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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 09:24



Accord 'Hamas - Fatah' - Nouveau gouvernement annoncé pour le 06 Juin

Adapté Par Aschkel

© 2011 www.aschkel.info

http://www.maannews.net/eng/ViewDetails.aspx?ID=392037

 

 

Petite explication, Mah'moud Abbas fait valoir que ce nouveau gouvernement ne sera constitué par aucun membre des factions, ni celle du Fatah', ni celle du 'Hamas, soit qu'il s'agira d'éléments neutres ! Autrement dit des gens n'ayant aucune part aux systèmes politico-terroristes de l'appareil palestinien.

Ils seront en place pour une durée de un an donc jusqu'aux élections.

"une option stratégique et une nécessité nationale", tenir, coûte que coûte, pour que les occidentaux se réjouissent de l'enfin modération des terroristes, encouragent la création du "Futur Etat" sans aucune négociation et au détriment d'Israël, puis les élections auront lieu et là, chacun reprendra son petit train-train quotidien de terroriste professionnel !

Un accord de façade osé ! Certes, mais puisque les naïfs tomberont dans le panneau ….

Aschkel

 

Dernière minute très interessante, Istanbul se félicite de ces discussions à Gaza. Plusieurs fonctionnaires des deux factions ont expliqué les derniers développements des dicussions en Turquie Samedi.

Ce doit être rageant pour les Turcs de se faire voler la vedette par les Egyptiens et je ne doute pas qu'Istanbul espère que les prochaines discussions se déroulent dans la capitale turque.

 

La composition du nouveau gouvernement technocratique de l'A. Palestinienne sera annoncée le 06 Juin par les ex-délégués du Fatah' et d'une partie du 'Hamas comme une étape majeure pour la mise en œuvre d'un accord d'unité, a déclaré un officiel de l'AP, dimanche 29 mai.

Le membre du Comité central du Fatah', Nabil Sha'ath s'est rendu a Gaza, et à la suite d'une réunion de deux heures avec Ismaïl Haniyeh, a déclaré que le nouveau gouvernement devait être composé de personnalités indépendantes pour une durée d'un an (>Jusqu'aux élections), que cela est un signe positif de la mise en œuvre de l'accord d'unité signé au Caire en début mai.

Sha'ath s'est rendu avec plusieurs délégués du Fatah' à Gaza, alors que d'autres sont au Caire pour se concentrer sur les détails de la mise en place du "nouveau gouvernement".

 

Les noms des membres de ce nouveau gouvernement seront présentés au Conseil législatif pour approbation. Cet organisme, ayant pour l'essentiel été dissous en 2007, lors des problèmes de frictions internes qui se sont soldés par une rupture entre les deux principales factions palestiniennes, le Fatah' et le 'Hamas.

Les discussions ont également porté sur le problème des arrestations politiques, en Judée-Samarie, pour les membres du 'Hamas et à Gaza, pour les membres du Fatah'.

Le nombre de prisonniers a été réduit de peu, mais le processus en cours vise a la mise en place de mécanismes pour leur remise en liberté, avant l'installation du gouvernement d'union nationale, ce qui devrait être rapide.

Mohammed Awad, ministre des affaires étrangères et de la planification du gouvernement de Gaza, décrit les réunions en cours entre le Fatah' et le 'Hamas de "productives", précisant que les discussions ont porté sur la restauration de la confiance et sur un environnement politique unifié.

'Nous voulons accélérer les différentes phases", a t-il avancé, ajoutant que les responsables voulaient s'assurer que le nouveau gouvernement représentent les aspirations du "peuple palestinien" a précisé encore Awad.

I.Haniyeh s'est prononcé pour un engagement total à la mise en œuvre de l'accord d'unité, d'après lui et considère cet accord comme "une option stratégique et une nécessité nationale" soulignant sa désapprobation de la série de discours prononcés la semaine dernière par les dirigeants israéliens et américains à Washington.

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 07:50

 

Fabio raphael Fiallo

Merci Fabio,

Fatah'-'Hamas : un accord et beaucoup de désaccords

par Fabio Rafaël FIALLO

 

adapté pour © 2011 www.aschkel.info

 

 

Fabio Rafael Fiallo est économiste et écrivain, ancien fonctionnaire à l’ONU.

 

Son dernier ouvrage, Ternes Eclats – Dans les coulisses de la Genève internationale (Paris, L’Harmattan), présente une critique des incohérences de la diplomatie multilatérale, y compris du parti pris anti-israélien qui prévaut dans un nombre d’enceintes internationales.


Lire aussi

 

Au centre de l'accord FATAH'-'HAMAS by Matthew RJ Brodsky


 

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Le Fatah et le Hamas ont scellé le mardi 3 mai leur réconciliation au Caire, mettant ainsi un terme aux divisions entre Ramallah et la bande de Gaza et ouvrant la voie à l'organisation d'élections dans un an. Pour l'ancien haut fonctionnaire de l'ONU Fabio Rafael Fiallo, cet accord cache de profondes divisions au sein des deux factions palestiniennes, animées par des intérêts contradictoires

 

Après quatre années de luttes intestines, de représailles et d’assassinats réciproques, les deux branches principales du mouvement palestinien - le Fatah du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le mouvement islamiste Hamas - sont parvenues à un accord négocié par Égypte, et signé au Caire ce mardi 3 mai, qui stipule la formation d’un gouvernement provisoire d’unité nationale chargé d’organiser des élections dans un délai de 12 mois.

Un accord voué à l'échec ?

Dès que la nouvelle fut annoncée une semaine avant la signature officielle du texte, un consensus s’était mis en place pour dire que l'accord - permettant d’afficher une unité de façade entre les deux factions - allait accroître les chances de réussite de l’initiative diplomatique lancée par Mahmoud Abbas dans le but de faire reconnaître la Palestine en tant qu’État membre des Nations unies. Une décision à ce sujet devrait intervenir lors de la session d’automne de l’Assemblée générale de cette organisation.

            

Une telle explication n’a cependant guère de sens. Pour avoir un poids légal, la reconnaissance d’un État par l’ONU doit remplir deux conditions : obtenir une majorité de deux-tiers de l’ensemble des États membres, puis éviter le veto d’un des membres permanents du Conseil de sécurité. Or, avec ou sans l’accord inter-palestinien, la majorité des voix est pratiquement acquise : 118 des 192 États membres reconnaissent déjà un État palestinien ; trouver une dizaine de voix supplémentaires ne doit pas poser de problème insurmontable pour l’Autorité palestinienne. En revanche, l’accord entre le Fatah et le Hamas, au lieu de diminuer, augmente considérablement le risque d’un veto américain, les Etats-Unis ayant inscrit le Hamas dans la liste des organisations terroristes avec lesquelles ils ne négocient pas.

            

L’explication en question donne qui plus est la fausse impression que c’est l’Autorité palestinienne, dirigée par le Fatah, le principal bénéficiaire de l’accord. Une analyse lucide prouverait précisément le contraire.

Élections : guerre de popularité entre Fatah et Hamas

Pour commencer, il convient de souligner que le vrai intérêt du Fatah dans cet accord a trait aux élections prévues dans une douzaine de mois. A la différence de 2006, lorsque le Hamas avait emporté les élections, le Fatah peut raisonnablement s’attendre cette fois-ci à battre le Hamas, et par là même, à reprendre le contrôle de la bande de Gaza aujourd’hui gouvernée par le Hamas. Cette dernière organisation est consciente de sa perte de popularité, ce qui explique pourquoi elle avait rejeté jusqu’ici le désir des Gazaouis de pouvoir exprimer à nouveau leur volonté dans les urnes.

            

Si le Hamas accepte maintenant de prendre part à des élections, c’est parce qu’il a obtenu en guise de compensation deux concessions de taille : d’une part l’ouverture par Égypte de sa frontière avec Gaza, et d’autre part la possibilité pour ses militants d’aller en Cisjordanie sans être chassés ou emprisonnés par les forces du Fatah.

voir aussi >Le Caire ouvre le passage de Rafah et s'apprête à stopper toute fourniture de gaz à Israël

 

L’ouverture de la frontière entre Égypte et Gaza aura un double avantage pour le Hamas : d’un, il pourra faire entrer plus facilement des armes et des munitions depuis Égypte ; de deux, il pourra utiliser Égypte en tant qu’abri où ses militants tenteraient de se réfugier, pour échapper à des représailles israéliennes, à chaque fois que le Hamas déciderait de lancer des attaques contre l’État juif. Le fait de retrouver une certaine mobilité en Cisjordanie permettra à son tour au Hamas de diversifier ses bases de lancement d’opérations terroristes, compliquant ainsi, militairement et politiquement, les ripostes d’Israël.

