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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 08:41

 

 

USS Kearsarge-V-22 OspreysEilat14.5.13 (Copier)

 

LUSS Kearsarge -et sa cargaison de V-22 Ospray-, qui mouille dans les eaux d'Eilat

 

Le Président russe Vladimir Poutine et le Premier Ministre Netanyahou ont achevé leur rencontre d’une durée de trois heures, mardi 14 mai, à couteaux tirés, à propos de la Syrie. En réalité, Poutine a mis en garde son hôte, contre le fait qu’Israël et son armée, Tsahal, se lancent dans une guerre avec la Syrie, dans laquelle la Russie pourrait bien s’impliquer – et pas seulement à travers la livraison de missiles anti-aériens S-300 au gouvernement Assad. Poutine et son chef des renseignements à l’étranger, le directeur du SVR, Mikhaïl Fradkov ont fait la sourde oreille, face au dossier que Netanyahou et son chef des renseignements, le Général-Major Aviv Kochavi étaient venus leur exposer.

 

 

Ils ont rencontré un dirigeant russe que l’accueil, ce même jour, dans le port israélien d’Eilat, sur la Mer Rouge, de l’USS Kearsarge, a rendu encore plus furieux. Il transporte 1800 marines et une cargaison de 20 V-22 Ospray- des hélicoptères de combat, que le Secrétaire américain à la Défense avait promis de livrer à Israël, au cours de sa visite d’avril.

 

 

Poutine perçoit le stationnement de forces américaines dans le Golfe d’Aqaba, à juste deux heures de distance de la frontière israélo-syrienne, avec, pour but de repousser toute agression irano-syrienne et du Hezbollah contre Israël et la Jordanie – signalé par l’arrivée du Kearsage – comme un acte de mauvaise foi de la part de Washington. "D’un côté, ils veulent que nous coopérions pour bâtir une conférence internationale, afin de mettre un terme au bain de sang en Syrie, alors que de l’autre, ils déploient des forces militaires", s’est-il plaint à Netanyahou.

 

Le Premier Ministre israélien a contre- argumenté part un avertissement affirmant qu’Israël continuerait de frapper les armements avancés en Syrie, qui sont destinés au Hezbollah. Et que si le Président Bachar-al-Assad réplique aux bombardements des entrepôts d’armes du Mont Qassioun, près de Damas, le 5 mai, Israël intensifierait ses bombardements des cibles de l’armée syrienne et d’armes, jusqu’à ce qu’Assad doive combattre les assauts des rebelles les mains vides.

 

Poutine a rejeté cette menace comme improbable.

 

Ni Poutine, ni Netanyahou n’ont mis toutes leurs cartes sur la table, mais la conversation s’est terminée par le fait que le dirigeant russe reste pleinement confiant dans ses capacités de sauvegarder Assad, qu’il juge supérieures à la faculté d’Israël de le détruire.

 

A la fin, Netanyahou et sa délégation sont retournés à la maison, mardi soir, avec de mauvaises impressions. Ils sont certains que Moscou a déjà donné son feu vert à Assad pour mettre à exécution sa menace de faire du Golan syiren et d’Horan, dans le sud de la Syrie, « un front pour la résistance » - c’est-à-dire des plaques tournantes pour le lancement d’une guerre de harcèlement contre le nord d’Israël, avec l’aide d’un afflux d’armes avancées livrées au Hezbollah.


Le dictateur syrien est fortement encouragé par Téhéran à adopter cette voie. Selon le journal libanais Almustaqbal, le guide Suprême Ali Khamenei, a ordonné au chef des Brigades Al Qods du CGRI, Qassem Souleimani, de superviser directement la guerre contre Israël, depuis le plateau syrien. Le dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah a déjà embrassé cette cause. Et le dirigeant radical palestinien, Ahmed Jibril, à la tête du groupe terroriste, satellite d’Assad, le Front Populaire-Commandement Général, a offert ses services avec impatience.

 

maj-gen-qassem-suleimani (Copier)

 

Le Général Qassem Souleimani, commandant les représailles contre Israël.

 

Et, effectivement, mercredi, au lendemain de la visite de Netanyahou à Sochi, le groupe de Jibril a lâché cinq tirs de mortiers sur le site skiable israélien du Mont Hermon, en tirant depuis une position de l’armée syrienne.

 

Les sources militaires israéliennes ont confirmé, un peu plus tard, qu’il ne s’agissait pas d’obus perdus lors d’une bataille entre l’armée syrienne et les rebelles, comme dans d’autres cas précédents, mais bien d’une attaque délibérée. A Jérusalem, on l’a interprété comme une conséquence directe du compte-rendu fait par Moscou à Assad, de la teneur de la conversation, entre les dirigeants russe et israélien. Ils ont conclu qu’Assad l’a pris pour argent comptant et comme la liberté qui lui serait accordée de passer à l’offensive contre Israël.

 

 

Mercredi soir, le bureau de Netanyahou a réagi à cette détérioration par une prompte et ferme mise en garde. Les médias israéliens ont été informés, sans prise de gants, que si Assad choisit de répliquer aux frappes aériennes d’Israël, il serait évincé du pouvoir.

 

Cette même nuit, “un responsable israélien important » a contacté le New York Times, pour lui transmettre un avertissement plus détaillé, cité par le journal : « Si le Président syrien Assad réagit en attaquant Israël, ou tente de frapper Israël par l’entremise de ses supplétifs terroristes, il risque fort de voir son régime s'effondrer, quand Israël répliquera ».

 

 

Dans les heures qui ont suivies, jeudi 16 mai matin, très tôt, Jérusalem a obtenu sa réponse de Damas.

 

 

Un groupe palestinien se faisant appeler « les Martyrs des Brigades d’Abdel Qader al-Husseini » ( d’après le nom du Commandant de forces palestiniennes combattant Israël, durant la guerre d’indépendance de 1948), a revendiqué la responsabilité pour le tir de roquettes, visant un poste d’observation sur les hauteurs du Golan. Elles étaient tirées en l’honneur du jour de la Nakba, affirmait le communiqué diffusé à Damas. « Nous ne célébrons pas, mais nous vengeons le sang de nos martyrs ».

 

Y était adjoint une vidéo montrant le tir.

 

Les groupes terroristes palestiniens font habituellement usage de noms inventés ou maquillés pour revendiquer des attentats, une pratique dilatoire longtemps suivie par Al Qaeda, mais celui-ci a facilement été identifié par Israël, et interprété comme signifiant qu’Assad a commencé à employer ce à quoi l’officiel israélien a fait référence dans le New York Times, comme « ses supplétifs terroristes ».

 

Dépendant maintenant, des prochaines mesures décidées par le Premier Ministre Netanyahou, le Ministre de la Défense et le Chef d’Etat-Major, le Lieutenant-Général Benny Gantz, cet incident pourrait marquer le point de basculement, dans un glissement progressif vers une guerre de confrontation contre Israël, impliquant la Syrie, le Hezbollah et d’autres, parmi leurs affidés terroristes. Moscou rapporte que quatre batteries de systèmes S-300, dotés de 100 à 150 missiles anti-aériens déployables simultanément, ont déjà été livrés à la Syrie, accompagnées d’équipes de « conseillers » militaires russes. Selon Debkafile : une frappe israélienne en Syrie, afin de pulvériser cette arme ne pourrait éviter de frapper directement ces équipes russes. La Russie a, aussi, dépêché 12 navires patrouillant dans les eaux syriennes, en geste de défi, et, d'ores et déjà, fourni des batteries de missiles sol-mer P-800 Yakhonts à la Syrie. 

