Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 23:06

Pendant 42 ans, Kadhafi a trempé dans les guerres, les révolutions et le terrorisme

Libye : l’aviation pilonne les civils, privés d’électricité et de communications. Un massacre à huis clos est en cours


Les Chiites libanais seront déçus : ils ne pourront pas juger Kadhafi pour l’enlèvement de Moussa Sadr. Oseront-ils demander des comptes à la Syrie ?


lundi 21 février 2011 - 22h15, par Khaled Asmar - Beyrouth

Logo MédiArabe.Info

Selon plusieurs sources, les communications sont complètement coupées en Libye et entre le pays et l’étranger. Le régime cherche à réprimer à huis clos, et lance l’aviation contre la population. Des avions bombardent Tripoli et s’apprêtent à larguer leurs bombes sur Benghazi.

Tip A Friend  Envoyer par email impression Imprimer cet article

Pendant ce temps, plusieurs diplomates ont annoncé leur démission. Après le ministre de la Justice, les ambassadeurs de Libye en Chine, en Inde et auprès de la Ligue arabe, c’est le tour d’un diplomate au Bengladesh et de deux autres à Washington qui quittent le navire avant son naufrage. L’ambassadeur de Libye à l’ONU a de son côté appelé le Guide Kadhafi à quitter le pouvoir, en vain. Un ministre libyen vient d’affirmer que Kadhafi est toujours dans le pays. Rappelons que son fils Saïf avait affirmé, hier, que le Guide restera à Tripoli et conduira lui-même la bataille contre la contestation.

Des sources libyennes affirment ce soir que Saïd Rached, l’un des dirigeants des comités populaires (l’équivalent d’une milice aux ordres de Kadhafi) et son fils ont été tués par les insurgés. Les télévisions « Al Arabiya » et « Al Jazeera » affirment de leur côté que l’aviation bombarde Tripoli, où l’électricité a été coupée. Des militaires confirment en outre que des ordres ont été donnés à l’aviation pour pilonner Benghazi dans les heures qui viennent. Les témoins affirment qu’un véritable massacre a été commis dans la capitale, vraisemblablement par les mercenaires qui ont été acheminés depuis l’étranger à bord d’avions, ce lundi après-midi.

L’armée égyptienne vole au secours de la population libyenne. Elle a installé des hôpitaux de campagne près de la frontière pour soigner les victimes de la répression et plus particulièrement les travailleurs égyptiens de retour de Libye.

Si la population libyenne souhaite en finir avec Kadhafi, après 42 ans d’un règne sans partage, d’autres préfèrent le juger pour les crimes qu’il a commis durant ces quatre décennies. Le Guide et le « Roi des rois d’Afrique », s’était accaparé les richesses et les revenus de son pays pour financer, à tour de rôle, les mouvements terroristes en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe. Il a mené deux guerres au Tchad et en Ouganda. Il a financé l’Armée révolutionnaire irlandaise (IRA), l’OLP de Yasser Arafat, puis les mouvements révolutionnaires palestiniens et des organisations terroristes africaines ainsi que des groupes islamistes...

De ce fait, Kadhafi fut, pendant longtemps, la bête noire de la communauté internationale, qui lui a attribué plusieurs actes terroristes, sans qu’il en soit réellement responsable. Il en va par exemple de l’attentat contre le bar « Label » à Berlin, de l’enlèvement de l’imam chiite libanais Moussa Sadr, ou encore de l’attentat de Lockerbie. A cet égard, il convient de lire ou de relireles révélations de l’ancien adjoint d’Abou Nidal, chef du groupe terroriste palestinien Fatah-Conseil révolutionnaire, concernant les attentats Label et Lockerbie, et l’enlèvement de Moussa Sadr.

Atef Abou Bakr avait en effet attribué l’attaque en Allemagne aux Palestiniens, l’explosion dans l’avion américain à l’Iran et l’enlèvement de l’imam chiite libanais à la Syrie. Les Chiites libanais, qui comptaient traduire Kadhafi devant la justice pour ce rapt toujours démenti, refusent de reconnaitre la responsabilité personnelle de Hafez Al-Assad dans la disparition de leur chef spirituel. Ils seront déçus de ne pas pouvoir juger le Guide, mais ils n’auront pas le courage de demander des compte à la Syrie. En tout cas, pas dans l’immédiat. Il faut attendre que le régime de Bachar Al-Assad soit renversé, à l’instar des autres dictatures de la région, pour espérer, enfin, connaitre la vérité sur la disparition de l’initiateur du Mouvement des déshérités au Liban.

Khaled Asmar

© Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source« MediArabe.info »

Partager cet article
Repost0
20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 22:03
http://www.rfi.fr/asie-pacifique
Arrestation d'un manifestant devant le cinéma de la paix à Shanghai, le 20 février 2011.
Arrestation d'un manifestant devant le cinéma de la paix à Shanghai, le 20 février 2011.
Reuters/Carlos Barria
Par RFI

En Chine, des appels à manifester pour soutenir les révolutions dans les pays arabes ont été postés sur internet. Des points de rendez-vous avaient été fixés samedi 20 février 2011 dans 13 villes, notamment à Pékin et Shanghai. Mais les quelques manifestants mobilisés ont rapidement été arrêtés.

Avec notre correspondante à Shanghai, Delphine Sureau

A Shanghai, le rendez-vous avait été fixé en début d’après-midi au cœur de la ville, sur la place du Peuple. Seules 6 personnes ont répondu à l’appel, avant d’être interpellées par la police, qui les attendait.

Les manifestants étaient plus nombreux à Pékin, mais toujours discrets : une centaine de personnes rassemblées sans banderoles dans la rue commerçante de Wangfujing, très vite dispersées par la police.

Au total, les appels à manifester, diffusés par des dissidents chinois réfugiés à l’étranger, concernaient 13 grandes villes du pays. L’objectif étant de mener en Chine une «révolution du Jasmin», à l’image du soulèvement populaire en Tunisie. L’invitation encourageait particulièrement les chômeurs et les victimes d’expulsions forcées à se déplacer pour réclamer la liberté et la démocratie.

Un appel que les autorités ont pris très au sérieux. Dès hier, une quinzaine de militants des droits de l'homme ont été placés en détention provisoire ou consignés chez eux.

Depuis le début des révoltes dans le monde arabe, Pékin cherche à restreindre la couverture médiatique et l’impact de ces soulèvements. En commençant par la censure d’internet. Après le mot «Egypte», c’est le mot «jasmin» qui n’a plus le droit de cité sur les forums chinois.

Partager cet article
Repost0
20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 21:55

Répression en Libye : déjà près de 200 morts, la contestation s’approche de Tripoli


FRANCE INFO - 17:11


HTTP://WWW.FRANCE-INFO.COM


Six jours de soulèvement populaire contre le régime Kadhafi, et le bilan de la répression sanglante approche les 200 morts, selon l’ONG Human Rights Watch (HRW), la plupart à Benghazi. La contestation s’approche à présent de la capitale Tripoli. 


A Benghazi, un corps de l’armée affirme avoir rejoint le camp de la contestation, tout comme le représentant permanent de la Libye auprès de la Ligue arabe.

France Info - Il semble que le colonel Kadhafi ait ordonné à ses forces de sécurité de mater la rébellion à tout prix © REUTERS / Ismail Zitouny

Il semble que le colonel Kadhafi ait ordonné à ses forces de sécurité de mater la rébellion à tout prix © REUTERS / Ismail Zitouny 

Bastion de l’opposition au régime Kadhafi, Benghazi, à 1.000 km à l’est de Tripoli, est devenu le théâtre de"massacres", selon l’un des organisateurs des manifestations. "Cela ressemble à une zone de guerre ouverte entre les manifestants et les forces de sécurité", poursuit-il.

