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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 09:14
Tripoli pavoise - "Nous avons financé la campagne de Sarkozy en 2007 et nous purgerons Benghazi dans les heures qui viennent"

rfi

Les habitants de Benghazi redoutent de plus en plus un assaut sur la ville alors que le Conseil de sécurité de l'ONU s'est mis d'accord sur un projet de résolution prévoyant une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye. Mercredi soir, Mouammar Kadhafi a annoncé « une bataille décisive » pour conquérir Misrata à 150 km à l'est de Tripoli, tandis que son fils Saïf al-Islam promettait que « tout serait terminé dans les 48 h ». Enfin, le régime libyen s'en est pris directement à Nicolas Sarkozy, en affirmant avoir financé sa campagne électorale en 2007

En écho aux propos de son père, qui affirmait quelques heures plus tôt, que « la Libye serait bientôt purgée des rats et des chiens égarés », Saïf al-Islam a promis dans une interview à la chaine de télévision ITN que « tout serait terminé dans les 48 h ».

Selon des témoins, des explosions ont été entendues encore hier mercredi toute la journée dans et autour de la ville stratégique d’Ajdabiya. L’un des médecins de l’hôpital a affirmé avoir reçu 26 morts ces deux derniers jours.


Guerre psychologique


Pour ajouter sans doute, à la guerre psychologique, la télévision nationale libyenne a annoncé hier soir que les chefs des deux grandes tribus de Benghazi, les Tarhuna et les Warfallah, avaient affirmé leur allégeance au régime de Tripoli. Ces informations n'ont pas pu être confirmées, mais elles ont incontestablement un impact dans ce pays où le poids des autorités traditionnelles est encore très important.

 

A Benghazi, la situation était calme hier, mais tout le monde craint, évidemment, l’imminence de l’assaut final promis par Tripoli. Le Comité International de La Croix Rouge a évacué son personnel en direction de Tobrouk, la dernière grande ville avant la frontière égyptienne.


Au fil des heures, de plus en plus de voitures, chargées de bagages, ont franchi le poste frontière libyen en direction de l’Egypte. Beaucoup de femmes et d’enfants, des familles qui ont un point de chute en Egypte et qui ont les moyens de se mettre à l’abri. A l’intérieur, personne ne sait de quoi les prochaines heures seront faites.



Le clan Kadhafi annonce avoir financé la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007

Dans un entretien accordé à la chaîne Euronews, Saïf al-Islam Kadhafi affirme « c'est nous qui avons financé la campagne de Sarkozy, la première chose que nous demandons à ce clown c'est de rendre l'argent au peuple libyen ».


Saïf al-Islam Kadhafi prétend être en possession de documents attestant de ces transferts d'argent. Des documents qu'il menace de publier. Nicolas Sarkozy avait pourtant déroulé le tapis rouge à Paris pour le colonel Kadhafi en 2007. La visite du vieux guide, avec sa tente plantée dans le parc de l'hôtel Marigny, avait fait couler beaucoup d'encre.


Mais le clan Kadhafi en veut à Paris car le président français est le seul chef d'Etat à avoir reconnu le Conseil national de la transition (CNT), comme seul représentant légitime du peuple libyen.


Mercredi, l'Elysée a fermement démenti que le chef d'Etat français ait reçu des fonds libyens.

 

Avec notre correspondant à New YorkKarim Lebhour


Les discussions au Conseil de sécurité ont duré près de sept heures, mais l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye n’a pas encore été décidée. Pour la première fois, le Conseil s’est penché sur un projet de résolution prévoyant une interdiction aérienne dans le ciel libyen. Le texte rédigé par la France, le Royaume-Uni et le Liban, a rencontré les réticences de certains membres du Conseil qui n’ont guère d’appétit pour une intervention militaire en Libye, au premier rang desquels la Russie, la Chine et l’Inde.


Fait marquant, Nicolas Sarkozy est allé jusqu’à adresser une lettre appelant « tous les membres du Conseil de sécurité à prendre leurs responsabilités ». « Ensemble sauvons le peuple libyen martyrisé ! », s’exclame le président français dans cette missive.


Les discussions étaient dominées par un sentiment d’urgence, alors que les forces loyales au colonel Kadhafi progressent vers Benghazi, bastion de l’opposition. « Kaddhafi est en train de masser ses troupes pour assiéger Ajdabiya [dernière ville avant Benghazi, NDR], affirme Ibrahim Dabbashi, l’ambassadeur adjoint de la Libye à l’ONU, passé à l’opposition. « Si la communauté internationale n'agit pas rapidement, nous allons assister à un vrai génocide » a-t-il plaidé. Le diplomate libyen assure qu’au moins cinq pays arabes sont prêts à participer à l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne.


Ouvrir la voie à des frappes aériennes


Encore faut-il que cette mesure soit adoptée par le Conseil de sécurité. Dans une tentative de court-circuiter la zone d’exclusion aérienne et le parfum d’intervention militaire qui l’accompagne, l’ambassadeur russe Vitaly Churkin a proposé son propre texte, une seule page, appelant à un simple cessez-le-feu entre les parties belligérantes en Libye. «Nous voulions une résolution courte mais avec du punch, pour envoyer un message fort,s’est justifié le diplomate russe à la sortie du Conseil, visiblement agacé.Malheureusement certains membres du Conseil n’en ont pas voulu ».


