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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 22:20

 

 

 

Pays arabes - Révolutions et contre-révolutions....

Par Alexandre Del Valle

 

Les révolutions arabes se suivent et ne se ressemblent pas.

 


Nous sommes entrés à la fois dans une phase de radicalisation et de « révolutions dans la révolution » : en Tunisie, les islamistes attendent des élections qu’ils espèrent gagner, tandis que les communistes de l’UGTT se radicalisent par peur de les perdre. Partout, les dictateurs préparent la contre-révolution.

Kadhafi achète des milliers de mercenaires africains, distribue des billets aux civils et brandit la menace de la partition, dans ce pays d’1,8 millions de km2 qui était encore divisé en 3 entités dans les années 30. D’Après Khattar Abou Diab, enseignant à Paris XI, Kadhafi agite les épouvantails d’Al-Qaïda, de la partition ou de l’immigration illégale pour contraindre l’Occident à garder des liens avec son régime.

En Syrie, les révoltes ont été étouffées dans l’œuf, lorsque les blogueurs appelant à manifester ont été arrêtés grâce à leur adresse IP, comme en Iran. Le président Assad n’hésitera pas lui aussi à tuer des milliers de civils, comme en 1982, lorsque 20 000 opposants des Frères musulmans furent massacrés à Hama. En cas de guerre civile, le clan des Assad se repliera dans son fief alaouite. D’autres pays sont menacés de partition, comme le Yémen, qui risque d’être à nouveau coupé en deux, ou Bahrein, divisé entre le pouvoir sunnite et les masses chiites. Face au chaos qui s’installe, des Etats aussi différents qu’Israël, l'Iran, la Syrie, le Maroc ou l’Arabie saoudite ont intérêt au statu quo et organisent la contre-révolution. Conscient de la dimension « web » des révolutions, le roi saoudien a même essayé d’acheter Facebook pour 150 milliards de dollars ! Sous pression saoudienne et américaine, la télévision arabe Al Jazira, basée au Qatar, qui a joué un rôle aussi important que facebook dans les révolutions, n’a curieusement pas relayé les manifestations dans les Emirats, en Arabie saoudite ou au Koweït. De même, le président américain Barak Obama n’a pas soutenu la révolte en Arabie saoudite, cette dictature islamiste qui demeure son grand allié pétrolier. Or les révolutions pacifiques se nourrissent de la médiatisation et des pressions internationales...

Tags : Pays arabesGEOPOLITIQUE/ACTUALITE/INTERNATIONAL, Arabie Saoudite, yémen, Egypte,Tunisie 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 21:28

Le précédent de Ouadi-Doum

10 mars 2011 – 18:30

http://www.opex360.com

Le directeur du renseignement américain, James Clapper, a mis en garde contre le potentiel de la Libye en matière de défense anti-aérienne au cours d’une audition devant le Sénat, ce 10 mars.

« La structure de la défense anti-aérienne libyenne au sol, avec leurs radars et leurs missiles anti-aériens, est assez importante. C’est la plus importante au Moyen-Orient après celle de l’Egypte » a-t-il ainsi affirmé. Sans trop entrer dans les détails, la Libye dispose de 31 sites de défense aérienne répartis notamment dans les zones les plus peuplées du pays. Le matériel mis en oeuvre, dont une partie est tombée aux mains de l’opposition au colonel Kadhafi, est relativement ancien et date de l’époque soviétique.

Aussi, si l’idée du président Sarkozy de réaliser des frappes ciblées en Libye finit par convaincre la communauté internationale – ce qui est encore loin d’être le cas – les avions impliqués auront à faire face à une importante menace venue du sol. Et cette dernière est bien connue de l’armée de l’Air française puisqu’elle l’avait déjouée en février 1986, lors du raid sur l’aérodrome de Ouadi-Doum.

Bien que situé dans le nord du Tchad, ce dernier avait été construit par les Libyens qui comptaient en faire une plaque tournante pour leurs forces, lesquelles soutenaient le rebelle tchadien Goukouni Oueddeï, en lutte contre Hissène Habre, alors président en fonction à N’Djamena.

La piste de Ouadi Doum était longue de 3.800 mètres pour 30 de large. Le périmètre défensif de la base s’étendait sur plusieurs dizaines de kilomètres, avec 31 postes de combat. La défense aérienne était assurée par des missiles sol-air SA6 « Gainful », des mitrailleuses de 14,5 mm et des canons ZSU-23-4 « Shilka » de 23 mm.

L’aménagement de l’aérodrome d’Ouadi Doum en site militaire était une violation de l’accord passé en septembre 1981 entre la France et la Libye, en vertu duquel les deux parties s’étaient engagées à retirer leurs forces du Tchad. Aussi, le gouvernement français, averti de ce qu’il se tramait dans le nord du Tchad grâce à des reconnaissances effectuées par un Mirage IV, décida alors de frapper un grand coup et de détruire la base libyenne.

Pour cela, l’armée de l’Air disposait d’une quinzaine de Jaguar des 7ème et 11ème escadres de chasse déployés à Bangui, Libreville et Dakar ainsi que deux avions ravitailleurs C135. L’aéronautique navale pouvait alors fournir deux Breguet Atlantic, alors basés au Gabon.

Le 15 février 1986, l’ordre fut d’attaquer Ouadi Doum fut donné dans la soirée. Le lendemain, à l’aube, les Jaguar de l’escadron de chasse 1/11 Roussillon, épaulés par des Mirage F1C chargés de leur protection, décollèrent de Bangui, avec un seul réservoir auxiliaire de 1.200 litres sous leur fuselage pour les 1.500 km à parcourir, d’où la nécessité des C135FR.

Pour leur mission, les Jaguar emportèrent des bombes anti-pistes BAP 100 – pouvant pénétrer jusqu’à 1 mètres dans le sol – et des bombes classiques de 250 kg. Après avoir ravitaillé en vol une première fois, les 11 appareils arrivèrent non loin de la zone d’acquisition des radars hostiles peu avant 8 heures du matin.

Dès ce moment, les Jaguar évoluèrent à très basse altitude pour ne pas se faire repérer par les Libyens. Finalement, ces derniers ne virent rien venir. Les avions français, disposés en échelon refusé, déboulèrent sur Ouadi Doum à une vitesse de 700 km/h et larguèrent leurs munitions sans être touchés par les forces libyennes. L’attaque ne dura qu’à peine quelques minutes. Le temps de réaliser ce qui leur arrivait, les appareils du 1/11 Roussillon rejoignaient déjà Bangui.

A noter qu’un second raid sur Ouadi Doum a été mené le 7 janvier 1987, en réponse à une nouvelle provocation libyenne. Finalement, cet aérodrome sera pris quelques mois plus tard par les forces d’Hissene Habre.

Cela étant, les défenses anti-aériennes libyennes restent dangereuses. Ainsi, le 25 janvier 1984, dans la région de Torodum (Tchad), après avoir déjoué des missiles SA-7, un Jaguar piloté par le capitaine Croci avait été touché probablement par le tir d’un ZSU-23-4 libyen. L’officier avait perdu la vie au cours de cet engagement.

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 21:26

Libye : La France proposerait des frappes ciblées

http://www.opex360.com

10 mars 2011 – 16:36

Le projet d’établir une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye semble avoir du plomb dans l’aile. En effet, le consensus autour de ce dispositif n’a pas été atteint, notamment en raison de divergences sur les modalités de sa mise en oeuvre, telles que le commandement, les règles d’engagement et le périmètre à couvrir.

Par ailleurs, la violation éventuelle de cette No Fly Zone (NFZ) pourrait avoir pour conséquence une escalade dans l’engagement militaire. A cela s’ajoute la lourdeur du dispositif à mettre en place, alors que les moyens aériens font besoin pour d’autres opérations jugées prioritaires, comme l’Afghanistan. Et puis la question des bases d’où décolleraient les avions nécessaires à cette mission n’a pas été tranchée.

Aussi, selon l’Agence France Presse, lors du sommet européen du 11 mars, le président Sarkozy devrait proposer des « frappes aériennes ciblées » en Libye, ainsi que le brouillage des communications du commandement du colonel Kadhafi.

Au moins trois sites seraient particulièrement visés : les bases militaires de Syrte et de Sebha, respectivement situées à 500 km à l’est de Tripoli et au sud du pays, près de la frontière tchadienne, ainsi que le camp de Bab al-Azizia, où est localisé le centre de commandement des forces loyalistes dans le capitale libyenne.