 

Les systèmes AEGIS, utilisés par la Marine américaine et de nombreux autres navires de l’OTAN, les sytèmes PAAMS, employés par la Marine royale britannique, les navires français et italiens et le nouveau système de défense anti-aérienne d’Israël, le Barak 8, fruit de la coopération militaire indo-israélienne, sont conçus pour déjouer de telles menaces. Le système de « La Fronde Magique », utilisant l’intercepteur de missiles Stunner, est, également, capable de contrer ces missiles puissants, s’ils sont, effectivement employés comme moyens de frappe sol-sol ou depuis le sol contre des bateaux. Cependant, la majorité des navires de plus petite taille, déjà équipés de systèmes de « points de défense » anti-missiles, n’ont pas été conçus pour parer à de telles attaques à vitesse supersonique, guidés par radars, particulièrement s’ils surviennent par salves de deux à quatre missiles simultanés*.

 

 

yakhont bastion p (Copier)

 

File:Salon du Bourget 20090619 077.jpg

Barak-8 israélo-indien.

 

http://debka.com/article/22970/Syrian-Israeli-war-of-words-via-Putin-edges-into-Syrian-Hizballah-war-of-attrition-

 

DEBKAfile Reportage Exclusif 16 mai 2013, 10:58 AM (IDT)

 

* Voir : http://defense-update.com/20100920_yakhont_in_syria.html

 

Adaptation : Marc Brzustowski

 

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 08:43

 

 

Russian -nuclear ssbn (Copier)

Sous-marin nucléaire russe

 

L’amiral Viktor Chirkov, de la Marine russe, a déclaré dimanche 12 mai que le processus est en cours, en vue de créer des équipages permanents, pour conduire les opérations de la flotte russe en Méditerranée. S’exprimant depuis Sébastopol, le port où est domiciliée la flotte de la Mer Noire, l’Amiral Chirkov a affirmé qu’un Etat-Major de 20 officiers était déjà sur pied. Et que le déploiement en Méditerranée comprendrait cinq à six navires de guerre et leurs vaisseaux de services accompagnateurs, autant, si possible, que des sous-marins nucléaires qui, disent nos sources militaires, sont armés de missiles balistiques nucléaires. Selon les sources militaitres de Debkafile : ce nouveau déploiement permanent correspond à la prochaine mesure prise par les Russes pour sauvegarder le régime Assad à Damas et dissuader les attaques militaires contre ses alliés du Hezbollah et les intérêts iraniens dans leur démarche de bloc à trois voies.

 

Moscou annonce fort et clair que la Russie est, finalement, en train de restaurer sa présence militaire au Moyen-Orient, en 2013, après l’évacuation de Méditerranée du dernier escadron soviétique, en 1992.

 

Cette mesure navale russe survient 24 heures après que deux voitures piégées aient réduit en cendres le centre de la ville turque de Reyhanli, près de la frontière syrienne, tuant (au moins) 46 personnes et blessant des centaines d’autres. Les ministres turcs sur place, dimanche, ont ouvertement accusé les services de renseignements de l’armée syrienne de la planification et de l’exécution de l’attentat.

 

 

Cela a élevé le niveau des préoccupations, à Moscou, qu’Ankara se préparait à se livrer à de graves représailles, éventuellement sous la forme d’un assaut aérien ou de missiles, contre des cibles militaires syriennes.

 

Les stratèges russes estiment que, après les deux frappes aériennes d’Israël contre des cibles du régime Assad, le gouvernement de Tayyip Erdogan peut difficilement éviter de mener des actions directes, sans apparaître manquer totalement du moindre courage, aux yeux du public turc.


Une action quelconque devient doublement pressante, alors que le Premier Ministre Erdogan se prépare à séjourner à Washington, pour y rencontrer le Président Barack Obama, le 16 mai et lui présenter des preuves qu’Assad a utilisé des armes chimiques dans sa guerre contre les rebelles syriens.

 

Les attentats à la bombe de Reyhanli et les éventuelles représailles turques ont déclenché une nouvelle vague d’alertes à travers tout le voisinage de la Syrie. Une fois encore, les avions de guerre de l’armée de l’air israélienne ont tonné à travers le Sud-Liban et au-dessus des places fortes du Hezbollah, dans l’Est de la vallée de la Beqa’a, près de la frontière syrienne.

 

 

Dans ces circonstances, les chances du Premier Ministre Binyamin Netanyahou sont pratiquement nulles d’aboutir à quoi que ce soit, lors de son périple dans la ville balnéaire de Sochi, sur la Mer Noire et de parvenir à persuader le Président Vladimir Poutine de suspendre la fourniture de ses systèmes de missiles anti-aériens S-300 à la Syrie. Il peut s’attendre à trouver le président russe en train de mener à toute vitesse ces ventes d’armes – et pas seulement à la Syrie, mais aussi à l’Irak, au Yémen et au Soudan.

 

 

Poutine voit clairement la décision d’Obama de maintenir les Etats-Unis hors de tout engagement dans le conflit syrien comme une porte grande ouverte pour un retour en force des moyens militaires russes au Moyen-Orient, après 21 ans d’absence, armé d’une corne d’abondance, en armes, pour se gagner des clients. Jusqu’à présent, il n’y a strictement rien qui puisse le stopper, même pas si la Turquie ou Israël étaient sur le point de se lancer eux-mêmes dans une intervention militaire.

 

http://debka.com/article/22965/Russia-staffs-Mediterranean-fleet-Turkey-weighs-payback-for-Syrian-bombings

 

DEBKAfile Reportage Spécial 12 mai 2013, 7:19 PM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski.

 

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 21:09

 

"Al Qousseir encerclée et privée de tout renfort..."

 

http://www.lorientlejour.com

 

 

OLJ/AFP | 13/05/2013

Des soldats syriens se félicitent d'avoir pris un village proche de la ville rebelle de Qousseir, le 13 mai 2013. AFP/JOSEPH EID
Des soldats syriens se félicitent d'avoir pris un village proche de la ville rebelle de Qousseir, le 13 mai 2013. AFP/JOSEPH EID

SYRIE L'opposition syrienne consulte Ryad, Ankara et Doha sur des négociations.

 

L'armée syrienne a pris lundi le contrôle de trois nouveaux villages dans la région centrale de Qousseir, coupant ainsi la route aux renforts destinés aux rebelles assiégés dans la ville éponyme, a déclaré à l'AFP un officier sur les lieux.

"L'attaque a commencé ce matin contre les villages de Dumaïna al-Gharbiya, al-Haydariya et Ich al-Warwar, qui ont été pris à l'issue de trois heures de combats", a précisé cet officier sous le couvert de l'anonymat.


La prise de ces villages situés entre Homs et Qousseir, est importante "car elle coupe les renforts aux hommes armés (insurgés) retranchés dans Qousseir, selon l'officier.


Selon le quotidien syrien al-Watan, proche du régime, "l'armée syrienne a entièrement encerclé la ville de Qousseir, prenant en étau les milices armées qui s'y barricadent et qui se servent des civils comme boucliers humains".


Le journal ajoute que l'armée "a suspendu ses opérations dans la ville afin de permettre l'évacuation des civils".


Des habitants et des militants ont indiqué pour leur part que les combats se poursuivaient autour de Qousseir, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).


Des combats violents se déroulent depuis des semaines dans la région de Qousseir, frontalière avec le Liban, entre les forces gouvernementales aidées par des combattants du Hezbollah chiite libanais d'une part et les rebelles d'autre part. Ces derniers, continuent de progresser dans la province centrale et stratégique de Homs, de même que dans la province de Deraa (sud). 
 
Les affrontements se sont intensifiés dans la province de Damas, contrôlée en majorité par le régime, qui utilise son aviation dans les provinces septentrionales d'Idleb et d'Alep où les rebelles sont en position de force.

