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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 18:29

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

S-300

 

S-300


Narguant ouvertement Israël, le Président syrien Bachar al Assad dit dans une interview préenregistrée pour être programmée jeud soir 30 mai, que le premier chargement de missiles anti-aériens russes S-300 sont arrivés en Syrie et qu’une seconde cargaison est en route. Cette émission est prévue pour être diffusée, simultanément, jeudi soir sur les chaînes Al Manar du Hezbollah et de la télévision d’Etat syrienne.


Le tyran syrien répliquait ainsi directement à la citation du Conseiller à la Sécurité Nationale d’Israël, Yaacov Amidror, disant que les batteries S-300 n’avaient pas encore été livrées et que, lorsqu’elles le seraient, Israël ferait en sorte qu’elles ne deviennent pas opérationnelles.

Mercredi 29 mai, Debkafile a révélé l’atterrissage d’un vaste avion de transport russe chargé de 60 tonnes de fret non-identifié à l’aéroport de Latakieh. Estampillé comme « aide humanitaire » par Moscou, c’était, en fait, la première livraison de S-300 à laquelle Assad a fait référence.


Continuant dans la même veine, Assad a affirmé que, non seulement l’armée syrienne réagirait à toute nouvelle attaque israélienne, mais aussi qu’il « ne se mettrait jamais en travers du chemin des groupes syriens qui veulent se battre pour la libération du Golan ». Debkafile a largement commenté ce point, il y a un certain temps.


Des forces fraîches du Hezbollah sont entrées en Syrie, tôt jeudi 30 mai au matin, juste après que les Etats-Unis aient déclaré « inacceptable » et « dangereuse » la présence de combattants du Hezbollah en Syrie et exigé leur retrait immédiat. Combattant déjà sur trois frois –Damas, Homs et al Qusayr, les sources militaires de Debkafile révèlent que les nouveauxrenforts sont affectés à un quatrième. Lessupplétifs libanais de l’Iran seront dirigés vers le Sud pour s’emparer du bastion rebelle de Deraa, la capitale de la province d’Houran, où ils devront combattre à l’intérieur d’une zone située à moins de 30 kms de la frontière israélienne du Golan.


Les postes de guet rapportent l’arrivée d’unités du Hezbollah organisant leur équipement et se tenant prêts à faire mouvement. .


Les menaces échangées par la Russie, la Syrie et le Hezbollah avec Israël ont atteint un nouveau pic de stridence.


Le Conseiller à la Sécurité Nationale d’Israël, Ya’acov Amidror a été cité, mercredi, dans la nuit, avertissant que si les missiles anti-aériens S-300 russes sont livrés à la Syrie, Israël les prendra pour cibles et empêchera leur déploiement en vue d’un usage opérationnel.


L’ancien Ministre de la Défense, Moshe Arens a exprimé sa certitude que les Russes sont conscients qu’Israël est en mesure de détruire ces batteries.


Les sources militaires de Debkafile ajoutent : Moscou a fait une mise au point en insistant sur le fait que les S-300 pour la Syrie arriveront accompagnés par des officiers et des conseillers russes, en croyant qu’Israël y réfléchira à deux fois, avant de s’embrouiller avec Moscou en attaquant les missiles encore dans leurs caisses, risquant de blesser du personnel russe. Cette éventualité a surgi, au cours de l’âpre conversation qu’a eu Binyamin Netanyahou avec le Président russe Vladimir Poutine, à Sochi, le 14 mai.


Le Ministre des affaires étrangères, Walid Moallem, a, pendant ce temps, fait monter la pression, en avertissant qu’une nouvelle frappe israélienne contre la Syrie déclencherait une réplique immédiate. Il s’exprimait sur la chaîne Al Mayadin de la TV du Hezbollah, mercredi soir. En réponse à une question, il a affirmé que la réplique syrienne serait proportionnelle à l’attaque israélienne.


A Helsinki, le Ministre e la Défense russe Sergeï Shoigu a réagi vivement à la décision de l’Union Européenne – menée par la Grande-Bretagne et la France – de lever son embargo sur les armes à destination des rebelles syriens : il a précisé que cette décision avait libéré les mains de Moscou, dans la livraison d’armes interdites par les conventions internationales à Bachar Assad.


“Toute décision est à double-tranchant. Si un camp lève ses restrictions, alors l’autre côté ne plus censé se sentir contraint de maintenir ses obligations préalablement adoptées », a déclaré Shoigu, mercredi.


Une interview special avec le Président Assad est prévue pour être diffusée simultanément jeudi soir, par les chaînes Al Manar, du Hezbollah et de la télévision syrienne d’Etat.

http://www.debka.com/article/23002/Assad-taunts-First-S-300s-are-here-more-coming-Green-light-for-Golan-fight-against-Israel 

DEBKAfile  Reportage Spécial  30 mai 2013, 10:09 AM (IDT)               

Adaptation : Marc Brzustowski.

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 12:20

 

 

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Le Hezbollah somme le Hamas de quitter immédiatement le Liban.

Publié le: 

30.05.13, 11:28 / Israel News

 

 

 

 Le Hezbollah a sommé les membres du Hamas, présents au Liban, de quitter le pays “immédiatement et dans les heures à venir”. Cette expulsion survient en représailles au rôle du mouvement islamiste palestinien dans la guerre civile syrienne en cours, contre le régime du Président Bachar al Assad.


Le représentant du Hamas au Liban, Ali Baraka [ainsi que les organes pro-régimes, accusant ceux du Qatar d'avoir diffusé cette "rumeur"] a démenti ces reportages dans une interview au journal libanais Al-Liwaa (Roi Kais).

 

Or, l'information provient de "responsables libanais proches du Fatah", selon Ynet.

 

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4386207,00.html  

 

Pour le démenti, voir la Radio Iranienne en France : http://french.irib.ir/info/international/item/259018-hamas-hezbollah,-rupture

 

Adaptation : MB

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 07:40

 

 

 

Le point de vue de Dario S. (Rome)

Samir Geagea et la vérité : elle ne lui a jamais fait peur. Hassan Nasrallah non plus

http://mediarabe.info/spip.php?article2338

 

 

Après l’engagement du Hezbollah en Syrie, ses alliés doivent choisir

mercredi 29 mai 2013 - 23h55, par Dario S. (Rome)


Logo MédiArabe.Info

L’engagement du Hezbollah dans le conflit syrien, désormais officiel, affiché et assumé, met le Liban à la croisée des chemins. Car Hassan Nasrallah achève ainsi la destruction des institutions libanaises qu’il n’a jamais respectées ou reconnues. Ses alliés sont appelés à rompre le silence et les alliances pour ne pas partager cette responsabilité avec le parti de Dieu. Samir Geagea a rompu ce silence et dit tout haut ce que les Libanais pensent tout bas.

