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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 22:39

 

 

Bonne nouvelle de Turquie

par Daniel Pipes
Los Angeles Times
4 juin 2013

http://fr.danielpipes.org/12984/bonne-nouvelle-turquie

Version originale anglaise: The Good News in Turkey
Adaptation française: Johan Bourlard

 

Comment interpréter les troubles qui ont éclaté dernièrement dans les rues d'Istanbul et d'environ 65 autres villes turques ? Et plus précisément, cette situation est-elle comparable aux soulèvements arabes qui ont lieu depuis deux ans et demi en Tunisie, en Libye, en Syrie au Yémen et au Bahreïn ?


Sous certains rapports, il semble n'y avoir aucun lien puisque la Turquie, dotée d'une culture démocratique et d'une économie moderne, est bien plus avancée que les pays arabes. Toutefois, elle s'en rapproche sur deux points – l'autocratie et la Syrie – qui permettent de s'interroger sur l'ampleur et les conséquences des manifestations en Turquie.


La révolte n'est pas née de rien. À l'automne dernier, j'étais à Istanbul et il était alors évident que les tendances dictatoriales du Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan inquiétaient davantage que ses aspirations islamiques. Je n'ai alors cessé d'entendre des critiques au sujet de ce « calife informel », de ce « chef élu en ingénierie sociale » en train de s'« intoxiquer au pouvoir ».


Les Turcs m'ont cité un nombre interminable de traits typiques de l'autoritarisme dont ils souffrent depuis une décennie de gouvernement d'Erdoğan et de son Parti de la Justice et du Développement, l'AKP : suppression de la critique politique, capitalisme de copinage, manipulation du pouvoir judiciaire, emprisonnements injustes, parodies de procès et mépris pour la séparation des pouvoirs. Les Turcs ont manifesté un mécontentement particulier sur la façon dont Erdoğan cherche à imposer ses propres vues sur le pays.


Les manifestations qui ont lieu depuis vendredi dénoncent cette situation mais bien plus. Ce qui au début n'était qu'une querelle locale au sujet de la disparition, au cœur du quartier moderne d'Istanbul, d'un petit espace vert de la place Taksim, a rapidement enflé pour se muer en véritable déclaration nationale de défiance.


Erdoğan, qui n'est ni Muammar Kadhafi ni Bashar Al-Assad, ne massacrera pas des manifestants pacifiques mais les opérations musclées de la police ont, selon certaines sources, fait 2300 blessés et, d'après Amnesty International, deux morts. Plus encore, le Premier ministre a réagi de façon provocante non seulement en maintenant le projet initial de réaménagement du parc mais aussi en annonçant qu'il est en mesure de faire ce que bon lui semble.


Chose impensable, des supporters acharnés de clubs de football rivaux s'unissent contre Erdoğan.

Comme le disait le Hürriyet Daily News : « Erdoğan a déclaré qu'une mosquée serait bâtie sur la place Taksim et il a ajouté qu'il n'avait pas à demander la permission du principal leader d'opposition ni des "quelques maraudeurs" opposés au projet, en précisant que l'autorité lui avait déjà été donnée par le peuple ayant porté l'AKP au pouvoir. »

En d'autres termes, Erdoğan est en train de dire qu'en ayant voté pour l'AKP, les Turcs lui ont donné le pouvoir de faire tout ce qu'il veut. Il

est le padichah élu qui ne doit rendre de compte à personne. Mais les manifestants ainsi que les investisseurs jusqu'à présent enthousiastes, ont tout de même leur mot à dire dans cette affaire, quitte à mettre en péril une croissance économique turque semblable à celle de la Chine.


Fait significatif : Abdullah Gül, le président turc, et rival en ascension d'Erdoğan, a adopté une attitude très différente face aux protestations. Ainsi a-t-il déclaré que « la démocratie ne se résume pas aux élections » et que « les messages délivrés dans de bonnes intentions ont été bien reçus ». En prenant ses distances avec le Premier ministre, Gül a accentué l'isolement d'Erdoğan.


Comme en Syrie, après environ dix années au pouvoir, Erdoğan a commis sa première grande erreur stratégique en impliquant intensivement la Turquie dans la guerre civile syrienne. Il a agi avec dépit lorsque Assad, le despote syrien et compagnon d'un moment, a ignoré son conseil (avisé) de faire des réformes. N'étant pas de ceux qui prennent bien le fait d'être rabroués, Erdoğan a réagi de façon émotionnelle et a plongé son pays dans la guerre civile en hébergeant les rebelles, en les approvisionnant, en les armant et en essayant de les guider.

Du point de vue de la Turquie, les résultats s'apparentent à un désastre. Le pays, qui a subi une hostilité nouvelle de la part de Moscou, Téhéran et Bagdad, a perdu les deux routes commerciales vers le Golfe persique ainsi que le commerce avec la Syrie. Il a aussi dû faire face à des actes terroristes sur son propre sol (à Reyhanli). Enfin – et c'est peut-être le plus inquiétant – il a été le témoin d'un regain de tensions entre un gouvernement qui proclame haut et fort ses convictions sunnites et les populations musulmanes hétérodoxes du pays.

L'imbroglio syrien a fait perdre à la Turquie sa position enviable de force et de popularité – sa politique du « zéro problème avec les voisins » qui a produit des résultats tangibles –, et en a fait un pays dominé par la sensation d'être entouré d'ennemis. Si le président Obama a pu se vanter de ses « relations de travail étroites » avec Erdoğan, la rencontre du mois dernier à la Maison Blanche entre les deux hommes n'a pas reflété la bonne entente mutuelle et n'a pas non plus poroduit les résultats pratiques qu'escomptait Erdoğan par rapport à la Syrie.


En résumé, il apparaît qu'une décennie de calme électoral, de stabilité politique et d'investissement intense à l'étranger connaissent un point d'arrêt qui indique le début d'une nouvelle ère plus difficile pour le gouvernement de l'AKP. Dès lors, il est permis aux partis d'opposition moribonds de retrouver de la voix, aux factions opposées à la guerre de reprendre courage et aux laïcs de tirer profit de la vague de mécontentement déclenchée par la politique gouvernementale d'encadrement des citoyens en vue de rendre ceux-ci plus (islamiquement) vertueux.


Ceci est une excellente nouvelle. La Turquie dirigée par l'AKP fait fausse route. Malgré la démocratie, le gouvernement de l'AKP a jeté en prison plus de journalistes que n'importe quel autre pays dans le monde. Malgré la laïcité, ce même gouvernement a imposé avec une insistance toujours plus grande, une armada de mesures d'inspiration islamiste, comprenant aussi bien les restrictions sur l'alcool introduites à la hâte la semaine dernière, que les mises en garde contre les manifestations publiques d'affection.


