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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 20:07

 

 

Jabhat al Nusra-Al-Qaida-affiliated-Golan25.3.13 (Copier)

 

 

Entre Assad et les rebelles, Israël à la recherche du moindre mal

AFP | 01/05/2013

Eclairage Les experts ne sont d’accord que sur un seul point : empêcher coûte que coûte le transfert d’armes chimiques et de systèmes de défense antiaériens au Hezbollah.

Au moment où les pressions en faveur d’une intervention internationale en Syrie se multiplient, Israël a du mal à déterminer le moindre mal entre un maintien au pouvoir de Bachar el-Assad et une victoire des insurgés, parmi lesquels figurent des jihadistes.


Certains analystes israéliens redoutent un saut dans l’inconnu en cas de chute du régime Assad, qui a maintenu le calme pendant près de 40 ans sur le plateau du Golan occupé par Israël. Les partisans de cette thèse craignent que des groupes jihadistes ne profitent de la confusion pour tenter de s’infiltrer en Israël, tirer des roquettes ou, plus grave, de mettre la main sur l’arsenal d’armes chimiques du régime, ce qui constituerait un casus belli, comme l’a souligné à maintes reprises le Premier ministre Benjamin Netanyahu. D’autres experts estiment en revanche que malgré les risques d’instabilité liés au danger jihadiste, Israël aurait tout à gagner d’un départ de Bachar el-Assad qui porterait un coup fatal à l’alliance entre l’Iran, la Syrie et le Hezbollah, et renforcerait sa campagne contre le programme nucléaire iranien, principale priorité de M. Netanyahu.


« L’attitude à l’égard de la guerre en Syrie est complexe parce que le choix est entre l’enfer et la géhenne », constatait lundi un éditorialiste du quotidien Yediot Aharonot. « Le soutien au régime meurtrier d’Assad est impensable. Mais le soutien aux rebelles pourrait mener à la constitution d’une base du jihadisme mondial au cœur du Moyen-Orient. Ce n’est pas dans l’intérêt de l’Occident et encore moins d’Israël », soulignait-il.

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Selon les médias israéliens, les chefs des différentes agences de renseignements israéliennes sont eux-mêmes divisés pour savoir qui, du régime ou des rebelles, « servirait le mieux Israël ». Moshe Arens, un ancien ministre de la Défense, considère que « les deux camps en lutte sont des ennemis entre lesquels Israël n’a pas à choisir ». En revanche, pour Jonathan Spyer, spécialiste de la Syrie au centre de recherches interdisciplinaires d’Herzliya, « les avantages liés à une chute d’Assad sont plus importants que les risques sécuritaires potentiels ». « Le régime d’Assad est une force dangereuse en raison de son alliance avec l’Iran », explique M. Spyer, tout en reconnaissant « qu’il n’est pas fanatique et n’a jamais soutenu des groupes islamistes radicaux comparables à ceux qui mènent la rébellion » en Syrie. « La présence de groupes armés à la frontière est inquiétante, mais la chute d’Assad constituerait un revers pour le Hezbollah, l’organisation paramilitaire la plus puissante », insiste-t-il.


Israël a récemment donné un coup de semonce en revendiquant une frappe aérienne en janvier contre un convoi d’armes syriennes destinées au Hezbollah. « Si le régime d’Assad s’écroule, ce sera un coup dur pour l’Iran, le Hezbollah et tout cet axe », renchérit Mike Herzog, ancien patron de la planification stratégique de l’armée israélienne. « Cela ne va pas sans risques : que des islamistes et des jihadistes ne deviennent une force dominante dans la future Syrie », tempère-t-il cependant.


À défaut de pouvoir choisir, les analystes ne sont d’accord que sur un seul point : la nécessité d’empêcher coûte que coûte, y compris par la force, le transfert d’armes chimiques et de systèmes de défense antiaériens au Hezbollah qui pourrait ainsi défier la suprématie aérienne d’Israël au Liban. « Qu’est-il préférable du point de vue israélien? Attaquer Assad ? Encourager les Américains à le faire ? Ou au contraire rester passifs en espérant que le match nul dans la guerre civile syrienne se prolonge le plus longtemps possible ? » s’interrogeait hier un commentateur du tabloïd progouvernemental Israel Hayom, en évoquant « un dilemme insoluble ».

 

Lire aussi

Washington reste prudent sur les armes chimiques syriennes

 

La Syrie au bord du gouffre humanitaire, la tribune de Kristalina GEORGIEVA, Commissaire européenne chargée de la Coopération internationale, de l’Aide humanitaire et de la Réaction aux crises

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 19:42

 

 

 

 

 

 

Syrie : Washington admet que le régime a mené deux attaques chimiques. Les lignes rouges d’Obama sont pulvérisées. Impuissance ou complicité ?

jeudi 25 avril 2013 - 18h13
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Les Etats-unis viennent d’admettre que le régime syrien a utilisé des armes chimiques dans au moins deux attaques. Ces déclarations interviennent après que John Kerry ait démenti l’armée israélienne, laquelle dispose d’informations fiables sur cet usage. Depuis, les contradictions américaines ont suscité l’ironie des commentateurs de la presse arabe qui s’interrogent, unanimement : où sont les lignes rouges fixées par Barack Obama à Bachar Al-Assad ? Washington repousse indéfiniment ces lignes rouges, laissant à Assad le loisir d’exterminer son peuple, lit-on dans plusieurs sites syriens. D’autres regrettent une complicité américaine avec Assad le génocidaire, ou craignent l’impuissance volontaire des Etats-Unis à agir. Ce qui revient au même !!

