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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 17:53
Syrie : au moins cinq morts à Daraa, ville hermétiquement encerclée. Deir Ezzor et Qamichli se soulèvent-elles pour secourir ou venger Daraa ?
vendredi 18 mars 2011 - 17h16
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Selon l’opposition syrienne, la ville de Daraa, où vit une importante communauté kurde, est soumise à un encerclement hermétique : les forces de l’ordre bloquent toutes les entrées et sorties de la ville, les hélicoptères la survolent, et les forces aériennes et terrestres tirent à balles réelles sur la population. Depuis ce midi, il y aurait déjà eu au moins cinq morts et plusieurs dizaines de blessés.

Ces victimes s’ajoutent à un mort à Damas, et à plusieurs autres victimes à Homs et Baniyas. La situation pourrait dégénérer à Deir Ezzor, où un match de foot a été interrompu quand les spectateurs ont envahi la pelouse pour réclamer la liberté. Dans la ville, les émeutiers ont incendié plusieurs voitures de la police, sans doute pour venger les Kurdes assassinés à Daraa. A Qamichli, la population s’apprête à commémorer le massacre commis par le régime du Baas en mars 2004, un massacre qui est resté impuni, tout comme l’extermination de 30.000 à 40.000 citoyens à Hama en février 1982. Mais l’évolution dans la région semble doper les Syriens qui refusent désormais l’impunité éternelle dont jouissait le régime, veulent le renverser, bravent ses forces répressives, et espèrent rivaliser avec le courage des Tunisiens, des Egyptiens, des Libyens et des Yéménites...

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Syrie : les manifestations se généralisent, tout comme la répression
vendredi 18 mars 2011 - 16h57
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A

Damas, à Baniyas, à Homs, à Alep et à Daraa notamment, des milliers de Syriens ont manifesté à l’issue de la prière du vendredi en dépit du dispositif sécuritaire massif. Les Syriens réclament des réformes politiques, plus de libertés et moins de dirigeants corrompus. Le régime répond systématiquement avec plus de violence. Aujourd’hui, les forces de l’ordre ont encerclé la mosquée des Omeyyade dans la capitale, enfermant des centaines de fidèles, pour mieux les tabasser. A Daraa, il y aurait déjà deux mots et plusieurs blessés, les hélicoptères ayant tiré sur la foule. Si le régime sanguinaire n’a jamais été apprécié par le peuple, la différence c’est que le peuple ose désormais avouer son rejet et l’exprime dans la rue.

Plus le nombre des victimes de la répression est élevé, plus les manifestants seront nombreux. D’ores et déjà, les sites de l’opposition relayent les informations et appellent les militants à converger vers Daraa pour la défendre, affirmant qu’une opération héliportée est en cours dans le cimetière situé en bordure de la ville, où vit une importante communauté kurde susceptible de prendre la tête de la révolution en marche.

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 13:11
Yémen: de 11 -à 30- tués, 100 blessés lors de tirs sur une manifestation à Sanaa

http://www.lepoint.fr/


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Yémen: 11 tués, 100 blessés lors de tirs sur une manifestation à Sanaa

Onze personnes ont été tuées et plus de cent blessées lors de tirs sur une manifestation réclamant le départ du président yéménite Ali Abdallah Saleh vendredi à Sanaa, selon un nouveau bilan de sources médicales.

(De) Onze (à 30) personnes ont été tuées et plus de cent blessées lors de tirs sur une manifestation réclamant le départ du président yéménite Ali Abdallah Saleh vendredi à Sanaa, selon un nouveau bilan de sources médicales.

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 08:00
Libye : Kadhafi ironise et affirme que la résolution 1973 ne vaut pas le papier sur lequel elle est rédigée vendredi 18 mars 2011 - 00h21
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Alors que l’Est de la Libye soupire et « fête » la résolution 1973 qui vient d’être entérinée par le Conseil de sécurité, considérant qu’elle le soulage en empêchant Kadhafi d’utiliser son aviation contre les civils, le colonel Kadhafi a réagi et ironisé, affirmant que « la résolution ne vaut rien. Elle ne vaut même pas le papier sur lequel elle est rédigée ».

Notons que l’opposition affirme que plusieurs proches de Kadhafi l’ont quitté et se sont réfugiés à l’étranger, vraisemblablement en Egypte. Les Libyens de Tunisie sont descendus dans la rue pour célébrer la résolution onusienne et remercier la communauté internationale d’avoir « bougé pour protéger la population », estimant qu’« il vaut mieux tard que jamais ».

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Libye : la résolution 1973 du Conseil de sécurité est adoptée par dix voix et cinq abstentions. L’Italie est prête à héberger le dispositif aérien

http://mediarabe.info/

jeudi 17 mars 2011 - 23h40
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Le Conseil de sécurité vient d’adopter la résolution 1973 sur la Libye, par dix votes favorables et cinq abstentions (dont la Chine, la Russie, l’Inde et l’Allemagne. Le cinquième pays serait le Brésil). La résolution instaure une zone d’exclusion aérienne et autorise l’utilisation de tous les moyens pour assurer la sécurité des citoyens libyens. C’est ce recours à la force qui a motivé l’abstention de l’Allemagne, affirme son représentant au Conseil de sécurité. Il a affirmé que son pays soutient les sanctions économiques mais refuse de contribuer aux efforts militaires.

Notons que dès l’annonce du vote de la résolution, des tirs de joie ont été entendus dans les villes « libérées », détenues par l’opposition libyenne, notamment à Zenten dans l’ouest et à Benghazi dans l’est.

Selon la télévision « Al Arabiya », Rome vient d’annoncer que l’Italie mettra ses aéroports militaires à disposition, et de servir de bases au dispositif international destiné à interdire les survols au dessus de la Libye. Cette interdiction de survol exclut cependant les avions d’aides humanitaires.

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 07:58
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Conseil de sécurité
CS/10200

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Conseil de sécurité

6498eséance – soir


LIBYE: LE CONSEIL DE SÉCURITÉ DÉCIDE D’INSTAURER UN RÉGIME D’EXCLUSION AÉRIENNE AFIN DE PROTÉGER LES CIVILS CONTRE DES ATTAQUES SYSTÉMATIQUES ET GÉNÉRALISÉES


Il renforce également l’embargo sur les armes imposé le 26 février et demande au Secrétaire général de créer un groupe d’experts chargé de superviser l’application des sanctions


Le Conseil de sécurité a décidé, ce soir, d’interdire tous vols dans l’espace aérien de la Jamahiriya arabe libyenne pour protéger la population civile et pour faire cesser les hostilités.


Aux termes de la résolution 1973, adoptée par 10 voix pour et 5 abstentions (Allemagne, Brésil, Chine, Fédération de Russie et Inde), le Conseil a décidé également que cette interdiction ne s’appliquera pas aux vols dont le seul objectif est d’ordre humanitaire ou encore l’évacuation d’étrangers.


La résolution, qui était présentée par la France et le Royaume-Uni, autorise en outre les États Membres à prendre au besoin toutes mesures nécessaires pour faire respecter l’interdiction de vol et de faire en sorte que des aéronefs ne puissent être utilisés pour des attaques aériennes contre la population civile.


Par ce texte, le Conseildécide aussi que les États Membres concernés devront informer immédiatement le Secrétaire général de l’ONU et le Secrétaire général de la Ligue des États arabes –l’organisation régionale qui avait demandé au Conseil l’interdiction de vol– sur les mesures prises à cet effet.


La résolution renforce de plus l’embargo sur les armes imposé par la résolution 1970 (2011) -qui estimait que « les attaques systématiques et généralisées commises contre la population civile pourraient constituer des crimes contre l’humanité »-, en demandantaux États de la région de faire inspecter, dans leurs ports et aéroports, les navires et aéronefs en provenance ou à destination de la Jamahiriya arabe libyenne.


