation en Syrie et sonder l’avis des Russes sur la dernière solution proposée par l’administration US à ce sujet. Celle-ci se fonde principalement sur l’accord de Genève avec quelques modifications.


Certains milieux politiques ont d’ailleurs estimé que le raid israélien constitue une mesure habilitant les États-Unis à exercer des pressions sur la communauté internationale pour l’inciter à adopter la solution proposée tout en brandissant le spectre de l’élargissement du conflit à l’ensemble de la région, pouvant entraîner une guerre initiée par Israël. Le raid est également survenu à la veille de la réunion à la mi-mai des cinq plus un, en présence de l’Iran pour poursuivre les négociations autour du dossier nucléaire.


Évoquant les gains escomptés par l’attaque israélienne, un observateur croit savoir que l’État hébreu a voulu envoyer un message clair signifiant qu’il ne permettra pas l’installation de missiles de longue portée à sa frontière. Le raid dévoile en outre l’obsession que développe actuellement Israël à l’égard des armes chimiques et la crainte qu’elles puissent finir entre les mains du parti chiite. L’opération lancée en Syrie avait d’ailleurs été préparée à la suite d’informations ayant circulé sur l’utilisation d’armes chimiques dans les affrontements entre le régime et l’opposition, certains milieux politiques ayant laissé entendre que c’est le régime qui aurait eu recours à ce type d’armement et qu’il n’aurait par conséquent aucune objection à en fournir au Hezbollah.


La question reste de savoir quelles seront les répercussions de cette attaque et quel sera le timing choisi par Damas pour une éventuelle riposte. Selon un observateur, cette initiative israélienne avait pour but de mettre dans l’embarras le régime syrien et ses alliés au Liban et dans la région. Damas n’a d’ailleurs pas attendu pour répondre en claironnant que personne ne pourra entraîner la Syrie dans une confrontation et qu’il reviendra au régime de décider du timing et du lieu de la bataille à venir. Pour l’instant, le régime reste préoccupé par la guerre qu’il mène à l’intérieur contre les rebelles. Il pourrait d’ailleurs déléguer une tierce partie à laquelle il confierait la tâche de la riposte lorsque viendra le moment propice. C’est en prélude à un tel scénario que l’État hébreu a récemment mobilisé ses forces à la frontière nord en rappelant les réservistes de l’armée.


Selon certains milieux politiques qui ont constaté une réactivation par la Syrie du front du Golan, la riposte pour laquelle optera le régime syrien ne sera probablement pas classique, soulignant que ce dernier jouera sur l’effet de surprise et qu’il lui reviendra donc de décider du timing et du lieu de son offensive.


Pour les milieux diplomatiques occidentaux, le raid israélien représente une nouvelle donne par rapport aux récents développements dans la région, par laquelle l’État hébreu cherche à marquer de nouveaux points et progresser de manière à conforter sa position dans les négociations, surtout après les pressions exercées par l’administration US pour le contraindre à reprendre les pourparlers avec les Palestiniens.


Un rapport diplomatique précise à ce propos qu’Israël cherche en réalité à mettre à profit le temps mort imposé par l’avènement du printemps arabe et l’absence de solidarité dans la région, en œuvrant à consolider sa position et à se protéger tout en se prémunissant contre tout éventuel danger auquel il pourrait faire face.

 

 

Lire aussi

« C’est surtout de la position définitive d’Israël que dépendra le sort du régime syrien »


Les quatre raids qui ont failli provoquer une guerre généralisée, l'éclairage de Scarlett Haddad

 

Eclairage

"Avec ses frappes, Israël ne s'attaque pas à Assad mais au Hezbollah et à l'Iran"

 

Repère

Israël/Syrie : les relations depuis 2000

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 17:55

 

Ankara accuse : Assad est passé au plan B, l'"épuration ethnique"

 

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OLJ/Agences | 08/05/2013


"Avec chaque martyr qui tombe, notre révolution se renforce", peut-on lire sur cette pancarte brandie lors d'une manifestation anti-Assad dans une province d'Alep. Photo Facebook

CONFLIT 

"C'est un jeu très dangereux, cela peut semer la confusion au Liban", avertit Davutoglu.



Le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu a accusé mercredi le président syrien Bachar el-Assad d'être passé au "plan B" dans sa lutte contre les rebelles, l'"épuration ethnique" de certaines régions de Syrie.

 

"Je l'ai expliqué à Kerry : le grand massacre de Banias est une nouvelle étape dans les attaques menées par le régime" de Damas, a déclaré au quotidien turc Hürriyet M. Davutoglu, relatant une récente conversation téléphonique avec son homologue américain John Kerry.

"Ce qui nous inquiète dans l'affaire de Banias, c'est le passage à une stratégie d'épuration ethnique d'une certaine région dès lors que le contrôle de l'ensemble du pays n'est plus possible", a poursuivi le ministre.

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(Lire aussi : Internet : Damas fait le coup de la panne)

 

Au moins 62 corps ont été découverts samedi dans un quartier de Banias, dans l'ouest syrien, pris d'assaut la veille par les forces du régime de Damas, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). L'OSDH a affirmé que les forces supplétives de l'armée, et notamment des chabbihas (milices favorables au régime), avaient "tué par balle, poignardé ou brûlé" ces personnes.