La France et le Royaume-Uni s’y sont opposés, estimant que cela ne suffisait pas. «Pourquoi voter une résolution appelant à un cessez-le-feu, alors que nous avons déjà demandé la fin des violences dans la résolution 1970 du 26 février, s’interroge Stéphane Crouzat, le porte-parole de la mission française. Nous voulons une résolution beaucoup plus ferme. ».


Outre la zone d’exclusion aérienne et l’embargo sur les armes à destination de la Libye, le texte prêt à être voté prévoit d’étendre les sanctions contre le régime libyen (gel des avoirs, interdiction de voyager) à un plus grand nombre de personnes dans l’entourage de Mouammar Kadhafi. Le texte pourrait également ouvrir la voie à des frappes aériennes. «Nous devons envisager d’aller au-delà d'une zone d'exclusion aérienne », a déclaré la représentante américaine Susan Rice, signalant la levée des dernières réticences des Etats-Unis à une intervention de la communauté internationale en Libye. Le vote doit avoir lieu dans la journée de jeudi.

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 09:12

Vote décisif aujourd’hui à l’ONU

 leparisien

3 réactions | Réagir

HANNANE FERDJANI | 17.03.2011, 07h00

Le Conseil de sécurité de l’ONUva se prononcer aujourd’hui sur un projet de résolution qui prévoit au minimum une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye. Le texte préalable a été adopté hier soir par les diplomates, à l’issue de négociations marathon. A Paris, la réunion duG8 n’était pas parvenue à se mettre d’accord sur la Libye.

 

Hier, Nicolas Sarkozy a « solennellement » appelé les membres du Conseil de sécurité de l’ONU à «soutenir»l’appel de la Ligue arabe, en faveur d’une zone d’exclusion et a exhorté le Conseil de sécurité à agir vite. Au Caire, où elle achevait un voyage de deux jours avant de rejoindre, hier, la Tunisie, Hillary Clinton a tenu un discours identique à celui du président français.« Le temps joue contre nous, il est urgent d’agir », a souligné la secrétaire d’Etat américaine, jusqu’ici extrêmement prudente sur toute intervention en Libye. Elle a également indiqué qu’en plus de la zone d’exclusion aérienne, « d’autres options existaient pour protéger les citoyens libyens de leur dirigeant […] qui semble prêt à tuer autant de personnes que possible».

« Crime contre l’humanité »


A ce propos le secrétaire général de l’ONU,BanKi-moon, tout en appelant à l’« arrêt des violences », a averti que « les meurtres de civils désarmés constituaient un crime contre l’humanité, dont les responsables devraient répondre devant la justice».
Lors du G 8, le blocage diplomatique s’était soldé, mardi, par une très grande prudence des discours américain et allemand et le veto de la Russie.


Les amitiés internationales du colonel sont nombreuses et opaques, notamment en Amérique latine et en Afrique. Comme le souligne le directeur du Centre d’étude d’Afrique noire de Bordeaux, René Otayek, Kadhafi considère le Sahel comme sa « sphère naturelle d’influence ». Et il le lui rend bien. Les investissements libyens y sont colossaux et la connivence des politiciens, forte.

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 07:15

Le colonel Kadhafi en passe de mater la rébellion

16 mars 2011 – 15:21

http://www.opex360.com

Pendant que la communauté internationale s’interroge et se déchire sur l’opportunité de planifier des opérations militaires contre l’aviation des forces libyennes, que l’Union européenne, par la voix du président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a « salué le courage des insurgés » sans pour autant leur accorder le moindre soutien, pourtant demandé par la France et la Grande-Bretagne, le colonel Kadhafi a non seulement repris l’initiative contre la rebellion partie de Benghazi, dans l’est du pays, mais aussi renversé une situation qui lui était défavorable.

Ainsi, après avoir repris Ras Lanouf, tenu jusqu’alors par les insurgés, les forces loyales au colonel Kadhafi ont poursuivi leur contre-offensive en s’emparant du port pétrolier de Brega.

Face à des combattants inexpérimentés, armés de bric et de broc, les hommes du colonel Kadhafi utilisent une tactique simple : l’assaut commence par un bombardement aérien et l’artillerie ainsi que les katiouchas prennent le relais. Il reste ensuite à disperser les rebelles, qui, sans chaîne de commandement, finissent par prendre la fuite afin de se replier vers un autre point d’appui.

Et c’est avec cette tactique éprouvée que les forces loyalistes ont repris la ville stratégique d’Ajdabiya en un peu plus d’une heure, le 15 mars, s’ouvrant ainsi la voie vers Benghazi, Tobrouk et la Cyrénaïque. Maintenant, c’est le foyer de l’insurrection libyenne qui est à portée de canon.

Pour le fils du colonel Kadhafi, Saïf al-Islam, qui a accusé le président Sarkozy d’avoir bénéficié de fonds libyens pour sa campagne électorale en 2007, tout sera terminé dans « 48 heures » et il est trop désormais trop tard pour que la communauté internationale prenne des mesures contre son pays.

Reste maintenant à voir le sort qui sera réservé aux rebelles. Le colonel Kadhafi a promis de ne pas tuer ceux qui se rendraient. Pour les autres, le choix devrait se limiter entre la valise et le cerceuil.