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 09:15
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AFP | 24/04/2013 | 09h17


De violents combats ont éclaté pour la première fois mercredi à l'aube à l'intérieur de l'aéroport militaire de Mingh dans la région d'Alep, un des principaux bastions de l'armée dans le Nord, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

 

http://www.lorientlejour.com

 

 

"Les rebelles, qui assiègent l'aéroport depuis des mois, y sont entrés pour la première fois à l'aube", a déclaré à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

"Des combats acharnés se déroulent encore ce matin dans l'enceinte de l'aéroport", a-t-il ajouté.

Mardi, les rebelles avaient pris une importante position militaire à l'extérieur de l'aéroport, leur permettant de s'infiltrer dans le bâtiment. En outre, neuf membres des comités de défense (supplétifs de l'armée) qui venaient en renfort d'un village proche avaient été tués par des combattants kurdes.

Les insurgés avaient tenté à plusieurs reprises de prendre d'assaut Mingh au cours de violents combats qui ont fait des dizaines de morts.

En début de l'année, les rebelles se sont lancés dans la "bataille des aéroports d'Alep" pour priver le régime de son principal atout, visant l'aéroport international, ceux militaires de Jarrah et Kouweiris à l'est, Mingh au nord et Nairab dans le sud. Ils ont pris pour le moment le contrôle de Jarrah.

Combattants kurdes un antidote à la progression d Front Al-Nusra?

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 10:23

Soldiers chemical weapons 19.3.13 (Copier)

Renseignement militaire israélien : Assad utilise des armes chimiques

mardi 23 avril 2013 - 10h19
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Un responsable du renseignement militaire israélien a accusé mardi le régime du président syrien Bachar Al-Assad d’utiliser des armes chimiques face à la rébellion.

Assad utilise des armes chimiques en Syrie, a affirmé le général Itaï Brun, chef du département de recherche et d’analyse au sein de la division du renseignement militaire de l’armée israélienne, dans des déclarations diffusées sur le compte twitter officiel de l’armée israélienne. (AFP).

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 09:34

 

Hagel-Yaalon-Gantz22.4.13 (Copier)

 

Le Secrétaire à la Défense Chuck Hagel en visite, avec Moshe Ya'alon et le Lt. Gen. Benny Gantz

 

 

 

Le Chef d'Etat-Major de Tsahal, le Lieutenant-Général Benny Gantz, a averti, lundi 22 avril, que la chute de Bachar al Assad ne mettrait pas fin au bain de sang en Syrie, mais entraînerait le pays plus profondément encore dans la guerre ethnique et tribale, à l'échelle qu'a connue l'Afghanistan, il y a deux décennies. L'Iran et le Hezbollah sont impliqués en profondeur dans cette calamité et en seront directement tenus comptables. De façon plutôt "étrange", la Russie les soutient. Gantz participait à la Conférence annuelle de l'Institut sur la Sécurité Nationale de l'Université de Tel Aviv.  

 

Le Ministre de la Défense d’Israël, Moshe Ya’alon s'est engagé à une action très ferme, en cas d’utilisation d’armes chimiques en Syrie, et promis de ne jamais permettre que des armes sophistiquées syriennes soient transférées à d’autres nations ou à des organisations du type du Hezbollah. La frontière du Golan sera bien gardée, a-t-il ajouté, s’exprimant lors d’une conférence de presse conjointe avec Chuck Hagel,  le Secrétaire à la Défense, en visite, lundi 22 avril. « Si jamais il y a un problème dans notre région, nous répondrons, tout comme nous l’avons, déjà, fait », a déclaré le Ministre. Les commentaires de Ya’alon présentent trois difficultés frappantes :



1.  Le Hezbollah n’a pas attendu que des armes avancées franchissent la frontière, de Syrie vers le Liban. Au lieu de cela, deux brigades de combat lourdement armées de cette milice chi’ite appuyée par l’Iran, chacune comprenant 1.000 hommes, ont traversé dans la direction opposée et mènent les combats de Bachar al Assad, autour de Qusayr, à 35 kms au sud d’Homs. Ils s'approvisionnent en armes directement à la source, dans les arsenaux de l’armée syrienne et les cargaisons d’armes transportées par air, arrivant d’Iran et de Russie.

 

2, Certains stratèges israéliens prédisent que son implication en profondeur dans la guerre civile syrienne affaiblira le Hezbollah. D’autres maintiennent, au contraire,  que le Hezbollah a développé ses capacités de faire front contre Israël en Syrie et qu'il en a tiré une expérience de haut niveau du champ de bataille, faisant de lui une menace bien plus grande que jamais auparavant, pour Israël. Le Ministre de la Défense n’a pas traité de ces évolutions.


3.  Il a insisté sur le fait que la frontière du Golan serait bien gardée. Mais alors, qu’en est-il de la frontière libanaise, qui s’est, déjà, embrasée deux fois de suite, en une guerre de grande envergure lancée par le même Hezbollah ?

 

Dès son arrivée en Israël, Hagel a déclaré que les ventes d’armes, pour une valeur de 10 miliards de $, à l’intention d’Israël, de l’Arabie Saoudite et des Emirats Arabes Unis, représentent « un signal très clair » adressé à l’Iran, que les options militaires restent sur la table, concernant son programme nucléaire. « Le fond du problème reste que l’Iran représente une menace, une véritable menace », a-t-il affirmé, « et doit être empêché de développer une telle capacité de construire une bombe nucléaire et de pouvoir la lancer ».

