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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 05:25

Liban/Israël : nouvelles provocations. Un missile tiré du sud Liban vers le nord d’Israël

dimanche 26 mai 2013 - 22h59
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Plusieurs médias libanais, ainsi que la télévision « Al Arabiya », affirment à l’instant qu’un missile a été tiré depuis la région de Marjyoune, au Sud-Liban, vers le nord de l’Etat hébreu. Aucun détail sur la cible visé ni sur les éventuels dégâts n’est encore disponible pour le moment.

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 19:40

 

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TONY BADRAN

23 mai 2013

 

Le Déclin du Hezbollah à al Qusayr

 

Les forces d’élite du Parti de Dieu luttent âprement contre l’ASL à al Qusayr.

 

battle of qusayr

 

Cela fait une semaine que les forces du Hezbollah et d’Assad ont lancé leur offensive conjointe contre la ville d’al Qusayr, dans l’arrière-pays de Homs. Les médias proches du Hezbollah et du régime ont été vite en besogne pour proclamer des avancées majeures, prédisant avec confiance que la ville ne tarderait pas à tomber rapidement. Ces déclarations se sont avérées prématurées.

 

L’attaque contre Qusayr a été longue à mettre en œuvre. Les forces d’Assad, limitées en main d’œuvre, agissent aujourd’hui de concert avec des milices confessionnelles irrégulières entraînées en Iran. Mais l’enchaînement de succès tactiques, dans l’arrière pays de Homs, qui a débuté en avril et a mené à la bataille actuelle à al-Qusayr, est directement lié au rôle d’avant-garde du Hezbollah, dans les opérations terrestres.

 

Comme il est devenu clair que l’opposition syrienne mettait sur pied une farouche résistance, le Hezbollah a commencé à réadapter son récit de la bataille de Qusayr. Le groupe terroriste a, maintenant, fait savoir qu’il envoyait des renforts provenant de ses unités d’élite, et que les combats pourraient bien durer une semaine supplémentaire. Plus troublant, pour le Hezbollah, cependant, ont fusé les nouvelles des pertes sévères qu’ont subies ses unités, le nombre des tués s’élevant à environ 110 morts reconnus par le groupe chi’ite, dont une quarantaine après le premier jour de combat, uniquement. Mardi, des militants syriens d’al Qusayr affirmaient qu’au moins un autre groupe de 25 combattants du Hezbollah avait été éliminé. Dimanche 26 mai, le mouvement reconnaissait la perte de 22 hommes supplémentaires, dont 10, samedi 25. Cela, bien sûr, ne tient pas compte de ceux qui ont été tués avant le dernier assaut, qui remonte à l’an dernier. Le nombre approximatif et, surtout, l’occultation du nombre exact de pertes en hommes soulèvent plusieurs questions intéressantes, au sujet des forces combattantes du Hezbollah d’après 2006.

 

On estime, généralement, que le Hezbollah a perdu entre 500 à 600 combattants, au cours de la guerre de juillet 2006, contre Israël. Non seulement, il s’agissait d’un haut pourcentage pour ses forces régulières de combat – qui devait se situer autour de 2000 hommes aguerris, à l’époque – mais cela représente, également, une perte de mémoire opérationnelle, puisque nombreux parmi ces combattants avaient acquis une expérience de combat contre Israël et son armée supplétive (l’Armée du Liban-Sud), au sud du Liban. Certains observateurs, à l’époque, maintenaient que beaucoup des meilleurs combattants du Hezbollah “ne sont jamais entrés en action”, en 2006, alors que ce seraient des soldats de fortune des villages locaux, et non les « réguliers » du Hezbollah, qui auraient pris en charge l’essentiel de la défense. Mais cela faisait principalement partie d’une tentative d’explication par la propagande, pour présenter un visage courageux face à ce qui était, selon toute mesure, un revers majeur pour la « résistance ».

 

On rapporte, depuis lors, qu’après la fin de la guerre, le Hezbollah s’est lancé dans un effort massif de recrutement, et qu’il a envoyé les nouvelles recrues s’entraîner en Iran, dans le but de rebâtir ses unités d’élite. Ces nouveaux membres, cela dit, n’ont pas eu leur baptême du feu. A en juger par le nombre de tués du Hezbollah à al-Qusayr et Damas, beaucoup d’entre eux semblent se situer dans la première moitié de leurs 20 ans. En d’autres termes, il s’agit de combattants qui, très probablement, n’ont pas pu participer aux combats de 2006, et qui font partie des manœuvres de recrutement de l’après 2006.

 

Accompagnant ces combattants non-expérimentés, on trouve des hommes plus âgés et dotés de plus d’expérience et des commandants d’unités, dont plusieurs ont, aussi, été tués, comme le rendent évident les diverses affiches des hommes tombés au combat, diffusées par le groupe chi’ite. L’an dernier, par exemple, un commandant militaire de ce type, Alif Nassif (Abu Abbas), a été tué près d’al Qusayr.

 

Shimon Shapira, dont l’avis fait autorité sur le Hezbollah, Général de Brigade à la retraite, qui fait, aujourd’hui partie de l’équipe du Centre de Jérusalem des Affaires Publiques, pense qu’il y a plusieurs centaines de combattants du Hezbollah en Syrie, « dont la plupart d’entre eux sont issus des unités d’élite ». Cette description correspond avec ce que certaines sources locales à Daniyeh (la banlieue sud de Beyrouth) ont affirmé à NOW Lebanon en arabe, à propos des soldats du Hezbollah en Syrie. Cependant, ces sources appliquent cette description aux jeunes combattants, entraînés mais ne possédant pas l’épreuve du feu. Shapira explique que ces jeunes soldats « sont bien entraînés, dont certains d’entre eux en Iran, et sont considérés comme faisant partie de l’élite, selon les normes du Hezbollah – les mots opératoires étant, ici, « selon les normes du Hezbollah ». En d’autres termes, comme on l’a noté, plus haut, en faisant référence à la guerre de 2006, alors qu’il existe une tendance, soigneusement entretenue par le Hezbollah, de mythifier les compétences des combattants d’élite, leurs capacités réelles devraient être mises en perspective.

 

Qu’est-ce que signifie, alors, le fait que le Hezbollah envoie, désormais, ses unites “d’élite”, pour renforcer ses combattants à al Qusayr? Est-ce que cela signifie qu’il s’agit de ces mêmes combattants, parmi les plus jeunes et non-expérimentés ? Chaque hypothèse expose un niveau différent de vulnérabilités. Un taux de pertes élevé, parmi les combattants récemment entraînés de « l’élite », recrutés pour remplacer ceux qui ont été éliminés en 2006, signifie un gaspillage de temps précieux et de ressources humaines et matérielles. Même la perte de soldats plus aguerris, en plus des 500 à 600 de 2006, implique une perte supplémentaire de mémoire opérationnelle et d’expérience au combat, dans le corps combattant du parti.

