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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 09:58
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-juifs-de-turquie-et-le-59523
http://www.lefigaro.fr/medias/2009/01/31/f0bdfcba-ef07-11dd-8a3b-ba5a2da30ce2.jpg
Les Juifs de Turquie et le génocide arménien
L’intellectuelle turque Ayse Gunaysu a signé le 20 Juillet 2009 un article en anglais dans Armenian Weekly (USA). Elle s’y penche sur « l’ouvrage innovant de l’historien et chercheur indépendant turc Rifat Bali, publié récemment en Turquie, [qui] révèle des faits et des rapports de première main qui illustrent clairement comment l’establishment turc faisait chanter les dirigeants de la communauté juive et, par leur intermédiaire, les organisations juives aux États-Unis, afin de garantir leur soutien à la position turque contre la campagne des Arméniens pour la reconnaissance du génocide. » Rıfat Bali est spécialiste de l’histoire contemporaine des Juifs de Turquie sous la République turque. Il s’intéresse plus particulièrement aux questions de la citoyenneté, des relations avec l’État, les médias et la société turque, de l’antisémitisme et des théories du complot. Son livre Devlet’in Ornek Yurttaslari-Cumhuriyet Yıllarında Türkiye Yahudileri 1950-2003 [« Les citoyens modèles de l’Etat : les Juifs de Turquie dans la période républicaine 1950-2003] est en fait le volume complémentaire de Bir Turklestirme Seruveni-Yıllarında Türkiye Cumhuriyet Yahudileri, 1923-1945 [Une histoire de turquification : Juifs de Turquie dans la période républicaine 1923-1945], un ouvrage de référence publié par Bali en 1999, qui révèle la vraie image des relations de domination entre l’élite au pouvoir et les non-musulmans en général (et les Juifs, en particulier), après la fondation de la République turque. 
http://www.tourisme-voyage.info/fiches_pays/turquie/images/carte_turquie.gif
Un ouvrage innovant de l’historien et chercheur indépendant Rifat Bali, publié récemment en Turquie, révèle des faits et des rapports de première main qui illustrent clairement comment l’establishment turc faisait chanter les dirigeants de la communauté juive et, par leur intermédiaire, les organisations juives aux États-Unis, afin de garantir leur soutien à la position turque contre la campagne des Arméniens pour la reconnaissance du génocide. 

Le titre du livre, Devlet’in Ornek Yurttaslari-Cumhuriyet Yıllarında Türkiye Yahudileri 1950-2003, peut être traduit en anglais à peu près comme « The Model Citizens of the State - Jews of Turkey in the Republican Period 1950-2003. » [Nota CVAN : « Les citoyens modèles de l’Etat : les Juifs de Turquie dans la période républicaine 1950-2003. »] Dans cet article, je vais me référer à l’ouvrage sous le nom « Les citoyens modèles ».) 

Le livre est le fruit du travail méticuleux de Bali effectué en plusieurs années sur près de 15 sites d’archives à travers le monde, y compris les Archives juives américaines (Cincinnati, Ohio), les Archives Internationales B’nai B’rith (Washington, DC), l’Administration des archives et des rapports nationaux (Maryland), Les Archives nationales d’Israël (Jérusalem), les Archives centrales sionistes (Jérusalem), les Archives d’Etat de Turquie (Ankara), les Archives publiques à Tel Aviv, des archives privées (comme celles de Manajans Thompson AS, une agence de publicité basée à Istanbul), et ses archives personnelles. 


Photo (une synagogue en Turquie) : D.R.

Il a également étudié des centaines de livres, des thèses et des articles en turc et en d’autres langues, et a interrogé de nombreuses personnes. 

« Les citoyens modèles » est en fait le volume complémentaire de Bir Turklestirme Seruveni-Yıllarında Türkiye Cumhuriyet Yahudileri, 1923-1945 (Une histoire de turquification : Juifs de Turquie dans la période républicaine 1923-1945), un ouvrage de référence publié par Bali en 1999, qui révèle la vraie image des relations de domination entre l’élite au pouvoir et les non-musulmans en général (et les Juifs, en particulier), après la fondation de la République turque. 

Les livres de Rifat Bali représentent les plus riches sources d’informations pour ceux qui envisagent d’étudier l’histoire des non-musulmans en Turquie pendant la période républicaine. These books differ from others by their sheer wealth of archival references, details from daily life, and insights into the political, social, and cultural background.Ces livres diffèrent des autres par leur richesse des références aux archives, des détails de la vie quotidienne, et des idées issues du contexte des vies politique, sociale et culturelle. 

Ils sont le résultat du travail ardu et inlassable effectué à la fois dans les archives publiques et privées, à cela s’ajoute le balayage très détaillé de la presse quotidienne, qui, étant évident dans les deux volumes de l’histoire des Juifs de Turquie, met en lumière significativement la manière dont "l’ordre" en Turquie, un système organique couvrant non seulement l’appareil d’État, mais aussi les représentants de la « société civile », des entreprises d’affaires jusqu’à la presse, fonctionnait dans l’ensemble pour traiter les non-musulmans en Turquie comme des otages et pas comme des citoyens égaux. 

Bien que l’histoire des minorités en Turquie soit devenue un sujet d’intérêt dans le monde universitaire dissident et dans un cercle limité d’intellectuels (notamment après le tournant du millénaire, en même temps avec l’adhésion future de la Turquie à l’Union européenne), pour autant que je puisse voir, aucun des travaux dans ce domaine n’est soutenu par une telle analyse détaillée de la presse, qui va jusqu’aux dessins animés, en plus de nouvelles et d’articles.
http://www.conspiracywatch.info/photo/788232-965153.jpg

Le lobbying des Juifs turcs contre la reconnaissance du génocide arménien 

Dans son livre de 670 pages, Rifat Bali donne un compte rendu détaillé des efforts du gouvernement turc pour mobiliser ses sujets Juifs pour gagner le soutien du lobby Juif aux États-Unis contre les militants arméniens. 

En même temps, Bali montre comment les autorités turques ont, dans le même but, joué le gouvernement israélien contre les gouvernants américains en utilisant sa position stratégique au Moyen-Orient, à la fois en promettant des récompenses (c’est-à-dire, élever le niveau des relations diplomatiques avec Israël), à la fois en faisant ouvertement ou secrètement des menaces (c’est-à-dire, couper les ressources vitales de logistique militaire d’Israël, en empêchant l’utilisation de bases américaines en Turquie). 

Le livre offre aussi un riche matériel sur la manière dont des diplomates turcs et les porte-paroles semi-officiels des politiques turques, alors qu’effectuant leurs activités de lobbying, ont menacé Israël et les États-Unis, en indiquant que si le lobby juif ne réussissait pas à empêcher les initiatives des Arméniens à l’étranger, la Turquie pourrait ne pas être en mesure de garantir la sécurité des Juifs de Turquie. 

Ces initiatives arméniennes comprenaient la projection d’un documentaire sur le génocide arménien par une chaîne de télévision israélienne en 1978 et en 1990 ; la participation des Arméniens à une conférence internationale en Israël en 1982 ; les projets de loi sur le génocide arménien en discussion à la Chambre des Représentants américaine, et ainsi de suite.
http://www.fsa.ulaval.ca/personnel/vernag/dessins/juifs_algerie.jpg

C’était une pratique courante pour les autorités turques de nier toujours de telles menaces. 

