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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 22:09

 

 

 

 

 

 

 

kerry

Le Secrétaire d’Etat John Kerry

 

 

Le Secrétaire d’Etat américain John Kerry a obtenu l'adhésion du Premier Ministre israélien Binyamin Netanyahou et du Président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas, à son projet original de relancer les négociations de paix suivant deux voies : Israël avec les Palestiniens, plus Israël, pour la première fois de son histoire, se confrontant directement à la Ligue Arabe.


Ceci est révélé en exclusivité par Debkafile :


Ces deux voies seront poursuivies simultanément. Kerry affirme que des travaux supplémentaires doivent être réalisés, avant d’être en mesure de prévoir une date de lancement, mais il espère que les pourparlers pourront commencer dès cet été.


Cette formule a été conçue pour répondre aux objections fondamentales contre lesquelles il a buté, durant ce printemps, au début de son initiative visant à relancer les pourparlers de paix au Moyen-Orient.


Netanyahou a fait savoir que, même si le retrait du Plan de paix saoudien de 2002, qui a obtenu l’approbation de la Ligue Arabe, en tant qu’Initiative de Paix Arabe, ne constituait pas une précondition israélienne pour participer à des négociations de paix, les pourparlers déboucheraient rapidement sur une impasse, si l’exigence d’un retrait total israélien jusqu'aux lignes d’avant-1967, en échange de la paix et de relations normalisées avec le monde arabe, demeuraient sur la table.


Abbas pour sa part, a déclaré au Secrétaire d’Etat qu’une approbation Arabe explicite était impérative pour qu’il consente à un retour aux négociations de paix avec Israël, après deux ans d’immobilisme total.


En conséquence, Kerry a invité un groupe d’importants ministres des affaires étrangères arabes, chefs de la commission de suivi de l’Initiative de Paix Arabe, à se rendre en visite à la Blair House, la Maison de Réception officielle du Gouvernement américain, pour un débat approfondi sur tous les sujets ayant trait à la façon de bâtir une paix arabe avec Israël. Parmi ceux qui étaient présents, on trouve le Premier Ministre qatari Hamad bin Jassim, président de la Commission de Suivi de l’Initiative de Paix Arabe, le Président de la Ligue Arabe, Nabil al Arabi et le Ministre des Affaires étrangères palestinien Riyad al-Maliki.


Après avoir exposé devant eux les objections du Premier Ministre d’Israël au Plan de Paix saoudien, Kerry était en mesure de persuader les ministres arabes d’accepter la reformulation du Président Barack Obama qui propose, en l’échange d’un retour israélien aux limites de 1967, « des accords d’échanges mineurs de territoires comparables et mutuels ».


Obama a ajouté cet avenant afin de s’adapter « aux communautés en développement dans ce secteur ».


Netanyahou a déclaré à Kerry que, s’il parvenait à convaincre les ministres de la Ligue Arabe d’adopter cet avenant, il accomplirait alors une étape décisive en direction d’une avancée des négociations entre Israël et la Ligue Arabe, en vue d’une paix globale.


Alors que Kerry se préparait à informer le Dirigeant de l’AP qu’il avait obtenu « l’approbation Arabe » aux pourparlers sur deux voies simultanées, les Palestiniens se sont mis à envoyer des signaux mitigés : Mercredi soir, 1er mai, Abbas a déclaré que la proposition « d’échanges mineurs » était acceptable, suivi par Riyad al-Maliki qui insistait sur le fait que l’Initiative de Paix Arabe devait être acceptée comme elle s’était exprimée à moins d’amendements pleinement approuvés par la Ligue Arabe ».


Quoi qu’il en soit, il y a un peu plus d’optimisme à Washington qu’une percée dans le processus de paix paralysé jusqu’à présent soit, à nouveau, à portée de main. Le Vice-Président Joe Biden a appuyé la description de Kerry «  d’une discussion très positive très constructive », qui a s’est tenue à la Blair House cette semaine.


Selon des sources de premier plan, à Washington et Jérusalem, le Secrétaire d’Etat conduit son initiative, pratiquement, de son propre chef, sans avoir recours au florilège habituel d’Experts du Moyen-Orient. Il admet qu’il reste énormément de travail à accomplir avant d’être en mesure de déclarer que les deux voies de négociations sont prêtes à trouver leur propre rythme de croisière.


http://www.debka.com/article/22940/Exclusive-Kerry%E2%80%99s-plans-double-peace-track-Israel-vs-Palestinians-and-vs-Arab-League

DEBKAfile  Reportage Exclusif  2 mai 2013, 9:37 AM (GMT+02:00)

Adaptation : Marc Brzustowski.

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 09:35

 

 

 

 

 

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La frontière d’Israël avec la Syrie sur le Golan

 

 

 

Le rappel de milliers de (2.000) réservistes de l’armée israélienne, vers les frontières syrienne et libanaise, a commencé mardi 30 avril et se poursuivra jusqu’à la fin de la semaine, en préparation du lancement d’un exercice militaire sur ces frontières dimanche 5 mai prochain. On s’attend à ce que ces mesures fassent monter en flèche les tensions militaires entre Israël, l’Iran, la Syrie et le Hezbollah à Beyrouth.


La mobilisation par phases de réservistes de Tsahal est planifiée pour s’adapter progressivement au rythme donné par l’élan du Président Obama, en vue d’une éventuelle action militaire américaine contre les centres de stockage d’armes chimiques syrienne. Cette impulsion était claire, à travers les commentaires qu’il a fait mardi, selon lesquelles il avait besoin d’informations supplémentaires – et donc de plus de temps- afin de découvrir qui a utilisé des armes chimiques en Syrie et quand, avant de repenser « la gamme des options en vue d’une action dont il dispose en rayon ». - NDLR : elle pourrait se contenter, dans un premier temps, d’envoyer plus d’armes létales aux rebelles (avec risques accentués de circulation et revente- et d’envisager une zone d’exclusion aérienne -


Les sources militaires de Debkafile réfutent totalement les affirmations, disant que le Ministre de la Défense, Moshe Ya’alon n’avait pas été informé de cette mobilisation de Tsahal et de l’exercice prévu la semaine prochaine. Un officier supérieur a rejeté comme inimaginable l’idée que des mesures militaires d’une telle envergure et aussi importantes puissent être prises sans que le Ministre en ait connaissance.


