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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 09:18

Yom Yeroushalayim boycotté par les USA et l’Union Européenne
13 mai 2007 - Claire Dana Picard - Arouts 7

L’Allemagne, qui assure en ce moment la présidence tournante de l’Union européenne, a adressé jeudi dernier, par la voie diplomatique, une lettre au ministère israélien des Affaires étrangères et à la Knesset. Elle a indiqué dans son message qu’aucun pays de l’Union européenne ne participerait aux festivités du parlement israélien marquant le quarantième anniversaire de la réunification de Jérusalem.


Lire en ligne sur : http://www.a7fr.com/

Cette attitude a été adoptée après consultations entre les différents Etats du Vieux continent qui n’acceptent pas la souveraineté juive sur toute la ville et ne la considèrent pas non plus comme la capitale d’Israël. C’est dans le même esprit qu’ils refusent également d’y installer leur ambassade, considérant que la partie Est de la ville, reprise après la guerre des Six Jours en 1967, est un "territoire occupé".

Les ambassadeurs ne seront donc pas présents, lundi, lors des débats organisés à la Knesset à l’occasion de cet anniversaire. Toutefois, les représentants de certains pays, qui ne partageraient pas les prises de position officielles de l’UE, envisageraient malgré tout d’ignorer les consignes et d’assister malgré tout aux cérémonies.

Mais l’Europe ne serait pas la seule à vouloir boycotter le quarantième anniversaire de la réunification de Jérusalem. L’ambassadeur américain, Richard Jones, aurait indiqué qu’il ne comptait pas non plus se rendre à la Knesset pour les cérémonies du Yom Yéroushalayim. Dans son entourage, on a indiqué que cet événement "ne figurait pas dans l’emploi du temps du diplomate".

A l’ambassade d’Allemagne, on tente d’expliquer les positions adoptées par la Communauté européenne en soulignant qu’elle ne partage pas le point de vue d’Israël en ce qui concerne le statut de Jérusalem. Et d’ajouter : "Nous pensons que la question de l’avenir de Jérusalem doit être débattue dans le cadre des pourparlers entre Israël et les Palestiniens. L’Allemagne ne peut prendre part à des cérémonies officielles du gouvernement israélien si cela doit signifier qu’elle reconnaît les frontières actuelles de Jérusalem".

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10 mai 2007 4 10 /05 /mai /2007 13:44

Si Nasrallah avait le moindre sens de l'honneur, il aurait dû démissionner.

L'éditorialiste du New York Times, l'auteur Thomas Friedman déclare que le Hezbollah est le réel perdant de la seconde guerre du Liban

Yitzhak Benhorin

Published:  05.09.07, 22:23 / Israel News

WASHINGTON - Alors que les officiels israéliens sont très affairés à déterminer l'ordre des responsabilités dans les erreurs commises durant la seconde guerre du Liban, après la publication du rapport de la commission Winograd, l'éditorialiste du New York Times, Thomas L. Friedman affirme que le Hezbollah ressort grand perdant des batailles de l'été passé.

Friedman, l'auteur d'une chronique influente et de douzaines de livres sur le Moyen-Orient, a rédigé mercredi un article démontrant que si une Commission d'enquête mandatée par la Ligue Arabe avait, parallèlement, été mise en place pour mener le bilan de la guerre, elle aurait certainement exigé la démission du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah.

Hizbullah
 
Nasrallah praises Israel's 'admission of defeat' / AP and Roee Nahmias
 
 

  

Dans cet article intitulé "la commission arabe", Friedman met en lumière que Nasrallah a publiquement tenu des propos remarquables, la semaine dernière. Il a loué Israël pour avoir conduit une investigation sur la dernière guerre avec le Hezbollah.

"La BBC a relevé les allégations de Mr Nassrallah, disant que les Israéliens étudiaient leur "défaite" afin d'en tirer des leçons", par opposition avec les Régimes arabes qui "n'enquêtent pas, ne posent pas de questions, ne forment pas de commissions d'enquête, comme si rien ne s'était passé". On doit reconnaître qu'on reste impressionné par son honnêteté, mais qu'il n'a pas eu le courage d'aller jusqu'au bout de ce raisonnement, dès lors que le rôle du leader arabo-musulman qui aurait le plus besoin d'être questionné n'est ni plus ni moins que Nasrallah soi-même.

Friedman note qu'en kidnappant des soldats des Forces de défense israéliennes en violation de la frontière, Nasrallah a déclenché une guerre durant laquelle 1200 Libanais et 160 Israéliens ont trouvé la mort, ajoutant que si une commission d'enquête fiable de la Ligue Arabe avait été constituée, on devrait lire dans son rapport :

"La commission de la Ligue Arabe déclare Mr Nassrallah coupable d'une erreur majeure de jugement, d'irresponsabilité et d'imprudence, pour les raisons suivantes :

1. Mr Nassrallah a démontré une incapacité totale à anticiper la réponse israélienne à l'attaque-surprise de son commando, le 12 juillet. Il supputait alors qu'Israël s'en tiendrait au même type de représailles limitées que l'Etat Hébreu avait menées lors de précédentes incursions. Faux. Il a échoué en ommettant de prendre en compte d'autres options possibles.  Le fait qu'un nouveau chef d'Etat-Major de l'Armée israélienne, un nouveau Premier Ministre et un nouveau Ministre de la Défense prenaient tout juste leurs fonctions et qu'ils ont immédiatement déduit de cette exaction qu'elle visait à tester leur fermeté, est à l'origine d'une réponse israélienne infiniment plus sévère.

2. En lançant unilatérallement une guerre contre Israël, sans recourir à aucun vote de la part du Cabinet libanais - dont le Hezbollah se trouvait être membre à part entière - la Milice a commis une très grave atteinte à la démocratie en voie de fragilisation au Liban, visant à contrevenir à tout processus de démocratisation dans le Monde Arabe. Toutes les craintes légitimes résultant du fait de laisser un parti islamiste s'installer au sein d'un gouvernement, au risque qu'il ne respecte pas les règles du jeu, ont été allègrement outrepassées par le Hezbollah.