 

 

Ce mercredi 29 mai, le chef du parti chrétien des Forces libanaises, Samir Geagea, a tenu une conférence de presse pour répondre au secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, qui avait adressé un virulent discours télévisé, samedi dernier.

 

Point par point, Geagea a décortiqué le discours et la stratégie de Nasrallah, lequel a fini par reconnaître officiellement, et par assumer solennellement, son engagement dans le conflit en Syrie auprès du régime. Et comment en être autrement, puisque le Hezbollah ne peut plus cacher ses morts, qui dépassent désormais les 150 auxquels s’ajoutent plusieurs centaines de blessés. Ses mensonges ont atteint leurs limites, provoquant une véritable gronde au sein de la communauté chiite, hostile au martyre collectif causé par l’aventurisme du chef, jusque-là incontesté. Elle s’inquiète devant le spectacle désolant des hôpitaux réquisitionnés pour soigner les combattants de Dieu, ou plus précisément les soldats du « Vicaire de Dieu sur Terre », l’ayatollah Ali Khameneï ?


Samir Geagea a retracé l’histoire du Hezbollah depuis sa naissance en 1982 jusqu’à nos jours. Il a mis en exergue l’hypocrisie du parti, destinée à détruire l’Etat libanais pour le remplacer. Il a dévoilé ses implications avec le régime syrien dans la création des mouvements radicaux affiliés à Al-Qaïda en Irak et au Liban (Fatah Al-Islam, l’Etat islamique de Mésopotamie...). Il a rappelé les lignes rouges tracées par Hassan Nasrallah devant l’armée libanaise dans sa guerre contre les terroristes à Nahr El-Bared. Il n’a pas oublié non plus de mettre l’accent sur le faux discours du régime syrien et du Hezbollah concernant la résistance contre Israël...


Ce faisant, Samir Geagea n’a pas inventé le feu. Il a tout simplement eu le courage de dire tout haut ce que les Libanais pensent tout bas. Il a eu le courage de dire la vérité sur le double langage et l’hypocrisie de Nasrallah. Si le secrétaire général du Hezbollah dénonce la faiblesse de l’armée libanaise, Samir Geagea lui rappelle ses efforts pour l’empêcher de s’équiper. Si Nasrallah dénonce la faiblesse de l’économie libanaise, Geagea remet sur le tapis le rôle du Hezbollah dans la destruction méthodique de l’économie. Geagea a en effet mis le doigt sur la plaie, rappelant que le sit-in de Beyrouth, tenu par le Hezbollah et ses alliés pendant 18 mois, entre 2006 et 2008, a fait fuir les investisseurs et porté un coup fatal aux entreprises, poussées à la faillite. Il a évoqué la vague de terrorisme dans laquelle le Hezbollah est impliqué et qui a fait fuir les touristes. Il lui a rappelé le blocage des institutions et la fermeture du Parlement pour empêcher l’élection d’un président de la République. Il lui a rappelé ses démissions des gouvernements successifs pour les empêcher de gouverner. En somme, Geagea a expliqué scientifiquement que tous les maux du Liban, que dénonce le Hezbollah, lui sont directement imputables.


Samir Geagea est habitué à dire la vérité en toutes circonstances, y compris au prix de sa liberté dont il fut privé pendant plus de 11 ans. Contrairement à la classe politique libanaise, il est le seul à avoir avoué les erreurs de la guerre, à avoir présenté ses excuses, et à avoir tiré les conclusions. Ce fut le moment de vérité le plus courageux. Au contraire, Hassan Nasrallah n’a pas eu le courage d’annoncer sa participation au conflit en Syrie que plus de deux ans après avoir envoyé ses premières unités. Les vidéos prouvant la présence du Hezbollah à damas datent de mars 2011, bien avant le déclenchement de la révolte à Deraa. Bachar Al-Assad, qui ne fait pas confiance à l’armée syrienne, avait déployé des combattants du Hezbollah autour des centres névralgiques à Damas.

 

Si Samir Geagea n’a jamais eu peur de chercher et de dire la vérité, il a d’autant moins peur de Hassan Nasrallah. Il l’a complètement mis à nu devant ses partisans et, mieux encore, devant ses alliés. Nasrallah s’est à l’inverse toujours caché, et a systématiquement caché la vérité de son projet iranien pour le Liban. Geagea a sans doute estimé que le moment est opportun pour appeler le général Michel Aoun à rompre son alliance avec le Hezbollah et à prendre ses distances avec le projet syro-iranien de Nasrallah, au moins pour ne pas partager avec lui la responsabilité de la destruction du Liban. Le Hezbollah et Nasrallah sont dans une mauvaise posture. Le général Aoun doit s’inspirer du courage de Geagea et rompre le silence. Hassan Nasrallah ne doit plus lui faire peur.


Dario S.

 

 

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 22:19

 

A Russian S-300 anti-aircraft missile system on display in an undisclosed location in Russia (photo credit: AP)

Syrie : missiles russes, avertissement d’Israël

mercredi 29 mai 2013 - 21h16

Logo MédiArabe.Info

 

Israël agira « de manière à éviter que les missiles russes S-300 ne deviennent opérationnels sur le sol syrien. ». Cela a été souligné - comme l’a révélé le site Internet du journal Haaretz – par le conseiller à la sécurité nationale israélienne Yaakov Amidror rencontré dans une réunion à huis clos des 27 ambassadeurs des pays de l’UE auprès d’Israël. Le journal cite deux sources diplomatiques anonymes, présentes à la réunion. (ANSA).

 

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 21:26

 

 

 

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Merci Hafez al-Assad

Par Caroline B. Glick

Jerusalem Post, 24 May 2013 

  http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Column-One-Thank-you-Hafez-Assad-314197

 

Adaptation française de Sentinelle 5773 ©

 

 

 Face à l’incompétence américaine abyssale, Assad a déjà franchi toutes les lignes rouges suivies par son père et lui depuis plus de 40 ans.

