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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 21:55

[Lundi 08/03/2010 12:31]

 

Les Américains, toujours soucieux de trouver une solution au conflit qui oppose Israël aux Palestiniens, tentent à présent de le régler en proposant dans un premier temps des pourparlers indirects. Et c’est pour mettre au point ce nouveau plan que l’émissaire d’Obama pour le Proche-Orient George Mitchell et le vice-président des Etats-Unis Joe Biden se trouvent en ce début de semaine dans la région pour une série d’entretiens avec les membres du gouvernement israélien et les dirigeants de l’Autorité palestinienne. 

En prévision de ses discussions avec Joe Biden, le ministre de la Défense Ehoud Barak a déclaré dimanche soir que le Premier ministre « serait contraint de devoir prendre des décisions difficiles » et « qu’il ne fallait jamais manquer l’occasion de faire la paix ».

Le ministre Benny Begin (Likoud) n’est pas de cet avis.  Interrogé sur les dernières démarches en cours, il a affirmé: « Selon ma conception, il ne doit pas y avoir de souveraineté étrangère sur les territoires situés à l’ouest du Jourdain et un Etat palestinien ne doit pas voir le jour. Sur ce point, je suis en désaccord avec le Premier ministre. Je continuerai à me battre pour défendre mon point de vue au sein du gouvernement et je n’ai pas l’intention de le quitter ».  

Begin a encore estimé que l’idée des deux Etats, présentée depuis des dizaines d’années, n’était pas réaliste. Pour lui, ceux qui parlent  d’un Etat arabe viable, aspirant à la paix avec Israël, se bercent d’illusions.   

Dans le cadre de ces préparatifs, le responsable des négociations de l’AP Saeb Arekat a déclaré sur les ondes de Galei Tsahal, la radio de l’armée, qu’il s’agissait pour les Palestiniens « d’une dernière tentative visant à appliquer la solution de « deux Etats pour deux peuples ». Il a ajouté: « Si cette tentative échoue, nous n’aurons pas d’autre choix que d’adopter un nouveau plan, prévoyant l’instauration d’un seul Etat égalitaire pour les deux peuples, entre le Jourdain et la mer ».

Arekat a encore précisé dans l’interview que l’AP serait prête à accepter un échange de territoires, à condition que les terres cédées à l’AP « à l’intérieur des lignes de 67″ aient une superficie équivalente à celles qu’Israël annexerait en Samarie.

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 21:16
08-03-2010

L'Iran construit une nouvelle rampe de lancement de fusées, "probablement en collaboration" avec la Corée du Nord, a indiqué vendredi la revue spécialisée Jane's, s'appuyant sur des images satellite. La rampe est en construction sur le centre spatial de Senman, à l'est de Téhéran, et pourrait à terme servir au lancement de la nouvelle fusée spatiale en cours d'assemblage, baptisée Simorgh (Phoenix), ajoute la revue londonienne dans un communiqué.....

Cette fusée, longue de 27 m pour un diamètre de 2,5 m, pèse 85 tonnes et possède quatre moteurs. Elle est destinée à mettre d'ici deux ans un satellite de 100 kilos sur une orbite de 500 km. Le chantier en cours, ainsi que la mise au point de la fusée Simorgh, "démontrent tous les deux la probabilité d'une collaboration avec la Corée du Nord dans le programme missilier", écrit Jane's.

 

La revue souligne que "les plateformes aperçues (sur les photos satellites) installées sur la tour de lancement ressemblent à celles de la nouvelle rampe de lancement de la Corée du Nord à Tongchang". Une fosse creusée face à la rampe "correspond également au nouveau site de lancement de Pyongyang sur la côte occidentale", ajoute Jane's. "

De même, la première phase de la fusée Simorgh ressemble fortement à l'Unha-2 de la Corée du Nord". La nouvelle rampe, située à quatre km au nord-est du centre spatial de Semnan, est à moitié achevée. Un autre chantier, qui en est lui à ses débuts, est également en cours à 2,5 km au sud-ouest.

L'ensemble de ces activités montrent que "Téhéran semble déterminé à poursuivre le développement de ses missiles et de ses fusées ... malgré les tentatives des Etats-Unis de réunir le soutien nécessaire en vue de sanctions supplémentaires", en conclut Jane's. Les révélations de Jane's interviennent peu après que les Occidentaux ont appelé, jeudi, à de nouvelles sanctions de l'ONU contre l'Iran.

La Chine et la Russie ont cependant demandé plus de temps pour que les efforts diplomatiques aboutissent. Téhéran est soupçonné de développer un programme nucléaire à des fins militaires, ce qu'il dément.


.janes.com/ 
     





iranfocus
 

 Par Aschkel - Publié dans : MENACES IRANIENNES ET AXE DU MAL

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 20:26


LES ARABES SONT-ILS DEVENUS SOUDAIN SIONISTES ?

 

Par Sarah Honig, correspondante politique du Jerusalem Post et ex-directrice du bureau de Tel Aviv- blog http://www.sarahhonig.com

Jerusalem Post du 5 mars 2010.

Adapté par Albert Soued pour www.nuitdorient.com

Titre initial: une Terre Arabe

 

Si les Israéliens devaient se soumettre sans condition à l'historiographie arabe, éternellement en mutation, jamais ils n'auraient pu conserver un lien avec le Mur Occidental ou le Mont des Oliviers.

Qui dit que nous n'avons pas gagné la guerre "des coeurs et des esprits" ? Même les Arabes semblent conquis par l'argument que les liens les plus anciens sont ceux qui attachent le plus à cette terre. Apparemment ils sont convaincus de l'idée que toute l'histoire se résume à celui qui était là le premier, celui qui a laissé les noms de toutes les villes et villages du pays, y compris ceux que les envahisseurs arabes ont conquis, celui qui a incrusté ces lieux invraisemblables dans la conscience collective et dans la symbolique culturelle et religieuse, jusqu'aux confins du monde. Alors, depuis des temps immémoriaux, celui-ci a comme berceau national, comme centre de sa foi et de ses aspirations, cette petite étendue de terre aride, là.