« Nous voulons une zone d’exclusion aérienne, nous voulons des frappes tactiques contre les chars et les roquettes utilisées contre nous, nous voulons une frappe contre la base de Kadhafi » a appelé Moustafa Gheriani, le porte-parole du Conseil national de transition (CNT), le mouvement d’opposition au colonel Kadhafi. Cet appel à l’aide restera vraisemblablement lettre morte.

D’où le coup de gueule du chef de la diplomatie française, Alain Juppé, sous la forme d’un billet publié sur son blog. « Il ne suffit pas de proclamer, comme l’on fait à peu près toutes les grandes démocraties, que ‘Kadhafi doit partir’. Il faut se donner les moyens d’aider efficacement ceux qui ont pris les armes contre sa dictature » écrit le ministre des Affaires étrangères.

Le patron du Quai d’Orsay assure que la France, la Grande-Bretagne et le Liban ont déposé un projet de résolution devant le Conseil de sécurité des Nations unies, afin d’obtenir un mandat pour mener les frappes ciblées que Paris a proposées avec Londres, la semaine passée, à ses partenaires européens.

« Il est souvent arrivé dans notre histoire contemporaine que la faiblesse des démocraties laisse le champ libre aux dictatures. Il n’est pas encore trop tard pour faire mentir cette règle. Ce sera l’honneur de la France d’avoir tout tenté pour y parvenir » conclut Alain Juppé.

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 22:35

Par Lucien S.A Oulahbib

one.jpgLa seule force de l'idiot est d'avancer sans coup férir et taper là où cela fait mal.  Ainsi, il s'agirait de lui faire avaler sa Ferrari (ou lui enfoncer bien profond) au fils du clown en clouant ses chars et ses avions, il n'y aurait donc que les Israéliens qui sont (qui étaient...)capables de faire ça ? Il faut rabattre le petit caquet de ces monstres, pour qui se prennent-ils ? Pour qui se prend ce nabot de contrebande à faire référence à l'Algérie, au Vietnam ? Ces mixtures de tyrans orientaux et de demi-fous désorientés ne méritent même plus que l'on se penche pour leur adresser la parole. Et cela n'a rien à voir avec une histoire de tribus qui n'est que l'écume : ces gens sont des urbains, tout comme les révoltés, et ils baignent comme nous dans le flot d'images montrant que le bonheur existe et qu'il s'appelle liberté démocratique. Observez bien, même au Yémen, à Bahreïn, les jeunes qui avancent sous les balles sont en jeans, pas en tunique. Le clown fait référence à la lutte contre l'Italie, à son passé anti-impérialiste (alors qu'il croule sous l'or en bon Picsou...), pas du tout à une quelconque gloire du temps des tribus.

Que se passe-t-il ? S'agit-il en réalité pour Nicolas Sarkozy de contrebalancer des mauvais sondages à en faire trop sur le nucléaire (japonais...) alors qu'il se fait traiter d'idiot par un simulacre de petit roquet enragé ? Il faut non seulement l'écraser mais l'écrabouiller. 

Ensuite, il faut claquer la porte de l'ONU. Et une raison supplémentaire de quitter l'ONU et aussi de ne plus participer au G8 (éventuellement aller au G20 pour dire à tout beau monde ses quatre vérités) ce sont les attitudes des Chinois qui seraient prêts à revenir travailler en Libye, des Allemands qui se vengent sans doute de leur présence à reculons en Afghanistan -d'autant qu'ils deviennent de plus en plus arrogants avec leur volonté de purifier, ce qui rappelle les mauvais jours (et Luc Ferry a raison de rappeler les racines nazies de l'écologie en Allemagne), n'oublions pas les Turcs qui profitent de l'occasion pour faire payer cher le fait qu'ils ne rentreront jamais dans l'UE.

Que se passe-t-il ? Au moment où les Japonais voire quelques Français encore sur place restent dignement optimistes parce qu'il faut toujours espérer, et ils ne parlent certainement pas d'apocalypse pour l'heure, Nicolas Sarkozy décide de faire de la réunionite à des milliers de km de là-bas, tout en appelant seulement à la raison le Conseil de Sécurité, alors qu'il s'agirait maintenant d'agir et vite, puisqu'il ne faut plus compter désormais sur l'ONU (la Chine bloque), l'OTAN (la Turquie bloque) et l'UE (l'Allemagne bloque). Ce serait en plus une formidable opportunité de montrer que la France est de retour.

Mais il est évident que l'on ne fera rien : tout est mort et enterré, la scène politique est irradiée (depuis longtemps), et le nabot en Ferrari viendra fanfaronner sur les Champs Elysées à vive allure (il en avait l'habitude), comme les SS l'ont fait en 40 : triomphant.


http://www.lucien-sa-oulahbib.info/article-l-idiot-69473103.html

http://www.resiliencetv.fr/?p=8750http://www.resiliencetv.fr/?p=8750

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 08:32

Une solution d'écrasement qui semble parfaitement convenir au G. 8 et autres représentants des grands de ce monde. 

 

Libye - "Il va tous nous massacrer ! "

 

Jeune Afrique

Des hommes surveillent le ciel à Ajdabiya, le 15 mars.Des hommes surveillent le ciel à Ajdabiya, le 15 mars.© AFP

La bataille semble perdue d’avance mais les insurgés libyens s’accrochent à la ville d’Adjabiya, que les forces fidèles au colonel Kaddafi ont commencé à bombarder depuis ce matin.