 

 

Alors que les combats ne connaissent aucun répit entre soldats et rebelles, la Commission européenne a prévenu qu'à moins d'un règlement politique "très prochain", "la communauté humanitaire ne pourra simplement plus faire face à l'ampleur sans précédent des besoins".

Affirmant avoir atteint "le point de rupture", elle a annoncé dimanche une aide "supplémentaire de 65 millions d'euros" pour venir en aide aux réfugiés et déplacés, qui représentent désormais plus du quart de la population syrienne.


La crise humanitaire s'aggrave

 
Selon l'ONU, le nombre de déplacés a atteint 4,2 millions de personnes, auxquels s'ajoutent plus de 1,4 million de Syriens ayant fui à l'étranger -notamment au Liban, en Jordanie et en Turquie.


"Plus les atrocités et les combats continuent, plus les gens fuient. Rien n'indique (...) que cela va diminuer", a dit Kristalina Georgieva, commissaire européenne en charge de la coopération internationale et de l'aide humanitaire après une visite au camp de Zaatari, dans le nord jordanien, qui accueille plus de 160.000 réfugiés syriens.


Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s'attend à ce que le nombre des réfugiés en Jordanie atteigne 1,2 million fin 2013, soit l'équivalent d'un cinquième de la population jordanienne.


Plus de 80.000 personnes, pour près de la moitié des civils, ont été tuées en Syrie depuis le début de la révolte contre le régime du président Bachar el-Assad, transformée en rébellion armée en raison de la répression, selon un dernier bilan de l'OSDH.

(Lire aussi : Dans l'Est syrien, le trafic de pétrole prospère sur le chaos)


Rencontre Obama-Cameron à Washington


Dans le même temps, le président américain Barack Obama et le Premier ministre britannique David Cameron s'entretenaient lundi de la Syrie à Washington.


MM. Obama et Cameron se sont retrouvés dans le Bureau ovale à 10H00 (14H00 GMT) et devaient participer à une conférence de presse vers 11H15. La visite du dirigeant britannique intervient trois jours après sa rencontre avec le président russe Vladimir Poutine, soutien jusqu'ici indéfectible de Bachar el-Assad.


M. Cameron a affirmé à la radio publique américaine NPR avoir décelé une "véritable percée" diplomatique entre Washington et Moscou avec l'idée d'organiser une conférence internationale afin de trouver un règlement conforme à un accord conclu à Genève le 30 juin 2012 entre les grandes puissances.


Mais cet accord ne précise pas le sort de M. Assad et l'opposition syrienne continue de considérer son départ du pouvoir comme une condition préalable à toute discussion.

"Nous avons toujours des divergences publiques (avec Moscou) sur Assad", a reconnu M. Cameron sur NPR. "Je pense qu'il est complètement illégitime à cause de ce qu'il a fait à son peuple. Il faut qu'il parte. Le président Poutine a une opinion différente".


(Lire aussi : Syrie: des experts doutent d'un terrain d'entente entre Washington et Moscou)

En plein ballet diplomatique pour tenter de régler un conflit qui déborde déjà des frontières syriennes, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se rendra mardi en Russie pour tenter d'empêcher Moscou de vendre des missiles à Damas. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan sera de son côté reçu jeudi par M. Obama à la Maison Blanche.

 

La Coalition de l'opposition syrienne, qui a répété considérer le départ de M. Assad comme une condition préalable à tout dialogue, a annoncé qu'elle discuterait de la proposition russo-américaine le 23 mai. D'ici là, elle consulte ses alliés régionaux, notamment l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, a annoncé lundi son chef par intérim.


Lors de la réunion du 23 à Istanbul, elle doit aussi en principe élire son nouveau président, après la démission d'Ahmed Moaz al-Khatib.


Lire aussi

« Mon père a été enterré vivant, je l’attends »


Liban : Les réfugiés palestiniens en provenance de Syrie ont atteint le chiffre de 55 000

 

L’ingérence libanaise en Syrie inquiète les milieux diplomatiques


N. Gemayel : Le Hezbollah est devenu « un petit instrument » aux mains d’Assad 
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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 17:48

Nasrallah, un dangereux terroriste intégriste sous la soutane

freddy_eytanLe dernier engagement d’Hassan Nasrallah d’aider la Syrie à libérer le plateau du Golan, et de former une résistance populaire dans le cadre d’une « bataille pour la Palestine », intervient quelques jours seulement après la publication d’informations sur des raids massifs de l’aviation israélienne dans la région de Damas, et juste après la visite secrète de Nasrallah à Téhéran. 

Depuis la seconde guerre du Liban, déclenchée en juillet 2006, Nasrallah cherche en vain le soleil ; traqué par les services israéliens, il vit en effet sous terre tel un animal hypogé mais dans des conditions préférentielles de palace avec toute une technologie de pointe. A partir d’un bunker truffé d’armes, de munitions et de gorilles, il dirige sa milice, commande les opérations et prépare ses discours belliqueux. Ils sont enregistrés dans des studios improvisés et diffusés sur grand écran par la chaine locale du Hezbollah al Manar.

Cachant toujours un flingue sous la soutane, vêtu du turban traditionnel, portant une barbe grisonnante et des lunettes d’intellectuel, Nasrallah est en fait un loup solitaire que nous ne devons ni ignorer ni prendre à la légère. Avec son air malicieux et cynique, ses anecdotes populaires et son esprit de synthèse, chacune de ses phrases est prononcée après maintes réflexions. Ses propos sont simples, généralement crédibles et illustrés par des métaphores et des citations coraniques. Orateur inné, manipulateur et populiste, il matraque des phrases bien articulées et calculées minutieusement. C’est en gardant toujours un sourire sournois aux lèvres ou en roulant des yeux furibonds que Nasrallah gagne le cœur des foules arabes, intimide les Occidentaux, et fait surtout peur aux Libanais.

Depuis que son prédécesseur Abbas Moussaoui a été éliminé en février 1992, Nasrallah fait la pluie et le beau temps dans le pays du Cèdre et dicte l’ordre du jour politique. Au fil des ans il est devenu une grande vedette, la superstar de toutes les chaînes de télévision de la région, y compris celles d’Israël.  

Dans ce théâtre de l’absurde, on diffuse largement ses discours, on l’écoute attentivement, on analyse chaque texte ; chaque mot est étudié avec respect et vérifié sous la loupe, comme s’il s’agissait des bonnes paroles du prophète ou de l’approche du messie.

Arrogant, irresponsable, et fort culotté, Nasrallah sait parfaitement jouer la comédie et il aime ça. Il est sans doute un fin connaisseur de la société israélienne et connaît notamment nos caprices et nos faiblesses. C’est pour toutes ces raisons que cet homme est dangereux et devrait être mis en quarantaine, au ban de la société, et traduit en justice. La liste de ses « pêchés » est bien longue et ce sont tous des crimes contre l’Humanité.   

Depuis la création de l’Etat juif, nous nous sommes habitués aux diatribes et aux menaces de nombreux dirigeants arabes. Nasser l’Egyptien, Arafat le Palestinien, Saddam Hussein l’Irakien, ou Kadhafi le Libyen furent certes des ennemis impitoyables mais leurs discours étaient essentiellement basés sur le nationalisme arabe laïc, le panarabisme, et non sur la religion et le Coran. Nasrallah, lui, est à la fois un dirigeant libanais, un ecclésiastique chiite et un grand serviteur de l’Iran. Il jongle avec toutes les idéologies et les courants mais focalise son combat islamique contre Israël en espérant voir un jour flotter l’étendard chiite sur les minarets des mosquées du Mont du Temple et sur tous les édifices de Jérusalem.  

Nasrallah dirige une puissante milice armée chiite installée à nos frontières et il n’est sans doute pas une marionnette ! C’est là toute la différence avec les discours prononcés par les chefs arabes sunnites et c’est pourquoi son idéologie, sa mégalomanie et ses objectifs troublent, effrayent et donnent froid dans le dos !