Des bénéfices contradictoires

Ce qui rend cet accord inter-palestinien bancal - et voué à ne pas être appliqué entièrement - c’est la chronologie des bénéfices à tirer respectivement par le Fatah et le Hamas. Pour concrétiser son bénéfice principal, c’est-à-dire la reprise de la bande de Gaza, le Fatah devra attendre les élections prévues dans l’accord. Entre-temps, le Hamas aura empoché ses dividendes politiques, à savoir : la réouverture de la frontière entre Gaza et Égypte et la possibilité d’agir depuis la Judée-Samarie. Or, une fois que le Hamas aura eu ses avantages mis en place, la tentation sera grande pour lui de contourner, ou carrément d’ignorer, son engagement à prendre part à des élections et surtout à permettre que celles-ci aient lieu dans Gaza.

            

Pour frustrer la tenue des élections, le Hamas possède un joker dont il s’est servi à de multiples occasions : intensifier ses attaques contre Israël jusqu’à provoquer une réponse militaire de la part de l’État juif. Une fois la réponse israélienne déclenchée, le Hamas pourra dire que, à son grand regret, des élections ne peuvent pas avoir lieu dans les nouvelles conditions. Ce prétexte lui permettra de garder sa mainmise sur le territoire de Gaza, quitte à perdre partiellement ou totalement sa mobilité en Judée-Samarie – il lui resterait de toute façon, en tant qu'acquis, l’ouverture de la frontière entre Égypte et Gaza.

Le Fatah ne pourrait pas faire grand-chose dans ce cas de figure. Si lui, le Fatah, n’a pas jusqu’ici délogé le Hamas de Gaza, pourquoi alors ce même Fatah, ou en l'occurrence un gouvernement unitaire nécessairement fragile, seraient-ils plus à même de s’opposer au Hamas dans la période à venir ?

L'hypothèse du statu quo

Afin de sauver les apparences et d’éviter une nouvelle guerre fratricide, le Fatah pourrait accepter de garder les actuelles zones d’influence entre le Hamas et le Fatah, et ce de deux manières possibles : soit en repoussant à nouveau les élections, soit en se résignant à en truquer les résultats pour ainsi entériner l’actuelle répartition du pouvoir sur les territoires palestiniens.

Le Hamas en tirerait deux avantages supplémentaires de la nouvelle donne. Primo, il pousserait Égypte à accuser Israël de mener une opération militaire « disproportionnée », mettant à mal les relations entre Égypte et Israël. Secundo, le Hamas aurait montré que c’est lui, et non le Fatah, qui mène le jeu dans l’échiquier politique inter-palestinien.

Aussi est-on en droit de se demander si le président Mahmoud Abbas, et avec lui le Fatah, ont évalué correctement les implications de l'accord qu'ils viennent de signer formellement, le sourire aux lèvres, avec le Hamas.

 

Article égalent publié sur le magazine atlantico

 

Article reproductible avec mention de l'auteur et de la source 

© 2011 www.aschkel.info 


Dernier article de F.R.FIALLO > Vers une crise des missiles iraniens au Venezuela ? Par Fabio Rafaël FIALLO.

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 18:18

 

Reconnaissance-d-un-etat-palestinien.jpg

www.israel7.com

Sur le point de vue juridique et l'illégalité de cette éventuelle déclaration, lire : 

 La reconnaissance de l'Etat de "Palestine" par certains pays est absurde et invalide juridiquement

Le pari palestinien à l'ONU - Irresponsable et mal avisé

La reconnaissance d'un Etat palestinien : prématurée, légalement invalide, et minant la bonne foi des négociations, Alan Baker

Les Palestiniens sont-ils prêts pour la paix? Incitation palestinienne comme violation flagrante des normes juridiques internationales 1/2 Alan Baker

Les Palestiniens sont-ils prêts pour la paix? Incitation palestinienne comme violation flagrante des normes juridiques internationales 2/2 Alan Baker

L'illusion des «frontières de 1967" - Ces frontières n'ont jamais existé Alan Baker

La question des implantations: Falsification de la Convention de Genève et des Accords d’Oslo Alan Baker

Des juristes et spécialistes du droit international ont exigé du secrétaire général de l’Onu d’intervenir pour empêcher la proclamation unilatérale par le chef du Fatah d’un Etat sur la base des territoires récupérés par Israël lors de la guerre des Six jours, en 67. Ils ont déclaré: «Cette proclamation bafoue le droit international, les décisions de l’Onu et tous les accords existants.» Parmi les signataires se trouvent le docteur Alan Baker, ex conseiller juridique du ministère des Affaires étrangères et ambassadeur au Canada ; le docteur Meir Rozen, ancien ambassadeur aux Etats-Unis, ou encore le professeur Chohetman (lire :  Quand l'occupant n'est pas celui que l'on veut bien croire...  .)

Ils se sont adressés à Ban Ki-moon pour qu’il exige de l’Assemblée générale de l’Onu de refuser l’adoption des déclarations unilatérales que les représentants de l’AP ont l’intention de lui présenter, et qui consistent en la reconnaissance d’un Etat dont les contours seraient définis par l’ancienne frontière qui séparait Israël de la Jordanie. Ils déclarent que cette démarche est en contradiction flagrante avec les résolutions 242 (67) et 338 (73) de l’Onu.  Les spécialistes du droit n’ont pas la mémoire courte et remontent jusqu’au 24 juillet 1922, c’est-à-dire à la déclaration des Nations Unies qui a accepté à l’unanimité la fondation d’un Foyer national pour le peuple juif, ce qui implique également le droit à l’immigration et à la fondation de villes sur toute la surface de la terre d’Israël, ou Palestine, historique. Cette décision concerne tout autant la Judée ou la Samarie que la partie Est de Jérusalem. Cette décision a été entérinée par les deux Chambres du Congrès américain le 30 juin 1922.

Selon l’alinéa 80 de la convention de l’Onu, toutes les décisions de la Société des Nations qui datent d’avant sa fondation sont reconnues. Selon cette décision, les 650 000 Juifs qui vivent en Judée, Samarie et dans la partie dite Est de Jérusalem y vivent par conséquent dans la légalité. Un autre point important consiste au non-sens de l’importance accordée à la frontière définie en 1967, car il s’agit en réalité d’une ligne de cessez-le-feu entre Israël et ses voisins qui date de l’année 1949, cette ligne ne pouvant en aucun cas être définie, pour reprendre les termes des résolutions de l’Onu précitées, comme étant une frontière internationale, les parties en conflit devant s’engager à discuter en vue d’établir la paix au Moyen-Orient et de définir des frontières sûres et reconnues, ce qui comprend également un traitement équitable de tous les réfugiés, juifs comme arabes.

De plus, le courrier adressé à Ban Ki-moon considère qu’une proclamation unilatérale d’un Etat qui s’installerait dans les frontières de 67 serait en contradiction avec l’alinéa 31 des accords d’Oslo (les accords intérimaires) signés en 1995, qui stipule que les Arabes qui occupent la Judée-Samarie et Gaza ne prendront aucune initiative et ne s’engageront dans aucune démarche impliquant une modification du statut de la rive occidentale avant la fin des pourparlers, et que les frontières définitives ne pourront être fixées que dans le cadre de pourparlers. Or, des centaines de milliers d’habitants juifs vivaient déjà dans la région au moment de cette signature, aussi bien en Judée-Samarie en général qu’à Jérusalem-Est en particulier, fait connu et reconnu alors par l’Olp.

Pour finir, certains pays ou instances ont contresigné ces accords en tant que témoins: «Ils ne pourront donc pas s’impliquer dans un non-respect des accords signés, précisent les spécialistes.» Les témoins sont notamment l’Onu, les Etats-Unis, l’Union Européenne, la Russie, la Norvège, la Jordanie et l’Egypte. L’initiative de la lettre remise à Ban Ki-moon revient au juriste Yossi Fuchs, spécialiste du droit international et membre du forum juridique pour la terre d’Israël.

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 13:19

 

" Israël occupe les territoires palestiniens " : pour les ennemis d'Israël mais également pour une bonne partie de ses amis et même pour une majorité d'Israéliens, il s'agit là d'un axiome de base. Durant la guerre des Six jours, entend-on dire, Israël a conquis des territoires palestiniens et y a installé ses '' colons '' en toute impunité et en évidente violation avec le droit international. Et si cet axiome n'était qu'un mensonge ? Si le droit international affirmait exactement le contraire mais que, pour des raisons politiques et diplomatiques évidentes, on ait choisi de passer certaines vérités à la trappe ? Pour tenter de clarifier un tant soit peu le statut juridique de la Judée et de la Samarie du point de vue du droit international, Hamodia s'est plongé dans les archives et a remonté le cours de l'Histoire. Un dossier qui rétablit une vérité que beaucoup ont choisi d'oublier.




