Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 17:38

Khadhafi - 5 choses à savoir

Par Par Bruno Ripoche

Bedouin.jpg

1. Identité : bédouine

De son vrai nom Mu'ammar abou Minyar al-Kadhafi, il est né en 1942 dans la région de Syrte, sous la tente dit sa légende, dernier enfant d'une famille de bédouins du clan des Ghous, appartenant à la tribu Kadhadfa (Kadhafi n'est donc pas son patronyme, mais signifie simplement qu'il appartient à cette tribu).
Il reçoit une éducation religieuse traditionnelle et  étudie au lycée de Sebha, dans le Fezzan (sud). Très tôt admirateur du nationaliste égyptien Gamal Abdel Nasser, il sera renvoyé de l'école, en 1961, pour son activisme politique.
Diplômé de droit à l'université de Tripoli en 1963, il rejoint l'académie militaire de Benghazi puis, en 1965, part parfaire sa formation au British Army Staff College de Camberley  (Angleterre).
De retour en Libye en 1966, il est nommé capitaine dans une unité de transmission. Trois ans plus tard, il dirige les officiers libres qui déposent le roi Idriss, alors que le monarque reçoit des soins en Turquie. Sans verser une goutte de sang. Les débuts sont propres.

 

kitsch.jpg

2. Etiquettes : kitsch

Sitôt le coup d'Etat, le jeune Kadhafi, s'auto-promeut colonel, grade plus seyant à sa fonction de plus jeune dirigeant de la planète. Il n'a que 27 ans et met le cap sur un socialisme matiné d'islam. Proche de Nasser, résolument tiers-mondiste, il s'arrime au bloc soviétique et sera reçu avec les honneurs par Brejnev à Moscou.
En 1975, il publie le Livre vert, équivalent libyen du petit livre rouge de Mao, où il théorise la République des masses, la Jamahiriya qu'il proclamera deux ans plus tard.
Dans cet Etat sans véritable appareil ni partis, où le pouvoir réside dans des Conseils populaires et révolutionnaires, Kadhafi n'a pas de fonction officielle. Il se déclare Frère guide et affirmait, hier encore, n'avoir "pas plus de pouvoir que la reine d'Angleterre".
Face aux insurgés qui réclament son départ, il répond, cinglant: "Mouammar Kadhafi ne démissionne pas, puis qu'il n'est pas président".
Il préfère l'étiquette ronflante de "Roi des rois d'Afrique", titre sur mesure qu'il se fit voter par une assemblée de chef locaux dûment soudoyés. Il arbore alors un énorme pin's représentant le continent. Très kitsch, à l'image de ses lunettes et de ses tenues excentriques (ici une galerie réalisée par Vanity Fair).


 

21.02.famille.Kadhafi.930.620_scalewidth_630.jpg

Muammar, Mohamed, Saïf el-Islam, Hannibal, Saadi, Aïsha Kadhafi.

3. Famille : omniprésente

Pas de fonction officielle? Inutile. Son clan est là, qui quadrille tout, contrôle tout, verrouille tout à la place de Muammar.
Son fils aîné Mohamed, né d'un premier mariage, préside la compagnie nationale de télécommunications.
Moatassem Billa, dirige le Conseil national de sécurité.
Saadi, l'ancien footballeur professionnel de Pérouse (condamné pour dopage en 2003), dirige une unité militaire d'élite.
Saïf el-Islam dirige la Fondation Kadhafi pour le développement (qui répare les dégâts de papa en négociant libérations et rançons).
Hannibal, chauffard et petite frappe, condamné en France et en Suisse, dirige la compagnie maritime nationale.
Aisha, la seule fille dirige une organisation caritative.
Enfin Khamis, le plus jeune, commande les forces spéciales.

 

berlusconi_kadhafi_cyrene432.jpg

4. Caractère : provocateur

Théatral, il ne se déplace, des années durant, qu'entouré de "gardiennes du corps", ses amazones en treillis et béret. Ces dernières années, une infirmière ukrainienne plantureuse les a supplantées.
Kadhafi adore provoquer, voire humilier ses interlocuteurs qui se prêtent parfois veulement au jeu, tel Berlusconi lui baisant la main en échange de quelques contrats.
En 1988, Kadhafi arrive à un sommet arabe la main droite gantée de blanc, pour ne pas serrer des mains pleines de sang, explique-t-il. Lors d'une autre réunion, il souffle ostensiblement la fumée d'un gros cigare au visage du roi Fahd d'Arabie Saoudite, assis à côté de lui.
A la tribune de l'Assemblée générale de l'Onu en 2009, il parle une heure et demi au lieu des cinq minutes allouées, et réclame justice pour les assassinats de John Kennedy et Martin Luther King.
En août 2010, en visite en Italie, il parle devant un parterre de jeunes femmes recrutées et payées par une agence pour assister à son discours et assène que l'islam doit devenir la religion de toute l'Europe.
Dans tous ses déplacements, il emporte avec lui sa tente bédouine, qu'il exige de planter au coeur des capitales et sous laquelle il reçoit. Il déplia ainsi sa toile dans la cour de l'hôtel Marigny, en plein Paris. Provocation? Pas sûr. Les diplomates américains, selon des notes publiées sur WikiLeaks, lui prêtent des phobies: il déteste l'avion et ne supporte pas de loger dans les étages.

 

Kadhafi-reuters-420x575.jpg

5. Profession : terroriste.

Depuis les années 1970, il souffle sur les braises des conflits africains(Tchad, Centrafrique, Congo, Sierra Leone, Darfour) par mercenaires interposés. En Europe, Kadhafi est soupçoné de financer et d'armer l'ETA basque et l'Ira irlandaise. En 1986, il est soupçonné d'avoir commandité un attentat contre une discothèque de Berlin fréquentée par des GI's américains. Ronald Reagan riposte en bombardant sa résidence de Tripoli. Kadhafi en réchappe de justessse, sa fille adoptive de deux ans est tuée. En 1988, un avion de la PanAm explose au dessus de Lockerbie, en Ecosse (270 morts). L'année suivante, le vol français d'UTA en partance pour Brazzaville explose à son tour (170 morts). La Libye finira par admettre l'implication de ses agents et livrera l'un d'eux à la justice britannique. Deux jours après avoir démissionné du gouvernement et apporté son soutien aux révoltés libyens, l'ex-ministre de la Justice Mostafa Mohamad Abdeljalil, a affirmé, mercredi, que Kadhafi avait personnellement ordonné l'attentat contre le vol de la PanAm.
Cette terreur, on est en train d'en prendre la mesure, Kadhafi l'a d'abord pratiquée contre son propre peuple.