Dans un discours télévisé, mardi soir, le dirigeant du Hezbollah a déclaré que les mouvements militaires israéliens sont inquiétants, mais qu’ils doivent être interprétés dans le contexte de la guerre syrienne. Il a lancé un avertissement aux rebelles : « Vous n’êtes pas en mesure de renverser le régime de Damas par des moyens militaires. La bataille est encore longue. Vous n’en verrez pas le bout. La Syrie a de vrais amis dans le monde, qui ne laisseront pas tomber la Syrie entre les mains d’Israël de l’Amérique ou d’Al Qaeda ».


Il faisait référence à l’Iran et à la Russie. Au même moment il a fait en sorte que le Hezbollah garde ses distances face aux mouvements de troupes israéliennes.


Ces trois parties impliquées –Israël, les Etats-Unis et le Hezbollah – semblent jouer la montre, avant de prendre des engagements militaires définitifs, en vue de la prochaine phase du conflit syrien.


http://www.debka.com/article/22938/Israeli-reserves-called-up-for-Syrian-Lebanese-borders-Military-drill-starts-Sunday

 

DEBKAfile Reportage Spécial 30 avril  2013, 10:37 PM (GMT+02:00)  

Adaptation : Marc Brzustowski.

 

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 07:43

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La gifle de Nasrallah à la Russie

http://www.lorientlejour.com/article/812617/la-gifle-de-nasrallah-a-la-russie.html

01/05/2013

 

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah
Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah

Liban Le leader chiite affirme que l’Iran et le Hezbollah pourraient intervenir directement en Syrie

Sur le même sujet

Dans une intervention télévisée, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a évoqué la situation dans la région, notamment la crise syrienne, appelant tous les protagonistes à orienter leurs efforts vers une solution politique qui, a-t-il dit, « est préférable en tous points à l’affrontement militaire, lequel, s’il se poursuit, deviendra extrêmement dangereux pour la région ».


Le dignitaire chiite, qui a préféré ne pas aborder cette fois-ci le dossier libanais, a axé son discours sur l’affaire du drone envoyé en Israël à partir du Liban, et sur la crise syrienne et ses répercussions régionales.


Évoquant l’envoi du drone, le chef du parti chiite a formellement démenti l’implication du Hezbollah sur ce plan, soulignant qu’Israël s’est dépêché de l’accuser sans véritablement apporter les preuves étayant ses accusations. Il en est de même pour certaines parties libanaises qui ont fait assumer au parti la responsabilité de cette initiative qui, a-t-il dit, fait actuellement l’objet de plusieurs hypothèses, dont aucune n’est véritablement fondée.
« D’ailleurs, il n’y a rien qui prouve que cet avion a été réellement envoyé. Je ne dis pas non plus que cela n’a pas eu lieu. Mais aucune preuve n’a été avancée à ce propos », a-t-il relevé.

 

(Reportage : Ces Libanais prêts à mourir pour le Hezbollah en Syrie...)


Le leader chiite a évoqué l’hypothèse selon laquelle ce serait les gardes révolutionnaires iraniens qui en seraient responsables, affirmant d’emblée que cette hypothèse « est fausse et irréaliste ».
Une autre hypothèse consiste à dire que ce serait l’œuvre d’une partie tierce « amie » du Hezbollah, palestinienne ou autre. « Mais il n’existe aucune indication encore dans ce sens », a affirmé Nasrallah.


Une troisième hypothèse consiste à dire qu’une partie adverse, mais non israélienne, serait à l’origine du drone, l’objectif étant de porter les accusations vers le Hezbollah dans l’espoir de provoquer une guerre entre le Liban et l’État hébreu. « Ceci est plausible mais non prouvé », a-t-il indiqué.


La quatrième hypothèse, enfin, fait assumer la responsabilité à Israël lui-même qui, « fort de ses réseaux actifs, aurait fait introduire le drone au Liban pour l’envoyer ensuite en Palestine ».
Hassan Nasrallah a ainsi prié ses adversaires libanais, notamment, à vérifier leurs informations avant de lancer des accusations en direction du parti. Et de conclure ce chapitre en mettant en garde tous ceux qui misent sur un éventuel affaiblissement du Hezbollah du fait des crises qui secouent la région, les invitant à déchanter et réitérant son conseil habituel à l’État hébreu en l’invitant à « ne pas sous-estimer la force et la détermination de la résistance ».
Sans jamais nier la participation des éléments du parti aux batailles dans certaines régions syriennes, le secrétaire général du Hezbollah a tenu à préciser que le nombre de victimes de son parti « est largement amplifié dans les médias », insistant sur le fait que le Hezbollah « n’a pas l’habitude de cacher ses martyrs ».


Selon lui, l’objectif derrière ce qui se passe en Syrie « ne consiste pas seulement à extirper ce pays de l’axe de la résistance ». « Le but est de détruire la Syrie et de l’épuiser pour la rendre totalement impuissante », a-t-il affirmé.
« Ce qui est actuellement demandé, c’est d’empêcher que ce pays continue d’avoir une influence régionale », a-t-il insisté, rappelant que les effets de ce conflit se feront ressentir « au Liban, en Palestine, en Jordanie, en Irak et en Turquie ».


S’adressant directement à l’opposition syrienne, le dignitaire chiite a assuré aux mouvements armés qui combattent le régime qu’ils ne pourront pas « faire chuter Damas » et qu’ils sont « incapables de faire chuter le régime par les moyens militaires quoi qu’en disent les médias arabes ».

 

 

(Pour mémoire : Le Liban dans le piège syrien, l'éclairage de Scarlett Haddad)

Une réponse implicite à Bogdanov
Pour la première fois, Hassan Nasrallah a laissé entendre que l’Iran et son parti pourraient intervenir directement dans le conflit, car les « amis de la Syrie », ne permettront pas la chute du régime de Bachar el-Assad. Ces propos, note-t-on, paraissent être une réponse indirecte au vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaël Bogdanov, qui a souligné explicitement, à l’issue de l’entretien qu’il avait eu à Meerab avec le leader des Forces libanaises, Samir Geagea, qu’il avait conseillé au Hezbollah de retirer ses combattants de Syrie, précisant que « les affaires internes d’un pays sont de la responsabilité du pays en question ».