On n'en parle quasiment pas et pourtant, lorsqu'on se penche sur les documents historiques traitant du statut juridique de la Judée et de la Samarie, on y trouve des arguments percutants contre tous les détracteurs qui accusent Israël d'occupation des " territoires ", qu'ils soient arabes, américains, européens ou même membres de l'extrême-gauche israélienne. 

 


Il s'agit de textes, écrits noir sur blanc, datant, pour certains, d'un siècle mais faciles à consulter, et pourtant, il semble bien que quasiment personne, dans les bureaux du Premier ministre, du ministre des Affaires étrangères ou de celui de la Hasbara n'ait pris le temps de bâtir une stratégie basée sur ces textes qui évoquent très clairement qu'Israël est loin d'être la puissance coloniale qu'on l'accuse d'être depuis 1967. 


Lorsqu'on étudie les archives médiatiques qui ont précédé les accords d'Oslo, on se rend compte que le narratif israélien officiel concernant la présence israélienne en Judée-Samarie était beaucoup moins '' apeuré '' qu'aujourd'hui. Jusqu'en 1993, Israël donnait beaucoup moins l'impression de devoir se justifier pour avoir fondé des localités juives au-delà de la ligne verte. Jusqu'à cette époque, Israël n'avait pas l'air de supplier pour que la communauté internationale et le monde arabe en particulier lui accordent l'ultime faveur de conserver les fameux " blocs d'implantation ". 


Selon le Pr Éliav Cho'hatman, juriste et enseignant à l'institut d'études supérieures de Droit " Chaaré Michpat ", il ne fait aucun doute que les accords d'Oslo ont marqué le point de départ de cette attitude qu'il juge « catastrophique » : « Jusqu'alors, nos dirigeants n'hésitaient pas à clamer haut et fort nos droits sur toute la terre d'Israël du point de vue du droit international mais depuis que les accords ont été signés, seuls des motifs sécuritaires sont évoqués pour quémander qu'une partie de ces territoires qui nous reviennent de droit restent entre nos mains ». 


Le Pr Cho'hatman affirme qu'il a transmis au Premier ministre Binyamin Nétanyaou, lors de son premier mandat (1996-99), ses travaux sur ce sujet mais il déplore que le chef du gouvernement n'en ait pas fait usage : « Lorsque je l'ai entendu parler de deux États pour deux peuples, j'ai compris pourquoi... »



Balfour et San Remo


Pour comprendre ce dossier, il faut remonter à il y a un peu moins d'un siècle, le 2 novembre 1917, pour être plus précis. À cette date, Lord Balfour, ministre des Affaires étrangères de Grande Bretagne, écrit, en accord avec 'Haïm Weizmann, alors président de l'Organisation Sioniste Mondiale, une lettre officielle adressée à Lord Lionel Walter Rothschild, président d'honneur de l'Organisation Sioniste d'Angleterre. Par cette lettre, le Royaume-Uni se déclare en faveur de l'établissement d'un foyer national pour le peuple juif en Palestine. C'est la fameuse " Déclaration Balfour " qui suscite un véritable engouement dans le monde juif. Au lendemain de la Première Guerre Mondiale, la Société des Nations confie à la Grande Bretagne, un mandat sur la Palestine.


Trois ans après la déclaration Balfour, en 1920, se tient la conférence de San Remo, au cours de laquelle les grandes puissances se partagent le " butin '', en l'occurrence les territoires conquis durant la guerre. Lors de cette conférence, il est décidé d'introduire la Déclaration Balfour de 1917 au Mandat Britannique. Cette décision confirme la reconnaissance internationale du droit des Juifs à l'auto-détermination en Palestine, la Grande Bretagne devant « œuvrer pour la réalisation de cette déclaration (Balfour. ndlr) afin de fonder un foyer national pour le peuple juif en Palestine ». 


En incluant la déclaration Balfour dans le mandat confié à la Grande Bretagne, ce texte devient par la même une résolution internationale soutenue par 52 pays-membres de la Société des Nations, puis par les États-Unis, qui deviendra membre de l'organisation internationale quelques années plus tard. 


Dans les paragraphes 5, 6 et 7 du protocole de San Remo, on peut lire : « Aucun territoire de Palestine ne sera cédé, ou loué, ou placé de quelque manière que ce soit sous le contrôle du gouvernement de toute puissance étrangère ». Ou encore : « L'administration de la Palestine, tout en s'assurant que les droits des autres parties de la population ne soient pas altérés, doit faciliter l'immigration juive dans des conditions appropriées et encourager, en coopération avec l'Agence juive, l'installation dense de Juifs sur la terre, y compris les terres de l'État et les terres incultes non requises à des fins publiques ».


Enfin, « l'administration de la Palestine est responsable de l'adoption d'une loi sur la nationalité. Doit être inclus dans cette loi des dispositions aménagées de manière à faciliter l'acquisition de la nationalité palestinienne par des Juifs qui acquièrent leur résidence permanente en Palestine ».


À cette époque, il faut le rappeler, la Palestine, ce n'est pas seulement la rive ouest du Jourdain, mais également, et surtout - à raison de 70 % du territoire - la rive Est, là où se situe aujourd'hui la Jordanie. 



Les micmacs de l'Empire britannique


Ce qui se passe ensuite est lié à des changements politiques internes à la Grande Bretagne et à l'élection d'un gouvernement hostile à la création d'un foyer national juif sur tout le territoire de Palestine. C'est ainsi que la Grande Bretagne, après avoir soutenu clairement les conclusions de la conférence de San Remo, change d'avis et tisse des liens diplomatiques très ténus avec les pays arabes entourant la Palestine ainsi qu'avec plusieurs dirigeants arabes. 


C'est suite à ce rapprochement diplomatique qu'est créé en 1921 la Transjordanie, un État semi-autonome par rapport aux Britanniques, dirigé par Abdallah Hussein, fils du chérif de la Mecque Hussein Ibn Ali, et arrière grand-père d'Abdallah, l'actuel roi de Jordanie. 


Mais en ce qui concerne la rive ouest du Jourdain et donc la Judée-Samarie, rien n'a changé : ces régions font toujours partie des territoires sur lesquels devra être créé le foyer national juif. 


Selon de nombreux juristes, parmi lesquels le Pr Cho'hatman mais également le Pr Talya Einhoren et le juriste américain Eugène Rostov, l'un des rédacteurs de la fameuse résolution 242, le plan de partage du 29 novembre 1947 ne change rien à la donne lui non plus. En effet, ayant été adopté par l'Assemblée générale de l'ONU et non par son conseil de sécurité, il ne peut être considéré comme ayant force de loi. Sur le plan juridique, il s'agit plutôt d'une recommandation qui n'obtient de validité légale qu'en cas d'entérinement par les deux parties en question. Ce plan ayant été rejeté par les puissances arabes, son statut reste donc protocolaire. 

Pour d'autres juristes, le plan de partage a transformé la Judée et la Samarie en territoires dont le statut reste trouble : d'un côté, ils ne font pas partie de l’État d'Israël créé en 1948 mais de l'autre, ils n'appartiennent pas à la Jordanie qui les occupe durant la guerre d'Indépendance. 

 

L'occupation jordanienne

Le peuple juif a-t-il perdu ses droits sur la Judée et la Samarie avec l'occupation jordanienne entre 1948 et 1967 ? Pour de nombreux juristes, la réponse est négative, la Jordanie s'étant autoproclamée souveraine de ces territoires après la guerre d'Indépendance avec uniquement le soutien de deux pays, la Grande Bretagne et le Pakistan. De plus, cette même Jordanie a décidé, en 1988, de renoncer à sa souveraineté en Judée-Samarie. En passant, le terme Cisjordanie n'aurait donc normalement plus lieu d'être... 