Malgré son appartenance à l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, la Turquie s'est engagée en 2010 dans un exercice militaire conjoint avec la Chine. Malgré sa candidature à l'Union européenne, Ankara fait du pied à l'Organisation de coopération de Shangaï, fondée en 1996 par les dirigeants russe et chinois pour faire contrepoids à l'OTAN. Malgré sa prétendue alliance avec les Etats-Unis, la Turquie a humilié Israël, qualifiant le sionisme de « crime contre l'humanité », et faisant l'éloge du Hamas, répertorié comme organisation terroriste.

La police d'Erdoğan en pleine démonstration de force face aux opposants pacifistes.

Grâce aux manifestations, nous pouvons de nouveau espérer que la Turquie s'écarte de la voie sur laquelle elle se trouve, à savoir celle du despotisme, de l'islamisation et d'une diplomatie de plus en plus douteuse. Puisse son héritage laïc, démocratique et pro-occidental reprendre vie.

Thèmes connexes:  Turquie Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 17:49

 

Quand l'armée vassale se rebiffe... Et le Hezbollah entre deux feux?


Après un raid syrien sur Ersal, l'armée libanaise lance un rare et sévère avertissement

Taille plus grandeOLJ/
AFP | 12/06/2013

 

Un hélicoptère militaire syrien a mené, mercredi, un raid sur Ersal, dans la Békaa. REUTERS/Ahmad Shalha
Un hélicoptère militaire syrien a mené, mercredi, un raid sur Ersal, dans la Békaa. REUTERS/Ahmad Shalha

Liban-Syrie La troupe a pris "les mesures défensives nécessaires pour riposter immédiatement à toute violation similaire".

L'armée libanaise a lancé mercredi une rare mise en garde envers la Syrie, affirmant qu'elle riposterait "immédiatement" à toute nouvelle "violation" quelques heures après un raid syrien sur la localité de Ersal, dans la Békaa. "Les unités de l'armée déployées dans la région (touchée mercredi) ont pris les mesures défensives nécessaires pour riposter immédiatement à toute violation similaire", a indiqué l'armée dans un communiqué.


"Un hélicoptère militaire provenant du côté syrien a violé l'espace aérien libanais dans la région de Ersal et lancé deux bombes (...) en direction de la place de la localité, blessant un civil et provoquant des dégâts matériels", a précisé l'armée.


Il s'agit d'un avertissement très rare dans l'histoire récente du Liban et de la Syrie, ancienne puissance de tutelle politico-militaire de son petit voisin. L'armée libanaise, faiblement équipée, entretient une étroite coopération avec l'armée de la Syrie, dévastée par un conflit entre troupes du régime et rebelles.


Ersal est une localité sunnite appuyant la rébellion et servant de point de passage entre les deux pays pour les réfugiés, les armes et les rebelles, selon des sources de sécurité. Elle a déjà été visée par des raids, mais c'est la première fois que son centre est touché.
Le weekend dernier, Ersal a reçu des dizaines de blessés, notamment des rebelles, après la chute de Qousseir, bastion rebelle du centre-ouest de la Syrie conquis par l'armée avec l'aide déterminante du Hezbollah. 


Cette implication du puissant mouvement libanais armé en Syrie a porté la tension à son comble au Liban, où les incidents se multiplient notamment dans les régions frontalières. Hier encore, plusieurs roquettes tirées depuis la Syrie ont atteint la région du Hermel, bastion du Hezbollah dans la Békaa, pour la première fois depuis une semaine.
Selon un communiqué de l’armée libanaise, neuf roquettes se sont abattues dans le secteur, faisant trois blessés et des dégâts matériels et causant des débuts d’incendie dans des vergers. Le Hermel avait été, à plusieurs reprises, la cible de tirs de roquettes pendant la bataille de Qousseir. 

 

Face à la multiplication des incidents sécuritaires, de Tripoli (nord) à Saïda (sud), l’armée a mis en garde, vendredi dernier, contre "un complot" visant à entraîner le Liban dans une "guerre absurde", avertissant qu’elle recourrait à la force pour y mettre fin. Il s’agissait du communiqué le plus ferme depuis le début de la révolte en Syrie il y a plus de deux ans.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 17:39

 

 

Nouvelle tuerie à caractère confessionnel en Syrie

 

http://www.lorientlejour.com

 
OLJ/AFP | 12/06/2013

 

Un rebelle syrien, le 11 juin 2013, à Alep. REUTERS/Muzaffar Salma
Un rebelle syrien, le 11 juin 2013, à Alep. REUTERS/Muzaffar Salma

conflit Une soixantaine de chiites abattus ; "Il faut arrêter la progression vers Alep" des troupes du régime syrien, estime Fabius.

Des rebelles sunnites ont abattu une soixantaine de chiites, en majorité des combattants pro-régime, dans une nouvelle tuerie à caractère confessionnel dans le conflit syrien.


L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a diffusé des vidéos de ce nouvel épisode macabre, montrant des hommes armés désignant des cadavres et des maisons en feu dans le village de Hatlah dans la province de Deir Ezzor (est).


"Voici les chiites, voici votre fin, chiens", crie l'un d'eux. "Sunnites, aidez votre communauté", clame un autre, le front ceint d'un bandeau noir sur lequel est inscrite la profession de foi musulmane.


"Dieu est grand, toutes les maisons des chiites ont été incendiées (...) Voici les combattants du jihad (guerre sainte) célébrant leur entrée dans les maisons chiites infidèles", clame un homme filmant la scène.

 

(Eclairage : Le chaos laisse le terrain libre aux extrémistes en Syrie)


L'assaut du village a été donné en représailles à une attaque menée par des habitants contre un poste de la rébellion dans laquelle deux insurgés ont péri, selon l'OSDH, qui s'appuie sur un large réseau de militants et de médecins.


La Syrie est un pays à majorité sunnite mais gouverné depuis plus de 40 ans par le clan Assad qui appartient à la minorité alaouite, une branche du chiisme. Les rebelles sont en grande partie sunnites.

 

 

 

Outre les 60 chiites tués à Hatlah, environ 200 personnes ont péri dans les violences mardi à travers le pays, selon l'OSDH.

 

 

"Il faut arrêter la progression vers Alep"


Le caractère confessionnel du conflit, qui a fait plus de 94.000 morts depuis mars 2011, a été exacerbé par l'engagement du Hezbollah libanais, un allié indéfectible de M. Assad, dans les combats aux côtés de l'armée.


L'aide cruciale du Hezbollah a permis la semaine dernière à l'armée de reprendre le bastion stratégique rebelle de Qousseir situé dans la province centrale de Homs.


Forte de ce succès, l'armée avançait dans le quartier de Wadi Sayeh dans la ville voisine de Homs avec l'objectif de la reprendre entièrement, selon L'OSDH. Elle se prépare aussi à lancer un assaut sur les secteurs rebelles d'Alep (nord).