En outre, le Conseil de sécurité prie le Secrétaire général de créer, pour une période initiale d’un an, un groupe d’experts chargé de réunir, examiner et analyser des informations provenant des États, d’organismes des Nations Unies compétents, d’organisations régionales et d’autres parties intéressées concernant l’application des mesures édictées dans la résolution 1970 et dans la présente résolution, en particulier les violations de leurs dispositions.


Avant le vote, le Ministre des affaires étrangères de la France, M. Alain Juppé, qui est arrivé aujourd’hui à New York pour défendre le texte de la résolution, a constaté l’insuffisance des mesures prises récemment par la communauté internationale pour ramener à la raison le régime du colonel Qadhafi.  « La situation sur place est plus alarmante que jamais, marquée par la reconquête violente des villes qui avaient été libérées », a-t-il souligné, jugeant que le Conseil de sécurité ne peut pas laisser faire « les fauteurs de guerre et laisser bafouer la morale et la légalité internationale ». 


Commentant la résolution présentée par son pays et le Royaume-Uni, il a affirmé qu’outre l’instauration de la zone d’exclusion aérienne, cette résolution appelle tous les États à protéger les civils et renforce les sanctions déjà adoptées, notamment l’embargo sur les armes et le gel des avoirs du clan Qadhafi et de ses affidés. 


« Chaque jour, chaque heure qui passe alourdit le poids de la responsabilité qui pèse sur nos épaules, a prévenu M. Juppé.  « Prenons garde d’arriver trop tard », a-t-il dit, en soulignant que « ce sera l’honneur du Conseil de sécurité d’avoir fait prévaloir en Libye la loi sur la force ».


La représentante des États-Unis, Mme Susan Rice, a insisté de son côté sur le fait que la résolution que le Conseil de sécurité venait d’adopter avait « pour unique objectif » de répondre à l’appel à l’aide lancé par le peuple libyen « ainsi qu’à la demande de la Ligue des États arabes d’établir une zone d’exclusion aérienne ». 


Pour leur part, les délégations qui se sont abstenues sur ce texte, dont deux membres permanents du Conseil de sécurité -la Fédération de Russie et la Chine-, ont expliqué leur décision par le fait, qu’au cours des délibérations, elles n’avaient pas pu obtenir des réponses à leurs questions. 


L’Ambassadeur Vitaly Churkin, de la Fédération de Russie, a ainsi fait observer que son pays n’avait pas reçu d’indications sur les moyens permettant de mettre en place le régime d’exclusion aérienne.  « Non seulement nos questions n’ont reçu aucune réponse pendant les délibérations, mais nous avons aussi vu passer sous nos yeux un texte dont le libellé n’a cessé de changer, suggérant même par endroit la possibilité d’une intervention militaire d’envergure », a-t-il expliqué.  M. Churkin a estimé que le moyen le plus rapide pour assurer la sécurité du peuple libyen restait l’instauration d’un cessez-le-feu immédiat, « ce que, précisément, la Fédération de Russie souhaitait obtenir par le biais d’un projet de résolution présenté hier ». 


Tout en s’abstenant lors de l’adoption du projet de résolution, la Chine, a déclaré l’Ambassadeur LiBaodong, dont le pays assure la présidence du Conseil de sécurité pour le mois de mars, appuie le mandat de l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour la Libye.  Le représentant de la Chine a dit attendre « avec impatience que M. Abdul Ilah Khatib fasse le point aux membres du Conseil sur la situation sur le terrain ». 


LA SITUATION EN LIBYE


Texte du projet de résolution S/2011/142


Le Conseil de sécurité,


Rappelantsa résolution 1970 (2011) du 26 février 2011,


Déplorantque les autorités libyennes ne respectent pas la résolution 1970 (2011),


Se déclarant vivement préoccupépar la détérioration de la situation, l’escalade de la violence et les lourdes pertes civiles,


Rappelantla responsabilité qui incombe aux autorités libyennes de protéger la population libyenne etréaffirmantqu’il incombe au premier chef aux parties à tout conflit armé de prendre toutes les mesures voulues pour assurer la protection des civils,


Condamnantla violation flagrante et systématique des droits de l’homme, y compris les détentions arbitraires, disparitions forcées, tortures et exécutions sommaires,


Condamnant égalementles actes de violence et d’intimidation que les autorités libyennes commettent contre les journalistes, les professionnels des médias et le personnel associé etengageant vivementcelles-ci à respecter les obligations mises à leur charge par le droit international humanitaire, comme indiqué dans la résolution 1738 (2006),


Considérantque les attaques généralisées et systématiques actuellement commises en Jamahiriya arabe libyenne contre la population civile peuvent constituer des crimes contre l’humanité,


Rappelantle paragraphe 26 de la résolution 1970 (2011) dans lequel il s’est déclaré prêt à envisager de prendre d’autres mesures pertinentes, si nécessaire, pour faciliter et appuyer le retour des organismes d’aide humanitaire et rendre accessible en Jamahiriya arabe libyenne une aide humanitaire et une aide connexe,


Se déclarant résoluà assurer la protection des civils et des secteurs où vivent des civils, et à assurer l’acheminement sans obstacle ni contretemps de l’aide humanitaire et la sécurité du personnel humanitaire, 


Rappelantque la Ligue des États arabes, l’Union africaine et le Secrétaire général de l’Organisation de la Conférence islamique ont condamné les violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire qui ont été et continuent d’être commises en Jamahiriya arabe libyenne,


Prenant notedu communiqué final de l’Organisation de la Conférence islamique en date du 8 mars 2011 et du communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine en date du 10 mars 2011 portant création d’un comité ad hoc de haut niveau sur la Libye,


Prenant note égalementde la décision du Conseil de la Ligue des États arabes, en date du 12 mars 2011, de demander l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne contre l’armée de l’air libyenne et de créer des zones protégées dans les secteurs exposés aux bombardements à titre de précaution pour assurer la protection du peuple libyen et des étrangers résidant en Jamahiriya arabe libyenne,


Prenant note en outrede l’appel à un cessez-le-feu immédiat lancé par le Secrétaire général le 16 mars 2011,


Rappelantsa décision de saisir le Procureur de la Cour pénale international de la situation en Jamahiriya arabe libyenne depuis le 15 février 2011 etsoulignantque les auteurs d’attaques, y compris aériennes et navales, dirigées contre la population civile, ou leurs complices doivent répondre de leurs actes,


Se déclarant à nouveau préoccupépar le sort tragique des réfugiés et des travailleurs étrangers forcés de fuir la violence en Jamahiriya arabe libyenne,se félicitantque les États voisins, en particulier la Tunisie et l’Égypte, aient répondu aux besoins de ces réfugiés et travailleurs étrangers, etdemandantà la communauté internationale d’appuyer ces efforts,


Déplorantque les autorités libyennes continuent d’employer des mercenaires,


Considérantque l’interdiction de tous vols dans l’espace aérien de la Jamahiriya arabe libyenne est importante pour assurer la protection des civils et la sécurité des opérations d’assistance humanitaire et décisive pour faire cesser les hostilités en Jamahiriya arabe libyenne,


Inquietégalementpour la sécurité des étrangers en Jamahiriya arabe libyenne et pour leurs droits,


Se félicitantque le Secrétaire général ait nommé M. Abdel-Elah Mohamed Al-Khatib Envoyé spécial en Libye et soutenant ses efforts pour apporter une solution durable et pacifique à la crise en Jamahiriya arabe libyenne,


Réaffirmantson ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’intégrité territoriale et à l’unité nationale de la Jamahiriya arabe libyenne,