Est-ce que la dissolution de la Société des Nations, qui a fait place à l'ONU et la fin du Mandat britannique sur la Palestine ont causé le moindre changement dans les droits du peuple juif sur sa terre? Là aussi, la réponse est négative car, en vertu du paragraphe 80 de la charte de l'ONU, « aucune disposition du présent chapitre ne sera interprétée comme modifiant directement ou indirectement en aucune manière les droits quelconques d'aucun État ou d'aucun peuple ou les dispositions d'actes internationaux en vigueur auxquels des Membres de l'Organisation peuvent être parties ». En clair, cela signifie que l'ONU s'engage, en 1945, à protéger la légitimité des droits territoriaux fixés par la SDN. Pour le Pr Eugène Rostov, cité plus haut, cela signifie que « le droit du peuple juif à s'installer sur la terre d'Israël n'a jamais connu d'interruption sur tout le territoire situé à l'ouest du Jourdain et ce tant qu'un accord de paix ne sera pas signé entre Israël et ses voisins ». Il écrira plus tard qu'« Israël a un droit indéniable d’établir des implantations en Cisjordanie ». 



Pas de démarches unilatérales


Les accords d'Oslo ont-ils influé sur le statut de la Judée et de la Samarie du point de vue du droit international ? Là aussi, la réponse est à chercher dans les textes eux-mêmes. En effet, il est indiqué, dans l'accord préliminaire de 1993 que l'accord de paix final sera signé par les deux parties « au terme de négociations ». L'accord dit d'Oslo II, ratifié en 1995, prévoit pour sa part qu'aucune des deux parties « n'initiera ou n'entamera de démarches pouvant changer le statut de la Cisjordanie et de la bande de Gaza jusqu'à la fin des négociations sur l'accord de paix final ». Toute démarche unilatérale - comme par exemple la proclamation, en septembre, par les Palestiniens d'un État indépendant - se fera donc en totale opposition non seulement avec les accords d'Oslo mais aussi avec la résolution 242 de l'ONU qui soutient que chacune des parties est en droit de « vivre en paix à l'intérieur de frontières sûres et reconnues ». Les frontières d'un État palestinien autoproclamé sont bien entendu loin d'être « sûres et reconnues » du point de vue d'Israël... Soit dit en passant, la résolution 242 ne parle pas du tout de '' Palestiniens '' mais des États existants, c'est-à-dire la Jordanie, l’Égypte et la Syrie.

 

Ne pas seulement avoir raison, mais aussi le faire savoir


Il existe encore d'autres arguments plaidant en faveur de la légitimité de la présence juive en Judée Samarie, comme, par exemple, le fait que ces territoires ne peuvent être considérés comme '' occupés '' puisqu'ils n'appartenaient pas, de facto, à un État ennemi. Ou encore l'incohérence du terme '' frontières de 1967 '' qui ne sont en rien des frontières mais plutôt la ligne de cessez-le-feu entre les armées israéliennes et jordaniennes au terme de la guerre d'Indépendance de 1948. 


Au niveau juridique, Israël se trouve donc en position plutôt confortable. 
Et pourtant, ces arguments ne sont pas soulevés. Les raisons ? Elles sont multiples : Israël et les Israéliens ont fini par se convaincre eux-mêmes qu'ils étaient une puissance coloniale et toutes les archives du monde ne parviendront pas à les libérer de cette image déformée. Et puis aussi, à Jérusalem, on a vraisemblablement le sentiment que, droit ou pas droit, raison ou pas, le monde a déjà choisi son camp. Dans les couloirs du ministère des Affaires étrangères, on affirme même qu'en droit international, « c'est 99 % de politique et 1 % de droit ». Mais en Israël, il existe une autre expression qui dit qu'il ne suffit pas d'avoir raison, mais qu'il faut aussi être intelligent.


Et aujourd'hui, pour le bien de l’État d'Israël, être intelligent c'est faire savoir au monde qu'on a raison... 

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 12:25

 

www.israel7.com/

Il semble que les paroles lourdes de sens prononcées par le chef du Fatah, dont l’autorité basée à Ramallah occupe la partie centrale de la Judée-Samarie, n’ait provoqué que peu de réactions au sein de la classe politique israélienne. En effet, jusqu’à preuve du contraire, seuls quelques ministres ont réagi au discours de Mahmoud Abbas, qui a déclaré aspirer à une «Palestine purifiée des Juifs». Le ministre des Finances, Youval Steiniz, a déclaré que ces paroles extrêmement dures nous remettaient en mémoire les discours racistes des Nazis en Europe, ce qui devrait nous amener à nous interroger à nouveau sur la véritable identité de notre «partenaire». Steinitz a tenu également à rappeler le thème de la thèse soutenue par le terroriste pour son doctorat, à savoir la négation de la Shoah.

Le ministre chargé de la lutte contre la désinformation, l’ancien prisonnier de Sion, Youli Edelstein, a réagi lui aussi au discours antisémite du chef du Fatah: «Celui qui nie une fois nie toujours. Abou Mazen a commencé en niant la réalité de la Shoah. Il a continué dans un article paru dans le New-York Times, dans lequel il a soutenu qu’Israël a attaqué les Arabes en 48, et, à présent, il fait part de ses désirs d’une Palestine « nettoyée » de ses Juifs. Il me semble que de tels propos nous montrent clairement à qui nous avons affaire, et qui est notre partenaire».

Le discours éminemment antijuif a été tenu par le chef de l’AP lors du rassemblement de la Ligue Arabe, dans lequel ce dernier a affirmé: «Si les pourparlers reprennent avec Israël conformément aux conditions acceptées par les Palestiniens, ils permettront d’éviter un recours auprès de l’Assemblée générale de l’Onu. Ce n’est pas un secret, nous l’avons dit aux Américains, aux Européens et aux Israéliens: notre unique ouverture consiste à nous adresser à l’Onu.» La Ligue Arabe a déclaré à la fin de la réunion qu’elle exigerait de l’Onu d’accorder à l’Etat « palestinien » le titre de membre au sein de l’organisation: «L’Onu doit reconnaître un Etat palestinien sur la rive occidentale et dans la bande de Gaza, avec Jérusalem-Est pour capitale». Cependant, le chef de l’Assemblé générale de l’Onu, Joseph Deiss, a fait savoir qu’un tel Etat ne serait accepté en tant qu’Etat membre qu’avec la recommandation du Conseil de Sécurité. Il a ajouté: «Si les Etats-Unis, ou tout autre membre permanent de l’Onu use de son droit de véto, la question de l’acceptation d’un Etat palestinien ne sera pas présentée au vote.»

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 09:26

L'A.Palestinienne ("unifiée" avec le 'Hamas") devra échanger G.Shalit contre un maximum de prisonniers et terroristes

 

Par Aschkel

 © 2011 www.aschkel.info

http://muqata.blogspot.com/2011/05/pa-will-hold-gilad-shalit-hostage.html

 

Extrait

IMRA – Lorsque "l'unification" -  ''Hamas-Fatah", de la bande de Gaza et de la Judée-Samarie sous une seule autorité sera effective, que pensez-vous de ce qu'il se passera avec la gestion de l'Affaire Guiilad Shalit ?

Est-ce que cela relèvera de la compétence du 'Hamas, ou cela sera t-il de la responsabilité de la nouvelle "autorité unifiée" ?

 

Réponse de Sha'ath

Ce devra être de la responsabilité de l'Autorité unifiée, et nous devrons procéder dès que possible à l'échange de Shalit contre le plus de prisonniers palestiniens que possible.

 

Les terroristes partenaires pour la paix !!!!!

Par Aschkel -  
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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 09:23

Dossier du mois

L’histoire de la "Naqba", la véritable, est  celle de l'apartheid arabe! Document

Par Ben Dror Yémini

Traduit par Dominique Kahtan

Pour© 2011 www.aschkel.info

http://www.nrg.co.il/app/index.php?do=blog&encr_id=f2b4c1b55be76d1e6d7b777256ea0370&id=2428 

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Une vérité indéniable ! - Sur 300 millions d'arabes au Proche-Orient et en Afrique du Nord, la motité de 1% sont libres et ils vivent en Israël . B.Netanyahu

L'Apartheid arabe

L’histoire de la "Naqba", la vraie, la véritable, est  celle de l'apartheid arabe! Des dizaines de millions, dont des juifs, ont souffert de cette "Naqba", qui comprenait   pillages, expulsions donnant naissance au problème des réfugiés. Seuls les Palestiniens, victimes  des répressions et des persécutions perpétrées par les états arabes,  sont encore des réfugiés. Voilà donc l'histoire vraie, de  la véritable "Naqba".