 

L’accord d’armement comprend des avions-cargo KC-135 d’approvisionnement en vol, des missiles de défense anti-aérienne et des avions de transport de troupe Osprey V-22 à rotors basculants (ascension verticale d’hélico et vitesse de croisière/charge utile d’un avion), pour Israël, et de 25 F-16 d’avions de combat Falcon pour les EAU.

 

A partir d’Israël, le Secrétaire à la Défense va poursuivre son voyage vers l’Arabie Saoudite et les EAU.

 

Les sources militaires de Debkafile rapportent que ces cargaisons d’armes vont mettre des années avant d’être livrées. Pendant ce temps, les pourparlers du Secrétaire Hagel en Israël ont fortement été détournées du problème nucléaire iranien, à cause de la crise syrienne, plus brûlante, ainsi que nous l’avions mentionné dimanche. [ La terreur à Boston a recentré l’attention sur la Syrie et Al Qaeda – plutôt que sur l’Iran, lors du séjour d’Hagel.]

 

Ceci a, encore été confirmé par le journal français Le Figaro, [ La Jordanie ouvre deux couloirs aériens aux drones israéliens pour des frappes foudroyantes contre les ADM syriennes ], dans son reportage de ce lundi, affirmant que la Jordanie avait ouvert deux couloirs dans son espace aérien, aux drones de l’armée de l’air israélienne, cherchant à observer le conflit en cours en Syrie. Les sources militaires occidentales au Moyen-Orient, qui étaient citées, disaient que les drones israéliens survolent le territoire de nuit afin d’éviter toute détection et sont également armés et en capacité de frapper des cibles, n’importe où en Syrie. Ce reportage n’a été confirmé ni par la Jordanie, ni par Israël.

 

Le Premier Ministre Binyamin Netanyahou s’est montré plus ouvert, lorsqu’il a declaré, lors d’une interview à la BBC, le 18 avril, qu’Israël a le droit d’empêcher des armes de tomber en de mauvaises mains, en Syrie. Si des terroristes s’emparent d’armes anti-aériennes et chimiques, ils pourraient être en mesure de changer la donne dans la région. Lorsqu’on lui a demandé si Israël était impliqué dans des actions au milieu du conflit syrien, Netanyahou s’est contenté de dire qu’il ne confirmerait ni de démentirait ce genre d’information.

 

Il s’exprimait au lendemain de l’ordre donné, par le Secrétaire à la Défense Chuck Hagel, à deux cent hommes de troupes de la 1ère Division blindée américaine, de se déployer en Jordanie. D’après la déclaration du Pentagone, cette force « créera une capacité supplémentaire », pour les Etats-Unis, « de pouvoir potentiellement former une force de frappe conjointe en vue d’opérations militaires… et d’être prêts à une action militaire, si le Président Barack Obama devait en donner l’ordre ». Selon les sources militaires de Debkafile, les divers mouvements militaires autour de la Syrie, particulièrement en Jordanie et en Israël, préparent le terrain pour une possible intervention américano-arabo-israélienne en Syrie.

 

http://debka.com/article/22918/Two-armed-Hizballah-brigades-fighting-for-Assad-near-Homs

 

DEBKAfile Reportage Spécial 22 avril 2013, 9:03 PM (GMT+02:00)

 

Adaptation : Marc Brzustowski. 

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 08:09

 

Lire : http://lessakele.over-blog.fr/article-deux-brigades-armees-du-hezbollah-combattent-pour-assad-pres-d-homs-117297712.html

 

http://www.lorientlejour.com/

Un calme tendu a prévalu hier au Hermel où les bombardements des derniers jours ont provoqué d’importants dégâts.
Un calme tendu a prévalu hier au Hermel où les bombardements des derniers jours ont provoqué d’importants dégâts.

CONFLIT Le Hezbollah ne cache plus son implication dans les combats en Syrie, qu’il présente comme « un devoir national ». L’opposition syrienne y voit une « déclaration de guerre ».

 

Place à l’escalade verbale après l’escalade militaire. Après avoir été pendant quelques jours la cible de bombardements provenant du côté syrien de la frontière, le Hermel a connu hier sa première journée de calme. Mais la peur d’une reprise des pilonnages à partir de Qoussair, où les combats font rage entre l’armée de Bachar el-Assad et les rebelles syriens, persiste parmi les habitants, dont certains auraient reçu par SMS des menaces attribuées à l’Armée syrienne libre (ASL) et au Front al-Nosra, qui auraient fixé de nouvelles cibles au Hermel : le Sérail, trois hôpitaux : l’hôpital gouvernemental, celui de l’Oronte et celui du Hermel, l’immeuble Fayad Allawi, la place Dora au centre de la localité, la mosquée de l’imam Ali, le centre pédagogique et l’école al-Mabarrat.


Un rassemblement de combattants de l’ASL dans le secteur syrien frontalier de Tall Hanach a accentué les craintes de la population qui s’est terrée chez elle. Les enfants n’ont pas été envoyés à l’école et les administrations publiques ont fermé leurs portes.

Le président du conseil municipal du Hermel, Sobhi Sacre, en a appelé au président Michel Sleiman et à l’armée, les exhortant de défendre la population pendant que les partis de la région, qui ont tenu une réunion extraordinaire au siège du Baas, ont averti que les habitants du Hermel « assureront leur propre défense si l’État les abandonne ». C’est précisément cette idée de « légitime défense » que le Hezbollah avance pour tenter de justifier son implication dans les combats en Syrie, qu’il s’était efforcé de cacher avant de se trouver contraint de la reconnaître, au fur et à mesure que le nombre de ses « moujahidine » tués en Syrie augmentait. Pas plus tard qu’hier, les obsèques de l’un d’eux étaient organisées dans la banlieue sud près de l’aéroport de Beyrouth.