Constatantque la situation en Jamahiriya arabe libyenne reste une menace pour la paix et la sécurité internationales,


Agissanten vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies,


1.   Exigeun cessez-le-feu immédiat et la cessation totale des violences et de toutes les attaques et exactions contre la population civile;


2.   Soulignequ’il faut redoubler d’efforts pour apporter une solution à la crise, qui satisfasse les revendications légitimes du peuple libyen, et note que le Secrétaire général a demandé à son Envoyé spécial de se rendre en Jamahiriya arabe libyenne et que le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a décidé d’envoyer son Comité ad hoc de haut niveau sur la Libye sur place pour faciliter un dialogue qui débouche sur les réformes politiques nécessaires à un règlement pacifique et durable;


3.   Exigedes autorités libyennes qu’elles respectent les obligations qui leur incombent en vertu du droit international, y compris le droit international humanitaire, du droit des droits de l’homme et du droit des réfugiés, et prenne toutes les mesures pour protéger les civils et satisfaire leurs besoins élémentaires, et pour garantir l’acheminement sans obstacle ni contretemps de l’aide humanitaire;



Protection civile


4.   Autoriseles États Membres qui ont adressé au Secrétaire général une notification à cet effet et agissent à titre national ou dans le cadre d’organismes ou d’arrangements régionaux et en coopération avec le Secrétaire général, à prendre toutes mesures nécessaires, nonobstant le paragraphe 9 de la résolution 1970 (2011), pour protéger les populations et les zones civiles menacées d’attaque en Jamahiriya arabe libyenne, y compris Benghazi, tout en excluant le déploiement d’une force d’occupation étrangère sous quelque forme que ce soit et sur n’importe quelle partie du territoire libyen, etprieles États Membres concernés d’informer immédiatement le Secrétaire général des mesures qu’ils auront prises en vertu des pouvoirs qu’ils tirent du présent paragraphe et qui seront immédiatement portées à l’attention du Conseil de sécurité;


5.   Mesurel’importance du rôle que joue la Ligue des États arabes dans le maintien de la paix et de la sécurité régionales et, gardant à l’esprit le Chapitre VIII de la Charte des Nations Unies, prie les États Membres qui appartiennent à la Ligue de coopérer avec les autres États Membres à l’application du paragraphe 4;


Zone d’exclusion aérienne


6.   Décided’interdire tous vols dans l’espace aérien de la Jamahiriya arabe libyenne afin d’aider à protéger les civils;


7.    Décide égalementque l’interdiction imposée au paragraphe 6 ne s’appliquera pas aux vols dont le seul objectif est d’ordre humanitaire, comme l’acheminement d’une assistance, notamment de fournitures médicales, de denrées alimentaires, de travailleurs humanitaires et d’aide connexe, ou la facilitation de cet acheminement, ou encore l’évacuation d’étrangers de la Jamahiriya arabe libyenne, qu’elle ne s’appliquera pas non plus aux vols autorisés par les paragraphes 4 ci-dessus ou 8 ci-dessous ni à d’autres vols assurés par des États agissant en vertu de l’autorisation accordée au paragraphe 8 dont on estime qu’ils sont dans l’intérêt du peuple libyen et que ces vols seront assurés en coordination avec tout mécanisme établi en application du paragraphe 8;


8.   Autoriseles États Membres qui ont adressé aux Secrétaires généraux de l’Organisation des Nations Unies et de la Ligue des États arabes une notification à cet effet, agissant à titre national ou dans le cadre d’organismes ou d’arrangements régionaux, à prendre au besoin toutes mesures nécessaires pour faire respecter l’interdiction de vol imposée au paragraphe 6 ci-dessus et faire en sorte que des aéronefs ne puissent être utilisés pour des attaques aériennes contre la population civile etdemandeaux États concernés, en coopération avec la Ligue des États arabes, de procéder en étroite coordination avec le Secrétaire général s’agissant des mesures qu’ils prennent pour appliquer cette interdiction, notamment en créant un mécanisme approprié de mise en œuvre des dispositions des paragraphes 6 et 7 ci-dessus;


9.   Appelletous les États Membres agissant à titre national ou dans le cadre d’organismes ou d’arrangements régionaux à fournir une assistance, notamment pour toute autorisation de survol nécessaire, en vue de l’application des paragraphes 4, 6, 7 et 8 ci-dessus;


10.  Prieles États Membres concernés de coordonner étroitement leur action entre eux et avec le Secrétaire général s’agissant des mesures qu’ils prennent pour mettre en œuvre les paragraphes 4, 6, 7 et 8 ci-dessus, notamment les mesures pratiques de suivi et d’approbation de vols humanitaires ou d’évacuation autorisés;


11.  Décideque les États Membres concernés devront informer immédiatement le Secrétaire général et le Secrétaire général de la Ligue des États arabes des mesures prises en vertu des pouvoirs qu’ils tirent du paragraphe 8 ci-dessus et notamment soumettre un concept d’opérations;


12.  Priele Secrétaire général de l’informer immédiatement de toute mesure prise par les États Membres concernés en vertu des pouvoirs qu’ils tirent du paragraphe 8 ci-dessus et de lui faire rapport dans les sept jours et puis tous les mois sur la mise en œuvre de la présente résolution, notamment pour ce qui est de toute violation de l’interdiction de vol imposée au paragraphe 6 ci-dessus;


Application de l’embargo sur les armes


13.  Décideque le paragraphe 11 de la résolution 1970 (2011) sera remplacé par le paragraphe suivant :


            « Demandeà tous les États Membres, en particulier aux États de la région, agissant à titre national ou dans le cadre d’organismes ou d’arrangements régionaux, afin de garantir la stricte application de l’embargo sur les armes établi par les paragraphes 9 et 10 de la résolution 1970 (2011), de faire inspecter sur leur territoire, y compris dans leurs ports maritimes et aéroports et en haute mer, les navires et aéronefs en provenance ou à destination de la Jamahiriya arabe libyenne, si l’État concerné dispose d’informations autorisant raisonnablement à penser que tel chargement contient des articles dont la fourniture, la vente, le transfert et l’exportation sont interdits par les paragraphes 9 ou 10 de la résolution 1970 (2011), telle que modifiée par la présente résolution; s’agissant notamment de mercenaires armés,prietous les États de pavillon ou d’immatriculation de ces navires et aéronefs de coopérer à toutes inspections etautoriseles États Membres à prendre toutes mesures dictées par la situation existante pour procéder à ces inspections »;


14.  Prieles États Membres qui prennent des mesures en haute mer par application du paragraphe 13 ci-dessus de coordonner étroitement leur action entre eux et avec le Secrétaire général etprie égalementl’État concerné d’informer immédiatement le Secrétaire général et le Comité créé conformément au paragraphe 24 de la résolution 1970 (2011) (« le Comité ») des mesures prises en vertu des pouvoirs conférés par le paragraphe 13 ci-dessus;


15.  Demandeà tout État Membre qui procède à titre national ou dans le cadre d’un organisme ou d’un arrangement régional à une inspection, en application du paragraphe 13 ci-dessus, de présenter au Comité par écrit et sans délai un rapport initial exposant en particulier les motifs de l’inspection et les résultats de celle-ci et indiquant s’il y a eu coopération ou non et, si des articles dont le transfert est interdit ont été découverts,demande égalementaudit État Membre de présenter par écrit au Comité, à une étape ultérieure, un rapport écrit donnant des précisions sur l’inspection, la saisie et la neutralisation, ainsi que des précisions sur le transfert, notamment une description des articles en question, leur origine et leur destination prévue, si ces informations ne figurent pas dans le rapport initial;