Évoquant donc l’implication de son parti dans la guerre syrienne, Hassan Nasrallah a déclaré : « La Syrie compte dans la région de vrais amis qui ne permettront pas que ce pays tombe dans les mains des États-Unis, d’Israël ou des groupes takfiri » (les fondamentalistes sunnites).
« Il y a actuellement des experts iraniens qui sont en Syrie depuis des dizaines d’années, mais pas de forces militaires iraniennes car c’est maintenant le peuple syrien qui combat, a affirmé Nasrallah. Mais si la situation devenait plus dangereuse, des États, des mouvements de résistance et d’autres forces seraient dans l’obligation d’intervenir de manière efficace dans la confrontation sur le terrain. »


Évoquant la situation à Qousseir, le leader chiite a reconnu, pour la première fois, la participation de ses troupes aux côtés de l’armée syrienne. « Un grand nombre de combattants (de l’opposition) se préparaient à prendre le contrôle de villages habités par les Libanais. Aussi, était-il normal d’offrir toute l’aide possible et nécessaire pour épauler l’armée syrienne, les comités populaires (milices locales prorégime) et les habitants libanais », a-t-il dit, insistant sur l’idée que le parti ne « lâchera pas » les Libanais qui vivent dans cette région.

 

 

(Lire aussi : Les multiples messages de Bogdanov, l'éclairage de Scarlett Haddad)



Le mausolée de saydé Zeinab
Le chef du Hezbollah a par ailleurs mis en garde les opposants, plus précisément les groupes salafistes, contre toute tentative de détruire, à Damas, le mausolée de saydé Zeinab, fille du premier imam chiite, Ali ben Abi Taleb, et petite-fille du prophète Mohammad.


« Il y a actuellement des combattants qui se trouvent à quelques centaines de mètres du mausolée à Damas, a précisé Nasrallah. C’est un lieu de culte extrêmement important dans son symbolisme, d’autant que les groupuscules armés ont menacé de le détruire une fois qu’ils auront mis la main sur cette localité », a affirmé Nasrallah qui a prévenu des « répercussions extrêmement dangereuses » si l’édifice était détruit. « Afin d’éviter la discorde, les États qui financent les groupuscules salafistes sont invités à les dissuader de s’en prendre à ce haut lieu symbolique », a-t-il lancé.
Hassan Nasrallah a par ailleurs affirmé qu’il « ne restera plus les bras croisés » dans l’affaire des otages de Aazaz, accusant certaines parties « de ne pas désirer leur libération en attendant un timing politique plus approprié ».


Réitérant la nécessité de ne pas voir la crise syrienne transposée au Liban, le chef du Hezbollah a dénoncé la participation de certains groupuscules libanais dans les affrontements à Qoussair. « Nous connaissons leurs noms. Mais nous n’avons pas réagi pour autant parce que nous nous sommes engagés à épargner au Liban tout conflit », a-t-il dit. Et de lancer un dernier cri exhortant les États influents à œuvrer ensemble en vue de la cessation de la guerre en Syrie.

 

 

Lire aussi

« Plus que jamais », Paris encourage Beyrouth à tenir bon face à la crise syrienne

 

Pour mémoire

« Les brigades des hommes libres de la Békaa » pour faire face aux combattants du Hezbollah

 

À Abra, des futurs « moujahidine » motivés, mais peu préparés

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 18:45

 

 

 

 

 

 

 

 

La crédibilité de l'Occident mise a défi : France et Etats-Unis ont annoncé des "lignes rouges" en cas d'utilisation d'armes chimiques. En réalité, une opération serait extrêmement complexe, nécessitant 75 000 hommes au sol. Des bombardements de sites seraient aléatoires et dangereux, du fait de l'instabilité des produits toxiques concernés. Se "débalonner" face à la Syrie et, directement, face à l'Iran signerait la fin de toute dissuasion un tant soit peu sérieuse.... A trop parler on se retrouve, un beau jour face au fait accompli.  


Obama confirme l'utilisation d'armes chimiques en Syrie

 

link

 
OLJ/Agences | 30/04/2013

 

Le président américain Barack Obama lors d'une conférence de presse, le mardi 30 avril 2013, à la Maison Blanche. AFP PHOTO / Saul LOEB
Le président américain Barack Obama lors d'une conférence de presse, le mardi 30 avril 2013, à la Maison Blanche. AFP PHOTO / Saul LOEB

 

Syrie Moscou interdit le survol du territoire syrien à son aviation civile ; au moins 13 morts dans un nouvel attentat à Damas.

Des armes chimiques ont bien été utilisées en Syrie mais des questions subsistent, a déclaré mardi Barack Obama, répétant que le recours à ce type d'armes changerait la donne du conflit.
"Nous avons maintenant des preuves que des armes chimiques ont été utilisées en Syrie, mais nous ne savons pas par qui ni quand, ni comment", a expliqué le président américain lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche.

 

Les Etats-Unis "reverront" leur position sur la Syrie s'il est prouvé que le régime de Damas a utilisé des armes chimiques contre les rebelles, a ajouté M. Obama. Il a cependant mis en garde contre la prise de décisions hâtives sur ce dossier en l'absence de faits précis et concrets. "Je dois être certain d'avoir tous les éléments. C'est ce que le peuple américain est en droit d'attendre".

 

Lundi, M. Obama a communiqué à son homologue russe Vladimir Poutine l'"inquiétude" des Etats-Unis au sujet des armes chimiques détenues par le régime syrien.

 

(Repère :  Armes chimiques : les défis de l’enquête de l’ONU)

 

De son côté, le secrétaire à la Défense Chuck Hagel a indiqué que les Etats-Unis "continuent d'évaluer" si ces armes ont été utilisées par le régime "Nous continuons d'évaluer ce qui s'est passé, quand et où, avec nos alliés et nos agences du renseignement", a déclaré le chef du Pentagone lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue japonais, Itsunori Onodera.

Jeudi dernier, les Etats-Unis ont reconnu pour la première fois que le régime syrien avait probablement utilisé ses armes chimiques, tout en soulignant que leurs renseignements n'étaient pas suffisants pour avoir la certitude que Damas avait franchi la "ligne rouge" tracée par le président Barack Obama.

 

Interrogé sur les actions qu'entreprendrait Washington, le ministre américain a appelé à "attendre d'avoir les faits". "Mon rôle et ma responsabilité sont de présenter au président des options face à toute situation. Je ne spéculerai pas sur ce que sont ces options, ni ne les discuterai en public", a-t-il dit. Le porte-parole de la Maison Blanche avait réaffirmé vendredi que "toutes les options sont sur la table" si le recours au sarin est confirmé, celles-ci n'étant "pas seulement" de nature militaire.