Partager cet article
Repost0
27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 07:56

Page facebook " la révolution contre Assad"

Une page Facebook intitulée "la révolution syrienne contre Bachar al-Assad 2011" qui comptait samedi soir plus de 25.000 fans appelle à des manifestations "dans toutes les villes syriennes" à une date "qui sera déterminée dans quelques jours".

lci

 

Appels sur Facebook à manifester au Qatar le 16 mars, en Arabie le 11, en Syrie le ?

Un appel à l'éviction de l'émir de Qatar Hamad ben Khalifa al-Thani, lancé sur une page Facebook, avait rassemblé samedi plus de 20.000 sympathisants, une nouvelle initiative pour un changement de régime dans le monde arabe.
Dans le même temps, une page Facebook appelant à une manifestation en Arabie saoudite avait réuni plus de 9.000 "fans".

La page critiquant l'émir du Qatar appelle les Qataris à descendre dans la rue le 16 mars pour une journée consacrée à la "Révolution pour la Liberté.
L'émir Hamad, considéré par l'Occident comme un souverain modéré, est accusé sur cette page d'être un agent d'Israël, une mention de l'Etat hébreu largement absente des appels contre d'autres chefs d'Etat arabes ciblés récemment par la colère de leurs peuples.
Il s'agit du premier appel de ce genre pour un changement de régime dans le petit émirat riche en pétrole et en gaz, et qui a développé une image de tolérance parmi des Etats de la région plus conservateurs.
Un portrait de l'émir apparaît sur la page Facebook barré d'une croix rouge, avec un appel: "Pour le bien du Qatar: il faut juger le traître, un agent d'Israël".
Aucune indication n'était disponible sur le nombre de résidents du Qatar parmi les 20.065 qui ont signé cet appel au changement. L'émirat compte une population de 1,6 million d'habitants, dont les trois quarts sont étrangers.
Parmi les revendications des signataires figure l'éviction de la vie publique de l'épouse de l'émir, cheikha Mozah, connue pour son rôle dans le domaine de l'enseignement public et de la promotion des droits des femmes.
La page exige également la rupture des relations avec les Etats-Unis qui maintiennent une importante base militaire dans l'émirat, et la fin des rapports informels avec l'Etat hébreu.
Le bureau de coopération commercial ouvert par Israël a été fermé après l'offensive israélienne contre la bande de Gaza à la fin de l'année 2008, qui a fait plus de 1.400 morts palestiniens.
Sur la page Facebook consacrée à l'Arabie saoudite, où le régime du roi Abdallah est beaucoup plus conservateur, et qui est apparue au début du mois de février, 9.400 personnes ont approuvé des demandes de changements politiques, économiques et sociaux. 
Partager cet article
Repost0
27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 07:54

Moscou ne renonce pas du tout à son contrat de livraison de missiles antinavires Iakhont à Damas, a déclaré samedi devant les journalistes à Vladivostok le ministre russe de la Défense Anatoli Serdioukov.

"Le contrat est en cours de réalisation", a indiqué M.Serdioukov à propos de la vente de missiles Iakhont à la Syrie.

Le Iakhont est probablement le missile antinavires le plus rapide au monde, estiment les spécialistes.

Partager cet article
Repost0
26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 23:09

 


Par Marwane Ben Yahmed et Abdelaziz Barrouhi, à Tunis

jeuneafrique

Certains en ont fait un conte échevelé, voire un roman d’espionnage. Voici enfin, reconstitué, heure par heure, grâce à des témoins clés, le récit de ce 14 janvier qui vit le départ de Tunisie de Ben Ali et de ses proches.

Ce 14 janvier, dans l’après-midi, le cours de l’Histoire s’accélère. Depuis le milieu de la matinée, le général Ali Seriati, le chef de la garde présidentielle, est au palais, au côté de Ben Ali. Minute après minute, il reçoit de ses unités et des chefs de la police des nouvelles alarmantes. Sur l’avenue Bourguiba, l’informent ces derniers, les manifestants se comptent par dizaines de milliers. Et ils réclament le départ du président. C’est donc que le peuple n’a pas été dupe des promesses formulées la veille :dans un discours télévisé , Ben Ali avait demandé à ses concitoyens de lui laisser six mois pour entreprendre des réformes et s’était engagé à quitter le pouvoir ensuite, sans briguer un sixième mandat.

Accueil triomphal

Peu après 13 heures, Seriati apprend que plusieurs incendies ont éclaté – le premier dans la villa toute neuve de Houssem Trabelsi, à l’entrée de la côte de Gammarth, et donc à quelques minutes du palais. Houssem, propriétaire du restaurant Le Brauhaus 209, lui aussi en proie aux flammes, est le neveu de Leïla. Prise de panique, cette dernière téléphone aussitôt aux membres de sa famille. « Quittez immédiatement le pays ! » les supplie-t-elle, avant de presser son mari d’en faire autant, et tout de suite. « La situation est de plus en plus grave », lance Seriati en présence de deux des trois filles de Ben Ali issues d’un premier mariage. Alors que Dorsaf Chiboub et Ghazoua Zarrouk s’empressent de rentrer chez elles pour se mettre à l’abri, leur père ne manifeste pas la moindre intention de partir. Seriati lui conseille alors de prendre le large. Laissez-moi le temps de mater la révolte et de vous préparer ensuite un accueil triomphal, lui souffle-t-il. L’état-major est d’accord pour que vous partiez avec votre femme et vos enfants, mais sans les autres membres de la famille Trabelsi. Abattu, Ben Ali se résigne. Mais où aller ? Juste avant 15 heures, il téléphone à Nayef Ben Abdelaziz Al Saoud, le ministre saoudien de l’Intérieur, pour lui annoncer son arrivée dans la nuit. Nayef lui répond qu’il est son invité. Depuis l’époque où ils étaient membres du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur, dont le siège permanent est à Tunis, les deux hommes ont noué des liens solides.