 

Les pertes stratégiques pour le Hezbollah lui-même

"Lorsque la guerre a commencé", écrit Friedman, " les combattants -terroristes- du Hezbollah campaient leur première ligne de front à la frontière avec Israël, ayant les mains libres pour opérer depuis ce territoire. Cela constituait une réelle menace pour Israël. Le Hezbollah a été repoussé loin de cette zone frontalière par Israël et à sa place, l'ONU a implanté une force de paix d'environ 10 000 hommes, incluant un très fort contingent européen, conduit par la France et l'Italie.

"Oui, le Hezbollah dispose bien de miliciens dans cette zone, mais il a perdu ses infrastructures militaires et n'est plus actuellement en mesure d'attaquer Israël sans aussitôt se trouver empêtré diplomatiquement ou par faits de guerre avec la France et l'Italie. Ceci constitue une perte stratégique cruciale pour la capacité de nuisance du Hezbollah."

 

 
Une autre déclaration faite par Friedman dans cet article, démontrant sans conteste possible que le Hezbollah a bien été le principal perdant, est encore que la reconstruction du Liban est entièrement dépendante de la manne financière en provenance des réseaux de charité arabe et iranienne. Israël, dans une configuration contrastée, a souffert de dommages relativement mineurs et, après la guerre, son économie a pu constater avec satisfaction l'un de ses bonds en avant comme jamais il n'en avait été atteint par le passé, lorsque les investisseurs étrangers ont massivement investi une somme record dans l'industrie High-tech israélienne.

 

 
Friedman conclue en disant qu'il est indéniable que "Nasrallah a sûrement gagné en popularité sur sa personne et le Hezbollah en combattant Israël. Mais, quoi d'autre? Aujourd'hui, moins d'un an après une guerre que le Hezbollah s'est empressé d'appeler la "victoire divine", Le Liban est plus faible et Israël plus fort (NDT : ou plus conscient de ses failles à corriger-). C'est ce qui importe. Et c'est pourquoi, le leader du Hezbollah devrait démissionner".
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5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 16:17
Les fruits de la victoire du Hezbollah
4 mai 2007 - Par Caroline B. Glick | Jewish World Review -Adaptation française de Sentinelle 5767

La secrétaire d’Etat des USA Condoleezza Rice rappelle une étrange ressemblance avec son prédécesseur Madeleine Albright, ces jours-ci. La visite de Rice en Egypte où elle sauta sur l’opportunité de rencontrer son homologue syrien, et parla suavement de son désir de rencontrer un officiel iranien en liaison directe avec le dictateur iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, rappelle le « boogie-woogie » d’Albright avec le dictateur nord coréen Kim Jong Il à l’heure du déclin de l’administration Clinton*.

A Sharm el Sheikh, Rice recherche clairement une voie pour forger un abandon de l’Irak par les USA, à sa Némésis**, l’Iran et la Syrie. C’est de cette façon que les commandants américains en Irak se voient interdire de remarquer publiquement que les gouvernements iranien et syrien dirigent la guerre, et tuent leurs soldats.

 

L’adhésion de Rice à la reddition s’étend à sa position sur le programme d’armes nucléaires de l’Iran. Rice et ses collègues du département d’Etat s’opposent à la fois à une frappe sur les installations nucléaires et à donner assistance aux opposants du régime à l’intérieur de l’Iran, qui cherchent à le renverser, de façon à empêcher les mollahs d’acquérir des armes nucléaires. Tout ce qu’ils veulent, c’est négocier avec les ayatollahs. Ils n’ont aucune autre stratégie politique.

 

De même, au cours des mois récents, les USA ont adhéré à la cause des Palestiniens. Bien que le président de l’assemblée législative palestinienne Ahmad Bahar ait tout juste lancé un appel télévisé à Allah de tuer chaque Juif et chaque Américain sur terre, Rice insiste pour transférer 59 millions de $ de l’argent des contribuables américains, aux forces de sécurité palestinienne. De même, le département d’Etat a dicté la semaine dernière d’une liste de concessions de sécurité que Israël doit faire aux Palestiniens au cours des huit mois à venir, sans prendre en compte si les Palestiniens cessent eux-mêmes leurs attaques contre Israël, ou en la matière, sans égard au maintien par les Palestiniens de leur engagement de réduire à néant Israël et les USA.

 

L’escorte que fait Rice à la défaite stratégique des USA contre les jihadistes au Moyen-Orient s’étend aussi à l’Afrique. En Somalie, les USA soutiennent maintenant le gouvernement d’unité, bien que les tribunaux islamiques d’al Qaïda soient membres du gouvernement.

 

De même, l’adhésion de Rice à la défaite s’étend à l’Asie, où elle a accepté une Corée du Nord détentrice de l’arme nucléaire et a même accepté de donner de l’argent à Pyongyang.

 

Le contrôle incontesté de Rice sur la politique étrangère des USA est l’un des résultats accessoires de la Deuxième Guerre du Liban de l’été dernier.

 

Israël n’a pas été le seul perdant de cette guerre. Ses fidèles alliés à Washington, qui avaient bataillé contre Rice et ses collègues du département d’Etat pour soutenir une victoire israélienne, ont eux aussi perdu. Ces partisans, couramment qualifiés de néoconservateurs, étaient conduits par leur chef, le Président George W. Bush.

 

La Deuxième Guerre du Liban a mis puissamment en relief la vraie nature du jihad mondial. En conduisant une guerre contre Israël, par mandataires interposés à travers le Hezbollah et les Palestiniens simultanément, l’Iran et la Syrie ont démontré clairement que la guerre contre Israël n’est pas une guerre isolée, mais plutôt un champ de bataille clé du jihad mondial, dont les forces combattent les USA et leurs alliés en Irak, en Afghanistan et à travers le monde. Plus qu’aucune autre guerre auparavant, la Deuxième Guerre du Liban a démontré l’importance vitale d’Israël comme allié des USA. Et la décision d’Israël de ne pas conduire cette guerre jusqu’à la victoire a joué un rôle clé dans la défaite des néoconservateurs pour Rice et « l’establishment » à Washington.