Si ce scénario se dessine, les avions engagés dans ces raids aériens devront se méfier des défenses anti-aériennes des forces libyennes, particulièrement bien équipées en systèmes divers, souvent d’origine soviétique, voire même française, avec les Crotale.

Cela étant, on en est pas encore là. Tout comme la mise en place d’une NFZ, il faut un accord du Conseil de sécurité des Nations unies. Et là, ce n’est pas encore gagné parce qu’une telle proposition peut aussi faire l’objet d’un veto russe ou chinois.

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 20:53
La Syrie réprime ses opposants au Liban : Impuissance ou complicité de Beyrouth ?

        

Selon l’opposition, une partie de la fortune du président Assad est placée en Suisse. Disparition de 3000 Syriens en février.


jeudi 10 mars 2011 - 13h29, par Mediarabe.info

Logo MédiArabe.Info

En février, trois ouvriers syriens ont disparu à Beyrouth. Ils auraient été "enlevés" par des officiers libanais pro-syriens, et exfiltrés vers Damas, pour avoir appelé à manifester contre la dictature syrienne. Human Rights Watch réclame une enquête indépendante, et les Libanais craignent un retour déguisé des Services syriens au Liban.

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Plusieurs sources médiatiques libanaises avaient soulevé, la semaine dernière, le cas de trois ouvriers syriens (trois frères) qui ont disparu le 25 février à Beyrouth, après l’interrogation de l’un d’entre eux par les Forces de sécurité intérieure (FSI). Il est accusé de militantisme hostile au régime de Damas. Jassem Merhi Jassem était en effet poursuivi pour avoir distribué des tracts appelant à un changement démocratique en Syrie. Les FSI affirme l’avoir libéré, mais ses proches accusent un officier des FSI d’avoir agi pour le compte de la Syrie. Aujourd’hui, Human Rights Watch révèle que six ressortissants syriens ont ainsi été arrêtés (quatre seraient emprisonnés, les autres auraient été envoyés par la force en Syrie), accusant les Renseignements militaires de les avoir interpelés. HRW appelle les autorités libanaises à ouvrir une enquête.

L’antenne libanaise de l’ONG de défense des droits de l’homme craint que les ces ressortissants syriens, qui résident et travaillent au Liban depuis cinq ans, ne soient kidnappés et ramenés de force en Syrie. Cette situation inquiète les Libanais, qui redoutent un retour déguisé des Services syriens au Liban à travers les officiers promus et placés à des postes stratégiques durant les années d’occupation syrienne. Selon plusieurs observateurs à Beyrouth, « le plus inquiétant est que ces disparitions interviennent près d’un mois après la visite du commandant en chef de l’armée libanaise à Damas, et sa rencontre avec le président Assad ». Celui-ci aurait demandé au général Jean Kahwaji de « veiller à neutraliser l’armée dans le bras de fer entre le Hezbollah et les souverainistes ! »

Y a-t-il un lien de cause à effet ? L’enquête devrait le déterminer. Mais au moment où le Hezbollah et ses alliés ont renversé le gouvernement, et s’emploient à former un nouveau qui sera forcément pro-syrien, il y a peu d’espoir de faire toute la lumière sur ces disparitions. A moins que la révolution tant attendue en Syrie ne réussisse et ne permette de libérer des milliers de libanais et de syriens toujours détenus au pays du Baas. A cet égard, le site« Free-Syrie » révélait hier que « près de 3.000 activistes syriens ont été arrêtés à la veille de la manifestation prévue le 5 février et ont disparu. Leurs familles sont sans nouvelles depuis leur kidnapping. Le régime visait ainsi à décapiter le mouvement de contestation » conclut le site. Aujourd’hui, le même site s’appuie sur un rapport suisse pour affirmer que « les avoirs de Bachar Al-Assad dans les banques helvétiques sont évalués à 2 milliards de dollars ».

Pour lire le communiqué de HWR, cliquez ici.

Mediarabe.info

© Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source« MediArabe.info »

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 20:45
Libye : les forces de Kadhafi tentent un débarquement à Ras Lanuf
jeudi 10 mars 2011 - 19h12
Logo MédiArabe.Info

http://mediarabe.info

Selon un correspondant de la télévision « Al Arabiya » en Libye, les forces loyales au colonel Kadhafi tentent, en ce moment, une incursion à Ras Lanuf, pour reprendre cette ville névralgique et ses installations pétrolières stratégiques. Selon la même source, les militaires fidèles au Guide sont venus par la mer, et semblent avoir réussi leur débarquement. Cette opération intervient peu de temps après les menaces proférées par Saïf el-Islam, qui a promis une vaste contre-offensive et qui a déclaré, jeudi soir, que le temps du dialogue avec les opposants est désormais révolu.

© Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source « MediArabe.info »

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 17:44

www.michelgurfinkiel.com

 

http://www.michelgurfinkiel.com/articles/339-Libye-Sociologie-dune-revolution.html

 

Michel Gurfinkiel 

 

LIBYE/ SOCIOLOGIE D’UNE REVOLUTION

 

Les Libyens ne se révoltent pas pour la liberté ou la démocratie : mais pour leur tribu et leur confrérie religieuse.

 

 

PAR MICHEL GURFINKIEL.

 

La Libye se compose d’une mince bande côtière, le long de la Méditerranée, où se concentrent 90 % de la population, et d’un désert immense, grand comme trois fois la France. Historiquement, elle se divise en trois régions distinctes : la Cyrénaïque, à l’est, tournée vers l’Egypte et le Levant ; la Tripolitaine, à l’ouest, tournée vers le Maghreb et l’Europe ; et le Fezzan, au sud, qui regarde vers le Sahel et l’Afrique noire. Le substrat de la population est berbère, avec des apports puniques, grecs, romains et enfin arabes dans la zone côtière. Au Ier siècle de l’ère chrétienne, la Cyrénaïque comptait également une très forte population juive ou judaïsante : celle-ci s’est révoltée deux fois contre l’Empire romain, en 73 après la destruction du Second Temple, et  en 115, dix-sept ans avant Bar-Kokhba. L’échec de la seconde rébellion, en 117, a conduit à l’extermination totale du judaïsme local et par voie de conséquence à la désertification de la région. Une communauté juive moderne s’est reconstituée après la conquête arabe. Elle a été relativement bien traitée par les Italiens, qui ont colonisé la Libye de 1911 à 1943, même après l’instauration du régime fasciste. Puis chassée par les musulmans, avec une brutalité extrême, à partir de 1945.

 

La société libyenne est dominée par les tribus, d’une part, et les confréries religieuses d’autre part : ces dernières s’appuyant le plus souvent sur les structures tribales. La confrérie la plus puissante, la Senussiyah, est implantée en Cyrénaïque. Ses adeptes – les senoussis - prêchent le retour à l’islam des origines : avec toutefois plus de modération que les wahhabites d’Arabie ou les Frères musulmans d’Egypte. C’est un chef senoussi, Mohamed al-Mahdi, qui a jeté les bases d’un Etat libyen moderne à la fin du XIXe siècle, en entrant en dissidence contre les Ottomans, suzerains du pays depuis le XVIe siècle. Son neveu Idris a dirigé la résistance contre les Italiens. Proclamé émir de Cyrénaïque puis de Tripolitaine en 1949, ce dernier devient en 1951 le roi d’une Libye fédérale, transformée en Etat unitaire en 1963. Il mène une politique conservatrice mais pro-occidentale, et se tient à l’écart des conflits israélo-arabes.

 

Mouammar al-Qadhafi est né à Sourt, sur la côte méditerranéenne, à la frontière de la Tripolitaine et de la Cyrénaïque. Mais sa tribu, les Qadhaafa, des nomades berbères arabisés, est surtout implantée du sud de la Tripolitaine, autour de l’oasis de Hun. Et le régime qu’il instaure en 1969, à la suite d’un coup d’Etat militaire, constitue à bien des égards une révolte des non-senoussis contre les senoussis, et des Tripolitains contre les Cyrénéens. Latente pendant les premières années du règne, cette orientation se précise à partir de 1978, quand Qadhafi, abandonnant le modèle nassérien qu’il avait d’abord suivi, met en place un « Etat des masses populaires » - la Jamahiryya – calqué sur les régimes communistes russe et chinois. Dans le cadre de cette  « révolution dans la révolution », ses partisans « libèrent les mosquées », vandalisent des lieux saints, persécutent les chefs religieux, à commencer par ceux qui se réclament du senoussisme, confisquent les biens des fondations pieuses et imposent une forme « progressiste » de l’islam.