16.  Déploreles flux continus de mercenaires qui arrivent en Jamahiriya arabe libyenne et appelle tous les États Membres à respecter strictement les obligations mises à leur charge par le paragraphe 9 de la résolution 1970 (2011) afin d’empêcher la fourniture de mercenaires armés à la Jamahiriya arabe libyenne;



Interdiction des vols


17.  Décideque tous les États interdiront à tout aéronef enregistré en Jamahiriya arabe libyenne, appartenant à toute personne ou compagnie libyenne ou exploité par elle, de décoller de leur territoire, de le survoler ou d’y atterrir, à moins que le vol ait été approuvé par avance par le Comité ou en cas d’atterrissage d’urgence;


18.  Décideque tous les États interdiront à tout aéronef de décoller de leur territoire, d’y atterrir ou de le survoler s’ils disposent d’informations autorisant raisonnablement à penser que l’aéronef en question contient des articles dont la fourniture, la vente, le transfert ou l’exportation sont interdits par les paragraphes 9 et 10 de la résolution 1970 (2011), telle que modifiée par la présente résolution, notamment des mercenaires armés, sauf en cas d’atterrissage d’urgence;


Gel des avoirs


     19.  Décideque le gel des avoirs imposé aux paragraphes 17, 19, 20 et 21 de la résolution 1970 (2011) s’appliquera aux fonds, autres avoirs financiers ou ressources économiques se trouvant sur le territoire des États Membres qui sont détenus ou contrôlés, directement ou indirectement, par les autorités libyennes, désignées comme telles par le Comité, ou par des personnes ou entités agissant pour son compte ou sous ses ordres, ou par des entités détenues ou contrôlées par eux et désignées comme telles par le Comité, etdécide égalementque tous les États devront veiller à empêcher leurs nationaux ou toute personne ou entité se trouvant sur leur territoire de mettre des fonds, autres avoirs financiers ou ressources économiques à la disposition des autorités libyennes, désignées comme telles par le Comité, des personnes ou entités agissant pour son compte ou sous ses ordres, ou des entités détenues ou contrôlées par eux et désignées comme telles par le Comité, ou d’en permettre l’utilisation à leur profit et demande au Comité de désigner ces autorités, personnes et entités dans un délai de 30 jours à dater de l’adoption de la présente résolution et ensuite selon qu’il y aura lieu;


     20.  Se déclare résoluà veiller à ce que les avoirs gelés en application du paragraphe 17 de la résolution 1970 (2011) soient à une étape ultérieure, dès que possible, mis à la disposition du peuple de la Jamahiriya arabe libyenne et utilisés à son profit;


21.  Décideque tous les États exigeront de leurs nationaux et ressortissants et des sociétés sises sur leur territoire ou relevant de leur juridiction de faire preuve de vigilance dans leurs échanges avec des entités enregistrées en Jamahiriya arabe libyenne ou relevant de la juridiction de ce pays, ou toute personne ou entité agissant pour leur compte ou sous leurs ordres, et avec des entités détenues ou contrôlées par elles si ces États ont des raisons de penser que de tels échanges peuvent contribuer à la violence ou à l’emploi de la force contre les civils;


Désignation


22.  Décideque les personnes désignées à l’annexe I tombent sous le coup de l’interdiction de voyager imposée aux paragraphes 15 et 16 de la résolution 1970 (2011) etdécide égalementque les personnes et entités désignées à l’annexe II sont visées par le gel des avoirs imposé aux paragraphes 17, 19, 20 et 21 de la résolution 1970 (2011);


23.  Décideque les mesures prévues aux paragraphes 15, 16, 17, 19, 20 et 21 de la résolution 1970 (2011) s’appliqueront aussi à toutes personnes et entités dont le Conseil ou le Comité ont établi qu’elles ont violé les dispositions de la résolution 1970 (2011), en particulier ses paragraphes 9 et 10, ou qu’elles ont aidé d’autres à les violer;


Groupe d’experts


     24.  Priele Secrétaire général de créer, pour une période initiale d’un an, en consultation avec le Comité créé par la résolution 1970 (2011) (le « Comité »), un groupe de huit experts au maximum (le « Groupe d’experts ») qui sera placé sous la direction du Comité et s’acquittera des tâches suivantes :


a)    Aider le Comité à s’acquitter de son mandat, tel que défini au paragraphe 24 de la résolution 1970 (2011) et de la présente résolution;


b)    Réunir, examiner et analyser des informations provenant des États, d’organismes des Nations Unies compétents, d’organisations régionales et d’autres parties intéressées concernant l’application des mesures édictées dans la résolution 1970 (2011) et dans la présente résolution, en particulier les violations de leurs dispositions;


c)    Faire des recommandations sur les décisions que le Conseil, le Comité ou les États pourraient envisager de prendre pour améliorer l’application des mesures pertinentes;


d)    Remettre au Conseil un rapport d’activité au plus tard 90 jours après sa création, et lui remettre un rapport final comportant ses conclusions et recommandations au plus tard 30 jours avant la fin de son mandat;


25.  Engage instammenttous les États, les organismes compétents des Nations Unies et les autres parties intéressées à coopérer pleinement avec le Comité et avec le Groupe d’experts, notamment en leur communiquant toutes informations à leur disposition sur l’application des mesures édictées par la résolution 1970 (2011) et par la présente résolution, en particulier les violations de leurs dispositions;


26.  Décideque le mandat du Comité, tel que défini au paragraphe 24 de la résolution 1970 (2011), s’étendra aux mesures prévues par la présente résolution;


27.  Décideque tous les États, y compris la Jamahiriya arabe libyenne, prendront les mesures nécessaires pour s’assurer qu’aucune réclamation ne soit instruite à l’initiative des autorités libyennes ou de toute personne ou entité de la Jamahiriya arabe libyenne ou par toute personne déclarant agir par leur intermédiaire ou pour leur compte en liaison avec tout contrat ou autre transaction dont la réalisation aura été affectée en raison des mesures imposées par sa résolution 1970 (2011), par la présente résolution ou par d’autres résolutions connexes;


28.  Réaffirmequ’il entend continuer de suivre les agissements des autorités libyennes et souligne qu’il est disposé à revoir à tout moment les mesures imposées par la présente résolution et par la résolution 1970 (2011), y compris à les renforcer, les suspendre ou les lever, selon que les autorités libyennes respectent les dispositions de la présente résolution et de la résolution 1970 (2011);


29.  Décidede rester activement saisi de la question.




Déclaration avant le vote


M. ALAIN JUPPÉ,Ministre des affaires étrangères de la France, a déclaré avant le vote que « le monde était en train de vivre une de ces révolutions qui changent le cours de l’histoire ».  Estimant que les peuples arabes clament leur désir de démocratie, les transitions en Tunisie et en Égypte étant menées dans un esprit de maturité, il a estimé que « ce nouveau printemps arabe était pour nous tous une bonne nouvelle ».  Le Ministre français des affaires étrangères a ensuite invité le Conseil à accompagner cette évolution avec confiance pour aider chaque peuple à construire son avenir.  Poursuivant, il a déploré que pendant ce temps, en Libye, « hélas, la volonté populaire est foulée au pied par le régime de Qadhafi ».  Après avoir rappelé les mesures prises par la communauté internationale pour ramener à la raison ce régime, il a constaté qu’elles n’avaient pas été suffisantes, les violences n’ayant fait que redoubler.  « La situation sur place est plus alarmante que jamais, marquée par la reconquête violente des villes qui avaient été libérées », a souligné M. Juppé, qui a estimé que le Conseil de sécurité ne pouvait pas laisser faire « les fauteurs de guerre et laisser bafouer la morale et la légalité internationale ».  Commentant la résolution présentée par son pays et le Royaume-Uni, il a affirmé qu’elle donnait les moyens de protéger la population civile.  « Outre l’instauration de la zone d’exclusion aérienne, la résolution appelle tous les États à protéger les civils, elle renforce les sanctions déjà adoptées, notamment l’embargo sur les armes et le gel des avoirs du clan Qadhafi et de ses affidés ».  Avant de conclure, M. Juppé a estimé qu’adopter cette résolution serait l’honneur du Conseil de sécurité qui, ce faisant, ferait prévaloir la loi sur la force. « C’est une question de jours, c’est peut-être une question d’heures. Chaque jour, chaque heure qui passe, resserre l’étau des forces de la répression autour des populations civiles éprises de liberté, et notamment de la population de Benghazi », a-t-il martelé.