Raid aérien, combats à l’arme lourde, bombardements et tirs de roquettes… les forces fidèles à Kadhafi  se sont employées à pilonner les insurgés qui protégeaient la ville d’Adjabiya dans l’est libyen, tuant au moins trois d’entre eux et blessant au moins 15 personnes, selon des médecins. Des avions ont largué des tracts annonçant : « Nous arrivons pour vous libérer des terroristes et des agents vendus. » Les mêmes tracts préviennent que les troupes gouvernementales fouilleront la ville maison par maison pour en extirper les « rats » après la prise de la ville.

Depuis la fin de la matinée ce mardi 15 mars, de nombreux tirs de batteries antiaériennes résonnaient à l'ouest de la ville, nœud de communication stratégique à 160 km du fief de l'opposition à Benghazi , et désormais en première ligne des combats entre forces gouvernementales et rebelles. Le poste de contrôle de la ligne de front se trouve désormais à moins d'une dizaine de kilomètres à l'ouest d'Ajdabiya, tandis que les insurgés attendent sur la place centrale l’arrivée inéluctable des forces gouvernementales.

"Il va tous nous massacrer"

La télévision libyenne a déjà pris les devants en affirmant que la ville était reprise par les autorités, mais des journalistes confirment que les insurgés sont toujours là et que certains montent des barricades.

« Nous sommes des civils. Que pouvons-nous faire contre des armes lourdes ? Contre des chars, des roquettes Grad et des navires de guerre ? », demandait le docteur Souleiman al-Abeidi, venu de l'hôpital d'Al-Baïda, pour aider l'insurrection. « Donnez-nous des chars, donnez-nous des avions, et nous ferons la besogne nous-mêmes. À moins que l'Otan n'intervienne, il va tous nous massacrer […] Nous voulons une zone d'exclusion aérienne et des frappes chirurgicales. Personne en Libye ne dira rien contre ça. Nous voulons que l'Otan frappe les bases de Kaddafi. »

Les Occidentaux et les Russes, réunis au sein du G8 à Paris, ont écarté l'option militaire défendue en vain par la France et le Royaume-Uni, prenant acte de leurs divisions.

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 07:59
00:00:52
Ajoutée le 13/03/2011
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Mardi 15 mars 2011

Catastrophe nucléaire au Japon et apparition de monstres

par Alain Legaret

Le Japon vit des heures extrêmement difficiles. Les plus difficiles depuis 1945.

Après le tremblement de terre et le tsunami dévastateur de vendredi dernier, ce sont les explosions des réacteurs nucléaires qui s’enchaînent les unes après les autres.
 
Les dégâts sont considérables et les pertes en vie humaines se comptent par milliers.
 
Le nombre de sans-abri quant à lui, se monte au delà du million.

Le peuple japonais fait montre jusque-là d’un sang froid qui force l’admiration. Face à l’avalanche de catastrophes, pourront-ils continuer à surmonter cette épreuve avec autant de dignité ?

Dans le même temps, des monstres ont fait leur apparition.


Le lendemain du tsunami, ils se sont introduits dans une maison de la localité d’Itamar et ont massacré la famille Fogel, le père, la mère et les enfants âgés de 11 ans et 4 ans et un bébé de 3 mois.
 
Armés de couteaux, ils se sont livrés à une véritable boucherie, maculant de sang les lits, le sol, et les jouets des petits d’homme. Les monstres n’ont eu aucun scrupule à exécuter des êtres humains pendant leur sommeil, poignardant et égorgeant les enfants dans leur lit.

La bestialité de la scène ne saurait attribuer ce massacre à des êtres dotés de conscience.

Les monstres veulent rayer l’humain de la surface de la terre. Ils n’ont aucun respect de la vie. De la notre, comme de la leur : ils envoient certains d’entre eux se faire exploser parmi nous, le but étant de détruire le plus de vies possible. Leur violence n’a pas de limite. Ils terrorisent. Ils font peur. C’est là leur arme.

Cela commence par l’intimidation du conducteur de voiture ou de la vieille dame qui doit leur céder le passage dans la rue, et ça va jusqu’à la destruction du World Trade Center à New-York.

Ils avancent toujours des raisons douteuses à qui veut bien les croire : 

Sur le conducteur de voiture ou la vieille dame, ils considèrent qu’ils ont des droits puisqu’ils se posent en victimes de la société. 

Pour le World Trade Center, détruire le symbole du capitalisme est pour eux une faveur qu’ils font au monde. Quant aux victimes à l’intérieur des tours et des avions, elles seront autant d’avertissements adressés à ceux qui prévoiraient de leur résister.

Et pour justifier le massacre de la famille Fogel à Itamar, le fait qu’ils soient juifs est une raison suffisante pour faire passer la pilule, étant donné que l’antisémitisme est encore largement répandu dans les sociétés décadentes.

Les monstres ne sont pas isolés. Ils comptent sur terre de nombreux congénères et complices.

A Gaza par exemple, des monstres retiennent en otage un être humain depuis quatre ans et demi dans l’isolement le plus total sans même lui permettre une visite de la Croix-Rouge.