 

A travers la crise actuelle, les vaincus de 1969 et les exclus de 1978 prennent leur revanche. Ce n’est pas un hasard si la Cyrénaïque a été la première région à rejeter le régime qadhafiste et si les rebelles, dans l’ensemble du pays, arborent le drapeau tricolore rouge-noir-vert du roi Idris. En fait, Qadhafi avait pris conscience depuis une quinzaine d’années d’un retour de l’intégrisme et, chose plus inquiétante pour lui, d’une progression du salafisme et de mouvements tels qu’Al-Qaida. Il avait tenté de neutraliser cette évolution en se réconciliant avec les senoussis. Ou encore, sur le conseil de son fils Saïf al-Islam al-Qadhafi, en se rapprochant des Occidentaux : tant Américains qu’Européens. Mais ces ouvertures étaient trop tardives, et trop limitées, pour convaincre et réussir.

 

La chute du régime pourrait mener à une désintégration de la Libye en tant qu’Etat, à une restauration senoussie (pas nécessairement sous la forme de la monarchie) ou à l’instauration d’un régime proche d’Al-Qaida. Quelle que soit leur issue, les événements en cours auront jeté un éclairage saisissant sur la fragilité de la plupart des pays musulmans.

 

© Michel Gurfinkiel, 2011

 

 Israël peut-il survivre ? : La nouvelle règle du jeu

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 10:29

Plein cap vers le rivage des Syrtes : éléments de réflexion sur une intervention occidentale en Libye

Picture-Mongrenier-Mars2011

Par Jean-Sylvestre MONGRENIER, Chercheur associé à l’Institut Thomas More, Chercheur à l'Institut Français de Géopolitique (Université Paris VIII).

Dès le départ des événements à Benghazi, le 17 février 2011, la chose semblait mal engagée et ce malgré les interprétations forcées qui voulaient voir le régime de Kadhafi comme un nouveau domino destiné à être submergé par la « révolution arabe ». Point de société civile, ne serait-ce qu’embryonnaire, en Libye, absence des « réseaux sociaux » présentés comme décisifs en Tunisie ou en Égypte, prégnance de structures tribales et claniques dont on découvre l’importance au fil du conflit. En d’autres termes, le cas Libyen n’entre pas dans les catégories du millénarisme de l’ordinateur et de ses sous-produits. L’effet domino s’est transformé en logique de chaos. L’insurrection de Benghazi et de l’ancienne Cyrénaïque peine à s’étendre au-delà de Ras Lanouf et c’est une guerre civile qui met aux prises anti et pro-Kadhafi, avec en toile de fond des oppositions tribales. Ce conflit de faible intensité devrait gagner en importance et les bandes dépenaillées qui tirent en l’air devant les caméras ou au passage des avions de guerre de Kadhafi sont mises à mal par la contre-offensive de ce dernier. Bref, le charme est rompu.

 

Guerre civile et dispositif d’exclusion aérienne

A Benghazi, seconde ville du pays derrière Tripoli, un « comité révolutionnaire » a vu le jour bientôt transformé en « Conseil national transitoire », d’aucuns parlant déjà de gouvernement provisoire. Il s’agit d’une structure autoproclamée d’une trentaine de personnes dont seuls quatorze noms ont été rendu publics pour ne pas mettre en danger les familles de ceux qui ont des attaches dans les régions sous contrôle de Kadhafi. Parmi ces hommes, on compte notamment un ancien ministre de l’Intérieur et un ancien ministre de la Justice de Kadhafi, ce dernier ayant été porté à la présidence du Conseil national transitoire. Rien de bien engageant a priori mais il faut « faire avec ». Les alliés américains et britanniques de la France en sont encore à explorer le terrain, sonder ces hommes majoritairement issus d’une région fortement engagée dans la « petite guerre » menée par des groupes islamistes contre Kadhafi dans les années 1990 (1). Désireux de bien faire et de contrebattre l’image d’immobilisme qui est celle de la diplomatie française, le nouveau ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, « le meilleur d’entre nous » si l‘on en croit ce qui se dit, s’est empressé de reconnaître ce « Conseil national ». La France est belle et généreuse (2).

Le roman de la « grande émancipation » arabe se heurtant à la pugnacité des troupes de Kadhafi, certaines des puissances occidentales en sont à préparer l’intervention aérienne réclamée par les insurgés de Benghazi, formellement exclue il y a quelques jours encore. La partition territoriale de la Libye et son possible éclatement entre différentes entités rivales ont accéléré le tempo et, les insurgés ayant échoué à chasser Kadhafi du pouvoir, les rodomontades des hommes politiques occidentaux ne suffiront plus à convaincre que l’on se trouve du bon côté de l’Histoire. Paris, Londres et Washington sont aux avant-postes de l’initiative visant à mettre en place une zone d’exclusion aérienne au-dessus du territoire libyen. L’idée serait de générer un nouveau rapport de force en privant Kadhafi de sa supériorité aérienne. Aux troupes de Benghazi ensuite de l’emporter sur le terrain, les puissances occidentales excluant tout engagement au sol.

Sur un plan technico-militaire, il ne s’agirait pas d’un exercice de routine et nombre d’experts insistent sur la lourdeur d’une telle opération (3). Il soulignent l’importance des moyens à engager (une centaine de chasseurs-bombardiers, des AWACS et des avions de guerre électroniques, des avions ravitailleurs, des hélicoptères avec équipages de secours) et, plus encore, le fait qu’il ne s’agirait pas de mesures passives. La mise en place d’une zone d’exclusion aérienne est un acte de guerre qui implique des frappes sur la défense anti-aérienne de l’ennemi (certains experts estiment que la faiblesse des moyens militaires de Kadhafi ne requiert pas automatiquement de telles frappes). Il faudrait surtout s’assurer que les troupes de Benghazi soient en mesure d’exploiter au sol un tel dispositif. Rien n’est moins sûr au regard des derniers combats. En ce cas, faudrait-il envisager de livrer des armes aux insurgés ? De les encadrer ? Fort justement, certains experts militaires ont rappelé que le déploiement d’un tel dispositif aérien n’était pas un simple war game. Se pose enfin et surtout la question des finalités politiques. La promotion de la démocratie dans le monde arabe est un objectif global qui dépasse largement une entreprise politico-militaire et il faudrait envisager avec plus de précision l’après-Kadhafi – ce qui nous ramène à ce « conseil national ». Peu d’informations fiables et rien de bien puissant.

 

Droit international et cadres d’action

La grande préoccupation des puissances occidentales est d’inscrire un tel dispositif dans les limites du droit international ce qui, au regard de l’attitude de Kadhafi, n’est pas si difficile de prime abord. Des sanctions ont déjà été adoptées dans le cadre de l’ONU, de l’UE et d’autres instances internationales. Plus concrètement, il s’agit obtenir l’aval du Conseil de sécurité, donc de la Russie ainsi que de la Chine, pour décider d’une zone d’exclusion aérienne. On sait que ces deux puissances sont hostiles à ce type de mesures qui impliquent une remise en cause de la souveraineté du pays cible et des frappes sur les moyens anti-aériens. En bon adepte de la « multipolarité onusienne », Alain Juppé fait de l’approbation de Pékin et Moscou une condition sine qua non, ce qui risque de poser problème pour la suite des événements.

Après avoir vigoureusement dénoncé les « agissements criminels » de Kadhafi et expliqué que son maintien au pouvoir était insupportable, faudrait-il donc supporter la chose, faute d’un accord unanime au Conseil de sécurité ? Il n’est certes pas impossible que Pékin et Moscou prennent en compte l’isolement international de Kadhafi. La Libye est mise au ban de la Ligue Arabe mais celle-ci n’est pas claire sur l’idée d’une zone d’exclusion aérienne, alors lors que le Conseil de Coopération du Golfe (CCG) et l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) soutiendraient une telle initiative. Pourtant, le ralliement de la Chine et de la Russie à la résolution que préparent Français et Britanniques n’est en rien assuré. L’histoire diplomatique des deux dernières décennies le montre. En ce cas, il faudrait aller de l’avant. Qui veut la fin veut les moyens.