 

Si le taux de pertes se maintient à un niveau aussi élevé, durant une semaine supplémentaire, il pourrait s’avérer dévastateur. Par exemple, selon un responsable du parti qui s’est adressé au journal koweitien al-Rai, beaucoup d’entre ceux qui ont été tués, le premier jour à al Qusayr, ont été fauchés par des mines dissimulées en terre et des engins explosifs improvisés, préparés par les rebelles syriens. Une source libanaise, qui suit étroitement le groupe, affirme qu’une compagnie de 200 combattants du Hezbollah a tenté l’assaut initial, mais s’est lancé sur les engins explosifs cachés, ce qui a eu pour conséquence ce taux de morts très élevé. Les sources révèlent même que les Syriens ont reçu l’assistance de certaines factions palestiniennes, dans la planification de la défense de la ville (Ndt : se rappeler de la bataille de Jénine, en 2002).

 

Déjà, avant le dernier massacre à al Qusayr, l’ancien secrétaire général du Hezbollah, Subhi Tofeyli, a déclaré que le groupe chi’ite avait perdu 138 de ses membres, en Syrie. Shapira pense que, « parmi les centaines » qu’ils ont déployé, « ils en ont perdu plus de 200. Certains étaient des commandants, de plus de 30 à 35 ans ». Plus de 65 –plus de 10% du total perdu durant la guerre de 2006- ont été tués en moins de deux jours de combat ».

 

Il y a un autre problème crucial à considérer : même si, au bout du compte, le Hezbollah parvient à prendre la ville, il n’est pas clair de savoir qui aura la charge de tenir la ville. Effectivement, c’est resté un problème, pour le régime Assad, tout au long de ces deux ans de conflit : les forces d’Assad peuvent très bien reprendre du territoire aux rebelles, mais elles ne disposent pas d’assez de main d’œuvre pour le garder sous contrôle. La probabilité est, alors qu’un engagement renouvelé du Hezbollah, dans al-Qusayr pour tenir les voies d’accès, fournisse l’occasion aux rebelles de continuer à recevoir des cargaisons régulières de munitions et qu’ils soient, de leur côté, capables de sécuriser des lignes d’approvisionnement.

 

La sévérité de ce tableau global explique pourquoi le Chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah a dû séjourner à Téhéran et rencontré le Guide Suprême Ali Khamenei et le Commandant de la force Qods, Qassem Suleimani. C’est là, qu’on lui a fait comprendre qu’il devait y aller à fond, quel qu’en soit le coût humain. Tel était l’ordre de Téhéran. Après tout, non seulement, ces combattants ont été entraînés en Iran, mais ils ont aussi été préparés dans le but de servir lors de la prochaine guerre terrestre contre Israël. En fait, au cours des trois dernières années, le Hezbollah a fait diffuser des fuites sur ses intentions de lancer ses unités commandos d’infanterie à l’offensive et de mener le combat directement dans le nord d’Israël, dans tout conflit futur.

 

En prenant publiquement la tête des opérations d’assaut en Syrie, le Hezbollah devait faire la démonstration de ses capacités militaires à gagner des batailles, de façon décisive et rapide – d’abord à al Qusayr, puis sur d’autres fronts dans le pays. Le problème pour l’Iran, cependant, c’est que, indépendamment de ce qui se passera ensuite à Al Qusayr, la performance des forces d’élite du Hezbollah signale l’opposé du message que l’Iran cherchait à communiquer.

 

Alors que d’autres unités d’élite du groupe chi’ite sont appelés, au Liban, pour venir en renfort de leurs camarades en Syrie, l’Iran doit se préoccuper  d’autres sujets que le simple fait d’assister au bombardement par Israël de ses caches d’armes stratégiques. Il doit aussi se soucier du fait que les vulnérabilités du Hezbollah sont pleinement exposées, non par Tsahal, mais par des rebelles syriens que le Parti de Dieu était supposé disperser facilement. Si les Iraniens ont surestimé les capacités du Hezbollah contre un adversaire comme l’Armée Syrienne Libre, on doit se demander sur quels autres sujets concernant leur puissance ils se sont aussi lourdement trompés.

 

Tony Badran est chercheur attaché à la Fondation pour la Défense des Démocraties. Il est sur Twitter sur :  @AcrossTheBay.

 

Adapté par Marc Brzustowski

 

 

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 18:11

 

 

L’effacement des frontières au Proche-Orient

vieille carte SyrieLa désintégration de la Syrie et de l’Irak est une nouvelle étape vers un profond changement dans notre région. La vraie question se pose de savoir si les extrémistes de la nébuleuse Al-Qaïda auront la mainmise complète sur le Proche-Orient et domineront la situation ou si les modérés garderont toujours un rôle d’influence ?

La majorité des observateurs s’accorde pour dire qu’une partie des frontières du Moyen-Orient moderne, tracées suite aux Accords Sykes-Picot de 1916, est à la veille d’une modification fondamentale qui pourrait les voir s’effacer complètement.

La fin des Accords Sykes-Picot est actuellement sur toutes les lèvres. David Ignatius du Washington Postavait mis en garde les Russes en prédisant que la dissolution des frontières actuelles au Moyen-Orient les touchera principalement. Elliot Abrams, vice-Conseiller à la Sécurité nationale au sein de l’administration Bush, avait aussi écrit sur l’effritement de ces accords. Et Antoine Basbous, orfèvre en la matière et directeur de l’Observatoire des pays arabes à Paris a prédit dans le Figaro du 12 avril dernier que « le tsunami arabe et ses répliques ont donné un coup de grâce aux frontières artificielles tracées dans le cadre des Accords Sykes-Picot. »  

Pour mieux comprendre l’importance de ce changement, il convient d’analyser les bases de ces accords qui ont défini les frontières de cinq pays de la région. Au cours de la Première Guerre mondiale, en octobre 1916, Sir Mark Sykes, représentant la Grande-Bretagne, et Georges Picot, représentant la France, sont parvenus à signer un accord secret sur le partage des territoires asiatiques de l’Empire ottoman en les plaçant dans des sphères d’influence sous la souveraineté des deux pays.

Ainsi, dès que la Société des Nations a établi les mandats sur les anciens territoires ottomans, le mandat sur la Syrie et le Liban a été confié à la France ; celui de l’Irak aux Britanniques. Au fil des années ces régimes mandataires ont conduit à un renforcement de la minorité alaouite sur la majorité sunnite en Syrie, et à une domination de la minorité sunnite sur la majorité chiite en Irak.

Les Accords Sykes-Picot ont également attribué à la Grande-Bretagne un mandat sur la Palestine, qui était en fait un territoire connu par les résidents arabes de l’époque comme « Surya al-Janubiyya » (la Syrie du Sud) ; le nord de la Syrie étant sous mandat français.