 


« Ce que fait le Hezbollah est un devoir national et moral pour la défense des Libanais des villages frontaliers », a ainsi déclaré cheikh Nabil Qaouq, vice-président du conseil exécutif du Hezbollah. Il s’exprimait dans la localité de Mayfadoune, dans le sud du Liban, lors d’une cérémonie marquant le septième jour de la mort de Abbas Rihane, un combattant du parti tué en Syrie.
« À ceux qui nous demandent de laisser nos frères dans les villages frontaliers victimes de meurtres, d’enlèvements, de massacres et d’expulsions, je réponds : peut-on laisser ces Libanais otages de cette situation ? Peut-on les laisser abandonnés à leur sort ? » a lancé cheikh Qaouq, estimant que « les martyrs du Hezbollah sont les martyrs de toute la patrie car ils défendent leurs compatriotes libanais ». Il a appelé les adversaires du parti de Dieu au Liban « à cesser de salir l’image de ces martyrs et à cesser de parier sur des changements en Syrie en vue de modifier l’équation interne » en leur faveur.

 

(Lire aussi : Les Galériens, de Elie Fayad)

La bataille stratégique de Homs
Dans le même temps, le député hezbollahi Walid Succariyeh accusait les combattants de l’ASL d’avoir attaqué en premier les villages syriens habités par des chiites libanais « qui se sont vu contraints de se défendre ». M. Succaryieh, qui s’exprimait dans le cadre d’un entretien à l’agence al-Markaziya, a indiqué également qu’ « un groupe du Hezbollah se trouve dans le périmètre du lieu de pèlerinage dédié à Sitt Zeinab près de Damas pour le protéger ». Il se peut que le Mossad israélien fasse sauter ce lieu saint pour faire assumer à l’opposition syrienne la responsabilité de l’attaque, provoquant ainsi une discorde communautaire », a-t-il dit. Quid de la politique de distanciation adoptée par le Liban vis-à-vis de la guerre en Syrie ? « Est-ce que le Liban s’y est conformé pour commencer et a empêché la présence d’opposants syriens et de combattants de l’ASL sur son territoire, ou encore barré la voie au trafic d’armes en direction de la Syrie ? » a-t-il répondu.


Pour ce qui est du nombre sans cesse grandissant des combattants de son parti, tués en Syrie, M. Succariyeh a expliqué : » Ils sont victimes de francs-tireurs ou sont tués sur la route conduisant au lieu de pèlerinage. » 
Le champ d’action du Hezbollah en Syrie est cependant beaucoup plus large, à en croire l’opposition syrienne, qui met l’accent sur le rôle-clé joué par ses combattants aux côtés de l’armée régulière syrienne pour permettre à celle-ci de reprendre des positions stratégiques qu’elle avait perdues au profit des rebelles.
Les combattants d’élite de ce parti mènent la bataille contre l’ASL dans la région syrienne de Qousseir, a affirmé pour sa part le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. » Ce ne sont pas nécessairement des combattants venus du Liban. Il s’agit de combattants du Hezbollah des villages chiites du côté syrien et qui sont habités par des Libanais », a-t-il précisé.


Samedi et dimanche, l’armée syrienne, épaulée par les membres du Hezbollah, a pu reprendre le contrôle de plusieurs villages stratégiques aux alentours de Qousseir, dans la province centrale de Homs, faisant craindre aux militants la prise de cette place forte tenue par la rébellion depuis plus d’un an.
Les combats se poursuivaient entre rebelles d’un côté, et combattants du Hezbollah et troupes syriennes de l’autre dans la même région, faisant deux morts parmi les insurgés, selon l’OSDH. « La situation est très mauvaise. Ils tentent de prendre le contrôle des villages entourant Qousseir, en vue de nous attaquer dans la ville », a dit à l’AFP via Internet Hadi al-Abdallah, un opposant basé à Qousseir. Selon le président syrien, Bachar el-Assad, cité par des politiciens libanais qu’il avait reçus dimanche, la « bataille de Qousseir » est « la principale » actuellement en Syrie. 

« L’occupation du territoire syrien »
La participation du Hezbollah aux combats, qui a permis au régime d’Assad de s’emparer de plusieurs villages de la province de Homs et d’encercler le fief rebelle de Qousseir, a provoqué la colère de l’opposition qui l’a assimilée à une « déclaration de guerre ». Nommé hier, le chef par intérim de l’opposition syrienne, Georges Sabra, a aussitôt estimé que « ce qui se passe à Homs est une déclaration de guerre contre le peuple syrien, et la Ligue arabe se doit de considérer l’affaire comme telle ». « Le président et le gouvernement libanais doivent prendre conscience du danger que cela représente pour la vie des Syriens, et les relations futures entres les deux peuples et les deux pays », a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse à Istanbul. « Le gouvernement libanais doit se pencher avec le sérieux nécessaire sur la question de l’occupation du territoire syrien et du meurtre de Syriens (...) Nous espérons que le peuple frère libanais élèvera la voix contre le meurtre de Syriens libres », a ajouté M. Sabra.
« Nous appelons en particulier nos frères chiites libanais à empêcher leurs fils d’aller tuer des Syriens », a-t-il souligné.
Face à l’évolution inquiétante du discours du Hezbollah, qui sonne le glas de la politique officielle de distanciation, et des menaces de l’opposition qui font craindre une détérioration de la situation à la frontière, les autorités se sont enfermées dans un mutisme absolu hier, pendant qu’au niveau sunnite, des appels encore plus inquiétants au jihad (guerre sainte) « pour aider les sunnites libanais agressés dans la province de Homs » commençaient à être lancés.