« Chaque jour, chaque heure qui passe, alourdit le poids de la responsabilité qui pèse sur nos épaules », a-t-il encore déclaré.



Explications de vote


M. NAWAF SALAM (Liban), soulignant les violences qui se produisent actuellement en Libye, s’est réjoui que les membres du Conseil ne soient pas restés les bras croisés.  Le 26 février dernier, le Conseil avait adopté la résolution 1970 qui demandait la cessation immédiate de la violence, a-t-il rappelé.  À son tour, l’Assemblée générale avait suspendu la participation de la Libye au Conseil des droits de l’homme, a-t-il ajouté.  Le représentant a également rappelé que le Liban avait lancé un appel au Conseil de sécurité sur la base de la résolution de la Ligue des États arabes du 12 mars 2011, qui demande au Conseil de sécurité d’assumer ses responsabilités face à la situation en Libye et de prendre les mesures nécessaires pour imposer une zone d’exclusion aérienne et pour garantir la protection du peuple libyen et de tous les ressortissants étrangers.  La résolution que le Conseil de sécurité vient d’adopter n’aura pas pour conséquence l’occupation d’une quelconque partie de la Libye, a-t-il affirmé.  Le Liban, qui a vécu les atrocités de la guerre, ne peut appuyer le recours à la force dans aucun pays et surtout pas en Libye, « ce pays frère », a-t-il tenu à préciser.  Mais, a-t-il espéré, la présente résolution aura un rôle dissuasif et permettra d’éviter tout recours à la force.  Il a appelé à respecter la souveraineté territoriale de la Libye et a réaffirmé l’importance de parvenir à une solution pacifique.  Il a aussi appuyé la mission de l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour la Libye, M. Abdul Ilah Khatib.


M. MARK LYALL GRANT (Royaume-Uni) a estimé que le régime libyen a perdu toute légitimité.  Ce régime a agi en violation des résolutions du Conseil et il est sur le point de prendre d’assaut la ville de Benghazi, a-t-il fait remarquer.  C’est pourquoi, a-t-il dit, sa délégation a plaidé en faveur d’une adoption rapide de la résolution d’aujourd’hui.  Les partenaires de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et de la Ligue des États arabes sont maintenant prêts à soutenir ce texte, a-t-il assuré.


M. PETER WITTIG (Allemagne) a souhaité que le colonel Qadhafi renonce immédiatement au pouvoir, soulignant que son régime a perdu toute légitimité.  L’objectif est maintenant de promouvoir la transformation politique de la Libye, a-t-il insisté.  Dans ce processus, les fondations de la démocratie doivent être jetées, a-t-il dit, estimant que le Conseil national de transition est pour cela un interlocuteur important.  Il a aussi salué la mission de l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour la Libye, M. Abdul Ilah Khatib.  Pour l’Allemagne, il est important d’empêcher le dirigeant libyen d’avoir accès aux moyens financiers qui lui ont permis de rester au pouvoir.  L’Allemagne soutient donc pleinement les sanctions économiques et financières imposées en vertu de la présente résolution, a assuré le représentant.  Cependant, a-t-il expliqué, l’Allemagne s’est abstenue de voter en faveur de la résolution parce qu’elle ne souhaite pas s’engager dans une confrontation militaire, ce qui est envisagé par certains paragraphes.


Mme SUSAN RICE (États-Unis) a déclaré que la résolution que le Conseil de sécurité vient d’adopter répond à l’appel à l’aide lancé par le peuple libyen.  Elle a indiqué que la première série de sanctions ciblant les dirigeants libyens n’avait pas été suffisante, le colonel Qadhafi ayant continué de violer les droits fondamentaux du peuple libyen.  Mme Rice a ensuite souligné que la présente résolution était également une réponse à la demande de la Ligue des États arabes d’établir une zone d’exclusion aérienne.  « Par ce texte, nous nous dotons des moyens de mettre fin à la violence, le recours à la force en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies n’ayant pour seul objectif que de protéger les civils dans les zones ciblées par le régime en place. » 


M. HARDEEP SINGH PURI (Inde) a expliqué que son pays s’était abstenu lors du vote sur le projet de résolution, convaincu qu’il « n’existait pratiquement aucune information crédible sur la situation sur place » qui puisse justifier la décision d’établir une zone d’exclusion aérienne.  « Nous ne savons pas plus comment les mesures prises seront appliquées », a-t-il fait remarquer, avant d’ajouter: « Nous demandons donc aux autorités libyennes de cessez-le-feu et de répondre aux aspirations légitimes du peuple libyen ».  


Mme MARIA LUIZA RIBEIRO VIOTTI (Brésil) a demandé que le vote exprimé aujourd’hui par sa délégation ne soit pas interprété comme une tolérance du comportement des autorités libyennes ni comme une indifférence par rapport à la protection des civils et au respect de leurs droits.  Le Brésil est solidaire de tous les mouvements de la région qui expriment des demandes légitimes en vue d’une meilleure gouvernance, d’une plus grande participation politique et d’une justice sociale, a-t-elle précisé.  Mme Ribeiro Viotti a condamné le non-respect par les autorités libyennes de leurs obligations en vertu du droit international humanitaire et des droits de l’homme.  Elle a cependant estimé que le texte présenté aujourd’hui envisage des mesures qui vont bien au-delà de l’appel de la Ligue des États arabes qui demandait des mesures fortes pour faire cesser la violence.  « Nous ne sommes pas convaincus que l’utilisation de la force, telle que prévue au paragraphe 4 du dispositif, permettra d’atteindre l’objectif commun qui est de mettre un terme à la violence et de protéger les civils », a-t-elle fait remarquer.


M. IVAN BARBALIĆ (Bosnie-Herzégovine) a réitéré que sa délégation était très préoccupée par les pertes en vies humaines en Libye.  Il a souligné la nécessité d’assurer l’assistance humanitaire à la population civile sans entrave.  Tout en appuyant pleinement le respect de l’intégrité territoriale de la Libye, il a cependant insisté sur l’importance de protéger de la population civile.


M. NÉSTOR OSORIO (Colombie) a expliqué que sa délégation avait voté en faveur de la résolution qui, a-t-il dit, « permettra de protéger la population civile d’un régime qui a perdu toute légitimité ».  « Cette nouvelle résolution s’inscrit dans l’application de mesures graduelles conformes à la Charte des Nations Unies », a-t-il souligné.


M. VITALY CHURKIN (Fédération de Russie) a indiqué que son pays s’était abstenu lors du vote « pour des raisons de principe ».  Il a ainsi déploré que le travail sur le document n’ait pas été conforme à la pratique du Conseil de sécurité.  M. Churkin a notamment indiqué que son pays n’avait pas obtenu de réponses sur les moyens permettant de mettre en place le régime d’exclusion aérienne.  « Non seulement, nous n’avons obtenu de réponses à nos questions aux cours des délibérations, mais nous avons aussi vu passer sous nos yeux un texte dont le libellé n’a cessé de changer, suggérant même par endroit la possibilité d’une intervention militaire d’envergure », a-t-il expliqué.  « La voie la plus rapide pour assurer la sécurité du peuple libyen est l’instauration d’un cessez-le-feu immédiat, ce que, précisément, souhaitait obtenir mon pays par le biais d’u projet de résolution présenté hier », a souligné M. Churkin. 