Samedi, des manifestants sont partis à l’assaut d’une caserne des forces de sécurité, qui ont ouvert le feu sur la foule. Quelque 90 manifestants auraient été tués au cours de cette seule journée, selon Human Rights Watch (HRW). 
Il y a aussi un très grand nombre de blessés. Selon des sources médicales en Libye, les blessures seraient "caractéristiques" de l’utilisation d’armes lourdes.

Dimanche soir, des membres d’une unité militaire libyenne ont annoncé à des habitants de Benghazi qu’ils avaientfait défection, et "libéré" la ville des forces pro-Kadhafi.

Mercenaires africains

D’autres heurts violents auraient éclaté à Musratha, troisième ville de Libye. Selon des témoignages concordants, les forces de l’ordre étaient appuyées par des "mercenaires africains" qui tiraient "sur la foule dans distinction"
Des incidents ont également été enregistrés samedi soir dans la banlieue de Tripoli. La capitale avait jusqu’à présent échappé à la contestation.

en savoir plus
Libye : six jours de manifestations et de violences

Rappel de la chronologie des événements en Libye, théâtre d’une contestation et de manifestations sans précédent contre le régime du colonel Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis plus de 40 ans.

Lire la suite 

Au total, HRW estime à près de 200 le nombre de tués depuis le début du soulèvement cette semaine. 
Le régime maintient un black-out total sur le bilan. Internet et les communications téléphoniques intérieures et internationales sont régulièrement coupés. Aucune photo des opposants ne filtre ailleurs que sur le réseau Facebook.

Paris condamne "l’usage disproportionné de la force"

"Il semble que le leader libyen ait ordonné à ses forces de sécurité de mettre fin à tout prix aux manifestations, et que les Libyens soient en train de payer ce prix de leur vie", dénonce dans un communiqué Amnesty International
Plusieurs pays occidentaux se préparent à évacuer leurs ressortissants tandis que la Turquie a déjà rapatrié environ 250 personnes depuis samedi. 
Dans un communiqué, Paris condamne "l’usage disproportionné de la force qui n’est pas acceptable (…) Un dialogue doit s’ouvrir et nous réaffirmons notre attachement à la liberté d’expression et au droit de manifester politiquement", souligne le texte du Quai d’Orsay. Quelque 750 ressortissants français vivent en Libye.

Le colonel Kadhafi n’a toujours pas fait de déclaration officielle depuis le début du mouvement. 
Mais dimanche soir, le représentant permanent libyen auprès de la Ligue arabe démissionnait de son poste pour"rejoindre la révolution" et protester contre "la répression et la violence contre les manifestants".

Gilles Halais, avec agences
En Libye, la riposte des pro-Kadhafi ressemble à un massacre, surtout à Benghazi. Amnesty International pousse un cri d’alarme : sa porte-parole, Geneviève Garrigos  (2'07")
La France condamne officiellement l’usage disproportionné de la force en Libye - Bernard Valéro, porte-parole du Quai d’Orsay  (0'33")
Partager cet article
Repost0
20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 18:20

MEMRI Middle East Media Research Institute

Enquête et analyse n° 665

 

Le spectre d´un affrontement des superpuissances déclenché par le Pakistan

 

Par Tufail Ahmad et Y. Carmon*

 

http://www2.memri.org/french/

 

Introduction

 

La guerre menée par les Etats-Unis contre les Talibans, Al-Qaïda et d´autres groupes terroristes en Afghanistan a dégénéré pour se transformer en conflit de plus en plus ouvert avec l´ISI (Inter-Services Intelligence) pakistanais, et menace à présent de prendre la forme d´un conflit déclaré contre le Pakistan. Les signes avant coureurs d´un tel conflit sont d´ores et déjà perceptibles. Dans l´expectative d´un conflit à grande échelle avec l´Amérique, le Pakistan tente de donner une importance accrue à la Chine, ce qui risque d´opposer les superpuissances dans un affrontement incluant les Etats-Unis, Chine, la Russie, les puissances de l´OTAN et d´autres acteurs régionaux. (1)

 

Contexte historique

 

Cette région a déjà été, au XIX et XXème siècles, le terrain de confrontations militaires entre superpuissances. Le premier conflit entre superpuissances pour une ascendance stratégique en Asie centrale, connu sous le nom de "Grand jeu" (géostratégique), a opposé l´Empire britannique et la Russie tsariste au XIXème siècle. Il s´est atténué au début du XXème siècle pour prendre fin avec la Deuxième guerre mondiale, où les deux rivaux ont entrepris de collaborer contre les puissances de l´Axe.

 

La Deuxième guerre mondiale a débouché sur la Guerre froide et une impasse militaire entre les Etats-Unis et l´URSS. Cette impasse a dégénéré en un conflit armé. Ce conflit entre superpuissances s´est terminé par une défaite militaire des communistes en 1989, quand les troupes soviétiques ont été contraintes de se retirer d´Afghanistan.

 

Le Pakistan et les Etats-Unis vers l´épreuve de force

 

La détérioration des relations entre les Etats-Unis et le gouvernement pakistanais, dirigé par l´ISI, est en voie de prendre la forme d´un conflit avéré.

En fait, le conflit a déjà éclaté, aussi bien sur le terrain qu´au sein des renseignements, comment l´indiquent les données suivantes :

 

Au niveau militaire : le Pakistan est directement impliqué en Afghanistan

 

1)    L´aviation pakistanaise procède à des bombardements en Afghanistan

 

Début février, l´aviation pakistanaise a bombardé des postes de police à la frontière afghane et des habitations de civils dans le district de Gushta de la province de Nangharhar à l´Est, et de la province de Khost, selon un rapport du site en pachto taand.com. (2) Selon ce même rapport, les attaques ont été planifiées pour envoyer un avertissement au président afghan Hamid Karzaï avant sa visite en Inde prévue pour la première semaine de février.

 

2)    Les Talibans éliminent les responsables locaux afghans

 

Les Talibans ont entrepris de prendre pour cibles les gouverneurs en Afghanistan. Plusieurs attentats suicides ont également eu lieu au cœur de Kaboul. (3)

 

3)    L´ISI crée des sanctuaires militaires dans la région tribale du Pakistan

 

L´armée pakistanaise a entrepris de créer un nouveau sanctuaire militaire pour le réseau Haqqani à l´Agence de Kurram, district tribal pakistanais. (4)

 

4)    Le Pakistan appuie la Shura des Talibans

 

L´ISI accueille et conseille la Shura des Talibans. (5)

 

L´ISI sabote les efforts des renseignements américains

 

En réaction aux poursuites engagées dans un tribunal de New York par les proches de citoyens américains tués lors des attentats de Bombay de 2008, l´ISI a lancé une série de contre-attaques contre les officiers américains au Pakistan : (6)

 

1)    L´ISI impose le départ du chef de la CIA à Pakistan

 

Jonathan Banks, le chef de la CIA au Pakistan, a été forcé de quitter le pays après les révélations provenant de l´ISI. (7)

 

2)    L´ISI force les Etats-Unis à rappeler de Peshawar la diplomate Elizabeth Rudd

 

Une autre diplomate américaine, Elizabeth Rudd, qui travaillait au consulat des Etats-Unis à Peshawar, a été obligée de quitter le Pakistan, en raison de menaces des Talibans fin novembre. (8)

 

3)    Le Pakistan a arrêté le responsable américain Raymond Davis, accusé d´avoir assassiné des espions américains

 

Raymond Davis, employé par de consulat américain à Lahore, a été arrêté pour le meurtre de deux Pakistanais. Les dirigeants pakistanais ont déclaré que ces deux Pakistanais étaient des citoyens innocents. Toutefois, un rapport paru dans un quotidien pakistanais révèle qu´ils appartenaient tous deux aux services de renseignements pakistanais. (9)

 

Le spectre d´un conflit des superpuissances

 

Dans l´expectative d´un conflit entre superpuissances, le Pakistan   renforce sa coopération militaire avec la Chine, comme l´indiquent les faits suivants :

1) Le Pakistan a invité l´armée chinoise à être stationnée sur son territoire

Le Pakistan a invité près de 11.000 soldats chinois au Gilgit-Baltistan, région traditionnellement  considérée comme appartenant au Jammu et Cachemire.