Contrairement à ce qui a parfois été dit ou écrit, il n’a jamais été question que Ben Ali et les siens partent pour la France, pour Malte ou pour la Grèce. Pas davantage qu’ils se réfugient à Djerba ou à Tripoli. Le plan de vol porte sur le trajet direct Tunis-Djeddah en vue de la Omra, le petit pèlerinage sur les lieux saints, en Arabie saoudite.

À 15 heures, la présidence donne l’ordre de préparer l’avion pour un départ à 17 heures, l’heure à laquelle le couvre-feu imposé par l’armée entrera en vigueur. L’équipage dispose de moins de deux heures pour se regrouper sur la base aérienne d’El-Aouina. De manière inhabituelle, on ne lui a pas communiqué les noms de code des passagers (VIP-1 pour Ben Ali, VIP-2 pour Leïla et VIP-3 pour leur jeune fils).

Comme le chef de l’État se rend rarement à l’étranger et que, de surcroît, on est en pleine révolte, seules VIP-2 et sa suite sont censées monter à bord. Ce qui n’est guère pour surprendre : depuis plusieurs années, Leïla utilise cet appareil pour ses fréquents déplacements – voyages d’affaires, vacances ou shopping – à travers le monde, notamment dans les capitales européennes et dans les pays du Golfe, avec une prédilection pour Dubaï et, occasionnellement, pour la « Omra-shopping ». Mais cette fois, Ben Ali est bel et bien en tête du petit groupe de passagers.

En quittant le palais peu avant 17 heures, il n’a dit au revoir à aucun de ses proches collaborateurs.Abdelaziz Ben Dhia, son ministre d'Etat , qui était aussi son conseiller politique numéro un et son porte-parole, n’en revient toujours pas. « Je ne l’avais pas vu depuis la veille – le jeudi 13 – à 9 heures du matin, lorsqu’il m’a demandé d’aller à la Chambre des députés pour assister au débat auquel participait le Premier ministre, raconte-t-il à J.A. À aucun moment il ne m’a ensuite contacté ou informé de ses projets de départ. Le lendemain, peu après 17 heures, l’aile du palais réservée à ses conseillers et où se trouvait mon bureau était quasiment vide. Alors, comme c’était l’heure du couvre-feu, je suis rentré chez moi. Je me suis installé devant la télévision au moment où elle annonçait qu’elle allait diffuser une information importante. C’est ainsi que j’ai appris qu’il venait de quitter le pays. »

Sur la base d’El-Aouina, l’ambiance est pesante. Arrivés dans une Mercedes noire blindée suivie de trois 4x4 également noirs, Ben Ali, Leïla, leur fils unique Mohamed (6 ans), leur fille Halima (18 ans) et son fiancé Mehdi Ben Gaied (23 ans), ainsi que la gouvernante, embarquent dans le Boeing 737 présidentiel. Tous sont visiblement angoissés mais silencieux. Une fois à bord, l’émotion submerge les fuyards. Ce sont les nerfs de Ben Ali qui lâchent en premier. Il se met à sangloter. Leïla craque à son tour. « Pourquoi pleurez-vous ? » ne cesse de leur demander l’enfant, gagné par leur chagrin. Halima fond en larmes. Son fiancé la console. La scène se déroule sous les yeux de la gouvernante et sous ceux, discrets, d’une partie des cinq membres de l’équipage, composé du commandant de bord, du copilote, d’un mécanicien, d’une hôtesse et d’un steward. Le plein de kérosène complété, le Boeing aux couleurs de la République tunisienne immatriculé TS IOO – « Oscar Oscar » pour les initiés – roule en direction de la piste 29 de l’aéroport de Tunis-Carthage, mitoyen avec la base. À 17 h 45, le signal du décollage est donné. L’appareil met le cap vers le sud, avant de virer vers l’est au niveau de Monastir, à 170 km de là, et de prendre la direction de Djeddah.

Pendant que ses proches prennent leurs aises dans le salon et que Leïla se repose dans la chambre aménagée à bord, Ben Ali s’installe dans le cockpit. Il ne le quittera à aucun moment. Le pilote – derrière qui il a pris place – et le copilote le sentent stressé et devinent qu’il a une arme. Craint-il qu’on leur donne l’ordre de rebrousser chemin afin de le ramener à Tunis ? Qu’ils changent de direction ? Plusieurs fois dans la nuit, il leur demandera quel pays ils sont en train de survoler.

Comme Idi Amin Dada

L’atterrissage est risqué : depuis plusieurs jours, Djeddah est noyé sous une pluie battante. Le pilote profite d’une ouverture dans la couche de nuages pour se poser, vers 1 heure du matin, heure locale. Soulagé, Ben Ali dénoue sa cravate. À sa descente d’avion, il se tourne vers les membres de l’équipage et lance, bravache : « Ne vous éloignez pas les gars, je serai bientôt de retour ! »

Le représentant du protocole saoudien le gratifie d’un « bienvenue, Excellence Président ». Le chef de l’État déchu et sa suite sont alors conduits jusqu’à l’un des palais qui ont vu défiler, entre autres dictateurs exilés, l’Ougandais Idi Amin Dada – qui y est mort en 2003. Pendant ce temps, les passeports des membres de l’équipage sont examinés selon les formalités d’usage. Ces derniers seront ensuite transférés, leur dit-on, dans un grand hôtel de la ville où ils sont censés passer le reste de la nuit. Alors qu’on leur sert des rafraîchissements dans un salon de l’aéroport, ils apprennent à la télévision que, à Tunis, le Premier ministre, Mohammed Ghannouchi, vient d'être intronisé président par intérim  . Ils téléphonent aussitôt au PDG de la compagnie nationale Tunisair, leur supérieur hiérarchique, pour l’informer des allusions de Ben Ali sur un possible retour et lui font part de l’intention des Saoudiens de les garder à Djeddah. Après consultation avec les nouvelles autorités, le patron de Tunisair les rappelle et leur transmet l’ordre de rentrer immédiatement à Tunis avec leur avion. Ce qui fut fait.