Toutefois, le travail diligent de Bali dans les archives révèle des comptes-rendus de première main qui confirment ces allégations. 

Mais ce n’est pas tout. Rifat Bali, tout au long de son livre, détaille l’ensemble socio-politique de l’élaboration du processus visant à faire des dirigeants de la communauté juive, des partisans actifs de la lutte du gouvernement turc contre les « revendications arméniennes » dans l’arène internationale. 

Maintenant, penchons-nous sur ce contexte. De ce que Bali nous révèle, nous pouvons voir qu’il y a toujours eu un antisémitisme frénétique, extrêmement vulgaire et exprimé librement par les fondamentalistes islamiques et des racistes, et ouvertement toléré par le gouvernement et le système judiciaire. 

Un pareil antisémitisme, qui s’intensifiait lors des tensions croissantes entre Israël et les pays musulmans du Moyen-Orient, allait souvent jusqu’à faire chaleureusement des louanges à Hitler d’avoir fait une bonne chose et d’avoir exterminé les Juifs ; déclarer les Juifs, les ennemis de l’entière race humaine ; lister les caractéristiques attribuées aux Juifs comme étant les pires que l’on peut trouver chez les êtres humains ; et dans un cas, l’affichage d’annonces publicitaires sur les murs des quartiers d’Istanbul peuplés par des Juifs ; et dans un autre cas, l’envoi de lettres à des membres éminents de la communauté juive en menaçant que s’ils ne quittaient pas « l’enfer de la Turquie » dans un délai d’un mois, personne ne serait responsable de ce qui se passera pour eux. 

Lorsque les dirigeants communautaires juifs ont approché les autorités en vue d’une position ferme contre un tel antisémitisme affiché, la réponse a été la même : ce sont des voix marginales qui n’ont pas d’effet significatif sur le grand public, et la liberté d’expression existe en Turquie.
http://www.christophemasse.fr/IMG/jpg_scan75S-070531.jpg

L’éternel endettement des Juifs envers les Turcs 

Un fait important à propos d’un aussi violent antisémitisme, c’est qu’il va de pair avec la conception officielle et publique répandue sur les Juifs, faisant d’eux des personnes qui sont redevables à leurs hôtes ; c’est une dette qui ne peut pas être payée, peu importe à quel point les débiteurs essaient de le faire. 

Cette opinion n’est pas partagée seulement par des éléments extrémistes en Turquie, mais aussi par l’ensemble de la société, des élites aux gens moyens. Il s’agit d’une conviction délibérément conçue et maintenue par l’Etat. Et cela assure la génération et la régénération perpétuelles, sans fin et sans restriction, des relations de domination en Turquie entre l’Etat et les non-musulmans en général, et les Juifs en particulier, manifestées dans le traitement de ces derniers comme des otages. Il y a des manifestations régulières de ces relations. 

Le plus insupportable est la répétition éhontée, extrêmement offensive, tout à la fois par les haut-fonctionnaires officiels du gouvernement et les principaux médias, sur la manière dont la Turquie a généreusement offert un abri pour les Juifs en 1492 quand ils ont été expulsés d’Espagne, et comment le peuple turc a toujours eu la « bonté » de traiter les Juifs avec « tolérance » à travers l’histoire. 

Ce thème est répété à chaque occasion, mais est exprimé à plus haute voix et avec plus d’autorité chaque fois que la pression sur la Turquie à propos du génocide arménien augmente à l’étranger. Un autre thème a été l’obligation des Juifs de montrer des preuves matérielles de leur gratitude à la Turquie en raison de son accueil des scientifiques Juifs allemands, juste après l’accession des Nazis au pouvoir. 

(Les lecteurs du premier volume de Bali vont instantanément se souvenir comment la Turquie a refusé des milliers de demandes d’asile de Juifs allemands ; comment 600 Juifs de Tchécoslovaquie, à bord du navire "Parita", ont été refoulés, et comment, durant l’hiver 1942 [Nota CVAN : 1941], les 768 passagers du navire roumain "Struma"’[Nota CVAN : voir note 1], après avoir été laissés en quarantaine, dans la misère et la faim, pendant des semaines au large d’Istanbul, ont été envoyés à la mort dans la mer Noire par les autorités turques, avec pour conséquence, un seul survivant.)

http://vigilancecitoyenne.20minutes-blogs.fr/album/taalat_le_hitler_turc/cover_talaat.jpg
Talaat Pacha

Un exemple parlant est l’histoire de la fureur qui a éclaté en Turquie en 1987, lorsque le Conseil du Musée américain du Mémorial de l’Holocauste à Washington, D.C., a décidé d’inclure le génocide arménien comme premier génocide du 20e siècle, dans le Musée mémorial qui était en train d’être construit. 

Les médias principaux, et pas seulement les extrémistes ultra-nationalistes, ont lancé une campagne qui allait durer des années. Melih Asik de Milliyet (qui s’est toujours positionné comme un journal libéral et démocratique), dans son article du 20 décembre 1987, a accusé "les Juifs" d’être des "ingrats". 

Après avoir suivi la manie régulière visant à rappeler aux Juifs la générosité des Turcs en 1492 et pendant la Seconde Guerre mondiale, il notait : « Nous les avons traités avec la plus grande gentillesse durant de nombreuses années, et maintenant ces mêmes Juifs se préparent à nous présenter au monde comme génocidaires dans le musée de l’Holocauste. Before everything else this behavior should be exhibited in the museum of ’historical displays of ingratitude and disgrace.’”Avant tout, ce comportement doit être exposé dans le musée des ’expositions historiques d’ingratitude et de honte’ ». 

Comme on peut le constater, Melih Asik est vraiment convaincu que ses lecteurs ne s’interrogeraient pas sur l’emploi des mots "ces mêmes Juifs", ni sur le ridicule de l’identification de ces Juifs qui ont cherché refuge dans l’Empire ottoman en 1492, avec ceux assis en 1987, au Conseil du Musée du Mémorial de l’Holocauste. Il en est convaincu, parce qu’il sait que cette identification et cette réduction identitaire font partie d’un schéma intériorisé tous les jours par les lecteurs de la presse turque. 

Un autre présentateur très libéral et démocrate de Turquie, Mehmet Ali Birand, connu comme briseur de tabous au cours des dernières années, a rejoint et a même dépassé Asik, dans son article du 29 décembre 1987 paru dans Milliyet. 

Dans cet article, il a publiquement appelé les Juifs de Turquie à remplir leur « devoir de reconnaissance » et à faire de leur mieux pour empêcher les Arméniens d’inclure le génocide arménien dans le musée. 

Il a ajouté : "N’est-ce pas notre droit d’attendre [une telle manifestation de gratitude] de tous les citoyens turcs ?" Il n’est guère besoin de mentionner que, juste avant l’appel au devoir, Birand cède à la routine de mentionner la générosité des Turcs à l’égard des Juifs en 1492. 

Pas un apologiste du tout 

Pourtant, il est important de noter que Bali ne s’intéresse pas à justifier les efforts vigoureux du lobby juif pour plaire aux autorités turques. Bien qu’il propose plein d’éléments de preuve de l’énorme pression à laquelle est soumise la communauté juive de Turquie, cette évidence ne l’empêche pas de rendre un compte critique de la façon dont le leadership juif en Turquie a fait preuve d’un empressement à défendre les points de vue turcs et à soutenir les politiques officielles turques. 