A l’heure actuelle, la plupart des observateurs évoquent surtout les frontières de 600 kms séparant la Syrie de l’Irak. Selon le New York Times la Syrie se désintègre en trois parties :

- La région loyale à Assad ;

- La région fidèle à l’opposition et aux rebelles ;

- La région kurde ayant des relations avec l’Irak du nord et certains groupes kurdes en Turquie.

L’effacement du tracé des frontières selon les Accords Sykes-Picot est surtout notable côté irakien. Les multiples incidents intervenus l’année dernière font poindre en effet une dissolution éventuelle de l’Irak. En septembre prochain un nouveau pipeline acheminera directement du pétrole via la Turquie, ce qui reliera les Kurdes irakiens au marché turc et s’inscrira sans doute comme une première étape vers l’indépendance du Kurdistan. En effet, les Kurdes effectuent des affaires commerciales séparées avec des compagnies de pétrole internationales et contournent le gouvernement central irakien de Bagdad.

Toutefois, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de l’administration américaine a déclaré publiquement que les Etats-Unis s’opposaient à l’exportation du pétrole de toutes les régions de l’Irak « sans approbation appropriée du gouvernement fédéral irakien ». Washington s’oppose aussi aux initiatives économiques kurdes pouvant conduire à la dissolution de l’Irak en trois mini-Etats : kurde, chiite et sunnite. En réalité, l’Iran dominera les zones chiites d’Irak mais le flou demeure sur les zones sunnites telles que la province d’Al-Anbar.

Cette dernière année, des forces djihadistes des tribus arabes sunnites en Irak se sont jointes aux rebelles dans la lutte contre le régime d’Assad et offrent un nouvel espoir aux Arabes sunnites d’Irak.

L’ancien ambassadeur des Etats Unis en Irak, Ryan Crocker, a écrit récemment dans le Washington Postqu’al-Qaïda s’est à nouveau installée dans les régions où elle a été vaincue par les forces américaines et irakiennes. Il n’est pas surprenant que Crocker définisse la force djihadiste Jabhat al-Nousra de filiale d’al-Qaïda en Syrie.

Au mois de mars dernier, lors des exécutions de 11 soldats syriens sur la place publique de la ville Raqqa au nord du pays, on a aperçu un drapeau d’al-Qaïda d’Irak flotter aux quatre-vents. Un commentateur irakien avait souligné que depuis 2011 des voix religieuses appelaient aussi à effacer l’ancienne frontière irako-syrienne et unir ainsi les régions sunnites des deux côtés.

Avec la désintégration de la Syrie et la balkanisation de l’Irak, il est probable que les Arabes sunnites aspireront à obtenir des alliances avec leurs voisins. Cependant, une domination politique de la filiale d’al-Qaïda aboutirait à l’émergence d’un nouvel Afghanistan au cœur du monde arabe.  

Toutefois, si des forces plus modérées émergeaient au sein des sunnites d’Irak, alors il serait probable qu’ils envisageraient des liens fédéraux avec leur voisine sunnite située à l’ouest, à savoir la Jordanie qui leur permettra d’avoir un accès direct à la mer Rouge.

En conclusion, toutes les hypothèses sur l’évolution des systèmes politiques en Syrie et en Irak aboutiront, tôt ou tard, à une nouvelle carte du Moyen-Orient, bien différente de celle tracée par la Grande-Bretagne et la France il y a déjà presque un siècle.

Dore Gold

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 09:56

 

 

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Funérailles à Beyrouth d’un mort du Hezbollah dans la guerre syrienne

 

Le Dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah a juré, samedi soir, 25 mai, d’accroître l’implication militaire de son mouvement dans la guerre civile en Syrie. « Je n’ai qu’un mot à dire pour rassembler des dizaines de milliers de volontaires, prêts à combattre pour Bachar al Assad », a-t-il affirmé, prétendant recevoir des lettres quotidiennes de la part de parents le priant d’envoyer leur fils unique combattre en Syrie. "Les combattants d’al Qaeda se répandent en Syrie et Israël planifie des attaques supplémentaires", a t-il averti, lors d’une allocution marquant le 13ème anniversaire du retrait militaire israélien du Sud-Liban. Le dirigeant du Hezbollah a prévenu que si les Islamistes sunnites prennent le pouvoir en Syrie, ils représenteront une menace pour la population libanaise toute entière. Si Assad tombe, « le Front de la Résistance contre Israël » s’effondrera également – aussi bien que le peuple palestinien de la Bande Occidentale de Judée-Samarie et de la Bande de Gaza. « Le Hezbollah empêchera que cela n’arrive ! », a déclaré Nasrallah.

 

Selon les sources militaires de Debkafile : le discours de Nasrallah dénote que son mouvement est en train de plonger bien plus profondément dans le conflit syrien. Parti d’un engagement limité, il a entrepris de lutter pour Assad, pour le meilleur et pour le pire.

 

Le problème n’est plus, comme certains responsables israéliens ont insisté pour le présenter, s’il peut mettre la main sur les armes sophistiquées iraniennes, livrées par la Syrie, mais s’il peut atteindre son double-objectif : l’un est de faire pencher la balance du rapport de force dans la guerre en faveur de l’armée syrienne et l’autre est de contribuer à l’envoi de suffisamment de troupes dans les diverses zones de guerre pour libérer les mains des forces syriennes, et mener le combat contre Israël, dans une guerre de harcèlement, qu’Assad et Nasrallah ont tous deux déclarée.

 

 

Le Secrétaire-adjoint du Hezbollah, le Cheikh Naïm Qassem, a dit vendredi, que le Président Assad est absolument sérieux dans sa résolution d'ouvrir un front contre Israël, à partir du Golan. Il ne reste plus qu’à le faire, a-t-il affirmé. « La Syrie est tout-à-fait capable de mettre en œuvre sa décision toute seule. Si nécessaire, nous y contribuerons, mais cela ne dépend que de la Syrie ! »

 

 

En prime, l’intervention illimitée de Nasrallah dans la guerre syrienne lui assure que les armes avancées – dont Israël a juré d’empêcher le transfert aux mains des terroristes libanais- lui seront, en fait, livrées sur le sol syrien.

 

 

Vendredi 24 mai, Debkafile a dévoilé que deux mouvements en concurrence, le Hezbollah chi’ite et Al Qaeda sunnite, étaient en train de déverser des troupes en Syrie, alors que le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, restait focalisé sur un hypothétique processus de paix israélo-palestinien.

 

Après avoir passé 48 heures à Jérusalem et Ramallah, en tentant de parler aux dirigeants israéliens et palestiniens, de la façon de ranimer le processus de paix, depuis longtemps paralysé, au Moyen-Orient, la solution de sortie de crise du Secrétaire d’Etat américain John Kerry, vendredi 24 mai, restait : « Nous nous acheminons, désormais, vers une période, où il devient nécessaire de prendre de graves décisions ».