 

Lundi, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, avait déjà déclaré que la France "n'a pas de certitude" sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie. " Il y a des indices qui ont été donnés par les Anglais, aussi par les Américains. Nous, nous sommes en train de vérifier cela", a affirmé M. Fabius sur la radio Europe 1.

 

 

Moscou interdit le survol de Syrie

Réagissant avec célérité à deux tirs de missiles sol-air lundi en direction d'un avion de ligne russe qui survolait la Syrie avec environ 200 passagers à son bord, Moscou, principal allié du régime de Bachar el-Assad, a, par ailleurs, décidé, mardi, d'interdire le survol de ce pays à son aviation civile.

 

"Compte tenu de la situation actuelle, l'agence fédérale du transport aérien estime que les intérêts commerciaux ne peuvent pas primer sur la sécurité des personnes qui utilisent les services des compagnies aériennes russes", a indiqué l'agence fédérale russe de l'aviation Rosaviatsia dans un communiqué.

 

Le ministère russe des Transports avait indiqué lundi qu'un avion de la compagnie aérienne russe NordWind Airlines reliant Charm-el-Cheikh (Egypte) à Kazan (800 km à l'est de Moscou) avait été la cible de tirs dans l'espace aérien syrien le 29 avril. L'avion, qui revenait d'une station balnéaire en Egypte, un pays très fréquenté par les touristes russes, s'est posé à Kazan comme prévu sans avoir subi de dommage.

 

 

Nouvel attentat à Damas

Damas a en outre été ensanglantée par un nouvel attentat perpétré à une heure de grande affluence. Près de 24 heures après un attentat qui avait visé sans l'atteindre le Premier ministre Waël al-Halaqi, une voiture piégée a explosé à Marjé, un quartier commercial dans le coeur de Damas, où se presse chaque jour une foule dense dans les boutiques de vêtements et de nourriture.

 

 

 

La place Marjé, à Damas, où un nouvel attentat a été perpétré le 30 avril 2013.

REUTERS/Khaled al-Hariri

 


"Le lâche attentat terroriste, qui a visé le centre commercial et historique de Damas, a fait selon un bilan provisoire 13 martyrs et plus de 70 blessés, dont certains dans un état critique", a affirmé sur place le ministre de l'Intérieur Mohammad Al-Chaar, qui a été grièvement blessé à deux reprises dans des attentats. "Il s'agit de la réponse aux victoires remportées par les forces syriennes sur le terrain contre le terrorisme", a ajouté ce ministre, cité par la télévision officielle. Le régime qualifie de "terroristes" les rebelles.

 


L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui bénéficie d'un large réseau de militants, médecins et avocats sur le terrain, a, de son côté, fait état de "14 tués -neuf civils et cinq membres des forces de l'ordre- dans un attentat à la voiture piégée près de l'ancien siège du ministère de l'Intérieur".

 

 

"Est-ce cela la liberté qu'ils réclament?"
"Quelle faute avons-nous commise? J'allais à mon travail. Regardez les cadavres. Est-ce cela la liberté qu'ils réclament?", a déclaré un homme d'un quarantaine d'années interrogé par la télévision syrienne.

La télévision officielle a montré deux corps gisant sur la chaussée, une fumée grise s'élevant du lieu de l'explosion, alors que des pompiers tentaient d'éteindre les incendies provoqués par l'attentat.
Plusieurs voitures étaient calcinées. Les vitres du bâtiment du ministère de l'Intérieur ont été soufflées et un ensemble commercial, dénommé Bourj Dismshiq, a été dévasté.


Dans une lettre, le ministère syrien des Affaires étrangères a "demandé une nouvelle fois au Conseil de sécurité de l'ONU de prendre une position ferme contre le terrorisme".

 

Parallèlement, l'armée de l'air a bombardé le quartier de Jobar à Damas, les provinces de Homs (centre), Raqa (nord), Lattaquié (nord-ouest), de Damas et d'Idleb (nord-ouest) et la périphérie de l'aéroport de Mennegh, au nord d'Alep, que les rebelles tentent de prendre, tuant 15 insurgés.

Les violences ont causé lundi la mort de 159 personnes -36 soldats, 65 rebelles et 58 civils, selon l'OSDH.

 

Dans ce contexte de violences, le travail des journalistes sur le terrain est chaque jour un peu plus périlleux.Un journaliste italien est ainsi porté disparu depuis une vingtaine de jours. Domenico Quirico, qui travaille pour le quotidien italien la Stampa, était entré en Syrie clandestinement en provenance du Liban le 6 avril. Tout contact avec lui a été perdu depuis un message téléphonique remontant au 9 avril.
Selon Reporters sans frontières (RSF), sept journalistes sont portés disparus en Syrie, tandis que 23 autres ont été tués depuis le début du conflit en mars 2011, de même qu'au moins 58 citoyens-journalistes.

 

Reportage

À Damas, la vie continue pour l’élite pro-Bachar

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 08:48

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un Israélien a été tué par un terroriste qui lui a volé son arme, à la Jonction de Tapach ; l’agresseur a ouvert le feu contre les officiers des gardes-frontières, qui ont répliqué à ses tirs et l’ont modérément blessé.

Itamar Fleishman

 

Publié le : 

30.04.13, 08:43 / Israel News

 

 

 

 

Un Israélien de 32 ans a été assassin, mardi matin à un poste d’auto-stop site à la jonction de Tapuah en Judée-Samarie. La police du sous-district de Shaï a déclaré que le terroriste a tiré et tué l’Israélien après li avoir dérobé son arme. Le terroriste a commencé à ouvrir le feu contre les officiers des garde-frontières qui ont répliqué, le blessant modérément.


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Des soldats sur la scène de crime (Photo: servicesz de secours de Judée et Samarie )

 

Le porte-parole du Magen David Adom, Meidan Ben Yoash a affirmé que l’Israélien a été déclaré mort aprs qe les efforts pour le ranimer sont restés vains.


 Le MDA a déclaré que la victime avait été poignardée au poumon. Le terroriste a été évacué vers le Centre médical Rabin de Petah Tikva.