Il existe, dans le livre, de nombreux témoignages de la façon dont le Grand Rabbinat de Turquie a confirmé le bonheur et le bien-être de la communauté juive en Turquie, en s’opposant à la promotion de la thèse du génocide arménien, et de la façon dont la fondation Quincentennial, créée par des dirigeants juifs de Turquie en 1992 pour célébrer le 500e anniversaire de l’arrivée des Juifs en terres ottomanes, a activement défendu les thèses officielles turques. 

Avec ce livre, il est clair que Bali n’aime pas faire de commentaires sur le sens de ses découvertes, il met plutôt les faits tous ensemble, comme un scientifique, en évitant de faire des commentaires personnels, d’en tirer des conclusions ou de faire des hypothèses sur les raisons ou les résultats de certains faits et événements. 

Ce qu’il expose est suffisamment clair pour donner l’image complète aux yeux du lecteur. 

C’est au lecteur de reconnaître, par exemple, le fait que ceux qui critiquent les Juifs turcs pour leur soumission, n’ont pas le droit d’attendre du courage, quand aucun d’entre eux n’a levé la voix contre l’antisémitisme enragé, librement affiché par les fondamentalistes, ou contre les insinuations des fonctionnaires du gouvernement, ou contre les menaces tout à fait évidentes des leaders d’opinion qui ont maintenu les Juifs en état d’avoir à prouver leur loyauté envers l’Etat turc ou de renoncer à leur droit d’être traités comme des citoyens égaux. 

Un dernier mot sur le livre de Rifat Bali "Les citoyens modèles." Il doit être traduit en anglais pour ceux qui sont intéressés par le facteur juif dans la lutte de la Turquie contre les initiatives des Arméniens à faire reconnaître le génocide. Sans la lecture de ce livre, il serait impossible à quiconque, que soit en Turquie ou ailleurs, de faire une évaluation réaliste, objective et complète des succès de la Turquie dans l’obtention du soutien des dirigeants juifs. 

Au-delà de ça, « Les Citoyens modèles » est aussi un guide pour comprendre combien l’antisémitisme est encore profondément enraciné [Nota CVAN : voir note 2] dans une Turquie qui prétend être un pays européen et qui frappe à la porte de l’U.E. 

Il montre également la puissance possible quand les ressources humaines d’un pays sont mobilisées contre ses citoyens juifs afin de faire agir les dirigeants de la communauté juive dans le sens où on leur demande d’agir. 

En tournant les pages du livre de Bali, le lecteur est invité à voir que l’antisémitisme a un contexte historique tellement horrible et tellement vivant dans la mémoire collective qu’il peut être très utile dans la manipulation des victimes, et plein de succès pour tailler des "citoyens modèle" comme exécuteurs volontaires des politiques gouvernementales. 


Traduction de l’anglais : L.A. pour le Collectif VAN - 28 juillet 2009

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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 12:14

par Daniel Pipes
Jerusalem Post
24 juin 2009

http://fr.danielpipes.org/6430/un-appel-a-laudace-americaine-en-iran

Version originale anglaise: A Call for American Boldness in Iran
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Par une coïncidence frappante deux expressions très différentes de la dissidence iranienne se sont matérialisées exactement en même temps sur deux continents, le samedi 20 juin. Entre ces deux expressions la République islamique d'Iran se trouve confrontée à un défi sans précédent.

 

Dans une grande salle d'exposition juste au nord de Paris, le 20 juin, environ 20.000 personnes ont assisté à un évènement organisé par le groupe d'opposition iranien le plus grand et le mieux organisé, les Moudjahidînes e Khalq ( ou Moudjahidines du peuple d'Iran)
























Une manifestation a eu lieu dans les rues d'Iran, où des milliers d'Iraniens fatigués de vivre sous une tyrannie religieuse, ont défié le diktat du Guide suprême Ali Khamenei ordonnant qu'ils acceptent les résultats de l'élection présidentielle du 12 juin, selon lesquels le Président Mahmoud

 












Ahmadinejad avait soi-disant battu son principal rival Mir Hossein Moussavi avec une très large avance.

Les deux, autant les manifestants que Moussavi, ont montré du courage mais les premiers semblent plus radicaux que ce dernier. Le site web de Moussavi annonce qu'il ne cherche pas la confrontation avec les « frères » servant dans les Forces de Sécurité d'Iran pas plus qu'il ne souhaite contester le « système religieux » institué par l'ayatollah khomeyni. Au contraire, le site déclare « Nous sommes confrontés à des manquements et des mensonges. Nous cherchons à apporter des réformes qui nous ramènent à la pureté des principes de la République islamique. »

Cette timidité contraste avec la position hardie des manifestants de la rue qui crient « Mort au dictateur » et même « Mort à Khamenei », un écho aux deux slogans perpétuels du régime « Mort à l'Amérique » et « Mort à Israël », impliquant le souhait de ne pas seulement corriger le « système religieux » de Khomeyni mais traduisant une aspiration à en finir avec le régime dominé par les mollahs ( ecclésiastiques de l'Iran).

L'autre action de protestation a eu lieu dans une vaste salle d'exposition qui se trouve juste au nord de Paris, où le groupe d'opposition iranien le plus grand et le mieux organisé- les Moudjahidînes-e-Khalq ou les Moudjahidînes du peuple d'Iran ( MEK ou PMOI)- s'est joint à des groupes plus petits pour tenir leur réunion annuelle.

Des dizaines de milliers de personnes étaient présentes. Moi-même j'y étais.

Le moment le plus émouvant de l'assemblée s'est produit quand la foule très inquiète a appris qu'en Iran il y avait eu des tués ou des blessés parmi ceux qui avaient entrepris une marche pacifique. A ce moment, la liberté de réunion possible en France formait un contraste saisissant avec l'interdiction de cette même liberté en Iran. Plus tard, ce jour là, il y aurait la confirmation de la crainte obsessionnelle du régime vis-à-vis des Moudjahidînes, quand le chef-adjoint de la police, Ahmad Reza Radan, a blâmé ces « voyous casseurs » de Moudjahidines pour la violence exercée par son propre gouvernement contre les manifestants pacifiques.

La MEK (les moudjahidînes) a installé une impressionnante exposition – comme elle l'avait fait déjà lors de la dernière réunion à laquelle j'avais assisté en 2007, avec des dignitaires, cérémonial fait pour la télévision, avec un puissant discours de son leader, Maryam Radjavi . Comme les manifestants de la rue, elle a également appelé à la disparition du régime khomeyniste. Dans un discours de 4000 mots, elle a su éviter avec bonheur les attaques contre les Etats-Unis ou Israël et a exclu la théorie de la conspiration belliqueuse, si couramment employée dans la vie politique iranienne.

Au lieu de cela , elle

  • a ridiculisé le régime qui représente les manifestants comme des agents de l'Occident
  • a amèrement déploré que les cadavres de manifestants aient été « enveloppés dans des drapeaux américains » puis foulés aux pieds.
  • a condamné les crimes du régime en Irak et son « exportation du terrorisme » au Liban, à l'Autorité palestinienne et en Afghanistan
  • a prédit que « le début de la fin » de la République islamique d'Iran était en cours
  • a critiqué l'administration Obama pour donner une autre chance au régime, en notant que l'administration Bush avait rencontré les représentants 28 fois sans succès.