Le Pakistan a d´abord réfuté les rapports de médias faisant état du stationnement de troupes chinoises au Gilgit-Baltistan, mais a admis plus tard leur présence, affirmant qu´ils étaient là pour aider les Pakistanais frappés par les inondations. (10)

2) Le Pakistan invite une délégation chinoise de hauts gradés militaires à visiter la frontière pakistano-afghane

Les zones tribales pakistanaises, sanctuaires des talibans et d´autres militants le long de la frontière afghane, n´ont présenté aucun intérêt stratégique pour l´armée chinoise par le passé. Toutefois, une délégation de l´armée chinoise a visité le Landikotal Army Garrison de l´Agence de Khyber en octobre dernier. L´équipe chinoise, reçue par le colonel Asad Qureshi, était composée de cinq hauts gradés, et di rigée par le Directeur général de l´Armée populaire de libération, le général en chef Hu Yan. (11)

3) Le Pakistan sollicite instamment la participation de la Chine en Afghanistan

En avril 2010, lors d´une réunion avec le vice ministre chinois des Affaires étrangères Wang Guangya dans la capitale du Bhoutan, Thimphou, le Premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani a appelé la Chine à jouer un rôle plus important en Afghanistan. (12)

4) Le Pakistan signe avec la Chine des contrats pour la construction des navires destinés à la Marine pakistanaise

Le Pakistan a signé un contrat avec la Chine pour la construction de navires de guerre pakistanais qui transporteront des missiles et des armes lourdes. (13)

5) L´aviation pakistanaise se fournit en avionique auprès de la Chine

Le
Pakistan Air Force
(PAF) a signé un accord d´achat avec la Chine, pour l´acquisition de produits avioniques et de missiles, afin d´équiper ses chasseurs à réaction Thunder 250 JF-17. Le Pakistan se perçoit comme aligné contre l´Occident dans un affrontement entre superpuissances.

La tête de la PAF, le maréchal en ch ef de l´air Rao Qamar Suleman, a déclaré : ´´La PAF n´a pas l´ambition d´installer des armes et des dispositifs occidentaux sur ses avions pour le moment´´. (14)

6) Le Pakistan établit des liens maritimes avec la Chine

La
Chine a également développé des intérêts militaires dans le port pakistanais de Gwadar, de construction chinoise, sur la côte du sud-ouest du Pakistan. Le port de construction chinoise Gwadar vise à contrer la supériorité navale de l´Inde dans l´océan Indien.

7) Le Pakistan acquiert des réacteurs nucléaires auprès de la Chine

Ignorant
les inquiétudes des Américains et des Indiens face à la prolifération nucléaire du Pakistan, le Pakistan a signé un accord avec la Chine pour la construction de deux réacteurs nucléaires au Pakistan. (15)

Le 10 février, un rapport des médias a relevé que le Pakistan faisait également construire une quatrième installation nucléaire à Khushab dans la province du Pendjab pour produire du plutonium. (16) Le même jour, le Pakistan a effectué un tir d´essai du Hatf-VII, un missile de croisière capable de transporter des ogives nucléaires. (17)

En décembre 2010, une réunion de l´Autorité de commandement national, qui s´est tenue sous la présidence du Premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani, a réaffirmé les droits du Pakistan en tant qu´´´Etat nucléarisé.´´ (18)

La Russie, allié des Etats-Unis dans l´éventualité d´un affrontement entre superpuissances

Le 5 février, le vice premier ministre russe Sergueï Ivanov a déclaré, lors d´une conférence internationale sur la sécurité à Munich, que la Russie ne souhaitait pas que les troupes internationales quittent l´Afghanistan. (19)

Dans une guerre opposant le Pakistan et la Chine d´une part, et l´Occident de l´autre, la Russie se placerait du côté de l´Occident. (20) En effet, avec ´´la bénédiction des Etats-Unis´´, la Russie assiste déjà les troupes internationales en Afghanistan, comme en témoignent les faits suivants : (21)


1) La Russie soutient la police afghane

La Russie a commencé à apporter des renforts aux forces de police afghanes en fournissant des armes et de munitions. (22)

2) La Russie aide l´OTAN en Afghanistan

L´année dernière, une équipe militaire russe de lutte contre les stupéfiants a entrepris d´aider les troupes de l´OTAN en effectuant des opérations conjointes de lutte contre les stupéfiants dans l&a cute;est de l´Afghanistan, le long de la frontière avec le Pakistan. (23)

Le Pakistan perçoit la Russie comme un ennemi de plus en Afghanistan

L´année dernière, le Pakistan a rejeté, pour la deuxième fois en cinq ans, une demande de la Russie d´entrevue avec Akhlaq Ahmed Akhlas, un terroriste russe d´Al-Qaïda emprisonné au Pakistan. (24) En novembre, la Russie annulait la visite prévue d´une délégation russe à Islamabad. (25)

Le quotidien pakistanais en ourdou Roznama Nawa-i-Waqt a averti dans un rapport qu´´´un autre ennemi du Pakistan´´- à savoir la Russie - a été ajouté à la liste des pays ayant une influence en Afghanistan et que la présence de troupes russes en Afghanistan contribuerait au renforcement des effectifs anti-pakistanais en Afghanistan. (26)

Conclusion


Les relations entre les États-Unis et la Chine sont tendues en raison de la course aux armes lancée par l´armée chinoise en 2007. (27) Le Pakistan introduit, au sein de ces relations sino-américaines déjà difficiles, une composante militaire susceptible de déclencher un affrontement entre superpuissances.


* Tufail Ahmad est directeur du projet d´études des médias d´Asie du Sud au MEMRI (www.memri.org/sasp ) ; Y. Carmon est Président du MEMRI.

 

Notes:

[1] Selon un rapport du Daily Times (Lahore) paru le 13 janvier 2011, le Premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani a mis en garde le vice-président américain Joe Biden, lors d´une réunion à Islamabad, contre un "nouveau Grand jeu " dans la région.

[2] www.taand.com (Afghanistan), 4 février 2011.

[3] Selon un rapport publié dans le journal Tribune Express le 8 février 2011, un "responsable de la sécurité" pakistanais non identifié - probablement un membre de l´ISI - a prévenu qu´une nouvelle génération de kamikazes talibans était prête à se battre contre les troupes a méricaines et celles de l´OTAN.

[4] Pour une analyse du rôle de l´armée pakistanaise dans la création d´un sanctuaire d´activistes dans l´Agence de Kurram, voir l´Enquête et analyse n°641 de MEMRI ( octobre 2010) : http://www.memri.org/report/en/0/0/0/0/0/0/4700.htm .

[5] Selon un rapport de 23 janvier 2011 paru dans le magazine indien The Week, le mollah Abdul Salam Zaeef, ancien ambassadeur taliban à Islamabad, note que la Shura de Quetta (cons eil exécutif des talibans basé dans la ville pakistanaise de Quetta) "donne des instructions et des conseils" au mollah Mohammad Omar, l´émir des talibans et d´Al-Qaïda.