"Le conflit est à un tournant", a estimé Paris qui, comme Washington, réfléchit aux moyens de renforcer la rébellion, en perte de vitesse face au régime.


Mercredi, le chef de la diplomatie, Laurent Fabius, a demandé à la communauté internationale d'arrêter la progression vers Alep. "C'est la prochaine cible à la fois du Hezbollah et des Iraniens", a déclaré le ministre, interrogé sur la chaîne de télévision France 2, qui a également dénonce l'utilisation "scandaleuse" par Bachar el-Assad d'armes chimiques. "Il faut un rééquilibrage (entre les troupes du régime et la résistance, ndlr) parce qu'au cours des dernières semaines, les troupes d'Assad et surtout le Hezbollah et les Iraniens, avec les armes russes, ont repris un terrain considérable", a-t-il ajouté.

 

"S'il n'y a pas de rééquilibrage sur le terrain, il n'y aura pas de conférence de la paix à Genève car l'opposition n'acceptera pas d'y venir. Or il faut une solution politique", a poursuivi M. Fabius.


Les succès de l'armée n'aident guère l'ONU, les Etats-Unis et la Russie dans leur tentative d'organiser une conférence internationale de paix, dite "Genève-2", dont la date n'a pas encore été fixée.

 

Tout en plaidant pour "que les résistants (syriens) puissent se défendre, qu'ils disposent d'armes", Laurent Fabius a ajouté : "Il nous faut respecter la réglementation européenne qui dit que c'est à partir du 1er août que des armes puissantes peuvent être données. Pour le moment, nous n'avons pas encore décidé". "Et les Américains sont en train d'examiner leurs propres positions", a-t-il ajouté, précisant s'être entretenu mardi par téléphone avec son homologue américains John Kerry. "Il y a dans l'administration américaine des positions différentes. Les Américains auraient voulu se tenir à l'écart mais le conflit n'est plus local, c'est un conflit régional et même international", a dit M. Fabius

 

(Eclairage : Que change la levée par l'UE de l'embargo sur les armes destinées aux rebelles syriens ?)


Le secrétaire d'Etat américain doit d'ailleurs s'entretenir mercredi à Washington de la Syrie et de la manière d'aider les rebelles avec son homologue britannique William Hague. Le président Barack Obama a, de son côté, demandé à son "équipe de sécurité nationale" "d'examiner "toutes les options" possibles qui nous permettraient de remplir nos objectifs pour aider l'opposition", a expliqué à l'AFP la porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche.


Son homologue russe Vladimir Poutine a regretté que M. Assad n'ait pas engagé de réformes réclamées par le mouvement de contestation populaire lancé en mars 2011. Le pouvoir a, au contraire, réprimé ce mouvement qui s'est ensuite militarisé plongeant le pays dans la guerre civile. "S'il avait agi différemment, tout cela ne serait pas arrivé", a dit M. Poutine, dont le pays livre des armes au régime syrien.



L'Autriche retire ses Casques bleus du Golan

 

Parallèlement, un premier groupe d'une vingtaine de Casques bleus autrichiens a franchi mercredi le point de passage de Qouneitra pour pénétrer du côté israélien du Golan occupé, a constaté l'AFP. L'Autriche a annoncé le 6 juin son intention de retirer son contingent de 378 Casques bleus de la Force de l'ONU pour l'observation du désengagement (FNUOD) déployée dans une zone-tampon entre la Syrie et Israël, en raison de l'extension du conflit syrien qui mettait, selon elle, en danger la sécurité de ses soldats.

 

Depuis l'annonce par le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah de l'implication de son parti dans les combats en Syrie, les affrontements se sont rapprochés des régions frontalières avec le Liban et "les territoires syriens occupés" par Israël. Le 7 juin dernier de violents combats entre rebelles syriens et l'armée avaient éclaté à Qouneitra, unique point de passage entre les secteurs occupé et non occupé du plateau du Golan. Ces violences ont poussé l'armée israélienne à renforcer son dispositif militaire sur la partie du Golan qu'il occupe.

 

Ainsi, dans un nouveau débordement du conflit au Liban, un hélicoptère syrien a bombardé Ersal (Békaa), une localité  partisane de la rébellion hostile au régime syrien, faisant des blessés, selon un responsable local.

 

Reportage

La cyberguerre secrète de « l’Armée syrienne électronique »

 

Au Liban

Un point de vue sur les agissements du parti de Dieu, l’éclairage de Scarlett Haddad 


Périls en la demeure et... ailleurs

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 23:34

 

Daniel
 Pipes

 

Israël, pays prospère

par Daniel Pipes
The Washington Times
5 juin 2013


http://fr.danielpipes.org/12970/israel-pays-prospere


Version originale anglaise: Happy Israel
Adaptation française: Johan Bourlard

 

 

Dans une déclaration typiquement maladroite, le Secrétaire d'État américain John F. Kerry a récemment déploré le fait que les Israéliens sont trop heureux pour mettre fin au conflit qui les oppose aux Palestiniens : « En Israël, les gens ne se lèvent pas chaque matin en se demandant si la paix sera pour demain car il règne dans le pays un sentiment de sécurité, de réussite et de prospérité. »

 

Si M. Kerry ne comprend pas les Israéliens (c'est la politique palestinienne du refus, et non la prospérité, qui les a poussés à abandonner la diplomatie), il a tout de même raison quand il dit que les Israéliens éprouvent « un sentiment de sécurité et… de prospérité » car ceux-ci sont d'une façon générale des gens heureux. Un sondage récent a révélé que 93 pour cent des Juifs israéliens sont fiers d'être israéliens. Il est vrai que l'armement nucléaire iranien constitue une menace et qu'une confrontation avec Moscou n'est pas impossible. Toutefois, la situation n'a jamais été aussi bonne. Faisons ici un état des lieux, non sans remercier Efraim Inbar de l'Université Bar-Ilan à qui nous devons une partie des informations données dans cet article.

 

Israël a plus d'enfants par habitant que tous les autres pays avancés.*

Pour maintenir le renouvellement de la population d'un pays, les femmes doivent donner naissance à 2,1 enfants. Avec un taux de natalité de 2,65 enfants par femme, Israël est le seul pays avancé dépassant le seuil de remplacement (la France vient juste derrière avec un taux de 2,08 ; Singapour est le dernier avec un taux de 0,79). Alors que les Haredim et les Arabes expliquent en partie cette vitalité, les juifs laïcs en sont la clé.

· Pendant la récession des années 2008-2012, Israël a bénéficié d'une croissance de 14,5 pour cent du produit intérieur brut, enregistrant ainsi le taux de croissance économique le plus élevé de tous les pays de l'OCDE (les économies avancées ont au contraire connu dans leur ensemble un taux de croissance de 2,3 pour cent, avec 2,9 pour cent pour les États-Unis et moins de 0,4 pour cent pour les pays de la zone euro.). Israël investit 4,5 pour cent de son PIB dans la recherche et le développement, soit le taux le plus élevé de tous les pays.