De toute évidence, les Arabes ne sont pas devenus du jour au lendemain des "amants de Sion". Malgré leur opposition continue au projet sioniste – Israël – ils se sont emparés de la logique du sionisme et de la cause du sionisme pour s'en servir pour leur propre usage, une série de réclamations grotesques, que personne ne semble contester dans ce monde postmoderne. Alors que des gens à la morale relative jettent toute l'histoire aux orties, n'importe quelle absurdité est propagée avec une impudence colossale et en toute impunité.

L'exemple le plus récent concerne un député arabe de la Knesset, Taleb Al Sanaa. En plein débat de l'Assemblée, il a asséné la prémisse que la terre appartenait aux plus anciens occupants: "Vous dîtes qu'Abraham a acheté le Caveau des Patriarches de Hébron, mais l'homme qui le lui a vendu était un Arabe Palestinien….(?)  Par conséquent, nous étions là les premiers et Hébron nous appartient pour l'éternité!""

Ainsi ce député a fait un saut gigantesque par rapport à la légende traditionnelle chez les Arabes qu'Abraham était un Arabe. Par son intervention à la Knesset, Al Sanaa concède qu'Abraham était le Patriarche des Israélites et il mise sur l'arabité du vendeur d'un bien immobilier, Ephrone le Hittite. – en fait s'il est hittite, il ne peut pas être arabe – (1)


Mais ceci n'est pas une simple allusion à l'inanité ou à l'insanité des arguments proposés. Al Sanaa n'est pas le 1er Arabe à réinventer le passé en fonction des intérêts du moment. En fait il s'agit d'une méthode utilisée depuis longtemps déjà, bien avant le Mandat Britannique; puisqu'à cette époque, les Anglais avaient nommé Haj Amin al Husseini, comme moufti à Jérusalem et celui-ci y a provoqué des troubles meurtriers. En ce temps, un sport usuel des Arabe consistait à jeter, du haut du mont du Temple, des excréments sur les Juifs en prière, en bas du Mur. Husseini décida d'usurper le mur Occidental comme lieu saint pour l'Islam, décrétant qu'en ce lieu Mohamed attacha son cheval Al Bouraq à un poteau, dans le but d'éliminer tout lien et toute association du Judaïsme au Mur.

Les Juifs ont insisté pour continuer à prier sur ce qui leur restait des Lieux les plus saints, malgré la violence arabe croissante. Cette insistance a nourri l'hystérie d'Amin al Husseini, qui a accusé les Juifs de chercher à s'emparer de la mosquée d'Al Aqsa. Ses provocations vocifèrantes ont abouti aux pogroms de 1929, notamment à Hébron, annihilant une présence juive millénaire dans cette ville. C'est là qu'aujourd'hui les Arabes manifestent, parce que le Caveau des Patriarches a été inclus dans la liste des sites à préserver, dans le cadre de l'Héritage National Juif. Et en quoi cette décision de préservation compromettrait leur liberté de culte ?

L'ironie est que les notions arabes de liberté de culte ne s'appliquent pas aux autres. Justement il y a un siècle, un historien Izhak Ben-Zvi, devenu le 2ème président d'Israël, et sa femme Rachel YanaitZvi, sont allés visiter Hébron. Dans des livres différents, voici ce que chacun raconte comment ils ont été empêchés d'entrer dans le Caveau.
Ben Zvi a écrit dans son livre: "L'entrée au caveau était interdite aux non Musulmans… on autorisait les Juifs à monter seulement 7 marches dans la cour. Seules les femmes juives courageuses osaient entrer, cachées sous des tenues arabes et leur visage voilé selon la tradition arabe"
Ben-

Sa femme Rachel se rappelle: "Les femmes juives de Hébron réussissaient parfois à s'infiltrer dans le Caveau habillées et voilées comme des Arabes. Elles ne pouvaient prier sur les tombes de nos ancêtres que furtivement. Quand le fanatisme arabe à Hébron grondait, on interdisait aux Juifs de regarder même le caveau… Les yeux des gardes et des fidèles arabes crachaient la haine. Ils nous repoussaient sur leur chemin. Nous arrivions aux marches en silence. J'ai refusé de monter les 7 marches autorisées, car c'était une insulte trop humiliante"

C'est cela la tolérance et le pluralisme arabe. En fait, les Arabes ne nous demandent pas des libéralités. Ils veulent tout et nous dehors, comme ils l'ont fait lors des pogroms d'il y a 80 ans, au cours desquels ils ont abattu à la hache de nombreux innocents.

 

Suivant la sagesse des chroniques revues par les Arabes, l'administration Obama a un penchant vers l'apaisement. L'Unesco et d'autres entités liées à l'Onu nous disent que notre intérêt est d'obéir.
La dernière tentative arabe de couper les liens juifs a été l'allégation que la Tombe de Rachel à Bethlehem était celle de Bilal Ibn-Rabah, un esclave africain, muezzin de Mahomet. Le problème est que le cimetière Bab Saghir de Damas contient les vestiges d'une telle tombe…!

Ceci est le reflet de deux tendances simultanées: la confiscation de l'Histoire Juive et l'adoption falsifiée de nouvelles identités Canaanéennes pré-Abrahamiques. Sous Yasser Arafat, il était devenu à la mode de fabriquer des cérémonies Canaanéennes et de décréter que les Canaanéens étaient Palestiniens (2). Arafat insistait auprès de Bill Clinton pour dire qu'aucun Temple Juif n'avait jamais existé et aujourd'hui cela est devenu la mantra de l'Autorité Palestinienne. Sheikh Tayseer Tamimi proclame sans cesse que "Jérusalem a toujours été seulement une ville arabe et islamique" Il déclare que le Caveau des Patriarches est une simple mosquée que la présence juive pollue. "Les Juifs n'ont pas le droit de prier ici, encore moins de réclamer un lien avec Hébron, cité arabe depuis 5000 ans (!)…Toute la Palestine est une terre sainte, et les Juifs sont des intrus étrangers"

 

En 1950, le poète Natan Alterman a rédigé une réponse au second degré à une déclaration du genre "La Palestine est un pays arabe et l'a toujours été et aucun étranger n'y a droit"- Sous le titre "une Terre Arabe", les vers d'Alterman ont été publiés en 1ère page du quotidien Davar le 1er mai. En remplaçant les noms hébreux de la Bible par leur adaptation en arabe, Alterman parut amplifier l'esprit d'érudition arabe éclairée.