Se pose ensuite la question du cadre d’action adéquat pour déployer un dispositif d’exclusion aérienne. Obtenir un mandat des Nations unies est une chose, mener une action de ce type dans le cadre des Nations unies en est une autre et il est difficile d’imaginer une telle perspective. L’ONU est plutôt requise pour des opération post-guerrières comme le « maintien de la paix » et la « reconstruction ». Dès lors, trois options sont envisageables : l’OTAN, l’UE ou, faute d’accord unanime dans l’une ou l’autre de ces instances, une « coalition de bonnes volontés » organisée autour d’un petit nombre d’Etats décidés à aller de l’avant. S’il est un élément qui ressort du discours d’Alain Juppé comme celui de François Fillon, c’est l’opposition à l’OTAN alors même que cette communauté de défense et de sécurité regroupe les trois pays les plus en pointe sur la question de la zone d’exclusion. L’un et l’autre ne sont guère diserts sur leurs raisons (les mânes de De Gaulle ?) et ils recourent à l’argument d’autorité, l’affirmation répétée que l’OTAN n’est pas adéquate pour cette opération valant argumentation. Il serait plus honnête de dire qu’ils ne le veulent pas et qu’ils expliquent leur position.

 

OTAN, UE ou « coalition de bonnes volontés » ?

Rappelons tout d’abord que ce type d’opérations relève des missions « non article 5 » qui ont été confiées à l’OTAN, avec l’accord de tous ses membres puisque les décisions s’y prennent par consensus, y compris donc l’accord de la France sous Jacques Chirac, le mentor d’Alain Juppé (4). Par conséquence, l’Alliance a vocation, s’il y a consensus en son sein, à servir de plate-forme pour un dispositif d’exclusion aérienne. Outre les moyens dont elle dispose en propre (états-majors et flotte d’AWACS), elle présente l’avantage d’inclure les États-Unis dont on voit mal comment ils pourraient s’abstraire d’une telle opération, même s’il y a débat outre-Atlantique sur l’opportunité de jouer les premiers rôles. La présence des États-Unis permet tout à la fois de pallier les insuffisances militaires des alliés européens et de rassembler les volontés quand nombre de pays sont tentés, dans une configuration guerrière, de jouer les « passagers clandestins ». On peut douter qu’un « binôme » franco-britannique puisse jouer ce rôle d’entraînement et ce bien que l’aspect matériel de l’opération ne soit pas hors de leur portée. Cela dit, il n’y a pas encore de consensus à l’intérieur de l’OTAN. A la réserve des Allemands s’ajoutent les réticences des pays d’Europe centrale et orientale, la grande méfiance de l’Italie et l’opposition de la Turquie. En Europe, il semble que tous ne soient pas convaincu de la nécessité d’accélérer le tempo.

L’autre option est le recours à l’UE et il est vrai que la simple prise en compte de la proximité géographique et la densité des flux entre les rives nord et sud de la Méditerranée pourraient laisser à penser que ce cadre d’action s’impose, les États européens étant concernés au premier chef par les événements qui se déroulent au Maghreb et en Afrique du Nord. Aux États-Unis, certains tiennent d‘ailleurs ce discours. Par ailleurs, l’imposition de la paix par l’envoi de forces de combat relève des missions de Petersberg qui, depuis leur adoption en juin 1992, constituent la feuille de route de l’« Europe de la défense ». La diplomatie française songe-t-elle à ce cadre d’action ? Encore faudrait-il qu’elle soit en mesure de jouer le rôle de nation-pilote et d’emmener les autres États membres sur ses brisées. D’une part, on retrouve à l’intérieur de l’UE les mêmes réticences et oppositions qu’à l’intérieur de l’OTAN, ces deux ensembles étant solidarisés par de larges intersections (21 des 27 États de l’UE sont membres de l’OTAN). D’autre part, le Royaume-Uni n’est pas sur cette ligne et Londres, dans ce type de situation, privilégie le recours à l’OTAN. Pour agir de conserve, il faudra bien en tenir compte. Enfin et si l’on va au fond des choses, l’UE est un lâche Commonwealth paneuropéen, guère propice à de telles entreprises. On y discutera plutôt de sanctions additionnelles contre le régime de Kadhafi et d’une nouvelle relance du partenariat euro-méditerranéen (voir le sommet du 11 mars prochain).

Reste le recours à une coalition ad hoc sur la base d’un accord entre un petit nombre d’États volontaires. Il est douteux que la France et le Royaume-Uni aillent seuls à la bataille, sans l’appui et la contribution des États-Unis (ce scénario « filtre » pourtant dans les rédactions). Quelques États membres de l’UE et de l’OTAN pourraient les rallier – Paris, Londres et Washington s’efforceront de les convaincre, mais il sera beaucoup plus difficile d’incorporer dans cette coalition des pays du Grand Moyen-Orient, au prétexte d’éviter un choc de civilisations. Le vague soutien apporté par le Conseil de Coopération du Golfe et l’l’Organisation de la Conférence Islamique au déploiement d’un dispositif d’exclusion aérienne ne signifie pas un engagement concret de leurs membres dans une quelconque coalition. Quant à l’appui de la Ligue Arabe et de son secrétaire général, il faut pour le moment se contenter des déclarations du ministère français des Affaires étrangères, suite à la rencontre entre Alain Juppé et Amr Moussa. Bref, l’opération reposerait avant tout sur un trio de puissances occidentales et ce n’est pas la relégation de l’OTAN en tant que telle qui dissimulera le fait aux opinions publiques nord-africaines et moyen-orientales.

Si l’opération évoquée semble aléatoire, dans ses tenants comme dans ses aboutissants, on voit mal cependant comment il serait possible de se retrancher derrière une conception abstentionniste de la souveraineté. La guerre civile libyenne ne se déroule pas dans un lointain espace, à la périphérie du système-monde, mais sur la rive sud de la Méditerranée et l’extension des logiques chaotiques en Afrique du Nord comme au Moyen-Orient obère la sécurité des États européens (Kadhafi joue de manière grossière cette carte mais le mauvais usage d‘une chose condamne son usage, pas la chose). L’issue est incertaine mais ce n’est pas en laissant la Libye éclater en morceaux que les choses se règleront d’elles-mêmes, loin s’en faut. Les « États faillis » sont à l’origine de lourds risques et menaces pour leur environnement proche et lointain, l’histoire récente le montre (voir l’Afghanistan, la Somalie et la Corne de l‘Afrique mais aussi le Sinaï et la zone sahélo-saharienne). D’une manière générale, le relatif déclin de l’Occident en termes de puissance et de rayonnement mènera à d’autres engagements pour relever les défis à venir. Cela doit être dit.

 

Western Pride

Il ne s’agit donc pas de mener une danse du ventre en guise de diplomatie publique et de prétendre convaincre l’« Autre » de son innocence nouvelle (l’innocent est celui qui ne nuit pas), pour se poser en bras séculier de la Ligue Arabe ou de l’Organisation de la Conférence Islamique. Il ne s’agit pas non plus d’engager un « concours de beauté » entre l’UE et l’OTAN ou de pécher par occasionnalisme, le monde extérieur devenant prétexte à promotion de schémas constructivistes. L’enjeu est le suivant : apporter des réponses concrètes et adéquates aux situations dont les développements menacent les Européens, non seulement dans leurs corps (sécurité et prospérité) mais aussi leurs âmes (pour parler net : leur idée de l‘Homme dans son rapport au Cosmos). Aussi serait-il bien plus urgent d’expliquer les enjeux, les risques et les menaces aux citoyens-contribuables qui supportent le coût des appareils diplomatiques et militaires occidentaux, afin de les convaincre d’efforts constants et renouvelés dans le domaine de la politique étrangère, plutôt que de se soucier de l‘image de l‘OTAN au sud et à l‘est de la Méditerranée (5).

Enfin, il est patent que le normativisme, l’invocation du droit et la référence mécanique au « monde multipolaire » ne suffiront pas à assurer les équilibres de l’ordre politique international. Lorsque les situations l’exigent et que de graves décisions doivent être prises, peu de pays dits émergents sont prêts à dépasser leur vision étroite de l’intérêt national-étatique pour assumer le rôle de puissance arbitrale ou d’acteur hégémonique. Ce sont les puissances occidentales, en tout ou en partie, qui doivent porter le fardeau des responsabilités mondiales alors même que la Chine ou la Russie sont toujours tentées de se placer sur le fléau de la balance pour jouer le « Sud » contre l’Occident. A tout le moins, cela pourrait susciter une légitime fierté. Une Western Pride en quelque sorte.

 

 

Notes

(1) Sur la question de l’islamisme en Libye et l’engagement de moudjahiddines libyens en Irak, voir Antonin Tisseron, La Libye face au risque islamiste, Institut Thomas More, 24 février 2011.