 

· En raison des découvertes de gaz et de pétrole, Walter Russel Mead observe que « du point de vue des ressources naturelles, la Terre promise pourrait être … progressivement le pays le plus précieux et énergétiquement le plus riche au monde. » Autant de ressources qui renforcent la position d'Israël au niveau mondial.

 

Le gaz naturel en provenance du gisement de Tamar commence tout juste à être fourni aux premiers clients.

La Syrie et l'Égypte étant confrontées à des problèmes internes, la menace que ces deux pays représentaient à une certaine époque pour l'existence d'Israël, a pour le moment pratiquement disparu. Grâce à des stratégies novatrices, les attaques terroristes ont été pratiquement éliminées. L'armée de défense d'Israël possède des ressources humaines exceptionnelles et se situe à l'avant-garde des technologies militaires. Quant à la société israélienne, elle a prouvé qu'elle était prête à affronter un conflit de longue durée. M. Inbar, qui est expert en stratégie, conclut que « l'écart entre la puissance d'Israël et celle de ses voisins arabes ne cesse de grandir ».

· La question diplomatique palestinienne qui a dominé la politique nationale pendant des décennies après 1967, a rétrogradé dans l'ordre des priorités. Ainsi, seuls 10 pour cent des Juifs israéliens considèrent les négociations de paix comme une priorité absolue. M. Kerry s'obstine sur cette question alors que, pour reprendre les termes d'un politicien, « débattre du processus de paix équivaut, pour la plupart des Israéliens, à débattre de la couleur de la chemise que vous porterez quand vous atterrirez sur Mars. »

 

· Même le dossier nucléaire iranien s'avère moins terrible qu'il n'y paraît. Étant donné la puissance tellement plus destructrice de l'arsenal nucléaire israélien et son système de missiles défensif en pleine croissance, Anthony Cordesman, spécialiste des questions militaires, prédit qu'un échange de tirs nucléaires causerait de lourds dommages à Israël mais détruirait la civilisation iranienne. « Le redressement de l'Iran est impossible, dans le sens normal du terme » L'obsession du gouvernement iranien conduira-t-elle celui-ci à risquer le tout pour le tout ?

 

· Les succès remportés par le mouvement du « boycott, du désinvestissement et des sanctions » sont plutôt maigres (Stephen Hawking a décliné l'invitation du président israélien ! Un organe des Nations Unies a adopté une nouvelle condamnation absurde). Israël entretient des relations diplomatiques avec 156 des 193 membres des Nations Unies. Considérant plusieurs paramètres, M. Inbar trouve que, globalement, « Israël est plutôt bien intégré. »

 

· Dans des enquêtes d'opinion publique aux États-Unis, première puissance mondiale et principal allié d'Israël, Israël bat régulièrement les Palestiniens à 4 contre 1. Et alors que les universités sont effectivement hostiles, je pose aux esprits torturés cette question : Où seriez-vous les plus forts, au Congrès américain ou sur les campus ? Poser la question, c'est y répondre.

 

· Les tensions entre Ashkénazes et Séfarades ont baissé avec le temps en raison des mariages mixtes combinés aux interpénétrations culturelles. La question de la non-participation des Haredim est finalement en cours de traitement.


· Les Israéliens ont apporté une contribution impressionnante sur le plan culturel, particulièrement en musique classique, ce qui a conduit un critique, David Goldman, à qualifier Israël de « superpuissance artistique de poche ».


 

L'orchestre philarmonique d'Israël, créé en 1936, est une institution culturelle majeure.

 

Écoutez bien, antisionistes et antisémites, Palestiniens et islamistes, partisans d'extrême droite et d'extrême gauche : vous êtes en train de mener une bataille perdue d'avance. C'est l'État juif qui est en train de gagner. Comme le dit très justement en conclusion M. Inbar, « le temps semble jouer en faveur d'Israël ». Abandonnez donc votre lutte et cherchez un autre pays à tourmenter.

 

* Cette photo montre Miri Leshem-Pelly, naturaliste israélienne également auteure et illustratrice de livres pour enfants, en train de faire la lecture de son livre Lon-Lon's Big Night à une classe. Publiés en anglais et en hébreu, les livres offrent aux enfants une introduction à la faune du Néguev.

 

Addendum, 5 juin 2013. Pour de plus amples informations sur la prospérité d'Israël (notamment ses prouesses en matière de recyclage de l'eau), voir mon blog « Remarquable Israël ».

Thèmes connexes:  Israël Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 15:30

 

 

Après ses succès face aux rebelles, le régime syrien à l'assaut de Homs et d'Alep

http://www.lorientlejour.com

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OLJ/Agences | 07/06/2013

 

A Qousseir, le 6 juin 2013, des Syriens manifestent leur soutien à Bachar el-Assad et à son père, après la reprise de la ville par les troupes syriennes soutenues par les combattants du Hezbollah. REUTERS/Rami Bleibel
A Qousseir, le 6 juin 2013, des Syriens manifestent leur soutien à Bachar el-Assad et à son père, après la reprise de la ville par les troupes syriennes soutenues par les combattants du Hezbollah. REUTERS/Rami Bleibel

Conflit Deux journalistes français portés disparus; le grand mufti d'Arabie appelle à prendre des "mesures" contre le Hezbollah.

L'armée syrienne, forte de son succès à Qousseir et dans sa région, préparait jeudi des assauts contre les rebelles dans les provinces de Homs et d'Alep pour tenter de gagner davantage du terrain avant une possible réunion internationale censée trouver une solution au conflit.

 

Après la conquête mercredi, avec l'aide déterminante du Hezbollah chiite libanais, de Qousseir dévastée (voir diaporama ici) par deux semaines de bataille féroce, puis du village voisin de Dabaa, les soldats avançaient vers le bastion rebelle de Boueida al-Charqiya, soumis à un violent pilonnage, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Des centaines de blessés et de civils se sont réfugiés dans cette localité après la chute de Qousseir, un carrefour des routes d'approvisionnement pour l'armée et pour les rebelles situé dans la province centrale de Homs près de la frontière libanaise. La ville se trouve entre Damas et le littoral, fief de la minorité alaouite dont est membre le président Bachar el-Assad.

Même si les médias officiels ont annoncé la capture de Dabaa par l'armée, des combats avaient toujours lieu aux abords du village entre les soldats épaulés par les combattants du Hezbollah et les rebelles, a indiqué le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. "L'armée cherche à contrôler totalement Qousseir et sa région", a dit M. Abdel Rahmane. "Elle ne laisse ni aux rebelles, ni aux civils, ni aux blessés aucune porte de sortie (...) elle veut soit anéantir les rebelles soit les faire prisonniers".