J'avais déjà traduit ce poème il y a déjà deux décennies.

Une nuit claire, la cime des arbres tremble,
Faisant vibrer la panorama d'un clair bruissement

Là haut, les étoiles d'un soir arabe

Brillent sur une Terre Arabe.

 

Les étoiles vacillent et clignotent,
Elles montrent leur éclat tremblotant

Au dessus de la cité tranquille d'al Qouds

Là où régna jadis le Roi Daoud

 

Et de là elles regardent et sont les témoins

De la cité d'El Khalil, au loin.
La cité du tombeau du patriarche Ibrahim

Ibrahim le père d'Ish'aq.


Et là les habiles rayons se dépêchent

D'envoyer leur lueur dorée se projeter

Là où les eaux de la rivière al Ourdoun coulent

And then the clever rays so fast
Yaa'koub est venu un efois.

 

Une nuit claire, avec un clair clignotement

Les étoiles vacillent en toute légitimité

Sur les montagnes d'une terre arabe

Que regardait Moussa de loin.

Notes

(1) La mosquée que les Arabes ont construite sur le site de Hébron, 2ème site le plus saint dans le Judaïsme, après le Temple de Jérusalem, a été appelée par eux "Mosquée d'Ibrahim", c'est-à-dire celle d'Abraham, patriarche des Israélites.

(2) Selon le témoignage de la Bible, les Canaanéens se sont assimilés parmi les Israélites, alors que le mot Palestine a été inventé par les Romains plus d'un millénaire après.

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 15:46

MEMRI    Middle East Media Research Institute

Dépêche spéciale n° 2823

 

Mohamed ElBaradei, ancien directeur général de l´AIEA, évoque ses aspirations dans la course à la présidence égyptienne et déclare : le processus de paix au Moyen-Orient est une plaisanterie

 

Dans une récente interview télévisée, l´ancien directeur général de l´AIEA Mohamed ElBaradei se dit prêt à "se lancer dans l´aventure de la politique égyptienne, à condition évidemment qu´il y ait des élections libres." ElBaradei, éventuel candidat à l´élection présidentielle de 2011 en Egypte, déclare que c’est "l’ensemble du cadre constitutionnel" qui doit être modifié afin de "se fonder sur la démocratie et… la justice sociale ".

ElBaradei, dont le troisième et dernier mandat comme directeur général de l´AIEA a pris fin en novembre 2009, évo que en outre la situation dans le monde arabe et islamique en ces termes : "Nous, Arabes, sommes devenus nos propres ennemis... la civilisation arabe et islamique… traverse une phase de dégénérescence et est devenue un fardeau pour le monde."

Sur le processus de paix israélo-palestinien, M. ElBaradei estime que "c´est une plaisanterie. Nous parlons de ce processus de paix depuis plus de vingt ans, mais tout ce que nous voyons, c’est l´érosion de la cause palestinienne."

Au sujet des relations entre l’Iran et les États-Unis, il affirme qu´il est nécessaire de briser la barrière psychologique de la méfiance entre les deux pays. Il ose la comparaison suivante : "Le Président [iranien] Ahmadinejad - comme tous les autres dirigeants iraniens - veut un règlement global de ses relations avec l´Occident. L´Iran et les Etats-Unis sont comme deux gros éléphants qui se jaugent avant de copuler, afin d’arriver à un meilleur arrangement".

Extraits de l´interview, diffusée sur la chaine égyptienne Dream 2 le 18 février 2010.

Voir le clip sous-titré en anglais sur MEMRI TV : http://www.memritv.org/clip/en/0/0/0/0/0/0/2395.htm

 

"Je voudrais jouer un rôle dans les préoccupations de ma patrie égyptienne"

 

Mohamed ElBaradei : "J´avais annoncé qu´en quittant mes fonctions de fonctionnaire international, je souhaiterais agir pour l´avenir de mon pays d´origine, l’Egypte, et faire tout mon possible pour aider l´Egypte à faire un bond vers la démocratie, vers le progrès économique et social.

[...]

En tant que citoyen égyptien, quand j´entends un si grand nombre d´Egyptiens me demander de jouer un rôle important, tout ce que je peux dire, c´est que je vais répondre à l´appel, si l´occasion se présente pour moi de devenir un facteur de changement.

[...]

Je me tiendrai toujours aux côtés du peuple égyptien. Je suis prêt à me lancer dans l´aventure de la politique égyptienne, à condition évidemment qu´il y ait des élections libres. Cela va sans dire. La porte doit être ouverte pour moi et pour d´autres. Comme je l’ai dit, ce n’est pas un problème d’individu."

 

L´Egypte a besoin d´un cadre constitutionnel fondé sur la démocratie et la justice sociale

"Si je me lance, la première mesure que je prendrai sera de modifier certains articles de la constitution pour permettre aux Égyptiens qui s’en sentent capables de se présenter aux élections. La seconde, et la plus importante mesure, consistera à modifier l’ensemble du cadre constitutionnel. Tant que nous n´aurons pas de cadre constitutionnel basé sur la démocratie et le socia lisme, au sens de la justice sociale, nous demeurerons dans l’impasse.

[...]

Je ne suis pas autant intéressé par le poste de président que par le processus de changement. Le changement est nécessaire."

[...]

Comment peut-on avancer avec 30% d´analphabètes en Egypte?

"42% des Egyptiens gagnent moins de cinq livres égyptiennes par jour. 30% de la population égyptienne ne sait ni lire ni éc rire. Comment pourrons-nous progresser si nous ne donnons pas à 30% des Egyptiens les outils de base leur permettant de
réfléchir et d´avancer ?

J´étais dernièrement à Cuba, où l´on vit sous les sanctions et le siège des États-Unis depuis 40 ans. Le taux d´alphabétisation y est de 100%. C´est possible.