A Gaza encore, des monstres fêtent les massacres en distribuant des bonbons dans la rue. Ils l’ont fait quand les tours de New York ont été détruites, ou encore récemment, lorsque les bébés d’Itamar gisaient encore dans leur sang.


Envers leurs propres bambins aussi, les monstres ont de curieux agissements. Quand ils ne les transforment pas en jouet ou qu’ils ne les envoient pas se faire exploser, ils s’en servent de boucliers afin d’accuser cyniquement les humains de tuer leurs enfants.

Mais si les monstres sont si puissants aujourd’hui, c’est parce qu’ils bénéficient de certaines complicités

Juste après le massacre d’Itamar, l’AFP publiait une dépêche dans laquelle on pouvait lire :

« La situation était très tendue depuis des jours entre paysans palestiniens et colons juifs extrémistes »

Oui, vous avez bien lu ! Pour les journalistes monstrueux, les extrémistes sont ceux qui se font froidement égorger pendant leur sommeil.

Et la formulation abjecte de l’AFP a été reprise sans sourciller par Libération, Le Figaro, Le Monde, le Nouvel Obs, France24, Le Point, TV5, l’Express, La Libre Belgique, l’Est Républicain, Euronews, et bien d’autres encore…

Une population entière d’êtres humains lobotomisée à la gloire des monstres ! On leur a bouffé le cerveau. Quoique le terrain était tout disposé : on avait déjà réussi à leur faire gober que quand un salaud vole le sac à une vieille femme, c’est le salaud qui est la victime.

Car les monstres tiennent le haut du pavé. Attention, on ne les approche pas ! Quand ils s’installent dans un quartier, les humains ne peuvent plus y aller. Même les pompiers et les ambulances n’y vont que sous protection policière ! Et si la police des humains a le malheur de vouloir attraper le salaud qui a attaqué la vieille femme, tous les monstres les menacent de représailles.

D’ailleurs, il est curieux qu’on n’ait pas vu les monstres-indignés, les monstres-prolos ou les monstres-écolos se lever pour condamner le massacre d’êtres humains à Itamar. Non, ils s’indignent uniquement pour défendre les autres monstres ou quand il s’agit de se désolidariser d’un affreux qui n’a plus le vent en poupe.

Parce que dès que l’un d’eux est atteint de déchéance, il est abandonné.

Ainsi Kadhafi, après 42 ans de règne ignoble s’est vu renier par ses pairs quand il a été menacé de perdre le pouvoir.

Et pourtant le monstre de Libye continue à massacrer à tour de bras. Du coup, il reprend le dessus. La communauté internationale se met donc à hésiter : si les monstres dictateurs tombent comme des dominos les uns après les autres, cela pourrait affecter ses approvisionnements en pétrole. Il s'agirait pour elle de stopper l’épidémie. La résistance de Kadhafi lui apparaît donc comme une véritable aubaine. 

Alors qu'elle voulait une zone d’exclusion aérienne au dessus de la Libye pour empêcher le monstre de Tripoli de bombarder sa population, la voilà qui commence à traîner des pieds.

Elle veut faire cela dans les règles, dit-elle.

Elle si prompte à condamner les humains, il semblerait cette fois qu’elle ait envoyé des convocations en recommandé avec accusé de réception, par facteur en vélo aux quatre coins du monde en espérant que Kadhafi finisse le boulot avant qu’elle ne puisse contrarier ses plans.

Le jour où la zone d’exclusion aérienne sera enfin votée, elle empêchera seulement de voir du ciel le monstre de Tripoli danser sur les tombes des pauvres Libyens épris de liberté, qui auront pu apercevoir, l’espace de quelques semaines, la lumière de la délivrance.


Quand on parle de communauté internationale, on pense obligatoirement à l’ONU. Elle aussi est composée d’affreux qui passent leur temps à condamner les humains et à encenser les monstres.
Elle avait même nommé la Libye de Kadhafi, présidente de la Commission de Droits de l’Homme et membre du Conseil du même nom. Autant confier au loup le soin de garder les agneaux.

L’ONU qui à travers sa filiale UNESCO, se charge de voler les biens des être humains. C’est ainsi qu’elle a récemment confisqué la tombe de Rachel au peuple juif.

Parce s’il y a une chose qui se répète, c’est que les monstres qui veulent soumettre l’humanité sont toujours foncièrement antisémites.

Les Juifs sont toujours leur cible première. Et s’ils les nomment péjorativement sionistes, colons ou youpins c’est pour les déshumaniser avant de les assassiner.

Ces monstres là, apparaissent curieusement non pas après mais avant une catastrophe nucléaire au Japon.

1945 a vu la fin des monstres en Europe.

Espérons que 2011 voit la fin des monstres dans le monde.

Des monstres et de leurs complices.

 

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 20:33

Libye: pas d'accord au G8 sur une

intervention militaire

 

http://lci.tf1.fr

 

Par TF1 News (D'après agence), le 15 mars 2011 à 08h59, mis à jour le 15 mars 2011 à 11:13

Dossier : Crise en Libye

Les grandes puissances réunies au sein du G8 à Paris n'ont pas pu se mettre d'accord sur une intervention militaire en Libye, a déclaré mardi le chef de la diplomatie française Alain Juppé.