 

Les analystes affirment qu'après Qousseir, l'objectif du régime est de prendre le contrôle total de la ville de Homs.

 

(Analyse : Avec la capture de Qousseir, le régime syrien prend le dessus)

 

Plus au nord-est, l'armée massait des "milliers de soldats" dans la région d'Alep pour tenter de reprendre les positions rebelles notamment près de la frontière avec la Turquie. "Ils veulent couper les approvisionnements en armes des rebelles à partir de la Turquie", selon l'OSDH. Le Hezbollah a "envoyé également des dizaines de ses cadres pour former des centaines de Syriens chiites au combat", selon lui. Les alaouites sont une branche du chiisme alors que les rebelles sont dans leur grande majorité sunnites.

 

Cheikh Abdel Aziz Al-Cheikh, le grand mufti d'Arabie saoudite, royaume sunnite qui soutient la rébellion, a appelé gouvernements et responsables religieux à prendre des "mesures" contre le Hezbollah, "un groupe sectaire répugnant", pour son intervention dans le conflit.

 

 

Qouneitra

Par ailleurs, au lendemain de la reprise du point de passage de Qouneitra, le seul sur la zone de séparation entre la Syrie et Israël sur le Golan, des combats avaient lieu dans la ville parallèlement à un bombardement des forces régulières, selon l'OSDH qui s'appuie sur un vaste réseau de militants et de médecins.

Israël, officiellement en état de guerre avec la Syrie, a renforcé son dispositif militaire sur la partie du Golan qu'il occupe depuis 1967, avec le déploiement de chars non loin du passage. Le Conseil de sécurité devait examiner dans la journée le remplacement du contingent autrichien de la force de l'ONU sur le Golan après la décision de Vienne d'en retirer ses Casques bleus.

 

 

Conférence de Genève

Avec ses succès militaires, le pouvoir apparaît en position de force, surtout dans la perspective d'une conférence de paix internationale que Moscou et Washington cherchent, non sans difficultés, à réunir en juillet. Après celle de mercredi entre Moscou, Washington et l'ONU, une nouvelle réunion préparatoire se tiendra le 25 juin.

Selon la Russie, l'un des derniers pays à soutenir le régime Assad, le ministre des Affaires étrangères Walid Mouallem représentera le pouvoir à la conférence internationale dite "Genève-2". L'opposition a conditionné sa participation à cette conférence à un départ de M. Assad et au retrait des combattants du Hezbollah et "des militants d'Iran" de Syrie.

 

Sur le plan humanitaire, les agences de l'ONU devaient, par ailleurs, lancer dans la journée à Genève un appel de fonds massif pour aider les Syriens, victimes de cette guerre qui a fait depuis mars 2011 plus de 94.000 morts selon une ONG syrienne, et poussé à la fuite près de six millions de personnes.

 

 

Deux journalistes français ont disparus

Enfin, au lendemain de l'annonce par le journal italien La Stampa que son journaliste Domenico Quirico, disparu depuis le 9 avril, "est vivant et en Syrie", la radio Europe 1 a dit être sans nouvelles depuis 24 heures de deux de ses journalistes français qui faisaient route vers Alep.

"Il s'agit de Didier François, grand reporter au sein de la rédaction, habitué des zones sensibles, et d'Edouard Elias, photographe, missionné par la radio", a précisé la radio dans un communiqué, ajoutant qu'elle était en contact permanent avec les autorités françaises qui mettent tout en oeuvre pour obtenir plus d'informations.

"Je demande que ces journalistes soient immédiatement libérés", a déclaré le président François Hollande, en visite au Japon.

Parmi les autres journalistes étrangers actuellement portés disparus en Syrie figure l'Américain James Foley, 39 ans, un reporter de guerre expérimenté enlevé fin novembre dans le nord du pays. James Foley avait fourni des reportages vidéo sur la guerre en Syrie à l'AFP.

 

24 journalistes ont trouvé la mort depuis le début de la révolte contre le régime en Syrie le 15 mars 2011, selon un décompte établi par l'AFP et Reporters sans frontières (RSF). La grande majorité sont Syriens. On compte aussi quatre Français, une Américaine, une Japonaise, un Irakien. On dénombre également au moins une cinquantaine de morts parmi les centaines de "citoyens journalistes" qui, face aux restrictions imposées par le régime à la presse professionnelle, se sont armés de caméras pour témoigner de la situation dans leur pays.

 

Lire aussi

L'armée impose un calme fragile à Tripoli

 

Liban : McCain met en garde contre la résurgence des "blessures sectaires"

 

 

Pour mémoire

Un front interne pour venger Qousseir ?, l'éclairage de Scarlett Haddad

 

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La bataille de Qousseir terminée, le Hezbollah se tourne vers la formation du gouvernement, l'éclairage de Philippe Abi Akl


Dans un appel solennel, des personnalités chiites dénoncent la politique du Hezbollah en Syrie et au Liban

 

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 09:31

 

 

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Hummer des Marines débarquant à Aqaba

 

 

 

De larges forces armées américaines ont débarqué, mardi 4 juin, dans le port du sud Jordanien d’Aqaba – prêtes à se déployer à la frontière du royaume avec la Syrie, selon des sources militaires exclusives de Debkafile. Ces forces ont poursuivi leur route vers le nord, le long de la route de montagne entre Aqaba-Jerash-Ajilon, qui coupe la Jordanie en deux, entre le Sud et le Nord, sous une lourde escorte militaire jordanienne. Nos sources dévoilent que cette force américaine est au nombre de 1000 soldats, la plus imposante à débarquer en Jordanie depuis que la guerre civile syrienne a éclaté en mars 2012. Ils font partie de la force du 24ème corps expéditionnaire des Marines, convoyé à bord de l’USS Kearsage, navire d’assaut amphibie, qui était ancré dans le port israélien voisin d’Eilat depuis la mi-mai. A peine débarqués, les Marines ont pris la route dans un convoi de véhicules blindés comprenant des Hummers.


Washington et Amman ont imposé un black-out sur leur arrivée. Le Pentagone a seulement laissé entendre que l’exercice militaire conjoint américano-jordanien « Eager Lion 2013 » est prévu pour débuter plus tard en juin et qu’il dure deux mois, avec la participation de chasseurs de combat américains F-16 et des systèmes de défense Patriot.


Selon nos sources aux Etats-Unis, l’arrivée des forces américaines en Jordanie n’est pas tant due à ces manœuvres régulières, mais elle a été décidée lors d’une réunion d’urgence au Pentagone, le 31 mai, à laquelle assistaient des responsables de haut rang du gratin de l’armée et des civils du Département de la Défense. Le Secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, qui est loin de Washington, y a pris part par vidéo-conférence.