[6] Cela est dû au fait que le tribunal de New York a convoqué en justice le lieutenant-général en chef de l´ISI Shuja Pasha, ainsi que Hafiz Muhammad Saeed, Zakiur Rehman Lakhvi, Nadeem Taj, Azam Cheema, Sajid Majid, le commandant Iqbal, le commandant Samir Ali, qui sont pour certains des officiers de l´armée et des militants. Les conséquences juridiques de l´affaire devant le tribunal de New York sont graves : l´armée pakistanaise redoute que cela pourrait conduire à déclarer l´ISI organisation terroriste. Selon un rapport du Daily Times, paru le 13 janvier 2011, le fondateur de Lashkar-e-Taiba, Hafiz Muhammad Saeed, est également inquiet et a exhorté l a Haute Cour de Lahore à enjoindre au gouvernement pakistanais de le défendre devant le tribunal de New York. Un rapport du 30 décembre 2010, paru sur le site du journal Dawn, signale que le gouvernement pakistanais a décidé de "contester fermement le procès intenté à l´ISI, ses directeurs généraux passés et présents".

[7] Selon un rapport du quotidien en ourdou Roznama Ummat, paru le 2 décembre 2010, Karim Khan, un résident du Waziristân du Nord, a porté plainte contre Jonathan Banks, réclamant 500 millions de dollars pour les meurtres d´innocents au cours d´attaques de drones américains. La plainte n´a pas été déposée au Nord-Waziristan, mais à Islamabad, entraînant des conséquences juridiques pour Jonathan Banks, basé à l´ambassade des États-Unis. Shahzad Akbar, avocat de Karim, a également averti que Jonathan B anks pourrait être inclus à la Liste des sorties contrôlées, et se verrait donc interdit de sortie du territoire pakistanais. Des plaintes similaires pourraient être déposée contre les agents de la CIA et le secrétaire américain de la Défense Robert Gates.

[8] Un rapport en ourdou, paru dans le quotidien Roznama Ummat le 20 décembre 2010, rapporte qu´elle n´est pas partie en raison des menaces des talibans, mais parce que "les institutions [de renseignement] pakistanaises exerçaient de fortes pressions et que le gouvernement des États-Unis avait été obligé de la rappeler".

[9] Un rapport paru dans le quotidien The Express Tribune quotidien le 7 février 2011 cite un responsable de la sécurité pakistanaise anonyme affirmant que la réticence du gouvernement pakistanais à libérer Raymond Davis, bénéficiant de l´immunité diplomatique, est due au fait que les victimes étaient des "agents du renseignement" pakistanais. Le responsable pakistanais a déclaré que la "position ferme" du gouvernement face à la controverse était due aux tentatives de certains éléments à Washington d´impliquer l´agence d´espionnage du pays, l´ISI, dans les attentats de Bombay de novembre 2008". Selon le rapport, le responsable a ajouté que l´ISI "est très en colère face à la décision d´un tribunal américain de convoquer de hauts responsables de l´ISI en rapport avec les attentats de Bombay."

[10] Selon un rapport du site du journal Dawn, daté du 31 août 2010, Abdul Basit, porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, a cr itiqué la journaliste Selig S. Harrison, qui a signalé la présence de troupes chinoises au Pakistan : "Harrison a un état d´esprit anti-pakistanais et a essayé de déformer les faits." Quelques jours plus tard, le Foreign Office pakistanais a "changé" de position, déclarant : "Le Pakistan n´a pas remis le contrôle de la zone Gilgit-Baltistan à l´armée chinoise. L´armée chinoise oeuvre dans des zones touchées par les inondations", rapporte le quotidien en ourdou Roznama Express, le 2 septembre 2010.

[11] The News (Pakistan, 29 octobre 2010) évalue l´importance de la visite de la délégation militaire chinoise : "La délégation est restée à Landikotal pendant plusieurs heures, avec une sécurité resserrée. Toutes les routes de liaison ainsi que la Porte de Torkham ont été fermées au public. L´approvisionnement de l´OTAN a été suspendu lors de la visite de la délégation à [proximité du] poste de contrôle de Michini".

[12] The News (Pakistan), 29 avril 2010.


[13] The News (Pakistan), 16 juillet 2010.


[14] www.nation.com (Pakistan), 18 novembre 2010.

[15] The Post (Pakistan), 24 juin 2010.

[16] www.tribune.com.pk (Pakistan), 10 février 2011.

[17] www.dawn.com (Pakistan), 10 février 2011.

[18] The Express Tribune (Pakistan), 15 décembre 2010.

[19] www.itar-tass.com (Russie), 5 février 2011.

[20] Selon un rapport du quotidien afghan Roznama Husht-e-Subh, daté du 14 novembre 2010, Andrey Avetsiyan, ambassadrice russe à Kaboul, s´est déclarée préoccupée, en novembre 2010, par l´expansion des talibans dans le nord de l´Afghanistan et la détérioration de la sécurité dans la région.

[21] Selon un article paru le 22 mai 2010 dans le quotidien londonien Al-Hayat, la Maison Blanche a invité la Russie à jouer un rôle dans la reconstruction de l´Afghanistan.

[22] Selon un rapport du 12 novembre 2010, mis en ligne sur le site russe rian.ru, la Russie a livré un total de 20 000 Kalachnikov et plus de 2,5 millions de munitions.

[23] www.tolonews.com (Afghanistan), 31 octobre 2010.

[24] The Express Tribune (Pakistan, 29 vovembre2010) : Akhlaq Ahmed Akhlas est un terroriste d´Al-Qaïda qui a été emprisonné au Pakistan en raison de sa participation à la tentative d´assassinat de décembre 2003 du président pakistanais, le général Pervez Musharraf.

[25] Le 29 novembre 2010, un rapport du Express Tribune (Pakistan) note : "La Russie a envoyé un signal diplomatique clair, mais délibérément étouffé, laissant entendre qu´elle est ulcérée par le refus du Pakistan de fournir un accès consulaire à [Akhlaq Ahmed Akhlas]".

[26] Roznama Nawa-i-Waqt (Pakistan), 9 novembre 2010.

[27] Un rapport du 2 février 2011, mis en ligne sur le site Internet du Daily Telegraph londonien, cite des documents de Wikileaks révélant que les Etats-Unis "ont menacé de prendre des mesures militaires contre la Chine" dans le cadre d´une course aux armes qualifiée de "guerre des étoiles" secrète, qui a débuté quand la Chine a démontré sa capacité militaire à abattre des satellites dans l´espace.

 

 

 

 

Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à : memri@memrieurope.org.

 

Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site www.memri.org/french.

 

Le MEMRI détient les droits d´auteur sur toutes ses traductions. Celles-ci ne peuvent être citées qu´avec mention de la source.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 15:28

 

Pendant que les yeux du monde sont braqués sur l'Egypte......

Asie-Pacifique

Petite sélection par Aschkel

© 2011 www.aschkel.info

Résumé 

Les petites fourmis chinoises travaillent, travaillent, travaillent

accords

- Chine/Guinée

- Chine/Canada (investissement chinois de 5.3 milliards de dollars dans le secteur energétique canadien)

- Chine/Zimbabwe

- Chine/Gabon (les chinois au coeur des grands chantiers gabonais)

- Chine/Togo

french

L'Iran qui adore la diversion et fier de semer la pagaille partout, continue de travailler son nucléaire-

CONTINUE DE TRAVAILLER SON NUCLEAIRE !!!

Un général taiwanais a transmis des données sensibles à la Chine

 

Grosse affaire d’espionnage à Taïwan. Le général Lo Hsieh-che a été arrêté puis placé en détention pour avoir transmis à la Chine des informations confidentielles, portant notamment sur le système de communications et de contrôle Bo Sheng, lequel permet de coordonner des actions avec le commandement militaire américain pour le Pacifique (US PACOM).

Selon les autorités taïwanaises, le général Lo Hsieh-che, commandant le département de l’information et des communications électroniques, aurait été « retourné » par les services chinois au cours d’une affectation en Thaïlande entre 2002 et 2005.