 

Aujourd’hui, Israël est plongé dans un maelström politique à la suite de la publication lundi dernier du rapport intérimaire de la Commission d’Enquête Winograd sur cette guerre. Bien qu’il soit impossible de connaître à cette date comment les choses vont tourner, les identités et les buts des forces en compétition sont déjà clairs.

 

Le Premier Ministre Ehud Olmert ne quittera pas le pouvoir volontairement, et son parti et la majorité des partenaires de sa coalition le soutiendront dans sa lutte pour garder le contrôle du gouvernement.

 

Le parti travailliste, et la Gauche en général essaient de remettre en vigueur leurs manœuvres politiques à la suite de l’effondrement de processus de paix du Sommet de Camp David en 2000. Ces manœuvres ont laissé inchangé la perception de la paix par la Gauche au pouvoir.

 

Comme c’est le cas aujourd’hui, en 2000 le public a exigé un gouvernement responsable, après que l’idéologie gauchiste ait valu un effondrement du processus de paix, et la mise en place de la guerre terroriste palestinienne. Plutôt que de respecter la demande du public, la Gauche a joint ses forces au Président du Likoud d’alors, Ariel Sharon, pour bloquer des élections générales. Ensemble, ils ont mis en cause Barak pour l’échec du sommet de Camp David, et formé un nouveau gouvernement d’union conduit conjointement par Shimon Pérès et Sharon.

 

Aujourd’hui, comme alors, pour son échec idéologique au Liban et à Gaza, la Gauche cherche à mettre toute la faute sur Olmert, et à le remplacer par son adjoint Shimon Pérès. Le député à la Knesset [MK], Ami Ayalon, favori pour devenir le futur chef du parti travailliste, l’a déclaré sans ambages mardi.

 

Comme cela a été le cas en 2000, de même aujourd’hui la Droite, conduite par le président du Likoud Binyamin Netanyahu, traverse des moments difficiles pour savoir comment obliger la Knesset à se soumettre au peuple et à appeler de nouvelles élections. Aujourd’hui, comme alors, la Droite ne dispose pas des suffrages à la Knesset pour emporter une motion de censure contre le gouvernement, qui déclencherait de nouvelles élections.

 

Le rapport Winograd n’est pas la cause de la tempête actuelle. Cette tempête est la suite directe des protestations publiques qui ont surgi immédiatement après que la guerre de l’été dernier se soit terminée aussi abominablement. C’est la formation de la Commission Winograd qui a suspendu ces protestations. Et ça a été l’achèvement de son rapport intérimaire qui les a de nouveau déchaînées cette semaine.

 

La critique dévastatrice dans le rapport Winograd d’Olmert, du ministre de la défense Amir Peretz, et de l’ancien chef d’Etat Major Général de Tsahal Dan Haloutz, pour leur incompétence dans la conduite de la guerre n’est pas particulièrement intéressante. En soulignant ces échecs, les membres de la Commission ne nous ont rien dit de neuf que nous ne connaissions huit mois auparavant.

 

En fait, loin de clarifier les choses, la mise en cause personnelle dans le rapport des échecs individuels des trois hommes, sert surtout à renforcer la campagne de la Gauche pour mettre toute la faute du résultat lamentable de la guerre sur l’incompétence personnelle des dirigeants d’Israël. Cela est fait en ignorant délibérément l’échec à la fois idéologique et de connaissances du gouvernement et de la classe dirigeante israéliens dans leur ensemble. C’est cet échec qui a conduit à la guerre et à son lamentable résultat. En bâtissant ainsi son enquête, la Commission Winograd a protégé la perception de la Gauche israélienne du regard critique et du rejet du public israéliens.

 

A première vue, le rapport apparaît comme une mise en accusation idéologique. La Commission a écrit qu’une grande partie de la faute liée à l’absence de préparation aussi bien du gouvernement que de Tsahal, trouvait sa source dans la conviction que « l’ère des grandes guerres avait pris fin ». Pourtant cette conviction ne tenait pas par elle-même. Elle est enracinée dans l’idéologie de paix de la Gauche.

 

Cette idéologie maintient que même si un pays est obligé d’aller en guerre, le but de la guerre est d’en rester au point de départ et de donner à l’ennemi ce qu’il veut, non pas de la vaincre. La conviction que l’ère des guerres est terminée provient directement de l’engagement idéologique de la Gauche dans la croyance que tout un chacun est un partenaire potentiel de négociation.

 

Le rapport montre que depuis le début de la guerre, c’est cette « vision » qui formait les décisions à la fois du gouvernement et de Tsahal. Le rapport mentionne un échange notable entre la ministre des affaires étrangères Tzipi Livni et Haloutz, pendant la réunion du cabinet du 12 juillet 2006, quand fut prise la décision d’aller en guerre. Livni demanda à Haloutz : « Qu’est-ce que la victoire ? »

 

Haloutz répondit : “Il n’y a pas de victoire dans ce cas... Ce que nous devons faire est de répondre par une réaction suffisamment forte pour appeler les forces internationales à s’impliquer et intervenir aux points d’intervention ad hoc de façon à mettre la pression sur les bonnes forces ».

 

Livni témoigna devant la Commission que le jour suivant, le ministère des affaires étrangères commença de préparer des documents de position déterminant l’état final souhaité par le gouvernement : des forces étrangères sur les frontières séparant Tsahal d’un Hezbollah invaincu.

 

L’adhésion des membres de la Commission Winograd à la vision du monde de la Gauche ressort clairement de leur appréciation de la Résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU qui pose les conditions d’un cessez-le-feu. Le rapport maintient : « La résolution 1701 et les processus qui la renforcent reflètent quelques importantes réussites pour Israël. Le Hezbollah ne se tient pas sur la frontière, et sa capacité à initier des attaques sur des soldats ou des communautés du Nord a été significativement réduite. Il est possible que la décision, et les processus qui l’ont engendrée, puissent apporter une ouverture à des développements régionaux positifs ».