 

Les menaces provenant de Syrie sont devenues véritablement effrayantes. Depuis quelques jours, le ministre de la Défense du front intérieur Gilad Erdan a été averti de façon répétée qu’il est certain que des centres de population israélienne seront frappés par des missiles balistiques syriens et que nous devons nous préparer aux pires scénarios, dont des attaques d’armes chimiques lancées par des missiles Scud sur les métropoles d’Israël.

 

Mercredi dernier, le commandant en chef des Forces Aériennes, le Major Général Amir Eschel a énoncé les préoccupations d’Israël d’un point de vue militaire. Le risque d’une guerre se déclenchant à tout moment est extrêmement élevé. La Syrie dispose d’un arsenal massif comprenant des missiles anti-aériens sophistiqués, des missiles anti-navires et des missiles terrestres. La Syrie a aussi de grandes réserves d’armes chimiques et biologiques, une artillerie sophistiquée ainsi que d’autres composantes d’une large force militaire conventionnelle.

Eshel avertit : « La Syrie s’effondre sous nos yeux. Si elle s’effondre demain, nous pourrions trouver son vaste arsenal dispersé et pointé contre nous ».

 

Dans ce cas, dit Eschel, la Force Aérienne devra opérer à 100 % de sa capacité pour ouvrir une voie aux forces terrestres qui opèreront en Syrie et prendront en charge les armements pour les empêcher d’être dispersés ou utilisés contre Israël.

 

Le Chef d’Etat Major Général le Lieutenant Général Benny Gantz a averti qu’Israël pourrait facilement se retrouver à devoir se battre dans une guerre sur trois fronts dans le futur proche. Nous devrons probablement combattre la Syrie, le Liban et l’Iran – dont le programme nucléaire continue d’avancer vers sa réalisation, nullement perturbée par les menaces vides des USA et de l’Europe.

 

La Syrie est dans un état d’anarchie parce qu’il n’y a pas les bons gars en position de vaincre. Le président syrien Bashar Assad est l’un des plus dangereux dirigeants dans le monde. C’est un soutien majeur des groupes terroristes. Il a permis  que al Qaïda et le Hezbollah utilisent la Syrie comme base logistique dans leur guerre contre les forces américaines en Irak. C’est un vassal de l’Iran. Il est allié du Hezbollah. C’est un assassin de masse.

 

Depuis la guerre civile commencée il y a deux ans, la dépendance totale d’Assad envers l’Iran et le Hezbollah – ainsi qu’à l’égard de la Russie – a été démontrée à la vue de tous. Il y a peu de doutes, quels que soient les contrôles que les USA furent capables d’exercer contre lui  avant que la guerre civile ne débutât : ils n’existent plus. Et s’il survit au pouvoir, il sera complètement indifférent à la pression des USA et se comportera donc plus violemment qu’il ne l’a fait avant le début de la guerre.

 

Pourtant, malgré toute cette attitude horrible d’Assad et la présomption raisonnable que ses actes ne feront que devenir plus violents et dangereux après chaque jour passé au pouvoir, l’aspect le plus parlant de la guerre civile syrienne est qu’Israël, les USA et l’Europe sont incapables de décider s’il est la meilleure ou la pire des alternatives.

Parce que se tenant à l’opposé d’Assad et de ses protecteurs iraniens et du Hezbollah, il y a al Qaïda.

 

La semaine dernière, nous avons été gavés d’analyses d’informations et d’histoires sur la façon dont les forces d’al Qaïda combattant Assad, volent aujourd’hui en éclats. Selon des rapports détaillés et haletants, le groupe al Qaïda « modéré », le Front Al-Nusra », est débordé par la fraction extrémiste d’al Qaïda en Irak. Cette dernière est venue en Syrie et prend le contrôle des opérations, à la grande consternation de leurs frères modérés syriens d’al Qaïda.

 

Mais à la réflexion, depuis qu’aussi bien les gars d’al Nusra et d’al Qaïda en Irak sont loyaux envers le chef d’al Qaïda Ayman al-Zawahiri, et que Zawahiri a dit aux gars d’al Qaïda en Irak de partir en Syrie et comme al Qaïda en Irak a formé et financé le Front Nusra, la raison pour laquelle tout ce beau monde vole en éclat n’est pas claire du tout, ni que quiconque serait contrarié en quoi que ce soit.

 

A part la révélation de la stupidité pathologique des Services d’information occidentaux, la tentative de faire la distinction entre les bonnes et les mauvaises forces d’al Qaïda combattant Assad souligne la futilité de la tentation de choisir son bord dans cette horrible guerre, qui a déjà provoqué la mort de plus de 94.000 personnes.

 

A ce stade, malgré la campagne réussie d’Assad pour restaurer son contrôle sur Qusair, ville stratégiquement vitale proche de la frontière libano-syrienne, la plupart des évaluations indiquent que la guerre n’est pas clairement terminée. Les parties peuvent fort bien s’enliser dans un combat contre l’autre pendant des années. 


Une fois encore, comme le ministre de la défense Moshe Yaalon l’a dit, il est aussi possible que cela se termine rapidement.  


En bref alors, personne ne sait comment la Syrie va sortir de la guerre, tous les chefs politiques et militaires israéliens savent que, en toute hypothèse, la situation en Syrie est dangereuse et hautement inflammable.


De plus, chacun sait que le conflit peut se répandre de deux manières, qui ne sont pas mutuellement exclusives.


D’abord, aussi bien les forces gouvernementales et leurs alliés chiites, ainsi que leurs opposants d’al Qaïda, pourraient attaquer Israël. Les deux parties ont clairement intérêt à attaquer Israël, puisque la seule chose sur laquelle ils sont d’accord, c’est de voir Israël détruit. Il en est de même pour les Palestiniens de toutes les parties, aussi bien pour Assad et ses alliés chiites et ses opposants sunnites, attaquer Israël est une manière garantie de se gagner le soutien du public.

 

Ce danger s’est déjà matérialisé. Les forces d’Assad ont tiré sur une Jeep de Tsahal patrouillant près de la frontière cette semaine, et se sont précipitées pour vanter l’affaire – et leur version exagérée du résultat – auprès des media. Des forces rebelles ont tiré à vue vers Israël, et ciblé des forces de l’ONU le long de la frontière, en les accusant de prendre le parti d’Israël.


Comme Eschel l’a montré clairement, le second danger, c’est que les armes en Syrie prolifèrent loin et sur une large échelle. Des officiels des USA ont déjà admis qu’ils ont perdu la trace de la plus grande part de l’arsenal des armes chimiques de la Syrie.