Le témoignage de Ben Dhia – qui, après Ben Ali, était le personnage le plus important du régime – est crucial. Il confirme que, le 14 janvier, le raïs se trouvait isolé, prisonnier de ses tête-à-tête avec le général Seriati et Leïla. Il signifie aussi qu’une fois le couple parti, et aucune instruction n’ayant été donnée ni à Ben Dhia ni à Ghannouchi, Seriati devenait ipso facto l’homme fort du pays. On n’a pas de détails sur ce dont Ben Ali était convenu avec son sécurocrate. Mais Seriati était à la fois le chef de la garde présidentielle – mieux entraînée et équipée que l’armée –, le patron des chefs des services de police, et aussi celui qui, en pratique, supervisait l’armée pour le compte de la présidence. Doté de tels pouvoirs, il était donc le mieux placé pour mater la révolte populaire.

Mais roulait-il pour Ben Ali ou pour lui-même ? Circonspecte et très bien informée, la hiérarchie militaire s’est sans doute posé cette question en voyant l’avion de Ben Ali décoller. Elle choisira d’arrêter sur le champ le probable nouvel homme fort, avant qu’il ne facilite le retour de Ben Ali au pouvoir… ou ne s’en empare lui-même. Le soir même, Seriati était appréhendé et placé en détention sur la base d’El-Aouina, d’où était parti Ben Ali.

Partager cet article
Repost0
26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 21:13


 
DEBKAfile Reportage exclusif 25 février 2011, 1:46 PM (GMT+02:00)

 

Adapté par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele  

 http://www.debka.com/article/20708/

Tags:  Cyrenaica      Libya    oil    Qaddafi    US military advisers 

l‘HMS Cumberland britannique accoste dans le port de Benghazi

 

 

Des centaines de conseillers militaires américains, britanniques et français sont arrivés en Cyrénaïque, la province libyenne qui s’est soulevée, selon des sources militaires exclusives de Debkafile. C’est la première fois que l’Amérique et l’Europe sont intervenues dans le cadre d’un soulèvement quelconque qui court à travers le Moyen-Orient depuis la révolution de Jasmin en Tunisie, au début de janvier. Les conseillers, comprenant des officiers du renseignement, ont été débarqués depuis des navires de guerre et des bateaux lance-missiles dans les villes côtières de Benghazi et Tobrouk, jeudi 24 février, pour une mission qui compte trois volets :


1. Aider les comités révolutionnaires à contrôler l’Est libyen et à établir les fondations d’un gouvernement afin de ravitailler les deux millions d’habitants en services et en marchandises courants ;

 

2. Les organiser en unités paramilitaires, leur enseigner comment se servir des armes qu’ils ont saisies dans les installations de l’armée libyenne, les aider à restaurer la loi et l’ordre dans les rues et les entraîner à lutter contre les unités de combat de Kadhafi venues reconquérir la Cyrénaïque.

 
3. Préparer l’infrastructure nécessaire à l’envoi de troupes étrangères supplémentaires. Des unités égyptiennes font partie de celles actuellement prises en considération.

(lCl l'insurrection en Cyrénaïque).

Kadhafi a été durement secoué vendredi 25 février, lorsqu’un grand nombre de ses commandants des forces aériennes ont décidé de ne plus obéir à ses ordres ou à ceux de ses chefs militaires, selon les sources militaires exclusives de Debkafile. Ces pertes l’ont privé d’un seul coup de l’un des piliers essentiels soutenant sa lutte pour la survie contre l’opposition depuis dimanche 20 février. Cela signifie qu’il est à court à l’égard d’une ressource essentielle qui lui permettrait de reconquérir la moitié Est du pays, où sont situés la moitié des richesses pétrolières de la Libye et ses principaux terminaux pétroliers.


Vendredi, le Conseil de l’OTAN et le Conseil de Sécurité de l’ONU se sont réunis lors de séances d’urgences séparées pour envisage les façons de stopper le bain de sang en Libye et punir son dictateur Kadhafi pour sa violente répression des manifestants. 

Partager cet article
Repost0
26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 19:59

 

 

La France place les avoirs de Kadhafi sous surveillance

http://www.lefigaro.fr

Mots clés : 

Par lefigaro.fr
26/02/2011 | Mise à jour : 19:14
Réactions (80
L'opposition revendique le contrôle d'une grande moitié est du pays et affirme s'être emparée ces derniers jours de plusieurs villes dans l'ouest.
L'opposition revendique le contrôle d'une grande moitié est du pays et affirme s'être emparée ces derniers jours de plusieurs villes dans l'ouest.

MINUTE PAR MINUTE - Paris appelle les opérateurs financiers à signaler tout mouvement suspect autour des avoirs du dirigeant libyen et de ses proches. Sur place, de nouveaux affrontements ont eu lieu à l'est de Tripoli.

19h15 : Seif Al-Islam, fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a estimé que la situation était «excellente» dans les trois-quarts du pays, tout en reconnaissant qu'il y avait une «volonté intérieure de changement», dans une interview samedi à la chaîne Al-Arabiya.

Saïf al Islam a déclaré que tous les scénarios étaient possibles en Libye, y compris une guerre civile. «Ce que la nation libyenne vit aujourd'hui a ouvert la porte à toutes les options, et les signes d'une guerre civile et d'ingérence étrangère sont désormais visibles», a-t-il déclaré.

18h18 : Le soutien du président vénézuélien Hugo Chavez à Kadhafi semble faiblir. Il déclaré qu'il soutenait le régime libyen tout en se gardant de prendre la défense de son ami, le colonel Mouammar Kadhafi. «Je ne peux pas dire que je soutiens, que je suis favorable ou que j'applaudisse les décisions prises par un quelconque de mes amis dans le monde. Non, nous sommes loins (l'un de l'autre). Mais nous appuyons le gouvernement libyen», a-t-il expliqué lors du conseil des ministres.