Depuis l’avènement des ayatollahs en Iran, nous assistons à une montée en puissance de chefs chiites prétendant posséder le monopole de la vérité divine. Par la ruse, l’intrigue et la terreur, ils exportent une révolution puisée dans les tréfonds du Moyen Age. Hassan Nasrallah fait partie de ces mollahs obscurs, ces « Gardiens de la révolution », ces tristement célèbres et cruels pasdarans assoiffés de répression et d’opérations martyres. Comment considérer Nasrallah « homme politique libanais responsable et intègre » comme le décrit souvent la presse occidentale ? Pourquoi n’est-il pas déjà inscrit sur la liste noire des terroristes intégristes de la planète ? Et comment accepter qu’un voyou armé en soutane déstabilise une région entière et menace de combattre contre nous avec des armes sophistiqués et non conventionnelles, à savoir chimiques et atomiques ?

Si ainsi va le monde, et l’indifférence occidentale gagne fortement les esprits, eh bien, Nasrallah et ses commanditaires iraniens doivent savoir qu’ils demeurent des cibles dans notre collimateur et que, tôt ou tard, ils seront sévèrement châtiés !

Freddy Eytan

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 07:40

 

Photo d'archives datant de septembre 2012 montrant les portraits de Bachar el-Assad et de Hassan Nasrallah brandis lors d'une manifestation de partisans du Hezbollah à Ben Jbeil. MAHMOUD ZAYYAT/AFP
Photo d'archives datant de septembre 2012 montrant les portraits de Bachar el-Assad et de Hassan Nasrallah brandis lors d'une manifestation de partisans du Hezbollah à Ben Jbeil. MAHMOUD ZAYYAT/AFP

 

http://www.lorientlejour.com

La Syrie va suivre le modèle de "résistance" du Hezbollah, aurait affirmé Assad



Des combats ont opposé jeudi les rebelles syriens à l'armée et au Hezbollah autour de Qousseir, bastion rebelle dans le centre de la Syrie, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "Avec l'aide de milices pro-régime et de combattants du Hezbollah, l'armée avance dans la région de Qousseir", a indiqué à l'AFP son directeur Rami Abdel Rahmane. "Ils ont une puissance de feu supérieure" à celle des rebelles, a-t-il précisé.

 

Un officier syrien a indiqué à l'AFP que l'armée avait pris le contrôle du village de Choumariyeh, proche de Qousseir, une ville située à quelques kilomètres de la frontière libanaise. "L'armée syrienne se dirige actuellement vers le village de Ghassaniyeh", dont les rebelles se sont emparés il y a plus d'un an, a-t-il indiqué. L'OSDH a confirmé l'information.

 

(Reportage : Ces Libanais prêts à mourir pour le Hezbollah en Syrie...)

 

Qousseir est une ville stratégique car elle est située tout près de la frontière libanaise et à quelques kilomètres au sud de la troisième ville du pays, Homs, qui se trouve sur l'axe reliant Damas au littoral.

 

Une source de sécurité libanaise a par ailleurs fait état de la chute jeudi de trois obus à Hermel, un bastion du Hezbollah dans l'est du Liban, et deux autres à Macharia al-Qaa, une localité proche.

 

Le Hezbollah a reconnu le 30 avril dernier avoir envoyé ses combattants aux côtés des troupes syriennes, notamment à Qousseir. Dans un discours retransmis en direct à la télévision, le secrétaire général du parti, Hassan Nasrallah, a affirmé que les hommes du parti défendaient des villages habités par des Libanais.

Hassan Nasrallah, qui doit prononcer un nouveau discours aujourd'hui jeudi, a également prévenu que les "amis de la Syrie", en référence à son parti et à son parrain iranien, ne permettront pas la chute du régime et qu'en cas de nécessité ils pourraient se retrouver "dans l'obligation d'intervenir" sur le terrain.

 

Dans son édition de jeudi, le quotidien libanais al-Akhbar rapporte par ailleurs, citant des visiteurs libanais à Damas, que Bachar el-Assad aurait affirmé que la Syrie va "tout donner au Hezbollah" en reconnaissance de son soutien et va suivre son modèle de "résistance" contre Israël.

 

Ces déclarations interviennent quelques jours après des frappes israéliennes en Syrie qui auraient visé des armes iraniennes destinées au Hezbollah.

 

(Pour mémoire : Les Israéliens de Haïfa sur le qui-vive face à d'éventuelles représailles du Hezbollah)

 

"Pour la première fois, nous avons senti que nous et eux (les membres du Hezbollah) vivions la même situation et qu'ils ne sont pas seulement des alliés que nous soutenons", a-t-il ajouté, exprimant sa "confiance, satisfaction et grande gratitude envers le Hezbollah".

 

Alors qu'une guerre dévastatrice a opposé en 2006 le mouvement armé, parrainé par l'Iran chiite et fer de lance de la "résistance" à Israël, M. Assad a dit vouloir "se rapprocher (du Hezbollah) et nous muer en un pays de résistance comme le Hezbollah, et ce pour la sauvegarde de la Syrie et des générations futures".

 

La Syrie aurait pu "aisément" riposter aux raids israéliens menés vendredi et dimanche près de Damas en "lançant plusieurs roquettes sur Israël", a-t-il poursuivi, mais "nous voulons une revanche stratégique en ouvrant la porte à la résistance et en faisant de toute la Syrie un pays de résistance".

 

M. Assad a, par ailleurs, encore accusé les rebelles, que son régime assimile à des terroristes, d'être les "soldats" d'Israël.

 

 

Lire aussi

Israël alerte Washington sur une possible livraison de missiles russes à Damas

 

Raid israélien en Syrie : l’État hébreu cherche à consolider sa position,l'éclairage de Philippe Abi-Akl

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 07:23

 

 

http://www.lorientlejour.com/article/813715/nasrallah-entre-inconscience-et-culot.html

Hassan Nasrallah prononçant son discours, retransmis par vidéo, le 9 mai 2013.  REUTERS/Sharif Karim
Hassan Nasrallah prononçant son discours, retransmis par vidéo, le 9 mai 2013.  REUTERS/Sharif Karim

 

LIBAN Le Hezbollah aidera la Syrie à libérer le Golan.

 

L’occasion était le 25e anniversaire de la fondation de Radio al-Nour, mais le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, en a profité pour parler de la situation régionale, d’autant, comme il l’a dit lui-même, qu’il ne se passe pas grand-chose sur la scène locale. Et comme dans son précédent discours, il a parlé de stratégie, adoptant des positions sans détour. « Comme la Syrie s’est tenue aux côtés des résistances libanaise et palestinienne, nous nous tenons aujourd’hui aux côtés de la résistance syrienne dans le Golan », a-t-il martelé, ajoutant que « la résistance libanaise est prête à recevoir des armes qui peuvent briser l’équation en vigueur », comme a proposé d’en envoyer le président syrien.


À ces messages forts, Nasrallah a encore ajouté un autre : « Empêcher la Syrie de basculer entre les mains des États-Unis, d’Israël ou des takfiristes fait désormais partie de la bataille pour la Palestine. » Hassan Nasrallah a affirmé dans ce cadre que le Hezbollah aidera la Syrie à libérer le Golan. « Nous annonçons que nous sommes aux côtés de la résistance populaire syrienne et proposons notre soutien matériel et moral, ainsi qu’une coordination, en vue de libérer le Golan syrien », a-t-il affirmé sur ce plan.