 

En l'an 1959, la Ligue arabe a accepté la décision 1457 dont voici le texte: " Les états arabes rejetterons  toute demande de citoyenneté d'origine palestinienne afin d'empêcher l'intégration dans les pays d'accueil." Cette décision pour le moins choquante va à l'encontre des normes internationales relatives à  tous les sujets concernant le traitement des réfugiés pendant ces années et plus particulièrement au cours  de cette décennie-ci. Bien sûr, c’est en 1948 que cette histoire a débuté, lors  de la "Naqba" palestinienne. C'est à ce moment aussi qu'ont  commencé toutes les contreverses sur le conflit israélo-arabe, montrant  Israël du doigt  en l'accusant  d'avoir expulsé les réfugiés et de les avoir réduits  à mener une existence misérable. Les médias et le monde universitaire qui traitent du sujet, se sont vite emparés de ce mensonge et l'ont adopté.

 

Nous avons déjà précisé dans des articles précédents traitant de la question des réfugiés que ce sujet n’est pas spécifique au conflit israélo-arabe.

 

Premièrement, les pays arabes ont refusé le plan de partage et se sont lancés dans une guerre totale vouée à  la destruction de l'état d'Israël à peine proclamé. Il existe des précédents, et leur étude a démontré qu'il y a toujours un prix à payer pour  quiconque déclare une guerre en appelant de plus  à la destruction complète.

 

 

Deuxièmement, il faut mentionner qu'il y a bien  eu  échange de populations:   entre 550.000 et 710.000 arabes vivaient là (entre 583.000 et 609.000, selon les calculs et les estimations plus fiables du professeur Ephraim Karsh). La plupart se sont enfuis, une minorité a été expulsée, une conséquence de cette guerre. Un plus grand nombre de juifs, 850.000 environ, soit a été expulsé, soit a réussi à s'enfuir des pays arabes  ("La Naqba juive").

 

Troisièmement, dans ce narratif, les palestiniens ne sont pas les seuls dans leurs cas. Les échanges de population et les expulsions étaient choses courantes en ces temps-là. A peu prés 52 millions  de personnes,  sur des dizaines d'autres  lieux de conflits ont dû subir l'expropriation, l'expulsion et le  déracinement ("Et tout le monde ment").

 

Et quatrièment, dans tous les cas d'échange de population pendant ou à la fin des conflits armés ou suite à la création d'identités nationales ou au  démembrement de pays multi-ethniques suivis de l'instauration d'entités nationales, il n’y a jamais eu de retour  des réfugiés dans la nouvelle nation formée à partir de leurs  régions d’origine. Réfugiés et déracinés ont tous, presque sans exception, trouvé refuge dans des endroits où ils retrouvé  des populations d'origine ethnique semblable auxquelles ils se sont jointes; ainsi les allemands expulsés de l'Europe centrale  et orientale ont été intégrés  à l'Allemagne, les hongrois expulsés de Tchécoslovaquie ou d'autres endroits ont trouvé refuge en Hongrie, les ukrainiens expulsés de Pologne se sont réfugiés en Ukraine etc...- à vrai dire, les palestiniens originaires de la Palestine Mandataire avaient plus en commun avec leurs voisins de Jordanie, de Syrie et du Liban que les allemands ethniques avec l’Allemagne, leurs pays d'origine, et ce, quelquefois aprés une séparation longue de plusieurs générations.

 

Il faut souligner que seuls les pays arabes eurent une conduite diamétralement opposée à celle des autres nations du monde. Ils ont piétiné les refugiés, faisant fi de leur  religion commune et de leur appartenance à la même nation arabe. Ils ont adopté, appliqué le système d'apartheid dans toute sa « splendeur ». Il faut se rappeler que la "Naqba" ne résulte pas du seul déracinement comme l’ont subi d’autres  millions d'êtres aussi. La "Naqba", c'est l'histoire de l'apartheid et des persécutions infligés aux réfugiés arabes (ce n'est que bien plus tard qu'ils sont devenus "palestiniens") dans les pays arabes.

 

Egypte :

 

Durant de longues périodes, il n'exista  aucune distinction  entre les habitants d'Egypte et les habitants de la plaine côtière  (en Israël). Les deux groupes se composaient d’arabes musulmans vivant sous le régime ottoman. Selon le chercheur Ouroub El-Abed, des liens existaient entre les deux groupes: échanges commerciaux, immigration dans les deux sens et mariages relevaient de la pratique courante. De nombreux habitants de Jaffa, étaient considérés égytiens parce qu'arrivés avec les vagues d'immigration, telle celle vers Jaffa  lors  de l'invasion  de plusieurs régions de la plaine côtière par Mohammed Ali er ses fils. L'identité ethnique ou religieuse des habitants de la région  de l'Empire Ottoman qui allait devenir la Palestine Mandataire ne différait en rien de celle des arabes égyptiens.

 

De nombreuses documents, datant de la fin 1949, révèlent que quelques 202.000 réfugiés sont arrivés dans la bande de Gaza, en provenance de Jaffa, Be'er Sheva  et Majdal (Ashkelon) principalement. Ces chiffres pourraient avoir été grossis parce que certains autochnones  démunis vinrent ajouter leur nom à la liste des bénéficiaires de l'aide sociale. Les réfugiés sont arrivés dans un lieu  où ils faisaient partie de la majorité à tout point de vue, ethnique, national  ou religieux. L'Egypte voyait les choses autrement. Ainsi, dès le mois de septembre  1948, le "Gouvernement de toute la Palestine" fut formé sous la direction d'Ahmed al-Baki. Il s'agissait d'un organisme parrainé par l'Egypte et créé pour rivaliser avec la Jordanie. Ce pseudo gouvernement palestinien disparut de la scène dix ans plus tard.

 

Quel a été le sort des habitants de la bande de Gaza?

Quel traitement les égyptiens leur ont-ils réservé? Chose étrange, nous ne disposons que de trés peu de travaux de recherche  relatifs à cette époque. Mais il serait  quelque peu difficile de dissimuler ce passé si peu distant. La Bande de Gaza se transforma en un camp fermé. Sortir de Gaza devint pour ainsi dire impossible. Les Gazéens (autochnones et réfugiés) firent l'objet de restrictions strictes dans le domaine de l'emploi et  de l'éducation, entre autres.  Tous les soirs un couvre-feu nocturne leur  était imposé, du coucher du soleil  de la veille, au  lever du soleil du lendemain. Ce n'est que dans un seul domaine que l'Egypte déploya toute l'aide dont elle était capable, celui des manuels scolaires qui regorgeaient d'incitations extrêmes  contre les juifs. Des 1950, l'Egypte informa l'ONU que dû au surpeuplement, elle ne pouvait aider les palestiniens en les réinstallant. Une excuse pour le moins douteuse! L'Egypte fit capoter un projet de l'ONU visant à réinstaller 150.000 réfugiés en Libye. Ajoutons que bon nombre des réfugiés, qui s'étaient enfuis précédemment et se trouvaient en Egypte, furent aussi obligés de partir et d’aller s’installer dans  le gigantesque camp de concentration créé dans la Bande de Gaza. De fait, les nations arabes ont  rejeté toutes les offres de projets de  réinstallation des  réfugiés.

Malgré le bouclage total, il existe des témoignages des événements qui se déroulèrent alors dans la Bande de Gaza. Martha Gellhorn, la journaliste américaine, a visité les camps de réfugiés en 1961. Elle s'est également rendue dans la Bande de Gaza, ce qui n'avait pas été une simple affaire. Gelhorn décrit les supplices que lui a infligés la breaucratie avant de lui accorder un visa d'entrée pour Gaza sans oublier les jours d'attente au Caire. Elle décrit aussi "le contraste total qui existe entre la politesse et l’amabilité des employés et la propagande antisémite qui fleurit et s’épanouit au Caire".Et Gellhorn d’ajouter que  "la bande de Gaza  n'a rien d'un trou mais tout d'une grande prison, avec  le gouvernement égytien comme gardien ". Elle décrit aussi le régime militaire draconien et toute l'élite des habitants de la Bande de Gaza avec ses déclarations, ses louanges,  toutes à la gloire de Nasser. Ainsi, au cours de 13 années, de 1948 à 1961, seuls 300 réfugiés  ont pu obtenir des visas de sortie temporaires." La seule chose que les égyptiens aient fourni aux palestiniens, c'est la propagande de haine.

 

Ce témoignage n'est pas le seul. En 1966, un journal saoudien  a publié la  lettre d'un habitant  de la bande de Gaza:

" Je serais heureux de voir Israël conquérir La Bande de Gaza. Nous pourrions alors dire que celui qui piétine notre honneur, et par qui nous arrive le mal et la torture est l'oppresseur sioniste,  Ben Gourion et non notre frère arabe répondant au nom d'Abdel Nasser. Les juifs sous Hitler n’ont pas autant souffert que nous sous Nasser. Pour se rendre au Caire ou  à Alexandrie, ou autres villes, nous devons endurer mille tortures."