Du côté du ministère taïwanais de la Défense, l’on évalue pour le moment les conséquences de la trahison de l’officier félon. Mais compte tenu la nature de ses fonctions, il est possible que des informations relatives à la coopération militaire entre Taïwan et les Etats-Unis aient été transmises aux services chinois.

Cette affaire, qui est la plus importante depuis celle qui avait impliqué un vice-ministre de la Défense taïwanais dans les années 1960, intervient alors que les relations entre Pékin et Taïpeh sont dans une phase de rapprochement, grâce à l’arrivée au pouvoir du président Ma Ying-jeou. Un accord commercial « historique » a été signé en 2010 entre les deux capitales et les liaisons aériennes ont été établies entre les deux pays il y a un peu plus de deux ans.


Les capacités militaires chinoises inquiètent le Pentagone

 

Le temps où l’espace était le domaine privilégié des Etats-Unis et de l’Union soviétique n’est plus qu’un lointain souvenir. Et la multiplication des acteurs a conduit Washington à se doter du stratégie de sécurité nationale dans ce domaine (NSSS).

Pour illustrer la nécessité de renforcer la protection des systèmes spatiaux, le secrétaire américain à la Défense adjoint pour l’espace, Gregory Schulte, a mis en avant la capacité de certains pays à bloquer le fonctionnement de satellites commerciaux. Parmi ceux qu’il a cité, l’on trouve l’Iran et… l’Ethiopie.

 

Pour ce dernier, la nouvelle était passée pratiquement inaperçue en juillet dernier. Mais le fait est, Addis-Abeba a été accusé par Ethiopian Satellite Television (ESAT), une compagnie indépendante basée à Amsterdam, d’avoir bloqué les signaux passant par son satellite.

 

Mais l’attention des Etats-Unis se porte davantage vers la Chine. Outre les armements que l’Empire du Milieu développe actuellement (avion furtif J-20, missile anti-navire supersonique), ses capacités militaires spatiales préoccupent le Pentagone, très dépendant des satellites pour le renseignement, la géolocalisation et les télécommunications. L’on peut imaginer ce que cela pourrait donner dans le cas, par exemple, d’une attaque chinoise contre Taïwan…

 

Depuis janvier 2007, l’on sait que la Chine fait désormais du cercle très fermé des pays disposant de cette qualité étant donné elle en a donné une démonstration en envoyant un missile balistique de portée intermédiaire sur l’un de ses satellites d’observation météorologique. Et quelques mois auparavant, un engin espion américain de passage au-dessus du territoire chinois avait été aveuglé par un puissant rayon laser.

 

Pour Pékin, le développement de capacités militaires spatiales est aussi une façon de répondre au bouclier antimissile américain, qui, utilisant des satellites pour détecter les lancements de missiles, décrédibilise la dissuasion nucléaire chinoise.

 

Selon Gregory Schulte, la Chine travaillerait sur des brouilleurs de signaux satellitaires ainsi que sur des armes à énergie dirigée, ce qui fait qu’elle est « à la pointe du développement des capacités » militaires spatiales, bien qu’officiellement, elle plaide pour prévenir la militarisation de l’espace, comme l’a fait son ministre des Affaires étrangères, en août 2009, devant la Conférence du désarmement des Nations unies à Genève.

 

Aussi, et comme l’a expliqué Gregory Schulte, les Etats-Unis « se réservent la possibilité de répondre en légitime défense aux attaques dans l’espace » et cette réponse pourrait ne pas concerner seulement le domaine spatial.

 

Pour mémoire, le Traité de l’Espace, signé le 27 janvier 1967 par 98 pays, limite les activités militaires en dans l’espace extra-atmosphériques aux seules tâches défensives et interdit l’usage d’armes de destruction massive.


Les insurgés afghans enrôlent leurs enfants

Pakistan - 31 soldats d'une caserne tué par un adolescent de 12 ans qui a fait exploser sa bombe. Les Talibans revendiquent fièrement

 

Le 30 janvier, le ministre afghan des Affaires étrangères, Zalmai Rassoul, et le représentant spécial du Secrétaire général et le chef de de la mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan (MANUA), Staffan de Mistura, ont signé un accord devant mettre fin au recrutement d’enfants par les forces de sécurité afghanes.

 

Bien que elle soit aidée, pour la formation de ses personnels, par la coalition internationale, la police nationale afghane avait été inscrite en 2010 sur la liste des organisations parties prenantes à un conflit qui recrutent des mineurs.

 

Cela étant, les insurgés afghans en font de même. Les enfants sont non seulement utilisés pour surveiller les mouvements des troupes de la coalition et porter de l’armement mais aussi pour combattre.

 

L’ONU l’a mis en évidence dans le même rapport dans lequel la police afghane avait été épinglée, en faisant état de « cas d’enfants menant des attaques suicide ou utilisés (…) pour mettre en place des explosifs, parfois à leur insu ».

 

Et selon les services de renseignement afghans, « plus de 80% des kamikazes capturés » avant leur passage à l’acte « au cours des neuf derniers mois étaient des garçons mineurs, généralement âgés de 13 à 17 ans ».

 

En 2010, et d’après des chiffres donnés par l’UNICEF, 35 enfants soupçonnés d’activité au profit des taliban dans le sud de l’Afghanistan ont été arrêtés. Généralement, la motivation première de ces mineurs n’est pas idéologique mais financière.

 

Et les talibans ne se privent pas de les envoyer au combat contre les troupes de l’Otan, comme l’a expliqué un officier américain basé à Kandahar et dont le témoignage a été repris par l’AFP. « On voit l’ennemi. Ce sont des enfants, âgés de 15-16 ans » a-t-il affirmé. Et tirer sur des gamins, « c’est très dur pour le moral » a-t-il confié.

opex360


Iles Kouriles - Tensions entre la Russie et le Japon

MOSCOU, 11 février - RIA Novosti

La Russie veut éviter toute escalade de la tension dans ses relations avec le Japon, a déclaré vendredi à RIA Novosti le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Alexandre Loukachevitch.

"Nous estimons qu'il est nécessaire de nous concentrer sur la normalisation de la situation en mettant en avant un agenda positif, de travailler ensemble pour promouvoir nos relations avec un accent sur la coopération économique et commerciale", a indiqué M.Loukachevitch.

Selon lui, Moscou juge inacceptables les déclarations de certains responsables japonais, faites lors de la soi-disant "Journée des territoires du Nord", quatre îles russes des Kouriles revendiquées par Tokyo. Le premier ministre japonais avait notamment qualifié "d'outrage inadmissible"  la visite du président russe sur l'une d'entre elles en novembre dernier.

Néanmoins, la Russie reste persuadée que "les émotions négatives ne contribuent pas à la formation d'une atmosphère stimulante dans les relations bilatérales", a déclaré le porte-parole de la diplomatie russe.

Le 11 février, le ministre japonais des Affaires étrangères, Seiji Maehara, arrive à Moscou où il mènera des pourparlers avec son homologue russe, Sergueï Lavrov.

Renforcement militaire Russe aux Kouriles


C’est un archipel de quatre îles, appelées Habomai, Shikotan, Etorofu et Kunashiri par les Japonais. Pour Moscou, ce sont les Kouriles du Sud. En 1855, la question de leur appartenance avait été réglée par le traité de Shimoda : l’Empire russe, qui revendiquait ces territoires cédait au Japon, lequel y avait alors établi sa souveraineté et l’Empire.

Du moins le croyait-on puisqu’après la défaite du Japon lors de la Seconde Guerre Mondiale, Staline annexait ces îles, en vertu des accords de Yalta. Pour l’Union soviétique, et maintenant la Russie, ces territoires ont une importance stratégique puisqu’ils verrouillent l’accès à la mer d’Okhotsk. Pour autant, le Japon n’a jamais renoncé à cet archipel, riche en ressources halieutiques, en soufre et en minéraux polumétalliques.