 


Au niveau interne, il s’est contenté de quelques phrases, rappelant qu’avec ses alliés, le Hezbollah n’a pas voulu rééditer l’expérience du 14 Mars avec Mikati, en refusant de le nommer et de coopérer avec lui, avant de lui mener une guerre sans merci, au Liban et à l’étranger, pour le pousser à la démission. Le Hezbollah et ses alliés ont donc nommé Tammam Salam, « sachant qu’il a été choisi par le 14 Mars dont il est d’ailleurs une des figures ». « Mais le Hezbollah et ses alliés ont vu en lui une personne calme, modérée avec laquelle ils peuvent coopérer. Toutefois, si nous voulons participer, nous devons nous sentir présents », a précisé Hassan Nasrallah. C’est pourquoi il réclame avec son camp une représentation au gouvernement proportionnelle à leur poids au Parlement. Selon lui, l’intérêt national exige la formation d’un gouvernement de partenariat national, et il a souligné le fait qu’il ne faut pas perdre de temps. Au sujet des élections, il a rappelé que le Hezbollah votera en faveur du projet orthodoxe si celui-ci est soumis au vote le 15 mai. Mais si ce projet tombe, il reconnaît que son camp n’a pas de projet de rechange et il est prêt à tout discuter, car le pire pour lui, c’est le vide institutionnel.

Au sujet des pèlerins retenus à Aazaz, il a affirmé que le Hezbollah a fait tout ce qu’il devait faire, la balle étant maintenant dans le camp de Aazaz. Au sujet des obus qui tombent régulièrement au Hermel, il a annoncé d’un ton sibyllin qu’il y aura sans doute bientôt une solution.

 


Mais c’est surtout sur les dossiers palestinien et syrien que Nasrallah s’est étendu.


Au sujet de la situation en Palestine, il a précisé que « la menace ne porte plus seulement sur la terre et le peuple, mais sur l’identité et les symboles sacrés ». Tout en reconnaissant que « l’ennemi israélien sait saisir les chances qui s’offrent à lui », il a affirmé qu’Israël estime que « c’est un bon moment pour soutirer de nouvelles concessions aux Arabes, avec une Syrie neutralisée, une situation interne au Liban confuse, l’Iran encerclé... ». « Alors que beaucoup misaient sur le printemps arabe pour aboutir à une position plus ferme et plus noble en faveur des droits arabes, certains pays du printemps arabe, en plus de pays du Golfe, sont au contraire prêts à plus de concessions, a affirmé Nasrallah. Ceux-là considèrent la mosquée al-Aqsa comme un poids historique, non comme une cause, et ils attendent l’occasion de faire de nouvelles concessions... »


C’est pourquoi, selon lui, « on a vu des ministres arabes – dont certains des pays où le printemps a eu lieu – entourant le secrétaire d’État américain pour annoncer une nouvelle initiative arabe qui repose sur l’échange de terres ». « En dépit de son importance, Netanyahu a considéré que cette concession était insuffisante, a souligné Nasrallah. Ce qu’il faut pour le Premier ministre israélien, c’est reconnaître la judaïté de l’État d’Israël. Des dirigeants arabes sont prêts à accepter cette condition, mais ils ne sont pas prêts à aider des milliers de musulmans sunnites qui meurent de faim au Soudan, à aider les habitants de Jérusalem, s’est écrié Nasrallah. Ce qui pourrait donc se passer, c’est qu’Israël craigne un fait accompli et finisse par imposer la division de la mosquée al-Aqsa en deux, une pour les musulmans, l’autre pour les juifs. »

La crise syrienne
L’agression israélienne contre la Syrie a occupé une grande place dans le discours de Nasrallah. Selon lui, cette attaque avait plusieurs objectifs : d’abord, « sortir la Syrie du conflit arabo-israélien, d’autant que ce pays n’a pas signé de paix avec Israël, mais, au contraire, a aidé les résistances libanaise et palestinienne ». « Ensuite, le bombardement des alentours de Damas visait à faire plier le commandement syrien en lui disant que s’il continue à aider la résistance, Israël lui mènera une guerre véritable puisque Netanyahu avait affirmé que cette attaque vise à empêcher le renforcement des moyens du Hezbollah au Liban », a déclaré le chef du Hezbollah.

 

(Reportage : Ces Libanais prêts à mourir pour le Hezbollah en Syrie...)

Et d’ajouter : « La riposte syrienne ne s’est pas fait attendre. Certains voulaient une action directe, soit par souci du moral des populations arabes, soit pour entraîner le régime dans une guerre avec Israël qui l’enfoncerait encore plus. Mais le régime a préféré une autre façon de riposter. Il a d’abord déclaré que la Syrie va donner encore plus d’armes à la résistance, et même plus, des armes nouvelles qui remettent en question l’équation actuelle. En d’autres termes, la Syrie ne sera plus un passage pour les armes, mais leur origine. Et la deuxième riposte est l’ouverture du front du Golan. Alors qu’Israël veut sortir la Syrie du conflit arabo-israélien, le commandement syrien a décidé d’y entrer directement. Ce sont donc là des ripostes stratégiques. La troisième riposte a consisté dans l’installation de batteries de missiles et dans diverses autres mesures militaires qui ont poussé les Israéliens à multiplier les messages d’apaisement. »


(Pour mémoire : Les Israéliens de Haïfa sur le qui-vive face à d'éventuelles représailles du Hezbollah)


Nasrallah a encore rendu hommage au commandement syrien « qui a des nerfs solides, des convictions et une grande sagesse, doublée d’un cerveau stratégique ». Il faut, selon lui, « préserver cet axe qui a déjà remporté des victoires et mis en échec de nombreux projets préparés pour la région ». « Nous serons aux côtés de ceux qui se sont tenus à nos côtés depuis des dizaines d’années », a déclaré Nasrallah, qui a consacré une partie de son discours, occasion oblige, au rôle des médias, « qui peuvent faire partie intégrante de la résistance, tout en se souciant d’abord d’informer ». « C’est d’ailleurs, selon lui, ce qui rend crédibles les médias de la résistance. »

 

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 11:24

 

Golan israeli field hospital27.3.13 (Copier)

Hôpital de campagne israélien sur le Golan

 

 

 

Les forces rebelles syriennes ont continué de se replier, cette semaine, face à la supériorité militaire des forces syriennes, dans le Nord, dans le Centre et dans le Sud (de la Syrie). Mercredi 8 mai, ils ont perdu la ville importante de Kirbet Ghazaleh, dans la province d’Horan, du Sud de la Syrie. Pour la première fois depuis deux mois, la principale route de transit a été maintenue ouverte pour les troupes syriennes, leur permettant de rejoindre la frontière jordanienne, depuis Damas et les forces de l’opposition, qui tiennent le terrain tout le long de la frontière entre la Syrie et Israël.


Le plateau rocheux du Golan, qui se répartit entre la Syrie et Israël, par une zone démilitarisée, commence à devenir un enjeu central.

 

 

Mardi, on a cité Bachar al Assad, disant que le Golan sera “la ligne de front de la résistance”, après avoir donné l’autorisation aux groupes palestiniens radicaux sous sa tutelle d’y installer des missiles pointés sur Israël. Des sources militaires anonymes syriennes ont juré d’attaquer les véhicules de l’armée israélienne franchissant les lignes pour évacuer des rebelles blessés ayant besoin d’assistance médicale. Nos sources militaires indiquent que, si des véhicules de l’armée israélienne, qu’on présume banalisés, entrent effectivement en Syrie pour prendre en charge des rebelles blessés, c’est probablement, qu’ils sont alertés par des agents de liaison locaux, infiltrés dans les zones de combat, qui les guident vers les endroits où attendent ces hommes blessés.