Nous parlons d’éducation depuis plus de 50 ans et sommes pourtant en 123e position du classement mondial du développement humain. Je ne crois pas qu’un seul Egyptien me contredira si je dis que ce niveau ne sied pas à l´Egypte, qu’il est grand temps que nous changions notre façon de faire afin que l´Égypte redevienne un acteur de premier plan, un pays économiquement développé où les gens se sentent libres, bénéficient de la just ice sociale, [un pays] actif et influent dans la région arabe."

[...]

"Nous parlons comme au Moyen-âge"

"Malheureusement, nous Arabes sommes devenus nos propres ennemis. Nous voyons aujourd’hui combien de conflits et de guerres sévissent dans le monde arabe. Nous sommes devenus un fardeau pour le monde. Je vois et j´entends comment le monde nous considère. Il nous considère comme
un fardeau, comme un handicap, car nous n´apportons rien à la civilisation, ni dans le domaine des sciences sociales, ni dans celui des sciences humaines ou naturelles.

Nous n´apportons rien, et nous nous sommes mis à parler comme au Moyen- âge. Nous parlons de chiites, de sunnites, de coptes, de musulmans et de Kurdes. Le monde, et nous-mêmes au sein du monde arabe et islamique, évoluons depuis des siècles. À mon avis, la civilisation arabe et islamique traverse une phase de dégénérescence."

 

"Je considère le processus de paix comme une plaisanterie"

"Israël et la cause palestinienne ont engendré instabilité et insécurité régionales. Il n´y a aucun doute là-dessus. Depuis 1948, nous traitons avec Israël de la pire des manières. Nous n´avons pas réussi à définir un objectif précis et n´avons pas décidé de l´attitude à adopter face à Israël - la guerre ou la paix. Aujourd´hui, on extermine la cause palestinienne.

[...]

Nous discutions de ce que je considère comme une plaisanterie : le processus de paix. Nous parlons de ce processus de paix depuis plus de vingt ans, mais n´assistons qu´à l´érosion de la cause palestinienne.

J´ai assisté à l´évolution de la cause palestinienne quand je travaillais à l´ONU. L´Etat palestinien représentait alors 44% du territoire arabe, mais aujourd´hui nous parlons de 22% de la terre de Palestine.

Le droit de retour est garanti indépendamment de la religion d´une personne, mais aujourd´hui, ils parlent de la jud éité de l´Etat palestinien [sic], ce qui signifie que les Palestiniens ne peuvent pas revenir à l’intérieur de l’Etat, et l´on s´interroge sur le sort d´un
million de Palestiniens vivant en Israël.

[...]

Ce faisant, on continue à parler du processus de paix. Personne ne nous prend au sérieux. Nous ne sommes même pas membres dudit ´Quartet´.

[...]

Aucun pays ne peut agir seul aujourd´hui. Où est [la coopération] entre le monde arabe et les grands pays islamiques ? Où sont les liens étroits entre l´Egypte, l´Iran, l´Arabie saoudite, l´Indonésie, la Turquie et le Pakistan ?

[...]

Les Frères musulmans, les socialistes, les communistes - tous possèdent une partie du territoire égyptien et devraient participer [à la gouvernance du] pays, avec leurs idées et capacités respectives, tant qu’ils acceptent le cadre démocratique et le dialogue pacifique, et qu´au bout du compte, le peuple égyptien aura son mot à dire.

[...]

Au bout du compte, c´est le peuple qui décidera, car le peuple est souverain et source d´autorité. Nous avons dépouillé notre peuple de la possibilité de gouverner et de prendre des décisions et c´est pourquoi nous en sommes là aujourd´hui."

< SPAN class=longtext>[...]


"Les régimes au pouvoir dans le monde arabe ne sont pas de bon modèles : dans la plupart des cas, ils ne passent pas le pouvoir"

Interviewer : "Dans le monde arabe, on craint souvent que certaines forces idéologiques, de droite comme de gauche, n´empêchent autrui de suivre la voie les ayant menés au pouvoir."

[...]

Mohamed ElBaradei : "Les régimes du monde arabe ont-ils accepté le principe qui veut que le pouvoir politique soit provisoire ? Ils disent que si les islamistes accèdent au pouvoir, le régime ne passera p lus jamais entre d´autres mains. Ils ne sont pas un meilleur modèle vu que dans la plupart des cas, ils ne passent pas le pouvoir.

[...]

Nous avons l’habitude de dire que la Constitution égyptienne est fondée sur la Constitution française, mais la Constitution égyptienne n´en est qu´une réplique déformée et faussée. Elle ne ressemble en rien à la Constitution française, excepté dans sa forme.

[...]

Je n´ ;ai vu aucun chef arabe se rendre au Darfour. Tous les dirigeants et responsables internationaux sont allés au Darfour. Or nous considérons le Darfour comme s´il se trouvait en Amérique centrale. Je n´ai pas vu un seul dirigeant ou responsable arabe se rendre en Somalie. Je n´ai pas vu un seul dirigeant ou employé arabe se rendre en Irak. L´Irak a été détruit et brisé en morceaux, mais je n´ai vu ni le monde arabe, ni la Ligue arabe, le placer sous son aile."

[...]

L´Iran et les Etats-Unis sont comme deux gros éléphants qui se jaugent avant de copuler

"Après l´att entat du 11 septembre 2001, le président Bush et son administration ont pris la décision, comme nous le savons maintenant, d´attaquer et d´humilier un pays arabe, en représailles à l´attaque contre les deux tours de New York."

[...]

À mon avis, le président Ahmadinejad - comme tous les autres dirigeants iraniens – souhaite un règlement global de ses relations avec l´Occident.

[...]

Plusieurs des événements actuels résultent de la méfiance. Il faut donc casser la barrière psychologique qui existe entre l´Iran et les Etats-Unis depuis 50 ans. Ils attendent de voir qui va ciller le premier, comme dit l´adage.

À mon avis, ces deux pays sont comme deux gros éléphants qui se jau gent avant de copuler, afin d’arriver à un meilleur arrangement".

 

 

 

Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à : memri@memrieurope.org.

 

Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site www.memri.org/french.

 

Le MEMRI détient les droits d´auteur sur toutes ses traductions. Celles-ci ne peuvent être citées qu´avec mention de la source.