 

Radio Jeddah en Arabie Saoudite a diffusé ce qui suit:

" Nous sommes au courant des lois qui empêchent les palestiniens  de travailler en Egypte. Nous nous devons de demander au Caire pourquoi  Abdel Nasser et sa bande ont érigé ce rideau de fer  qui encercle la bande de Gaza et les réfugiés. Le gouverneur militaire de Gaza a interdit à tout arabe de se rendre au Caire sans un laisser-passer  de l'armée, valide pour 24 heures seulement. Arabes, voyez comment Nasser, qui se vante d'être le champion de la cause du nationalisme arabe, traite les pauvres arabes de Gaza, affamés, eux,  alors que le gouverneur militaire et ses officiers jouissent des richesses de la Bande de Gaza

 

Même en tenant compte du fait que ces descriptions  sont exagérées, du fait  de la lutte entre l'Arabie Saoudite et Nasser, nous n'en sommes pas moins en présence de deux décennies d'un régime répressif. Il faudrait aussi noter le fait suivant: lorsqu'Israël est entré dans la Bande Gaza, l'espérance de vie y était de 48 ans. Deux petites décennies plus tard, l'espérance de vie  est passée à 72 ans en dépassant celle de  l'Egypte. Ce fait, bien sûr, parle en faveur d'Israël, mais démontre surtout l'abîme dans lequel se trouvait la Bande de Gaza sous la domination égyptienne.

 

Mais il y avait aussi des réfugiés en provenance de la Palestine Mandataire qui  vivaient sur le territoire de l’Egypte-même. Beaucoup ne se sentaient pas palestiniens et auraient préférer s'intégrer. Les égyptiens les en empêchèrent. Mise à part une courte période qualifiée "d'âge d'or", pendant quelques années sous le régime de Nasser mais dont les réfugiés de la Bande de Gaza n'avaient pu bénéficier, les réfugiés en Egypte ont eu aussi à subir les restrictions s'appliquant  à l'acquisition de terrains, à l'emploi selon certaines professions et à l'éducation (ainsi l'interdiction d'établir des écoles palestiniennes). La loi sur la citoyenneté égyptienne accordait la citoyenneté aux descendants de père égyptien et l'accorda quelque temps plus tard à ceux de mère egyptienne aussi. Mais dans la pratique, tous ceux considérés comme  palestiniens étaient soumis à des restricitions. Même une décision de la cour  annulant les restrictions resta sans effet. Le nouveau régime en Egypte a récemment promis d'effectuer des changements. Cet éventuel changement  pourrait effacer des années de discrimination qui avaient tout d'une punition collective. Citons comme exemple l'assassinat de Yussuf al Shiba'I, le ministre égyptien de la culture,  par un membre du groupe Abu Nidal, en 1978, à Chypre. Les palestiniens en subirent les représailles: une nouvelle vague d'attaques et la réinstauration par le Parlement  Egyptien de lois limitant l'accés des palestiniens à l'éducation et à l'emploi.

 

Jordanie:

 

Tout comme les arabes de Jaffa qui partageaient unité et identité,  les arabes de la rive occidentale du Jourdain et les arabes de Jordanie partageaient une même identité. Ainsi, les bédouins de la tribu des (Majalis (ou Majilis) de la région de Al Karak sont originaires de Hébron. Du temps de l'Empire Ottoman, la rive orientale du Jourdain faisait partie de la province de Damas,  tout comme les autres régions qui allaient se retrouver sous Mandat Britannique. Selon la Déclaration Balfour, La Jordanie d'aujourd'hui aurait du faire partie intégrante du foyer national juif.

 

Les réfugiés sur les deux rives du Jourdain subirent un sort initial terrible Dans la région de Shem, par exemple, selon des témoignages,  " les soldats irakiens s'emparaient des enfants de riches  ou autres pour se livrer à des actes indécents et les rendaient  le lendemain à leurs familles. Les habitants faisaient l'objet d'arrestations fréquentes." Bel exemple de la solidarité arabe! Il semblerait que la Jordanie  ait traité ses réfugiés différemment. Selon une loi jordanienne datant de 1954, tout réfugié ayant résidé en Jordanie de 1948 à 1954 avait droit à la citoyenneté. Or il ne s'agissait que d'une façade. Ce qui suit est une description de la réalité du quotidien  sur la rive occidentale du Jourdain sous le régime jordanien.

 

" Nous n'avons pas oublié et n'oublierons jamais la nature du régime qui nous a privé de notre honneur et a piétiné nos sentiments humains. Un régime fondé  sur l'inquisition et les bottes des gens du désert. Nous avons longtemps  vécu humiliés par le nationalisme arabe et il nous est pénible d’admettre qu'il nous a fallu attendre l'occupation israélienne pour  connaitre  les traitements humanitaires auxquels chaque  citoyen a normalement droit. "

 

 Ces lignes pourraient passer pour un exercice de relations publiques émanant  du régime d'"occupation"; il est donc nécessaire de rappeler qu'elles ont été publiées au nom de visiteurs venant de la rive occidentale lors d'un interview du Journal libanais "Al Huadat" du 23.4.71.

 

La Jordanie, comme toutes les autres nations arabes n'a rien fait pour démanteler les camps de réfugiés. Alors qu'Israël recevait des centaines de milliers de réfugiés, d'Europe et des pays arabes et les plaçaient dans des camps semblables (Mahabarot) et que le pays connût une période difficile de  réintégration, de construction de nouvelles implantations, pour démanteler les camps, la Jordanie adopta une conduite diamétralement opposée, empêchant ainsi toute réintégration. Pendant ces deux mêmes décennies, aucun établissement d'enseignement supérieur n'avait  été créé en Judée-Smarie. Ce n'est que dans les années 70, sous le régime israélien que l'enseignement supérieur y prit son essor.

 

La citoyenneté avait  été donnée aux réfugiés pour sauver les apparences. Alors que les palestiniens forment plus que 50% de la population jordanienne, les élections ne  leur permettent d'occuper que  18 sièges seulement sur les 110 au Parlement jordanien et d’'avoir 9 sénateurs seulement sur les 55 nommés par le roi. Il faut  se rappeler qu'en l'espace d'un mois, en  septembre 1970, en un seul affrontement, le nombre des palestiniens tués par la Jordanie a été bien supérieur à celui des palestiniens blessés sous le  régime israélien en Judée-Samarie et dans la Bande de Gaza au cours de  ces 43 dernières années.

 

Syrie:

 

En l'an 1919, se tint à Jérusalem la première conférence des associations, la première conférence arabo-palestinienne. Il fut décidé lors de cette conférence que la Palestine, nouvellement conquise par la Grande-Bretagne, devenait la Syrie du Sud, partie intégrante  de la Grande Syrie. Au cours des années du Mandat, l'immigration en provenance de la Syrie vers le territoire sous  Mandat britannique se multiplia.  La famille Al-Horani venant  de la région du Horan en Syrie et bien d'autres illustrent le fait. Le concept de la "Grande Syrie" qui comprenait la Palestine Mandataire trouva son expression et dans l'implication croissante des syriens dans la grande révolte arabe et dans les gangs qui arrivèrent de Syrie lors de la guerre d'Indépendance. Les réfugiés n'étaient donc pas des étrangers, politiquement, religieusement, et ethniquement parlant. Bien au contraire! Leur sort ne devait donc pas être différent de celui de n'importe quels autres groupes ethniques expulsés vers un lieu où ils formaient la majorité aussi bien ethnique que religieuse.

 

 

Entre 70 et 90.000  réfugiés arrivèrent en Syrie, la majorité en provenance de Safed, Haïfa, Tiberiade et St Jean d'Acre. En 1954, Ils se virent accorder des droits limités qui n'incluaient pas les droits politiques. Le droit à la propriété leur a été refusé jusqu'en 1968. La loi syrienne autorise chaque arabe à demander et obtenir la nationalité syrienne tant que sa résidence  permanente se trouve en Syrie et qu'il peut s'assumer financièrement, ceci à l'exclusion des seuls palestiniens. les termes de la loi leur refusait la nationalité, même si ils étaient des résidents permanents avec des ressources financières.

 

Seuls trente  pour cent de ceux que l'on considère encore, pour quelque raison que ce soit, comme des  "réfugiés palestiniens en Syrie", vivent dans des camps de réfugiés.