 

La semaine dernière, ‘PJ Media’ a rapporté qu’un informateur s’apprête à divulguer une nouvelle information au sujet de l’attaque du 11 septembre 2012 par al Qaïda contre le Consulat des USA à Benghazi. L’ambassadeur Chris Stevens et trois autres membres du personnel américain ont été assassinés au cours de l’attaque. L’informateur rapporterait que Stevens avait été envoyé à Benghazi dans le cadre d’une tentative secrète du Département d’Etat pour racheter des missiles anti-aériens Stinger que al Qaïda avait reçu du Département d’Etat pendant la campagne de 2011 menée par les USA à la tête de l’OTAN pour renverser le régime de l’ancien dictateur Mouammar Khaddafi.


Comme Khaddafi avait été vaincu, son arsenal massif d’armes terroristes s’est diffusé à travers la région, et en particulier en Syrie et à Gaza.


Si les armes syriennes sont pareillement dispersées, le désastre libyen paraîtra l’équivalent militaire d’un genou écorché.


La partie la plus responsable de la guerre civile syrienne barbare et prolongée qui entraînera très certainement Israël dans une guerre régionale, ce sont bien sûr les Syriens eux-mêmes. Mais le second acteur le plus responsable de ce désordre est l’administration Obama.

 

Depuis le début, les USA n’avaient qu’une seule bonne option pour l’intervention.


Ils auraient pu opérer conjointement avec Israël pour détruire les arsenaux syriens de missiles et confisquer ses armes de destruction massive.


C’est là le seul pari sûr pour les USA.


Toute autre action provoquait des risques élevés.


Plutôt que de prendre la décision du pari sûr, à chaque étape clé, l’administration Obama a choisi l’action la plus dangereuse avec le résultat le plus faible possible.

 

Par exemple, plutôt que de bâtir activement une armée d’opposition fondée sur les transfuges de l’armée syrienne, les Kurdes et d’autres forces relativement modérées, Obama a sous-traité la formation de l’opposition syrienne au Premier ministre islamiste turc Recyp Tayeb Erdogan.

 

Comme Israël et d’autres l’avertissaient, Erdogan a utilisé sa puissance de contractant des USA pour bâtir une opposition dominée par les ‘Frères Musulmans’, dont l’idéologie est largement indisctincte de celle d’al Qaïda. C’était la domination des Frères Musulmans sur les forces d’opposition syriennes qui a ouvert la voie à l’entrée et à la domination d’al Qaïda sur les forces d’opposition.

 

Après qu’Obama se soit assuré que les forces pro-occidentales n’avaient aucune chance de contrôler une Syrie post-Assad, il autorisa la Russie à faire empirer les choses. Plutôt que de menacer le président russe Vladimir Poutine de façon crédible pour l’empêcher de fournir des missiles anti-aériens S-300 à la Syrie, Obama resta coi et ne fit rien pour bloquer le transfert imminent à la Syrie d’un système capable de renverser le jeu.

 

Et comme Eschel en a averti, les batteries anti-aériennes avancées syriennes, qui menaceront la supériorité aérienne d’Israël, augmenteront profondément la probabilité qu’Assad attaque Israël.

 

Face à l’incompétence américaine abyssale, Assad a déjà franchi toutes les lignes rouges suivies par son père et lui depuis plus de 40 ans.

 

Il a déjà utilisé des armes chimiques. Il a distribué des armements sophistiqués au Hezbollah. Et il a déjà attaqué Israël sur les Hauteurs du Golan. Maintenant qu’il a déjà franchi toutes ces lignes rouges, la seule question pendante est jusqu’où va-t-il escalader ? Equipé de S-300, la probabilité qu’il escalade drastiquement a augmenté vertigineusement.

 

Face à tous les dangers émanant de Syrie, Israël dispose d’une carte maîtresse. Nous avons le consensus : nous devons gagner la prochaine guerre avec la Syrie de façon décisive, à n’importe quel prix. Et pour ce consensus, nous n’avons qu’un homme à remercier : le précédent Hafez al Assad.

 

Dans les années 1990, la Gauche israélienne et l’administration Clinton tentaient de convaincre les gouvernements Rabin, Netanyahou et Barak de céder les Hauteurs du Golan à la Syrie.

 

La seule raison pour laquelle l’initiative échoua était qu’Assad senior rejeta les offres répétées d’Israël de céder le plateau stratégique du Golan en échange d’un morceau de papier avec une face de ‘smiley’ dessus. Si Assad avait accepté les offres d’Israël, nous serions confrontés aujourd’hui à une situation à laquelle nous aurions du mal à faire face.


D’un côté, nous ferions face à une guerre plus que certaine avec la Syrie, avec al Qaïda ou l’Iran contrôlant tout depuis la vallée du Jourdain jusqu’à la baie de Haïfa.


D’un autre côté, nous ferions face à cette menace dans une société fracturée.

 

Pour cacher leur culpabilité d’avoir rendu Israël à tout le moins incapable de se défendre soi-même, ceux qui ont soutenu la restitution du Golan prétendraient que les dangers sont loin. Au lieu d’être libres de discuter la façon de gagner la guerre en Syrie, nous serions enlisés dans des discussions pour savoir si nous avons le droit de combattre en Syrie.

 

En d’autres termes, si ce n’avait été Assad et sa haine inexpiable d’Israël, nous serions confrontés à la même situation avec la Syrie aujourd’hui que celle avec le Liban en 2006 et celle affrontée à Gaza depuis notre retrait en 2005. L’absence de consensus concernant notre impératif stratégique de vaincre nos ennemis à Gaza et au Liban a provoqué l’incapacité de Tsahal de gagner dans ses campagnes sur ces deux théâtres d’opérations.

 

Aussi, arrivés à ce point cruel, alors que nous sommes confrontés à la perspective certaine d’une guerre avec la Syrie et que notre seul allié se comporte comme un taureau ivre dans un magasin de porcelaine, nous pouvons remercier un homme pour notre capacité continue à répondre à ce défi effrayant :

 

Merci Hafez Assad. Votre haine nous a sauvés.

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 19:40

 

 

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Exercice militaire russo-syrien

 

 

 

Des officiers supérieurs israéliens ont exprimé des appréhensions, ce mercredi 29 mai, face à l’élargissement de l’intervention militaire dans la guerre civile en Syrie, de la Russie, de l’Iran, du Hezbollah et, tout récemment, aussi de l’Irak. Ils ont fait de la guerre civile en Syrie la plaque tournante d’une lutte contre l’Occident et une échelle qu’escaladent l’Iran et le Hezbollah, son supplétif, pour s’élever au rang de première puissance régionale au Moyen-Orient.