 

 

Le Jabhat al Nusra, pro-Al Qaeda en aura déduit que les points de contact entre ces agents syriens locaux et Tsahal sont situés dans la zone de séparation de 8 km2 sur le Golan, où patrouillent les soldats de la paix des Observateurs du Désengagement de l’ONU (UNDOF), depuis que la Syrie et Israël ont signé un armistice en 1974. D’où l’enlèvement de quatre soldats de la paix philippins, lundi. La brigade islamiste des Martyrs de Yarmouk, qui en a revendiqué la responsabilité, a diffusé une photo des soldats de l’ONU kidnappés, assis pieds nus sur un tapis et portant des gilets pare-balles bleus aux couleurs de l’ONU, dont trois portent la mention : « Philippines ».


 

Cet incident a mis en lumière l’importance hautement stratégique du plateau du Golan.


Israël a installé un vaste hôpital de campagne, près du poste militaire d’observation de Tel Hazakah, sur le Golan, qui permet un panorama sur le Sud de la Syrie et le Nord de la Jordanie. Ici, des blessés arrivant de la guerre syrienne sont examinés par des personnels médicaux israéliens qui décident s’ils peuvent les remettre sur pieds et les renvoyer, ou les jugent suffisamment atteints pour nécessiter des soins hospitaliers. Les blessés graves sont acheminés vers l’un des plus proches hôpitaux de Sfat (Safed) ou Haïfa.  

 

 

Ce type d’adaptations suggère l’évolution vers l’instauration d’une sorte de zone de sécurité, sur la frontière israélo-syrienne, qui peut rappeler l’alliance qui a évolué entre Israël et les Chrétiens maronites du Sud-Liban, à la suite de la guerre civile libanaise de 1976.

 

Israël avait, alors, mis sur pied des installations médicales pour soigner les blesses de guerre chrétiens libanais, à plusieurs points autour de ce qui a fini par s’appeler “la Bonne Barrière”. Les Maronites repoussaient volontairement les forces terroristes palestiniennes loin de la frontière et se sont vus accorder des permis de travail en Israël et d’autres bénéfices. L’Armée Libanaise du Sud s’est forgée à cette époque, avec 2500 miliciens qui a opéré, effectivement, sous le commandement israélien, durant deux décennies.


Ce système s’est globalement effondré, quand, en 2000, Ehud Barak, alors Premier Ministre, a retiré les forces israéliennes de la zone-tampon et les a renvoyées derrière la frontière. C’est    alors que le Hezbollah a pu se mettre en mouvement pour reprendre pied dans cette zone.

 

 

Personne n’a vraiment fait référence à l’éventualité d’un modèle libanais, sous une forme ou sous une autre, en excroissance, à partir de relations médicales initiales, auprès de certaines milices rebelles syriennes non-islamistes, à travers la frontière du Golan. Mais cela pourrait se développer autour des enclaves tranquilles, sous contrôle étranger, alors qu’elles sont en situation beaucoup plus développées, dans d’autres régions de la Syrie, sous la férule des forces du Hezbollah et/ou de l’Iran, assistant les combats de l’armée syrienne contre les forces rebelles.


Le Hezbollah a complètement encerclé Al-Qusayr, la ville centrale syrienne, qui est le carrefour des routes principales, entre Damas, Homs et le Liban. Des dirigeants civils ont envoyé des émissaires auprès des Commandants du Hezbollah, en leur offrant de capituler, en l’échange d’une promesse de ne pas piller la ville et de laisser la vie sauve à ses habitants.  

 

A Damas, les troupes du Hezbollah, aux côtés des miliciens du Basij iranien, dirigent la garde des lieux saints chi’ites. Et, dans le Sud-Ouest, ils sont en train de sécuriser un regroupement de 30 villages chi’ites, en face du Sud-Liban, non loin du nœud d’intersection des frontières israélo-libano-syriennes

 

 Tout en faisant affluer ses combattants en Syrie, le Hezbollah parie sur le fait qu’Israël ne tirera pas avantage de la dilution massive de ses forces à domicile, pour frapper les places fortes du Hezbollah au Liban ou ses routes d’approvisionnement depuis la Syrie.

 

Aussi bien le Hezbollah qu’Israël apparaissent être entraînés dans un processus de réaménagement de leurs lignes de confrontation, depuis le Liban vers la Syrie. La frappe aérienne israélienne du dimanche 5 mai, qui a touché des cibles du Hezbollah et de l’Iran, pourrait bien être le premier accrochage entre eux sur le territoire syrien. Il est peu probable que ce soit le dernier.

 

http://debka.com/article/22959/Israeli--and-Hizballah-controlled-enclaves-take-shape-inside-Syria-  

 

DEBKAfile Reportage exclusif 8 mai 2013, 10:13 PM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 11:13

 

 

Mavi Marmara : Des excuses dans le vent

Israël-Turquie, diplomatie ou hypocrisie ?

http://www.causeur.fr/mavi-marmara-erdogan-israel,22403

Publié le 06 mai 2013 à 18:00 dans Monde

Mots-clés : 

erdogan israel turquie

La mort d’êtres humains est toujours un drame. Donc Netanyahou, le Premier ministre israélien, a présenté ses excuses au peuple turc « pour toute erreur ayant pu conduire à la perte de vies » lors de l’arraisonnement du Mavi Marmara le 31 mai 2011.

 
C’était une exigence du premier ministre turc, Erdogan. Lui n’a pas commis d’erreur : il a soutenu, armé et autorisé à appareiller une flottille aux visées hostiles contre son allié israélien. Il savait la légalité du blocus des armes à destination de Gaza dont Français et Américains étaient  en charge en mer Rouge et dans la péninsule du Sinaï par une surveillance électronique.

 
Tous le savent, même l’IHH dont deux femmes d’un autre convoi anti blocus viennent d’être violées à Benghazi en Libye. L’IHH, association humanitaire islamiste amie d’Erdogan, est classée par les USA et certains états européens organisation terroriste. Pas par la France qui ne voit de terrorisme dans nulle organisation moyen-orientale, pas même le Hezbollah responsable du meurtre de 58 de nos soldats dans l’attentat duDrakkar à Beyrouth en 1983.


Le Mavi Marmara a refusé le contrôle de sa cargaison à Ashdod avant transfert à Gaza par un message de son commandant : « Ta gueule, retourne à Auschwitz » pendant que les accompagnateurs pacifisteshurlaient « Juifs, rappelez-vous de Khaybar » (haut lieu du massacre de Juifs par Mahomet) ; les enregistrements en attestent. C’était la troisième proposition de contrôle. Ils voulaient en découdre. Nous apprendrons plus tard que certains « pacifistes » étaient porteurs d’importantes sommes d’argent et équipés de gilets pare-balles en Kevlar, de lunettes de vision nocturne (les nuits sont si belles en mer), de couteaux, de frondes, de barres en fer.  Le convoi de 8 cargos avait appareillé le 30 mai de la Chypre colonisée par la Turquie.
L’arraisonnement fait 9 morts et 28 blessés parmi les militants et 10 blessés parmi les marins israéliens. Le quotidien turc Hurriyet publie des photos de soldats israéliens tabassés par les passagers du cargo. Sur les autres cargos investis, la défense passive des passagers n’a provoqué aucune violence.


Parmi les 700 passagers débarqués à Ashdod : 4 arabes israéliens dont une députée de la Knesset, 9 Français et un député égyptien. Dès le lendemain des représentants du CICR (Croix Rouge) rendent visite à tous les ressortissants de pays sans relations diplomatiques avec Israël.