Myriam Radjavi a justement appelé à une politique américaine plus forte envers Téhéran, en expliquant dans une récente interview que « l'occident peut stopper le programme nucléaire s'il tient tête avec courage aux Mollahs . »

Malheureusement, tenir tête avec courage aux mollahs n'a jamais été la politique américaine. Jimmy Carter a docilement accepté leur domination. Ronald Reagan leur a envoyé des armes. Pour gagner leur faveur, Bill Clinton a mis les Moudjahidines du peuple iranien (MEK) sur la liste des terroristes. George W. Bush n'a pas déjoué leurs projets d'armes nucléaires. Et Barack Obama espère obtenir des concessions de la part de Téhéran sur la question des armes nucléaires en s'éloignant lui-même des dissidents.

Au lieu de cela, le changement continuel de l'Iran devrait inviter à l'audace et à l'innovation. Le temps est enfin venu pour que prenne place une solide politique des Etats-Unis qui encourage ceux qui crient « Mort à Khamenei » et qui tire parti de la peur exagérée que les Moudjahidînes suscitent dans les milieux iraniens du pouvoir (premier pas : en finir avec la liste ridicule des Moudjahidines considérés comme organisation terroriste)

Comme le représentant Peter Hoekstra (Républicain du Michigan) le note, le changement de régime en Iran deviendra vraiment urgent , si les mollahs se mettent à utiliser des armes nucléaires.

Le mouvement essentiel et potentiellement victorieux qui est en train de se former à la fois dans les rues d'Iran et dans les salons en Europe, représente mieux non seulement les valeurs occidentales mais aussi les intérêts occidentaux.

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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 09:10
Par YAAKOV KATZ 
25.06.09
www.jpost.com

Quelle que soit l'issue des événements en Iran, un seul sujet intéresse Jérusalem : le programme nucléaire iranien


PHOTO: AP , JPOST

La semaine dernière, le président américain Barack Obama a fait comprendre, haut et fort, qu'il n'avait aucune intention d'interférer directement dans les affrontements iraniens qui ont éclaté le lendemain des élections présidentielles du 12 juin dernier. Peu de temps après cette déclaration, le Département d'Etat a annoncé, cependant, qu'il avait pris contact avec les dirigeants du réseau Twitter pour leur demander de retarder la fermeture temporaire de leurs services afin de permettre aux manifestants iraniens de continuer à se servir du réseau comme moyen de communication avec le monde extérieur - compte tenu de la censure généralisée instaurée par le régime iranien. En effet, les manifestants se servent de Twitter comme d'un outil de communication pour révéler au monde entier la violence de la répression nationale. Mais la plate-forme permet également aux partisans du candidat réformiste, Hossein Moussavi, d'organiser plus efficacement leurs manifestations. Washington n'est pourtant pas seul face à ce dilemme. Faut-il tenter d'influencer les événements en Iran ou s'en écarter complètement ? Quelle que soit la réponse, les Etats-Unis sont perçus, particulièrement par les groupes iraniens d'opposition à travers le monde, comme le seul pays à pouvoir redonner espoir à des centaines de milliers d'Iraniens fermement décidés à renverser le régime de Mahmoud Ahmadinejad.

A Jérusalem, la question est encore plus complexe, et les commentaires officiels ont tendance à se contredire depuis le déclenchement des événements. Le premier à avoir pris la parole sur ce sujet : le chef du Mossad, Meïr Dagan, dont l'apparition devant la commission parlementaire de la Défense et des Affaires étrangères a coïncidé avec les déclarations du président américain. Dagan estimait alors que les manifestations "ne dureraient pas longtemps". Un jour plus tard, l'ancien responsable des services de renseignements de Tsahal, Aharon Zeevi Farkash, affirmait précisément le contraire.

Selon lui, ces soulèvements sont le début d'un schisme sans précédent dans les plus hautes sphères de la société iranienne, au pouvoir depuis la révolution 1979. Plutôt que de tirer des plans sur la comète, le ministre de la Défense, Ehoud Barak, a préféré quant à lui se concentrer sur les candidats. Interrogé à ce sujet, lors de son déplacement au Salon du Bourget la semaine dernière, Barak a répondu : "Ne nous laissons pas tromper. Moussavi n'aurait pas été élu député à la Knesset ou gouverneur du Maryland. Il s'agit d'un extrémiste religieux." Son refus de se prononcer de manière officielle sur le scrutin iranien est surtout fondé sur son expérience de terrain. En amont des élections législatives palestiniennes de janvier 2006, les services israéliens de renseignements étaient certains de la victoire du Fatah.

Pourtant, le Hamas a remporté la majorité des voix. Peu de temps avant le dernier scrutin libanais, les pronostics israéliens plaçaient le Hezbollah en tête. Encore une fois, les prévisions étaient fausses : le gouvernement libanais sera dirigé par le candidat pro-occidental, Saad Hariri.

Finalement, en ce qui concerne Israël, les élections iraniennes se résument à un problème essentiel : le programme nucléaire et les chances de le voir abandonné, que le président soit Ahmadinejad ou Moussavi. Selon un courant de pensée au ministère de la Défense, Ahmadinejad est utile parce qu'il sert les intérêts israéliens à court terme. Ses appels à la destruction de l'Etat juif et son négationnisme officiel finissent par contribuer aux efforts diplomatiques israéliens visant à condamner Téhéran, selon certains. "D'un point de vue occidental et à long terme, en revanche, il serait plus bénéfique qu'un dirigeant réformiste prenne les rênes du régime iranien, parce qu'il sera simplement plus ouvert au changement", ajoutent-ils.

D'autres se montrent clairement en faveur de Moussavi. Après tout, ce n'est pas comme si nous avions réussi à miner les ambitions nucléaires iraniennes, expliquent-ils. Et l'Allemagne et l'Australie continuent de signer des contrats de plusieurs milliards de dollars avec la République islamique, lui permettant notamment d'améliorer à grand pas son processus d'enrichissement d'uranium.

Renforcer les sanctions

Devant les membres de la Knesset, Dagan a semé la confusion en affirmant que, si le programme iranien se poursuivait au même rythme, Téhéran sera doté de sa première bombe atomique d'ici 2014. Une déclaration qui vient contredire les remarques de la division de Recherche des services militaires de renseignements, selon lesquelles l'Iran possédera suffisamment d'uranium pour fabriquer une bombe dès la fin de cette année. En réalité, les deux prévisions ne se contredisent pas du tout.

La division de Tsahal évoquait la période à laquelle Téhéran sera capable d'augmenter les niveaux d'enrichissement de l'uranium à des fins nucléaires. Autrement dit, nous franchirons un véritable "point de non retour" en 2010, pour deux raisons : d'une part, l'Iran maîtrisera parfaitement ses propres technologies et, par conséquent, même si son programme est stoppé, Téhéran pourra alors le reprendre, à tout moment, là où il s'était arrêté. D'autre part, l'Iran pourra programmer des essais souterrains, et s'offrir une entrée dans le club très exclusif des puissances nucléaires. Dagan, lui, expliquait qu'il faudra encore quelques années, une fois le "point de non-retour" franchi, avant que le Régime ne se dote d'une arme nucléaire pouvant être installée sur un missile longue portée. "L'Iran pourra conduire des essais souterrains, comme l'a fait la Corée du Nord, avant de pouvoir tirer des missiles à tête nucléaire", affirme-t-il.