La Russie, l’Iran et le Hezbollah sont en train de gagner cette compétition, contre un Occident dirigé par les Etats-Unis, qui ne montre aucune résistance, et un Israël hésitant.


Un officier supérieur de Tsahal a reconnu, mercredi 29 mai, que le gouvernement et les chefs militaires d’Israël sont décontenancés, quant à la façon de procéder. Ils ont encore à revenir du mauvais calcul calamiteux, disant que les jours de Bachar al Assad étaient, soit- disant, comptés,  auquel ils se sont obstinément accrochés, durant presque dix-huit mois.


Même aujourd’hui, certains porte-parole font référence à une “Syrie désintégrée”, perdant ainsi de vue que les changements stratégiques et militaires majeurs qui submergent le pays se réalisent, entièrement, au détriment d’Israël, autant qu’ils érodent ses options contre l’Iran nucléaire.


A un moment où les Etats-Unis et Israël devraient employer leurs moyens militaires les plus lourds, afin de ralentir la course de l’Iran vers l’obtention de la bombe nucléaire, Téhéran, avec l’appui de Moscou, a transporté ses atouts militaires aussi près que possible des frontières d’Israël, en Syrie et au Liban et ouvertement menacé de les utiliser.


A la grande différence de la Syrie et de l’Iran, Israël ne peut pas compter sur une intervention militaire contre un agresseur quelconque, de la part de grandes puissances qui le soutiendraient. Selon les sources de Debkafile à Washington, aucune partie de l’Administration Obama, y compris ses bras armés et des renseignements, n’est en faveur d’une action en Syrie. Même les preuves directes de l’utilisation d’armes chimiques, déjà à l’œuvre en Syrie, sont vaines.


A Addis-Abeba, le Secrétaire d’Etat américain John Kerry a répété le mantra de l’Administration à tue-tête, mercredi, en niant l’existence de « preuves concrètes » de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie. Le Secrétaire et son cortège de l’OTAN sont restés sourds au témoignage éclatant, apporté, dans Le Monde de mercredi, par deux reporters, qui ont risqué leurs têtes, en passant deux mois, confinés dans le secteur de Jobar, à Damas. Ils ont découvert que la Russie ou l’Iran ont développé une arme chimique qui n’explose pas. La diffusion de ces gaz empoisonnés provoque un bruit identique au décapsulage d’une canette de soda et n’a « ni odeur, ni fumée, pas même un sifflement pour indiquer la propagation d’un gaz toxique ». Alors, que se passe t-il ensuite ?


Les reporters du Monde ont fourni une description graphique de première main.


“Les hommes toussent violemment. Leurs yeux brûlent, leurs pupilles se contractent, leur vision devient floue. Peu de temps après, ils éprouvent des difficultés à respirer, parfois jusqu’à l’extrême ; ils commencent à vomir ou à perdre conscience. Les combattants les plus affectés ont besoin d’être évacués avant de suffoquer ». Mercredi matin, le front intérieur israélien a répété les conditions d'une attaque sur la banlieue de Jérusalem, par un missile chargé de gaz chimique.


Le Premier Ministre Binyamin Netanyahou, qui observait, a déclaré que l’exercice est conçu pour protéger les civils israéliens “ contre les menaces qui s’accumulent autour de nous”. Le front intérieur d’Israël est le mieux protégé au monde, mais aussi le plus menacé, a-t-il ajouté : « Nous devons nous assurer que la défense est en place avant toute attaque ».


Mardi, le Ministre de la Défense Moshé Ya’alon a exprimé sa certitude que le Président syrien n’emploierait pas d’armes chimiques contre Israël ni ne traitera les Israéliens de la même façon qu’il traite son propre peuple. Il n’y a aucune indication que quiconque dans la région ait l’intention de nous défier, dans des temps rapprochés, avec des armes non-conventionnelles, a affirmé le Ministre de la Défense.


Les sources militaires de Debkafile trouvent le commentaire de Ya’alon bien illusoire. Elles ne voient pas pourquoi Assad traiterait les Israéliens différemment que son propre peuple –particulièrement depuis que Tsahal l’a exposé comme étant sans réelle capacité dissuasive. Après tout, aucune des trois frappes aériennes d’Israël, en janvier et mai, n’a stoppé l’afflux de combattants du Hezbollah en Syrie. Et, pendant tout ce temps, les dirigeants syriens et du Hezbollah ont déclaré fort et clair qu’un front de guerre contre Israël est déjà opérationnel, à partir du Golan syrien et du Liban.


La question demeure de savoir qui, en Israël, écoute ces avertissements. Et qu’est-ce qui est fait pour s’assurer qu’Assad sera empêché d’utiliser des armes chimiques contre l’armée israélienne et des cibles civiles au moment qui lui conviendra.


La série d’évènements de ces dernières 48 heures est, de ce point de vue, troublante – c’est le moins qu’on puisse dire.


Lundi, on a rapporté que le Sénateur américain John Mc Cain s’était rendu en visite en Syrie. En quoi consistait cette «  mission » ? Debkafile révèle que : le Sénateur est entré en Syrie via la Turquie par le corridor de Kilis, qui est la principale route d’approvisionnement pour les rebelles syriens d’Alep, l’une des rares encore sous leur contrôle. Mc Cain a pénétré de quelques 300 m en Syrie, a fait prendre une photo et est reparti.


Une publication américaine a rapporté mercredi que le Président Barack Obama avait ordonné au Pentagone d’élaborer des plans en vue d’établir des zones d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie, contre les avions de la chasse syrienne. Là-dessus, le Pentagone a, immédiatement, diffusé un démenti : « Il n’existe pas de nouveaux plans opérationnels américains », a déclaré le porte-parole.


La réplique de Moscou était déjà prête à être mise en place, bien avant même que le reportage ne soit publié :


L’adjoint au Ministre des Affaires étrangères déclarait que les missiles anti-aériens S-300, que la Russie livrait au régime Assad, étaient un “facteur stabilisant” qui pourrait dissuader “des têtes brûlées » d’entrer dans le conflit.


Dans les catégories de pensée par lesquelles Moscou classait les interventionnistes étrangers : les Etats-Unis, Israël et leurs dirigeants étaient des « têtes brûlées », alors que Moscou [qui alimente le conflit] était le « stabilisateur » calme, posé et rationnel.