 

(Lire aussi : Mansour : La Turquie « pas responsable » du sort des otages libanais en Syrie)


À Baabda et à Aïn el-Tiné, la situation à la frontière a été passée en revue par le chef de l’État, Michel Sleiman, et le président de la Chambre, Nabih Berry, avec leurs visiteurs respectifs. Cité par la délégation de la Jamaa islamiya, M. Berry a mis l’accent sur l’importance pour toutes les parties de se conformer à la politique de distanciation.
Alors que la Jamaa islamiya relevait qu’il est toujours possible de « faire machine arrière si l’on multiplie les efforts afin d’appliquer cette politique », le député Ziad Kadri estimait qu’il « est trop tard pour ce faire ». Selon lui, l’implication du Hezbollah dans la guerre en Syrie, « aux côtés des forces du régime contre son propre peuple, a plongé le Liban dans le brasier syrien ». Son collègue, Jamal Jarrah, s’attend « au pire dans la Békaa-Nord ». Parallèlement, l’ONG Human Rights Watch a appelé lundi régime et rebelles à cesser leurs « attaques sans discernement à travers la frontière avec le Liban ».


Ce danger a poussé le 14 Mars à prendre l’initiative de lancer une offensive diplomatique pour « éviter que la guerre ne se transpose au Liban ». C’est ce qu’a déclaré le député Élie Marouni, dans une déclaration à la radio al-Fajr, en affirmant que les forces du 14 Mars ont « décidé de se rendre auprès des chancelleries pour leur exposer les violations à la frontière et remplacer ainsi le chef (démissionnaire) de la diplomatie, devenu le ministre des Affaires étrangères de la Syrie ». Il a jugé nécessaire pour l’État de réagir « avant qu’il ne soit trop tard et que la guerre syrienne ne s’importe au Liban », en se disant surpris de ce que la délégation du 8 Mars, reçue par Assad, « ait pu tolérer son ironie à l’égard du gouvernement et de la politique officielle de distanciation ».

 

(Lire aussi : Gemayel critique l’implication « dangereuse » du Hezbollah en Syrie)


Su un autre plan, il convient d’indiquer qu’Israël a admis hier implicitement avoir empêché un transfert d’armes au Hezbollah. Cité par l’AFP, le ministre israélien de la Défense, Moshé Yaalon, a indiqué que son pays ne permettrait pas que « des armes sophistiquées » en Syrie tombent aux mains du Hezbollah « ou d’autres éléments hostiles », confirmant ainsi le raid israélien près de Damas, en janvier dernier. « Lorsqu’ils ont franchi cette ligne rouge, nous avons agi », a-t-il dit, dans une conférence de presse conjointe à Tel-Aviv avec le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel.

 

 

 

Lire aussi

L’Europe lève partiellement l’embargo sur le pétrole syrien

 

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Pour mémoire

L'opposition syrienne demande l'arrêt des "opérations" du Hezbollah en Syrie

 

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 22:36

L’analyse de Dario S.

Après la désignation d’un chrétien à la tête de la Coalition de l’opposition : l’enlèvement très mystérieux de deux évêques à Alep

http://www.mediarabe.info/spip.php?article2327 

Une opération aux multiples interprétations (vidéo)

lundi 22 avril 2013 - 21h41, par Dario S. (Rome)

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Alors que le régime syrien prétend défendre les minorités, en insistant sur le caractère islamique du soulèvement populaire depuis plus de deux ans, l’enlèvement de deux évêques, ce lundi, inquiète à plusieurs égards. Son annonce, par l’agence libanaise ANI, intervient après la diffusion d’une vidéo tournée à Alep, montrant l’Armée syrienne libre qui s’affaire à restaurer une église détruite par les bombes du régime. L’enlèvement des prélats serait de ce point de vue une opération d’enfumage pour pousser les chrétiens à se solidariser avec le régime.

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L’Agence officielle libanaise ANI, reprise par plusieurs médias, souligne ce soir que « des hommes armés ont enlevé deux évêques près d’Alep ». Il s’agit du métropolite d’Alep pour les Grecs orthodoxes, Mgr Boulos Yazigi, et du métropolite d’Alep pour les Syriaques orthodoxes, Mgr Youhanna Ibrahim. Les deux prélats circulaient ensemble en voiture en provenance d’un village situé à la frontière turque. Arrivés près de la ville d’Alep, leur voiture a été interceptée par un groupe armé qui les a enlevés et tué leur chauffeur.

Cet enlèvement intervient quelques heures après la désignation du chrétien Georges Sabra, un opposant historique au régime héréditaire des Assad père et fils, à la tête de la Coalition de l’opposition nationale, pour succéder à Moaz Al-Khatib qui a démissionné. Sabra doit assurer l’intérim jusqu’à l’élection d’un nouveau président. L’enlèvement des évêques Yazigi et Ibrahim serait à cet égard une tentative d’intimidation visant à embarrasser Sabra et à détourner les chrétiens de la révolution. Il serait de ce point de vue l’œuvre du régime.

L’enlèvement intervient au lendemain de la mise en ligne d’une vidéo par l’Armée syrienne Libre, montrant ses combattants en train de restaurer une église d’Alep, partiellement détruite par les bombardements du régime. Même barbus, les militants de l’ASL affirment protéger les 500 chrétiens qui demeurent dans leur quartier, et regrettent la fuite du reste de la population chrétienne. L’ASL affirme assurer la sécurité des chrétiens, mais également partage avec eux les rations alimentaires dont elle dispose. L’enlèvement de Yazigi et Ibrahim vise ainsi à neutraliser le message rassurant des rebelles et serait, là aussi, commandité par le régime.