Contrairement à l'opinion générale, Tsahal ne veut pas avoir recours à la force à tout prix. La grande priorité du moment, selon le chef d'état-major Gabi Ashkénazi, est avant tout d'intensifier les sanctions. La détérioration du climat économique mondial, en général, et l'inflation iranienne couplée à un taux de chômage élevé, en particulier, forment les conditions idéales pour que des sanctions plus sévères aient l'effet désiré. Jérusalem compte tout particulièrement sur une intervention américaine dans ce sens - si le dialogue qu'Obama prévoit d'ouvrir avec Téhéran se soldait par un échec. Quoi qu'il en soit, en attendant, l'armée israélienne se prépare à toutes les éventualités.

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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 06:21

 

 Tant que les Gardiens de la révolution soutiendront le président actuel, il n’y aura pas d’espoir de réforme en Iran.

25.06.2009 | Shahir Shahidsaless | Asia Times Online
http://www.courrierinternational.com
 

A en croire les réformistes iraniens, les 125 000 membres des Gardiens de la révolution (Sepah-e Pasdaran) assureraient près de la moitié des importations en faisant de la contrebande à partir de leurs embarcadères militaires sur les rives du golfe Persique. Plus largement, ils contrôleraient un tiers de l’activité économique du pays. Du bâtiment à l’ingénierie en passant par le secteur pétrolier, partout où l’on brasse des capitaux, les pasdarans sont présents, officiellement ou non. 

C’est probablement grâce à leur influence que Téhéran s’est imposé comme un acteur majeur dans la région, notamment en Irak. Leurs opérations de renseignement ainsi que l’équipement, l’organisation et le financement de mouvements islamistes exigent énormément d’argent. Ahmadinejad était le candidat idéal pour aider les pasdarans à atteindre leurs objectifs. Sa détermination de fer, ses convictions idéologiques, sa popularité, son extrémisme et sa recherche de la confrontation en ont fait un bon investissement. Depuis son arrivée au pouvoir, en 2005, et jusqu’aux dernières élections, Ahmadinejad a bénéficié du soutien ouvert et indéfectible des Gardiens de la révolution. 

En février 2009, un rapport de l’office national chargé des audits a révélé la disparition de 1 milliard de dollars [des revenus du secteur pétrolier]. Selon les opposants réformistes, le total des détournements de pétrodollars pourrait se monter à près de 46 milliards de dollars. Certains observateurs estiment que Téhéran a dépensé une bonne partie de cet argent en Irak et au Liban par le canal des pasdarans. A ce titre, il est intéressant de noter que le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, a été le premier homme politique étranger à féliciter Ahmadinejad après sa réélection. 

Seule une poignée d’individus, dont le guide suprême, Ali Khamenei, sont informés du financement des pasdarans. L’arrivée au pouvoir d’un nouveau venu aurait pu coûter très cher aux Gardiens de la révolution. Cela aurait pu remettre en question non seulement leur mainmise sur les revenus pétroliers, mais également la réalisation de centaines de projets – gaziers et pétroliers – élaborés avec des sociétés affiliées à leur organisation. Pis encore, si une nouvelle équipe de dirigeants étaient amenés à découvrir l’ampleur des détournements ainsi que leur utilisation finale, les conséquences pourraient être imprévisibles. Deux jours avant l’élection présidentielle, Yadollah Javani, haut responsable et stratège politique des Gardiens de la révolution, a accusé les opposants au président Ahmadinejad de vouloir déclencher une “révolution de velours”. Javani avait déclaré que les pasdarans n’hésiteraient pas à réprimer toute tentative de révolution après les élections.

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 11:59
D'après une dépêche Debkafile, http://www.debka.com/headline.php?hid=6148 , les sattelites américains et divers navires, dont le destroyer USS John S. Mac Cain suivent à la trace un navire nord coréen suspect de transporter des armes en direction de Myanmar. Obama a déclaré, face aux menaces de la Corée du Nord - de tirer très bientôt un missile en direction de Hawaï, qu'il ne pourrait atteindre, étant donnée la distance, mais relèverait d'un véritable défi adressé directement au rôle de leader mondial de l'ordre nucléaire global que tiennent les Etats-Unis,- que son "Administration et son armée se tenaient prêts à toute éventualité". La stratégie de moindre frais serait d'arraisonner et d'inspecter le navire en question. Ce geste serait vite interprété comme un "acte de guerre" par Pyongyang, qui envisagerait alors des mesures de représailles. En agissant avec suffisamment de fermeté, quitte à couler ce navire, Obama pourrait envoyer un sérieux avertissement à la coalition des Etats-voyous, qu'entend diriger Kim Jon Il, en démultipliant ses propres provocations, mais surtout, en faisant avancer les pions de ses autres partenaires (Iran, Syrie, Vénézuela, Soudan, etc.) pour déstabiliser l'Amérique et l'Occident, mis devant une suite de "faits accomplis" de facture nucléaire, qui se paierait ensuite chèrement.

S'il est difficile d'opérer au grand jour, face à la situation volatile en Iran-même, il est devenu urgent de réagir face à ses alliés objectifs jouant du même registre. En Iran aux abois face à sa propre situation intérieure serait momentanément sans réaction, mais averti que ses espoirs les plus fous de chantage nucléaire risqueraient de se solder par des mesures aussi draconniennes. Cela ne permettrait pas immédiatement une sortie de crise au Moyen-Orient ni en Iran-même, mais couperait l'herbe sous le pied aux Mollahs, sans visibilité à terme pour offrir une adversité crédible et devant se consacrer à des aménagements internes (même si jouant de contre-feux terroristes en d'autres points du globe).

Obama osera t-il relever le défi en cascades de centrifugeuses? Ou continuera t-il à emprunter des postures minimalistes faites de successions d'hésitations et d'indécisions toutes préjudiciables au rang de l'Amérique dans le concert des nations, en se contentant de menaces de sanctions économiques, face à des pouvoirs totalitaires qui ont, d'ores et déjà, décidé d'étrangler leurs propres peuples? Le test, ici, est majeur et défini son avenir politique.

Concernant la situation en Iran elle-même, Obama et les Européens ne sont pas non plus sans leviers d'action sur le court ou plus long terme. D'abord, les offres de négociation devraient être suspendues tant qu'existe un soupçon de falsification des élections, laissant entendre que les Américains négocieraient avec un pouvoir illégitime aux yeux de sa propre population, susceptible de n'agir que pour son propre compte et non "au nom de la nation d'Iran". Il n'y a pas, non plus, d'offre à faire à un pouvoir prêt à tout pour parvenir au nucléaire et qui annonce clairement au monde ses intentions, par le fait même de ces manipulations, l'ampleur des répressions. Imagine t-on le peupe d'Amérique ou ceux d'Europe et du monde civilisé, se contenter de mascarades avec un pantin auto-proclamé et désigné par le Guide suprême, pendant qu'on a conscience des tortures, emprisonnements, éliminations, pressions sur les familles, etc. ? Quel crédit, quelle valeur auraient cette façon de négocier par-dessus l'épaule des peuples, pour celui qui prétend apporter la stabilité et la paix au plus grand nombre? Sans gestes concrets de clémence et de bonne volonté (et sans plus d'ingérence, à la limite), c'est choisir ouvertement de serrer la main à un tortionnaire intérieur et se couper des souffrances du peuple iranien. Quelle légitimité diplomatique et internationale aurait une telle démarche de compromission avec un des derniers pouvoirs féodaux au monde?