A ce titre, les sources des renseignements militaires de Debkafile révèlent qu’un énorme avion-cargo russe a atterri à l’aéroport de Latakieh, mercredi, avec 60 tonnes « d’aide humanitaire pour la Syrie ». La nature réelle du contenu de cette cargaison n’a pas été divulguée, mais la dernière chose que cela pourrait être, serait du matériel «  humanitaire », étant donnée l’aide militaire massive que Moscou est en train de fournir à l’armée d’Assad.


Moscou a aussi frappé à la tête la décision timorée des ministres des affaires étrangères de l’Union Européenne, mardi, de lever l‘embargo sur les armes à destination des rebelles syriens, qu’ils ont précautionneusement conjugué à la décision de ne pas leur envoyer d’armes.


En somme, les Etats-Unis ne font rien pour aider les rebelles, l’Europe n’envoie pas d’armes, les patrons des rebelles, dans le Golfe Persique se sont inclinés, sous la pression de Washington et ont drastiquement réduit leur aide en armes, alors qu’Israël déclare qu’il ne veut pas prendre part à la guerre civile syrienne – même après avoir pris en compte les risques calamiteux du fait qu’une puissance mondiale (la Russie), qui lutte contre Israël aux côtés de ses ennemis de toujours, leur apporte les moyens de prendre l’avantage.


Alors, qui alimente les flammes du conflit syrien, par de généreuses livraisons de matériel militaire lourd ? Qui, sinon la Russie, l’autoproclamé « facteur stabilisant » ?


Le Commandant Suprême de l’Armée Syrienne Libre, le Général Salem Idris a fait une démonstration désespérée de bravade, mercredi, en menaçant de frapper les places fortes du Hezbollah au Liban, si Hassan Nasrallah ne retire pas ses brigades de Syrie dans les 24 heures.


Le Hezbollah sait parfaitement bien que le Général Salem est à cours d’armes, tout comme il sait pertinemment que les Etats-Unis, l’Europe ou Israël n’interféreront pas contre l’afflux des forces de combat qu’il déverse en Syrie.


Au pire, quelques roquettes s’abattront sur les centres du Hezbollah à Beyrouth et dans la Vallée de la Beqa’a. Tôt mardi matin, les rebelles ont tenté de mener une embuscade contre les forces du Hezbollah, près de la ville d’Arsal, à l’Est (du Liban). Leur opération a mal tourné, en tuant par erreur trois soldats libanais, qui contrôlaient un barrage de l’armée.


L’officier supérieur israélien interviewé par Debkafile a mis en mots toutes ces appréhensions, en disant : “Une catastrophe militaire et stratégique, pour l’Occident et Israël, est en train de prendre son rythme de croisière, en Syrie, et personne, à Washington ou Jérusalem, ne bouge le petit doigt. Les têtes pensantes du gouvernement et de l’armée n’auraient jamais imaginé que la guerre en Syrie puisse prendre cette tournure. Mais nous ferions mieux de nous réveiller, pour cette onzième heure –avant qu’il ne soit trop tard ».


http://www.debka.com/article/23001/Israeli-forebodings-over-widening-Russian-Hizballah-Iraqi-intervention-in-Syria-


DEBKAfile Reportage Spécial 29 mai 2013, 1:23 PM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski.

 

 

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 09:44

 

 

 

 

 

 

KBS15 wa (Copier)

Israël : Netanyahu ordonne le silence sur la Syrie (radio)

 
AFP | 29/05/2013 | 09h14

 

http://www.lorientlejour.com

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné à ses ministres de ne pas s'exprimer sur la Syrie et la possible livraison de missiles russes à ce pays, a indiqué mercredi la radio publique.

 

Cette consigne a été transmise à la suite des déclarations jugées menaçantes vis-à-vis de Moscou du ministre de la Défense Moshé Yaalon, a ajouté la radio.

 

Israël "saura quoi faire" si la Russie livre des systèmes de défense anti-aériens de type S-300 à la Syrie, avait affirmé mardi M. Yaalon.

 

"Les livraisons n'ont pas eu lieu, et j'espère qu'elles n'auront pas lieu. Mais, si par malheur, ils (les S-300) arrivent en Syrie, nous saurons quoi faire", avait-il ajouté.

 

Selon les médias israéliens, M. Yaalon a ainsi fait allusion à de nouveaux raids aériens que pourrait lancer Israël, comme il l'a déjà fait au début du mois près de Damas. Ces attaques visaient, selon des responsables israéliens, à empêcher des transferts d'armes au Hezbollah libanais.

 

Moscou a défendu mardi la livraison à Damas de S-300, des systèmes sol-air sophistiqués capables d'intercepter en vol des avions ou des missiles téléguidés, comme un facteur de dissuasion contre une intervention extérieure en Syrie.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 22:22

 

 

 

 

 

 

À Laboué, le portrait d’un combattant du Hezbollah tombé à Qousseir.

 

À Laboué, le portrait d’un combattant du Hezbollah tombé à Qousseir.

 

http://www.lorientlejour.com

 

 

 

Reportage Plus de 120 miliciens du Hezbollah ont déjà été tués dans la bataille de Qousseir, selon des sites Internet ayant publié des listes de noms d’hommes morts au combat. Dans le caza de Baalbeck, presque chaque village a perdu un milicien, au moins.

L’autoroute de Baalbeck-Hermel : toutes les cinq minutes des sirènes d’ambulance retentissent. Elles viennent de la frontière syrienne et transportent des miliciens du Hezbollah blessés à Qousseir.
Ici, le parti de Dieu est très discret sur le nombre de ses hommes blessés ou tombés au front. Mais dans presque tous les villages, des banderoles rendent hommage à un “martyr”, au moins. Des martyrs qui étaient, selon certains témoins, des combattants d’élite du Hezbollah. Selon d’autres, les martyrs étaient des jeunes qui n’ont pas une grande expérience dans les combats.


À Baalbeck, la voix d’un muezzin amplifiée dans un haut-parleur annonce les funérailles d’un “martyr” dans l’après-midi. « Depuis une semaine, presque tous les jours, c’est la même histoire. Ils annoncent la mort d’hommes tombés au front », soupire une femme dans les souks de Baalbeck.


Dans cette ville, fief du Hezbollah, qui rassemble encore des habitants des communautés sunnite, chiite et chrétienne, l’on choisit ses mots pour parler de la situation. C’est que depuis que les hommes du Hezbollah ont décidé de mener la bataille de Qousseir, la tension est montée d’un cran, non seulement dans Baalbeck, mais dans tout le caza.