Les deux prélats ont été enlevés alors qu’ils terminaient une visite d’une localité proche de la frontière turque, où sont massés les réfugiés. De ce fait, il peut leur être reproché leurs relations avec les fidèles, et avec les Turcs. Ce qui explique, ici aussi, que leur enlèvement sert la stratégie du régime.

L’annonce, par une agence libanaise, donc par définition alliée au régime, ou soumise au diktat du Hezbollah, est révélatrice à cet égard. Il pourrait s’agir d’une opération de pur intox destinée à terroriser les chrétiens et à les pousser à soutenir le régime.

Ces hypothèses n’écartent pas définitivement la responsabilité des groupes armés, accusés par le régime d’être affiliés à Al-Qaïda. Mais si c’était le cas, pourquoi ces islamistes se contentent-ils de tuer le chauffeur, en épargnant les deux évêques ? Pourquoi attisent-ils, par leur forfait, la crainte de la population et accentuent-ils la méfiance de la communauté internationale à leur égard, renforçant par la même l’embargo sur les armes ?

Des lectures jusqu’à l’infini sont possibles, et sont aussi contradictoires qu’inquiétantes. Mais le passé terroriste du régime et ses capacités manœuvrières ne permettent pas d’écarter la piste de sa culpabilité. Rappelons que ses services sont accusés d’avoir tué le fils du mufti Hassoun, et d’avoir exécuté le cheïkh Al-Bouthi. Auparavant, la culpabilité de la Syrie dans lesattentats contre des églises en Irak était établie. Dans ce cadre, Al-Qaïda en Irak, qui faisait de la Syrie son fond stratégique, son point de repère et de repli, et son passage obligé, avait enlevé et exécuté l’évêque de Mossoul, Mgr Faraj Rahou. Et ce, pour accentuer les pressions sur les Américains en s’en prenant à la minorité chrétienne.

Le même scénario se reproduit aujourd’hui en Syrie. Car, sous les régimes du Baath, en Irak et en Syrie, les Chrétiens étaient réduits au rang de sujets, interdits de penser et de participer à la décision. Tant qu’ils continuent à accepter qu’on pense pour eux, les Chrétiens n’auront aucun avenir. Partant de ce constat, de plus en plus de chrétiens syriens s’engagent dans la révolution. Ceci aussi peut expliquer l’enlèvement des évêques. Rappelons que plusieurs prélats, syriens et libanais, sont connus pour leur complicité avec le régime. Ils coopèrent sous la menace, par peur, ou par chantage. Certains le font aussi par opportunisme...

Dario S.

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 22:06

 

 

Des combattants du Hezbollah. Photo d'archives. AFP

 

LIBAN-SYRIE "C'est le Hezbollah qui mène la bataille de Qousseir, avec ses forces d'élite", selon l'OSDH.

http://www.lorientlejour.com


 

Le chef par intérim de l'opposition syrienne, George Sabra, a affirmé lundi à Istanbul que la participation du Hezbollah libanais aux combats dans la province centrale de Homs était "une déclaration de guerre contre le peuple syrien".


"Ce qui se passe à Homs est une déclaration de guerre contre le peuple syrien et la Ligue arabe se doit de considérer l'affaire comme telle", a-t-il dit lors d'une conférence de presse. "Le président et le gouvernement libanais doivent prendre conscience du danger que cela représente pour la vie des Syriens et les relations futures entres les deux peuples et les deux pays", a-t-il poursuivi.

"Le gouvernement libanais doit se pencher avec le sérieux nécessaire sur la question de l'occupation du territoire syrien et du meurtre de Syriens (...) Nous espérons que le peuple frère libanais élevera la voix contre le meurtre de Syriens libres", a ajouté M. Sabra. "Nous appelons en particulier nos frères chiites libanais à empêcher leurs fils d'aller tuer des Syriens et à devenir eux aussi des victimes de ce conflit", a-t-il martelé.

 

(Portrait : George Sabra, un dur à la tête de l'opposition syrienne)

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), des combattants d'élite du Hezbollah, allié indéfectible du régime syrien, mènent la bataille contre les rebelles dans la zone de Qousseir, frontalière du Liban.

 
"C'est le Hezbollah qui mène la bataille de Qousseir, avec ses forces d'élite", a indiqué à l'AFP le directeur de l'Observatoire, Rami Abdel Rahmane. "Ce ne sont pas nécessairement des combattants venus du Liban. Il s'agit de combattants du Hezbollah venus des villages chiites du côté syrien, qui sont habités par des Libanais", a-t-il précisé.

 


Le régime de Bachar el-Assad veut contrôler à tout prix toute la région de Qousseir, sur la route reliant Damas au littoral.

Samedi et dimanche, l'armée syrienne, épaulée par les membres du Hezbollah, a pu reprendre le contrôle de plusieurs villages stratégiques aux alentours de Qousseir, dans la province centrale de Homs, faisant craindre aux militants la prise de cette place forte de la rébellion depuis plus d'un an.

Les combattants du Hezbollah "avancent sur le terrain, tandis que l’armée leur assure une couverture aérienne", a expliqué à l’AFP Hadi al-Abdallah, un militant antirégime basé à Qousseir.