D'autre part, nous le voyons bien, cette répression laisse augurer que les sanctions économiques sont absolument sans effet sur le pouvoir central, mais qu'elles ont pour conséquence une saturation populaire de subir les conséquences de cette politique jusquauboutiste du nucléaire à tout prix, envers et contre tout, y compris le sort de l'Iran...
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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 22:43

Que fait le gendarme de St Tropez?

RIA Novosti

jeudi 18 juin 2009, sélectionné par Spyworld
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Se basant sur les données d’un satellite-espion américain, la défense japonaise estime qu’un nouveau missile balistique nord-coréen sera tiré depuis le polygone de Dongchang-ri pour survoler la préfecture japonaise d’Aomori en direction de l’archipel de Hawaï, annonce jeudi le journal nippon Yomiuri.

Le ministère japonais estime que le tir aura lieu au cours de la première décade de juillet, selon toute probabilité entre le 4 et le 8 juillet.

Le 30 mai, un missile de longue portée du type Taepodong-2 ou d’une modification modernisée est arrivé sur le site de Dongchang-ri (nord-ouest). Ce missile est composé de deux ou trois étages et ses performances peuvent être supérieures à celles du missile balistique tiré par Pyongyang en avril dernier.

Selon le ministère japonais, le missile pourrait être lancé vers l’une des trois directions : île sud japonaise Okinawa, l’île américaine Guam et les îles Hawaï.

La direction la plus probable est celle des îles Hawaï, le missile dont la portée varie entre 4.000-6.500km étant incapable de couvrir la distance de 7.000 km qui séparent la Corée du Nord de Hawaï. Selon l’idée de dirigeants nord-coréens, ce tir sera destiné à exercer une pression importante sur les Etats-Unis.

En avril, Pyongyang a procédé à des tirs de missile balistique unanimement condamnés par la communauté internationale, avant de mener un essai nucléaire sous-terrain le 25 mai, ce qui a provoqué un nouveau tollé.

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Dry Bones blog updates for capdevielle.b@free.fr

  • Obama's 3AM Phone Call
  • More Recent Articles

Obama's 3AM Phone Call

Obama's 3AM Phone Call : Dry Bones cartoon.
During the Hillary Clinton / Barack Obama primary battle, Hillary famously asked whether we'd feel safe with a President Obama answering a crisis phone call at 3AM.

 

What she was questioning was his sense of judgment. Well, it seems to me that it's 3AM, the phone is ringing, and I'm afraid that for a lot of us it's a wake-up call.

Your thoughts?

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 22:07
L'attentat de Karachi de 2002 est une "affaire d'Etats", selon les victimes


L'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002 contre des salariés des arsenaux d'Etat DCN s'oriente vers une "affaire d'Etats", et non plus vers Al-Qaida, a affirmé jeudi 18 juin l'avocat de sept familles de victimes, après avoir vu les juges antiterroristes. "La piste Al-Qaida est totalement abandonnée. Le mobile de l'attentat apparaît lié à un arrêt des versements de commissions" de la France au Pakistan dans le cadre de la vente de sous-marins Agosta, a expliqué Me Olivier Morice, à l'issue d'une rencontre des juges antiterroristes Marc Trévidic et Yves Jannier avec les familles des victimes à Cherbourg. "Ces commissions ont été arrêtées à l'arrivée de Jacques Chirac à la présidence de la République en 1995 afin que des rétrocommissions" destinées à financer la campagne d'Edouard Balladur, premier ministre avant l'arrivée de M. Chirac à la présidence, "ne soient pas versées", a affirmé l'avocat. "DES PERSONNALITÉS POLITIQUES VONT ÊTRE ENTENDUES" Dans ce scénario, l'attentat aurait été une représaille au non-versement des commissions alors distribuées par l'actuel chef de l'Etat pakistanais, Asif Ali Zardari, alors premier ministre, a expliqué Magali Drouet, fille d'un salarié de la DCN. "Il s'agit d'une affaire d'Etats impliquant la France, le Pakistan et l'Arabie saoudite, bailleur de fonds du Pakistan", a-t-elle ajouté. C'est, selon Mme Drouet et son avocat, ce que dit un rapport demandé par la DCN baptisé "Nautilus" non signé mais dont les auteurs ont été identifiés et auditionnés par les juges antiterroristes. "On s'oriente nécessairement vers des actes de grande importance. Des personnalités politiques de premier plan vont être entendues", a ajouté M. Morice. L'attentat avait fait le 8 mai 2002 14 morts, dont 11 ingénieurs français travaillant pour les anciens arsenaux d'Etat DCN, devenu depuis DCNS, ou des sous-traitants, ainsi que 12 blessés.
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 08:11
Trop affligé par l'indécision chronique consistant à savoir s'il doit penser, un jour, devoir agir ou pas contre les Etats-Voyous qu'il courtise, Obama ne fait rien, et ne fera rien... Il apporte ainsi son blanc-seing au développement des menaces qui, une fois sorties des boîtes de Pandore nord-coréennes, iraniennes et autres, entraînent le monde vers une nouvelle théorie du Chaos : un bruissement d'ailes de papillon en Corée peut déclencher une apocalypse nucléaire au Moyen-Orient, une déroute en Asie Centrale et une régression généralisée dans le monde libre.
Dans la série : "rire au nez et à la barbe d'Obama" réduisant l'Amérique à un tigre de papier, Gilles nous signale que :
La Corée du Nord annonce
un nouvel essai nucléaire
http://www.lefigaro.fr/international/2009/05/25/01003-20090525ARTFIG00234-la-coree-du-nord-annonce-un-nouvel-essai-nucleaire-.php
J.C. (lefigaro.fr) avec AFP et AP
25/05/2009 | Mise à jour : 08:01
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Le leader de la Corée du Nord, Kim Jong-Il.
Le leader de la Corée du Nord, Kim Jong-Il. Crédits photo : AP

Ce nouveau tir - plus puissant que celui d'octobre 2006 - inquiète beaucoup la communauté internationale.

Deux ans et demi après le premier, la Corée du Nord a annoncé lundi avoir effectué «avec succès» un nouvel essai nucléaire. Le 5 avril dernier, Pyongyang avait déjà tiré une fusée à longue portée au-dessus du Japon, provoquant sa condamnation à l'ONU et une crise internationale. Le pays communiste avait alors annoncé son retrait des négociations à Six (avec la Russie, la Corée du Sud, les Etats-Unis, le Japon et la Chine), l'arrêt de sa coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et la réactivation de ses installations nucléaires.

Lundi, le régime de Kim Jong-Il a justifié ce nouveau tir souterrain par la volonté de renforcer ses capacités de dissuasion nucléaire et de garantir sa souveraineté.

Selon l'agence officielle nord-coréenne KCNA, ce second essai était plus puissant que celui d'octobre 2006. Pyongyang aurait également tiré un missile à courte portée.

D'après des responsables sud-coréens, une secousse a été décelée dans la ville nord-coréenne de Kilju, où Pyongyang avait déjà procédé à son premier essai. L'Institut américain d'études géologiques (USGS) a quant à lui indiqué avoir détecté un séisme de magnitude 4,7 à 9h54 locales (2h54 à Paris), à 375 kilomètres au nord-est de Pyongyang et à une profondeur de seulement 10 km.