“Un terroriste armé d’un couteau a attaqué un résident des implantations à un poste d’auto-stop et l’a gravement blesse. Il a, apparemment, dérobé l’arme de la victime et tiré sur les garde-frontières positionnés à proximité. Les garde-frontières ont répliqué et neutralisé le terroriste », a dit un porte-parole des garde-frontières.

 

 

 

En janvier, un jeune Israélien de 17 ans a été poignardé à un autre point d’auto-stop de la Jonction de Tapuach. Il a subi des blessures de légères à modérées. Le terroriste, un homme d’une vingtaine d’années, de Ramallah, a été appréhendé.


http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4374044,00.html

 

Adaptation : Marc Brzustowski.

 

 

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 19:31

 

 

 

 

 

 

 

 

29/04/2013

http://www.lorientlejour.com

 

A Rachaya au Liban, sur la route menant au poste frontière de Masnaa, des résidents brandissant les drapeaux syriens de l'opposition bloquent un convoi dont ils estiment qu'il transporte du diesel pour le compte du gouvernement syrien. REUTERS/Shawky Haj
A Rachaya au Liban, sur la route menant au poste frontière de Masnaa, des résidents brandissant les drapeaux syriens de l'opposition bloquent un convoi dont ils estiment qu'il transporte du diesel pour le compte du gouvernement syrien. REUTERS/Shawky Haj

 

Liban-Syrie Le PNL et les Kataëb célèbrent l’anniversaire du retrait syrien.

La fatwa des cheikhs Assir et Rafeï appelant les jeunes sunnites à aller pratiquer le jihad en Syrie face au régime et ses alliés dont le Hezbollah a fait des émules. Dans la nuit de samedi, un communiqué portant la signature des « Hommes libres de la Békaa » a mis en garde le parti de Dieu « de mener aucun mouvement hostile au peuple syrien ». « Après l’ingérence directe du Hezbollah en Syrie sur les ordres du régime iranien, et sous de multiples faux prétextes, et devant la passivité de l’État libanais et de l’armée libanaise, nous annonçons la formation de la brigade des Hommes libres de la Békaa pour arrêter ces interventions, même si cela doit transposer le conflit en territoire libanais », a affirmé le communiqué, qui a appelé les membres de l’armée libanaise « contrôlée par le Hezbollah », à rester aux aguets contre toute tentative d’opposer la troupe aux sunnites du Liban, « même s’il faut pour cela déserter cette institution ». Les auteurs du communiqué, précédé par un verset coranique, ont indiqué qu’ils ne sont point « des terroristes ou des initiateurs de discorde ».


Il est à noter que le Hezbollah a en effet commémoré hier, lors d’une cérémonie au Liban-Sud, la mort de Mohammad Jawad Nassif Zein, mort au combat en Syrie. Le président du Conseil exécutif du parti, Hachem Safieddine, a indiqué à cette occasion que « le projet américain en Syrie concorde avec sa volonté de semer la discorde au Liban, mais aussi en Iraq, en Tunisie, en Égypte et en Palestine ». « Il est tout naturel que nous nous opposions à ce projet, et la Résistance est toujours prête à se défendre », a-t-il dit, affirmant que « notre position à l’égard de ce qui se passe en Syrie prend sa source de notre volonté de préserver la cause palestinienne, et l’unité de la oumma, sans aucune motivation à caractère confessionnel ».

 

(Pour mémoire : À Abra, des futurs « moujahidine » motivés, mais peu préparés)


La menace des « Hommes libres de la Békaa » contre le Hezbollah intervient alors que les incidents à la frontière libano-syrienne continuent de se produire, sans grande intervention de la part de l’État. Hier, au point de passage frontalier de Masnaa, des manifestants ont tenté, pour la énième fois, d’empêcher des camions-citernes chargés de mazout de se rendre en Syrie, menaçant de mettre le feu aux véhicules. Dans la région frontalière de Chamsine, dans la Békaa, à deux kilomètres de la Syrie, un étudiant a été tué et un autre blessé par des tirs syriens. Les deux jeunes hommes ont été touchés alors qu’ils tournaient un documentaire dans la région.


Le brasier syrien continue donc de faire des victimes parmi les citoyens libanais, et les réfugiés syriens affluent toujours, sans supervision aucune de la part de l’État libanais. 444 000 réfugiés syriens seraient déjà présents au Liban, la plupart au Nord, selon le rapport hebdomadaire du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, qui œuvre pour assurer un habitat, des services sanitaires et éducatifs pour les réfugiés et leurs enfants.

 

(Lire aussi : Les « conseils » de Bogdanov au Hezbollah parviendraient-ils à débloquer la crise ?)

Les évêques kidnappés
Sur un autre plan, l’enlèvement des évêques Yazigi et Ibrahim, en Syrie, était au centre des homélies de la fête des Rameaux, célébrée hier par les communautés orthodoxes. Le patriarche Yohanna X Yaziji, qui a présidé la messe à Balamand, a déclaré que « sa communauté aspirait à la paix et à vivre en harmonie avec tous ses compatriotes ». Déplorant la prise en otages des deux évêques, il a rappelé que « nous sommes des hommes de paix, d’amour et de dialogue et nous refusons toute forme de violence ». Pour sa part, le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Élias Audi, a déclaré que « l’enlèvement de tout individu est refusé puisque Dieu a créé les hommes libres, à son image ». « Comment donc si l’otage était un évêque, prônant l’amour, le sacrifice et la tolérance », s’est-il interrogé. Enfin, le patriarche grec-catholique, Grégoire III Lahham, a exprimé sa solidarité avec ses frères orthodoxes, espérant « la libération rapide des deux évêques d’Alep ».