 

 

C’était à peu près tout ce qu’il avait à dire,  concernant les commentaires israéliens sur les propositions américaines sur le sujet, les définissant comme impraticables, et sur le point de vue palestinien, disant que les idées américaines restaient informelles et que les conditions pour ranimer les pourparlers étaient inexistantes. En tout cas, la crise syrienne, qui se dresse sans se soucier de son potentiel désastreux pour ses voisins immédiats, occupe pleinement l’attention des dirigeants, en ce moment, et les confronte à des « décisions difficiles » bien plus urgentes.

 

 

Le Secrétaire lui-même, revenait tout juste d’une rencontre des “Amis de la Syrie”, jeudi à Amman, à laquelle n’assistaient  que 11 membres disparates, comparés aux 80 membres des rencontres initiales. La réunion s’est achevée sur l’exigence que la Conférence Internationale sur la Syrie, que Kerry essaie de convoquer à Genève, pour la première semaine de juin, en partenariat avec la Russie, n’acceptera pas la présence de représentants du régime Assad ayant du sang sur les mains. Moscou s’est offusqué de cette exigence, vendredi, par le biais d’une déclaration du Ministre des Affaires étrangères russe, disant que la Syrie s’était mise d’accord sur le principe de sa participation à cette conférence, mais que des obstacles, émis de la part de l’opposition syrienne, se dressaient encore quant à la date de cette conférence.


On ne peut donc pas dire que Washington et Moscou se soient parfaitement mis d’accord, à propos des problèmes essentiels que pose la représentation syrienne à cette conférence, qu’ils parrainent conjointement.

 

Les Etats-Unis insistent sur le fait que Bachar Assad doit partir, pour qu’on puisse, ensuite, aborder une solution politique, alors que la Russie continue de le plébisciter et de l’armer.

 

Le trait le plus flagrant de la tournée actuelle de Kerry au Moyen-Orient reste la forte dichotomie entre ses déclarations publiques,     faites durant sa mission, et les évènements qui se déroulent dans le monde réel autour de lui.

 

Les analystes de Debkafile attribuent cet écart, entre les perceptions du Secrétaire et la réalité, au caractère particulièrement évasif du Président américain Barack Obama sur les « décisions difficiles » que lui-même devraient prendre, afin de déterminer le niveau d’engagement américain dans les crises aiguës qui agitent cette région hautement volatile.

 

 

C’était particulièrement criant, lors de l’allocution qu’il a faite, jeudi 23 mai, dans laquelle il a mis l’accent sur l’effort réalisé par les Etats-Unis, afin de se retirer de leur implication “dans la guerre anti-terroriste de l’après 11 septembre” et pour “retourner à la normalité”.

 

 

Il a déclaré : “la force létale [comme les drones] ne sera utilisée que contre des cibles qui constituent une menace permanente et imminente contre les Américains ».

 

 

Le message d’Obama était totalement déconnecté de la mobilisation croissante des deux mouvements terroristes islamistes les plus virulents, au jour d’aujourd’hui.

 

Alors qu’il discourait, Al Qaeda, d’un côté, et le Hezbollah chi’ite libanais, de l’autre, continuaient à déployer des forces combattantes en Syrie et alimentaient les flammes de la guerre civile calamiteuse, dont on sait qu’elle a provoqué au moins 80.000 morts en à peine plus de deux ans.

 

 

Nos sources militaires rapportent que les brigades du Hezbollah se regroupent avec l’armée syrienne pour leur prochaine bataille décisive, après leur victoire à Al Qusayr, en vue de la reconquête de la ville de Homs, plus au nord. Les Jihadistes d’al Qaeda déferlent à travers la frontière, en provenance d’Irak, pour cimenter le contrôle des rebelles sur la région de Deir a-Zor, dans l’Est syrien. Les actions agressives du Hezbollah, autant que d’al Qaeda en Syrie vont bien au-delà des limites des objectifs révisés par le Président américain, concernant la guerre anti-terroriste des Etats-Unis – c’est-à-dire, l’argumentaire favorable au non-engagement américain d’aucune sorte dans le conflit syrien.

 

 

Au même moment, ces deux mouvances sont en guerre, déclarée ou non-déclarée, contre Israël, la Turquie, le Liban [deux roquettes katiouchas tirées contre la banlieue sud de Beyrouth fief du Hezbollah, dimanche 26 au matin- ] et la Jordanie. Leur impact déstabilisant a des répercussions sur l’Autorité Palestinienne à Ramallah, également. En terme de minutage et d’immédiateté, par conséquent, les « décisions difficiles » auxquelles appelle John Kerry se situent complètement à côté du contexte actuel prévalant au Moyen-Orient. Les dirigeants israéliens doivent d’urgence décider comment répondre à la plongée de la Syrie, la tête la première, dans un bain de sang encore plus meurtrier, dans une période où la Russie, al Qaeda et le Hezbollah ont pris l’initiative des évènements en cours.

 

L’initiative menée par les Secrétaire d’Etat américain et le Ministre des Affaires étrangères russe, Sergei Lavrov, en vue d’une conférence internationale pour imposer une solution politique à la crise syrienne, ne ralentira, en aucune manière, sa course folle.

 

Les dirigeants israéliens pourraient, peut-être, être mieux avisés en concentrant leur attention sur la façon de déterminer comment mieux faire face aux périls qui surgissent de Syrie. Ils prennent nettement le dessus sur la tentative de Kerry pour provoquer le retour aux discussions avec les Palestiniens.
 

DEBKAfile Analyse Exclusive 25 mai 2013, 10:28 PM (IDT)

http://debka.com/article/22993/Nasrallah-pledges-tens-of-thousands-of-volunteers-to-fight-for-Assad

 

 

Adaptation : Marc Brzustowski. 

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 07:52

 

 

LIBAN 

Un militant du cheikh Ahmad el-Assir a été blessé.



Un responsable du Hezb arrêté après un clash à Saïda

http://www.lorientlejour.com

olj.com | 26/05/2013


Les partisans de cheikh Ahmad el-Assir ont diffusé sur leur page Facebook une photo qui montrerait l'armée libanaise arrêtant Bilal Hammoud, un des responsables militaires du Hezbollah à Saïda.
Les partisans de cheikh Ahmad el-Assir ont diffusé sur leur page Facebook une photo qui montrerait l'armée libanaise arrêtant Bilal Hammoud, un des responsables militaires du Hezbollah à Saïda.