M. JOSE FILIPE MORAES CABRAL (Portugal) a condamné le recours à la force par un régime qui a perdu toute légitimité.  « Nous avons appelé à la cessation de la violence et à la mise en place d’un cessez-le-feu, et c’est dans ce contexte que nous avions voté en faveur de la résolution 1970, le 26 février dernier », a-t-il rappelé.  Le représentant a regretté que les autorités de Tripoli n’en aient tenu aucun compte.  Pour la communauté internationale, le régime en place est arrivé à son terme et il doit se réformer.  Il a estimé que la résolution adoptée aujourd’hui par le Conseil de sécurité répond aux objectifs essentiels d’un cessez-le-feu, d’une cessation des violences et de l’acheminement sans entrave de l’aide humanitaire afin qu’elle parvienne à la population civile.  « Nous appuyons aussi la mission de l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour la Libye », a-t-il ajouté.


Mme JOY OGWU (Nigéria) a constaté que les autorités libyennes ont continué à violer les termes de la résolution 1970, adoptée le 26 février dernier par le Conseil de sécurité, et les dispositions du droit international.  L’ampleur de la catastrophe humanitaire explique la raison pour laquelle le Nigéria a voté en faveur de ce texte, a-t-elle expliqué.  Le texte met l’accent sur la protection des civils et sur l’assistance humanitaire, ce qui répond à beaucoup de nos préoccupations, a-t-elle dit.  Le Nigéria continue à penser que l’occupation étrangère n’est pas un moyen qui permet d’assurer la paix en Libye.  « En outre, nous aspirons à respecter l’unité et l’intégrité territoriale de la Libye.  Nous sommes également encouragés par le fait que la voie politique est bien précisée dans la résolution adoptée ».  Mme Ogwu a estimé que cette résolution envoie le message sans équivoque au peuple libyen que la dignité et la sécurité de la population sont essentielles.


M. BASO SANGQU (Afrique du Sud) a souhaité que la situation en Libye puisse se résoudre de façon pacifique, en trouvant une solution politique d’ensemble.  Il faut aussi préserver l’unité, la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Libye, a-t-il demandé.  Il a apprécié qu’un Envoyé spécial pour la Libye ait été désigné.  M. Sangqu a rappelé que la résolution 1970 n’avait pas été suivie d’effet, les autorités libyennes ayant agi au mépris de ce texte.  « Nous pensions donc que le Conseil de sécurité ne pouvait rester silencieux face à de telles violences », a-t-il expliqué.  Le représentant a estimé que le texte adopté aujourd’hui répond aux attentes des populations de la région.  « Pour le principe, nous avons donc appuyé cette résolution avec les mises en garde nécessaires sur le respect de l’intégrité et de la souveraineté territoriale », a-t-il dit, en rejetant toute occupation ou intervention étrangère qui se ferait sous prétexte de la protection des civils.


M. LI BAODONG (Chine) a rappelé que son pays s’était toujours opposé au recours à la force dans les relations internationales.  « La Chine, même si elle reconnaît la légitimité de la demande de la Ligue des États arabes que soit établie une zone d’exclusion aérienne, éprouve toujours de grandes difficultés à l’égard de plusieurs dispositions importantes du texte de la résolution ».  « C’est la raison pour laquelle nous nous sommes abstenus », a-t-il ajouté.  Avant de conclure, le représentant de la Chine a noté que son pays appuyait le mandat de l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour la Libye, dont il attend « avec impatience qu’il fasse le point aux membres du Conseil de la situation sur le terrain ». 

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 21:11
Libye : Appel pour une intervention urgente de la communauté internationale en Libye

jeudi 17 mars 2011 - 20h14, par Mediarabe.info

 

http://mediarabe.info


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Des associations amazighes (berbères), actives dans plusieurs pays maghrébins et européens, viennent de lancer un appel à la communauté internationale pour agir en urgence afin de mettre un terme au génocide en cours en Libye. Nous venons de recevoir cet appel et le publions intégralement :

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Nous, organisations et associations amazighes (berbères) qui oœuvrons pour la défense des droits Humains en général et des droits culturels et linguistiques des Imazighen (Berbères) en particulier, sommes sérieusement préoccupées par la montée de la violence et de la terreur dont les Libyens continuent d’être victimes, et sommes scandalisées par l’inertie de la communauté internationale face à cette situation dramatique que subit le peuple libyen du fait d’un tyran d’un autre âge qui est en train de faire de ce pays une véritable boucherie en usant des armes de guerre contre des populations décidées à se débarrasser d’un régime despotique et tyrannique qui les prive de liberté.

Nous appelons la communauté internationale à assumer ses responsabilités et à réagir afin de limiter les dégâts et mettre fin aux massacres collectifs que le régime de Kadhafi est en train de commettre sur les populations libyennes. Il s’agit d’intervenir pour protéger des populations civiles de l’armée d’un régime qui les menace d’extermination.

Ainsi, la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne est la moindre des choses à mettre en œuvre dans les plus brefs délais pour empêcher les avions de Kadhafi de mener des raids contre des populations démunies.

Près d’un mois après le début des horreurs que fait subir le régime de Kadhafi au peuple libyen, le Conseil de sécurité des Nations Unies doit cesser ses tergiversations et décider enfin d’accomplir son devoir qui est celui de protéger des populations civiles qui n’arrêtent pas d’appeler au secours contre la terreur et la barbarie d’un homme décidé à s’accrocher au pouvoir quel qu’en soit le prix.

Faute de réaction urgente, l’Histoire se souviendra que le peuple libyen a été livré à lui-même face à la barbarie d’un tyran et que le monde est resté sourd à ses multiples appels au secours.

Premières organisations et associations signataires : 
- AFAFA – Roubaix 
- Amyaway Imazighen – Rabat 
- Association Mohamed Elkamel des Bidonvilles - Tiddas (Khemissat) 
- AZETTA – Rabat 
- Internationale Touarègue – Bordeaux 
- Libyan Working Group - Amsterdam 
- OADL - Rabat 
- Tamazgha – Paris 
- Tamunt n Imazighen n Libya – Grande Bretagne 
- Tilelli - Goulmima 
- ZARI – Marseille 
- Tamazgha-OC – Toulouse 
- Espace culturel berbère européen Afus deg Wfus - Roubaix 
- Thaddart n Imazighen - Bruxelles 
- Association Tawmat de Catalunya – Barcelone 
- Associació catalanoamaziga Itran - Barcelone

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 18:40
Libye : Kadhafi menace de s’attaquer aux voies maritimes en Méditerranée
jeudi 17 mars 2011 - 18h29
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Alors que les pays membres du Conseil de sécurité affirment avoir trouvé un accord sur un projet de résolution autorisant le recours à la force en Libye, et au moment où l’Arabie saoudite, les Emirats Arabes Unis et le Qatar se disent prêts à participer à un dispositif militaire en Libye, aux côtés des Français, Britanniques et Américains selon la télévision « Al Arabiya », des diplomates affirment que le vote de cette résolution pourrait intervenir dès ce soir (19h00 ou 22h00 GMT selon les sources). Face à cette perspective, « Al Arabiya » affirme à l’instant que Kadhafi menace de frapper les lignes aériennes et les voies maritimes en Méditerranée si la résolution était entérinée et si des frappes visaient son pays et son armée.

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 18:14

Halte au génocide programmé : les Berbères menacés ?