Même si le Hezb participe à une guerre et, comme disent ses partisans, « sacrifie ses hommes pour une cause », l’on est bien loin de l’ambiance de juillet 2006, celle qui régnait lors de la guerre entre le Hezbollah et Israël. À cette époque, le Hezbollah sacrifiait ses hommes pour une cause nationale et, sûr de lui, laissait les journalistes circuler plus librement même dans certaines zones bombardées par l’aviation israélienne, organisant des visites et permettant aux femmes, aux hommes, aux enfants et aux personnes du troisième âge de parler à la presse de la situation.



C’est loin d’être le cas actuellement...


À Eyat, on reçoit des condoléances sous une tente dressée à proximité d’une maison. Les banderoles, portraits et drapeaux montrent que le jeune homme a été tué en Syrie. Deux hommes, les larmes aux yeux, discutent pour savoir s’ils doivent ou non accueillir les journalistes sous la tente. Non... Finalement, on donne aux curieux venus de Beyrouth une chaise en plastique très loin de la petite foule, en attendant le feu vert de la sécurité du Hezbollah pour savoir si l’on peut ou non parler. Mais cet accord des haut placés du Hezb à Baalbeck ne viendra jamais.


Aujourd’hui, le Hezbollah préfère garder les journalistes à distance. Tous les habitants des villages ayant perdu des hommes à Qousseir ne sont pas, vraisemblablement, aussi éloquents quand ils défendent la participation du parti aux combats en Syrie que le secrétaire général, les dirigeants ou encore les cadres du parti.


À Baalbeck, un habitant chiite indique, reflétant un point de vue largement partagé, qu’il « soutient le Hezbollah qui s’est constamment battu pour défendre les intérêts de la communauté et le Liban en entier », ajoutant cependant qu’il « aurait préféré que les hommes qui tombent à Qousseir meurent en se battant contre Israël et non en Syrie ».


Les cadres du Hezbollah, eux, vous livrent un autre discours. Ils affirment que « c’est l’ennemi israélien qui combat à Qousseir », que « les hommes qui tombent en Syrie ne meurent pas seulement pour le Hezbollah mais pour le Liban afin de défendre toutes les communautés libanaises contre le fondamentalisme sunnite ». Même s’ils soutiennent le président syrien Bachar el-Assad, ils soulignent cependant qu’ils sont « pour la démocratie et les libertés publiques en Syrie ».


Dans les villages de la Békaa, les membres du Hezbollah empêchent les journalistes de prendre des photos ou de s’attarder dans la rue avec des personnes qu’ils jugent non fiables. Ces hommes et ces femmes pourraient être, par exemple, en train d’appeler au déploiement d’une armée forte dans tout le Liban ou de souhaiter que les Libanais ne se tournent plus vers l’extérieur, qu’ils soient assez patriotes pour abandonner les armes et vivre en paix.


Que ce soit à Baalbeck ou d’autres localités du caza, il suffit qu’un homme vous repère, qu’il effectue un seul coup de fil pour qu’un groupe vous encercle et vous invite à quitter les lieux.


Aujourd’hui, plus que jamais, depuis 2006, quand il avait commencé à empêcher les journalistes de faire leur métier dans certaines zone du Liban, autorisant ou interdisant leurs allées et venues dans tel ou tel secteur, le Hezbollah est sous pression et sur le qui-vive quand il s’agit de laisser filtrer à la presse un seul son de cloche, dans les localités qu’il contrôle.


C’est qu’aujourd’hui, à Qousseir et en Syrie, le Hezbollah est en train de mener, selon lui, une « guerre de survie ». Il a donc besoin de montrer que toute sa communauté, celle qui le soutient depuis qu’il a commencé sa lutte contre Israël, le suit comme un seul homme. Mais il semble, vu sa manière d’agir sur le terrain, que sa tâche sera difficile sur ce plan. Et il devra affronter une évidence, à savoir que plus la bataille de Qousseir dure et plus le Hezbollah continuera à perdre des hommes en Syrie, et plus les fissures seront profondes au sein de la communauté chiite.

 

Lire aussi

Roquettes sur la banlieue sud : le 14 Mars accuse le Hezbollah

 

« Que les partisans et les adversaires libanais d’Assad aillent se battre à Damas », affirme Nasrallah

 

Pour mémoire

Ces Libanais prêts à mourir pour le Hezbollah en Syrie...

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 21:47

 

 

kibbutz kalia dead-sea

 

 

Le Kibbutz pionnier de  Kalia sur la Mer Morte.

 

 

 

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a mis sur la table un paquet de propositions, afin de ranimer le processus de paix israélo-palestinien moribond, devant le Premier Ministre Binyamin Netanyahou et la négociatrice des pourparlers de paix, la Ministre de la Justice Tzipi Livni et il est, ensuite, reparti pour Amman, lundi 27 mai.


Il garde fermement sous son chapeau le contenu de ce paquet. Cependant, selon certains détails révélés, pour la première fois, par les sources de Debkafile, le plan top-secret de Kerry place sur les épaules d’Israël, la charge de concessions majeures, comprenant des atouts nationaux stratégiques, dans le seul intérêt d’acheter le consentement du dirigeant palestinien à s’asseoir et discuter. Il n’exige pas, en retour, que le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas (Abu Mazen) ait quoi que ce soit de concret à offrir – bien qu’il soit celui qui a, en premier lieu, bloqué les négociations.


Comme toute première concession, Kerry veut qu’Israël permette aux Palestiniens de construire à Jéricho, un aéroport international recevant des vols civils directs vers et en provenance d’Amérique et d’Europe, pour leur état en prospection,. Ces vols traverseraient l’espace aérien israélien et seraient coordonnés avec les autorités de contrôle aéroportuaire israéliennes.


Nos sources exclusives ont, de plus, dévoilé qu’alors que les autorités palestiniennes auraient la responsabilité de la sécurité du futur aéroport de Jéricho, Israël conserverait le contrôle des passagers et du trafic de fret, au moyen de réseaux d’ordinateurs et de caméras de surveillance.


En 2006, un système de contrôle à distance avait été installé au poste frontalier de Rafah, vers la Bande de Gaza, à la garde de contrôleurs européens, après le retrait israélien de ce territoire. Il s’est, rapidement, détraqué, dès que les contrôleurs étrangers ont cédé à la peur des menaces palestiniennes.