 

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 13:37

Mahmoud Al Mabhouh, un Roméo et Juliette à la Palestinienne

 

Par

 

Thérèse ZRIHEN-DVIR

http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/

   

 

L'assassinat de Mahmoud Al Mabhouh continue, évidemment, à faire la une dans les journaux et sur les sites d'Internet, comme si le monde éprouvait quelques ressentiments pour la perte d'un homme de valeur.

Sur Wikipédia, ce dernier apparaît comme "personnalité palestinienne." Comme le disait Victor Hugo, la définition d'un traître et d'un héros dépend  du versant de la frontière sur lequel il se trouve.

Personne, ou très peu ont osé rapporter ses activités, en tant qu'un des leaders des Brigades Izz Al-Din Al-Qassam du Hamas, ses enlèvements et assassinats de soldats Israéliens, et son agenda encore plus consistant dans les trafics d'armes pour les milices de la terreur.

Dernièrement, Mabhouh a été, également, soupçonné d'avoir joué un rôle fondamental, visant à forger des contacts secrets entre les dirigeants du Hamas à Gaza et les milices d'Al-Quds de la garde révolutionnaire de l'Iran.

La semaine dernière, Galei Tashal révélait en ligne, l'existence d'une belle-soeur et neveux/nièces juifs dans la famille Mabhouh. Cela s'est passé au courant des années 1970, quand une jeune israélienne juive, nommée Esther, tomba amoureuse d'un habitant de la bande de Gaza, changea son nom, et fonda avec lui une famille.

Esther qui avait grandit dans un moshav au sud d'Israeë, s'appelle aujourd'hui Shéhira, et habite à Gaza. Sa fille est la belle-sœur de Mahmoud Al Mabhouh!

"Je n'ai rien à voir avec le Hamas ni avec le Fatah! Je vis ma vie et n'ai aucun contact avec ces organisations," a plaidé Shehira, durant son entrevue avec Galei Tashal. Cela commença en 1977, dans une usine de conserves Yaffomor à Ashdod. Esther, alors âgée de 21 ans, fit la connaissance de Naadi Zinadin, résident de Gaza, qui transportait des ouvriers de Gaza à l'usine.

Les deux tombèrent amoureux.

Esther quitta le toit de ses parents au moshav pour épouser Naadi et habiter avec lui à Gaza. Elle dût renoncer à sa citoyenneté israélienne, se convertir à l'Islam et prendre le nom de Shéhira. Le couple eut trois garçons et deux filles.

"Je ne voulais pas avoir des problèmes dans ma vie et cherchais à vivre une existence calme," explique Shéhira.

Plus tard, quand le prisonnier Hamas Fayik Al Mabhouh fut libéré des prisons israéliennes, après 15 ans d'emprisonnement, un ami le présenta à Haba, la fille d'Esther/Shéhira. Ils se marièrent et fondèrent une famille à Gaza.

"Nous fûmes informés qu'ils avaient une jolie fille. Nous nous rendîmes chez les parents pour demander sa main et nous renseigner sur les parents. J'ai tout de suite compris que la mère était juive de naissance," raconte Fayik Al Mabhouh.

Shéhira précise que son gendre est une bonne âme. "Nous n'avons jamais eu de problème avec lui. Depuis qu'il a quitté la prison, il a tout laissé de côté."

Fayik Al Mabhouh est le frère de Mahmoud Al Mabhouh, qui a été tué à Dubaï. Mahmoud Al Mabhouh savait que sa belle-sœur était juive. Shéhira et sa fille Haba aussi connaissaient le passé scabreux de la famille Mabhouh, notamment l'enlèvement et l'assassinat de deux soldats israéliens juifs : Avi Sasportas et Ilan Saadon. Pendant plus d'une vingtaine d'années, Mabhouh était membre de ce réseau qui avait enlevé et tué les deux soldats. Depuis, Mabhouh s'était enfuit de la bande de Gaza pour se joindre au Hamas à Damas.

"C'est une bonne famille. Le père, les frères et les sœurs ont fait des études à l'université," ajoute Shéhira.

D'après l'Islam, les enfants/petits enfants de Shéhira sont musulmans, mais la Halakha Juive reconnaît en eux des juifs. Ainsi, Mabhouh, l'assassin des deux soldats israéliens juifs, a des neveux juifs à  Gaza.

"J'ai décidé de ne plus me livrer à ces activités," dit Fayik Mabhouh. "Si mon frère ne s'était pas chargé d'amener des armes, s'il en a jamais amené, chose dont je ne suis pas totalement convaincu, un autre s'en serait chargé. Avant mon frère, le conflit armé existait et se perpétuera après lui."

Chéhira maintient des contacts avec ses parents en Israël, particulièrement avec sa mère, malade. La dernière fois qu'elle la rencontra date de quatre ans, rapporta-t-elle.

Fayik aussi entretient des rapports téléphoniques avec la famille de sa femme.

"Ce sont des liens familiaux, je m'inquiète d'eux et je leur parle. Je l'appelle la grand-mère de mes enfants et quand ils grandiront ils connaîtront qui était leur grand-mère. Cela ni ne m'embarrasse, ni me fait honte et n'embarrassera pas mes enfants," poursuivit Fayik.

 

Quand les frontières sont franchies ou qu'elles s'estompent!

 

 

Thérèse Zrihen-Dvir.

http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 09:34



ESISC


Sur aschkel.info et lessakele

L’OPPOSITION SYRIENNE
A-T-ELLE LES MOYENS DE SES AMBITIONS ?
Par Claude MONIQUET, Président de l’ESISC
et Dimitri DOMBRET, chercheur associé à l’ESISC


En guise d’introduction



L’opposition syrienne n’est pas un phénomène nouveau. Pendant plus de
quarante ans – depuis le coup d’Etat militaire de 1963 – le baathisme syrien a
fait face à une dissidence domestique puis extérieure. Installés en Syrie depuis la fin des années 30, ce sont d’abord les Frères musulmans qui ont mené une lutte farouche contre le régime, avant d’être réduits au silence en 1982.