 

En proclamant la 1701 comme une réussite, la Commission Winograd a retiré le tapis de toute la logique de sa critique sous-jacente à la guerre. Après tout, le but de la guerre est d’améliorer la position d’un Etat vis-à-vis de l’ennemi.

 

Si Israël a atteint ce but à l’encontre du Hezbollah par la résolution 1701, alors le reste du rapport critique d’Olmert, Peretz, Haloutz et de l’ensemble du gouvernement et de l’armée a peu de sens. Au mieux, ils sont coupables d’avoir donné une victoire dans la confusion à Israël, plutôt que de nous y avoir conduits en bon ordre. Si la 1701 était une réussite, alors loin de les attaquer, le rapport devrait les applaudir.

 

Le rapport Winograd déclare de façon répétée que la commission a été formée du fait de la perception d’une défaite par le public, et de l’exigence concomitante de la responsabilité du gouvernement. Pourtant, la perception de la défaite par le public est confirmée par le texte de la résolution 1701.

 

La Résolution 1701 place Israël, Etat souverain, au même niveau que le Hezbollah, organisation terroriste illégale. La Résolution donne une légitimité internationale à la poursuite de l’existence du Hezbollah comme organisation paramilitaire, cheval de Troie national piloté par l’Iran. De fait, elle ne fait mention ni de la Syrie, ni de l’Iran au service desquelles le Hezbollah a combattu, et qui dépend de leur bon plaisir.

 

Les forces internationales que Israël était si fervent à voir déployées le long de la frontière, servent aujourd’hui de tampon protecteur du Hezbollah contre Tsahal, en lui permettant de redéployer ses forces au sud Liban et de réarmer sans craindre Tsahal.

 

Aussi, ce qui transparaît le plus clairement du Rapport Winograd est le désir des membres de la Commission d’ignorer le fait que la Deuxième Guerre du Liban a été une guerre des idées, non moins qu’une guerre sur le champ de bataille. L’été dernier, Israël a eu l’opportunité de démontrer la vérité sur la nature de la guerre qu’on lui impose. Israël a eu l’opportunité de s’affirmer comme un allié vital des USA. Israël a eu la possibilité de vaincre la perception gauchiste de la paix, qui proclame qu’il n’y a pas de différence entre Tsahal et les forces terroristes attaquant la société israélienne, et ainsi qu’il n’y a pas de raison de chercher à les vaincre ; et qui proclame que la guerre contre Israël n’est pas liée au jihad mondial.

 

Il est trop tôt pour savoir comment le drame politique qui se dévoile maintenant en Israël tournera. Mais la mauvaise direction actuelle, sous la conduite de Rice, de la guerre sur tous les fronts, et l’enhardissement des ennemis d’Israël et des forces du jihad global à travers le monde, montrent clairement qu’au cours de la guerre de l’été dernier, Israël a perdu deux guerres, et pas une seule. Et si nous souhaitons vaincre dans la prochaine guerre, remplacer le gouvernement sera insuffisant. Nous devons aussi nous débarrasser de la perception gauchiste de la paix, qui nous a apporté à la fois notre récolte actuelle de dirigeants défaillants, et la défaite de l’été dernier.

 

http://jewishworldreview.com/0507/glick050407.php3

 

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Notes du traducteur :

 

* Madeleine Albright ébaucha en effet quelques pas de danse avec l’un des dictateurs les plus féroces de la planète, Kim Jong Il, régnant d’une main de fer sur la dynastie communiste héréditaire de Corée du Nord ; ce qui n’empêcha pas ce pays où la population crève littéralement de faim, de poursuivre avec le succès que l’on sait, son programme d’armes nucléaires et de lance-missiles intercontinentaux.

 

** Némésis : déesse de la vengeance, selon la mythologie grecque.

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30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 18:36
De l’importance de fortifier Israël, Claudio Andrés Téllez
Résumé : Face à la faiblesse européenne et à la difficulté pour les États-Unis d’entrer dans un nouveau conflit au Moyen Orient, une des meilleures options stratégiques est peut-être de fortifier toujours davantage l’État d’Israël.

18 avril 2007

 

Texte original (en portugais) : "A importância de fortalecer Israel".

 

Traduction française : Claude Detienne, pour upjf.org

 

 

L’impact du Moyen Orient sur la stabilité du système international a pris une autre dimension à partir des attentats terroristes de 2001 aux État-Unis. Les deux conflits prolongés en Afghanistan et en Irak, où sont impliquées des forces occidentales, les défis ouverts de Mahmoud Ahmadinedjad, président iranien, qui s’est engagé à annihiler Israël et à poursuivre l’expansion du programme d’enrichissimement d’uranium (dorénavant à l’échelle industrielle), les actions de pays comme la Syrie et l’Iran, qui collaborent explicitement avec des groupes terroristes qui opèrent contre Israël, comme, par exemple, le Hezbollah, et les activités de la Russie, pays toujours plus influent dans la région, constituent une dynamique qui semble indiquer que le Moyen-Orient restera encore longtemps le foyer principal des attentions sur la scène internationale.

 

L’Iran s’affirme toujours davantage dans sa position d’«Etat-voyou» qui lui mériteraient des réponses plus dures de la part de l’Occident. Cependant, les États-Unis pourront difficilement envisager une autre guerre conventionnelle dans la région. Nous devons souligner ici le mot « conventionnel ». Face à la nécessité impérieuse de neutraliser une menace concrète contre la survie d’un de leurs alliés, les États-Unis, qui sont la plus grande puissance militaire du monde, disposent de conditions d'action, mais à un coût peut-être très élevé face à l'opinion publique internationale. En outre, l’usure politique intérieure, en cas d’ouverture d’un nouveau front, serait également très grande et probablement insoutenable.