18h03 : Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle a pour la première fois assuré dans la presse que Mouammar Kadhafi ne pouvait pas rester au pouvoir en Libye. «Le dictateur ne peut pas rester» au pouvoir, a souligné le chef de la diplomatie allemande dans un entretien à paraître dimanche dans le journal Frenkfurter Allgemeine Sonntagszeitung. «Une dynastie qui mène une guerre si brutale contre son propre peuple est finie», a-t-il ajouté.

17h37 : Selon un habitant, le chef de la tribu de Misrata a été contacté par des proches de Mouammar Kadhafi qui lui ont proposé la création d'un Etat indépendant dans la ville contre l'engagement de ne pas attaquer Tripoli, ce qui a été refusé.

16h36 : La France a appelle les opérateurs financiers à signaler tout mouvement suspect autour des avoirs du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, indique la cellule anti-blanchiment du ministère des Finances, Tracfin.

16h34 : Des «mercenaires» emmenés par des hélicoptères du régime du colonel Kadhafi ont ouvert le feu sur des manifestants qui se rendaient aux funérailles de victimes dans des combats la veille à Misrata, la troisième ville de Libye. Deux hélicoptères ont déposé les «mercenaires» dans cette ville située à quelque 150 km à l'est de Tripoli.

15h57 : Le département d'Etat américain a indiqué qu'il pourrait encore y avoir des Américains en Libye qui chercheraient à quitter le pays en proie à la violence malgré les efforts des Etats-Unis pour évacuer tous ses ressortissants.

15h25 : Quelque 200 personnes ont manifesté à Londres devant l'ambassade de Libye pour réclamer le départ du colonel Kadhafi et dénoncer «la collusion des dirigeants occidentaux» avec le dirigeant libyen.

15h09 : Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan s'est prononcé aujourd'hui contre toute sanction à l'encontre de la Libye, accusant les grandes puissances de «calculs» concernant les ressources pétrolières du pays. «Toute intervention rendra la situation encore plus difficile. Cela frapperait non pas le gouvernement mais le peuple libyen. Vous ne pouvez pas assurer la paix dans le monde en ayant recours à des sanctions à chaque incident», a déclaré le chef du gouvernement turc dans un discours télévisé à Istanbul.

15h01 : Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a décidé d'envoyer en urgence un bateau à Benghazi pour évacuer des Algériens de Libye, indique à Alger le secrétaire d'Etat chargé de la communauté nationale à l'étranger.

 

Berlusconi au congrès du Parti des républicains italiens.
Berlusconi au congrès du Parti des républicains italiens. Crédits photo : ALBERTO PIZZOLI/AFP

 

14h05 : Le Corriere della Sera révèle que l'Italie a vendu à la Libye du matériel militaire -explosifs, missiles, hélicoptères- d'une valeur de dizaines de millions d'euros ces deux dernières années.

13h15 : Un avion affrété par le gouvernement britannique a quitté ce matin Londres-Gatwick pour Tripoli, afin de rapatrier les derniers ressortissants encore dans la capitale libyenne. Les autorités britanniques ont appelé leurs ressortissants à rejoindre l'aéroport dès que possible, laissant entendre qu'il pourrait s'agir du dernier vol spécialement affrété pour l'évacuation.

12h50 : Lord d'un entretien téléphonique, Cameron et Merkel se sont accordés sur le fait qu'il fallait des «sanctions sévères» à l'encontre du régime libyen devant être adoptées «le plus rapidement possible» par l'ONU.

12h20 : Pour Berlusconi, très proche du dirigeant libyen, «il semble queKadhafi ne contrôle plus la situation en Libye». «Si nous sommes tous d'accord, nous pouvons mettre fin au bain de sang et soutenir le peuple libyen», a ajouté le président du Conseil lors d'une intervention devant un congrès du Parti des républicains italiens.

Berlusconi, jusqu'ici allié du leader libyen Mouammar Kadhafi avec lequel il a signé en août 2008 un traité d'amitié censé solder les comptes de plus de trente ans de colonisation italienne, a relevé que «le scénario géopolitique est en train de changer et que l'Italie est concernée». «Personne n'a pu prévoir ce qui s'est passé en Libye ni ce qui s'est passé il y a quelques semaines en Tunisie et en Egypte, et personne ne peut prévoir ce qui va se passer», a-t-il souligné.

 

Les militaires britanniques aident les rapatriés à débarquer sur l'île de malte.
Les militaires britanniques aident les rapatriés à débarquer sur l'île de malte.Crédits photo : GETTY IMAGES/AFP

 

12h07 : Tôt dans la matinée, une frégate de la Marine britannique, l'HMS Cumberland, avec à bord 207 personnes, a accosté en provenance du port libyen de Benghazi, situé à 1.000 km à l'est de Tripoli et conquis par la rébellion lancée à la mi-février contre le régime de Mouammar Kadhafi. Le bateau militaire transportait en majorité des Britanniques mais aussi des citoyens de plus de vingt pays, membres de cette immense mosaïque de travailleurs du monde entier qui opérait dans le riche état pétrolier.

11h30 : Un navire transportant plus de 2.000 Chinois évacués de Benghazi, épicentre de la rébellion en Libye, a accosté à La Valette. Le ferry, affrété par le gouvernement chinois, transporte «2.216 Chinois, 13 Maltais, 20 Croates, 4 Vietnamiens et 2 Italiens», a indiqué cette source, précisant que ce navire, le Roma, appartient aux Grimaldi Lines basées en Italie.

10h55 : En signe d'opposition au leader libyen Mouammar Kadhafi, les Verts allemands appellent au boycottage des stations-services appartenant au régime de Tripoli, rapporte le quotidien populaire Bild. «On ne devrait plus faire le plein dans les stations Tamoil et HEM», a précisé Bärbel Höhn, chef de file adjointe des Verts au parlement.