Kerry envisage la transformation de la région entière du nord de la Mer Morte, près de Jéricho et de la frontière jordanienne, en foyer d’activités, visant à galvaniser l’économie du futur état  palestinien. Il exige qu’Israël livre aux Palestiniens la région de Kalia, sur la rive nord de la Mer Morte. Le Kibboutz Kalia, quoique faisant partie intégrante de la souveraineté israélienne, depuis son instauration en 1948, est, néanmoins, l’un des atouts-maîtres que Kerry veut qu’Israël cède aux Palestiniens. Le sort du kibboutz pionnier israélien reste en suspension dans l’air.


Les concessions israéliennes ne s’arrêteraient pas à la côte nord de la Mer Morte, selon le plan secret de Kerry ; ce ne serait que la première d’une série de livraisons de terres et de souveraineté offertes aux Palestiniens, lors de négociations trilatérales entre Israël, les Palestiniens et les Etats-Unis.


Les Palestiniens se verraient aussi offrir, au cours de ce processus, un programme de reconstruction économique de trois ans, pour stimuler leur Produit Intérieur Brut de 50% et réduire le chômage de 21 à 8%.


L’envoyé spécial du Quartette, Tony Blair, dirigerait ce programme, a déclaré le Secrétaire Kerry, lors de la rencontre du Forum Economique Mondial, en Jordanie, dimanche 26 mai. Son but est de lever 4 milliards de $ pour les investir en Cisjordanie et dansla Bande de Gaza.


“C’est le programme le plus important, le plus audacieux et le plus ambitieux jamais offert aux Palestiniens, depuis Oslo, il y a vingt ans », a affirmé Kerry devant le Forum.


Le Premier Ministre Netanyahou n’a pas divulgué son point de vue sur les propositions de Kerry – simplement dans le but de se gagner le consentement palestinien à parler de paix. Puisque la cession de territoire israélien souverain ne serait rien de plus qu’un acompte permettant d’attirer les Palestiniens vers la table de négociation, combien d’atouts de haute valeur nationale et sécuritaire, dont il sera exigé qu’Israël se dessaisisse, tout au long de la route, avant qu’on ne parvienne à satisfaire le prix fixé, et en augmentation croissante des Palestiniens ?


Abu Mazen a déclaré officiellement rejeter toute proposition économique qui ne serait pas accompagnée de concessions politiques. Cependant, Kerry travaille encore dur, au cours de ses navettes diplomatiques, et ses discussions se poursuivent avec le dirigeant palestinien.


http://www.debka.com/article/22999/Kerry-wants-major-Israeli-concessions-for-Palestinians-including-sovereign-northern-Dead-Sea-coast-

DEBKAfile Reportage exclusif 28 mai 2013, 2:17 PM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 05:36

 

Le salut selon Nasrallah

27/05/2013


LA CHRONIQUE DE NAGIB AOUN

On la pressentait, on la voyait venir cette heure de vérité, celle qui dénude les intentions cachées, qui étale au grand jour les arrière-pensées, les visées occultes ou déclarées, cette heure maudite qui lance l’engrenage infernal tant redouté.


Il l’a hurlé, crié à pleins poumons : il est temps que les choses soient dites clairement. Il l’a fait et c’est la tempête qu’il vient de récolter, ce sont les portes de l’enfer qu’il vient d’ouvrir. Plus d’ambiguïté désormais, plus de double langage ni de faux-fuyants. L’État c’est moi, le protecteur des musulmans et des chrétiens c’est toujours moi, le pourfendeur des qaëdistes et autres takfiristes c’est encore moi et ceux qui ne sont pas d’accord eh bien ils n’ont qu’à aller se faire voir ailleurs !


Tel est, en substance, le message que Hassan Nasrallah a tenu à transmettre au peuple libanais, à l’ensemble du monde musulman et à l’Occident honni qu’il a quasiment invité à aller se torcher le cul (pardon pour le terme) avec le document qualifiant le Hezbollah d’organisation terroriste.

 


Un langage fleuri pour une proclamation guerrière : au-delà de la grandiloquence d’un discours émaillé d’insultes à l’intelligence, c’est à une hautaine confession que s’est livré Hassan Nasrallah. Ne se contentant pas de glorifier l’implication de ses hommes dans les combats en Syrie, il a révélé, sans sourciller, qu’ils n’en étaient pas à leur premier jihad et qu’ils s’étaient déjà exercés en Bosnie-Herzégovine. Au nom, bien sûr, de l’islam, autant sunnite que chiite, dont il s’est autoproclamé le garant et le défenseur...

 


Incroyable arrogance accompagnée de cette invitation pour le moins absurde, pour ne pas dire criminelle : que les Libanais aillent donc vider leurs querelles en Syrie, qu’ils s’y trucident allègrement pour les causes auxquelles ils croient, cela évitera au Liban de sombrer, à son tour, dans la guerre civile... La réponse est venue moins de douze heures plus tard, avec la chute des fusées Grad sur la banlieue sud, avec de folles rumeurs sur des attentats terroristes en préparation.


Hassan Nasrallah a déclenché la machine infernale et voilà la bombe qui explose à la face de tout le monde, qui déterre les haines les plus odieuses, qui ravive les frustrations et ressentiments communautaires, ceux dont Tripoli paye le prix depuis si longtemps.


Et l’État, me diriez-vous, où est donc l’État pour enrayer la course vers l’abîme ? Ne cherchez pas bien loin, le Sayyed nous a fourni la réponse en introduction de son discours de samedi : l’État n’existe pas, il est mort et enterré et c’est grâce au Hezbollah que la dignité des Libanais sera préservée, que leurs souhaits seront exaucés, que chrétiens et musulmans, sunnites et chiites, retrouveront la voie de l’unité...


Hors du parti de Dieu, point donc de salut : on en a vu et douloureusement ressenti les effroyables conséquences en juillet 2006, on en pressent déjà les résultats en mai 2013 : une brutale récidive mais, surtout, une dérive tragique par rapport à 2006. Le crash, lui, est garanti...


Mais qu’en pensent, aujourd’hui, les alliés chrétiens du Hezbollah ?

 

L'héritage nazi du Hezbollah

http://www.rubinfeld.be/multimedia/photos/207-l-heritage-nazi-du-hezbollah

Fondé en 1982, le Hezbollah a repris à son compte le salut nazi lors des défilés des miliciens de l'organisation politico-terroriste chiite libanaise.


 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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