 

L’Europe, qui s’appuie, depuis des décennies, sur l’aide de la puissance militaire nord-américaine pour assurer son intégrité et sa survie, s’est consacrée à la construction d’un paradis kantien onirique, où l’utilisation de la force est pratiquement impensable et où les seules réponses possibles à quelque menace que ce soit ne peuvent être que le dialogue et le multilatéralisme institutionnalisé. À l’intérieur, ils se consacrent au maintien de leur modèle d’État de bien-être social, dont les effets commencent déjà à se faire sentir sur l’économie de la région. Face à l’augmentation de la longévité et à la chute du taux de natalité des Européens, la population vieillit et il y a de moins en moins de jeunes susceptibles d’assumer le coût de la proportion élevée et croissante de retraités. L’augmentation concomitante de l’islamisation du continent européen, par le biais de courants d’immigrants faiblement qualifiés, le taux élevé du chômage dans l’Union européenne, qui se situait à 7,9%, en 2006, selon Eurostat, et la condamnation de modèles comme celui de la Suisse - pays qui attire les entreprises et les investissements en raison de sa fiscalité plus « raisonnable » -, constituent autant de signaux indiquant que le modèle économique européen actuel ne pourra pas survivre longtemps.

 

Il convient de tenir compte d’un acteur important, de plus en plus représentatif sur la scène mondiale : la Russie. Ce pays, de par sa configuration géographique, a toujours eu une vocation impériale. L’ours russe est encagé depuis la fin de la Guerre froide, qui s’est accompagné de l’émiettement du bloc soviétique, mais la vocation russe ne dépend pas d’orientations idéologiques ni de systèmes politiques internes. Le pays est une puissance terrestre qui, s’il obtient un accès aux mers chaudes, et devient une puissance maritime, gagnera en pouvoir de manière significative. Le géopolitologue anglais, Halford John Mackinder, avait déjà compris cela, au début du XXe siècle, et la doctrine Truman, formulée au début de la Guerre froide pour contenir l’expansionnisme soviétique, se basait sur des considérations géopolitiques de cette nature.

 

Indépendamment du fait que les options économiques de l'Union soviétique ont contribué à la chute du bloc et que la majorité de sa population a été maintenue dans la misère et la faim, si le pays avait réussi à devenir une puissance maritime à l'époque, il aurait probablement constitué des réserves dans d'autres endroits du monde. Aurait-ce été un empire durable ? Il y a peu de chances pour cela. Contrairement à la domination hégémonique sophistiquée, qui transnationalise les ressources de pouvoir (« hard » et « soft »), la domination impériale brute perd sa viabilité par l’épuisement progressif qui découle de la transformation continue de ressources économiques en ressources militaires.

 

Cependant, le choc entre l'ours russe et la baleine américaine, appelés à « concentrer dans leurs mains le destin de la moitié du monde », comme l’avait prévu Alexis de Tocqueville, dès le XIXe siècle, n’a pas cessé avec la fin de la Guerre froide en 1991. Il est clair que, du fait des dynamiques plus complexes des relations internationales du XXIe siècle, la continuation du conflit entre les États-Unis et la Russie n’aura pas lieu dans un milieu bipolaire. La Russie disputera ses intérêts avec au moins deux pays proches, qui marchent à grands pas vers le statut de grandes puissances : la Chine et l’Inde. Savoir travailler avec ces deux pays sera donc d’une importance fondamentale pour la structuration d'un nouveau débat possible et pour le développement de la configuration internationale dans les prochaines décennies.

 

Face au passage très probable de l’administration nord-américaine aux mains des démocrates, généralement hostiles à la réflexion à long terme, il convient de lancer un avertissement pour que, au bout de ce long terme, nous ne soyons pas tous morts. Il faut continuer à fortifier les systèmes de renseignements nord-américains de collecte et d’analyse des informations. Dans la diplomatie, la politique internationale montre aussi bien son visage que ses masques, mais sa gestion réelle se réalise dans les activités de renseignements. Récemment, le président nord-américain George W. Bush a approuvé une nouvelle stratégie de contre-espionnage déterminée à élargir les opérations contre les espions et terroristes étrangers, en intensifiant la coordination entre les agences nord-américaines, ce qui est fondamental pour dépolitiser les services de renseignements. Le prochain gouvernement poursuivra-t-il cette stratégie ? Selon une information récente du Guardian (13 avril 2007), les activités de renseignements russes en Angleterre ont atteint le même niveau que pendant la Guerre froide.

 

Avec la perte récente d’une bonne partie de son influence en Europe orientale, suite à l’entrée des pays de cette région dans l'Union européenne, la Russie concentre principalement ses activités en direction du Moyen-Orient. L’Iran est considéré par de nombreux analystes comme un pays qui ambitionne de devenir une puissance régionale. Or, cette prétention est naturelle dans la condition anarchique du système international actuel. Toutefois, ces derniers temps, l’Iran agit davantage comme pion de la Russie que comme puissance autonome. Dans la diplomatie ouverte, la Russie s’aligne sur le monde libre pour condamner le programme iranien d’enrichissement d’uranium, mais, dans le monde réel, elle fournit des armes conventionnelles et des systèmes de défense anti-aérienne à l’Iran (comme le TOR-M1, livré au début de cette année), outre les difficultés qu’elle crée au Conseil de sécurité pour approuver des résolutions plus dures contre ce pays.

 

En alimentant les prétentions iraniennes, la Russie gagne un allié significatif dans la région. Sur la carte du Moyen-Orient, c’est Israël qui court le risque le plus immédiat, aussi bien pour de raisons géopolitiques que pour des motifs civilisationnels. Il s’agit de la seule démocratie de type occidental dans la région, qui offre même des droits de citoyenneté à sa minorité arabe. Israël est également identifié avec le noyau dur de l’occidentalité, ce qui lui garantit la haine et la répulsion des courants de pensée qui s’autoqualifient de « progressistes ». Dans les milieux académiques et journalistiques occidentaux, Israël est fréquemment accusé de pratiquer le terrorisme d’État. Cependant, on y parle peu du véritable terrorisme d’État pratiqué par des pays comme l’Iran et la Syrie, qui arment et soutiennent des groupes radicaux qui visent à assassiner des civils israéliens. Ceux-là mêmes qui critiquent les actions de représailles d’Israël comme étant « anti-humanitaires » envers la population civile palestinienne, oublient généralement de rappeler qu’Israël agit pour défendre ses civils, tandis que les groupes terroristes islamiques se défendent en utilisant lâchement leurs civils comme boucliers humains.