 

L'opposition syrienne a estimé que la multiplication de ces atrocités relevait du "nettoyage ethnique" à l'encontre des sunnites dans cette région alaouite, la religion du président Assad.

Les sunnites ne sont que 10% à l'échelle de la province de Tartous, dont fait partie Banias, contre 80% d'alaouites.

 

"Ce plan B, c'est une stratégie fondée sur l'ouverture d'une zone et d'un corridor pour une certaine confession, en lien avec un affrontement interconfessionnel", a ajouté M. Davutoglu. Ce corridor relierait selon lui les zones de peuplement alaouite de l'ouest de la Syrie à Homs (centre), sur la route de Damas, en longeant la frontière libanaise.

"C'est un jeu très dangereux", a prévenu le ministre, "cela peut semer la confusion au Liban, cela peut créer une culture de la revanche chez les sunnites", qui représentent 80% de la population syrienne et sont largement majoritaires chez les rebelles.

 

 

Accord russo-américain

Sur le plan diplomatique, le médiateur international Lakhdar Brahimi a salué mercredi comme un "premier pas très important" le fait que Moscou et Washington se sont mis d'accord pour inciter le régime et les rebelles à trouver une solution au conflit qui ensanglante la Syrie.

 

Evoquant l'entente entre les Etats-Unis et la Russie sur la Syrie annoncée mardi, M. Brahimi a souligné qu'il s'agissait de "la première information optimiste depuis très longtemps", selon un communiqué de son bureau. Il a néanmoins ajouté qu'il ne s'agissait "que d'un premier pas".

 

 

La Russie et les Etats-Unis se sont entendus à Moscou pour inciter le régime syrien et les rebelles à trouver une "solution politique" au conflit, et pour encourager la tenue "au plus vite" d'une conférence internationale sur la Syrie. Cette annonce a été faite après que le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'est entretenu pendant plusieurs heures avec le président russe Vladimir Poutine, puis avec le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov jusque tard dans la soirée.

"Nous pensons que le communiqué de Genève est la voie à suivre pour mettre fin à l'effusion de sang", a déclaré M. Kerry. Cet accord, conclu le 30 juin par les grandes puissances mais jamais appliqué, prévoit une transition en Syrie, sans se prononcer sur le sort du président Bachar el-Assad. M. Lavrov a de son côté réaffirmé que le départ de M. Assad - réclamé avec insistance par les Occidentaux - ne devait pas être une condition préalable à des pourparlers de paix, tout en insistant sur le fait que Moscou ne l'encourageait pas à rester au pouvoir.

 

L'opposition syrienne a, de son côté, mis en doute l’accord russo-américain, craignant de voir émerger une proposition diplomatique selon laquelle elle devrait accepter Assad et ses proches comme dirigeants d'un futur gouvernement de transition. "Avant de prendre une quelconque décision, nous devons savoir quel sera le rôle d'Assad. Ce point a été laissé dans le flou de manière intentionnelle, selon nous, afin d'amener l'opposition à des négociations avant qu'une décision soit prise", a dit Samir Nachar, membre de la Coalition nationale syrienne (CNS). "Aucune position officielle n'a été adoptée mais je pense que l'opposition jugera impossible de discuter d'un gouvernement dont Assad serait toujours le chef", a-t-il dit lors d'une conversation téléphonique depuis Istanbul.

 

 

(Lire aussi : « C’est surtout de la position définitive d’Israël que dépendra le sort du régime syrien »)

 

 

Un avion abattu au-dessus d'Alep

Sur le terrain, les rebelles syriens ont abattu mercredi un avion de chasse de l'armée qui pilonnait un secteur près de l'aéroport militaire de Mennegh dans la province d'Alep (nord), a rapporté l’OSDH. "Le sort du pilote reste inconnu", a ajouté l’ONG.

Des violents combats se sont par ailleurs produits mercredi près de l'aéroport international d'Alep -fermé depuis janvier- et celui de Nairab, a poursuivi l'OSDH.

 

 

L'ONU tentait, de son côté, d'obtenir la libération de quatre observateurs philippins de la FNUOD (Force de l'observation du désengagement sur le Golan) capturés mardi par un groupe armé. Ces observateurs ont été capturés mardi par un groupe armé alors qu'ils patrouillaient au Golan, dans la zone-tampon entre Israël et la Syrie. Ils ont été capturés près de la localité de Al-Jamlah, a précisé la porte-parole de l’ONU, Joséphine Guerrero.

 

Sur leur page Facebook, les rebelles de la "brigade des martyrs de Yarmouk" affirment avoir pris ces casques bleus au moment où des violents combats se déroulent dans la région, lors d'une "opération pour (les) protéger" des bombardements et des combats. La page montre la photo des quatre hommes portant des gilets pare-balles bleus, dont trois avec l'inscription "UN" et "Philippines".

 

La FNUOD est chargée depuis 1974 de faire respecter un cessez-le-feu sur le plateau du Golan, région du sud-ouest de la Syrie occupée en grande partie par Israël.