 

Un père joue avec son enfant devant un dessin de Kadhafi malmené par la révolte populaire.
Un père joue avec son enfant devant un dessin de Kadhafi malmené par la révolte populaire. Crédits photo : GORAN TOMASEVIC/REUTERS

 

10h30 : Le flux d'Egyptiens fuyant les violences en Libye par la frontière avec la Tunisie se poursuivait ce matin, alors que les autorités égyptiennes ont promis de commencer à rapatrier leurs ressortissants bloqués en Tunisie. «Le consulat d'Egypte à Tunis nous a dit que les Egyptiens allaient organiser aujourd'hui 17 vols» pour rapatrier leurs ressortissants et «envoyer un navire vers Zarzis», dans le sud tunisien, a déclaré Monji Slim, président du comité régional du Croissant-Rouge de Ben Guerdane, première ville après la frontière de Ras Jedir.

9h40 : Une trentaine de Roumains et d'autres ressortissants de l'Union européenne évacués de Libye sont arrivés à Bucarest à bord d'un avion militaire, a annoncé le ministère de la Défense.

» L'Union européenne organise le retour de ses citoyens

02h22 : Le président américain Barack Obama a imposé hier des sanctions à l'encontre de Kadhafi et de ses proches, indique un communiqué de la Maison-Blanche. Le président Obama a signé un décret présidentiel gelant les avoirs et bloquant tous les biens aux États-Unis du colonel Kadhafi et de ses quatre fils. «Ces sanctions visent (...) le régime Kadhafi, mais protègent les avoirs qui appartiennent au peuple libyen», ajoute le président américain.

» Le mystère de la fortune de Kadhafi

00h00 : L'ambassadeur de Libye à l'ONU, Mohammed Shalgham, qui était resté loyal jusque là à son «ami» Kadhafi, fait défection. «Vous ne pouvez pas être un dirigeant, un roi ou un président si vous tuez votre peuple», a-t-il expliqué avant d'implorer l'aide de l'ONU : «S'il vous plaît, Nations unies, sauvez la Libye. Qu'il n'y ait pas d'effusion de sang, pas de tueries». «S'il vous plaît, s'il vous plaît, adoptez une résolution courageuse», a-t-il ajouté d'une voie émue. Le Conseil de sécurité de l'ONU doit reprendre ses consultations ce samedi après-midi. Un projet de résolution évoque des sanctions telles qu'un embargo sur les armes, un autre embargo sur les voyages du colonel Kadhafi et un gel de ses avoirs, selon des diplomates.

 

Partager cet article
Repost0
26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 19:28
Libye : moralement soutenu par Hugo Chavez, Kadhafi bénéficie-t-il de l’aide effective de la Syrie ?

Assad, qui tremble, aurait dépêché 3.500 combattants palestiniens à Tripoli. Il compte sur le Hezbollah et l’Iran pour réprimer les Syriens

samedi 26 février 2011 - 09h00, par Mediarabe.info

Logo MédiArabe.Info

Vendredi, le colonel Kadhafi a prononcé un discours virulent sur la Place verte, à Tripoli, devant des centaines de ses partisans. Il a promis d’ouvrir les dépôts de munitions, d’armer la population et les tribus et de transformer le pays en une braise rouge. Il promet de "nettoyer" le pays. Sa contre-offensive s’appuie sur les mercenaires africains, mais également sur le soutien de la Syrie à travers les combattants Palestiniens "prêtés" par Bachar Al-Assad.

Tip A Friend  Envoyer par email impression Imprimer cet article

En effet, les sites « Beirut Observer », « Middle East Transparent » et « Free-Syria » affirmaient, depuis jeudi dernier, qu’au moins 3.500 combattants des factions palestiniennes basées en Syrie ont été transportés à Tripoli (Damas abrite une dizaine d’organisations palestiniennes hostiles au processus de paix, comme notamment le FPLP-CG et le Fatah-Intifada...). Selon les mêmes sources, le président Assad avait donné ses ordres, mercredi, aux avions civils et aux bateaux syriens de converger vers la Libye afin d’évacuer les ressortissants syriens coincés dans l’enfer libyen. Mais en réalité, lors de ces rotations, les aéronefs et les navires ont ramené à Tripoli des milliers de combattants palestiniens pour prêter main forte au colonel Kadhafi après la défection de plusieurs unités de son armée. Les Palestiniens, dont une partie avait participé à la guerre contre le Tchad, en 1987, connaissent bien la Libye et l’accent des tribus, ce qui leur permet de passer inaperçus contrairement aux mercenaires africains dont plusieurs ont été capturés par les insurgés dans l’Est. Les images des mercenaires arrêtés à Benghazi, et leurs aveux, ont été diffusées par la télévision « Al Arabiya ». Ils y affirment avoir été payés par Kadhafi pour réprimer la révolution populaire.

Selon « Free-Syria », les Palestiniens ont été accueillis dans le camp militaire baptisé « 7 avril » à Tripoli, où ils ont reçu l’uniforme libyen et les armes légères et lourdes, avant d’être déployés aux fronts autour de la ville. Ils auraient mené l’attaque meurtrière contre Al-Zawiyah à l’ouest de la capitale, et contre plusieurs quartiers insurgés de Tripoli. Rien que dans la capitale, les combats auraient fait un millier de morts, hier vendredi.

Le site « Middle East Transparent » souligne pour sa part que « le président algérien Bouteflika et le ministre des Affaires étrangères des Emirats Arabes Unis, Mohamed Ben Zayed, auraient mis cinq avions civils à la disposition de Kadhafi pour transporter les mercenaires » (l’Algérie a démenti ces informations selon le quotidien algérien « Echorouk » du 25 février. Le journal reconnaissait pourtant que « Kadhafi compte sur 120.000 mercenaires pour exterminer son peuple »).