Depuis l’avènement de Bachar al-Assad à la tête du pays, l’opposition s’articule – en Syrie et à l’étranger – autour d’un agglomérat de différentes organisations des droits de l’homme, de partis politiques, de groupes de la société civile et d’individus. Très morcelée et profondément divisée, elle a connu, ces dernières années, quelques tentatives de fédérer plusieurs de ses composantes qui, toutes, ont avorté.

« Nouveau venu » sur la scène politique, Ribal al-Assad, cousin de Bachar al-
Assad, mène, quant à lui, depuis quelques années, un combat pour la défense
des droits de l’homme en Syrie au travers d’une approche originale. Encore
méconnu au niveau international, ce jeune entrepreneur de 35 ans, qui dirige
notamment ANN (Arab News Network) – une chaîne de télévision satellitaire
basée à Londres – tente de promouvoir non seulement la démocratie en Syrie
mais aussi une paix juste au Proche-Orient. Son émergence est probablement
l’évènement le plus marquant de la vie de l’opposition depuis le début des
années 2000.

A l’heure où la Syrie redouble d’efforts pour recouvrer une certaine légitimité
sur la scène internationale et enregistre quelques succès notables, examinons
donc, en détail, la situation réelle de la dissidence.


Bachar al-Assad : une opportunité manquée


A son arrivée au pouvoir en juillet 2000, Bachar al-Assad a brièvement suscité l’espoir en prononçant un discours inaugural qui se voulait – de prime abord – en rupture avec le passé.

En effet, en évoquant la situation des droits de l’homme, en parlant de démocratie et de transparence, de nombreux Syriens ont voulu croire que leur nouveau président avait peut-être l’étoffe sinon pour changer le régime à tout le moins pour assouplir les nombreuses restrictions en matière de libertés civiles.


Mais le « Printemps de Damas » sera court !......


Lire la suite de l'analyse
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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 23:45

 


 

Photo by: ASSOCIATED PRESS

 

 « Le Hamas perd le contrôle sur Gaza »

 

 

Par la Rédaction du JPOST.COM
06/03/2010 11:29

 

Adaptation française : Marc Brzustowski

Pour http://lessakele.over-blog.fr et www.aschkel.info

On rapporte que le Commandant en chef à Gaza a envoyé une lettre à Meshaal, l’alertant sur l’anarchie sécuritaire régnant dans le territoire.


 

Le journal en arabe Asharq al-Awsat, édité à Londres a rapporté samedi matin, qu’Ahmed Ja’abri, le Commandant de la branche armée du Hamas, Izz al Din al-Qassam, a récemment envoyé une lettre urgente au dirigeant du Hamas à Damas, Khaled Mesha’al, l’alertant sur le fait que la situation dans la Bande de Gaza “se détériorait”, et que le Hamas avait commencé à perdre le contrôle du territoire.

Le reportage affirme que la lettre a été rédigé à la lumière d’une série d’assassinats et d’explosions près des bureau des principaux chefs d’Izz-al-Din al Qassam et du Premier Ministre du Hamas, Ismaïl Haniyeh. Personne n’a revendiqué la responsabilité de ces attaques.

 Selon le reportage, Ja’abri a écrit à Mesha’al que “ plusieurs explosions inquiétantes ont eu lieu à Gaza récemment, l’anarchie sécuritaire s’étend, et des hommes d’al Qassam se font tuer”.

 

Il est aussi dit que Ja’abri a admis que le Hamas avait fait un grand nombre d’erreurs graves dans la gestion de la Bande (de Gaza).

 

L’article a cité des sources palestiniennes affirmant que ce sont des agents du Hamas qui s’opposent à Haniyeh qui se trouvent derrière ces attentats. D’autres suggèrent que les explosions ont été mises au point par des groupes fondamentalistes du Jihad islamique.

 

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 16:41


La Turquie rappelle son ambassadeur aux Etats-Unis

http://www.slate.fr/story/18221/

Vendredi 5 Mars 2010


La Turquie a rappelé son ambassadeur aux Etats-Unis à la suite d'un vote de la commission des Affaires étrangères de la chambre des représentants américains reconnaissant le génocide arménien. La résolution, votée à 23 voix contre 22 malgré les efforts de dernière minute de l'administration Obama (qui s'y opposait), a encore du chemin à faire au Congrès, mais elle pourrait porter atteinte aux relations avec la Turquie, un allié stratégique important des Etats-Unis dans la région, rapporte le Wall Street Journal.

La Turquie avait pris la même mesure en réponse au vote d'une résolution similaire en 2007, rapporte le quotidien. Du côté américain, les grandes compagnies de défense et d'aéronautique craignent de perdre un client important: la Turquie est engagée dans plusieurs projets d'achat d'armes, d'hélicoptères ou encore d'avions de chasse américains.

Le démocrate de Californie Howard Berman, président de la commission, a déclaré dans son allocution d'ouverture: «Je crois que les Turcs, malgré leur consternation d'aujourd'hui, sont d'accord avec le fait que l'alliance américano-turque est trop importante pour être mise de côté par une résolution non-contraignante de la Chambre des représentants. [...] toute nation doit se réconcilier avec son passé. Et c'est ce que nous demandons à la Turquie.»

La reconnaissance du génocide arménien faisait partie du programme électoral d'Obama, rapporte la BBC, mais la secrétaire d'Etat Hillary Clinton a déclaré que les circonstances ont depuis «changé de manière significative» et que «le Congrès ne doit pas se conformer à cette résolution, et nous l'avons fait savoir à tous les protagonistes».

En octobre dernier, la Turquie et l'Arménie avaient profité d'un match de football pour signer deux protocoles permettant le rétablissement  et la normalisation des relations diplomatiques entre les deux pays, après un siècle d'hostilités. Ces accords avaient été mal accueillis par beaucoup d'Arméniens, qui ont vu un cadeau offert à la Turquie après des négociations secrètes.

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 15:57
Lire l'article en anglais : A Regional View From Israel



Traduit et adapté par Hanna pour sionisme.xooit.com


Un point de vue régional d'Israël


Entretien avec Yossi Gal, directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères, en date du 18 février 2010




Quelles sont pour vous les principales priorités stratégiques d’Israël à l’étranger ?