 

Alain Juppé a reconnu ne pas les avoir convaincues. Les grandes puissances réunies au sein du G8 à Paris n'ont pas pu se mettre d'accord sur une intervention militaire en Libye, a déclaré mardi le chef de la diplomatie française. Il était sur Europe 1 au lendemain d'un dîner de travail avec des homologues des Etats-Unis, Russie, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, Canada, Japon.

Alain Juppé a rappelé que la France et la Grande-Bretagne avaient été "en initiative" en prônant la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne ou des frappes aériennes ciblées pour affaiblir le potentiel militaire de Mouammar Kadhafi. "Kadhafi marque des points", a-t-il admis. Sans se prononcer explicitement sur le sort de Benghazi, le fief de la rebellion libyenne et deuxième ville du pays, le ministre a reconnu que la communauté internationale ne pourrait pas empêcher le colonel Kadhafi de la reprendre. "Aujourd'hui, nous n'en avons pas les moyens militaires, puisque la communauté internationale n'a pas décidé de s'en doter", a-t-il dit. 


 
Les ministres du G8 se sont mis d'accord pour reprendre rapidement les discussions au sein du Conseil de sécurité de l'ONU afin de parvenir à une résolution qui accroisse la pression sur le dirigeant libyen, a précisé Alain Juppé, qui a évoqué la possibilité d'établir un embargo maritime. Les ministres du G8 sont également d'accord pour associer les pays arabes et africains à toute action sur la Libye. Les discussions des ministres des Affaires étrangères du G8 doivent reprendre mardi matin à Paris, et s'achever en début d'après-midi.

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 19:40

Le directeur du renseignement américain joue Kadhafi gagnant

11 mars 2011 – 12:45

http://www.opex360.com

La France a surpris ses partenaires européens en étant le premier pays à reconnaître le Conseil national de transition, qui est supposé rassembler l’opposition au régime du colonel Kadhafi, comme étant le « représentant légitime » du peuple libyen.

Prise après une rencontre entre le président Sarkozy et deux représentants de l’opposition libyenne introduits à l’Elysée par le philosophe Bernard-Henri Lévy, cette décision est conforme à la résolution votée par le Parlement européen à une écrasante majorité, laquelle demande Catherine Ashton, le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, « d’entamer le processus » menant à une reconnaissance officielle du CNT.

Seulement, Mme Ashton se veut prudente sur ce sujet. Le 9 mars, elle a rencontré deux émissaires du CNT mais a refusé de leur accorder le statut de seule autorité légitime en Libye. Réagissant à la position française, son porte-parole a explique que « normalement, on ne reconnaît pas les gouvernements, on reconnaît les Etats ». « Pour l’instant, nous sommes en train de parler avec tout le monde, tous les partis de l’opposition » a-t-il poursuivi. Et d’ajouter : « il faut bien sûr savoir aussi avec qui on parle ».

L’Allemagne est sur la même longueur d’onde. De même que les Etats-Unis, qui, selon le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, restent pour le moment « à un processus d’évaluation de ces groupes, le Conseil et d’autres personnes pour savoir quel est leur objectif, qui ils représentent, quelles sont leurs idées et vers ils conduiraient une Libye de l’après-Kadhafi ».

Pendant ce temps, les troupes fidèles au colonel Kadhafi regagnent du terrain face à l’opposition. Ainsi, la ville stratégique pétrolière de Ras Lanouf, située à 650 km de Tripoli, qui était alors le poste le plus avancé des insurgés, a été reprise et les forces loyalistes ont désormais en ligne de mire le bastion de contestation, à savoir Benghazi.

A 40 km à l’ouest de la capitale libyenne, la ville de Zawiyah, qui abrite l’une des principales raffinerie de pétrole du pays, est sous le contrôle des pro-Kadhafi, après, semble-t-il de violents combats.

Aussi, le temps joue en faveur du colonel Kadhafi. C’est, en tout cas, ce qu’a estimé le directeur du renseignement américain, James Clapper, lors d’une audition devant la commission de la Défense du Sénat.

Selon ce responsable, les forces loyalistes sont mieux équipées disposent davantage de ressources logisistiques que celles de l’opposition. « S’agissant des rebelles en Libye, et sur le point de savoir s’ils vont réussir ou pas, je pense franchement qu’ils sont engagés dans une bataille difficile », a-t-il estimé. D’où son pronostic, si l’on ajoute l’expérience des hommes fidèles au colonel Kadhafi : « à long terme, le régime l’emportera ».

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 13:53

Retour sur les rives de Tripoli ?

par Daniel Pipes
National Review Online
10 mars 2011

http://fr.danielpipes.org/9591/retour-sur-les-rives-de-tripoli

Version originale anglaise: Back to the Shores of Tripoli?
Adaptation française: Johan Bourlard

Soyez le premier de vos amis à indiquer que vous aimez ça.

L'hymne officiel du Corps des Marines des États-Unis (US Marine Corps), commence par ces mots célèbres : « Des murs de Montezuma aux rives de Tripoli, nous nous battons pour notre pays, sur terre comme sur mer » (« From the Halls of Montezuma to the shores of Tripoli, we fight our country's battles on the land as on the sea »). La mention de Tripoli fait référence à la

« L'assaut de Derna, Tripoli, 27 avril 1805 » représenté par le peintre Charles H. Waterhouse.