 

 

Lire aussi

Les quatre raids qui ont failli provoquer une guerre généralisée,l'éclairage de Scarlett Haddad

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 09:20

 

 

s-300 russe (Copier)

 

Système anti-missiles aériens S-300 russe

 

 

Les contre-coups diplomatiques négatifs poursuivent Israël, au décours des attaques de son armée de l’air en Syrie. En premier lieu, elles sont perçues comme ne devant avoir aucun effet global sur la réussite de l’intervention militaire du Hezbollah aux côtés du régime Assad, dans la guerre syrienne. En second lieu, le Premier Ministre israélien Binyamin Netanyahou, alors à Shangaï, s’est fait taillé une veste par le Président Vladimir Poutine, lundi 6 mai, avertissant que la Russie ne tolérerait plus d’autres attaques contre Damas et répliquerait. Poutine n’a pas dit comment, mais il a, effectivement, annoncé qu’il a ordonné l’accélération de la fourniture d’armements hautement avancés à la Syrie.

 


Les sources militaires de Debkafile dévoilent que le dirigeant russe faisait référence aux systèmes anti-aériens S-300 et aux missiles sol-sol à capacité nucléaire 9K720 Iskander (que l’OTAN désigne comme SS-26 Stone), qui sont suffisamment précis pour frapper une cible dans un rayon de moins de 5 à 7 m, à une distance de 280 kms.

 

 

Au cours de son appel téléphonique à Netanyahou, le dirigeant russe a dit ses quatre vérités, à propos de sa détermination de ne pas permettre aux Etats-Unis, à Israël ni à aucune force régionale (c’est-à-dire à la Turquie et au Qatar) de renverser le Président Bachar al Assad. Il a conseillé au Premier Ministre de bien garder ceci à l’esprit.

 

 

Nos sources ajoutent : puisque des équipes de la défense anti-aérienne syrienne se sont déjà entraînées en Russie, à la manipulation des batteries d’interception S-300, elles peuvent entrer en service aussi tôt qu’elles atterrissent, convoyées par l’un des transports aériens quotidiens russes en Syrie. Des responsables de la défense anti-aérienne russe superviseront leur déploiement et les prépareront à devenir opérationnelles. Moscou réplique, non seulement, aux opérations aériennes israéliennes contre la Syrie, mais par anticipation de la décision, encore suspendue, de l’Administration Obama d’envoyer de premières cargaisons d’armes aux rebelles syriens.

 

 

Les agences de renseignement à Moscou et au Moyen-Orient tiennent pour acquis qu’au moment où Washington rendra sa décision publique, certaines des factions rebelles syriennes auront déjà reçu des armes américaines. Le fait que cette mesure soit déjà en cours, est devenu manifeste par l’introduction, lundi, d’un texte de loi proposé par Bob Menendez, président de la Commission des affaires étrangères du Sénat, qui autorise les Etats-Unis à fournir des armes et un entraînement militaire aux rebelles syriens. Les instructeurs militaires américains travaillent avec les rebelles syriens dans des camps d’entraînement en Jordanie et en Turquie, depuis plusieurs mois déjà. Aussi ils n’attendent plus que la décision de Washington pour se voir remettre des armes entre les mains.

 

 

Le message de Poutine à Netanyahou était destiné à atteindre un plus large auditoire que seulement Jérusalem, dont Barack Obama à Washington et le Président Xi Jinping à Pékin, en prévision des discussions de Netanyahou avec lui, mardi. Par conséquent, lorsque le Secrétaire d’Etat américain John Kerry a atterri à Moscou, ce même jour, dans une énième tentative visant à « combler le fossé » entre leurs gouvernements respectifs, sur le conflit syrien, il avait été précédé par un tir de barrages fait de condamnations des frappes aériennes d’Israël à Damas « comme représentant une menace pour la stabilité régionale », un avertissement psychorigide à « l’Ouest », de la part du Ministère russe des affaires étrangères, pour qu’il mette un terme « à la politisation du problème des armes chimiques en Syrie » et « la préoccupation de Moscou que l’opinion publique internationale soit préparée à une éventuelle intervention militaire étrangère ».

 

En d’autres termes, le dirigeant russe a rejeté par avance et des deux mains, toute tentative américaine d’utiliser les frappes aériennes israéliennes comme un levier en vue d’un accord avec Moscou pour mettre fin à la guerre syrienne. Les livraisons d’armes américaines aux rebelles seraient, en outre, contrecarrées par un renforcement de fournitures d’armes au régime Assad, que Poutine est totalement engagé à préserver.

 

Kerry prévoyait des rencontres face-à-face, mardi, avec les responsables russes, centrées principalement sur la Syrie, mais aussi recouvrant le point de vue russe sur les attentats de Boston, et un espoir de coopération concernant les problèmes posés par les visées nucléaires de l’Iran et de la Corée du Nord.

 

 

La façon du gouvernement chinois de battre froid Israël s’est exposée moins directement qu’à Moscou, mais non moins fermement. Le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas était invité à se rendre en visite à Pékin et à rencontrer le Président Xi, deux jours avant que le Premier Ministre n’arrive dans la capitale chinoise, mardi, dans le but d’entamer la partie officielle de sa visite. Le Président chinois a dévoilé son plan de paix, avant sa rencontre avec le Premier Ministre israélien.