 

Une «violation flagrante»

Comme en 2006, les réactions au sein de la communauté internationale ne se sont pas fait attendre. Une cellule de crise militaire a été constituée en Corée du Sud où la Bourse a chuté de 3,97% après l'annonce de l'essai. Au Japon, le gouvernement a également réuni une cellule de crise et promis des mesures sévères. Tokyo a par ailleurs demandé la convocation d'une réunion d'urgence du Conseil de Sécurité de l'ONU, pour tenter de faire voter une nouvelle résolution sanctionnant le régime de Pyongyang.

Les Etats-Unis, qui ne sont pas en mesure de confirmer à ce stade la véracité de cette information, se sont déclarés «vivement préoccupés». Même son de cloche du côté de l'Union européenne, «très troublée» par ce test nucléaire nord-coréen. C'est une «violation flagrante» d'une résolution de l'ONU datant de 2006, estime quant à lui le secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères, Bill Rammell.

La Russie, qui a confirmé le tir, a fait part de son «inquiétude», tout en précisant qu'elle continue à étudier la situation.

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 12:57
Durban II et l’ONU : chronique d’un racisme largement annoncé

Par Francine Girond pour Guysen International News

vendredi 24 avril 2009

Toutes les associations françaises de lutte contre l’antisémitisme, contre la désinformation, contre les dérives islamistes, pour les droits de la Femme, pour la liberté d’expression, pour la lutte contre les discriminations envers les homosexuels avaient tout dit, tout écrit depuis des mois afin d’alerter l’opinion, les politiques, les médias sur ce qui menaçait à Genève.

Les propos antisémites du président d’Iran ne sont pas une nouveauté : après avoir projeté de rayer Israël de la carte, n’avait-il pas organisé à Téhéran un grand colloque négationniste ?

Les lapidations des femmes en pays islamistes, les tortures envers les homosexuels, les massacres des populations noires au Darfour, l’interdiction de la critique philosophique de la religion datent-ils du début de la semaine ?

Toutes ces informations, toutes ces analyses et toutes ces dénonciations étaient lisibles sur de nombreux sites internet, sur des blogs… mais terriblement discrets dans les grands médias nationaux, et même régionaux. Seule une petite poignée de journalistes, d’intellectuels et d’élus courageux avaient tiré la sonnette d’alarme.

Mais qui avait voulu les entendre ?

Est-ce l’année des grandes découvertes de la bienpensance pour que l’on réalise seulement maintenant, à l’occasion de cette « conférence internationale contre le racisme » que la majorité des Etats membres de l’ONU, qui disposent par ailleurs d’un égal droit de vote des motions et des résolutions, voue une haine sans nuances aux Juifs, à Israël, aux femmes, aux homos, à la pensée, à la liberté ?

Que faudra-t-il de plus pour que l’on comprenne les enjeux de ce rapport de force ?

Des burqaqs intégrales ? des mutilations en masse ? des attentats ? une bombe atomique sur Tel Aviv ? puis une autre sur l’Europe ?

Les tribunaux grecs ont acquitté en appel fin mars l’avocat néo-nazi Kostas Plevris.

L’extrême gauche française défile sous les bannières du Hamas – ce parti élu démocratiquement, qui vient au passage d’exécuter sommairement, ces derniers jours, des membres du Fatah ; et l’extrême droite soutient des propos antisémites.

Faire de la politique autrement, c’est aussi prendre des risques : se remettre en question, remettre en question des certitudes et protéger les citoyens des dangers.

La lutte contre la crise sur le plan économique ne dispense pas de veiller aux droits de l’homme, ni à la préservation d’une société et de ses valeurs.

N’est-ce pas justement le moment de remettre en question le bien fondé de l’Organisation des Nations Unies ?

Unies dans quoi ? la paix ? le respect de l’autre ?

La démocratie est un système formidable : au nom des valeurs de l’égalité, de la justice, de la diversité, de la liberté. A un détail près : la démocratie, c’est mieux avec des démocrates…

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 09:01
Remous autour de la participation du Vatican à Durban II. Revue de quelques journaux italiens
Bien que les articles examinés ci-après datent du 20 avril et donc sont antérieurs à la déclaration fracassante d'Ahmadinejad, j'ai cru utile d'en publier la traduction qui suit. On remarquera la protestation du grand rabbin de Rome, qui mérite attention, même si elle n'a pas suscité le scandale mondial que prévoyait le Grand Rabbin Riccardo Di Segni. (Menahem Macina).
Imprimer    Envoyer à un ami 

23/04/09


Source : Informazione Corretta (20/04/09)

Texte original : "Il Vaticano ha ribadito che parteciperà a Durban II"


On peut lire, dans La Stampa du 20 avril, page 15, la chronique de Giacomo Galeazzi, intitulée : "Le Pape bénit le sommet de l'ONU. Les Juifs sont furieux", ainsi que son interview du Grand Rabbin de Rome, Riccardo Di Segni, intitulée "Voici comment on justifie l'antisémitisme". On peut lire aussi un article du journal "la Reppublica, page 7, dont le titre est : "Le Haut Commissaire aux Droits de l'homme : « Les États-Unis se trompent »". Voici ces articles
[ou extraits d’articles], précédés de notre commentaire.

 

La Stampa - Giacomo Galeazzi: "Le Pape bénit le sommet de l'ONU. Les Juifs sont furieux"

Le Saint-Siège : "Si nous ne participons pas, quel message donnons-nous, par exemple, aux pays africains ? Si nous laissons un message d'indifférence prévaloir sur des motivations politiques, nous contribuons à pousser les nations pauvres dans une direction qui peut favoriser diverses alliances, avec des conséquences négatives".  

Boycotter Durban II n'est pas synonyme d'indifférence mais du contraire. Durban II, en effet, n'est rien d’autre chose qu'un procès antisémite contre Israël, préparé par les pays arabes et les pays fondamentalistes islamiques. Le signal d'indifférence de la part du Vatican est donc arrivé. Non pas aux pays africains, mais aux juifs et à Israël. Voici l'article :


CITTA' DEL VATICANO


Le Pape bénit
la Conférence de l'ONU sur le Racisme (« une rencontre importante », « une action ferme contre l'intolérance pour prévenir et éliminer toute forme de discrimination »), tandis qu'Obama la déserte parce qu'il la trouve « contre-productive et inacceptable, en raison de son langage biaisé à propos d’Israël ». Le Saint-Siège se démarque du boycott des États-Unis, de l'Italie et d'autres pays opposés à la position anti-israélienne de Durban II. Le sommet de l'ONU s'ouvre aujourd'hui [20 avril] à Genève, au milieu des polémiques causées par les dures critiques à l’encontre de l'État d'Israël, accusé de racisme envers les Palestiniens (« le sionisme est une idéologie raciste »).