Le président syrien Bachar Al-Assad, qui a reçu jeudi Ahmed Kazzaf Al-Dam (le cousin et conseiller de Kadhafi qui a démissionné vendredi), et qui s’est entretenu vendredi au téléphone avec Kadhafi, selon l’agence de presse libyenne, est le seul dirigeant arabe à soutenir effectivement Kadhafi (aux côtés du Venezuela, Hugo Chavez vient d’apporter son soutient au Guide, selon « Al Arabiya »). Les deux régimes bandits, syrien et libyen, s’allient pour se protéger mutuellement. Damas profitera ainsi du bain de sang en Libye pour en faire un contre exemple qui lui permettra de réprimer les Syriens sans aucun état d’âme. Car, en Syrie, les choses bougent aussi avec la multiplication des manifestations, jusque-là réprimées, et des appels d’opposants demandant à Assad de « restituer au peuple le pouvoir indument hérité en juin 2000 ». Selon plusieurs sources syriennes proches de l’opposition, « les jours d’Assad sont également comptés. Les combattants du Hezbollah et les Gardiens de la Révolution iranienne, déployés en Syrie pour protéger le régime, n’y feront rien ».

Le coordinateur du « Mouvement populaire pour le changement » en Syrie, Waël Hafez, affirme sur la télévision d’opposition « Barada TV », que la mobilisation en Syrie attend son heure. « Les journées de la colère prévues début février, ont été reportées pour ne pas détourner l’attention médiatique sur la révolution en Egypte » affirme-t-il, et assure que « la mobilisation est inévitable tout comme la chute de la dictature héréditaire des Assad ». En attendant, plusieurs sources syriennes relayées par le site « Muslm.net », croient savoir que « les dignitaires du régime ont commencé à transférer l’argent de la corruption vers l’étranger (Iran, Qatar, Amérique latine) et à vider les coffres de la Banque centrale ». Car l’étau se resserre sur le régime, encore accusé par les Etats-Unis et l’AIEA d’avoir construit de nouveaux sites nucléaires clandestins et d’avoir des ambitions nucléaires en coopération avec la Corée du nord et l’Iran.

MediArabe.info

© Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source« MediArabe.info »

Partager cet article
Repost0
25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 13:23

bann daniel pipes

Fin du régime du colonel Kadhafi

par Daniel Pipes
National Review Online: The Corner
24 février 2011

http://fr.danielpipes.org/blog/2011/02/kadhafi-fin-du-regime

Version originale anglaise:Gaddafi's Fin de Régime
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

La fin violente du leader du Moyen-Orient détenant le record de longévité dans l'exercice du pouvoir- car il est entré en fonction en septembre 1969, quelques mois seulement après Richard Nixon - se situe bien en dehors du courant dominant de la politique de la région, mais il faut dire que Mouammar Kadhafi l'a toujours fait.

Kadhafi (il faut noter que l'orthographe correcte de son nom est Mu'ammar al-Qadhdhāfi) a commencé à gouverner à l'âge tendre de 27 ans, juste comme l'idéologie panarabe s'éteignait ; sans se laisser décourager, longtemps après que d'autres avaient renoncé à ce rêve, il est resté partisan de l'idée de transformer tous les pays arabes en un ensemble gigantesque. Finalement, déçu par les arabophones, où la faible population de la Libye limitait son influence, il s'est tourné vers le sud, où son énorme revenu provenant de l'énergie [pétrolière] lui conférait un véritable poids en Afrique.

Heureusement pour le monde, toutes ses complots insensés ont échoué. Ce que j'ai observé en1981peut toujours être considéré comme vrai: «Pour toute l'hyperactivité de Kadhafi, il y a peu de résultats ; les promesses vides et le fanatisme de sa part ont à plusieurs reprises miné ses efforts incessants de projets de pouvoir... Kadhafi a remporté de nombreuses batailles, mais pas une seule guerre. »

Combien profondément jouissif ce sera de regarder comment un peuple courageux et désespéré balaye ce tyran excentrique, méchant, et répressif dans la poubelle de l'histoire. Comme cela fait plaisir de voir qu'il s'ests'est aliéné presque le monde entier, même le Conseil de sécurité des Nations unies. Puisse son horrible exemple servir d'avertissement permanent à d'autres dictateurs qui font la guerre à leur population.

Pour terminer sur une note personnelle: j'ai observé avec intérêt Kadhafi pendant des années, en partie parce que le début de ma carrière dans les études du Moyen-Orient a coïncidé avec son arrivée au pouvoir. Il m'a aussi invité en 2007 à venir en Libye pour une conversation en tête-à-tête. Bien qu'étant, à l'époque, curieux de le rencontrer, rétrospectivement, je suis heureux de ne l'avoir pas fait. Une douche ne peut nous laver [de la salissure] de certaines rencontres.

Mouammar Kadhafi en grande tenue.

Partager cet article
Repost0
25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 09:35

Merci à Miche pour le lien

 

 

Les liens entre Obama, Kadhafi, Farrakhan et Wright

Adapté par Aschkel © 2011 www.aschkel.info

Source http://www.wnd.com/index.php?fa=PAGE.view&pageId=267361

 

 

>Ahmadinejad, Farrakhan, Obama, les copains et les coquins

>Une odeur d’enfer a une nouvelle fois plané au-dessus de New York durant cette semaine.

 

Jerusalem – Au vu de la pression qui monte sur la Maison-Blanche pour que celle-ci intervienne de manière plus musclée pour arrêter la répression sanglante dirigée par Mouammar Kadhafi en Lybie contre son peuple, de nombreux commentateurs se demandent pourquoi Barak .H.Obama se montre si prudent dans ses critiques envers le dictateur, après qu'Obama ait montré tant de zèle à tout faire pour obtenir la démission d'Hosni Moubarak, proche allié des Etats-Unis.
 

Il s'avère que Kadhafi est très lié au Révérend Jérémiah Wright, conseiller spirituel d'Obama depuis plus de 23 ans.

Le dictateur lybien a également des liens étroits avec la Maison de l'Islam et son chef Louis Farrakhan, avec lequel entretient des relations même si Farrakhan et ses activités sont controversées.

 

Autographed! Get the book that finally exposes Obama and his team of anti-American radicals: Aaron Klein's "The Manchurian President" at WND's Superstore

Read more:Obama's mystery links to Gadhafi uncoveredhttp://www.wnd.com/?pageId=267361#ixzz1ExEalRFw

Tout ceci est clairement expliqué et développé dans le livre d'Aaron Klein dans le "Président de Mandchourie" qui expose clairement Obama et son équipe de radicaux anti-américains.