 

Un accrochage armé a eu lieu samedi soir dans la région de Abra, à Saïda, dans le sud du Liban, a rapporté l’Agence nationale d’information (ANI, officielle). L’accrochage a opposé des partisans du cheikh salafiste Ahmad el-Assir, dont un militant a été blessé, à ceux du Hezbollah.

 

Suite à cet incident, cheikh el-Assir a appelé ses supporters à se rassembler devant la mosquée Bilal ben Rabah, dont il est l’imam, toujours selon l’ANI. L’armée a renforcé sa présence dans la zone afin d’éviter tout débordement sécuritaire, ajoute l’agence.

 

L'armée a finalement arrêté le tireur, Hilal Hammoud, un des responsables militaires du Hezbollah à Saïda.

 

Mercredi dernier, la grande ville du sud était sous haute tension en raison des funérailles de combattants du Hezbollah, morts dans les batailles de Qousseir aux côtés des forces du régime de Bachar el-Assad contre les rebelles syriens. Un affrontement a failli éclater entre des partisans du Hezbollah et ceux de cheikh Ahmad el-Assir, de la Jamaa islamiya et des salafistes, opposés à l’inhumation de Saleh Ahmad Sabbagh, un combattant sunnite du parti de Dieu, dans le cimetière sunnite de la ville. Le jeune homme, âgé de 18 ans seulement, a fini par être enterré dans le cimetière chiite de Saïda.

 

(Lire aussi : Le Hezbollah dit combattre en Syrie pour "protéger" le Liban)

 

Le parti de Dieu avait annoncé que Saleh Sabbagh était décédé lors d’une « session d’entraînement », mais le faire-part distribué par la Résistance le présentait comme étant « le martyr du devoir jihadiste », ce qui a été considéré par les mouvements sunnites extrémistes de la ville comme une reconnaissance de sa mort dans les combats de Qousseir. Les partisans de cheikh Assir, de la Jamaa et des salafistes ont anticipé la cérémonie funèbre, prévue dans la matinée, en coupant la route menant au cimetière sunnite de Sayroub et en organisant un rassemblement tout le long du chemin où ils ont récité la prière de midi, au moment où un autre groupe installait des barricades et des pneus brûlés.

 

Un vent de panique a aussitôt soufflé sur la ville où des rumeurs, selon lesquelles les combattants du Hezbollah et de cheikh Assir se sont déployés en force et pris des positions de combat, ont circulé. L’armée s’est aussitôt déployée faisant circuler des patrouilles mobiles et pédestres et installant des check-points aux entrées de Saïda ainsi que dans les quartiers dits sensibles. Parallèlement, les forces politiques du chef-lieu du Liban-Sud ont intensifié leurs contacts pour éviter une effusion de sang que beaucoup ont considérée comme étant imminente, surtout que la tension reste vive dans les camps palestiniens alentour. Tous redoutaient un dérapage incontrôlable.

 

(Lire aussi : Le Hezb lève les couleurs du régime syrien rue Huvelin...)

 

L’affrontement redouté ne s’est pas produit mais une rixe a éclaté entre un groupe de la Jamaa islamiya et des partisans du chef de l’Organisation populaire nassérienne que préside l’ancien député Oussama Saad, qui en sont arrivés aux mains et se sont lancé mutuellement des pierres. L’armée a dû tirer des coups de semonce pour les disperser. Durant la querelle, l’imam de la mosquée de l’imam Ali, cheikh Mohammad Zahra, ainsi qu’un élément de la Jamaa islamiya, Hamzé Homsi, ont été légèrement blessés.

 

Soucieux d’éviter une confrontation, le Hezbollah s’est trouvé contraint de changer de plan, voire d’itinéraire. Le convoi funèbre s’est ainsi ébranlé de l’hôpital d’al-Rassoul el-Aazam vers le centre de Fatima al-Zahraa à Saïda, où des prières ont été récitées avant que le convoi ne poursuive son chemin vers le cimetière jaafari de Saïda, en évitant soigneusement les lieux de rassemblement des fondamentalistes sunnites. Les prières ont été récitées dans la husseiniyé (lieu de culte chiite) de la ville avant l’inhumation, à laquelle des responsables du parti de Dieu ont assisté.

Dans un communiqué publié plus tard, cheikh Assir a expliqué les motifs de son initiative « prise à partir du moment où la nouvelle de la mort d’un élément du parti d’Iran dans les combats contre nos frères dans le village syrien de Qousseir s’est confirmée », avant de mettre en garde contre « le danger d’une transposition de la bataille à Saïda ». Sur Twitter, il a répondu au chef des Marada, Sleimane Frangié, qui avait exprimé son soutien à la Résistance, le désignant comme étant « un imposteur ».

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 11:45

 

 

Israeli Troops in Golan Return Fire21.5.13 (Copier)

Les troupes israéliennes répliquent aux tirs d'une position syrienne sur le Golan.

 

 

 

La Syrie et Israël ont croisé le fer, mardi 21 mai, après des échanges de tirs durant la nuit, sur le Golan. Alors que Damas a revendiqué sa responsabilité et menacé de répliquer à toutes les représailles, le Ministre de la Défense, Moshé Ya’alon a dégainé en disant : « Notre politique est claire – nous ne nous ingérons pas dans la guerre civile en Syrie, mais, pas plus nous ne laisserons l’incendie se propager sur notre territoire ». « La nuit dernière », a-t-il ajouté, « nous avons détruit une position de l’armée syrienne sur le Golan qui avait tiré contre une patrouille de Tsahal ».

 

Il s’exprimait au cours d’une tournée des installations navales, à Atlit et Haïfa.

 

 

Une confrontation syro-israélienne est devenue plus imminente, mardi 21 mai, avec la revendication de la responsabilité du gouvernement syrien dans les tirs de la nuit de lundi, contre un patrouille israélienne sur le Golan et la menace de répliquer contre une cible israélienne, à toutes représailles israéliennes. Personne n’a été blessé du côté israélien. Plus tôt, le chef d’Etat-Major, le Lieutenant-Général Benny Gantz et le Commandant de la région nord, Yaïr Golan, ont rendu visite aux positions israéliennes sur le Golan, qui ont ordre de répliquer aux tirs en provenance du côté syrien.

 

 

Cette fois, à la différence de deux incidents précédents, les forces israéliennes ont lance une roquette Tamuz en direction de la source du tir syrien et pu identifier et réaliser une frappe directe. Pour gonfler encore l’importance de l’épisode, le communiqué syrien a prétendu qu’un véhicule de Tsahal, endommagé durant l’attaque, a été détruit.

 

 

Selon les sources militaries de Debkafile : Bachar al Assad signale être prêt à une guerre de harcèlement contre Israël, à partir du Golan, ce qu’avaient prédit nos sources, dans les travaux du 16 mai.