A l’instant présent, l’ordre du jour prioritaire pour le monde libre tout entier, c’est la question de l’Iran et les tentatives poursuivies par les Iraniens d’acquérir des capacités nucléaires militaires. Le plus haut sur la liste, c’est le rôle que joue l’Iran dans la déstabilisation de la région, son soutien au terrorisme et de nombreuses autres activités. Une autre priorité de l’agenda d’Israël, est le processus de paix avec les Palestiniens sur deux pistes. L’une est la continuation de l’approche par le bas, à travers lequel nous essayons de concert avec la communauté internationale et les éléments responsables de la société palestinienne, de tout faire pour faciliter les conditions de vie en Cisjordanie et pour encourager et favoriser l’activité économique. Dans le même temps, nous continuons à travailler avec notre plus grand allié, les Etats-Unis, pour tenter d’aboutir vraiment sur une politique future.

La troisième question très importante faisant partie des priorités, est d’agir contre les tentatives visant à délégitimer Israël. Ce sont les trois principaux thèmes. En même temps, nous devrions continuer à essayer de travailler en association avec la communauté internationale sur des questions telles que le développement économique et les points inscrits au nouvel ordre du jour, l’environnement, l’énergie, ainsi de suite sur la liste. Ce sont là, les principaux points.




Concernant l’Iran, quel rôle attribuez-vous à Israël dans les efforts internationaux ?






L’Iran constitue une menace pour la paix, la sécurité et la stabilité du monde. Le  fait est que la communauté internationale comprend les dangers d’un Iran continuant à défier la volonté et les souhaits de la communauté internationale en ne mettant pas un terme à ses activités d’enrichissement d’uranium. La reconnaissance est là. L’Iran n’est pas seulement un danger pour la région, mais aussi pour la paix et la sécurité mondiale. Cet effort est mené par le Conseil de sécurité des Nations Unies, par les dirigeants des Etats-Unis, ceux de l’Europe et d'ailleurs.

Pensez-vous qu'Israël ait un rôle spécifique ?





Israël vit dans cette région et dans cette partie du monde. Israël est menacé par l'idée même de voir un Iran devenir un Iran nucléaire. Israël est menacé par les mandataires de l’Iran de cette région, notamment le Hezbollah et le Hamas, comme pour le reste du monde, nous sommes concernés.

Vous vous êtes activement engagé dans des négociations de paix avec les voisins d’Israël depuis deux décennies, quelle est votre estimation de l’état actuel des lieux ?





Le gouvernement israélien actuel a beaucoup fait et a pris des mesures importantes en vue de faciliter la reprise des pourparlers et des négociations avec les Palestiniens. Je dois mentionner, le discours désormais célèbre prononcé par le Premier ministre d’Israël à Bar-Ilan, où il a déclaré que la solution politique était que vivent côte à côte dans la paix et la sécurité, l’Etat israélien et un Etat palestinien. C’est l’une des premières évolutions majeures. La seconde sera des mesures prises par Israël afin d’alléger les conditions de vie en Cisjordanie en supprimant les obstacles des barrages. Je pense que la politique qu’est la nôtre, montre des résultats très impressionnants sur le terrain en termes d’activité économique, en terme de performance de l’économie palestinienne. La troisième chose est la décision qui a été prise par le Cabinet : de poser un moratoire sur la construction dans les colonies. Tout cela a été fait pour faciliter la reprise des négociations de paix. Malheureusement, les Palestiniens n’ont pas répondu favorablement, et ne sont pas revenus à la table des négociations.

En ce qui concerne l’état d’avancement et ce que le gouvernement israélien à l’intention de faire, il est évident que nous poursuivrons notre engagement avec nos amis américains pour tenter de rechercher les voies et moyens nécessaires pour reprendre ces négociations. Nous continuerons à travailler avec la communauté internationale, pour l’amélioration des conditions de la Cisjordanie. Dans le même temps, concernant la préoccupation de l’autre groupe à Gaza, nous allons poursuivre notre politique qui consiste à ne pas donner une quelconque légitimité au Hamas, parce que le Hamas représente vraiment une menace pour les chances de parvenir à une paix. Le Hamas est une menace pour tout ceux qui sont intéressés à aller vers un réglement pacifique. 



Ziad Asali de la Task Force américaine sur la Palestine a déclaré au Bulletin sur le Moyen-Orient que "la victimisation et les souffrances de la population de Gaza sont la propriété exclusive du Hamas, ceci pour qu’il en tire un avantage politique". Que peut faire Israël contre l’emprise du Hamas ?




Premièrement, je crois qu’il est utile de nous rappeler comment nous en sommes arrivés à cette situation à Gaza. Un violent coup d’Etat a eu lieu, qui a eu pour conséquence la prise de Gaza par le Hamas. Ceci, immédiatement après le désengagement israélien. Je pense que les Palestiniens ont réalisé que le Hamas ne leur apporte rien d’autre que la souffrance et la misère, tandis que ceux qui optent pour une coexistence et un rapprochement pacifiques, se dirigent vraiment vers des conditions de vie bien meilleures, et là je parle des Palestiniens de la Cisjordanie.

Quel rôle les autres peuvent-ils jouer pour faire avancer le processus ?

Le rôle le plus important que puissent jouer les autres, est d’une part, faire comprendre à l’Autorité palestinienne qu’il n’y a pas d’autre solution que de s’asseoir à nouveau à la table des négociations. Ce qui s’applique aux Européens et aux autres, vaut également pour les pays arabes. Mais en même temps, je pense que la communauté internationale et les autres devraient s’en tenir à la politique du Quartette quant aux conditions émises concernant le Hamas. Que le Hamas doit reconnaître Israël, mettre un terme à la terreur et la violence, respecter les accords déjà existants avec Israël.  Le principal rôle vis-à-vis de l’Autorité palestinienne est celui de leur faire comprendre que les négociations sont le seul moyen pour avancer, les soutenir ainsi que soutenir ceux qui tentent de faire la paix.



Vous avez été l’un des représentants du groupe multilatéral de travail sur l’environnement, que pensez-vous que les groupes multilatéraux peuvent jouer comme rôle, maintenant et dans l’avenir, pour faire avancer le processus vers une solution ?