Jusqu'à présent, la Maison Blanche a bien appelé a mettre un terme à la violence, (évoquant que la répression armée et le bain de sang son scandaleux), mais celui-ci n'a pas exigé la démission du leader libyen et a exclu une action unilatérale contre lui.

Même si Kadhafi a acheté les services de mercenaires qui peuvent massacrer des milliers de civils. Obama n'a pas réagi et n'a jamais demandé a Kadhafi de quitter ses fonctions.


Les Présidents de la Chambre du Sénat et de la Chambre font pourtant pression et exige de lui de prendre une décision ferme, et de rétablir au plus vite les sanctions contre la Lybie levées en 2004.


Mais Obama a des liens très étroits avec certains de ces amis qui ont eu des relations privilégiées avec Kadhafi.

Jérémaih Wright, ancien pasteur d'Obama et ami de longue date est allé avec Farrakhan rendre visite à Kadhafi en 1984.

 

Obama et Wright

 



Pendant la campagne présidentielle de 2008, Wright lui-même a précisé que ce voyage pourrait nuire et causé des problèmes au Candidat Obama.
 

Il dit –"Lorsque ses ennemis (ceux d'Obama) sauront qu'en 1984, je suis allé à Tripoli visiter Kadhafi avec Farrakhan, une bonne partie de son soutien juif se tarira rapidement et sera comme une boule de neige en enfer"
   
  
Farrakhan, ami proche et collaborateur de Wright a été financé par Kadhafi par un prêt de 5 millions de dollars sans intérêts en 1985.


Lors d'une convention de Farrakhan à Chicago, la même année, Kadhafi aurait déclaré aux partisans de Farrakhan, en direct par satellite, qu'il était prêt a fournir des armes à une armée noire aux Etats-Unis afin de détruire "L'Amérique Blanche".


En Octobre 1985, Kadhafi félicitait Farrakhan pour la réussite de la marche des 1 million (Million Man March) et l'aurait assuré que "Nous allons unir nos efforts et nos capacités pour atteindre cet objectif"
  
Selon certains rapports de l'Agence de presse News Agency of Lybia JANA, Kadhafi et Farrakhan ont convenu de travailler ensemble afin de mobiliser "les noirs opprimés, des musulmans, des arabes, et des peaux-rouges pour aider à remodeler la politique étrangère américaine.



Kadhafi a déclaré qu'avant son alliance avec Farrakhan et la "nation de l'Islam', " notre confrontation avec l'Amérique était un combat extérieur contre une forteresse"


Depuis son alliance avec Farrakhan, celle-ci lui donne la possibilité "d'ouvrir une brèche, dans la forteresse d'y entrer et de l'affronter"

Farrakhan s'est rendu en Libye à l'occasion d'autres évènements, et il a été notamment récipiendaire en 1996 du Prix Kadhafi pour les droits de l'homme, prix doté d'une somme de 250.000 dollars, et ce en dépit des sanctions américaines a l'époque contre la Libye.

Obama est lié à la "Maison de l'Islam"

Wright et Obama auraient participé également a la Million man March sur Washington, marche organisée et dirigée par Farrakhan et d'autres éminents dirigeants noirs tels qu'Al Sharpton.

Rey Willie Barrow, membre de l'équipe de la campagne électorale et super délégué d'Obama pour sensibiliser les électeurs a son élection est un partisan farouche de la "maison de l'Islam"

 Farrakhan a déclaré en 2002,       lorsqu'il a rencontré Barrow, qu'il lui avait demandé de mettre au point des plates-formes pour que la "maison de l'Islam" devienne la "nation de l'Islam"

 Le militant marxiste Cornel West, un conseiller de Farrakhan, a également été conseiller d'Obama lors de sa campagne de 2008, mais surtout, est un proche et un ami personnel d'Obama.


Lorsqu'Obama était un fidèle de l'Eglise de Wright, celle-ci était soupçonnée de pratiques controversées pour ses idéologies  (Black Libération Théology), cette église de Chicago était ouvertement alliée avec Farrakhan et la Nation de l'Islam.

Wright a attribué à Farrakhan le prix 2007 de l'autonomisation, et Farrakhan a été invité à donner plusieurs conférences au sein de son église.
 
  Wright a été impliqué  dans de nombreuses initiatives de Farrakhan et celui-ci l'a considéré comme "l'une des voix les plus importantes du 20 et 21ème siècle" lors d'un discours national pour les médias ou de nombreux hauts fonctionnaires musulmans de la nation avaient été invités

Obama a fait trois fois la couverture du magazine trompette magazine fondé par Wright, auquel il a accordé l'an dernier une longue interview- Magazine dont l'invité régulier est aussi Farrakhan.

En 2006 Obama faisait la couverture du magazine trompette aux cotés de Farrakhan.

Sa femme Michèle n'est pas en reste et a posé en 2004, avec la femme de Farrakhan,       Khadidja, Farrakhan, Barrow le conseiller d'Obama lors d'un déjeuner


Lire la suite en anglais >http://www.wnd.com/index.php?fa=PAGE.view&pageId=267361

Avec la recherche par Brenda J. Elliott 
Partager cet article
Repost0
25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 09:34

 

 

Lybie - La boucherie continue ! - quelques photos

Par Aschkel pour © 2011 www.aschkel.info

 

J'ai tiré ces images du journal israélien ISRAEL HAYOM

 

 

L'enragé

boucherie-lybienne-4.jpg

 

 

civils abbatus - corps dont les pieds ont été attachés à Darha

boucherie-lybienne.jpg

 

Les civils risquent leurs vies

boucherie-lybienne-3.jpg

la détresse à Tobrouk

boucherie-lybienne-1.jpg

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
  • Contact

Traducteur

English German Spanish Portuguese Italian Dutch
Russian Polish Hebrew Czech Greek Hindi

Recherche

Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

Les news de blogs amis