Libye : la guerre médiatique et psychologique fait rage

Les "révolutionnaires" affirment avoir infligé des pertes considérables aux forces de Kadhafi

jeudi 17 mars 2011 - 08h05, par Khaled Asmar - Beyrouth

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Les informations en provenance de Libye sont contradictoires. Le colonel Kadhafi affirme que ses forces ont repris "les principales villes tenues par les terroristes" et qu’elles se dirigent vers leur fief Benghazi. Ses opposants affirment au contraire que les "révolutionnaires lui ont infligé d’importantes pertes", et que "son fils Moatassem est grièvement touché. Il est soigné à l’hôpital des grands brûlés de Tripoli". Ils l’accusent de "préparer l’extermination des Berbères à Jabal Al-Gharbi", alors qu’il prétend vouloir "libérer son peuple des mains des terroristes". Qui dit vrai ?

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Dans un bref reportage diffusé la nuit dernière par la chaîne de télévision « Al Arabiya » (journal de 22h00 GMT), un interlocuteur libyen a affirmé que « des avions appartenant à la rébellion libyenne ont participé aux combats pour stopper l’avancée des troupes de Kadhafi notamment à Misrata et Ajdabiya ». Cette information semble se confirmer par les images des chars d’assaut calcinés, autour de Misrata, où les opposants affirment en avoir détruit six et récupéré 13 autres, ainsi que des orgues de Staline. La rébellion ajoute que ses forces encerclent une unité de la « Katibate de Khamis » sur l’avenue de Benghazi à Misrata. Ces Katibates sont commandées par le fils du Guide, Khamis.

Ce matin, interrogé par « Radio-Orient », Ahmed Abdallah, un responsable de l’opposition libyenne, affirme que l’aviation des rebelles ont détruit deux bâtiments de la marine libyenne alors qu’ils tentaient de débarquer des troupes pour prendre Misrata en tenaille. Abdallah ajoute qu’une opération kamikaze (vraisemblablement aérienne) a visé la QG de Kadhafi à Bab El-Azizia (quartier sud de Tripoli). Abdallah ne précise pas la date de cette opération prétendue, mais affirme que Moatassem Billah Kadhafi, l’un des fils du Guide, a été grièvement blessé et il est toujours soigné à l’hôpital des grands brûlés de Tripoli. Rappelons que des sources égyptiennes avaient affirmé, le 24 février, que Moatassem avait été blessé.

De l’autre côté, Tripoli affirmait hier avoir repris Misrata. Mais ce matin, des sources libyennes soulignent que la reprise de cette ville est proche. Le colonel Kadhafi va encore plus loin, et affirme que ses forces ne rencontreront aucune résistance à Benghazi, puisque le peuple, qui est toujours avec lui, dénonce les caches des terroristes et guide les forces du régime vers ces repères pour débarrasser la population de ces terroristes. Benghazi tombera toute seule, a-t-il précisé. Interrogée à cet égard par la télévision « Al Arabiya », la militante libyenne Maïssoune Al-Sennoussi affirme depuis Benghazi que les forces de Kadhafi ne sont pas encore à Ajdabiya et subissent d’énormes pertes à Misrata. De ce fait, tout ce que dit le régime de Tripoli relève de l’intox et de la guerre psychologique et médiatique.

Par ailleurs, le N°2 de la délégation libyenne à l’ONU, qui a rejoint la révolution, Ibrahim Dabbachi, a mis en garde contre l’extermination de la population programmée par Kadhafi. Il a donné ses ordres à ses mercenaires pour détruire tout et raser entièrement les régions rebelles, et de tuer tout ce qui bouge. Dabbachi ajoute, depuis l’ONU à New York, que des unités de Kadhafi et des colonnes de blindés sont massées à l’ouest de Tripoli, à Jabal Al-Gharbi, avec l’ordre de détruire les villages et d’exterminer la population Berbère et Amazigh. Dabbachi presse le Conseil de sécurité à prendre ses responsabilités et à décréter une zone d’exclusion aérienne et de voter une résolution, sous le chapitre 7, autorisant le recours à la force pour protéger la population.

Ces informations contradictoires font partie de la guerre médiatique, estiment les observateurs. Les proclamations, de part et d’autre, de succès militaires, et les mises en garde contre un génocide planifié, contribuent à cette guerre des nerfs. Les peuples arabes espèrent une victoire rapide et sans bavure de la révolution. Car, au cas contraire, l’espoir et le rêve de liberté nés en Tunisie et en Egypte seront anéantis. Les régimes, quant à eux, aident Kadhafi pour exploiter le bain de sang qu’il est capable de commettre en Libye, pour rééditer l’expérience chez eux. Au Yémen et en Syrie, la machine répressive est déjà en marche. Les pays du Golfe et du Maghreb ne resteront pas longtemps à l’abri de ce phénomène.

Khaled Asmar

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 18:04

http://www.israel7.com

 

Après les émeutes en Tunisie et en Egypte, qui ont permis la chute des présidents Ben Ali et Moubarak, et la révolution en Libye où Kadhafi n’a pas encore dit son dernier mot, la population se soulève toujours dans d’autres pays arabes contre les régimes qui l’oppressent. C’est le cas notamment en Syrie, où les manifestations se sont multipliées mercredi dans le pays après une première journée d’insurrection, ce mardi, déclarée « Jour de la Colère contre le pouvoir ».

Des milliers de Syriens sont sortis dans la rue, notamment dans le centre de Damas et dans les villes d’Alep, de Deir Al Zour et d’autres encore. Les protestataires ont appelé, dans leur slogan, à délivrer la Syrie du joug de ses dirigeants, « par le sang et le feu » et ont déclaré qu’il fallait lutter contre la corruption.

D’après le journal « Al-Quds-Al-Arabi » paraissant à Londres, il y aurait eu des morts et des centaines de blessés. En outre, des opposants ont été arrêtés par centaines et les dirigeants auraient interrompu les services Internet et coupé les réseaux de téléphones portables. Et puis, dans certaines villes du pays, le couvre-feu aurait même été imposé.

Au Yémen, la situation n’est pas brillante non plus. Quelque 200 personnes auraient été blessées mardi lors d’affrontements entre les opposants au régime, qui réclamaient le départ du président Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, et ses partisans qui les frappaient avec des matraques et à coups de pierres. Ces violences se sont produites dans la ville d’Al Hudaydah, dans la partie occidentale du pays. Les forces de l’ordre ont utilisé des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour disperser la foule.

En Algérie, des troubles ont également éclaté. Des centaines de jeunes ont défilé à Alger pour protester surtout contre la crise du logement. Ils ont lancé des bouteilles incendiaires sur les policiers qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes.

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 16:05


DEBKAfile Reportage exclusif 17 mars 2011, 10:53 AM (GMT+02:00)

 

Adapté par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 

http://www.debka.com/article/20772/

 

Tags:  Egypt    Libya    US military action 

Le sous-marin USS Providence

 

Peu de temps après avoir quitté l’Egypte pour Tunis, mercredi 16 mars, la Secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a demandé en urgence au chef de la junte militaire en Egypte, le maréchal Mohammed Tantawi la permission d’utiliser les bases aériennes égyptiennes pour que les avions militaires américains puissent établir une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye. C’est un reportage exclusif des sources militaires à Washington de Debkafile.

 

Clinton a expliqué à Tantawi qu’elle espérait une approbation du Conseil de Sécurité de l’ONU d’une zone d’exclusion aérienne, Durant sa session spéciale de ce jeudi 17 mars. Mais cela ne devrait pas être suffisant pour stopper l’avance de Mouammar Kadhafi et les Etats-Unis devrait recourir à l’action militaire contre son armée. Elle n’a pas développé comment.