 

 

Ce plan insiste, comme un point crucial en vue d’un accord, sur le droit des Palestiniens à un état sur la base des “frontières” mythiques de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale. Il adopte aussi les préconditions d’Abbas en vue des pourparlers, comprenant un arrêt des activités dans les implantations, la fin du blocus de Gaza et « une gestion appropriée » de la question des prisonniers palestiniens. De toute évidence, le Premier Ministre Netanyahou aurait été bien avisé de reporter sa visite en Chine, plutôt que de l’entreprendre, tant que les frappes des forces aériennes d’Israël continueront de se répercuter à Damas. En restant chez lui, il aurait affiché une posture plus ferme et constante aux commandes.

 

 

Et, après s’être envolé, il aurait mieux fait de ne pas commencer par traîner durant deux jours à Shangaï. Cela a offert l’occasion au dirigeant russe de le prendre à contre-pied et de lui administrer une forte rebuffade publique, en pesant lourdement sur l’agenda des pourparlers à venir avec les dirigeants chinois.

 

DEBKAfile  Reportage Spécial 7 mai 2013, 2:19 PM (IDT)

http://debka.com/article/22957/US-to-arm-Syrian-rebels-Putin%E2%80%99s-rebuke-Chinese-%E2%80%9Cpeace-plan%E2%80%9D-mar-Netanyahu%E2%80%99s-Chinese-trip-

 

Adaptation : Marc Brzustowski

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 07:27

 

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« C’est surtout de la position définitive d’Israël que dépendra le sort du régime syrien »

 

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Karine JAMMAL | 08/05/2013


Des soldats israéliens au repos après l’entraînement, hier, sur les hauteurs du Golan. Menahem Kahana/AFP
Des soldats israéliens au repos après l’entraînement, hier, sur les hauteurs du Golan. Menahem Kahana/AFP
ENTRETIEN Trois questions à Karim Émile Bitar, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques.

Alors qu’Israël répétait sans cesse qu’il n’allait pas s’impliquer dans le conflit syrien, pourquoi avoir procédé maintenant à trois raids ?
Au-delà de la volonté de frapper les canaux d’approvisionnement du Hezbollah et de l’empêcher de profiter du désordre syrien pour renforcer son arsenal, Israël cherche à définir de nouvelles règles du jeu dans un ordre régional chaotique marqué par des risques accrus de somalisation de la Syrie. Il s’agit de frapper le corridor logistique Iran-Syrie-Hezbollah. Israël craint particulièrement que des missiles balistiques de type Scud D ne tombent entre les mains du Hezbollah. Ces missiles sont similaires aux Scud russes et ont été développés par la Syrie avec financement iranien. Selon les experts militaires israéliens, les missiles de longue portée inquiètent Israël car le Hezbollah ne serait pas obligé de s’en servir à partir du Liban-Sud, mais pourrait par exemple les lancer à partir de la Békaa et toucher des cibles lointaines dans le sud d’Israël. Un autre type d’armement qu’Israël ne souhaite pas voir tomber entre les mains du Hezbollah sont les missiles sol-air SA-17 fournis par la Russie à la Syrie. Ces missiles, très furtifs et difficiles à détecter, rendraient plus compliquée une invasion israélienne du territoire libanais. Le Hezbollah espère également obtenir des missiles Yakhont, capables de frapper les navires de guerre israéliens, et qui pourraient également atteindre des installations gazières.


Ces frappes constituent donc d’abord un message envoyé à l’Iran pour lui rappeler les lignes rouges israéliennes et privilégier la fermeté à l’heure où les États-Unis sont accusés de pusillanimité. Indirectement, les attaques israéliennes envoient également un signal aux États-Unis, en venant rappeler que les défenses antiaériennes syriennes, fournies par la Russie et qu’on disait très efficaces, ne sont pas aussi redoutables qu’on le pensait. Cela vient apporter du grain à moudre aux faucons américains comme Lindsey Graham ou John McCain qui souhaitent que les États-Unis mènent eux-mêmes des attaques de ce type. À ce stade, ces deux derniers sénateurs n’ont réussi à convaincre ni le Congrès ni l’opinion publique américaine, essentiellement parce que leur parole est démonétisée suite au fiasco irakien dont ils sont en partie responsables. Simultanément, Israël s’est rabiboché avec la Turquie, a renforcé ses liens avec les services de renseignements turcs et les a incités à garder l’œil sur les mouvances jihadistes sunnites de plus en en plus autonomes dans le nord du territoire syrien.

 

 

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Après les raids israéliens, pensez-vous qu’il y a un danger croissant de « régionalisation » du conflit ? Selon vous, le Hezbollah ripostera-t-il ?
À ce stade, le régime syrien incitera probablement le Hezbollah à la retenue. La priorité de Bachar el-Assad est de mater les rebelles et sûrement pas de faire la guerre à Israël. La Syrie a déjà été frappée 12 fois par Israël depuis 2003, et à chaque attaque, elle s’est contentée de publier un de ces fameux communiqués disant qu’elle choisirait « le lieu et l’heure » de la riposte.
Quant au risque de régionalisation du conflit, il est désormais très clair et le scénario catastrophe, celui d’un affrontement sunnito-chiite qui embraserait la région de l’Irak jusqu’au Liban, ne peut plus être écarté. M. Assad profite de la tournure confessionnelle que prend le conflit. C’est essentiellement cette dimension qui rendrait très périlleuse une intervention occidentale.