Visite du CICR que le franco-israélien Gilad Shalit, otage à Gaza du Hamas enlevé en 2006, n’aura jamais jusqu’à sa libération le 18 octobre 2011 (contre 1027 détenus palestiniens condamnés par la justice pour actes de terrorisme). Du 31 mai au 7 juin, 510 camions transférent le fret vérifié vers Gaza. Les passagers sont rapidement libérés et expulsés. Le député égyptien, Mohamed Beltagy, de retour déclare avoir capturé trois soldats israéliens et pris le contrôle de leurs armes…


En juillet 2011 la commission Palmer de l’ONU estime qu’Israël était justifié à intercepter la flottille et faire usage de la force « à des fins de légitime défense » dès lors que les militaires « ont été accueillis par une résistance organisée et violente d’un groupe de passagers », relève qu’« un “noyau dur” d’environ 40 militants du IHH avaient un contrôle effectif sur le navire et n’ont pas été soumis à des contrôles de sécurité quand ils sont montés à bord à Istanbul »… que « la qualité et la valeur de la plupart des biens humanitaires à bord des navires était discutable »…et ajoute que « Gaza ne dispose d’aucune installation portuaire capable de recevoir la quantité de marchandise, de vivres… »


Voilà les événements pour lesquels Erdogan exigeait des excuses. Se  posent des problèmes graves. Quid de la responsabilité des hommes qui se sont lancés dans cette aventure et quid de la responsabilité de la Turquie qui les a soutenus au mépris des lois internationales ? Quid de la marginalisation des minorités chrétienne et kurde en Turquie ? Quid de l’occupation militaire de la partie Nord de Chypre par l’armée turque depuis 1974 ? Quid de la reconnaissance des massacres de Kurdes en 1938 (qui continuent) et d’Assyriens, quid du sort des 781 réfugiés du Struma en 1942, quid des génocides des Grecs entre 1916 et 23 et bien sûr des Arméniens…? Pourquoi personne n’exige d’excuses d’Erdogan pour tout cela et pour avoir lancé cet acte hostile ?


J’ajoute que jamais ni famine, ni massacre n’ont été décrits à Gaza contrairement à bien des endroits sur la planète et en particulier chez ses amis que Mr Erdogan couvre comme au Darfour …


La crise avec la Turquie de l’AKP d’Erdogan avait commencé bien avant l’assaut du Mavi Marmara utilisé en exutoire politique. L’AKP avait annoncé sa volonté de « politique du zéro problème avec les voisins », dont l’objectif était le rapprochement avec les voisins arabes et avec l’Iran. Là, se placent les insultes d’Erdogan à Shimon Peres à Davos le 29.1.2009 et l’accusation de « nettoyage ethnique en Palestine » (nettoyage qui a permis à la population de septupler en 60 ans !). Inamicale encore deux déclarations récentes affirmant le sionisme « un crime contre l’humanité ».


Bien sûr, il y a les massacres en Syrie et les avancées des islamistes. Mais, pourquoi, pour Obama, l’inquiétude sur les stocks de gaz de combat en Syrie devrait-elle peser plus sur Israël que sur la Turquie ? Bien sûr, il y a aussi la crise chypriote qui rend, pour Israël,  le partenaire incapable d’installer des débouchés pour le gaz.


Par réalisme politique, Netanyahou déclare donc son « engagement » à dépasser les désaccords pour «promouvoir la paix et la sécurité régionale»… « Il vaut mieux ravaler sa fierté et faire ce qui est bon pour l’Etat ». Certes, mais au prix d’une incompréhension des marins israéliens. Un geste diplomatique fort de la part d’Israël, mais la politique c’est aussi soutenir ses citoyens, affirmer son droit à l’indépendance et à la sécurité, faire respecter son Etat.


Bien sûr, il est difficile de résister au président américain lorsqu’il vous tend le téléphone. Mais, lui non plus n’a pas d’ami, seulement des intérêts menacés dans la poudrière moyen-orientale crée par les occidentaux après la première guerre mondiale et déstabilisée par son discours du Caire du 4 juin 2009. Il est primordial pour Obama de réconcilier ses deux meilleurs alliés du Moyen-Orient, sa médiation avait déjà permis la livraison de matériel militaire israélien à l’armée turque le mois dernier… Pour John Kerry cette réconciliation « contribuera aux progrès de la paix et de la stabilité dans la région ». Ce serait vrai s’il s’agissait vraiment de réconciliation.


Les effets immédiats en Turquie ont été l’acclamation d’une victoire et l’avalanche de revendications sans rien céder sur ses propres exactions. La municipalité d’Ankara installe des panneaux publicitaires sur ces excuses, Erdogan exige des sommes folles sans renoncer aux parodies de justice contre les militaires israéliens, de participer aux négociations avec les Palestiniens, annonce qu’il va se rendre à Gaza et qu’il n’est pas encore question de rétablir les relations diplomatiques ; un éventuel indemnisé clame vouloir donner ses indemnités putatives au Hamas et au Jihad islamique.


Erdogan rêvait d’excuses, Obama les lui a obtenues. Obama aussi avait rêvé, mais les rêves d’Obama et d’Erdogan ne sont pas les mêmes. John Kerry venu demander au Grand Turc de retarder sa visite prévue à Gaza s’est vu renvoyé dans les cordes sans ménagement.


Israël risque de payer la note, même le bénéfice diplomatique qui serait que les Nations voient ces résultats-là ne lui sera pas crédité. Question : que pouvait-on attendre du  lauréat 2010 du prix Kadhafi des droits de l’homme ?


Les Juifs ont hérité de l’Histoire une maladie grave : ils voudraient être aimés. La paix n’est pas seulement le silence des armes, ce que voudraient nous faire croire les diplomates. Les Etats n’ont pas d’amis, seulement des intérêts et des alliés. Mais, il n’est pas impossible que le gaz et le pétrole qui ont amenés tant d’amis à des tyrans parfois sanguinaires et toujours obscurantistes bouleversent la donne régionale en faveur d’Israël. En attendant Erdogan détruit l’OTAN de l’intérieur.

*Photo : IHH Humanitarian Relief Foundation/TURKEY.

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 10:42

 

 

Damascus Israeli Attack5.5.13 (Copier)

Destructions par des roquettes israéliennes à Damas.

 

 

Les deux fortes frappes d’Israël en Syrie en trois jours – la seconde prenant pour cibles les emblèmes du pouvoir d’Assad supervisant Damas depuis le Mont Qassioun – apparaissent faire partie d’un plan tactique mis au point par les Etats-Unis, Israël et deux puissances sunnites, la Turquie et le Qatar, afin de briser le bloc radical Téhéran-Damas-Beyrouth et, finalement, contraindre l’Iran à renoncer à ses aspirations à la bombe nucléaire.


C’est ainsi qu’il a été interprété par le Guide Suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei, Bachar al Assad et Hassan Nasrallah, alors qu’ils préparent leurs répliques aux attaques israéliennes.

 

 

Sans confirmer officiellement que ces frappes aient jamais eu lieu, Israël a insisté sur le fait que ses forces aériennes et ses roquettes visaient uniquement les armes iraniennes avancées, stockées en Syrie à destination du Hezbollah – et le Hezbollah lui-même. Ce message était conçu avec un objectif précis : il était destiné à soutenir l’argumentaire de Washington envers Moscou, qu’Israël ne dirigeait pas ses bombes et ses roquettes contre Assad et son armée – mais seulement la présence militaire iranienne et du Hezbollah en Syrie.

 

 

Mais cela n’a pas tout-à-fait marché de cette manière, parce que personne à Damas n’a pu fermer l’œil, dans la nuit du dimanche 5 mai, alors que les roquettes d’Israël faisaient trembler la ville, dans ce qu’on a décrit comme un tremblement de terre de magnitude 4, et qu'elles infligeaient de lourdes pertes – non pas aux brigades du Hezbollah combattant en Syrie [le journal koweitien al-Qabas mentionne au moins 13 membres du Hezbollah tués par les frappes israéliennes, le Hezbollah s'interrogeant sur la précision des renseignements israéliens pour les déloger], mais bien aux unités de l’élite de l’armée syrienne, positionnées autour du Mont Qassioun.