(2) En visite au Caire, Alain Juppé a entamé un « dialogue » avec les « jeunes » des Frères musulmans, s’est montré ébranlé par leurs arguments pour évoquer ensuite les mérites de l’« islam libéral » (dixit). Au final, l’islamisme ne serait que le produit d’une fantasmagorie occidentale manipulée par les potentats en place. Depuis, des islamistes égyptiens ont brûlé une église copte au Caire et attaqué la manifestation de protestation organisée par cette minorité chrétienne orientale. Les heurts ont fait 13 morts et près de 150 blessés, très majoritairement coptes.

(3) Nous n’aborderons pas ici les questions relatives à la zone concernée par un tel dispositif, la nature des engins visés (outre les avions de guerre, faut-il inclure les hélicoptères et l’aviation civile ?) ou, plus problématique, la question des règles d’engagement (i.e. les conditions d’ouverture du feu).

(4) L’article 5 du traité fondateur de l’Alliance atlantique porte sur la défense mutuelle des États membres. Les missions dites « non article 5 » concernent la sécurité et la gestion des crises. Les guerres balkaniques des années 1990 ont été le banc d’essai de cette OTAN aux missions élargies et le principe du « hors zone » a été entériné lors du Conseil atlantique de Prague, en novembre 2002.

(5) On notera que le non-recours à l’OTAN et la mise en avant d’une large coalition lors de la guerre du Golfe (1991), avec incorporation de pays arabes et musulmans, n’avaient pas leurré les masses en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.  

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 10:26

Merci Pierre-Alain,

 

KADHAFI, AH'MADINEJAD, et les  BOBOS

Par Pierre-Alain Lévy

© 2011 www.aschkel.info

 

  

 

Chers Lecteurs,

Un texte que j'ai écrit en 2007, que je retrouve et me semble t il prémonitoire NON ?

Pierre-Alain Lévy

 

Précédent texte : >"Tunisie, Egypte..., le bouleversement de tous les dangers

 


 


Mouammar KADHAFI vient de faire l’actualité et a donné du grain à moudre aux médias, le microcosme s’est brutalement réveillé.

Lors d’une émission de France 3  la journaliste Memona Hinterman a raconté la rencontre qu’elle avait obtenue voilà quelques années  avec lui pour l’interviewer. Ce qu’elle avait à dire tranchait avec les échanges finalement convenus habituels sur le personnage. En quelques minutes elle révéla la véritable nature profonde de l’individu et mettait à bas définitivement sa statue de commandeur

 

L’entretien était prévu dans une caserne de Tripoli. Kadhafi était accompagné d’une jeune interprète. Ils déambulèrent  d’abord tous les trois  dans différentes salles, s’arrêtèrent dans l’une d’entre elles où la journaliste française crut que l’entretien se déroulerait puis finalement Kadhafi manifestant le choix pour un autre lieu ils arrivèrent dans une salle sur laquelle donnait une autre pièce fermée. L’interprète s’éclipsa et Kadhafi ouvrit la porte qui donnait sur une chambre à coucher avec un grand lit en position centrale ! Memona Hinterman raconte qu’elle poussa un cri quand elle comprit et ne dut son salut qu’après lui avoir dit qu ‘elle était malade. L’abjection n’est pas arrivée à son terme, Kadhafi lui demanda alors «  depuis combien de jours ? » Memona Hinterman se dépêche de quitter les lieux  appelle à son secours l’interprète qu’elle retrouve blême enfermée dans les toilettes. Femme  et journaliste de courage elle ne mâche pas ses mots et sur Kadhafi et sur son hôte français qui en son Palais de  l’Elysée aujourd’hui l’accueille

 

Voilà qui est ce «Leader de la Révolution », épigone contemporain des despotes orientaux de jadis, machiste de bazar méprisable et insolent

 

Pour ma part j'avais entendu la journaliste italienne, Ariana FALLACI, journaliste de grand renom aujourd’hui disparue, romancière remarquable, qui avait interviewé les grands de la terre, et relatait aussi la tentative de viol que Kadhafi avait tenté sur elle à Tripoli. Elle était une femme libre, indépendante, courageuse. C'est d'ailleurs bien la raison pour laquelle elle fut insultée et traînée dans la boue quand après l'attaque du 11 septembre, dans la colère de la nuit qui suivit elle écrivit à New York, réunissant les dernières forces qui lui restaient, son essai" La Rage et l'Orgueil" où elle attaquait avec des mots l'islamo fascisme menaçant et la barbarie sous-jacente induite 

Mais voilà ce sont ces qualités mêmes que les Bobos et les pleutres de  gauche et autres « bien-pensants » de tout acabit qui font les majorités ne supportent pas.

 

 

 

Kadhafi est un bouffon, un clown triste, vieillissant et sans lustre, incarnation d’un panarabisme nationaliste quelque peu émoussé. Mis à part quelques Africains du Tchad ou du Soudan qui naïvement et avec une servilité ancillaire continuent à lui tresser des couronnes de gloire, il semble avoir fait long feu dans le Parnasse des héros Tiers-Mondistes. Lui Khaddafi quand il tue, c ‘est en mettant des bombes dans les avions, ou  en excitant les Palestiniens de l’OLP et les autres fractions terroristes rivales par l’apport de son argent et de ses réseaux de tueurs et en leur offrant ses subsides tirés des revenus du Pétrole, en tuant ses opposants bien entendu !

 

Ses frustrations sexuelles n’amusent pas et ses amazones portant le treillis léopard, le henné discret et constituant sa garde prétorienne  poussent le ridicule kitsch jusqu’à des périmètres que même Hollywood dans ses délires les plus fous n’aurait pu imaginer.

 

Depuis les attentats de septembre 2001, il a changé casaque  aussi les missions diplomatiques et économiques occidentales font antichambre à Tripoli pour tenter d’engranger des contrats et avoir prise sur la manne pétrolière. Il s’est même converti dans la lutte contre AL QUAÏDA ce qui est une bonne chose

 

 

Les Français seraient parait-il 52% à critiquer la visite de Kadhafi en France soit un Français sur deux ( !)

 

Quelles significations y trouver ? Tout d’abord un Français sur deux considère qu il est normal que la République et ses ors honorent ce triste sire, ce qui en soi est quelque peu inquiétant. Ensuite les éternels donneurs de leçons et qui n’ont rien retenu ni appris de l’histoire contemporaines s’offusquent, les grandes âmes, qu’on puisse lui vendre de l’armement, très belles âmes en effet !

 

Il nous serait certes difficile de lui vendre de la noix de coco indonésienne, du whisky écossais ( bien que « Ricard », mais enfin passons !) ou de la technologie japonaise !

 

 

L’homme moderne est un poisson dont la mémoire historique n ‘excède pas quelques semaines. Les instruments du pouvoir et notamment lnternet et aussi la télévision raréfient paradoxalement le savoir. Ainsi à l’analyse, la recherche, l’introspection, la durée et le temps ( éléments amphibies du monde réel et de l’abstraction ) fait place dans un raisonnement on ne peut plus cybernétique la dualité et le manichéisme !  

 

 

C’est Toi ou Moi, c’est le Bien ou c’est le Mal, le Juste ou l’Injuste, Le Vrai ou le Faux, Clic gauche ou Clic droit, hémisphères gauche ou droite du cerveau ou cerveau reptilien. Si cependant ces raccourcis sémantiques peuvent être des codes initiateurs ils ne constituent qu’un outil insuffisant  dans le domaine de la connaissance

 

Quant au domaine du politique ces mêmes paires antithétiques représentent  une forme de manipulation de l’opinion où se matérialise un système de choix conceptuel et psychique de type  informatique de la pensée où ne subsistent que le zéro et le un. Hélas ( Koestler en dût-il frémir) dans l’infini des potentialités le zéro progresse !

 

 

Allons un peu plus loin,

 

 

 Par exemple quand entendra-t-on enfin la vérité sur Arafat que de médiocres et misérables thuriféraires  soi-disant progressistes encensent à l'image non moins inquiétante d'un Castro ( quelque peu passé de mode aujourd'hui) ou d’un Che Guevara, Mao, Chavez  ou autres leaders tiers-mondistes auréolés. Je peux affirmer avec certitude qu'Arafat est mort du Sida, et les autorités françaises ont  pris un soin extravagant à cacher sa maladie pour ne pas heurter les "bonnes consciences" moyennes orientales et européennes et faire « blasphème ». On a poussé l'outrance jusqu'à accuser le Mossad de sa disparition par empoisonnement, ce qui satisfaisait à la fois les dirigeants les plus extrémistes islamiques et remplissait de certitudes les GOGOS de Gauche amateurs de conspirations

 

Je vous invite plus généralement à lire l'admirable petit livre de Pierre-André TAGUIEFF intitulé " L'Imaginaire du Complot Mondial- Aspects d'un Mythe moderne " paru aux Editions Mille.et.Une.Nuits, trois euros- excellent petit cadeau de Noël pour tous qui plus est ! 