A vrai dire, ils auraient dû être considérés comme des syriens depuis bien longtemps et ce à tout point de vue. Ils faisaient partie de l'identité nationale  arabe; ils sont liés par des liens familiaux, ils auraient dû être intégrés à la vie économique. Malgré cela, suite à un lavage de cerveau politique, ils constituent un élement étranger en Syrie, souffrant  de leur condition inférieure et nourrissant, toujours le même rêve: celui du droit au retour. La plupart d'entre eux se trouvent au bas de l'échelle du point de vue carrière, dans l'industrie de service (41%) et la construction (27%). L'éducation ne peut contribuer à alléger leur situation puisque 23% ne reçoivent pas d'éducation primaire et 3% seulement accèdent à l'enseignement universitaire.

 

Liban :

 

Dans la Bande de Gaza, les palestiniens ont souffert pendant deux décennies seulement du régime égyptien. Au Liban, l'apartheid  continue jusqu'à ce jour, avec la pauvreté, la misère et le chômage comme résultat.

Jusqu'en 1969 il existait au Liban des camps de refugiés sous un strict  contrôle militaire. Selon la description de Martha Gellhorn, la plupart des réfugiés vivaient dans des conditions acceptables. Beaucoup même vivaient dans des conditions  meilleures que celles d'avant la "Naqba". Mais en 1969, l'Accord du Caire accorda le contrôle des camps de réfugiés aux réfugiés eux-mêmes. La situation ne fit qu'empirer. Des factions terroristes s'emparèrent du contrôle des camps les transformant en arènes de combats, en général violents, entre les différentes factions.

 

La bande de Gaza, comparée au Liban fait figure de paradis selon des statistiques publiées en décembre 2010 dans de nouveaux travaux de recherche. Oui bien sûr on en a parlé ici et là, une publicité limitéee, mais pour autant que nous sachions, il n'y a eu ni dénonciation publique internationale, ni flotille internationale ou turque.

 

Contrairement à la Syrie ou à la Jordanie où la plupart de ceux qui se définissent comme réfugiés ne vivent plus dans des camps de réfugiés, les deux-tiers des palestiniens au Liban vivent dans des camps, "des avant-postes en dehors du contrôle de l'état". La statistique la plus sidérante  révèle que  425.000 sont enregistrés par l'UNWRA en tant que réfugiés, alors que les travaux de recherche n'ont relevé que 260 à 280.000 milles palestiniens vivant au Liban. Cette information seule aurait dû suffir aux pays  bailleurs de fonds (les USA principalement et l'Europe) pour entreprendre une enquête sérieuse, mais il n'y a aucune chance que cela se produise. La question des palestiniens est chargée de tant d'illusions et tant de mensonges, qu'un mensonge de plus ne changera pas grand’chose. Ainsi l'UNWRA peut exiger un budget des communautés internationales pour 425.000 alors que sur son site, les travaux de recherche prouvent que tout relève de la fiction.

 

 

Selon une étude, le taux de chômage chez les réfugiés serait de 56%. Il semblerait que ce pourcentage soit le plus élevé, non seulement chez les palestiniens, mais aussi dans  le monde arabe tout entier. Et ceux qui travaillent se retrouvent en bas de l'échelle. 6% seulement de la force de travail ont un quelconque  diplôme universitaire (comparés au taux de 20% pour la population active libanaise). Il en résulte que 66% des palestiniens au Liban  vivent en dessous du seuil de pauvreté qui est de 6$ par personne et par jour, deux fois plus élevé  que celui des libanais.

 

Ces conditions de vie lamentables sont, bel et bien, le résultat d'une politique d'apartheid réelle. Au Liban, une série de lois limite le droit à la citoyenneté, à la propriété et aussi l'accés aux professions libérales, telles le droit, la médecine, la pharmacie, le journalisme et  bien d'autres encore. En août 2010, les lois sur l'emploi subirent une réforme minimale, mais l'amendement en question n'apporta pas de changement réel.Un décret supplémentaire interdit la rentrée de matériaux de construction dans les camps de réfugiés et il existe des rapports mentionnant  arrestations et démolitions d'habitations en réponse à des constructions dans les camps. Les restrictions limitées et partielles qu'Israël impose quant à la rentrée de matériaux de construction dans la Bande de Gaza résultent des tirs de roquettes ciblant les zones civiles.

 

Pour autant que nous le sachions, la restriction au Liban n'est pas la conséquence de tirs de roquettes sur les populations civiles.Et pourtant, malgré cela, une fois de plus, au-delà des rapports succints des organisations de droits de l'homme, nous constatons qu'aucune objection sérieuse ne s'est élevée et qu'il n'y a pas eu de "semaine contre l'apartheid" libanais au nom du simple « ils ont le droit de.. ».

 

Koweit:

 

En 1991 les palestiniens formaient 30% de la population du pays. Comparée à celle dans les autres pays arabes, leur situation y était  acceptable. Sadam Hussein a envahi le Koweït. Dans le cadre des efforts précédant la première guerre du Golfe, à la recherche d'un compromis, Saddam émit l'hypothèse d'un retrait du Koweït en échange d'un retrait israélien de la Bande de Gaza et de la rive occidentale du Jourdain (NdT:Judée -Samarie). L'OLP, dirigée par Yasser Arafat se rangea du côté de Sadam. Ce soutien marqua le coup d'envoi d'un des évènements les plus sombres de l'histoire palestinienne. Aprés la libération du Koweït de l'occupation irakienne, commença une campagne  anti-palestinienne avec persécutions, arrestations et procés-spectacles pour l'exemple. Cette triste histoire se termina avec l'expulsion de 450.000 palestiniens. Il faudrait souligner que certains d'entre eux se trouvaient au Koweït depuis les années 1930 et nombreux étaient ceux qui n'étaient pas impliqués dans le soutien d'Arafat à Sadam. Ils firent malgré tout l'objet de châtiments collectifs, de transferts de population semblables à ceux de la "Naqba" de 1948, à peine mentionnés dans les médias du monde entier. Il existe pourtant nombre de publications traitant de l'expulsion et de la fuite de 1948 mais aucune, pour ainsi dire, traitant du sujet de la "Naqba" de 1991.

 

 

Ceci conclut  la liste des principales nations qui ont accueilli des réfugiés. L'apartheid existe dans d'autres pays aussi. En Arabie Saoudite, les réfugiés en provenance de la Palestine Mandataire se virent refusés la citoyenneté. En 2004, l'Arabie Saoudite annonça des concessions tout en soulignant que celles-ci ne s'appliquaient nullement aux Palestiniens. La Jordanie aussi refusa la naturalisation à 150.000 réfugiés, pour la plupart originaires de Gaza. En Irak, sous Saddam, les réfugiés bénéficièrent de fait d'un régime de faveur, mais devinrent,  aprés sa chute,  l'un des groupes les plus persécutés

Par deux fois, à la frontière égypto-libyenne et à la frontière irako-syrienne, des milliers de palestiniens ont été expulsés,  refoulés dans des camps temporaires, aucun autre état arabe n'ayant voulu les accueillir. La solidarité arabe dans toute sa splendeur au nom  de la "grande nation arabe". Et rien n'a changé! Les palestiniens de Libye, fuyant la guerre civile, se voient actuellement refoulés à la frontière égyptienne. L'Egypte leur refuse l'accés à son territoire.

 

Les pays arabes ont rejeté chaque  suggestion, l'une après l'autre, qui  traitait de la réimplantation des réfugiés, refusant de pallier à ce besoin pressant. Ce n'est pourtant pas l'espace qui leur manque!

Et ce n'est pas tout! En 1995, Mouamar Gaddafi, le dirigeant libyen, mécontent des Accords d'Oslo, de l'OLP et de la création de l'Autorité Palestienne, décida d'expulser 30.000 palestiniens en représailles.  Un docteur palestinien, le Dr.Ashraf al Hazuz, accusé d'avoir volontairement inoculé le virus du sida, passa 8 ans dans une prison libyenne (tout comme les infirmières bulgares). En août 2010, bien avant la révolte en cours, la Libye promulgua  des lois rendant la vie impossible aux palestiniens. Au même moment, la Libye envoyait un bâteau chargé d'aide humanitaire pour la Bande de Gaza. L'hypocrisie n'a pas de bornes!