 

 


Pour le Hezbollah, qui compte sur Damas tant comme voie d’approvisionnement en armes que comme soutien régional, la chute du régime de Bachar el-Assad serait désastreux. Idem pour l’Iran. Avec des enjeux aussi importants, pourquoi est-ce que les acteurs régionaux n’ont pas d’autre choix que d’admettre leurs ingérences ?
En effet, toutes les cartes sont désormais sur la table, les positions des uns et des autres sont connues et les ingérences ne sont plus cachées. La position de l’Iran et celle des puissances du Golfe et de la Turquie sont désormais très claires. Il restait une ambiguïté, qui est en passe d’être levée, c’est celle de l’attitude d’Israël.
Il faut rappeler que la position israélienne vis-à-vis du régime syrien a quelque peu évolué durant les dernières années. Pendant longtemps, les régimes des Assad père et fils ont été pour les Israéliens un moindre mal, le « devil we know », ou encore, le « dictateur préféré d’Israël » pour reprendre le titre d’un article de Haaretz. En effet, la frontière israélo-syrienne est restée remarquablement calme pendant 40 ans, et même aujourd’hui, le Golan est paradoxalement le coin le plus sécurisé en Syrie. Dans ses Mémoires, Ariel Sharon disait ouvertement qu’il préférait le pouvoir baassiste à celui des Frères musulmans syriens. Cela dit, la position d’Israël a quelque peu évolué durant les dernières années, notamment suite à la guerre de juillet 2006, puisque Israël est arrivé à la conclusion que c’était grâce au soutien syrien que le Hezbollah avait pu résister.


Par ailleurs, au fur et à mesure que l’Iran devenait pour Israël l’ennemi n° 1, le régime syrien, en tant que principal allié arabe de l’Iran, devenait problématique pour Israël. Finalement, Israël a pu arriver à la conclusion que le courant des Frères musulmans pouvait être « géré », et que, grâce aux pressions des États-Unis et du Qatar, les Frères respecteraient le statu quo, comme ce fut le cas pendant la dernière guerre de Gaza.
Tous ces éléments contradictoires permettent de comprendre l’ambiguïté du positionnement d’Israël par rapport à la révolution syrienne, et la relative passivité qui a pu être celle d’Israël durant les deux premières années de la révolution syrienne. Il y a toujours deux écoles de pensée dans les milieux pro-israéliens concernant le régime syrien. L’une, représentée par le très radical Daniel Pipes, qui a écrit récemment un article d’un effroyable cynisme appelant à soutenir Bachar el-Assad et tout faire pour prolonger la guerre en Syrie, l’autre, représentée par certains congressistes proches d’Israël, qui souhaite au contraire faire tomber M. Assad. Même au sein de l’état-major israélien, il y a deux courants. C’est un vrai dilemme de type Catch 22, et il y a des scénarios négatifs pour Israël dans les deux cas de figure. Mais c’est en grande partie de la position définitive qu’adoptera Israël que dépendra le sort du régime syrien.

 

 

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 07:17

Syrie : mort probable du directeur de la prison de Sednaya

mardi 7 mai 2013 - 22h47
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Selon l’opposition syrienne, citée à l’instant par la télévision « Al Arabiya », le directeur de la très sinistre prison de Sednaya, au nord de Damas, a été tué, et son adjoint a été capturé par l’Armée syrienne libre. La prison de Sednaya a connu ces dernières semaines une multitude d’exécution de prisonniers. En 2008, plusieurs dizaines de détenus avaient aussi été éliminés. L’ASL accentue ses pressions et enregistre d’importants succès dans le Sud (Deraa, Quneitra), dans le Nord (Alep, Deir Ez-Zor) et dans le Centre (Damas et sa banlieue), alors que le régime poursuit sa purification confessionnelle à Homs, Al-Qusseyr et Banyas. Plus de 700 morts ont été recensés dans les massacres commis à Baïda (Banyas) depuis jeudi dernier. Notons que le chef d’état-major des armées américaines, le général Ray Odierno, a admis à Washington que « la question n’est désormais plus de savoir si les rebelles syriens vont vaincre le régime, mais quand est-ce qu’ils déclarent leur victoire ? »

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 22:59

 

Damas menace Israël d'une riposte, des dizaines de soldats tués dans le raid

 

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OLJ/AFP | 06/05/2013

Entrainement militaire de soldats israéliens sur la partie occupée du plateau du Golan, à la frontière de la Syrie, le 6 mai 2013. REUTERS/Baz Ratner
Entrainement militaire de soldats israéliens sur le plateau du Golan, à la frontière de la Syrie, le 6 mai 2013. REUTERS/Baz Ratner

SYRIE Poutine s'entretient au téléphone avec Netanyahu ; Riyad demande à l'ONU d'agir.