Depuis, l’affaire des Kouriles empoisonnent les relations entre Moscou et Tokyo, au point qu’elle a toujours empêché, jusqu’à présent, la signature d’un accord de paix entre les deux capitales.

Aussi, quand le président, Dmitri Medvedev, s’est rendu sur l’archipel en novembre dernier (une première pour un chef d’Etat russe), la réaction du gouvernement japonais a été vive, le Premier ministre Naoto Kan ayant, dans un premier temps, qualifié cette visite de « très regrettable », avant de parler « d’outrage impardonnable » le 7 février dernier, quelques jours avant le voyage programmé à Moscou de son ministre des Affaires étrangères, Seiji Maehara.

D’où la réponse ferme du président Medvedev, qui n’entend pas transiger sur la question de ces îles, contrairement à ce qu’avait été tenté de faire Boris Eltsine dans les années 1990. « Tous doivent comprendre que les îles de l’archipel des Kouriles sont un territoire de la Fédération de Russie, sur lequel s’étend sa souveraineté » a-t-il affirmé. Et de promettre de « mettre en oeuvre tous les efforts nécessaires pour y renforcer » la présence « stratégique » russe. Autrement dit, il s’agit d’y renforcer les moyens militaires déjà présents sur place.

« Les armements qui sont là-bas doivent être suffisants et modernes pour garantir la sécurité des îles, en tant que partie inaliénable de la Fédération de Russie » a encore précisé le maître du Kremlin.

Selon Igor Korotchenko, membre du conseil social auprès du ministère russe de la Défense, ce renforcement des capacités militaires pourrait passer par le déploiement de « deux batteries de missiles antiaériens S-400, d’un système de DCA Pantsir S1, d’une batterie de défense côtière avec des missiles antinavires Iakhont, ainsi que plusieurs radars susceptibles d’assurer un contrôle aérien total ».

Pour compléter le tout, des avions SU-35 pourraient être également mis en oeuvre à partir de ces territoires contestés, de même que des appareils de lutte contre les sous-marins, des vedettes lance-missile et « 2 à 3 corvettes ».

opex360


BANGKOK, 10 février (Xinhua) -- Trois Thaïlandais ont péri et 22 autres ont été blessés au cours de trois jours (du 4 au 6 février) d'affrontements transfrontaliers entre les armées thaïlandaise et cambodgienne, a annoncé jeudi un responsable du gouvernement thaïlandais.

Parmi les trois décès figurent deux soldats et un civil, tandis que parmi les 22 blessés sont dénombrés 14 soldats et 8 civils, a précisé Wiboon Sanguanpong, chef du Département de la prévention des désastres.

Les bombardements transfrontaliers ont détruit totalement sept maisons et causé des dégâts à 28 autres, ainsi qu'à des plantations de caoutchouc.

Au total 21.720 villageois et huit bonzes ont été évacués dans 37 centres d'accueil installés dans 10 districts de la province de Si Sa Ket, précise un rapport du département.

Environ 5.650 habitants de la province de Surin et 3650 de la province d'Ubon Ratchathan, situées toutes près de la frontière avec le Cambodge, ont également été évacués, selon le rapport.


Echec des entretiens militaires entre la Corée du Nord et la Corée du Sud
Affrontements Thaïlande-Cambodge : 3 Thaïlandais tués et 22 autres blessés, selon un bilan officiel thaïlandais
Publié le 2011-02-10 20:07:05 | French. News. Cn



Partager cet article
Repost0
6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 14:18
Pinar Selek risque la prison à vie

Pinar Selek, écrivaine, sociologue, féministe turque, accusée faussement d’avoir fait exploser une bombe en 1988 dans le Marché des Épices à Istanbul, passera de nouveau en jugement devant la douzième chambre de la Haute cour criminelle d’Istanbul en Turquie. 

Et ce, après avoir été déjà acquittée par deux fois !

A la veille de son procès à Istanbul, 

RASSEMBLEMENT de solidarité près de l’ambassade de Turquie, place de la Bolivie, Métro Passy ou La Muette, mardi 8 février 2011 à 17h

En 1998, Pinar Selek, sociologue, militante féministe, avait vingt-sept ans. En ce mois de juillet, sortant de l’atelier artistique qu’elle avait créé pour venir en aide aux enfants des rues, elle ne s’attendait nullement à être victime d’une cabale politico-judiciaire. 

La police, qui l’avait arrêtée, voulait qu’elle livre les noms des personnes interviewées dans le cadre d’un projet de recherche universitaire sur la question kurde. 

Et c’est en prison qu’elle apprendra, en regardant la télévision, qu’elle est accusée d’avoir déposé une bombe ayant provoqué la mort de sept personnes, le 9 juillet 1998, dans le bazar égyptien d’Istanbul.

Une accusation portée contre elle par un dénommé Abdülmecit Öztürk, qui s’est d’ailleurs rétracté devant le tribunal en affirmant que cette accusation lui avait été extorquée sous la torture.

Pire, bien que six rapports d’expertise aient conclu que la déflagration n’était pas due à une bombe mais à l’explosion accidentelle d’une bonbonne de gaz, la justice ne retient que la thèse policière d’un acte terroriste. 

Pinar Selek passera deux ans et demi en prison. Libérée en décembre 2000, puis définitivement acquittée en 2006 à la suite d’un procès qui aura duré plus de cinq ans, la voilà de nouveau sous la menace d’un procès en appel, où elle risque la prison à vie. 

Vivant en Allemagne, boursière dans le cadre du programme « Écrivains en exil » de PEN-Allemagne, Pinar Selek est convaincue qu’on veut la « punir ». 

« En Turquie, tout le monde sait que je suis contre la violence, que je milite pour la paix au Kurdistan, pour que l’on ne nie plus les massacres des Arméniens », confie-t-elle à l’Humanité. 

Signez la pétition de soutien sur http://www.ps-signup.de/

Partager cet article
Repost0
27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 14:53

 

 

 

Politiquement-incorrect-en-France-copie-1.jpg

 

 

 

LE COUP DE PRAGUE A BEYROUTH

 - Gabriel Lévy

Pour © 2011 aschkel.info et © 2011 lessakele

27 janvier 2011

 


 

Livrons-nous à un effort de mémoire au sujet de ce que l’on appelait le « coup de Prague (1948) », pour examiner la situation du Liban, quelques jours avant que ce pays  devienne une « République Islamiste ».

 

Pour vous éviter l’effort de mémoire, reprenons in-extenso ce que l’histoire a retenu comme un coup d’état parfait, parfait comme un crime.


« Le 25 février 1948, le président de la République tchécoslovaque, Édouard Benès (64 ans), doit céder tout le pouvoir au parti communiste et à son président, Klement Gottwald (52 ans), après deux semaines de pressions intenses des Soviétiques.


Mainmise sur une démocratie


De tous les pays d'Europe centrale qui ont été libérés des nazis et occupés par les Soviétiques, la Tchécoslovaquie était le seul qui avait une tradition démocratique et un parti communiste puissant. Celui-ci avait obtenu 38% des suffrages aux élections de 1946 et tenait une place importante au gouvernement.


Le 19 février, le parti communiste appelle ses militants à se mobiliser (NDLR : contre le plan Marshall) . Le lendemain, les ministres modérés du gouvernement mettent leur démission dans la balance en signe de protestation.


Le dimanche 22 février, tandis que le président Benès se repose à la campagne (!), plusieurs régiments de police marchent sur Prague, sur ordre du ministre de l'intérieur, et effectuent de premières arrestations.