 

La vérité un jour sera dite

 

Une de mes amies parisiennes, vendeuse chez PRADA, magasin de luxe situé avenue Montaigne à Paris, recevait régulièrement Madame Arafat qui venait accompagnée de son amant et achetait à chaque fois plusieurs paires de chaussures pour des sommes avoisinant 15 000 Euros...  Et pendant ce temps on pleurait derrière son téléviseur ou plus moderne encore derrière son écran d'ordinateur (c’est plus chic et plus tendance et puis on peut « Bloguer » entre gens bien élevés !), devant les malheurs du monde et on désignait du doigt l'empêcheur de tourner en rond qu'est censé être Israël. La vieille réaction antisémite de droite heureuse d'oublier sa part de responsabilité dans l'histoire tragique du XXème siècle se voyait soudain dépassée par les nouveaux antisémites de gauche  devenus aujourd’hui les ferments incubateurs de cette idéologie noire ( très nombreux à l’extrême gauche nouveau creuset français de l’antisémitisme) et utilisant un nouveau vocabulaire qui dénature le sens des mots tels que « sionisme, anti-impérialisme, colonisation, diatribes anti- américaines etc. »

 

Arafat qui s'est enrichi scandaleusement avec le Fatah en magouillant les comptes du casino de Jéricho, mais encore bien plus grâces aux subsides européens qui attribuées sans contrôle disparaissaient mystérieusement à peine encaissées, Arafat surtout qui à l’ultime moment des pourparlers de paix avecBarak, alors qu’on était à « quelques secondes » de la paix même , n’eut pas le courage politique de ses actes passés et des négociations engagées pied à pied dans un climat plutôt sympathique quoique sans concession avec le gouvernement Israélien, démontrait là sa vrai nature, celle d’un homme de peu de consistance, sans véritable ossature intellectuelle, un personnage falot, finalement méprisable abandonné à la poubelle de l’histoire.

 

Il faudrait aussi voir les vidéos sur la propagande anti-israélienne dans les écoles palestiniennes débutant dès l’école maternelle :entraînement paramilitaire, petits enfants de cinq ans et plus maniant des fusils de bois, éducation à la haine, et les manuels scolaires (financés de façon irresponsable par la Communauté européenne et dénoncés par la LICRA)   que j'ai eu l'occasion de visionner ou de lire, je ne parle en effet que de ce que je connais et ai pu juger à la différences des BOBOS qui eux sont des ignares ou des fourbes et parlent comme le vent ( Sartre lui, aurait dit « des salauds »)

 

Dans notre Europe, et tout en particulier en France, il n'est de bonne attitude progressiste  que de vitupérer contre l'état d'Israël, que de fustiger, ses dirigeants, que de systématiquement s'opposer à sa politique car bien sûr Sionisme et Colonialisme ne feraient qu'un!!! Et la boucle est bouclée, on diabolise l'état, et on justifie ainsi l'indéfendable jusqu'à évoquer en confidence sa disparition. Qu'on est loin des idéaux qui ont porté l'ONU à San Francisco sur le devant de la scène avec l’émergence du Droit International.

 

Je n'oublie pas la question de l'Iran, je considère même qu’elle est la question majeure, et qu’elle constitue aujourd'hui la pierre d’achoppement de la réflexion et du positionnement politique.

 

Ahmadinejad prône à conférences internationales que veux-tu, la destruction d'Israël, il réunit main dans la main à Téhéran la fine fleur du révisionnisme islamo fasciste et fasciste international niant la Shoah, il nourrit le terrorisme et la terreur internationaux, lie des alliances diplomatiques et économiques avec la Russie de Poutine ou la Chine de Zao Ziyang ( L’Iran fournit à la Chine des hydrocarbures et achète à la Russie des équipements nucléaires, du matériel aéronautique et de l’armement)  intrigue en Irak, soutient et finance le Hesbollah au Liban ou le Hamas dans les territoires palestiniens, pour empêcher toute avancée vers la paix entre Palestiniens et Israéliens, instille une idéologie barbare subie au premier rang par ses propres citoyens, lapide, pend, tue, emprisonne, censure, la liste est longue !

 

Il encourage les attentats suicides, ultime montée dans l’abjection criminelle et monstrueuse de la barbarie.

 

Il s’agit de constituer l’Iran comme une puissance régionale majeure quel qu’en soit le prix fort à payer

 

Certes dans l’histoire des hommes, dans les relations d’état à état (ce que l’on appelle la diplomatie) ce n’est pas la première fois bien sûr que l’on rencontre un tel Nabuchodonosor. Sauf à être vierge effarouchée ou visionnaire sous l’effet de quelques champignons hallucinogènes, les tyrans ont toujours été très nombreux et je crains bien même qu’ils ne se multiplient sous l’effet d’une sélection quasi génétique de plus en plus inquiétante du fait du résultat de raffinement dans l’horreur obtenu.

 

Mais avec un peu de rigueur et de sérieux, convenons que l’Iran doté d’ un armement nucléaire que souhaite bâtir Ahmadinejad, constitue pour la paix du monde un risque de première grandeur, je m’explique.

 

Le risque de dissémination nucléaire et l’utilisation des armes de destruction massive:

 

Sil’Iran se dotait d’armes nucléaires cela conduira à l’implosion des politiques régionales en matière de non-prolifération nucléaire.

 

Six états de la région (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar) plus l’Egypte ont fait part de leurs inquiétudes si les Usa se rapprochaient de l’Iran pour favoriser le règlement de la guerre en Irak, et laissait l’Iran se nucléariser. En Egypte le fils même du Président Moubarak a annoncé le lancement d’un programme nucléaire et le 10 décembre 2006 le Conseil de Coopération du Golfe réunissant ces six états a fait une déclaration analogue.

Il n’est ici nul besoin de souligner les antagonismes culturels, historiques et religieux entres les Perses et leurs voisins arabes, entre les Chiites et les Sunnites.

 

Les menaces répétées d’Ahmaninedjad de détruire Israël* ne doivent pas être prises à la légère. Il est même particulièrement choquant et les mots me manquent, pour ne pas dénoncer pareille ignominie, pareille idéologie, pareils discours, pareille violence verbale et envisager et banaliser cette hypothèse dans le champ du politique et de la diplomatie. Cela me rappelle ces antisémites qui vomissent les juifs mais quand ils sont surpris d’en rencontrer un et d’avoir de la sympathie pour  lui disent « Ah bon vous êtes juif ?  Mais vous ce n’est pas la même chose… ! » On en rirait si ces bons pères de famille étaient tous des De Funès. Ainsi il serait loisible d’accepter la destruction de l’état d’Israël, car ce n’est pas la même chose,  ce serait même discuté dans quelques chancelleries ainsi que dans certains milieux diplomatiques… !

 

Si pour une virgule ou un mot rare employés en France par un élu ou pire encore par un ministre ou un chef d’état dans un contexte donné et parfois maladroitement, la classe médiatique avec ses clercs  s’affole et que des manifestations bouleversent le paysage politique, que l’on signe des pétitions ou qu’on appelle à la démission ou au lynchage médiatique, on n’a jamais vu au demeurant nos chers Bobos descendre dans la rue pour crier leur volonté de résistance et de combat et  défendre à travers Israël le droit international

 

 L’émergence de l’armement nucléaire a bouleversé le raisonnement stratégique (ainsi que l’apparition des missiles, favorisés par les recherches spatiales notamment) et démode définitivement les schémas traditionnels en matière de conflits.