Les récents affrontements en Libye suscitent une question : les marines devraient-ils être à nouveau envoyés sur les rives de Tripoli, pour, cette fois, protéger non pas la haute mer mais bien les rebelles libyens révoltés contre leur gouvernement et qui appellent à l'aide alors qu'ils sont mitraillés par les troupes restées loyales à Mouammar al-Kadhafi ?

Ma première impression est de souscrire pleinement à l'établissement d'une zone d'exclusion aérienne qui favoriserait la courageuse opposition. Plusieurs facteurs confirment cette impression : la grande accessibilité de la Libye à partir de bases aériennes de l'OTAN ou des États-Unis, un milieu naturel plat et désertique, la condamnation internationale quasi unanime des actions de Kadhafi, l'impérieuse nécessité de remettre le pétrole libyen sur le marché de l'exportation et la probabilité qu'une telle intervention mettra fin au régime exécrable d'un triste sire en place depuis 42 ans.

Mais l'impression ne fait pas une bonne politique. Un acte de guerre nécessite un contexte, des principes et une logique.

Certes, l'opération peut sembler facile mais il se peut que Kadhafi dispose de ressources inattendues qui conduiraient à une expédition longue et délicate. S'il survit, il pourrait devenir encore plus violent. Kadhafi a beau être repoussant, ses opposants (islamistes ?) pourraient représenter une menace encore plus grande pour les intérêts américains. Plus largement, l'ingérence dans un conflit interne pourrait susciter davantage d'ennemis que d'amis et viendrait conforter les théories de la conspiration anti-américaines.

Le Secrétaire d'État américain à la Défense, Robert Gates, entouré de hauts gradés de l'armée, explique au Congrès pourquoi il veut éviter un engagement militaire en Libye.

En outre, la puissance aérienne n'a pas encore fait ses preuves en Libye : son impact, qui a été principalement d'ordre psychologique, pourrait ne pas jouer de rôle déterminant dans le maintien ou non de Kadhafi au pouvoir. Imposer une zone d'exclusion aérienne en Libye constitue un précédent pour les situations dont les circonstances sont moins favorables (exemple : la Corée du Nord). Et qui suivra l'exemple de Kadhafi et abandonnera la fabrication d'armes nucléaires si cela facilite sa propre perte de pouvoir ?

Derrière le débat autour de la Libye se profile le spectre de l'Irak et du « programme pour la liberté » de George W. Bush. Les partisans de Bush voient cela comme un retour de balancier alors que les sceptiques s'inquiètent de conséquences inattendues. Si Barack Obama venait à user de la force en Libye, cela reviendrait pour lui à avouer qu'il avait tort de s'en prendre violemment à la politique de Bush au Moyen-Orient. Et puis, après l'Irak et l'Afghanistan, les troupes américaines combattraient les forces armées d'un nouveau pays à majorité musulmane, chose qu'Obama doit être réticent à entreprendre, lui qui met l'accent sur le « respect mutuel » avec les musulmans.

Plus fondamentalement, il est impératif de ne pas mettre les troupes américaines en danger au nom d'objectifs humanitaires au bénéfice d'autres peuples. Le travail social ne peut constituer l'objectif du gouvernement américain. Les troupes doivent plutôt poursuivre constamment les intérêts nationaux américains.

Par la bouche du Secrétaire d'État à la Défense Robert Gates, l'armée américaine se dérobe à ses devoirs et le fait d'insister sur les coûts et les dangers d'une telle opération sert d'avertissement salutaire, compte tenu tout particulièrement des failles dans les services de renseignements américains. Cependant, le fait que le Libyens sont en train de se tourner vers les islamistes pourrait faire de la Libye une autre Somalie.

L'arsenal américain est tel qu'il permet à un président d'ignorer les autres États et de décider un déploiement unilatéral. Mais est-ce bien raisonnable ? Les précédents irakiens (1991, 2003) indiquent qu'il est politiquement utile de gagner l'appui d'organisations internationales telles que l'Organisation des Nations unies, l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord, la Ligue arabe, l'Union africaine, voire l'Organisation de la conférence islamique.

L'appui de l'Union africaine (dont le logo figure ci-dessus) changerait-il quelque chose ?

Comme l'observe Jeffrey White du Washington Institute for Near East policy (Institut pour la politique au Proche-Orient, à Washington), même si l'établissement d'une zone d'exclusion aérienne correspond à l'exigence de l'opposition, ce n'est pour Washington qu'une des nombreuses options existantes. Parmi celles-ci, on peut noter, en allant de la moins à la plus ambitieuse : aider les forces d'opposition sur le plan des renseignements, de la logistique, du matériel de communication et du maniement des armes qu'on leur fournirait ; les aider à défendre les zones libérées ; rendre les installations aéroportuaires libyennes inopérantes ou combattre activement le régime.

Prenant en compte ces considérations, tout ce qu'on peut conseiller à l'administration Obama, c'est d'apporter à l'opposition libyenne une aide matérielle qu'il faut intensifier si besoin est. En Libye, les raisons humanitaires, politiques et économiques sont réunies pour vaincre les hésitations légitimes. En agissant avec l'approbation internationale, le gouvernement américain devrait s'acquitter de son rôle habituel de leadership et aider l'opposition libyenne. Cette option est peut-être risquée mais ne rien faire le serait plus encore.