 

Les colonnes de feu et de fumée au-dessus de Damas sont passées à la vitesse de l’éclair à travers tous les écrans du monde entier, provoquant une grave perte de prestige pour le régime Assad et son armée.

 

 

Les responsables syriens n’ont, alors, rien pu faire de moins que de diffuser de terribles menaces de guerre, mais ils seraient bien embarrassés s'ils devaient aller plus loin. Lundi 6 mai, le dictateur syrien a formulé son prochain plan d’action, dans un message envoyé à Moscou : une troisième frappe israélienne déclencherait une réplique syrienne instantanée, a-t-il averti. Damas pourrait lâcher la bride aux organisations palestiniennes, pour mener des attaques contre Israël depuis le Golan syrien [NDLR : qu’il ne contrôle plus totalement-]. Ce que cela présage, selon nos sources militaires, c’est le lancement d’une guerre de harcèlement transfrontalière, mise sur pied par des soldats de Syrie et des membres du Hezbollah déguisés en combattants palestiniens. Cela si seulement Israël poursuit  ses assauts en Syrie.

 

 

Le porte-parole iranien du Ministère des affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, a déclaré lundi, que « les actes d’agression d’Israël contre la Syrie ne resteraient pas sans réponse, et que Tel Aviv subirait une réplique écrasante ».


Pendant ce temps, on peut s’attendre à ce que Washington cherche à prolonger l’opération israélienne en Syrie, vers la fin de mai, ou le début de juin, par d’autres opérations consistant à fournir des armes américaines aux rebelles syriens, pour qu'ils détruisent les installations aériennes de l’aviation syrienne et les sites de missiles, avec l’appui éventuel de frappes aériennes américaines, en provenance de Turquie, d’Europe et d’Israël. Barack Obama avait employé cette tactique pour renverser Mouammar Kadhafi, en Libye, il y a deux ans.

 

 

L’Administration Obama a fait le point sur le maintien de ces options, mises sous presse par les médias de lundi, après avoir dit, en réponse à une question sur les frappes aériennes israéliennes : « Israël est tout-à-fait justifié à préserver sa sécurité contre des armes avancées qui tomberaient entre les mains du Hezbollah ».

 

Selon les sources militaires de Debkafile : Puisque les rebelles syriens se font systématiquement terrassés et s’écroulent sous le poids écrasant de l’armée syrienne, appuyée par les troupes iraniennes et du Hezbollah, ainsi que par Moscou, en sous-main, alimenter les rebelles avec des armes supplémentaires pourrait bien ne plus être d’une grande utilité. C'est ce qui permet de penser que cela être l’option la moins probable des deux.

 

 

Et, simultanément, l’opération militaire d’Israël a altéré l’équation militaire, jusqu’à présent, favorable à la Syrie. Ainsi, le Président Barack Obama peut, à nouveau tenter de faire une proposition à Vladimir Poutine, visant à faire un effort conjoint pour mettre un terme à la guerre syrienne. Il ne serait même pas opposé à ce que des forces russes atterrissent en Syrie pour renforcer une solution en vue de l’arrêt des hostilités. Le Président américain n’a rien obtenu du tout, au cours de ses précédentes tentatives pour briser le front irano-syrien, appuyé par le Hezbollah – principalement, parce que ses tentatives étaient déjouées par la Russie.


Le 27 avril, avant le lancement de l’action israélienne contre la Syrie, l’adjoint au Ministre des affaires étrangères russe, Mikhaïl Bogdanov a forgé une nouvelle alliance russe avec le Hezbollah, à Beyrouth. C’était la réponse de Poutine à l’appel direct d’Obama, en vue d’un partenariat, dans un effort commun pour mettre fin au conflit syrien.

 

 

 

La réplique d’Obama a consisté à donner le feu vert à Israël pour frapper des cibles iraniennes et du Hezbollah en Syrie. Le fait qu’un « officiel des renseignements américains » ait prétendu qu’Israël n’avait pas prévenu Washington, avant de lancer son opération en Syrie ne tient pas la route. Le gouvernement Netanyahou peut bien s’être lancé, de son propre chef, dans une opération « justifiée » contre les armements sophistiqués iraniens à destination du Hezbollah, mais n’aurait pas pris le risque de frapper les troupes d’élite de l’armée syrienne sur le Mont Qassioun, sans, auparavant, tirer tout cela au clair avec l’Administration Obama.


Mais la nouvelle direction prise par les évènements, à présent, semble compromettre les plans de Washington, en vue d’un arrangement entre les superpuissances pour terminer l’effroyable crise syrienne. Les acteurs locaux, Khamenei, Assad et Nasrallah, sont prêts à s’emparer des commandes et à pousser l’Amérique et Israël de la place du conducteur.

 

 

Assad a prévenu Moscou, lundi, de son projet de guerre de harcèlement contre Israël, en utilisant des combattants palestiniens dans le rôle d’accrocheurs, pendant que l’Iran, la Syrie et le Hezbollah pointaient leurs batteries de missiles en direction d’Israël.

 

 

Après avoir pris le risque calculé que la Syrie serait trop occupée, à cause de sa propre guerre interne, pour pouvoir mener des représailles d’envergure, Israël a, néanmoins, placé, dimanche soir la région des frontières nord du pays, y compris la grande ville portuaire de Haïfa – et ses systèmes d’alerte précoce – au plus haut niveau d’alerte en cas de guerre, a fermé son espace aérien du nord du pays au trafic civil, pour quelques jours, positionné des batteries anti-missiles Dôme de Fer aux points les plus vulnérables et conseillé aux autorités locales de rester sur le qui-vive.

 

 

Toutes les parties concernées, de Washington à Moscou, en, passant par Jérusalem, Téhéran, Damas et Beyrouth attendaient, sur des charbons ardents pour voir qui se risquerait à faire le premier mouvement.

 
 

http://debka.com/article/22955/IDF-on-war-alert-Iran-Syrian-Hizballah-war-of-attrition-threatened-US-set-to-act-on-Syria

 

DEBKAfile Exclusive Analysis May 6, 2013, 12:05 PM (IDT)

 

Adaptation : Marc Brzustowski

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 14:18

 

Les avions de guerre israéliens bombardent des pays souverains !

Pizza Sprint à l'Israélienne. Qui en redemande? Allons, allons, Obélix, tu sais bien que tu es tombé dedans, quand tu étais petit...

Les attaques israéliennes ont visé trois objectifs en Syrie (diplomates)

 

http://www.lorientlejour.com

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AFP | 05/05/2013 | 13h13


L'armée israélienne a visé dans la nuit de samedi à dimanche trois objectifs militaires à l'ouest de Damas, a affirmé dimanche à l'AFP une source diplomatique à Beyrouth.

A Damas, l'agence officielle Sana a dénoncé une "attaque aux missiles contre le centre de recherches scientifiques de Jamraya", au nord-ouest de Damas, déjà visé par un raid israélien fin janvier.

Un diplomate à Beyrouth a ajouté, sous le couvert de l'anonymat qu'un important centre de munitions à proximité avait également été visé par les missiles israéliens.
En outre, l'armée israélienne a frappé la division 14, une unité de la défense anti-aérienne syrienne, à Saboura, près de l'autoroute Beyrouth-Damas à l'ouest de la capitale, a-t-il poursuivi.

"Ces raids ont fait de nombreuses victimes parmi le personnel militaire", a précisé le diplomate.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a fait état d'"explosions" au centre de recherches et de "possibles pertes humaines car des dizaines de membres des forces du régime s'y trouvaient".

L'attaque à Jamraya a été annoncée par les autorités syriennes et confirmée par un responsable israélien qui a affirmé qu'elle visait "des missiles iraniens destinés au Hezbollah", puissant mouvement chiite armé allié du régime de Bachar al-Assad. 
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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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