La commission de l'ONU a en partie reformulé les passages fauteurs de discorde dans le texte qui sera en discussion jusqu'à samedi à Genève, où est présente la délégation du Vatican dirigée par Silvano Maria Tomasi, Observateur Permanent auprès des Nations Unies (« c'est une question d'éthique, c'est une erreur de déserter »)

Le Commissaire Européen aux Droits de l'Homme, Thomas Hammarberg, lance un appel à « participer à la réunion et à avoir une attitude constructive, au nom de la lutte contre la xénophobie », et Benoît XVI attribue aussi à la déclaration de Durban le mérite de « reconnaître que tous les peuples et toutes les personnes forment une famille humaine riche en diversité ». Le niveau de tension à propos du sommet de l'ONU est très élevé. Hier [19 avril], l'Iran a envoyé à Interpol une demande de mandats d'arrêts internationaux contre 25 dirigeants israéliens accusés d'avoir commis des crimes de guerre durant l'offensive de 22 jours, menée entre décembre et janvier dans la bande de Gaza. Et le gouvernement israélien a critiqué le Président suisse, Hans Rudolf Herz, pour sa décision de recevoir le Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad. Vendredi, on est parvenu à un accord sur une ébauche finale, qui élimine les références controversées à Israël et à la diffamation des religions, mais qui réaffirme les conclusions et le programme d'action de Durban I, contestés par beaucoup de pays. Il est prévu qu’assisteront aux travaux de la réunion une trentaine de ministres des Affaires étrangères et au moins quatre chefs d'État. Les pays suivants ne participeront pas : l'Australie, le Canada, Israël, les Etats-Unis, et quelques pays de l'Union Européenne, parmi lesquels l'Italie, la Hollande, la Suède et l'Allemagne.  Le 5 mars, sur l’ordre du ministre des Affaires étrangères italien, Franco Frattini, la délégation italienne s’était retirée des négociations, à cause des propos antisémites contenus dans la première ébauche. Les États-Unis ont décidé de ne pas participer à cause du « langage hypocrite et contre-productif » sur Israël.

Obama explique les motifs du boycott des Etats-Unis, en ces termes : « Je crois dans les Nations Unies, j'ai confirmé au Secrétaire Général, Ban Ki-Moon, que nous aiderons l'ONU, mais ce cadre-là n'était pas une bonne opportunité ». Israël voit dans la participation d'Ahmadinejad la confirmation du bien-fondé de sa décision de déserter la conférence. Mais le chef de la délégation du Vatican à Durban II réplique que « le Saint Siège sera présent avec la grande majorité des États du monde ».

L'archevêque Tomasi ajoute: « Nous avons des raisons très cohérentes d’être présents. Chaque personne a la même dignité et ne peut être l'objet de comportements discriminatoires ; donc si nous ne participons pas, quel message donnons-nous, par exemple, aux pays africains ? ». Selon le Saint-Siège, « En laissant un message d'indifférence prévaloir sur des motivations politiques, nous contribuons à pousser les nations pauvres dans une direction qui peut favoriser diverses alliances, avec des conséquences négatives ».

 

La STAMPA - Giacomo Galeazzi : "C’est comme cela que l’on justifie l'antisémitisme".

Riccardo Di Segni, grand rabbin de Rome : le Pape bénit la conférence Durban II, boycottée par les États-Unis, l'Italie et d'autres pays occidentaux à cause de « son extrémisme anti-israélien ». Cet automne, le grand rabbin accueillera le Souverain Pontife à la synagogue; est-il surpris ?

« C'est une situation alarmante et préoccupante. Je ne parviens vraiment pas à comprendre le geste de Benoît XVI. La décision du Vatican et l'aval papal à Durban II constituent un signal préoccupant, dont l'origine et le résultat seront attentivement évalués. Le pape loue cette déclaration de Durban, qui, au-delà des théories proclamées, se présente comme une réalité profondément angoissante, avec des affirmations inacceptables et des phrases agressives de type antisémite contre l'État d'Israël, accusé de crimes contre l'humanité et de discrimination raciale envers les Palestiniens, et dont on prétend qu’il est une menace pour la paix internationale et la sécurité. »

Qu'est-ce qui vous sépare de la position de Benoît XVI ?

« La réalité de Durban est en contradiction profonde avec les annonces et buts louables de lutte contre la xénophobie, dont parle le Souverain Pontife. Déjà, il y a huit ans, à la première conférence en Afrique du Sud, quelques Etats arabes tentèrent de faire figurer dans la déclaration finale du sommet de l'ONU, l'équation sionisme = racisme, et la définition d'Israël comme "entité étrangère occupante". L'intervention du Pape ne tient pas suffisamment compte de la réalité des choses, donc nous nous trouvons devant une contradiction évidente et alarmante. Franchement la raison pour laquelle le pape a adopté une telle position m'échappe. »

Quelles conséquences redoutez-vous ?

« En participant à Durban II, le Vatican donne son aval moral à ce qui est en train de se préparer. Le Saint-Siège ne peut pas se justifier en disant qu'il va à la Conférence pour en corriger la position antisémite, parce que les mécanismes pseudo-démocratiques en usage au sommet de l'ONU empêchent cela. Et puis, il est particulièrement grave que cette intervention préoccupante et contradictoire de Benoît XVI ait eu lieu peu de temps avant son voyage en Terre Sainte. Cette énième initiative imprudente du Souverain Pontife est un signe de malentendu et s'ajoute à la liste des faux-pas précédents dans ses rapports avec le judaïsme : depuis la révocation de l'excommunication de l'évêque négationniste Williamson, en passant par la béatification de Pie XII, et la prière du Vendredi Saint pour la conversion des juifs. Pour aggraver le cas de Durban, il y a aussi le fait que cette décision n'est pas un acte de la Curie, mais que ce sont les paroles mêmes du Pape. »

Que pensez-vous qu’il puisse arriver ?

« Nous avons ici affaire à la double attitude, typique des attaques contre Israël, qui n'ont rien d'anti-israélien et sont profondément et substantiellement antisémites. Comme si la seule discrimination admise était celle qui concerne les juifs. Après cette intervention du Pape, bien mal conseillé, le scénario va être une vague d'indignation internationale et puis, encore une fois, un changement de cap de la part du Saint-Siège. Mais, entre temps, le mal est fait : Durban II est légitimé, le Vatican annule en partie l'effet du juste boycott de beaucoup de pays comme l'Amérique et l'Italie. Prendre position contre toutes les discriminations, c’est beau en théorie, mais il s’agit pourtant de la même conférence de l'ONU, caractérisée par une attaque arabe anti-israélienne. Les paroles sont une chose, les actes en sont une autre. »

 

La REPUBBLICA -  "Le Haut Commissaire aux Droits de l'homme : « les États-Unis se trompent »" [20 avril]

Israël est aussi une victime du racisme, et Durban II est une tribune de légitimation de la haine antisioniste et antisémite, mais cela ne semble pas importer beaucoup à Navy Pillay. Durban II ne défend pas les droits des victimes du racisme, mais il légitime la haine antisémite des pays arabes. Nous nous réjouissons du fait qu'une poignée de pays ait eu le courage de boycotter Durban II.

 

GENEVE - Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les droits de l'homme, Navy Pillay, a exprimé sa stupeur et sa profonde déception » devant la décision des États-Unis de ne pas participer à la Conférence de l'ONU sur le Racisme, au programme aujourd'hui [20 avril] à Genève. Selon le Haut-Commissaire, les motifs invoqués par Washington auraient pu être résolus par la conférence surnommée Durban II. « Une poignée d'États -  a ajouté Pillay - ont permis qu'un ou deux problèmes déterminent leur approche de l'événement », au détriment des préoccupations des victimes du racisme. »

 

© Informazione Corretta

 

Mis en ligne le 23 avril 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org
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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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