 

Les combats se poursuivent aujourd'hui entre rebelles d'un côté et combattants du Hezbollah et troupes syriennes de l'autre dans la même région, tuant deux rebelles, selon l'OSDH.

 

(Lire aussi : L’ONU condamne les agissements du régime syrien aux frontières libanaises)

 

Dimanche, l'opposition syrienne a sommé le Hezbollah de "retirer immédiatement ses forces du territoire syrien", soutenant que l'implication du parti chiite "pourrait entraîner le Liban et la région dans un conflit ouvert aux conséquences destructrices".

 

 

Des opposants syriens brûlant des portraits du président Bachar el-Assad

et du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah.

Photo tirée de la page Facebook "Syrian Revolution 2011".


 

Kaouk à Nabatiyeh 

Mais au Liban, le vice-président du conseil exécutif du Hezbollah, cheikh Nabil Kaouk, a souligné lundi le droit de son parti à défendre les "citoyens libanais des villages frontaliers" contre les agressions. 

"Tout Libanais qui tombe en martyr en défendant ses concitoyens est un martyr de tout le Liban et de toute la nation", a déclaré cheikh Kaouk, lors d’une cérémonie à Nabatiyeh, au Liban-Sud. Il a fustigé "l’incapacité dangereuse de l’Etat dans ce domaine qui ne fait rien pour protéger ses citoyens et ne s'enquiert même pas de leur situation".

 

"Ce que fait le Hezbollah est un devoir national et moral pour défendre les Libanais dans les villages limitrophes", a encore souligné cheikh Kaouk, appelant les forces du 14 Mars à cesser toute critique des martyrs "qui sont les martyrs de tout le pays". "Nous est-il demandé de laisser nos concitoyens des villages frontaliers être la cible de meurtres, d’enlèvements et de tentatives visant à les contraindre de quitter leurs terres ?", a-t-il demandé.

 

Pour sa part, le cheikh salafiste sunnite Ahmad el-Assir a annoncé lundi soir la création des "Brigades de la résistance libre" à Saïda, au Liban-Sud. L'imam de la mosquée Bilal ben Rabah a également émis une fatwa appelant au jihad à Qousseir. Cheikh Assir a par ailleurs appelé toute personne qui se sent menacée par le Hezbollah "de former une cellule pour se défendre".

 

(Pour mémoire : Sleiman : La Ligue arabe et l’ONU doivent protéger le Liban)

 

L'implication du Hezbollah selon les opposants provoque des débordements à la frontière libanaise.

Dimanche, pas moins de sept nouveaux obus lancés depuis la Syrie se sont abattus dans la région du Hermel, bastion du Hezbollah, sans faire de victimes. L’un de ces obus est pourtant tombé près d’un orphelinat dans lequel se trouvaient 450 écoliers, mais n’a fait que des dégâts matériels.

 

Depuis une semaine, les rebelles tirent en direction du Hermel, une région chiite à 15 km de la frontière, affirmant riposter à la participation du Hezbollah au combat aux côtés du régime syrien. Samedi, des obus avaient atteint pour la première fois la ville même de Hermel, semant la panique parmi les habitants.

 

L'ONG Human Rights Watch a appelé lundi régime et rebelles à cesser leurs "attaques sans discernement à travers la frontière avec le Liban".

 


Israël surveille la Syrie

Dans ce contexte tendu, le ministre israélien de la Défense Moshé Yaalon a répété lundi que son pays ne permettrait pas que des "armes sophistiquées" en Syrie tombent aux mains "du Hezbollah ou d'autres éléments hostiles", confirmant implicitement un raid israélien en janvier près de Damas.

 

"Lorsqu'ils ont franchi cette ligne rouge, nous avons agi", a-t-il dit dans une conférence de presse conjointe à Tel-Aviv avec le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel. Il faisait apparemment allusion au raid qui a visé selon des sources militaires américaines, un convoi de missiles sol-air ainsi que des bâtiments soupçonnés d'abriter des armes chimiques, le 30 janvier dernier.

 

Le 3 février, son prédécesseur Ehud Barak avait déjà admis à demi-mot ce raid. "Ce qui s'est passé il y a quelques jours montre que quand nous disons quelque chose, nous nous y tenons", avait-il dit en rappelant les mises en garde d'Israël contre le "transfert de systèmes d'armes perfectionnés au Liban".

 

Selon M. Yaalon, le transfert d'armes chimiques syriennes à des groupes, qui constituerait également une ligne rouge, n'a pas "encore été franchie".

 

Dans une interview à la BBC diffusée jeudi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est dit "inquiet que des armes qui pourraient changer l'équilibre des forces au Moyen-Orient tombent aux mains de ces terroristes", citant le Hezbollah, ainsi que les groupes jihadistes et el-Qaëda dans les rangs de la rébellion. "Nous nous réservons le droit d'empêcher cela de se produire", a ajouté M. Netanyahu. "Armer les rebelles pose la question de quels rebelles et quelles armes".

 

 

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 09:01

 

 

Syrie : 476 morts dans un massacre à l’ouest de Damas

dimanche 21 avril 2013 - 21h29
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Selon l’opposition syrienne, citée par la télévision « Al Arabiya », le dernier bilan établi du massacre commis par les forces du régime à Jdeidet Artouz Al-Fadel, au sud-ouest de Damas, fait état de 476 morts. Le massacre a été méthodiquement commis par les miliciens du régime contre la population de ce quartier, qui abritait jusque-là des réfugiés du Golan, mais aussi des déplacés de Damas, de Daraya et de Moadamiya. Plusieurs cadavres sont encore sous les décombres des maisons détruites. Des dizaines de civils ont été égorgés et tués à l’arme blanche, des femmes et des filles ont été violées avant d’être achevées, précisent les mêmes sources.