 

Le régime syrien, embourbé dans une guerre avec une rébellion voulant sa chute, a menacé lundi Israël de riposter à ses raids aériens contre des positions militaires vendredi et dimanche près de Damas. Dans un nouveau bilan du raid de dimanche, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a fait état d'au moins 42 soldats syriens tués et précisé que le sort d'une centaine d'autres restait inconnu.


"La Syrie répondra à l'agression israélienne mais choisira le moment pour le faire. Cela ne se produira peut-être pas immédiatement car Israël est en état d'alerte", a affirmé à l'AFP un responsable syrien joint à Damas depuis Beyrouth. "Nous allons attendre mais nous répondrons".
La veille, le pouvoir avait averti que cette "agression" ouvrait la porte à toutes les options et la télévision d'Etat avait prévenu que "les missiles sont prêts pour frapper des cibles précises".

 


Craignant d'éventuelles représailles, Israël a annoncé le déploiement de deux batteries anti-missiles dans le nord de son territoire, ordonné la fermeture de l'espace aérien dans cette zone jusqu'à lundi soir et renforcé la sécurité autour de ses ambassades.


Un responsable israélien a affirmé que les frappes avaient visé des dépôts d'armes iraniennes destinées au Hezbollah, assurant que son pays ne permettrait aucun transfert d'armes au mouvement libanais contre lequel Israël a mené une guerre en 2006 sans parvenir à le faire plier. Mais Téhéran a nié la présence d'armes iraniennes sur ces sites et prévenu que ces raids provoqueraient "des événements graves dans la région desquels les Etats-Unis et le régime sioniste ne sortiront pas gagnants".
Le 30 avril déjà, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dont les hommes combattent aux côtés de l'armée syrienne, avait averti que son mouvement et l'Iran ne permettraient pas que le régime Assad tombe.

 

 

Israël "ne vise pas le régime..."

Depuis le début du conflit déclenché en mars 2011 avec la répression par le régime d'un mouvement de contestation pacifique devenu rébellion, Israël a mené trois raids près de Damas, le 30 janvier et les 3 et 5 mai.
Celui du 5 mai a touché un centre de recherches scientifiques à Jamraya, déjà visé le 30 janvier, ainsi qu'un dépôt de munitions et une unité de la défense anti-aérienne, selon une source diplomatique à Beyrouth. Celui du 3 mai a visé des armes russes entreposées à l'aéroport de Damas, d'après cette source.
Samedi, Washington avait jugé "justifié" que son allié israélien cherche à "se protéger contre le transfert d'armes sophistiquées à des organisations terroristes comme le Hezbollah".

 

Pour Damas, ces raids prouvent que les rebelles sont "les outils d'Israël à l'intérieur" du pays. Et "la communauté internationale doit savoir que la situation dans la région est devenue plus dangereuse après l'agression", a déclaré ce week-end le ministre de l'Information Omrane al-Zohbi. Dans sa lettre à l'ONU, Damas a accusé l'État hébreu d'appuyer les rebelles, notamment le Front Al-Nosra, branche syrienne d'el-Qaëda.

 

(Eclairage : Entre Assad et les rebelles, Israël à la recherche du moindre mal)


 

Israël a rejeté cette accusation affirmant ne pas souhaiter prendre partie dans la guerre civile qui se poursuit en Syrie.

Le gouvernement israélien souhaite "éviter un accroissement des tensions avec la Syrie en précisant que si des actions sont menées, elles visent seulement le Hezbollah et non le régime syrien", a déclaré le député israélien Tzacho Hanegbi, proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu. Selon le journal Yedioth Ahronot, premier quotidien israélien, le gouvernement Netanyahu a informé les autorités syriennes via des voies diplomatiques de son intention de ne pas s'ingérer dans le conflit.

 

 

Risques de propagation 
Raids, menaces et éventuelles représailles risquent de marquer un tournant dans le conflit syrien qui a déjà débordé avec des affrontements aux frontières et des centaines de milliers de Syriens ayant trouvé refuge dans les pays voisins.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, "très préoccupé", a appelé "toutes les parties à faire preuve du maximum de retenue et à agir de manière responsable pour éviter une escalade de ce qui est déjà un conflit dévastateur".

L'Arabie saoudite a pour sa part demandé lundi aux Nations unies d'agir pour mettre fin aux attaques israéliennes contre la Syrie, a rapporté l'agence officielle Spa. Qualifiant ces raids de "violations graves de la souveraineté d'un pays membre de la Ligue arabe", le Conseil des ministres saoudien, a exhorté, lors d'une réunion ordinaire, le Conseil de sécurité à agir pour prévenir leur répétition.

 

(Lire aussi : Face au conflit syrien, Brahimi "a le sentiment d'être devenu inutile")

 

Le président russe Vladimir Poutine s'est de son côté entretenu par téléphone avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation en Syrie, a annoncé lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
Il n'a pas donné plus de détails sur la teneur de la conversation entre les deux hommes.
Un peu plus tôt lundi, le ministère russe des Affaires étrangères s'est dit "très préoccupé" par les raids israéliens menés près de Damas, estimant qu'ils pourraient provoquer une escalade des tensions dans la région.
"Un renforcement de la confrontation armée augmente considérablement le risque d'apparition de foyers de tension" dans les pays voisins de Syrie, notamment au Liban, a déclaré la diplomatie russe dans un communiqué.