Le mercredi 25 février, épuisé, le président de la République se laisse convaincre d'appeler Gottwald lui-même à former un nouveau gouvernement. La légalité est sauve. Dans les faits, il s'agit d'un coup d'État qui a pu réussir grâce à la naïveté des démocrates tchécoslovaques.


Le 30 mai suivant, des élections sur liste unique donnent près de 90% de suffrages aux communistes. Le 14 juin, Gottwald est porté à la présidence de la République.


Le ministre des affaires étrangères Jan Masaryk, fils d'un champion de l'indépendance de la Tchécoslovaquie (1918), est retrouvé mort sous les fenêtres de son appartement, le 10 mars 1948, sans doute tué pour s'être opposé au coup d'État. Édouard Benès, autre champion de l'indépendance tchécoslovaque, s'éteint le 3 septembre 1948 »


Espérons que M. Saad Hariri, ne subira pas le même sort que Jan Masaryk… ou celui de son propre père.

Partager cet article
Repost0
26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 08:59
Les souverainistes dénoncent le coup d’Etat institutionnel au Liban et appellent à la mobilisation

Une nouvelle résistance est née : des rassemblements dans les villes françaises samedi prochain, et des sit-in permanents au Liban

 

http://mediarabe.info/spip.php?article1916


mardi 25 janvier 2011 - 19h35, par Mediarabe.info

Logo MédiArabe.Info

La "nouvelle résistance pacifique" est née pour défendre la souveraineté et l’indépendance du Liban, empêcher le Hezbollah d’achever son coup d’Etat et étendre Wilayat e-Faguih au pays du Cèdre et protéger le Tribunal spécial pour le Liban (TSL)

Les Libanais souverainistes se mobilisent en France

Lors d’une réunion du Courant du Futur à Paris, ses responsables ont vivement dénoncé le coup d’Etat institutionnel organisé au Liban par le Hezbollah, le retour d’un gouvernement soumis au diktat du Parti de Dieu. Ils craignent le retour de la répression et des privations des libertés et appellent les Libanais et les amis du Liban et de la souveraineté à se rassembler samedi devant l’ambassade du Liban à Paris, comme à Lyon, Nice, Lille et Bordeaux.

Dans leur communiqué, les responsables du Courant du Futur, section parisienne, ont dénoncé les manœuvres menées par les forces du 7 mai (les auteurs de la razzia du 7 mai 2008), qualifiées d’un véritable coup d’Etat institutionnel qui vise à anéantir, sous la menace des armes, le Liban pluraliste et la convivialité, en s’alliant avec les opportunistes et les arrivistes. Ces manœuvres violent la volonté de l’électorat libanais qui a donné son mandat à la majorité souverainiste. Aujourd’hui, le choix de Najib Mikati n’est qu’une distorsion de la volonté populaire et une trahison de l’esprit de la Révolution du Cèdre et du sang de ses martyrs.

Le communiqué ajoute : il est de notre devoir d’insister sur le droit de Saad Hariri de former le gouvernement représentant la majorité parlementaire, de poursuivre la Révolution du Cèdre, de fonder un Etat souverain et indépendant, et de garantir la justice pour parvenir à la vérité et faire la lumière sur les crimes commis. Ce processus est la seule garantie de la sécurité et de la stabilité du Liban.

Les signataires du communiqué ont également estimé que la désignation par Hassan Nasrallah de Najib Mikati pour former un gouvernement confirme que Nasrallah s’est imposé comme le tuteur (wali) du Liban et des Libanais est un projet de guerre civile et de partition du Liban au service des ennemis de la pluralité confessionnelle et culturelle du pays. C’est un projet destiné à ramener le Liban six ans en arrière et à le placer sous la tutelle syro-iranienne. Un projet synonyme du retour de la répression, des violations des droits des Libanais et de la confiscation de leur liberté. Un projet qui fait du Liban un théâtre permanent des conflits régionaux au détriment de la dignité de son peuple.

Pour dénoncer ce projet, le communiqué appelle les Libanais et les amis du Liban et les amoureux de la souveraineté à se rassembler devant l’ambassade du Liban à Paris (Rue Copernic - Place Victor Hugo - Paris 16ème arrondissement), samedi prochain durant l’après-midi (des précisions seront communiquées ultérieurement), ou à joindre les rassemblements qui seront organisés à Lille, Lyon, Nice et Bordeaux.

... et Liban

Le secrétariat général de l’Alliance du 14 mars vient également de lancer un appel à la mobilisation des Libanais afin d’empêcher l’installation définitive du Guide suprême de la République Libanaise (Hassan Nasrallah), afin de récupérer les élections volées, d’achever l’indépendance et de refuser le retour de la tutelle syrienne et de ses symboles et de l’installation de Wilayat e-Faguih au Liban. Tous les citoyens avides de liberté, d’indépendance et de souveraineté sont invités à se mobiliser pour défendre la République contre le coup d’Etat déguisé que vient de réaliser le Hezbollah, un parti totalitaire armé qui ne peut cohabiter avec une quelconque démocratie, qui viole la liberté et impose son choix politique par la force.

Le secrétariat général de l’Alliance du 14 mars poursuit son appel pour une mobilisation en vue de :

défendre un Etat souverain, institutionnel et libre, doté d’une seule et unique armée et débarrassé des milices. Un Etat maître de ses décisions.

défendre un Liban réconcilié avec son environnement arabe, et non pas un Liban qui serve de tête de pont contre les pays arabes au profit des puissances régionales (Iran) ;

réclamer un Liban réconcilié avec lui-même et avec le monde entier, et non pas un pays isolé, marginalisé et mis sous embargo ; pour un pays respectueux de la légalité internationale ;

défendre un Liban terrain de convivialité et de dialogue islamo-chrétien, conformément aux accords de Taëf, et non pas un Liban de confrontation.

libérer le Liban de la mainmise du parti totalitaire et de ses projets dictatoriaux déguisés ; pour consolider la justice ; pour un Etat souverain contre les Etats dans l’Etat

Pour tous ces objectifs, les Libanais sont appelés à redescendre dans la rue, pacifiquement, et de rejoindre la Place des Martyrs, baptisée Place de la Liberté depuis le lancement de la Révolution du Cèdre, le 14 mars 2005, afin de poursuivre cette révolution. L’heure a sonné : la dignité et la détermination du peuple doivent être au rendez-vous. Soyons, à partir de ce soir, auprès de Rafic Hariri, Gebran Tueini, Samir Kassir, Pierre Gemayel, Georges Haoui, Walid Eido, Bassel Fleyhan, Antoine Ghanem, Wissam Eid, François Hage et tous les autres martyrs de la deuxième indépendance, et crions ensemble :

- Non à l’annulation du TSL, 
- Non au retour de la tutelle syrienne, 
- Non à la soumission de l’Etat au diktat du Hezbollah, 
- Oui à la souveraineté et à l’indépendance de l’Etat, 
- Oui à la justice internationale.

NB : Plusieurs sit-in sont organisés à partir de ce soir sur la Place des Martyrs à Beyrouth, ainsi que dans les grandes villes du Liban, en guise de refus du coup d’Etat institutionnel. Plusieurs députés de la majorité sont dans les cortèges, comme Marwane Hamadé qui avait échappé à la mort dans un attentat à la voiture piégée en octobre 2004, et qui fut le premier attentat de la série d’assassinats commis par la Syrie et le Hezbollah au Liban. Hassan Nasrallah avait reconnu, devant Walid Joumblatt, que ses artificiers avaient fourni la voiture piégée au général syrien Jameh Jameh, sans en connaître le destinataire ! Ce soir, Hamadé, en dépit de son état de santé depuis cet attentat, a appelé ce soir le Premier ministre désigné, Mikati, à « ne pas tomber dans le piège que lui tend le Hezbollah ». Mais aveuglé par le pouvoir, Mikati persiste à vouloir former son gouvernement, et a promis de défendre la Résistance.