Rappelons que l’Armée syrienne libre avait annoncé, vendredi soir, avoir retiré ses unités de Jdeidet Artouz Al-Fadel, sous les violents bombardements. Le régime et ses unités tiennent à contrôler cette région stratégique située sur la route reliant Damas au Liban, et plus particulièrement aux bases du FPLP-CG d’Ahmed Jibril, et au fief du Hezbollah dans le sud de la Békaa.

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 08:48

 

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INFO LE FIGARO - Jusque-là prudent face au conflit syrien et après une tentative avortée de négociations avec Bachar el-Assad, le roi Abdallah II a mis deux couloirs aériens à la disposition de l'aviation israélienne.

 

À tout moment, les drones israéliens peuvent désormais pénétrer dans l'espace aérien jordanien, à l'est de l'État hébreu, avant de remonter au nord au-dessus de la Syrieobserver le conflit qui ensanglante le pays depuis deux ans et menace Israël. «Le roi Abdallah a décidé d'ouvrir son espace aérien à l'armée de l'air israélienne, révèle au Figaro une source militaire occidentale au Moyen-Orient. C'est un geste fort et exceptionnel.» Connue seulement d'une poignée de services de renseignements occidentaux, la décision aurait été prise par le souverain hachémite lors de la visite en Jordaniedu président Barack Obama, les 22 et 23 mars, après son étape israélienne.

L'État hébreu s'inquiète de plus en plus de la détérioration de la situation à sa frontière avec la Syrie, où les tirs d'artillerie se sont multipliés ces dernières semaines, alors que les djihadistes progressent en direction du plateau du Golan occupé par Israël. Pour éviter d'être repérés, «les drones israéliens volent durant la nuit», précise le militaire. «Ils font de la reconnaissance, mais ils sont aussi armés et peuvent donc frapper une cible n'importe où en Syrie». Selon cet expert, «les Syriens disposent de moyens antiaériens russes, mais les aéronefs israéliens sont difficiles à détecter et donc quasiment à l'abri d'une contre-mesure».

Deux couloirs aériens auraient été mis à la disposition de l'aviation israélienne: l'un par le sud de la Jordanie à partir du désert du Néguev, l'autre plus au nord d'Amman, qui permet aux appareils israéliens ayant décollé d'une base près de Tel-Aviv de s'avancer rapidement au-dessus du territoire syrien. L'ouverture de l'axe jordanien leur évite les survols au-dessus du Sud-Liban, où les Israéliens redoutent toujours une riposte du Hezbollah chiite pro-iranien.

Afflux de réfugiés syriens

En octroyant ce privilège à son voisin israélien, le roi Abdallah II prend le risque de voir son fragile royaume entraîné dans le conflit syrien. Jusque-là, le monarque, tout en dénonçant la sanglante répression de Damas contre les manifestants, affichait une position prudente, dictée par sa faiblesse face à son puissant voisin avec lequel les liens sécuritaires ont d'ailleurs été maintenus. Mais l'afflux massif de centaines de milliers de réfugiés syrienspèse lourdement sur l'économie jordanienne, affectée déjà par un fort taux de chômage et une inflation galopante.

Pour desserrer l'étau, début mars, le roi a tenté une mission secrète auprès de Bachar el-Assad, qu'il est allé rencontrer à Damas. Mais il en serait revenu bredouille, selon plusieurs sources. D'où le durcissement de sa posture, deux semaines plus tard lors de la visite de Barack Obama à Amman. D'autant que le roi aurait pris seul cette initiative qui s'est soldée par un échec. Inflexible, Bachar el-Assad a rejeté toutes les propositions de son interlocuteur d'instaurer un arrêt des combats pour entamer des négociations avec l'opposition en vue d'élections supervisées par l'ONU en 2014, terme de son mandat. Abdallah II en a ensuite informé ses alliés américains et saoudiens.

«L'incendie ne s'arrêtera pas à nos frontières. Tout le monde sait que la Jordanie est aussi exposée (à la crise) que la Syrie connaît»

Bachar el-Assad

Le basculement jordanien du côté de l'opposition syrienne est-il définitif? Le roi doit prendre au sérieux la dernière mise en garde de Bachar el-Assad. Dans un entretien télévisé diffusé mercredi, ce dernier a prévenu que «l'incendie ne s'arrêtera pas à nos frontières. Tout le monde sait que la Jordanie est aussi exposée (à la crise) que la Syrie connaît».

Ces dernières semaines, Assad a encore dépêché le chef de ses services de renseignements, Ali Mamlouk, auprès du roi. Mais dans le même temps, les États-Unis ont annoncé le déploiement de 200 soldats près de la frontière nord avec la Syrie.

Jusqu'à présent, la coopération jordano-américaine se limitait à la surveillance des armes chimiques détenues par le régime syrien et à la formation de rebelles de l'Armée syrienne libre par 150 membres des Forces spéciales US - aidés par une poignée de Britanniques et de Français - dans un camp près d'Amman. Mais devant le danger créé par l'instabilité qui gagne le sud de la Syrie, l'objectif serait désormais d'y créer une zone-tampon. Celle-ci permettrait de relâcher la pression sur la Jordanie en renvoyant des milliers de réfugiés syriens du côté syrien de la frontière, mais également de protéger Israël. Autant de sujets qui seront évoqués vendredi prochain lorsque le roi Abdallah sera reçu à la Maison-Blanche par Barack Obama.

 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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