 

DEBKAfile Reportage Exclusif  21 mai 2013, 1:11 PM (IDT)

http://debka.com/article/22982/Yaalon-We-destroyed-Syrian-Golan-position-Damascus-We-fired-on-Israeli-patrol

 

Après la victoire de Qusayr, la Syrie et le Hezbollah planifient une guerre contre Israël


Qusayr20.5.13 (Copier)

 

Al-Qusayr dévastée par les troupes Syriennes et du Hezbollah

 

 

La Syrie et le Hezbollah, grisés par le succès [NDLR : pas encore totalement acquis] consistant à briser l’emprise rebelle sur la ville stratégique d’al Qusayr, dimanche 19 mai, ne font pas mystère de leurs plans en vue de la « grande confrontation », c’est-à-dire la confrontation militaire avec Israël, quand ils auront remporté la guerre civile en Syrie. Les dirigeants de l’armée d’Israël prennent avec le plus grand sérieux les paroles d’Ibrahim al-Amin, rédacteur en chef de l’organe de presse Al-Akhbar du Hezbollah et ami proche du Président syrien Bachar al Assad, qui écrivait lundi :


“La corde est tendue. Elle est tendue jusqu’à la limite. Quiconque se trouve au bout de la corde [Israël à une extrémité, la Syrie et le Hezbollah, à l’autre extrémité] n’a plus qu’à fléchir un doigt et elle cassera, et la grande confrontation aura lieu. Ce n’est ni une menace, ni une exagération ou une interprétation. C’est la situation exacte sur le front nord de l’ennemi. « Maintenant », cela veut dire, aujourd’hui ; cela veut précisément dire : cette heure-ci », a écrit al-Amin.

 

Les experts du renseignement israélien n’ont aucun doute sur le fait que le rédacteur a couché ces mots au nom de ses maîtres, Hassan Nasrallah, du Hezbollah et Bachar al Assad.

 

 

Les porte-parole israéliens et les medias ont tenté, de toutes leurs forces, lundi, de diminuer l’importance de la réussite des forces conjointes dans la reconquête d’al-Qusayr, qui se situe sur la principale route de Syrie vers le Liban et sur l’autoroute de Damas vers la Méditerranée, en rabâchant, à longueur de colonnes, les lourdes pertes subies par le Hezbollah – au moins 50 morts et bien plus de blessés graves.

 

Mais ces pertes n’enlèvent rien au rôle-pivot du supplétif libanais de l’Iran dans la défaite retentissante des rebelles syriens et à la victoire décisive de l’armée syrienne.

 

Elles ne suffisent pas à nier que le revers fatal subi par les rebelles syriens a été la conséquence directe de leur abandon à leur sort, au moment le plus critique de leur soulèvement, de la part de leurs soutiens, les Etats-Unis, la Turquie, la Jordanie et les Emirats du Golfe.

 

Les forces syriennes et du Hezbollah sont prêtes à faire mouvement vers l’Est pour leur prochaine offensive majeure, la destruction des places fortes rebelles de Homs et de ses villages environnants. Nos sources militaires révèlent que l’armée syrienne a déployé sa 14ème division et étendu les unités de son artillerie dotée de moyens autopropulsés, en vue de cet effort conjoint. Le porte-parole des rebelles a averti qu’un massacre est à l’horizon.

 

http://debka.com/article/22982/After-the-al-Qusayr-victory-Syria-and-Hizballah-plan-war-on-Israel

 

DEBKAfile Reportage Exclusif 20 mai 2013, 9:58 PM (IDT)

 

Adaptation : Marc Brzustowski. 

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 08:48

 

YouTube video

Syrie (suite) : le Hezbollah laisse au moins 20 morts et des dizaines de victimes à Al-Qussayr

dimanche 19 mai 2013 - 23h51
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Selon plusieurs sources libanaises, syriennes et arabes, le Hezbollah a subi d’importantes pertes humaines lors de sa nouvelle offensive contre Al-Qussayr, à Homs. Depuis dimanche matin, le parti de Dieu a perdu au moins 20 morts, qui s’ajoutent à dix autres tués samedi. Parmi les morts figurent Fadi Al-Jazzar, l’un de ses chefs qui avait été libérés par Israël en 2004. D’origine sunnite, Fadi s’était converti au chiisme après avoir épousé une chiite proche du Hezbollah. Son frère Samer Al-Jazzar, connu sous son pseudo Abou Sajed Al-Makdessi, avait déjà été tué en Irak où il combattait dans les rangs d’Al-Qaïda.

Ce dimanche soir, les hôpitaux du Hezbollah, situés dans la banlieue sud de Beyrouth, appellent aux dons de sang et reconnaissent que plusieurs dizaines de blessés du Hezbollah arrivent en permanence depuis le front en Syrie.

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 20:09

 

 

Liban: deux morts dans des accrochages armés à Tripoli

 

http://www.lorientlejour.com/

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OLJ/AFP | 19/05/2013

Des soldats libanais déployés à Tripoli. Photo d'archives/Reuters

 

 

*VIOLENCES "L'armée libanaise est sur les lieux et répond aux tirs".

Au moins deux personnes ont été tuées et six autres blessées à Tripoli, la grande ville du nord du Liban, au cours de heurts confessionnels liés au conflit en Syrie voisine, a rapporté dimanche une source de sécurité à l'AFP.

 

Les deux morts sont un habitant de 22 ans du quartier alaouite de Jabal Mohsen, et un adolescent de 13 ans originaire du quartier sunnite rival de Bab el-Tebbaneh. En outre, une personne a été blessée à Jabal Mohsen et cinq autres à Bab el-Tebbaneh.

 

"L'armée libanaise est sur les lieux et répond aux tirs", a ajouté la source de sécurité, sous le couvert de l'anonymat.

 

Dans l'après-midi, l'Agence nationale d'information (ANI, officielle) a affirmé que la route internationale reliant Tripoli à la région de Akkar était dangereuse en raison de tirs de francs-tireurs

 

Des affrontements opposent souvent des habitants des quartiers de Tripoli, les uns partisans du président syrien Bachar el-Assad, qui est alaouite, et d'autres majoritairement favorables aux rebelles syriens, principalement sunnites.

 

En mars dernier, au moins huit personnes ont été tuées en quatre jours dans un nouveau round de violences.

 

 

Lire aussi

Offensive de l'armée syrienne et du Hezbollah contre la ville de Qousseir

 

Empêcher le transfert d'armes au Hezbollah, une priorité pour Israël

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 18:08

 

 

La Russie de Poutine alimente la guerre en Syrie – le dilemme du gouvernement Netanyahou

http://jcpa-lecape.org/la-russie-de-poutine-alimente-la-guerre-en-syrie-le-dilemme-du-gouvernement-netanyahou/

 

freddy_eytanLa dernière rencontre de Benjamin Netanyahou avec Vladimir Poutine n’a pas réussi à dissiper les graves préoccupations israéliennes et il semble que la Russie soit déterminée à poursuivre ses livraisons d’armes sophistiquées à la Syrie et à soutenir, coûte que coûte, le régime de Bachar el-Assad.