 

Entouré de nations hostiles depuis sa création, Israël n’a pris l’initiative d’actions militaires qu’en 1956 et 1967. En ces deux occasions, les attaques ont été de nature préventive. La spirale de la violence qui gagna en intensité pendant toute l’année 1955, et fut alimentée par Nasser avec son offensive de guérillas contre Israël, ainsi que la détérioration de la situation sécuritaire d’Israël, provoquée par l’acquisition ostensible d’armes soviétiques par l’Égypte, ne laissèrent pas beaucoup de choix à Ben-Gourion. Suite à la nationalisation unilatérale du Canal de Suez par Nasser, le 26 juillet 1956, le Royaume-Uni, la France et Israël lancèrent, en octobre de cette même année, l’Opération Mousquetaire, plus connue en Israël sous le nom de Campagne du Sinaï. Cette deuxième guerre arabo-israélienne fut facilement remportée par Israël, mais la victoire militaire fut assombrie par les pressions politiques des États-Unis et de l'Union soviétique, dans le contexte et la logique de la Guerre froide. En 1967, l’attaque israélienne anticipa les opérations hostiles de l’Égypte et de la Jordanie. Dès le mois de mai de cette année-là, les armées arabes massaient leurs forces le long des frontières d’Israël, et le front arabe constitué par l'Égypte, la Jordanie et la Syrie, bénéficiait d’une aide soviétique continuelle.

 

Actuellement, Israël vit au jour le jour aux prises avec le fléau du terrorisme, qui perturbe le développement de ses activités économiques. Il est vrai qu’en matière économique, Israël ne s’est jamais déclaré en faveur du libre marché. Mais il faut souligner que la prospérité et le bien-être économique doivent toujours passer au second plan par rapport à l'objectif primordial de la sécurité et de la nécessité fondamentale de la survie. Ce ne sont ni le « commerce libre » ni le « libéralisme » qui parviendront à pacifier la région du Moyen-Orient et à rendre la vie des Israéliens plus sûre. La stabilité est la conséquence de la mise en oeuvre de bons choix stratégiques et non d’idéalismes,  peu applicables face à des menaces concrètes. Si tu veux la paix, prépare-toi à la guerre (« si vis pacem, para bellum »), disait déjà l'écrivain militaire romain, Végèce, vers l'an 390 de notre ère. Ainsi, il faut d’abord garantir la survie par le renforcement de la puissance face aux autres États de la région. Ensuite on peut commencer à penser aux bénéfices de la paix pour le développement de relations économiques visant à promouvoir le bien-être et la prospérité. Accuser Israël d’être un pays « socialiste » et se plaindre du manque d’engagement des Israéliens en faveur de modèles économiques et politiques libéraux, relève d’un degré élevé de myopie, lié en général au vice qui consiste à se concentrer sur les détails de la petite politique et sur les aspects religieux, idéologiques et culturels, au détriment du contexte plus large des relations internationales, où il n'y a guère d'espace pour des opinions d'amateurs.

 

Malgré toutes les difficultés auxquelles est confronté Israël, le pays a réalisé, avec un certain succès, depuis 2003, certains changements dans ses orientations économiques. Israël est une économie de marché technologiquement avancée, et les équipements de haute technologie représentent une part considérable de ses exportations. La participation du gouvernement à l’économie, plutôt importante, en général, est en train de diminuer substantiellement. Le pays présente également une trajectoire intéressante de croissance ces dernières années. En 2004, son PNB a augmenté de 4,8%. En 2005, le taux de croissance a été de 5,2% et en 2006 de 5,1%. Le taux de croissance de l'économie israélienne, en 2006, a été élevé, si on le compare à la moyenne mondiale ; il a même dépassé de près de 2% la moyenne des pays de l’OCDE (qui se situait à 3,2%, la même année).

 

Dans l’indice du libéralisme économique publié par la Heritage Foundation, dont la méthodologie a été revue en 2007, Israël figure en tête du troisième groupe, celui des pays modérément libres, à la 37e position, juste après la Corée du Sud. Le Brésil apparaît dans le même groupe, mais à l’autre extrémité, occupant la 70e position, juste après la Tunisie (69e), et bien plus bas que le Belize (56e). En ce qui concerne les pays d'Amérique Latine, l'indice de la Heritage Foundation ne place devant Israël que le Chili, qui occupe la 11e position et figure dans le deuxième groupe, celui des pays majoritairement libres, El Salvador, en 29e position, et également dans le deuxième groupe, et l’Uruguay, situé dans le même groupe qu’Israël, mais en 33e position.

 

La performance économique d’Israël et la possibilité qui lui est offerte s’orienter un peu plus vers la libéralisation de son économie est due, en partie, à la présence nord-américaine dans la région. La campagne des États-Unis en Irak, indépendamment du fait que ses résultats les plus visibles paraissent négatifs, a déjà produit au moins un fruit significatif : elle a contribué à augmenter la sécurité en Israël. Le régime de Saddam Hussein était un des principaux soutiens du terrorisme anti-israélien dans la région, et l’élimination de cette menace a permis à Israël de faire un peu de place, dans ses préoccupations, aux réformes économiques, ces dernières années.

 

Nous pouvons conclure qu’Israël, au vu de toutes ses caractéristiques et de son développement historique, constitue un élément-clé dans le choc civilisationnel qui pénètre la dynamique des relations internationales de ce début de XXIe siècle. Nous devons tenir compte de ce que le fondamentalisme islamique se tourne immédiatement contre l’ennemi le plus proche, qui est Israël, mais que son adversaire réel est la civilisation occidentale dans son ensemble. Nous ne pouvons pas non plus négliger la Russie, pays engagé dans sa vocation historique et qui sait tirer profit des tensions au Moyen-Orient pour promouvoir ses intérêts géopolitiques. Alors que l'identité occidentale faiblit, fortifier Israël est également important parce que la survie de ce pays implique une série de valeurs qui devraient continuer à être chères à l'Occident.