 

Il est probant maintenant que l’Iran des mollahs et d’Ahmadinedjad a menti à l’AEIA  concernant sa politique nucléaire, et qu’aujourd’hui s’accroît le nombre de centrifugeuses capables de produire de la matière fissile. La construction de l’usine de Natanz a été tenue secrète et l’Iran construit à Arak un réacteur à eau lourde capable de produire du plutonium proche de celui utilisé pour fabriquer les premières bombes indiennes. En outre grâce à l’ingénieur atomiste pakistanaisAbdul Qadeer Khan les Iraniens savent désormais fabriquer ces petites sphères d’uranium sous forme métallique dont l’unique raison d’être n’est la fabrication d’ une tête nucléaire et faciliter sa mise à feu

 

La politique mise en place par  Ahmaninedjad et les religieux avec l’appui des pasdarans (gardiens de la révolution)  n’est pas spécialement une réussite. Le recours habituel au nationalisme, à la xénophobie et à l’antisionisme sont les instruments ( je parle BOBO maintenant ! ),  a toujours constitué une arme utilisée par les dictateurs et les démagogues  pour  détourner vers autrui ou vers un autre objet, la montée des mécontentements et se défausser de ses responsabilités. C’est tout simplement appliqué au champ politique la vieille pratique du bouc émissaire

 

De ces faits avérés on n’ose parler !

 

 

 

Depuis  soixante ans le monde a vécu à l’abri de guerres mondiales. La dissuasion nucléaire  a été  garante* de cette paix armée

L’émergence de l’Islamisme radical et de l’irrationnel, le mépris assassin pour les valeurs de vie et de lumière, le goût du sang et de la mort, la guerre déclarée contre  le passage à la modernité et les philosophies qui la porte, le retard impressionnant dans le développement accumulé en terre d’Islam et les complexes et frustrations qu’il engendre, la sanglante actualité quotidienne avec son cortège d’attentats et de souffrance, portent à s’interroger. Et certes cette guerre ouverte déclarée tout à la fois contre les juifs, l’occident, les américains, et les croisés ( je ne fais ici que reprendre leur vocabulaire si peu elliptique et  j ‘imagine ici que chacun de nous dans sa différence s’y retrouve !) nous conduit à exercer bien plus que notre droit à la vigilance.

 

 

Bref !  

   

Et pendant ce temps ils pompent (comprenne qui pourra ! ) nos petits Munichois de gauche que nous côtoyons tous les jours,  nombreux au Parti Socialiste, ATTAC, ou à l’extrême gauche. Ils continuent à s'indigner non point sur les projets militaires inquiétants de l'Iran mais sur la couleur des fraises des bois en automne! Comme me le dit mon meilleur ami en les moquant:" Je m'indigne, Je lance un appel, Je pétitionne ! "

 

Le poseur de bombes dans un autobus ou une cafétéria est assimilé à Robin des Bois ou à Mandrin, il devient par un tour de passe-passe et de vertu sociologique étonnant « résistant, guérillero, maquisard » alors qu’il n’est qu’un assassin 

  

Prés de nous dans nos banlieues, devenues « quartiers » par curiosité langagière, celui qui met le feu à un autobus  ou choisit délibérément  de tirer sur les forces de police, qui jette du toit d’une HLM des plaques d’égout en fonte sur les pompiers! (cela m’a été confirmé à Metz l’an dernier par un commandant de pompiers).  Celui-là est absout car il est étonnamment considéré comme victime ! D’une certaine manière oui, tant il accumule les déficits, familiaux, éducatifs, professionnels, sociaux, sanitaires, éducatifs et culturels… Poussière abandonnée au gré du vent. Mais ce casuisme rencontre ses limites.  Cependant puisque fort heureusement  « Tout n’est pas égal à Tout » et qu’il existe une échelle des valeurs où la responsabilité du sujet, de l’individu, son rapport aux autres, c’est à dire sa conscience même est l’énergie primordiale qui doit dicter par dessus tout sa conduite dans le respect qu’il doit à autrui et à lui-même, ce qui s’appelle je crois quelque part la MORALE, je ne puis donc que juger avec la plus profonde sévérité et sans restrictions d’aucunes sortes ces manquements fondamentaux à l’éthique, et aussi à la citoyenneté. Nulle langue de bois, nul esprit de corps, nulle chapelle ne pourront  m’empêcher de clamer de porter mon jugement d’homme libre

 

 Régulièrement des kamikazes entraînent dans la mort des innocents. Hélas qui ne s’offusque  ici sous nos latitudes, dans le pays où sont nés les Droits de l’Homme, de cette pratique abominable et infâme en totale contradiction avec nos valeurs judéo-chrétiennes et nos spiritualités confondues ? Et si des hommes de réflexion dénoncent à force tribunes ou livres cet avilissement de l’être en ce qu’il a de plus précieux, on leur lance dans les dents leur judaïsme suspect de partialité pro israélienne. Bien entendu je pense à mon cher homonymeBernard-Henri Lévy ou à Alain Finkielkraut à qui je rends hommage. Il faut lire de B-H-L «  Ce grand cadavre à la renverse »

 

L'estime de soi, les valeurs universelles de justice, de droiture, de respect de l'autre, de ses proches comme de l'étranger, c'est à dire ces valeurs du Décalogue portées par le Judaïsme et reprises ensuite par les autres religions du Livre, ces valeurs mêmes relayées par les philosophes de la Raison et des Lumières sont mises à mal aujourd'hui.

 

« Civilisations, je sais aujourd’hui que vous êtes mortelles » écrivait Paul Valéry au lendemain de la Guerre de  14

Cette pertinente remarque polysémique nous interpelle. La défense au quotidien, dans chaque sphère d’activité, dans chaque lieue où vit et s’exprime la pensée dans la multiplicité de ses contradictions et de ses différences, où le débat rapproche ou oppose les hommes, eh bien c’est au cœur même de ce bourdonnement des neurones que doivent êtres défendues les valeurs de justice et de progrès auxquelles on croit pour préserver la paix du monde, sachant quand il le faut prendre ses responsabilités et les risques que le moment impose. Mais précisément notre société aujourd’hui a peur du risque. Si par malheur on ne le fait point on s’exposerait alors  à subir un jour pour nous ou nos enfants le danger  d’une descente aux Enfers.

 

 

Et c’est bien parce que du plus profond des corpuscules qui me fondent et des énergies qui me traversent je suis un homme de progrès et de justice, attaché à des principes sur lesquels je ne saurais transiger, homme de gauche, que je me révolte et que je souffre

 

Je n'aurai de cesse de lutter, ici et là, pour imprimer dans la mémoire des hommes et des femmes  que je côtoie le sens de la justice tel qu'il me fut légué en bel héritage par ceux et celles qui me furent et demeurent  à jamais les plus chers à mon cœur.

 

Je n'aurai surtout de cesse de me battre aussi contre tous ceux et celles  qui sous le manteau trompeur d'une parole dévoyée ou d’une Légende dorée usurpée favorisent le retour de la haine, incultes qu’ils sont de l’histoire passée  et de son cortège effarant de douleurs. Eux les Bobos, les médiocres et les lâches, les Modernes …

 

Pierre-Alain Lévy

pour voir la séquence de l’émission de Fr3 reprise sur Internet par Daily Motion, faire copier coller du lien suivant :

http://www.dailymotion.com/video/x3q24o_kadhafi-colere-dune-journaliste-10_news

 

 

vieille habitude au demeurant depuis plus d’un demi siècle, qui n’a pas oublié l’alliance du Grand Mufti de Jérusalem avec Hitler !

Khomeiny déclarait déjà en 1982 «  un rassemblement général de tous les musulmans pour faire disparaître Israël, pour récupérer Jérusalem et pour sauver, par là, les pays islamiques de cette tumeur cancéreuse » bibliographie/ Caroline du Plessix* Master 2 recherche, » relations internationales » Université de Panthéon –Assas ( Paris II)/ in Questions Internationales

Ce cher Castro eût aimé pendant l ‘Affaire des missiles d’ailleurs entraîner l’Union Soviétique dans le chaos, il conviendrait de le faire savoir auprès de nos chers alter-mondialistes toujours en quête de divinités laïques

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 08:32

Nouvel ordre mondial : Une communauté internationale qui marque sa mansuétude envers les dictateurs et leur laisse tout le temps nécessaire pour soumettre leurs peuples... 

 

 

 

 

 

 

Libye

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Libye

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les insurgés libyens en appellent à l’aide internationale
10/03/2011lorientlejour

 

Un insurgé lance une roquette alors que les positions des rebelles subissent une contre-attaque des forces loyales à Kadhafi. Photo Reuters
Un insurgé lance une roquette alors que les positions des rebelles subissent une contre-attaque des forces loyales à Kadhafi. Photo Reuters
INSURRECTION Le régime libyen a promis hier une récompense en échange de la capture du principal représentant de l'opposition, au moment où les forces fidèles à Mouammar Kadhafi multipliaient les attaques dans l'Est, touchant notamment des installations pétrolières. Les rebelles, dont la situation reste précaire, ont demandé à la communauté internationale d'empêcher le colonel Kadhafi d'utiliser son aviation.