Depuis la « Guerre Froide », la politique étrangère du Kremlin n’a pas vraiment évolué. L’ex-Union soviétique possède l’art de faire monter les enchères et de raviver la tension dans le monde, mais à ce jour, elle n’a pas disposé de moyens opérationnels pour mettre un terme aux crises régionales ou faire progresser un processus de paix équitable. Rappelons pour mémoire les conflits armés dans notre région : la campagne de Suez en 1956, la guerre des Six Jours en 1967, la guerre du Kippour de 1973, les invasions américaines en Irak, et les célèbres discours belliqueux des chefs du Kremlin brandissant sempiternellement l’arme nucléaire.

Les Russes menacent à chaque fois d’intervenir directement mais reculent devant les complications éventuelles d’un conflit armé et se replient toujours face à l’intransigeance de certains présidents américains, tels que J.F. Kennedy, Richard Nixon ou Ronald Reagan.

Dans les discussions diplomatiques et même lors des débats universitaires, les soviétologues ne seront jamais unanimes sur les réelles intentions du Politburo. En réalité, à l’intérieur des murailles du Kremlin, Poutine, comme ses prédécesseurs, laisse planer le mystère et demeure une véritable énigme.

A l’évidence, la crise syrienne n’est plus un conflit local ! Elle s’est transformée au fil des dernières semaines en une confrontation planétaire qui rappelle la « Guerre Froide » entre les deux superpuissances. L’échec de la Russie de ne pouvoir intervenir dans la chute de Kadhafi en Libye a été cuisant et humiliant pour Poutine. Les opérations de l’OTAN, en particulier celles de la France, ne pourront plus se reproduire avec Assad en Syrie. Ce pays est le dernier bastion des Russes dans notre région et Moscou considère le régime laïc d’Assad comme un allié précieux et un Etat stratégique face à la montée en puissance des Islamistes dans le monde arabe et les tentatives hégémoniques de l’Iran. Toute l’armée syrienne est équipée de matériel soviétique et dans la ville côtière de Tartous, les Russes abritent une importante base navale. Les deux pays sont liés par 6 milliards de dollars de contrats d’armements signés ces dernières années, et la Russie qui a perdu plusieurs contrats au profit des fabuleux accords signés avec les Américains tient à maintenir la livraison de ces nouvelles armes pour des raisons à la fois économiques et géostratégiques. Contrairement à l’avis des Occidentaux et d’Israël, ces armes sont qualifiées par le Kremlin de défensives, destinées à protéger des sites stratégiques en Syrie et à éviter toute intervention étrangère.  

Toutes les démarches du gouvernement israélien pour annuler la vente de ces armes dangereuses, notamment des missiles de croisière supersonique ainsi que des missiles antiaériens, ont été hélas vouées à l’échec. Pourtant, nos relations bilatérales avec la Russie sont au beau fixe, et la visite officielle de Poutine en juin 2012 en Israël fut apparemment une grande réussite.

Dans la lignée de sa conduite intransigeante, nous constatons que Moscou persiste et signe, alimente ainsi la guerre en Syrie et risque considérablement d’enflammer toute la région.

Devant la faiblesse de l’administration Obama et l’impuissance des Occidentaux à intervenir sur le terrain ou instaurer une zone d’interdiction de survol depuis des navires en mer, l’Etat juif est placé devant un grand dilemme, se trouvant dans l’obligation de poursuivre à la fois ses démarches diplomatiques mais surtout devant se défendre par tous les moyens possible dont dispose Tsahal. Il s’agit effectivement de lignes rouges que les Russes ne devraient pas franchir. Nous devons à tout prix contrer l’utilisation de ces nouvelles armes russes par le régime d’Assad, par le Hezbollah iranien ou toute autre organisation terroriste.

Les dangers sont donc existentiels et les derniers raids en territoire syrien prouvent que le gouvernement Netanyahou est déterminé à protéger ses citoyens même au risque d’un affrontement involontaire avec la Russie de Poutine.

Freddy Eytan

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 22:53

 

israeli commando in syria fox-news17.5.13

 

Fox News : Commandos israéliens revenant de Syrie.

 

 

 

Quatre jours après qu’un “responsable israélien de haut-rang” ait mis Assad en garde, par New York Times interposé, mercredi 15 mai, qu’il risquait de perdre le pouvoir s’il répliquait aux attaques israéliennes contre les livraisons d’armes aux terroristes, d’autres « responsables israéliens » disaient quelque chose d’assez différent, au London Times, samedi 18 mai : « Un régime Assad intact, mais affaibli, serait préférable », confiaient-ils. « Mieux vaut le Diable que nous connaissons que des Démons que nous ne pouvons qu’imaginer, si… les extrémistes venus de tout le monde arabe prennent pied par ici ».

 

 

La veille de ce reportage, Fox News a diffusé une séquence vidéo montrant des commandos israéliens en territoire syrien, rentrant au pas de course en territoire israélien.

 

 

Sans entrer sur le sujet pour savoir si les deux sortes de “responsables israéliens” ne faisaient qu’un, leurs énoncés marquent clairement que les décideurs politiques et dirigeants de la défense d’Israël semblent particulièrement confus et incertains – ou, pire, incapables de penser clairement – sur la façon de faire face à la menace qui grandit sur le Golan syrien. Cela pourrait prendre la forme d’une guerre syrienne de harcèlement ou/et d’une offensive du Hezbollah contre la Haute-Galilée et la Galilée Occidentale. En tous cas, la guerre civile syrienne semble prête à déborder et déteindre sur l’un ou plus de ses voisins, à commencer par Israël, comme conséquence de six facteurs :

 

1. L’incapacité du Président Obama à décider si les Etats-Unis devraient, ou non, intervenir militairement en Syrie – même de façon limitée, comme par l’imposition d’une Zone d’Exclusion aérienne ou en trouvant le moyen de livrer des armes, qui font cruellement défaut, aux groupes rebelles syriens non-Islamistes.


2.  Le refus du Président américain de reconnaître que des armes chimiques ont déjà été utilisées en Syrie. Sa réaction devant le dossier que lui a mis sous les yeux le Premier Ministre turc Tayyip Erdogan, à la Maison Blanche, vendredi 17 mai – avec les preuves réunies par les médecins qui traitent les blessés syriens – a, surtout, consisté à en faire peu de cas. « Les Etats-Unis ont vu les preuves de l’usage d’armes chimiques en Syrie », a-t-il dit, ajoutant cependant : « il est important d’obtenir des détails plus précis au sujet de ces attaques chimiques supposées ».