L'Union européenne a aussi dit redouter la propagation du conflit "au-delà du territoire actuel", appelant "toutes les parties" à "ne pas mettre à mal la stabilité déjà très très précaire de la région".



 

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 07:52

Les rebelles syriens auraient utilisé du gaz sarin, selon Carla Del Ponte

 

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OLJ/Agences | 06/05/2013

Abou Tarek, 74 ans, un officier de l'armée syrienne à la retraite, désormais membre d'une brigade rebelle, prépare son propre masque à gaz, assemblage d'une morceau de bouteille d'eau, de charbon, de coton, de gaz, de carton... AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA
Abou Tarek, 74 ans, un officier de l'armée syrienne à la retraite, désormais membre d'une brigade rebelle, prépare son propre masque à gaz, assemblage d'une morceau de bouteille d'eau, de charbon, de coton, de gaz, de carton... AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA
CRISE Neutraliser des armes chimiques est un véritable casse-tête, avertissent les experts.

Des enquêteurs des Nations unies ont réuni des témoignages selon lesquels des insurgés syriens se sont servis de gaz sarin, un agent neurotoxique interdit par le droit international, a déclaré dimanche la magistrate suisse Carla Del Ponte.

"Nos enquêteurs se sont rendus dans des pays voisins (de la Syrie) pour interviewer des victimes, des médecins et du personnel médical et, selon leur rapport la semaine dernière, il existe des suspicions fortes et concrètes, mais pas encore de preuve incontestable, de l'emploi de gaz sarin, sur la base de la manière dont ces victimes ont été soignées", a dit Mme Del Ponte, membre de la commission d'enquête indépendante de l'Onu sur les violences en Syrie. Le gaz a été "utilisé par les rebelles, pas par les autorités gouvernementales", a-t-elle insisté.

 

Interrogée par la télévision suisse, Carla Del Ponte a précisé que les investigations menées jusque là ne permettaient pas de conclure que les forces gouvernementales syriennes ont elles aussi employé des armes chimiques.

 

L'ancienne procureur générale du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) n'a pas donné de détails sur les circonstances dans lesquelles des rebelles syriens auraient employé du gaz sarin.

 

Le régime de Bachar el-Assad et les rebelles se sont mutuellement accuséd'avoir employé des armes chimiques à trois reprises, en décembre près de Homs puis en mars près d'Alep et de Damas.

 

Les Etats-Unis, où Barack Obama a fait de l'utilisation d'armes chimiques une "ligne rouge" dans le conflit syrien, ont déclaré pour leur part être parvenu à la conclusion "avec différents degrés de certitude" que les forces gouvernementales syriennes avaient utilisé du gaz sarin contre leur propre peuple. Mardi dernier, Barack Obama a toutefois déclaré que si les Etats-Unis avaient des preuves que des armes chimiques ont bien été utilisées en Syrie, ils ne savaient "pas comment elles ont été utilisées, quand elles ont été utilisées, ni qui les a utilisées".

 

(Pour mémoire : Washington reste prudent sur les armes chimiques syriennes)

 

Le président américain a également affirmé ne pas prévoir a priori d'envoyer des soldats américains sur le territoire syrien s'il était prouvé que le régime avait eu recours à son stock d'armes chimiques.

 

Lundi, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a indiqué qu’il y "avait un faisceau d’indices" de l’utilisation par les forces d’Assad d’armes chimiques. Ila également souligné que Paris a demandé avec les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le Canada une enquête sur le sujet. "On enquête pour savoir si ces faisceaux d'indices sont des preuves", a-t-il déclaré.

 

 

Neutralisation

L'éventuelle neutralisation de l'arsenal chimique syrien suppose l'envoi d'une importante force militaire au sol ou des bombardements aériens aux conséquences incertaines, mais implique avant tout de disposer de renseignements fiables et complets, s'accordent à dire les experts.

 

"La première chose à faire est de savoir où les armes chimiques sont stockées et où se trouvent les sites de production. Ca semble évident mais ce n'est pas facile", assure David Kay, expert au Potomac Institute. Et selon cet ancien chef des inspecteurs de l'ONU en Irak, "plus le pays s'enfonce dans le chaos, plus cela devient compliqué".

Le plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey, l'a reconnu devant le Sénat: sécuriser les armes chimiques syriennes serait ardu "tout simplement parce qu'elles sont déplacées et que les sites de stockage sont assez nombreux".

Pour Elizabeth O'Bagy, de l'Institute for the Study of War, "il est impossible de recenser tous les sites", dont certains sont camouflés ou souterrains.

 

L'arsenal du régime de Bachar el-Assad est estimé à plusieurs centaines de tonnes de gaz moutarde, de sarin et de VX. Neutraliser un tel arsenal, "même dans les meilleures conditions, requiert des effectifs très nombreux", simplement pour assurer une surveillance 24 heures sur 24 de chaque site et empêcher toute intrusion, explique David Kay.

 

Des troupes "peuvent être amenées à se frayer un chemin par la force jusqu'au site puis le protéger contre toute attaque potentielle pendant que les experts travaillent", abonde Michael Eisenstadt, du Washington Institute for Near East Policy.