Ces quelques mots résument la nature du problème de l'apartheid dans le monde arabe, contre les minorités en général et contre les palestiniens en particulier. A une différence prés : alors que les Coptes en Egypte ou les Kurdes en Syrie sont vraiment en minorité, les arabes de la Palestine Mandataire devaient faire partie intégrante de l' "Ummah",  la nation arabe.  Edward Saïd et Yasser Arafat, deux des symboles de la lutte palestinienne, sont nés en Egypte. Tous deux ont essayé de s'inventer une origine palestinienne. Fawzi Kuakgi (rival du Mufti lors de la révolte contre la Grande-Bretagne) et Izz a Din Al Kassam comptent aussi comme symboles de cette lutte. Le premier était libanais, et le second syrien. Il n'y avait rien d'étonnant à tout cela. Il s'agissait en effet d'une lutte arabe et non palestinienne. Et pourtant, suite à la défaite arabe de 1948, les arabes de la Palestine Mandataire sont devenus le groupe le plus opprimé et le plus ostracisé. La majorité des comptes-rendus de cette époque parlent d'arabes et non de palestiniens. Ce n'est que plus tard, bien plus tard qu'ils sont devenus des palestiniens.

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 09:14



DEBKAfile  Reportage exclusif May 28 mai 2011, 9:17 PM (GMT+02:00)

Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele et © 2011 aschkel.info

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Le passage de la frontière à Rafah

Les autorités égyptiennes projettent de poursuivre l’ouverture permanente du passage de Rafah vers la Bande de Gaza – et ainsi de mettre un terme à un siège qui dure depuis 4 ans- et de liquider EMG (La Compagnie du Gaz de l’Est Méditerranéen), qui est sous contrat pour la fourniture du gaz égyptien à Israël et apportait 40% de ses besoins en 2010. Les sources de Debkafile au Caire mentionnent que le Ministre de l’énergie en Egypte, Abdallah Ghorab prend conseil auprès des conseillers juridiques du Ministère sur les procédures visant à rompre le contrat de 2009, dans le but de stopper les fournitures de gaz à Israël.

 

Cette orientation est conforme à la politique de l junte militaire qui dirige actuellement l’Egypte et tend à se distance d’Israël dans tous les secteurs. Le Gouvernement Netanyahou n’a pas répondu à ce changement radical de politique, au cours des 4 mois, depuis que le Caire a ignoré les réclamations d’Israël pour que soit refusé la permission donnée à deux cargos iraniens de traverser le Canal de Suez, le 22 février, bien que les navires étaient bourrés d’armes et auraient dû légalement être stoppés.

 

Le Samedi 28 mai, Le Caire a ouvert le passage frontalier de Rafah, pour le transit de personnes du Sinaï vers la Bande de Gaza – quoi que les marchandises ne passent pas encore- sans coordonner le moins du monde cette nouvelle phase avec Israël, bien qu’elle viole les accords égypto-israéliens de 2005 , signés juste avant le retrait complet d’Israël de l’enclave palestinienne, concernant le franchissement vers Gaza, qui doit être géré par des observateurs européens et supervisé par Israël.


Une station de contrôle des passeports égyptien qui sera ouverte quotidiennement, s’est chargée de traiter le passage de centaines de Palestiniens, pour la première journée.

 

Le Caire a choisi le même jour pour fermer le robinet de la fourniture de gaz à Israël, en réponse aux pressions des dirigeants du Hamas à Gaza. Le gazoduc, construit par EMG, depuis El  Arish dans le Sinaï jusqu’à Ashkelon, pour un prix de 460 millions de $, avait déjà été saboté deux fois cette année par des activistes du Hamas.

 

Les responsables au Caire prétendent que la fermeture d’EMG découle de l’enquête sur la corruption qui est en cours contre le Président égyptien déchu, Hosni Moubarak et ses fils, Gemal et Alaa, qui, disent ces officiels, ont avoué prendre des commissions conséquentes sur les ventes de gaz et l’avoir vendu à des tarifs sous-estimés, bien en-dessous des prix du marché.

 

La Compagnie Générale du Pétrole égyptien, un des actionnaires au sein d’EMG, est en voie de liquidation et soumise à une demande d’information sur les fonds supposés voir été transférés aux Moubarak. Ces responsables ont décliné de répondre à la question de savoir si EMG était sous le coup d’accusations.

 

Des sources au Caire rapportent que les efforts se ont accru pour capturer l’homme d’affaires égyptien Hussein Salem, qui était proche de la famille régnante et qui est soupçonné par le procureur énéral égyptien d’avoir opéré des transactions pour leur remplir les poches, y compris dans le cas de l’accord gazier avec Israël. On croit qu’il s’est réfugié en Suisse où il se cache, voire en Israël même. Interpol n’a pas émis de mandat d’arrêt le concernant. On dit aussi que Salem a vendu ses parts en tant qu’actionnaire d’EGM ou à des intérêts financiers israélo-américains, tout en continuant à agir comme l’intermédiaire entre le groupe d’investisseurs israéliens et américains et les Moubarak. Des sources de Debkafile rapportent que la semaine dernière, Le Caire a informé Israël qu’en dépit du fait que les dommages provoqués par l’explosion du 27 avril sur le gazoduc avaient été réparés, les fournitures ne reprendraient pas, parce qu’EMG avait refusé de renégocier les tarifs avec les fournisseurs égyptiens.

 

EMG accuse le Caire de rompre un contrat international visant à maintenir le niveau de tarif actuel jusqu’en 2013. La partie égyptienne réplique que les enquêtes contre l’ancien Président fournissent suffisamment d’éléments permettant de renégocier les contrats immédiatement et d’ajuster drastiquement les prix en fonction de ces données recueillies. Le Caire pourrait utiliser la menace de liquidation d’EGM et une cessation totale de fourniture de gaz à Israël comme un levier pour obtenir que la vente de gaz égyptien se fasse à un prix plus avantageux.

 

 

Cependant, les sources de Debkafile rapportent qu’alors que l’affaire se prolonge, rpise dans les mailles du filet des enquêtes contre les Moubarak, la Junte militaire semble rester coincée dans ses cordes, ne pouvant éviter de maintenir cet arrêt de fourniture, comme partie intégrante de sa campagne visant à prouver à la rue égyptienne à quel point elle combat sérieusement l’ancien régime et ses réseaux de corruption. Samedi, le tribunal du Caire a condamné Hosni Moubarak à une amende de 33 millions de $ pour avoir coupé les lignes de téléphone et les connexions internet, durant les rassemblements de protestation contre son régime. Ce n’est là seulement que le premier acompte du très lourd dossier  que le procureur est en train de constituer contre l’ancien Président, qui comprend également le fait d’avoir fait ouvrir le feu sur les manifestants.

 

Dans l’atmosphère surchauffée qui règne au Caire, il est peu probable que le déclin des relations égypto-israéliennes – ou même des pressions de la part de Washington, au nom des milieux d’affaires impliqués dans l’accord gazier avec Israël -  aient quelque influence sur les nouveaux dirigeants au Caire qui, de toute façon, ont pris la tangente vers un refroidissement des relations avec Israël. Bien qu’ils prétendent vouloir honorer tous les contrats et traités internationaux de l’Egypte, ils sont actuellement en train de bafouer deux de leurs engagements – impliquer une nation en tant que tierce, pour procéder à la régulation du passage des frontières avec Gaza, notamment en matière de contrebande terroriste et suspendre les transactions commerciales de gaz avec Israël. 

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 23:27

 

 

 

Le parti nazi d’Egypte sort de l’ombre

La nouvelle devrait normalement allumer tous les voyants lumineux dans les consciences occidentales sur ce qui se trame réellement en Egypte.


Pourtant rien. C’est le blackout dans les médias. Les coptes se font massacrer, les Frères Musulmans promettent d’exterminer les juifs jusqu’au dernier, et les médias chantent que là-bas, c’est le printemps….

Les prochaines élections égyptiennes sont annoncées pour septembre 2011. Or, le quotidien Al Masry Al Youm (L’Egypte aujourd’hui) révèle qu’un groupe d’Egyptien sort de l’ombre et tente de créer un parti nazi avec «un cadre contemporain de référence». Ce parti donnerait tous les pouvoirs à un président qui sera bientôt selectionné. Ce parti aurait pour but de «mieux représenter l’opinion publique», explique Emad Abdel Sattar, un des membres fondateurs [article en arabe]. Selon lui, ce parti existait déjà secrètement sous le régime de Moubarak mais peut maintenant s’exprimer au grand jour. Le parti aurait déjà le soutien de personnalités politiques connues en Egypte, ajoute-t-il [article en arabe].

Selon Al Masry Al Youm, deux pages Facebook ont été créées sous les titres «le parti nazi égyptien» et «le retour des hommes du parti nazi égyptien» (mais nous n’avons pas trouvé ces pages sur Facebook). Emad Abdel Sattar, explique aussi que les membres sont en étonnante augmentation. Les gens viendraient sur les groupes Facebook pour avoir des détails sur l’adhésion à ce parti.

Sources : SlateJpost

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 22:55

Tantawi et le ministre des Affaires étrangères saoudien.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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