Cette réunion a débouché sur le constat que l’évolution de la situation militaire en Syrie et les menaces qu’elle pose à la Jordanie – y compris par les preuves croissantes d’utilisation d’armes chimiques en Syrie – étaient suffisamment urgentes pour justifier le déploiement  d’une force militaire américaine supplémentaire en Jordanie, allant au-delà des contingents participant à l’exercice conjoint. L’armée de l’Air israélienne procurera une couverture aérienne à cette force jusqu’à ce que les avions F-16 soient en place pour l’exercice.


 

Le porte-parole du Commandement Central américain, le Lieutenant-Colonel T.G Taylor, a seulement déclaré, dans un communiqué aux medias américains : « Dans le but de renforcer la position défensive et la capacité de la Jordanie, certains de ces atouts militaires pourraient demeurer au-delà de la période de l’exercice, à la demande du gouvernement de Jordanie ».


Cette requête, selon nos sources, consiste, pour les Etats-Unis, à laisser derrière eux, lorsque l’exercice se termine et que les troupes repartent – non seulement quelques-uns des systèmes d’armement, mais tout l’équipement qui est parvenu, en même temps que les Marines, mercredi, ainsi que les avions de combat F-16 et les missiles Patriot. Il n’y a pas eu de prise de position officielle, quant à la réponse de Washington à cette requête. Cependant, on ne s’attend pas à ce que l’Administration Obama la rejette.


http://www.debka.com/article/23019/Large-US-Marine-force-lands-in-Aqaba-to-deploy-on-Jordanian-Syrian-border

DEBKAfile Reportage Exclusif   5 Juin 2013, 8:06 AM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski.

 

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 12:57

 

 

 

 

 

Un universitaire chargé de former le prochain gouvernement palestinien

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OLJ/AFP | 03/06/2013

 


http://www.lorientlejour.com/article/

 

Rami Hamdallah, président de l'université de Naplouse (ici photographié en 2006), a été désigné par le président palestinien Mahmoud Abbas pour former le prochain gouvernement. Alaa Badarneh/AFP

 

 

Rami Hamdallah, président de l'université de Naplouse (ici photographié en 2006), a été désigné par le président palestinien Mahmoud Abbas pour former le prochain gouvernement. Alaa Badarneh/AFP

 

Palestine Rami Hamdallah est considéré comme un "modéré" et un "pragmatique" par Israël.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a chargé le président de l'Université de Naplouse, Rami Hamdallah, peu connu, de former le nouveau gouvernement, dont la composition devrait rester largement inchangée, tournant la page des années Salam Fayyad.

 

"Le président Abbas m'a chargé de former un nouveau gouvernement et j'ai accepté", a déclaré à l'AFP M. Hamdallah, 54 ans, président depuis 1998 de l'Université Al-Najah à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, après avoir été reçu en début de soirée par M. Abbas au siège de la présidence de l'Autorité palestinienne à Ramallah en Cisjordanie.

Cette désignation intervient au dernier jour du délai légal de cinq semaines après la démission le 13 avril du Premier ministre Salam Fayyad, en poste depuis juin 2007, qui expédiait les affaires courantes.

 

M. Fayyad, un économiste indépendant très apprécié par la communauté internationale, a démissionné à la suite d'un désaccord avec le président sur la démission en mars du ministre des Finances Nabil Qassis. Mais le conflit entre M. Abbas et M. Fayyad remontait à septembre, quand la contestation provoquée par la politique budgétaire du Premier ministre a commencé à monter, pour s'aggraver avec des manifestations réclamant son départ, soutenues par des dirigeants du Fatah, le mouvement de M. Abbas, selon des sources politiques.

 

"Le gouvernement sera formé dans les prochains jours. La plupart des ministres du gouvernement sortant resteront et je ferai venir un nouveau ministre des Finances", a annoncé M. Hamdallah, également secrétaire général de la Commission électorale centrale (CEC) et président du directoire de la Bourse palestinienne, basée à Naplouse.

 

 

Le Hamas mécontent

Rami Hamdallah, membre du Fatah et du directoire de la Fondation Yasser Arafat, dédiée à la mémoire du défunt président palestinien, est docteur en linguistique appliquée de l'Université britannique de Lancaster. Il est né à Anabta, près de Tulkarem, dans le nord de la Cisjordanie.

 

L'agence officielle WAFA a confirmé que le président Abbas avait chargé Rami Hamdallah de constituer le nouveau gouvernement et réaffirmé "son engagement aux accords de réconciliation signés au Caire et à Doha, et à l'application du calendrier convenu au Caire".

 

Le Fatah et le Hamas, qui gouvernent respectivement les zones autonomes de Cisjordanie et la bande de Gaza, avaient salué la démission de M. Fayyad comme une occasion d'appliquer leurs accords de réconciliation du Caire (avril/mai 2011) et de Doha (février 2012), mais ces espoirs ont fait long feu. Un porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a dénoncé "une reproduction des expériences précédentes". Cette désignation "ne résoudra pas les problèmes et ne réalisera pas l'unité parce qu'elle ne résulte pas de la réconciliation ni de l'application de l'accord du Caire", a-t-il déclaré à l'AFP, jugeant qu'elle n'était "ni légale ni légitime".

 

Les accords de réconciliation prévoient que les gouvernements rivaux de M. Fayyad et du Premier ministre du Hamas, Ismaïl Haniyeh, cèdent la place à un exécutif transitoire non partisan chargé d'organiser des élections. Mais les principales clauses en sont restées lettre morte et les échéances constamment repoussées.

Lors d'une nouvelle réunion au Caire le 14 mai, Fatah et Hamas se sont donné trois mois pour former un gouvernement d'union nationale et convoquer des élections simultanées.

 

Dans sa dernière adresse radiophonique hebdomadaire en tant que Premier ministre, le 17 avril, M. Fayyad avait appelé à des élections pour "reconstruire le système politique palestinien", estimant qu'il ne pourrait y avoir "d'Etat de Palestine sans que la bande de Gaza en fasse partie intégrante".

 

Les Etats-Unis, par l'intermédiaire du secrétaire d'Etat John Kerry, ont salué la désignation de l'universitaire. "Ensemble, nous pouvons choisir la voie d'un accord négocié pour deux Etats qui permettra aux Palestiniens de combler leurs légitimes aspirations pour un Etat palestinien souverain et indépendant", indique le communiqué.

 

Le départ de M. Fayyad est tombé au pire moment pour la diplomatie américaine, qui, faute de progrès politiques lors des visites du secrétaire d'Etat John Kerry, s'est rabattue sur la promotion du développement économique en Cisjordanie occupée. En avril, M. Kerry avait déploré la démission de M. Fayyad mais s'était dit "persuadé que (le président) Abbas saurait trouver la personne qui fera l'affaire".