Deux points : D’abord, un volet régional est toujours important. Il est important de convaincre les parties sur le fait que nous parlons d’une chose beaucoup plus large, au sujet de ce que la paix entre Palestiniens et Israéliens peut apporter. Il est important pour les Palestiniens de se rendre compte que leurs frères arabes font partis du processus.  Il est important de convaincre les peuples du Moyen-Orient, et Israël inclus, que les Arabes sont intéressés à aller de l’avant. Lorsque nous étions des partenaires multilatéraux et que nous essayions de régler certaines questions pratiques, en particulier la question qui fâche, celle des frontières, et il est évident que cette sorte de règlement est capital. Par exemple, je travaillais sur l’environnement et hélas l’environnement ne connaît pas de frontières, nous partagieons tous le même intérêt, celui de voir ce genre de règlement aboutir, telles que celui concernant l’eau et l’environnement.


Changeons de sujet, vous vous êtes récemment rendu en Turquie, aujourd’hui, quelle est votre estimation sur les relations entre Israël et la Turquie ?


Les relations entre Israël et la Turquie sont très importantes. Elles sont importantes pour Israël mais aussi pour la Turquie et également importantes pour les intérêts de la région. Il y a peu de temps, j’étais à Ankara. Finalement, j’ai été satisfait de mes entretiens,  car nous nous sommes entendus sur la manière de faire pour faire progresser la relation. Le fait que la relation soit importante ne signifie pas que nous devons ignorer nos divergences, et il y a des divergences. Mais je pense que toutes ses divergences devraient se limiter à la salle de discussion, dans ce cadre là, nous devrions avoir un échange de point de vue ouvert, et non dans d’autres domaines.


A la conférence qui s’est tenue à Herzliya, Ehud Barak, le Ministre de la Défense, a déclaré que si la paix n’est pas obtenue avec la Syrie, Israël pourrait être entraîné vers une autre guerre. Cependant pour le Président Assad, c’est Israël qui mène la région vers la guerre. Quelle est la position actuelle d’Israël, à l’égard du renouvellement de la piste syrienne ?

En Israël, nous avons toujours été à l’écoute des voix en provenance du monde arabe. Bien sûr, à long terme, nous avons intérêt à faire la paix avec tous, chacun de nos voisins. Nous avons fait la paix avec l’Egypte, et nous avons de très bonnes relations. Nous avons fait la paix avec la Jordanie. Nous essayons de faire avancer les choses avec les Palestiniens. De même, nous sommes intéressés à explorer toutes les voies possibles ouvertes avec nos autres voisins. Nous aimerions avoir la paix avec la Syrie, ainsi qu’avec le Liban.


Bien sûr, quand cela vient de notre voisin du Nord, nous devons examiner très attentivement la dimension stratégique et nous devons suivre de très près les intentions de nos partenaires pour voir si leurs déclarations concernant la paix sont accompagnées de changement sur, disons, le soutien au terrorisme ou à des organisations terroristes ou bien d’autres puissances dans la région. Mais l’essentiel, est qu’Israël est intéressé à aller de l’avant pour la paix avec tous ses voisins.
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En tant que représentant d’Israël à la FINUL, quelle est la position d’Israël concernant Ghajar ? Si un retrait est effectif, dans un proche avenir, comment cela se traduira en ce qui concerne les relations israélo-libanaises ?




Nous aimerions, bien sûr, avoir la paix avec le Liban, de la même manière que nous voudrions avoir la paix avec tous nos voisins. Plus précisément, concernant Ghajar, le Cabinet israélien a décidé de s’engager sur la base des propositions de la FINUL. Nous avons débuté cet engagement et nous allons poursuivre les discussions et les négociations pour conclure un accord avec la FINUL.


Vous avez déclaré à Herzliya qu'il n’y a pas d’alternative à la relation spéciale entre les Etats-Unis et Israël, et que les relations avec les pays européens progressent plus lentement. Quel est l’avenir des relations israélo-européennes ?




Ce que j'ai dit lors de la conférence d'Herzliya, c'est que nous sommes très fiers d'avoir de très étroites relations bilatérales avec de nombreux pays européens.  Alors que nous parlons, le Premier ministre italien est en visite en Israël.  La semaine dernière, le Premier ministre israélien, avec la moitié de son cabinet, est allé en Allemagne pour de proches consultations.  Nous avons des relations étroites avec un certain nombre de pays, comme : La France, les Pays-Bas, la Pologne, la Hongrie, et je pourrais continuer.  Nous sommes très fiers de cette relation qui rassemble la vie politique et économique mais également tout le reste. En ce qui concerne l’Union européenne dans son ensemble, en se projetant sur cinq ou six ans, nous avons réussi à avancer de manière très significative en raison d'une décision stratégique prise en Israël. Nous avons été le premier pays à signer l’accord politique de voisinage avec l’Europe. Ce que j’ai dit à Herzliya, concernant les négociations avec l’Union européenne dans son ensemble, est que le niveau des relations bilatérales ira probablement beaucoup plus loin par la suite, c’est peut-être en raison de la nature de l’organisation dans son ensemble.  J’ai également dit que les relations entre Israël et les Etats-Unis sont la pierre angulaire de la politique étrangère d’Israël. Nous aimons notre relation étroite avec les Etats-Unis, nous avons travaillé très rigoureusement avec le sénateur Mitchell et nous nous réjouissons de pouvoir continuer comme cela.
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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 15:30


Le Hamas a déclenché ces émeutes


http://www.actu.co.il/2010/03

[Vendredi 05/03/2010 16:00]

 

C’est ce que vient de déclarer le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Itzhaq Aharonovitch. Après ces émeutes où 60 jeunes Arabes ont été blessés ainsi que 2O policiers, le ministre Aharonovitch s’est rendu sur place au moment des confrontations et a accusé le Hamas d’en être à l’origine ainsi que le Mouvement islamique israélien du Cheikh Raed Salah. De son côté, le Hamas a déclaré qu’un adolescent a été sérieusement blessé.

par Meir Ben-Hayoun
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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