Le PNL commémore le retrait syrien de 2005
Par ailleurs c’est pour célébrer l’anniversaire du retrait de l’armée syrienne du Liban, en 2005, que le Parti national libéral (PNL) a tenu samedi une cérémonie à Nahr el-Kalb, lors de laquelle les participants ont levé le voile sur une plaque commémorative. La commémoration a réuni les cadres du parti, des étudiants, le chef du PNL Dory Chamoun, l’ancien député et cadre du courant du Futur Moustapha Allouche et de nombreux partisans.
Lors de son allocution, le député Chamoun a indiqué que « l’armée syrienne avait occupé le Liban afin de le contrôler », mettant l’accent sur les contradictions entre les positions libanaises et les objectifs syriens. « Les Libanais doivent resserrer les rangs, et édifier un État moderne renforcé par ses institutions militaires, dans le but de mettre fin aux différentes occupations », a-t-il dit, appelant à respecter les droits de l’homme dans le pays.
De son côté, M. Allouche a estimé que « le cauchemar de l’occupation syrienne est révolu », rappelant que « cette tutelle n’aurait pas pu s’instaurer si les Libanais ne l’avaient pas permise ». Il a aussi souhaité qu’« une plaque commémorative du retrait iranien soit bientôt dévoilée », félicitant le PNL pour la réouverture du bureau du parti à Tripoli.
Le chef de l’organisation estudiantine du PNL, Simon Dergham, a pour sa part salué les détenus libanais en Syrie, appelant à leur libération, déclarant enfin que « nous comprenons que des forces étrangères désirent occuper le Liban, mais nous ne comprenons pas qu’une composante libanaise telle que le Hezbollah tente au quotidien d’occuper nos idées, notre souveraineté notre sécurité et notre culture ».

 

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Moscou plongé malgré lui dans les méandres de la politique libanaise

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 09:48

 

 

 

 

 

 

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Drone du Hezbollah

 

 

Dans un remarquable retournement de situation, le Secrétaire à la Défense Chuck Hagel a déclaré, à Abu Dhabi, jeudi après-midi, 25 avril, que la communauté du renseignement américain pense que le gouvernement syrien a employé des armes chimiques contre son propre peuple, déterminant, selon « plusieurs niveaux de confiance », que les forces du Président Bachar al Assad ont utilisé l’agent innervant du Sarin contre des civils et des forces combattant pour le renversement d’Assad du pouvoir.


La Maison Blanche est, actuellement, en train d’informer le Congrès sur cette utilisation des armes chimiques, a dit Hagel, quelques heures après avoir exprimé des réserves sur cette évaluation, faite mardi, par l’officier supérieur du renseignement militaire israélien, le Général de Brigade Itaï Brun, affirmant que le régime d’Assad avait, bel et bien, commencé à mettre la guerre chimique en pratique.  


Un peu plus tôt, ce jeudi, des avions israéliens F-16 ont abattu un drone du Hezbollah, à 8 kms au large des côtes du grand port d’Haïfa. Il volait vers le sud en provenance du Liban. Des témoins, présents sur le Mont Carmel de Haïfa, ont pu observer les traînées de fumée des chasseurs israéliens et entendre des roquettes exploser. Des navires de la marine israélienne sont sortis pour rechercher des débris en Mer Méditerranée.


Le porte-parole de l’armée israélienne a diffusé une déclaration : « Une tentative, de la part d’un véhicule aérien sans pilote, d’entrer dans l’espace aérien d’Israël a été déjouée. Le drone a été identifié alors qu’il volait depuis le nord, passant au-dessus des côtes du Sud Liban et poursuivant plus au Sud. Il a été suivi à la trace, jusqu’à ce qu’il soit abattu par des avions de combat israéliens et des hélicoptères d’attaque israéliens.


Ils sont entrés en action après que le drone ait été identifié comme ne provenant pas d’une source alliée. Les forces aériennes ont, alors reçu l’ordre de l’abattre ».


Le Premier Ministre Binyamin Netanyahou a déclaré : “Nous considérons comme extrêmement grave cette tentative de violer nos frontières et continuerons à les garder et à veiller à la sécurité de nos citoyens ». Il a ajouté : « Nous observons les évènements en Syrie et au Liban avec une extrême préoccupation. La Syrie vole en éclats et le Liban est instable. Ces deux endroits posent deux types de menace à Israël que nous ne puissions prendre en considération – tous deux provenant de Syrie. Le premier concerne le transfert éventuel d’armements sophistiqués à des organisations terroristes et le second, les tentatives des terroristes de faire des percées à travers nos frontières et d’attaquer nos villes et villages. Israël se tient prêt à contrer et agir contre toutes les menaces venues de Syrie ou du Liban, par mer, air et par terre ».  


Debkafile ajoute : le drone, qui a été lancé depuis la côte libanaise de Sidon, vers les côtes israéliennes, n’était que le premier mouvement d’un plan plus vaste. Juste au moment où la guerre civile syrienne est déjà en train de déborder au Liban et menace de percer à travers une autre frontière, à l’intérieur de la Jordanie il existe des plans mis sur pied pour répandre la violence en Israël.


L’intrusion du drone du Hezbollah, déjoué par les forces aériennes israéliennes et les tirs répétés, depuis le côté syrien du Golan n’étaient que les prémisses de bien d’autres attaques à venir. Bachar al Assad de Syrie, le Hezbollah et l’Iran n’auront de cesse de repousser toute intervention des Etats-Unis, d’Israël de la Jordanie ou de la Turquie – même si une intervention étrangère est déjà présente, matérialisée par l’envoi de 3000 commandos du Hezbollah, combattant avec l’armée d’Assad, dans les zones de Qusayr et Damas.


http://www.debka.com/article/22924/White-House-to-Congress-Assad-has-used-chemical-weapons-Israeli-jets-down-Hizballah-drone-opposite-Haifa  

 

DEBKAfile  Reportage Spécial   25 avril 2013, 6:56 PM (GMT+02:00)

Adaptation : Marc Brzustowski.

 

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 10:57

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.lorientlejour.com

 

 

Une carte de membre du Hezbollah exhibée hier par les rebelles, pour prouver la participation des miliciens du parti chiite aux combats en Syrie. Photo Facebook
Une carte de membre du Hezbollah exhibée hier par les rebelles, pour prouver la participation des miliciens du parti chiite aux combats en Syrie. Photo Facebook

 

Les rebelles établissent, preuve à l'appui, la participation du Hezbollah aux combats de Qousseir.

L’Armée syrienne libre (ASL) a rejeté hier les appels des cheikhs salafistes Ahmad el-Assir et Sélim el-Raféi en faveur du jihad en Syrie contre le régime Assad et les miliciens du Hezbollah, qui l’épaulent sur le terrain.