 

Parallèlement, la presse israélienne affirmait lundi que l’Etat hébreu considérait M. Hamdallah comme "modéré" et "pragmatique".

"Rami Hamdallah est un proche de Mahmoud Abbas, il ne devrait pas lui faire de l'ombre. Il s'agit plutôt d'un gestionnaire et pas vraiment d'un homme politique ayant la stature d'un dirigeant, alors que Salam Fayyad, après ses six années en poste, apparaissait de plus en plus comme un rival de Mahmoud Abbas", a affirmé la radio militaire.

Le quotidien Haaretz cite lui aussi des responsables israéliens qualifiant le nouveau Premier ministre de "pragmatique qui entretien de nombreux contacts professionnels avec des Israéliens".

 

 

Lire aussi

Conscience internationale ? La chronique de Michel Rocard


Les Palestiniens rétifs aux sirènes de la paix économique

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 09:43

 

 

 

Arrow II launch

 

 

L’intercepteur de missiles d’Israel, le  Arrow II

 

 

“Les batteries syriennes sont à un niveau élevé d’opérabilité, prêts à faire feu dans un délai très court », a dit le Colonel de l’armée de l’air Zvika Haimovich dans un point spécial à l’intention des médias internationaux, vendredi. Il a dévoilé qu’Israël suivait à la trace chaque missile tiré dans le cadre de la guerre civile syrienne, puisque des lancements en direction du Sud ne laisseraient à Israël qu’à peine quelques secondes pour déterminer qu’il était ou n’était pas la cible réelle. « Cela ne prendrait que quelques degrés de modification de la trajectoire pour nous mettre directement en danger ».


S’exprimant depuis la base aérienne et de missiles de Palmachim, au sud de Tel Aviv, le Colonel Haïmovich a expliqué que des radars de longue amplitude alimentent, par des données en temps réel, les informations sur les tirs de barrage, vers les bases de commandement, où des officiers peuvent, à tout moment, activer le Arrow II. Les lancements les plus menaçants déclenchent des sirènes à Palmachim. Des avions de chasse y sont aussi en suspend, prêts à décoller et à foncer sur la Syrie.  


“Nous observons tous les aspects, depuis la performance des armements jusqu’à la façon dont les Syriens les utilisent », détaille l’officier de l’armée de l’air. « Ils ont employé absolument tout ce que je sais qui existe dans leur arsenal de missiles et de roquettes [contre les forces rebelles syriennes]. Ils s’améliorent sans cesse, et nous en faisons autant… mais nous devons étudier chaque mouvement et être prêts à tout instant ».


Un autre expert israélien, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a décrit la combinaison d’une fraction de seconde d’analyse de la puissance de la frappe, avec les tous derniers renseignements quant aux intentions de Bachar al Assad. Il a affirmé qu’Israël avait renforcé son déploiement à plus de quatre batteries sur tout le territoire, pour permettre la répétition de l’interception de tout missile entrant. L’intention est « de s’assurer que nous disposons d’au moins deux occasions d’interception. On ne nous a pas encore appelés à entrer en action sur le front nord, mais je pense que nous le serons prochainement », a déclaré l’officier.


A Washington, des sources du Pentagone ont rapporté que les Etats-Unis étaient en train d’envoyer des systèmes de défense Patriot et des avions de chasse F-16 à la Jordanie, en vue des manœuvres conjointes annuelles Eager Lion [Lion impatient], entre les deux armées. Ces sources n’ont pas confirmé ni infirmé que les Patriots et les avions de combat se retireraient après ces deux mois d’exercice. Des responsables américains ont fait remarquer que les Patriots ne constituaient pas un bouclier pour la Jordanie face aux Scuds syriens, mais une démonstration du soutien des Etats-Unis au Royaume Hachémite.


Au même moment, les sources militaires de Debkafile révèlent un haut degré de coordination opérationnelle, entre les déploiements de Patriots américains en Jordanie et en Turquie, et les préparatifs des Arrow II israéliens, en vue d’une attaque potentielle de missiles qui pourraient provenir d’Iran, de Syrie, du Liban ou de la Bande de Gaza.


Le système de défense Aegis anti-missiles balistiques, à bord des navires de guerre américains en Méditerranée, est un autre composant de ce bouclier anti-missiles.


Moscou, pour sa part, continue de semer la confusion, quant à la livraison de ses batteries de missiles S-300 à la Syrie, mais a fait la démonstration de son implication sur un autre sujet, en bloquant une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU, qui aurait dû condamner l’intervention du Hezbollah. Tablant sur l’injonction « d’une déclaration alarmante au sujet de Qusayr », on demandait au Conseil d’exprimer « sa grave préoccupation » quant aux évènements terribles dans cette ville, alors que les forces du Hezbollah, combattant aux côtés de l’armée syrienne, avaient conquis la majorité de cette zone urbaine.


Nos sources militaires rapportent que des combats féroces font rage dans le secteur nord d’al Qusayr, depuis que les rebelles ont pu envoyer des renforts, pour leur baroud d’honneur, à la fin de la semaine passée.


Une force du Hezbollah, faisant le siège de la ville, a rompu les sources d’approvisionnement en nourriture et en eau, pour les 10.000 civils et 2.500 combattants de l’opposition piégés dans ce recoin de la ville. Au moins 1.200 personnes blessées sont coupées de tout accès à des soins médicaux.


Moscou a prétendu qu’il a bloqué la résolution du Conseil de Sécurité sur al Qusayr, parce qu’il n’y avait pas eu de condamnation de l’ONU, lorsque les rebelles ont conquis a ville, en 2012.


Pour Israël, l’action russe à l’ONU suscite la plus vive préoccupation, parce qu’elle s’ajoute à l’extension du patronage de Moscou, pas seulement en faveur du régime Assad, mais aussi en faveur du Hezbollah, qui est le fer de lance de l’offensive d’al Qusayr. Ceci est en cohérence avec le promesses de soutien offertes par le Vice-Ministre des affaires étrangères russes, Mikhaël Bogdanov, au chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, au cours de leur conversation secrète à Beyrouth, le 27 avril.


Lorsqu’ils sont interrogés sur ce chapitre, les diplomates russes restent évasifs – de la même façon qu’ils demeurent très ambigus, au sujet des missiles S-300. Cependant, l’action de Moscou au Conseil de Sécurité ne laisse pas place au doute, quant au fait que l’action militaire du Hezbollah dans la guerre civile syrienne a trouvé un parrain puissant à Moscou.

 

DEBKAfile Reportage Spécial  2 juin 2013, 12:07 PM (IDT)

 

Adaptation : Marc Brzustowski.