 

Face à la faiblesse européenne au plan militaire et à la difficulté, pour les Etats-Unis, de s’impliquer ouvertement dans de nouveaux conflits armés dans la région, une des meilleures options stratégiques possibles actuellement est peut-être de fortifier toujours davantage l’État d’Israël (tant militairement qu’économiquement). Malgré les difficultés stratégiques auxquelles il est confronté depuis le début de son existence, le pays a récemment gagné plusieurs rangs dans l’échelle mondiale du libéralisme économique et de la croissance durable. En outre, il a aussi une industrie de haute technologie, ce qui le rend plutôt attirant pour les investisseurs – contrairement à l’Amérique Latine, où il serait irresponsable de gaspiller des ressources, étant donné que la région, outre sa faible importance géopolitique dans le panorama actuel, comparé à Israël, a choisi d’en rester aux rhétoriques idéologiques de la décennie 1970.

 

Andrés Téllez

 

© MidiaSemMascara.org

 

[Texte aimablement traduit en français par Claude Detienne.]

 

Mis en ligne le 30 avril 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org

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29 avril 2007 7 29 /04 /avril /2007 11:47
Gaza s’enlise dans le chaos sécuritaire
29 avril 2007 - Du correspondant à Gaza de RFI - Karim Lebhour

Des hommes armés patrouillent dans Gaza. Des groupes qui se réclament d’Al Qaïda font leur apparition, alors que le gouvernement d’union nationale ne parvient pas à enrayer les violences.


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By JONATHAN SCHANZER

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Dahlan: Frustrated by security failures.
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April 25, 2007 -- HAMAS, the terrorist group that Palestinians last year elected to govern their territories, is failing to govern at all.

March alone saw at least 46 kidnappings of civilians in the Gaza Strip, as well as over 25 killings of Palestinians by fellow Palestinians.

Internecine violence has gotten so bad that one human-rights activist says Gaza "has become worse than Somalia." Yasser Abed Rabbo, an executive-committee member of the rival Palestine Liberation Organization, calls it "anarchy."

The violence is just the tip of the iceberg in "Hamasistan." Other troubling signs include:

International Exodus: Foreigners who came to help are starting to flee for their lives - even armed foreigners. One group of Egyptian military officers has reportedly been recalled to Cairo on account of the dangers, with the two generals who remain spending most of their time in Israel, for fear of violence.

The United Nations may even declare Gaza a "dangerous zone." That would precipitate the evacuation of nearly all foreign nationals.

This would be disastrous for the general population: Nearly two-thirds of Gaza's 1.4 million residents claim refugee status, and rely on the U.N. Relief and Works Agency (UNWRA) and other aid organizations.

Unsafe Streets: The Palestinian media reports that crimes, including car theft and abductions, are skyrocketing. Iranian-trained Hamas forces are battling Egyptian-trained Fatah forces, rather than policing the streets. National Security Adviser Muhammad Dahlan admits that "many young men prefer to work for clans and not the security forces."

Last Sunday, a group calling itself the Islamic Swords of Truth, a self-appointed vice squad, claimed responsibility for bombing the Gaza Bible Society's bookstore and two Internet cafes.

In response, Palestinians are taking the law into their own hands. In March, one of Gaza's large clans gathered to blockade a main road in Northern Gaza to protest against the targeting of one of their shops by a vice squad. The family demanded that the government bring law and order back to the streets.

Dwindling Media Freedom: Last week, security guards broke up a peaceful media protest of the government's inability to secure the release of Alan Johnston, the BBC journalist kidnapped more than a month ago - and injured three journalists.

A group calling itself the Tawhid and Jihad Brigades just issued a statement claiming to have executed Johnston. Foreign journalists now fear for their lives.

Health Risks: The collapse of a sewage-treatment pool in Umm al-Naser, a North Gaza village, killed three women and two toddlers and injured 25 others in March. The "sewage tsunami" submerged at least 25 homes and caused untold damages to the 3,000-person village.

Fadel Kawash, head of the Palestinian Water Authority, told the Associated Press that a number of sewage projects, including the one in Umm al-Naser, were halted when Hamas pulled funding after their electoral victory in January 2006. Said one U.N. official, "this has been a tragedy that was predicted and documented."

Officials believe that another cesspool collapse is possible, unless prophylactic steps are soon taken.

Provocations: Hamas continues to permit provocations against Israel from Gaza - notably, the homemade Kassam missiles shot into Israel nearly every day.

Yuval Diskin, the chief of Shin Bet, Israel's counterintelligence and internal-security service, recently warned that Israel must begin to think about thwarting a more dangerous situation in Gaza, should Hamas develop more dangerous capabilities.

Hamas is tempting Israel into a confrontation, with reckless disregard for the Palestinian population. Gaza is the most densely populated place on earth; any military incursion - like Israel's response last year to similar Hamas provocations from Lebanon - would inflict utter devastation.

In short, Hamas has not made the transition from terrorist group to government. It is exposing Gazans to danger without providing key freedoms and services - and seems on track to produce wider internecine violence, deepening poverty and perhaps new rounds of violence with Israel.

In other words, Gaza's suffering proves, once again, that terrorist groups, thanks to their utter indifference to human suffering, are unfit to govern.

Jonathan Schanzer, a former Treasury intelligence analyst, is policy director for the Jewish Policy Center, and author of "Al Qaeda's Armies: Middle East Affiliate Groups and the Next Generation of Terror."

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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 18:01
 
   
Jeudi 26 Avril 2007 | 5:00 | Beyrouth
Le député démissionnaire aurait fourni des informations au parti chiite libanais, selon la police israélienne
Bishara soupçonné d’intelligence avec le Hezbollah
Le député démissionnaire Azmi Bishara, figure de proue de la communauté arabe en Israël, est soupçonné d’intelligence avec le Hezbollah pendant la guerre, a révélé hier la police israélienne après un mois de black-out sur l’enquête.