Thèmes connexes:  Libye, Politique étrangère américaine Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 13:51

MEMRI Middle East Media Research Institute

 

Dépêche fr. n° 234

 

Une ancienne garde du corps de Kadhafi témoigne

 

Ci-dessous des extraits d´un reportage sur Aziza Ibrahim, ancienne garde du corps du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, diffusé sur Al-Jadid/New TV le 27 février 2011.

 

Voir les extraits vidéo sous-titrés en anglais :

http://www.memri.org/clip/en/0/0/0/0/0/0/2850.htm


"Il veut montrer qu´il est gardé par des femmes…"

 

Journaliste : Qu´est-ce que le village libanais d´Ainata a à voir avec Tripoli, en Libye ? C´est une bonne question. Dans ce petit village vit une femme prénommée Aziza, qui était autrefois garde du corps de Mouammar Al-Kadhafi.

Il ne reste à Aziza Ibrahim que des souvenirs. Aujourd´hui, 17 ans après son retour de Libye, la "nonne révolutionnaire" – c´est ainsi que Kadhafi appelait ses gardes du corps féminins – a décidé de reconnaître avoir été l´une d´entre elles.
Elle n´a aucune photo ou preuves de ses dires en sa possession, mais nous la croyons, parce qu´elle en sait plus qu´elle n´est censée en savoir.

Aziza Ibrahim : Tout d ´abord, les femmes gardes du corps de Kadhafi doivent s´abstenir de se marier. Il les appelle les "nonnes révolutionnaires" ; or les nonnes ne peuvent pas se marier. Deuxièmement, elles doivent avoir une forte personnalité, parce qu´il faut qu´elles se débrouillent sans leurs familles.

[Une nonne révolutionnaire] peut être contrainte de tuer des membres de sa famille [à lui]. Une garde du corps du nom de Jamila Abu Ghneim s´employait à nous terroriser. Elle a tué son cousin [à lui], le colonel Hassan Shkeir Kadhafi. Il avait élevé la voix contre Mouammar au cours d´une dispute, en face de nous toutes, et pour cette raison seulement, elle l´a abattu, en présence de Kadhafi.

Reporter : En 1982, après l´invasion israélienne de Beyrouth, Aziza s´est rendue en Libye, dans le cadre d´un programme p our étudiants nassériens, et là, comme le destin - et les services de renseignement – l´ont voulu, elle a rencontré Mouammar Al-Kadhafi. Lors de sa première visite en Chine, elle l´accompagnait, en sa qualité de femme garde du corps sélectionnée [avec d´autres].

Aziza Ibrahim : Ses véritables femmes gardes du corps... Remarquez qu´il a deux femmes noires - un colonel et un capitaine. Les dix autres gardes du corps sont comme moi. C´est pour bien montrer que tous ses gardes du corps sont des femmes. Elles n´ont pas besoin d´être méchantes. Il veut montrer qu´il est gardé par des femmes, et non par des hommes, et qu´il favorise la condition de la femme, démontrant ainsi que les femmes sont les égales des hommes en matière de droits et de devoirs.

"Ils ont fait venir des étudiants pour les pendre"

 

Kadhafi a écrit dans son livre vert : "Les femmes sont des femmes, et les hommes sont des hommes. Les femmes donnent la vie, ce qui n´est pas le cas des hommes. C´est la seule différence." C´est écrit dans le Livre vert.

Reporter : Un jour, les comités populaires ont accompagné Aziza, avec d´autres gardes du corps de Kadhafi, et des étudiantes, jusqu´au complexe universitaire, où Kadhafi devait prononcer un discours. Ce qui s´est passé là-bas est inim aginable.

Aziza Ibrahim : Ils ont fait venir des étudiants pour les pendre. Il y avait un étudiant en droit, accusé d´avoir appelé une connaissance en Irak. Un autre étudiant venait de la Faculté des sciences économiques. Ils ont pendu quatre étudiants ce jour-là. Le premier qu´ils ont pendu n´est pas mort tout de suite. Ils lui ont tiré dans les jambes jusqu´à ce qu´il expire. Pendant ce temps, j´étais assise sur les marches. Je ne pouvais pas le supporter.

"…si elle était aujourd´hui encore son garde du corps, elle le tuerait elle-même"

 

A 2 heures du matin, ils ont fait irruption là où nous vivions, et ont déclaré : Rendez vous au complexe sportif. Ils nous ont saisies, dans l´état où nous nous trouvions, pour nous conduire dans une salle fermée du complexe sportif. Ils ont exécuté 17 étudiants - par des tirs, non par pendaison. 17 étudiants - sous nos yeux. Dans une salle fermée, les sons sont différents. Nous n´avions pas le droit de crier. Il fallait pousser [uniquement] des cris de soutien [aux bourreaux], parce qu´il s´agissait de traîtres. L´un d´entre eux n´était pas un traître. Son cousin était un pilote qui avait déserté. Ils n´ont pu mettre la main sur le cousin, et ils l´ont pris à la place.


Reporter : Aziza est submergée par l´émotion lorsqu´elle contemple l´homme en vert, qu´elle a autrefois protégé de sa vie, à l´approche de l´automne de son règne. Elle ne souhaite pas seulement sa mort, mais affirme que si elle était aujourd´hui encore son garde du corps, elle le tuerait elle-même.

[...]

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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