 

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 07:55

caricature Yarmouk massacre (Copier)

 

Liban : un imam proche du Hezbollah affirme avoir été la cible d’une tentative d’assassinat

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olj.com | 03/06/2013 | 08h35

 

http://www.lorientlejour.com/

 

Sécurité


L’imam de la mosquée al-Qods, dans la ville de Saïda au Liban-Sud, cheikh Maher Hammoud, a affirmé lundi avoir été la cible d’une tentative d’assassinat lorsque des inconnus ont ouvert le feu dans sa direction.


Cheikh Hammoud, un proche du Hezbollah, a déclaré à la Voix du Liban (100.5) que des assaillants avaient tiré près de 20 balles dans sa direction alors qu’il sortait de sa maison pour aller à la mosquée.

 

"Des sympathisants de l’opposition syrienne ou tout autre parti cherchant à créer la discorde" pourraient être derrière cette tentative d’assassinat, a-t-il dit. Selon la chaîne MTV, les Forces de sécurité intérieure (FSI) ont pu localiser la voiture utilisée dans l’attaque.

 

 

 

Liban : le véhicule d’un imam incendié dans la Békaa

 

Sécurité

Le véhicule de l’imam de la mosquée de l’Unité, à Qab Elias, dans la plaine orientale de la Békaa, cheikh Ibrahim el-Breidi, a été incendié lundi, a rapporté la chaîne LBC.

L’imam ne se trouvait pas dans la voiture au moment de l’attaque.

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 16:38

 

 

 

 

Des soldat

Le Hezbollah et les rebelles syriens s'affrontent dans l'est du Liban

 
olj.com et agences | 02/06/2013

 

Des soldats libanais inspectent le site où des roquettes tirés du côté syrien sont tombés. AFP/STR
Des soldats libanais inspectent le site où des roquettes tirés du côté syrien sont tombés. AFP/STR

Liban-Syrie Au moins 15 combattants, dont un membre du

Less libanais inspectent le site où des roquettes tirés du côté syrien sont tombés. AFP/STR

 

 

 

 

 

 

Liban-Syrie Au moins 15 combattants, dont un membre du Hezbollah, ont été tués dans des combats près de Baalbeck.

Plusieurs combattants ont été tués lors d'affrontements qui ont opposé des rebelles syriens au Hezbollah libanais dans la nuit de samedi à dimanche dans l'est du Liban, annonce-t-on dimanche au sein des forces de sécurité libanaises.

 

Quinze personnes ont été tuées lors de ces affrontements qui se sont produits à deux kilomètres de la frontière syrienne, à l'est de la ville de Baalbeck, dans la plaine de la Békaa, a affirmé à Reuters une source de sécurité.


Interrogée par l'AFP une autre source de sécurité a confirmé les affrontements. "Des affrontements ont eu lieu entre un groupe de l'Armée syrienne libre (ALS, principale composante de la rébellion syrienne) et des membres du Hezbollah venant de la région de Baalbeck", a expliqué cette source.

"Un membre du Hezbollah a été tué, ainsi que plusieurs rebelles", a ajouté cette source sans plus de précision.

 

(Reportage : Dans le caza de Baalbeck, presque chaque localité a perdu un combattant du Hezbollah à Qousseir)


La chaîne de télévision al-Mayadeen a pour sa part évoqué la mort de "17 jihadistes du Front al-Nosra dans des affrontements avec le Hezbollah près de Baalbeck". Certains médias libanais ont fait état de quatre blessés dans les rangs du Hezbollah.  Selon al-Mayadeen les jihadistes s'apprêtaient à installer des plateformes pour lancer des roquettes à l'intérieur du Liban.

Samedi, au moins six roquettes se sont écrasées près de la région du Hermel (est), un bastion du Hezbollah, selon une source de sécurité qui n'a pas fait état de victimes. Et dimanche, deux nouvelles roquettes tirées de Syrie sont tombées dans un secteur frontalier, alors que les avions de chasse israéliens survolaient à basse altitude le territoire libanais.

 

De tels engins s'abattent régulièrement au Liban, où les forces politiques sont divisées entre pro et anti-Assad, qui s'affrontent régulièrement à Tripoli (nord). De plus, des sunnites libanais se portent volontaires pour renforcer les rangs de la rébellion syrienne.

 

Le chef rebelle syrien, Salim Idriss, avait averti mardi dernier que si le Hezbollah n'arrêtait pas dans les 24 heures son "agression" en Syrie, où ses hommes combattent aux côtés du régime, les forces insurgées les pourchasseraient "même en enfer". "Si l'agression du Hezbollah contre le territoire syrien ne s'arrête pas dans les 24 heures, nous prendrons toutes les actions pour le pourchasser, même en enfer", avait déclaré M. Idriss, chef du conseil militaire suprême de l'Armée syrienne libre, sur la télévision al-Arabiya, basée à Dubaï.


Dimanche dernier, deux roquettes Grad étaient tombées dans la banlieue-sud de Beyrouth, à Chiyah, une première depuis que le Hezbollah a reconnu sa participation dans les combats en Syrie.

(Pour mémoire : « Le Hezbollah perd du terrain au sein de la communauté chiite... »)

La branche militaire du parti chiite libanais est surtout impliquée dans l'assaut lancé le 19 mai contre Qousseir (centre), longtemps place forte de la rébellion. L'armée syrienne et le Hezbollah cherchent à prendre cette ville pour ouvrir un passage sûr entre Damas et le littoral syrien, base arrière du régime.

Dimanche, et après avoir reçu de nouveaux renforts à Qousseir, les troupes du régime appuyées par les combattants du Hezbollah resserraient davantage l'étau autour des rebelles, désormais retranchés dans le nord de la ville proche de la frontière libanaise. "Le régime continue de dépêcher des renforts à Qousseir", a précisé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Parallèlement, les avions du régime ont mené des raids sur la ville et sa périphérie, au voisinage d'al-Dabaa, pilonnée par l'armée, selon l'OSDH.

 

Devant le déluge de feu sur la cité, l'ONU s'est inquiétée pour les civils pris au piège, l'OSDH parlant de milliers de civils et d'un millier de blessés bloqués à Qousseir.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé les combattants à laisser les civils quitter la ville et rappelé qu'il était de la responsabilité du gouvernement de les protéger, "y compris de la menace de milices".

Dans un communiqué conjoint, la responsable de l'ONU pour l'humanitaire, Valerie Amos, et celle chargée des droits de l'Homme, Navi Pillay, ont affirmé qu'il y avait "jusqu'à 1.500 personnes blessées requérant une évacuation immédiate" et qualifié la situation générale à Qousseir de "désespérée".

 
Lire aussi
Syrie : Attentat meurtrier à Damas

Pour mémoire
Le Hezbollah pourrait être considéré comme « terroriste » par le CCG

Les leçons de la Syrie, le commentaire d'Anne-Marie Slaughter

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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