M. Bishara, qui a présenté sa démission dimanche à l’ambassade israélienne au Caire, « est soupçonné d’avoir fourni des informations au Hezbollah pendant la deuxième guerre au Liban (juillet-août 2006) et d’avoir reçu de l’argent en contrepartie », a indiqué une source policière à l’AFP. À cette fin, il est soupçonné d’avoir « contacté un agent ennemi », a ajouté cette source en soulignant qu’il est « aussi soupçonné d’avoir enfreint l’interdiction de financement d’une organisation terroriste, de blanchiment d’argent ». L’enquête visant M. Bishara est soumise depuis le 26 mars à un black-out de la censure militaire israélienne qui a été partiellement levé hier. M. Bishara a quitté Israël début avril.
M. Bishara, virulent critique de la politique israélienne à l’égard des Palestiniens et proche de la Syrie, a présenté sa démission de la Knesset en annonçant depuis Le Caire qu’il ne retournerait pas pour le moment en Israël. Il se trouvait hier au Qatar.
L’ancien député a démenti ces accusations dans un communiqué publié par son parti, le Rassemblement national démocratique (RND), plus connu sous son acronyme hébreu Balad. « Le docteur Azmi Bishara et le RND démentent catégoriquement les chefs d’accusation fabriqués contre le docteur Bishara. Il s’agit de calomnies éhontées incitant à faire couler son sang en Israël », selon le communiqué. Le texte accuse « l’establishment israélien de chercher à anéantir l’idéologie et les idées du RND qui lui posent un sérieux défi ».
Le porte-parole de la police Micky Rosenfeld a affirmé que M. Bishara avait été « interrogé sous avertissement » à deux reprises avant de quitter le pays, jouissant alors encore de l’immunité parlementaire. « Malgré son engagement, il ne s’est pas présenté aux interrogatoires supplémentaires qui étaient prévus » et dont le dernier devait avoir lieu le 22 avril, a ajouté M. Rosenfeld.
En dépit de sa démission, M. Bishara, 50 ans et qui était député depuis 1996, reste à la tête du RND et entend poursuivre ses activités politiques de l’étranger. Chrétien originaire de Galilée, M. Bishara, docteur en philosophie, défend la conception d’un État d’Israël « pour tous ses citoyens », qui se traduirait en pratique par un partage égal du pouvoir entre les juifs et les quelque 1,2 million d’Arabes de descendance palestinienne dont il est un des représentants les plus connus. Excellent orateur, il est coutumier des provocations qui lui ont valu l’ire de l’establishment en Israël, où plusieurs hommes politiques se sont ouvertement réjouis de sa démission. « Il faut que le procès de Bishara devienne un jugement public contre les Arabes israéliens qui se conduisent comme une cinquième colonne parmi nous », a déclaré hier Arié Eldad, député du parti d’extrême droite Union nationale. « Il faut capturer Bishara. Son véritable visage de traître à Israël a été révélé », a renchéri son collègue Zvoulon Orlev, chef du Parti national religieux.
La Cour suprême d’Israël avait annulé en février 2006 des poursuites engagées contre M. Bishara pour avoir fait l’éloge de la « résistance populaire » contre Israël en 2001 depuis Damas. Un tribunal israélien avait aussi annulé en avril 2003 un acte d’accusation contre lui pour « organisation de voyages illégaux d’Arabes israéliens en Syrie ». Sa dernière visite à Damas remonte à septembre 2006.
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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 08:54
Le Hamas a de nouveau tenté d’enlever des soldats
25 avril 2007 - Alexandre Yudkewicz - Arouts 7

« Fort heureusement, l’armée se préparait à un tel scénario », conclue ce mardi un responsable du commandement sud de Tsahal. La journée aurait pu se terminer beaucoup plus tragiquement. En effet, il semblerait qu’une opération terroriste visant à enlever des soldats en territoire israélien pour les amener en captivité dans la Bande de Gaza aurait été déjouée par l’armée.


En ligne sur le site d’Arouts 7

Selon l’Agence France Presse (l’AFP), les Brigades Azzedine El-Kassem, le ‘bras armé’ du Hamas aurait revendiqué le tir d’une dizaine de roquettes Kassam et d’une douzaine d’obus de mortiers ayant visé le Néguev au cours des 24 dernières heures. Les terroristes justifient leurs attaques comme étant des « réponses aux ‘crimes d’Israël’ sur la ‘Rive Ouest’ (ndr : Judée-Samarie). » Le communiqué de revendication stipulerait de même que le ‘cessez-le-feu’ en vigueur depuis cinq mois ‘n’existait plus’.

Les roquettes et obus sont tous tombés en zones inhabitées, dans le Néguev occidental, sans faire nulle victime. L’armée a répondu immédiatement en envoyant ses hélicoptères intercepter les auteurs des tirs : des missiles air-sol ont détruit les pas de tir d’où ont été effectuées les attaques. Mais celles-ci ne devaient être que l’écran de fumée qui devait permettre une opération de toute autre nature.

En effet, selon des responsables de Tsahal, le Hamas s’apprêtait à enlever un soldat israélien, faisant pour cela diversion à l’aide des tirs de roquettes. Grâce à la vigilance des renseignements militaires et à l’action des forces armées sur le terrain, l’attaque terroriste prévue n’a pas eu lieu comme le prévoyaient les terroristes.

De telles tentatives d’enlèvement sont néanmoins à craindre dans un proche avenir, selon un officier israélien responsable du commandement sud. Le Premier ministre Ehoud Olmert tient pour l’heure des consultations afin de déterminer l’ampleur et la forme de la riposte israélienne. Un membre de l’entourage du Premier ministre n’hésitait pas à parler de ‘première’ : « c’est la première fois que le ‘gouvernement’ de l’AP mené par le Hamas prenait la responsabilité d’une attaque terroriste incluant des tirs de missiles sur Israël. Il s’agit indéniablement du ‘vrai visage’ du Hamas. »

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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