« Nous apprécions beaucoup l’aide que vous souhaiteriez nous apporter. Cependant, nous soulignons sans laisser aucune place au moindre doute que nous n’avons pas besoin de combattants de l’extérieur de la Syrie. Nous avons suffisamment de combattants vaillants et déterminés (...) », a indiqué l’état-major de l’ASL dans un communiqué publié hier matin. « Nous appelons nos frères au Liban de cesser de lancer des appels à la mobilisation à l’heure actuelle pour ouvrir la voie aux efforts politiques et empêcher le régime agresseur et les milices du Hezbollah d’entraîner la Syrie et la région dans une guerre latérale, ainsi que pour leur ôter tout prétexte leur permettant de commettre davantage de crimes et de massacres contre nos frères en Syrie », a noté le communiqué de l’ASL, appelant à « la fin de l’ingérence étrangère de toute part ». « Nous remercions nos proches au Liban : la liberté à laquelle aspirent vos frères en Syrie mettra certainement fin à l’occupation par Assad et sa clientèle de votre pays le Liban, et nous vivrons ensemble libres au sein de deux pays frères », note enfin le communiqué.


De son côté, le coordinateur politique et pour les médias de l’ASL, Louaï Moqdad, a appelé les Libanais « à ne pas se laisser entraîner par des appels grandiloquents et suspects à la mobilisation pour se battre en Syrie ». « Cela ne sert que le régime criminel et la milice du Hezbollah dans leur objectif de semer la discorde, a-t-il souligné. Cela donne aussi aux mercenaires du régime des prétextes supplémentaires pour nous massacrer. En tant que commandement militaire suprême de l’ASL, nous les remercions mais nous rejetons tout appel au jihad en Syrie et nous rejetons toute présence de combattants étrangers, quelle que soit leur provenance, a également déclaré M. Moqdad dans un entretien à l’AFP. Nous avons dit à plusieurs reprises que nous manquons en Syrie d’armes et non d’hommes », a-t-il ajouté.

 

(Pour mémoire : Le Liban dans le piège syrien, l'éclairage de Scarlett Haddad)

Réactions
Au plan interne, les efforts politiques sont déployés pour minimiser l’impact de l’appel des deux cheikhs salafistes. Outre l’appel du président de la République Michel Sleiman et les « conseils » du Premier ministre sortant Nagib Mikati, certains cheikhs sunnites ont relativisé la portée de la fatwa des cheikhs Assir et Raféi. De son côté, le ministre sortant de l’Intérieur, Marwan Charbel, s’est dit confiant que « les fatwas appelant au jihad, qui sont pour leurs auteurs une manière de prouver qu’ils existent, vont bientôt s’arrêter », appelant, dans un entretien à la MTV, tous les Libanais à « suivre la politique de distanciation ». Il s’est cependant montré fort évasif concernant la participation du Hezbollah aux combats en Syrie, en se contentant de dire : « Il n’est pas le seul à le faire. »


Du côté du 8 Mars, outre l’ancien président Émile Lahoud et ses hôtes Fayez Chokr (Baas) et Hassan Yaacoub (Amal), qui ont abondé dans la rhétorique du régime syrien, le député Hussein Moussawi (Hezbollah) est monté au créneau hier pour accuser « les alliés de l’Amérique et de l’Europe d’empêcher tout dialogue et de provoquer la poursuite des massacres en Syrie, dans l’intérêt de l’entité sioniste ». « Pourquoi ne demandez-vous pas à vos amis, les Américains, de donner des ordres aux mercenaires pour qu’ils cessent de bombarder al-Qasr et le Hermel, où femmes, enfants et hommes se sacrifient pour l’honneur de la oumma et son caractère sacré dans la lutte ouverte contre les sionistes occupants et les amis exceptionnels de vos amis américains ? s’est-il interrogé. Pourquoi ne demandez-vous pas à vos chers Américains de lancer un ordre du jour immédiat en faveur de la libération des pèlerins et croyants enlevés entre la Syrie et la Turquie, en dépit de toutes les valeurs humaines et des droits de l’hommes ? » a ajouté Hussein Moussawi dans le cadre d’une diatribe contre le 14 Mars et les rebelles syriens.


Du côté du 14 Mars, l’ancien député Misbah Ahdab a déploré la participation du Hezbollah aux combats en Syrie, qui rend difficile la possibilité d’empêcher un autre camp de s’ingérer directement dans les affaires syriennes. M. Ahdab a mis en garde contre une déstabilisation générale du pays si la politique de distanciation n’est pas appliquée. « L’utilisation des institutions de l’État au service du régime syrien provoquera des réactions. Nous appelons le Hezbollah à revoir sa politique d’ingérence et souhaitons que la frontière soit bien contrôlée dans les deux sens », a souligné M. Ahdab.


D’autres députés et courants du 14 Mars ont eux aussi condamné le comportement du Hezbollah, notamment les députés Assem Araji (Zahlé), Imad el-Hout (Jamaa islamiya) et la Gauche démocratique. M. Araji a notamment appelé les tribus chiites de Baalbeck à faire pression sur le Hezbollah pour qu’il renonce à son aventure syrienne.
Mais le véritable réquisitoire contre l’ingérence militaire du Hezbollah en Syrie est venu hier soir de l’ancien secrétaire général du Hezbollah, cheikh Soubhi Toufayli.


Sur le terrain syrien, les combats se poursuivent à Qousseir, où les rebelles ont réussi hier à établir, preuves à l’appui, la participation de miliciens du Hezbollah. À la suite d’une opération qui aurait visé un cadre supérieur du parti chiite, les rebelles ont exhibé la carte de membre du parti et la carte d’identité d’un combattant du Hezbollah, Mohammad Hassan Moqdad, originaire de la Békaa. Par ailleurs, quatre familles et pas moins de 450 Syriens ont fui la région de Qousseir vers Ersal et Wadi Khaled, tandis que cinq obus sont tombés sur des villages du Akkar sans faire de victimes.

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 19:51

 

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry avec son homologue turc Ahmet Davutoglu. HAKAN GOKTEPE/AFP
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry avec son homologue turc Ahmet Davutoglu. HAKAN GOKTEPE/AFP

 

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DIPLOMATIE Le secrétaire d'Etat américain invoque un moment "critique" pour l'avenir du processus de paix israélo-palestinien.

Au lendemain de la réunion à Istanbul des pays du groupe des Amis de la Syrie, Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a repris son bâton de pèlerin dimanche pour tenter de ranimer la flamme des discussions de paix entre Israël et les Palestiniens, engluées depuis plusieurs années.

 

Au cours d'une rencontre avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, à qui il veut redonner un rôle d'interlocuteur incontournable sur la scène régionale, le chef de la diplomatie américaine a voulu désamorcer la tension suscitée au sein des Palestiniens par sa visite annoncée à Gaza en mai.