NDLR : beaucoup de Libanais interrogés au sujet de cette mobilisation, qui se met en place au Liban et en France, estiment que « ceux qui ont manifesté leur soutien au peuple tunisien, qui a renversé la dictature de Ben Ali le 14 janvier dernier, ne peuvent ignorer l’installation d’une autre dictature bien plus dangereuse au Liban, une théocratie importée d’Iran avec ses méthodes les plus violentes, les exécutions de ses propres citoyens sur la place publique et ses condamnations à la mort par lapidation des femmes accusées d’adultère ! » Ces Libanais espèrent que « le monde libre se mobilise avec eux pour mettre en échec le projet du Guide de la République islamique au Liban, Hassan Nasrallah ».

MediArabe.info

© Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source« MediArabe.info »

Partager cet article
Repost0
25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 23:18

 

st-trop-paques-20040050.jpgDepuis les "indépendances", dans les années 50-60, à l'époque du socialisme réel et du tiers mondisme tout puissant ces divers peuples d'Afrique du Nord et du Proche Orient ont cru en leurs dirigeants formés à l'école du communisme et de l'arabisme qui leur disaient que leur version de la modernité était bien supérieure au régime démocratique occidental.

Ce fut l'illusion, jusque dans les années 80 ; ainsi unYasmina Khadra qui n'a pas de mots assez durs pour l'opposition en Algérie, a encore la nostalgie des années 70 alors que ce fut le pire moment pour ce pays qui subit la tyrannie d'un Boumedienne amenant avec lui l'islamisme pour mieux arabiser une population à qui l'on avait vendu dans les maquis le mythe d'un pays pluriel où même les juifs et les pieds noirs auraient leur place. A cette époque et jusqu'à la révolution khomeyniste en Iran (1979), ces peuples n'ont eu qu'une version édulcorée de la démocratie, ou, plutôt une version en pis du colonialisme d'après seconde guerre mondiale, c'est-à-dire le bourrage des urnes, la ségrégation politique, l'ordre religieux de plus en plus exigeant au fur et à mesure que le pouvoir militaire désormais au pouvoir lui donne des gages pour que les religieux tiennent la société civile pendant que les généraux "apolitiques" s'enrichissent en paix (salam).

Las de ces mensonges et manques certains ont été regardés du côté de l'Iran, du moins secrètement parce que l'on ne pactise pas avec les shiites, et comme le régime communiste semblait encore plus pernicieux que le régime démocratique, les peuples de ces pays se sont dits qu'après tout il fallait aller dans cette direction, d'autant que certains intellectuels de renom (Foucault) disaient que la révolution iranienne était l'avenir en ce qu'elle répondait aux insuffisances sociétales de la société occidentale.

Ce discours a toujours pignon sur rue. Il est fort. Et même se renforce malgré ce qui se passe en Tunisie, en Egypte, parce qu'il est déjà sur sa lancée et que la pente est très abrupte, impossible de freiner, surtout avec le boycott anti-israélien qui aujourd'hui emporte toute raison ; ce qui fait qu'en définitive il y a plus aujourd'hui de sympathisants de la cause islamiste, et palestinienne, en Europe que dans les pays concernés qui eux en ont fait le tour depuis qu'ils se sont aperçus que les islamistes (palestiniens compris) ne valaient guère mieux question libertés et développement.

Les Irakiens ont en fait l'expérience après les Algériens et les Afghans : interdire de jouer aux dominos et de fumer au café, interdire la danse dans les mariages, interdire jusqu'au sport, c'était aller trop loin dans la densification de l'énergie spirituelle qui ne doit être saisi que par et dans le djihad à ériger constamment c'est-à-dire en érection permanente (d'où l'impossibilité qu'il puisse croiser une femme). Aussi, et aussi surprenant soit-il, la version hard de l'islam a plus la côte dans les pays qui ne connaissent pas l'islam au pouvoir, même déformé par la dictature ploutocrate, que dans les pays qui le subissent et qui savent bien, l'exemple de l'Iran ne s'avérant décidément pas probant, que l'islam, même intégral, ne sera pas la solution mais à nouveau le problème. Or, visiblement, ces peuples n'aspirent pas à la guerre, même contre Israël. Ce qui énerve bien par exemple ce clown pour cirque de dernière catégorie qu'est le triste sire Kadhafi qui cherche à faire les yeux doux aux tunisiens après les avoir insultés

Mais regardez ce qui se passe en France. Sont invités dans les médias pour parler de démocratie que des penseurs se prétendant ultra critiques, post démocrates ou voulant transformer la démocratie en communisme intégral. Que peuvent dire un Todd, un Rancière, Stiegler, Debray, eux qui ne font que vomir sur, en, dans, la démocratie en particulier, l'Occident en général ? N'en déplaise à Pierre-Louis Basse d'Europe 1.

Aussi conseillons aux jeunes générations de ces pays de ne pas faire l'erreur de leurs aînés qui ont cru aux âneries de tous ces cerveaux fumeux qui ont formé ceux cités plus haut, fuyez-les, allez voir ailleurs, il existe de vrais penseurs, mais, hélas, ils sont une poignée, de plus en plus âgés, et surtout mis aux oubliettes par la ploutocratie bobo post mao et hyper post moi (le déluge), parce que ces néo-Néron ont un "agenda" : ils veulent juste voir le spectacle de la Révolution comme le disait Rivarol, mais n'importe laquelle, parce que, tel le risque de mort, cela fait monter l'adrélaline,  cette courbe du climat mental qu'ils n'ont pas dans leur herbier d'expériences.

Ne tombez pas dans leur piège. Ils n'ont rien à dire sinon médire et maudire. Puisez votre inspiration ailleurs pour forger votre démocratie.

http://www.lucien-sa-oulahbib.info/article-dictatures-islamisme-pourquoi-pas-e-la-democratiess-65776237.html

Partager cet article
Repost0
25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 18:35
Mieux vaut tard que jamais ! En reportant sa visite officielle en Syrie, Bernard Accoyer se méfie des mauvaises fréquentations avec les dictateurs

mardi 25 janvier 2011 - 14h20, par Mediarabe.info

Logo MédiArabe.Info

Selon une dépêche d’AFP, la visite officielle en Syrie du président de l’Assemblée nationale française Bernard Accoyer, programmée de mercredi à vendredi, a été reportée sine die "compte tenu de l’évolution de la situation régionale", notamment au Liban, a annoncé mardi la Chambre basse du Parlement.

Le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, devait se rendre en Syrie, accompagné d’une délégation de députés issus de la majorité et de l’opposition. Aucune nouvelle date pour ce déplacement n’a été fixée pour le moment. Les souverainistes libanais se félicitent de ce report, mais auraient préféré son annulation pure et simple, non pas par hostilité à la Syrie ou au renforcement des relations entre la France et la Syrie, mais surtout pour « protéger les responsables français et leur image à l’étranger », où ils sont accusés de connivence avec les dictateurs.

Officiellement, le report est lié à l’évolution de la situation au Liban et dans la région. Mais il ne fait pas de doute que Paris est aussi et surtout contraint de refaire ses calculs, de revoir certaines de ses alliances et tirer les conclusions qui s’imposent après la mauvaise expérience de la chute du dictateur de Tunisie et ami de la France, Ben Ali. Un scénario qui peut et qui doit se reproduire avec Assad de Syrie, de plus en plus contesté à l’intérieur de son pays, mais également dans tous les pays arabes.

MediArabe.info

© Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source« MediArabe.info »

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
  • Contact

Traducteur

English German Spanish Portuguese Italian Dutch
Russian Polish Hebrew Czech Greek Hindi

Recherche

Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

Les news de blogs amis