Le régime libyen de Mouammar Kadhafi a promis hier une récompense à toute personne qui livrerait le président du Conseil national mis en place par les rebelles. Cette récompense, de 410 000 dollars, sera remise à toute personne livrant Moustapha Abdeljalil aux autorités, a annoncé la télévision d'État libyenne au 23e jour d'une insurrection sans précédent.
Sur le terrain, les combats se sont poursuivis hier en Libye, où les forces gouvernementales ont progressé dans la ville de Zaouïah, ville à 50 km à l'ouest de Tripoli que les gouvernementaux tentent de reprendre depuis plusieurs jours. La situation des insurgés, retranchés sur la place centrale, semble très précaire. Un habitant a même affirmé en fin d'après-midi que les rebelles avaient été contraints de se retirer de la place qui serait tombée aux mains des loyalistes. Selon un médecin, les affrontements de la journée ont fait au moins 40 morts. La télévision publique libyenne a affirmé que des partisans de Kadhafi se dirigeaient par petits groupes vers le centre de la ville pour crier leur soutien au « guide ».
Dans l'est du pays, d'où est partie l'insurrection il y a plus de trois semaines, les forces loyales à Kadhafi ont pilonné la région près d'es-Sider. Après avoir essuyé des tirs d'artillerie et des frappes aériennes des forces loyalistes, de très nombreux combattants amassés dans des dizaines de véhicules se repliaient vers Ras Lanouf, ville stratégique pétrolière tenue par les insurgés, selon un journaliste de l'AFP. Un avion de chasse a mené une attaque à un kilomètre environ de la raffinerie située aux abords de Ras Lanouf. Un peu plus tôt, d'importantes explosions avaient été suivies par un incendie.
En outre, des témoins ont affirmé que des forces loyalistes convergeaient en nombre vers Misrata, tenue par l'opposition, à 150 km à l'est de Tripoli. Non loin de là, l'opposition contrôlait Zenten, toujours encerclée, selon un témoin.
Dans ce contexte, les rebelles, dont la progression vers l'Est a été stoppée en début de semaine par une contre-attaque gouvernementale, ont demandé à la communauté internationale d'empêcher Kadhafi d'utiliser son aviation.
L'idée d'une zone d'exclusion est défendue par la Grande-Bretagne et la France, mais plusieurs pays, dont la Chine et la Russie, qui disposent d'un droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU, sont très réservés. Les États-Unis ont souligné qu'une telle initiative, qui entraînerait nécessairement des attaques contre les défenses aériennes libyennes, devait bénéficier d'un large soutien international, ce dont conviennent Londres et Paris. À Tripoli, Mouammar Kadhafi a affirmé que le peuple libyen courrait aux armes si une telle zone d'exclusion aérienne était instaurée car cela prouverait selon lui que les Occidentaux veulent « prendre le contrôle de la Libye et lui voler son pétrole ». La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a souligné que l'imposition d'une zone d'exclusion revenait aux Nations unies et nécessitait un consensus international. Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l'OTAN, a déclaré que l'Alliance atlantique ne cherchait pas à intervenir militairement en Libye, mais se tenait prête à toute éventualité.
Sur le plan diplomatique, le colonel Kadhafi a dépêché un émissaire au Caire, Abderrahmane al-Zawi, membre de son cercle rapproché. Un émissaire de Kadhafi était par ailleurs en route pour le Portugal pour y rencontrer le chef de la diplomatie portugaise, Luis Amado, à la veille d'une réunion à Bruxelles des ministres européens des Affaires étrangères consacrée à la Libye.
Parallèlement, après avoir appelé en vain à son départ, les États-Unis et l'Europe se sont tournés vers l'opposition, rencontrant respectivement au Caire et à Strasbourg des représentants du Conseil national de transition. Mais à la veille des concertations des Occidentaux à Bruxelles au sein de l'OTAN et de l'Union européenne, la chef de la diplomatie de l'UE Catherine Ashton a refusé de soutenir la reconnaissance du Conseil national libyen, estimant que cette décision revenait « au Conseil des chefs d'État et de gouvernement ».
(Source : agences)
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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 23:13

 

 

 

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Merci Fabio, 

 

 

Il faut sauver le soldat Kadhafi

Qui sont les plus grands supporters de Kadhafi ? Castro, Ortega, Chavez, que de grands démocrates...

 

Par Fabio Rafaël FABIO

Economiste et écrivain, ancien fonctionnaire à l'ONU.

pour  © 2011 www.aschkel.info

 

 

Dans sa débâcle actuelle, le soutien le plus actif dont Mouammar Kadhafi a pu bénéficier se trouve du côté de l’axe castriste. Le premier à lui venir en aide fut le président du Nicaragua, Daniel Ortega, qui appela le leader libyen par téléphone pour lui témoigner sa totale « solidarité ».

Ensuite, alors que les médias du monde entier faisaient état de civils tués par les forces de Kadhafi, et que Kadhafi en personne avait demandé à ses partisans de faire une « boucherie » de ceux qui osaient manifester contre lui, Fidel Castro met en doute le bien-fondé des accusations formulées à l’encontre de son camarade libyen mais, en revanche, ne montre aucune hésitation à dénoncer « le crime que [selon lui] l’OTAN s’apprête à commettre contre le peuple libyen ».

 

Hugo Chavez, lui, va plus loin en besogne et propose une « médiation internationale », ce qui – dans un moment où les pressions pour la démission de Kadhafi s’accentuaient de toutes parts – revenait à aider celui-ci à gagner du temps pendant que ses mercenaires et ses avions continuaient d’attaquer les postes tenus par les rebelles.

 

Quelles raisons ont pu mener ces trois dirigeants latino-américains, au mépris du bon sens et de tout souci moral, à prendre fait et cause pour un despote aux abois ?

 

Parmi les raisons d’une telle attitude, la connivence historique entre Kadhafi et Castro aura sans doute joué un rôle non négligeable. Au temps de la guerre froide, avec la protection du grand frère soviétique, ces deux personnages avaient, dans les affaires mondiales, un poids qui depuis la chute du Mur de Berlin s’est considérablement réduit. Aujourd’hui, ils se serrent les coudes à l’instar de vieux délinquants ayant noué une complicité inébranlable.

 

D’autre part, il ne faudrait pas oublier que les trois dirigeants latino-américains dont il est question dans cet article ont reçu le « prix Kadhafi des droits de l’homme ».

 

Au-delà de ces considérations de fraternité entre dictateurs n’ayant que faire des droits de l’homme, il existe trois raisons qui aident à mieux comprendre pourquoi l’axe castriste est monté au créneau pour aider Kadhafi.

 

Primo, si la chute de Kadhafi arrivait à se produire, cela voudrait dire que tuer dans l’œuf toute opposition, comme l’a fait Kadhafi au long de son règne, ne suffit pas pour dissuader un peuple de se révolter contre un régime tyrannique. En extrapolant, la répression qui prévaut à l’heure actuelle à Cuba, et le dépeçage progressif des droits de l’opposition et de la presse au Venezuela et au Nicaragua, pourraient ne pas parvenir à endiguer indéfiniment le mécontentement populaire dans ces trois pays de l’Amérique latine.

 

Secundo, le vide politique qui existait en Libye à cause de l’absence d’opposition n’aurait pas été insurmontable ; il s’est vite vu occupé par des figures politiques et militaires du régime de Kadhafi qui ont opté pour se rallier à la contestation. Elles se sont ainsi propulsées au premier plan du processus de renaissance de la Libye. Cela pourrait donner des idées aux élites gouvernantes des trois pays latino-américains, dont certains membres seraient tentés de répondre favorablement aux aspirations démocratiques de leur population.

 

En troisième lieu, la supériorité militaire des forces de Kadhafi n’aurait pas empêché les rebelles de tenir bon. « Ils [les gens de Kadhafi] n’ont pas une cause pour laquelle se battre, contrairement à nous ! » – s’exclamait, défiant, un des rebelles qui défendent le port libyen de Brega. Quelle belle source d’encouragement pour tous ceux qui, à Cuba, au Venezuela et au Nicaragua, au nom d’une liberté à conquérir ou à protéger, se battent pour couper court aux desseins de perpétuation des régimes en place !

 

Comment s’étonner, alors, que l’axe castriste fasse montre d'un malaise certain à l'égard de la rébellion du peuple libyen ?

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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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