 

Ce déplacement dans l'enclave gouvernée par le mouvement islamiste Hamas n'est pas du tout du goût du président palestinien Mahmoud Abbas, chef de la faction rivale du Fateh, qui a jugé qu'il attisait les divisions entre les Palestiniens.

 

A l'issue d'un entretien avec M. Erdogan, M. Kerry a indiqué lui avoir fortement suggéré d'ajourner son projet. "Nous pensons réellement qu'il serait mieux de retarder (cette visite) et qu'elle ne devrait pas avoir lieu en ce moment pour différentes raisons", a-t-il déclaré devant la presse.

"Nous pensons que le moment est particulièrement critique", a ajouté le responsable américain, "nous jugeons qu'il serait plus utile d'attendre des circonstances favorables".

 

Après l'avoir annoncée puis ajournée à plusieurs reprises, M. Erdogan a confirmé au début du mois son intention de se rendre à Gaza afin, a-t-il plaidé, "d'aider" à la levée de l'embargo et du blocus décrété par Israël sur l'enclave palestinienne.

 

Au cours de son entretien avec le Premier ministre comme au cours de ses discussions tout le week-end avec son homologue Ahmet Davutoglu, John Kerry a également insisté sur "l'importance" que revêt aux yeux des Etats-Unis la normalisation des relations entre la Turquie et Israël.

Tous deux "ont été très constructifs et extrêmement désireux d'apporter leur aide à ce processus et ils l'ont déjà prouvé", s'est réjoui le chef de la diplomatie américaine.

 

(Pour mémoire: Netanyahu et Erdogan soldent le contentieux de "la flottille de la liberté")

 

A la demande pressante du président Barack Obama, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a présenté il y a un mois ses excuses à la Turquie pour la mort de neuf militants pro-palestiniens turcs en 2010 lors d'un raid israélien contre une flottille humanitaire en route pour Gaza.

Jusque-là catégoriquement rejeté par M. Netanyahu, ce geste a mis un terme à trois ans de brouille entre les deux pays.

 

Premier signe de ce réchauffement, une délégation israélienne est attendue lundi à Ankara pour ouvrir des négociations avec la Turquie sur l'indemnisation des victimes turques de l'incident de 2010, dont l'intransigeance laisse présager de multiples difficultés.

 

Au cours de sa précédente visite en Turquie il y a deux semaines, M. Kerry avait clairement annoncé son intention de faire de la Turquie un acteur de la relance du processus de paix entre Palestiniens et Israéliens, un scénario sèchement et immédiatement rejeté à Tel-Aviv.

 

En plus de pousser les feux de la réconciliation turco-israélienne, le secrétaire d'Etat américain a profité de son séjour stambouliote pour s'entretenir une nouvelle fois avec M. Abbas. Au menu de cet entretien, "la manière de faire revenir les deux parties à la table des négociations", selon les termes d'un diplomate du département d'Etat.

 

M. Kerry n'a pas été très disert devant la presse sur cet échange, se contentant de le qualifier de "très productif".

 

Washington travaille ainsi à un projet de relance de l'économie palestinienne pour tenter de rétablir la confiance entre les deux parties, faute d'avoir enregistré des progrès pendant la dernière tournée de M. Kerry dans la région.

 

Avant de mettre le cap sur Bruxelles, le chef de la diplomatie américaine s'est dit persuadé dimanche que M. Abbas trouverait un bon successeur au Premier ministre palestinien démissionnaire, Salam Fayyad. Malgré ce contretemps, il s'est dit déterminé à "poursuivre ses efforts" en faveur de la paix.

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 18:39

 

 

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Qassem Kassir

18 Avril 2013

Le Hezbollah perçoit le conflit syrien comme existentiel, selon une source.  

 

Le Hezbollah et d’autres pouvoirs chi’ites régionaux importants ont adopté une position selon laquelle le conflit en Syrie est existentiel pour eux, certaines sources ont-elles confié à Qassem Kassir, contributeur de Now Lebanon.

Kassir a écrit, jeudi (18/04) que de hautes personnalités en Iran, au sein du Hezbollah et d Mouvement Amal libanais, autant les partis chi’ites irakiens pensent que “leur défense d régime syrien ne se limite plus à des raisons religieuses et aux villes syriennes habitées par des Chi’ites, sur la frontière libano-syrienne, mais qu’il s’agit, plutôt, de la défense de la résistance et de la région », bien qu’ils doivent encore rendre publique cette position.

Des sources, proches du Hezbollah, prétendent que les “rumeurs à propos de la réticence des dirigeants du parti, en ce qui concerne l’engagement dans les combats en Syrie ne sont pas fondées”

« A contraire, avec le temps qui passé, leurs perceptions des dangers provoqués par ce qui se passe en Syrie et de l’importance de défendre la Syrie augmentent, parce que le combat qi s’y déroule est existentiel et décisif ».

Le Hezbollah a reconnu que ses membres vivant dans les villages syriens sur la frontière avec le Liban ont pris part à des combats contre des “groupes armés”, en situation d’auto-défense, alors que les rebelles affirment qe le groupe chi’ite les combat aux côtés du régime syrien.

D’autre part, la brigade Abu al-Fadl – qui, selon des rapports convergents, comprend des combattants du Hezbollah – a pris en charge le devoir de garder le sanctuaire chi’ite de Sayyida Zainab, à l’extérieur de Damas, alors que les rebelles ont mis leurs forces dans une offensive dans ce secteur.

On a annoncé un nombre croissant de pertes, du côté du Hezbollah, a cors des dernières semaines, au milieu de rapports en augmentation sur un déploiement massif de combattants d Hezbollah, dans le secteur d’Al Qsayr, près d’Homs, d côté de la frontière avec le Liban.

NOW Lebanon a mentionné dans un reportage, que les quatre combattants du Hezbollah tués en Syrie, ces derniers jours, ont été enterrés à Nabatiyeh au Liban, alors que les corps d’autres morts supplémentaires ont été entreposés dans un hôpital proche pour être enterrés dans des fosses.  

Cet article est une traduction de l'original en Arabe


https://now.mmedia.me/lb/en/nownews/hezbollah-views-syria-conflict-as-existential-sources-say


 Adaptation : Marc Brzustowski.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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