Vêtus de tenues de protection, dotés de stations de décontamination, les spécialistes doivent ensuite trouver un moyen de neutraliser les agents chimiques en y ajoutant d'autres produits chimiques pour les rendre inertes ou les figeant dans un carcan de béton. Les incinérer suppose de les transporter dans des installations spécifiquement conçues pour cela.

 

Les opérations de neutralisation diffèrent, en outre, selon que l'agent est déjà ou non chargé dans un obus, une roquette ou un missile ou simplement stocké en vrac.

La neutralisation prendrait quoi qu'il en soit "des semaines voire des mois", selon M. Eisenstadt.

 

Mais la volonté internationale d'envoyer des troupes sur le terrain semble très faible. Quant à la formation de rebelles syriens pour le faire, "ce serait une dépense massive de temps et d'argent", juge Elizabeth O'Bagy.

 

(Pour mémoire : Armes chimiques : les défis de l’enquête de l’ONU)

 

Le recours aux bombardements aériens semble donc vraisemblable. "Il y a quelques sites qui peuvent être sécurisés par des troupes au sol mais d'autres qui sont inatteignables et devront être bombardés", estime Michael Eisenstadt. Il y a alors le risque de dispersion du produit dans l'atmosphère, et "si les armes chimiques sont dans des sites de stockage d'armements, elles sont dans des bunkers, des munitions incendiaires ne serviraient à rien", note David Kay. Des bombes incendiaires pourraient en revanche être efficaces en cas de stockage à l'extérieur.

Et une fois bombardé, "comment s'assurer que les armes ont bien été détruites et qu'il n'a pas de fuite", s'interroge-t-il.

 

Une solution pourrait selon lui être d'interdire l'accès au site en bombardant ses alentours avec des bombes à sous-munitions, interdites par une convention internationale que les Etats-Unis n'ont pas ratifiée.

 

"On s'est penché sur le problème depuis les années 1990 et on a mis au point une série de munitions qui peuvent être utilisées" contre les armes chimiques, veut croire Michael Eisenstadt. La bombe BLU-126/B, qui comporte une faible charge explosive, pourrait ainsi faire s'effondrer les structures dans laquelle les armes sont stockées sans les détruire, détaille-t-il. La CBU-107, qui n'explose pas mais libère des centaines de pointes de tungstène, pourrait elle servir à percer des munitions, et ainsi provoquer des fuites d'agents chimiques interdisant l'accès du site.

 

Le problème est qu'"il n'y a pas de bonne option", juge David Kay. Et pour Michael Eisenstadt, de toutes les manières, "les vraies armes de destruction massive en Syrie sont les armes conventionnelles". Elles ont fait au moins 70.000 morts selon l'ONU depuis le début en mars 2011.

 

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 20:21

 

Dead or Alive.

Pour Erdogan, le "tueur" Assad va "payer un prix très très élevé"

AFP | 05/05/2013 | 19h47


Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré dimanche que le président syrien Bashar el-Assad, qu'il a qualifié de "tueur", paierait "un prix très, très élevé" pour ce qu'il fait dans son pays.

"Vous, Bachar Assad, je jure devant Dieu que vous paierez pour tout cela", a martelé le président turc dans une de ses plus virulentes attaques contre le président syrien. "Vous paierez un prix très, très élevé pour le courage dont vous faites preuve devant les bébés couchés dans leur berceau, mais dont vous êtes incapable devant les autres", a vitupéré le dirigeant turc devant un parterre de parlementaires.

 

"Si Dieu le permet, nous verrons ce tueur, ce meurtrier recevoir le jugement (qu'il mérite) dans ce monde... et nous louerons (Dieu) pour cela", a poursuivi M. Erdogan.

 

Ces mots ont été prononcés après l'annonce du bombardement aérien par Israël d'un complexe militaire syrien, près de Damas, qui, selon des sources israéliennes, abritaient des armes venant d'Iran et destinées au Hezbollah libanais, un allié de Damas.

Selon les mêmes sources, l'Etat hébreu avait également pris pour cible, jeudi soir, un entrepôt comprenant des stocks d'armes sur l'aéroport de Damas.

 

Ankara avait déjà vertement critiqué le régime syrien en février dernier après qu'Israël eut implicitement confirmé une attaque aérienne sur un complexe militaire situé près de Damas.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, s'était alors moqué de l'armée syrienne qui, selon lui, s'était montré dans l'impossibilité de répliquer aux opérations d'Israël, son ennemi juré.

 

"Mais pourquoi donc la Syrie n'est-elle donc même pas en mesure de lancer un caillou", avait ironisé le ministre devant les médias.

 

La Turquie a rompu ses relations avec la Syrie après avoir exhorté à maintes reprises Damas à oeuvrer à un règlement négocié du conflit qui fait rage depuis maintenant trois ans et a fait plus de 70.000 morts sur le sol syrien.

Depuis, la Turquie s'est délibérément rangée au côté de l'opposition armée syrienne et a accueilli quelque 400.000 réfugiés ainsi que des déserteurs de l'armée de Bachar el-Assad.

La Turquie a en outre invité la communauté internationale à s'impliquer davantage dans une solution du conflit.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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