 

 

Ce commentaire a été interprété comme l’acceptation par les Etats-Unis d’un usage des armes chimiques dans la guerre syrienne tant que cela reste sur une échelle limitée. Obama, - comme le Premier Ministre Binyamin Netanyahou- s’est, par conséquent, écarté d’une nouvelle « ligne rouge » avant une intervention militaire dans le conflit syrien, en fermant les yeux devant les preuves mises à sa disposition.

 

 

L’ancien Ministre de la Défense Binyamin Ben-Eliezer a été plus réaliste, la semaine dernière, quand il a brusquement rejeté la requête d’un intervieweur de la radio, en disant : « Bien sûr, Assad a bien utilisé des armes chimiques et n’est-il pas évident qu’il a déjà transféré au Hezbollah, autant de substances chimiques que d’autres armes avancées ?


3.  Suivant, une fois encore, les pas des Américains, Israël a échoué à empêcher la Russie d’envoyer des missiles sophistiqués S-300 anti-aériens et des Yakhont sol-mer au régime Assad – tous deux étant des versions améliorées qui ont été équipées de radars sophistiqués pour étendre leur portée et leur précision.

 

 

Lorsque Netanyahou a été mis au défi d’expliquer sa mission manquée, durant son séjour du 14 mai, où il a tenu la jambe du Président russe Vladimir Poutine, à Sochi, il a seulement affirmé qu’il « voyagerait là où c’est nécessaire et parlerait avec qui c’est nécessaire pour préserver la sécurité d’Israël ».

 

 

C’est la façon la plus proche d'admettre que ses efforts, pour tenter d’éviter que l’armement russe avancé ne tombe entre les mains des Syriens, étaient tombés à plat.


4. Ces erreurs stratégiques peuvent devenir irréversibles, parce qu’elles émanent d’évaluations défectueuses, partagées par Israël et l’Administration Obama, quant aux forces en présence sur les champs de batailles syriens. A ce jour, les Etats-Unis, Israël et la Turquie s’accrochent à la croyance que les jours d’Assad sont comptés et refusent de reconnaître les avancées constantes faites par l’armée syrienne, au cours de sa contre-offensive, visant à déloger les rebelles de territoires qu’ils avaient conquis, en plus de deux ans de combats.


5. Cette lecture incorrecte de la capacité de survie du dirigeant syrien fait partie intégrante de l’omission d’Obama, Netanyahou et Erdogan de prendre la mesure et de contrer deux changements stratégiques fondamentaux qui submergent la région :

 

- a) Ils se tiennent à carreau, alors que Moscou, Téhéran et le Hezbollah approfondissent leur engagement militaire dans la lutte pour la survie d’Assad – qui commence par l’arrivée de personnel militaire russe en Syrie, pour manoeuvrer les missiles sophistiqués livrés par Moscou, jusqu’à ce que les équipes syriennes soient aptes à leur utilisation.

 

 

Ils n’ont pas levé le petit doigt pour interferer dans les transports aériens russes et iraniens quasi-quotidiens vers les bases aériennes syriennes, et y débarquer des brigades complètes de combattants d’élite du Hezbollah et des milliers de miliciens du Bassij iranien, qui contrôlent, à présent, des zones de guerre stratégiques.

 

Washington, Jérusalem et même la Jordanie n’ont strictement rien fait, quand 3000 membres irakiens de l'Asai’b al-Haq (Ligue des Vertueux) et du Hezbollah Kataïeb ont déferlé en Syrie à travers la frontière pour soutenir la guerre d’Assad contre la rébellion syrienne.


- b)  Parce qu’ils ont gardé leurs distances, face à tous ces facteurs qui changent la donne en et autour de la Syrie, les Etats-Unis et Israël ont laissé passer leur chance de briser l’alliance Téhéran-Damas-Hezbollah. C’est cet objectif que l’Administration Obama avait fixé comme sa priorité et le prétexte pour éviter une action militaire contre l’Iran nucléaire.

 

C’est exactement le contraire que Washington a réalisé, par sa posture consistant à garder les mains blanches en Syrie : au lieu d’affaiblir la triple-alliance, Obama lui a permis de se renforcer de plus-values russes et irakiennes. Il n’est, donc, pas étonnant que Moscou, Téhéran, Damas et le Hezbollah se comportent comme les vainqueurs et se préparent pour la prochaine phase de la guerre syrienne, qui, si Téhéran et le Hezbollah ouvrent la route, évoluera vers une guerre de harcèlement contre Israël, lancée depuis le Golan syrien.

 

Le coup d’envoi a été tiré, mercredi 15 mai, par un front terroriste palestinien sous la tutelle syrienne, iranienne et du Hezbollah, qui a fait feu sur un poste d’observation militaire israélien sur le Mont Hermon. Cette attaque n’a reçu aucune réponse israélienne directe – proportionnée à l’agression.


6. Une guerre de harcèlement contre Israël, depuis le Golan ne serait, cependant, pas une expérience nouvelle, pour Damas ou Moscou. En 1974, de mars à mai, les forces syriennes, refusant d’accepter la défaite de leur offensive de 1973 contre Israël, avaient lancé une guerre de harcèlement féroce, depuis la même enclave, sur conseil de leur patron soviétique. Dans ce qu’on a, ensuite, appelé « la petite guerre », les forces syriennes ont maintenu le Golan israélien sous le feu de tirs de barrages intenses et ont tenté, à plusieurs reprises, de reprendre le Mont Hermon.

 

 

Le grand secret de ce conflit de courte durée consistait dans le déploiement, par l’Union Soviétique de deux brigades blindées cubaines sur le front du Golan, contre Israël, aéroportées depuis l’Angola. De la même façon, Damas avait été contraint à accepter un cessez-le-feu sur le Golan, qui a été observé depuis ce jour et jusqu’à présent.

 

Cette fois, la grande différence est que Moscou est en capacité de laisser la lourde charge d’une guerre limitée contre Israël à Téhéran et au Hezbollah.

 

 

Hassan Nasrallah du Hezbollah, a exprimé, dans l’un de ses discours fougueux, son empressement à faire du Golan son nouveau front de guerre contre Israël. Et, vendredi 17 mai, on a rapporté, depuis Téhéran, que le Guide Suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei, avait confié au Commandant des Brigades al Qods, le Général Qassem Suleimani, la mission d’envoyer des troupes sur le Golan, pour déclencher les hostilités contre Israël.

 

Dès qu’elles débuteront, il sera difficile d’empêcher la violence de se répandre aux frontières d’Israël avec le Liban, de la Syrie en Turquie et depuis la Jordanie vers la Syrie et l’Irak.

 

 

http://debka.com/article/22978/Muddled-Israeli-US-policies-on-Assad-set-stage-for-Golan-offensive-against-Israel-

 

DEBKAfile Analyse Exclusive 18 mai 2013, 2:30 PM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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