 

Mais les sources de Debkafile affirment que la Maison Blanche soupèse l’option de frappes aériennes américaines pour mettre un terme à la marche de Kadhafi sur Benghazi, la seconde ville par importance de la Libye et le tout premier bastion rebelle. L’objectif de cette action serait moins de préserver le contrôle de cette ville par les rebelles que d’empêcher Kadhafi de proclamer sa victoire sur l’opposition à son régime et contre ses challengers étrangers.


Un autre volet du plan pris en considération à Washington entraînerait des frappes contre les centres de gouvernement et de l’armée de Kadhafi, à Tripoli, la capitale.

 

Tantawi a promis à Clinton de convoquer le Conseil Suprême de l‘armée jeudi, avant la réunion du Conseil de Sécurité et la tenir informée de sa décision avant qu’elle ne prenne son vol pour quitter le Moyen-Orient.

 

Selon nos sources à Washington, le Pentagone propose d’utiliser la grande base aérienne égyptienne d’El Mansoura dans le Delta du Nil pour établir la zone d’exclusion aérienne et lancer des attaques aériennes sur la Libye.

 

Le virage de l’Administration Obama en faveur d’une intervention militaire directe en Libye était perceptible tôt ce jeudi matin (dans la nuit de mercredi selon l’horaire à Washington) dans les remarques de l’Ambassadrice américaine à l’ONU, Susan Rice :

 

Elle a déclaré : “La vision américaine est que nous avons besoin d’être préparés à envisager des phases qui incluent, mais peut-être aillent au-delà d’une simple zone d’exclusion aérienne, alors que la situation sur le terrain a évolué et qu’une zone d’exclusion aérienne comporte des limitations inhérentes à ce genre d’opérations, en termes de protection des civils en péril immédiat ».

 

Par “la situation sur le terrain”, elle faisait référence aux trois colonnes de Kadhafi, renforcées par des milliers de combattants de la fédération tribale de Warefla, qui progressent rapidement sur Benghazi. Les sources militaires de Debkafile rapportent que les brigades Saadi et Khamis, cette dernière constituant la 32è Brigade libyenne, la plus importante de ces troupes, se déplacent en APC, et son en train d’approcher du dernier bastion rebelle. Ils ont l’appui d’une brigade d’artillerie et d’une brigade de tanks. A l’ouest, les navires lance-missiles libyens ont verrouillé Benghazi.

 

Nos sources ajoutent que les unités de l’armée libyenne basées à Benghazi sont entrées en action dès l’arrivée du contingent principal. Ces troupes ont été prises dès le commencement du soulèvement libyen, le 15 février, à l’intérieur du territoire détenu par les rebelles. Elles se sont tenues de côté en attendant les ordres de Kadhafi pour se jeter dans la bataille.


Un autre signe de la forte inclination du Président Obama à entreprendre une action militaire allant au-delà de l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne, survient avec le déploiement lundi 14 mars du sous-marin nucléaire d’attaque USS Providence au large des côtes libyennes.

 

Au cours de la dernière décennie, ce sous-marin a souvent été appelé en appui des attaques de missiles américains, habituellement à coups de tomahawk, aussi bien en 2003 en Irak qu’en Afghanistan.

 

La flotte américaine présente au large des côtes libyennes comprend aussi le navire d’assaut de la marine USS Kearsage, qui est un porte-hélicoptères ; le vaisseau de transport amphibie marine Docks et les destroyers lance-missiles USS Barry, USS Ponce et USS Mason.

 

Le porte-avions américains USS Enterprise, actuellement près de la Mer Rouge, pourrait également être appelé en cas d’attaque de missiles américains sur la Libye. 

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 15:37

MEMRI Middle East Media Research Institute

 

Dépêche   fr. n° 235

 
Kadhafi menace la France suite à la suggestion française de frappes aériennes ciblées

 

Ci-dessous des extraits d´une allocution publique du dirigeant libyen Mouammar Al-Kadhafi, diffusée sur Al-Jamahiriya le 15 mars 2011.

 

Voir les extraits vidéo sous-titrés en anglais :

http://www.memri.org/clip/en/0/0/0/0/0/0/2861.htm



"La vérité est qu´il n´y a aucun problème en Libye"

 

Mouammar Kadhafi : La vérité est qu´il n´y a aucun problème en Libye. Rien d´important n´est arrivé, et donc au début, nous n´en avons même pas parlé. Nous avons dissimulé ce qui était arrivé, considérant qu´il s´agissait d´agissements irréfléchis.

Nous avons déjà eu affaire à une telle situation dans le passé. C´est arrivé en 1982, quand plusieurs chiens errants ont infiltré la Libye. Nous les avons capturés dans plusieur s appartements. Vous vous souvenez de cela. Les masses avaient saccagé le lieu, l´avaient foulé aux pieds. Nous avons pensé que les mêmes rongeurs et autres chiens s´étaient encore une fois infiltrés...

Mais cette fois... Nous avons réalisé qu´il ne s´agissait pas des mêmes rongeurs originaires de Libye. D´autres ont récupéré ces actions insignifiantes.

[...]

Nous avions déjà eu affaire à eux, mais les médias d´aujourd´hui ne sont pas les médias de 1982. Ils ont profité des médias et ont décrit au monde une situation inexistante en Libye. Ils ont dit qu´il y avait des manifestations, alors qu´il n´y en avait pas une seule dans toute la Libye. Ils ont dit qu´il y avait des coups de feu, alors qu´aucun manifestant n´avait été tué, vu que personne ne manifestait. Ils ont dit qu´il y a vait des milliers de morts, alors qu´il n´y avait que 200 morts au sein de la police, de l´armée, et de ces rongeurs qui ont pris d´assaut le poste de police.

[...]

"…la France commence à lever la tête et parle de frapper la Libye. Vous pensez que ce sera facile d´attaquer, espèce d´idiot ?... Nous allons vous attaquer"

Et voilà : la France commence à lever la tête et parle de frapper la Libye. Vous pensez que ce sera facile d´attaquer, espèce d´idiot ?

Nous allons vous attaquer. Nous vous avons attaqués en Algérie, nous vous avons attaqué au Vietnam... C´est nous qui vous frappons. Vous, nous frapper ?! Essayez un peu pour voir !

[...]

Ils ont commencé à dire que Kadhafi devait démissionner. Démission de quoi ?! C´est vous qui devez démissionner, espèces de criminels, de colonialistes ! C´est à vous de démissionner ! Je les mets au défi de donner à leurs peuples la liberté que j´ai donnée au peuple libyen ! Je les mets au défi d´en faire autant ! Je les mets au défi d´accorder la liberté aux Américains, aux Britanniques et aux Français ! Voyons un peu s´ils sont prêts à renoncer à leurs sièges ! Voyons un peu s´ils sont prêts à démissionner et à laisser leurs peuples s´auto-gouverner ! Ils ne laisseraient jamais faire une chose pareille. Ils gouvernent leurs populations par des moyens dictatoriaux : un parti républicain, un parti démocratique, un parti chrétien, un parti centriste, un parti de droite, un parti de gauche... Ces sont des méthodes dictatoriales et capitalistes qui usent les peuples.

[...]

"…le peuple libyen sera entièrement annihilé avant que vous ne mettiez la main sur le pétrole"

 

Nous allons nous battre jusqu´au bout pour protéger notre pétrole. Vous ne parviendrez jamais à prendre le contrôle de ce pétrole, parce que le peuple libyen sera entièrement annihilé avant que vous ne mettiez la main sur le pétrole. Ce pétrole est notre vie, et nous ne permettrons jamais que ce pétrole – les ports, les gisements de pétrole et les pipelines - ne soient soudoyés par des irresponsables. Ils doivent demeurer entièrement sous contrôle libyen et en possession du peuple libyen.





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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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