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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 09:11

 

 

UNDOFrunawaytoISRAEL11.3.13 (Copier)

 

Des observateurs de l’ONU trouvent refuge en Israël à la lueur de l’aube sur le Golan

 

 

La fuite du côté syrien du Golan vers Israël, de centaines de soldats de la Force de Désengagement et d’Observation de l’ONU (UNDOF) –Indiens, Autrichiens et Philippins – dans des camions et véhicules blindés, battait son plein, très tôt, lundi 11 mars. Debkafile les cite, affirmant aux officiers de Tsahal, qui gèrent le côté israélien de l’enclave, que leurs commandants les ont exhortés à s’en aller au plus vite comme ils le pouvaient, parce que « Nous ne pouvons plus nous porter garants de votre sécurité ».


On s’attend à ce que beaucoup d'autres troupes de l’ONU prennent le même chemin, au cours de la journée, en passant la frontière, pour trouver refuge dans les camps de Tsahal. Leurs officiers, disent-ils, avaient déjà envoyé leurs affaires à l’étranger, dans l’attente de véhicules prêts à faire mouvement pour la traversée, dès qu’ils recevraient l’autorisation de leurs gouvernements respectifs, à Vienne, New Delhi et Manille, ou de la part du Secrétariat de l’ONU à New York.

 

 

Nos sources militaires rapportent que cette sortie en masse signale la rupture des lignes de l’UNDOF, forte de 1000 hommes, qui surveillait depuis 39 ans les 8 kms carrés de la zone de séparation, entre la Syrie et Israël. Elle avait été mise sur pied en 1974, pour mettre fin à la guerre de harcèlement qui se poursuivait, comme séquelle de la guerre de Yom Kippour, entre Tsahal et les brigades blindées cubaines transportées par air depuis l’Angola, par l’Union Soviétique, pour soutenir l’armée syrienne.

 

L’effondrement des forces de l’ONU a commencé, dès que le gouvernement croate a rappelé ses 100 soldats, la semaine dernière. Alors que les soldats de la paix s’enfuient, la Russie ne va probablement pas interférer aujourd’hui, pour savoir qui va prendre le contrôle de la zone de séparation sur le Golan qui faisait la partition entre la Syrie et Israël.

 

Debkafile fait part de trois candidats potentiels qui visent à s'emparer de cette bande de terre pour différentes raisons :

 

1.Les forces de la milice islamiste des Martyrs de Yarmouk, du mouvement rebelle syrien, qui a fait connaître sa revendication, la semaine dernière, en kidnappant 21 "casques bleus", observateurs de l’ONU sur le Golan et les a libérés un peu plus tard en Jordanie.


On redoute, à Washington, Jérusalem et Amman, que ces groups associés à Al Qaeda ne perdront pas de temps pour détourner la bande frontalière hautement stratégique du Golan, dotés d’armes chimiques et même de missiles Scud D, pillés dans les bases de l’armée syrienne. Ils pourraient même préméditer une attaque, au cours des visites du Président Barack Obama à Jérusalem et Amman, qui débuteront le 20 mars.

 

Les sources militaires de Debkafile dévoilent qu’en phase avec la fuite des observateurs de l’ONU, des renforts militaires israéliens se massent à la frontière du Golan syrien.


2.  Les Etats-Unis, la Jordanie et/ou Israël peuvent intervenir pour maintenir les Islamistes à distance, en employant leurs vastes unités des forces spéciales dans des incursions terrestres ou par des essaims de drones armés.


3.  Des unités de la milice du Hezbollah ont été repérées dimanche soir en train de faire mouvement depuis le Sud-Liban vers les zones de la frontière libano-syrienne adjacente de la zone de séparation du Golan.

 


http://debka.com/article/22815/Hundreds-of-UN-Syrian-Golan-UN-observers-scramble-to-safety-in-Israel


 

DEBKAfile Reportage Spécial   11mars 2013, 5:25 AM (GMT+02:00)


Adaptation : Marc Brzustowski

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 21:31

Heurts jeudi entre policiers et manifestants à Port-Saïd. (Jonathan Rashad - AFP)

 

Egypte : la police en grève pour dénoncer son instrumentalisation

dimanche 10 mars 2013 - 19h20
Logo MédiArabe.Info

Se sentant jouer le rôle ingrat face à la contestation qui enfle, la police égyptienne a décidé de fronder à son tour. La police égyptienne a décidé de ne plus obéir aux ordres. Secouée par un mouvement de contestation sans précédent, elle a le sentiment d’être instrumentalisée par le pouvoir en place.

Accusés d’usage excessif de la force par l’opposition et les jeunes manifestants hostiles au président islamiste Mohamed Morsi et aux Frères musulmans, les policiers se sentent détestés par leurs concitoyens alors qu’ils assurent respecter simplement les consignes.

« Nous suspendons notre travail sine die car nous refusons d’assumer la responsabilité des erreurs du gouvernement qui veut nous impliquer dans le conflit politique », a ainsi affirmé Hassan Mostafa, un colonel de police à Port-Saïd.

« Toute la société est contre nous, elle considère les manifestants (tués dans les heurts) comme des martyrs, alors que nous n’avons même pas le droit de nous défendre », a-t-il dénoncé.

Les policiers veulent une loi établissant clairement leurs pouvoirs et leurs devoirs, et réclament des armes pour faire face aux manifestations violentes qui se multiplient depuis novembre.

Le mouvement a débuté il y a plusieurs semaines par des manifestations isolées, mais depuis jeudi, des milliers de policiers se sont mis en grève à travers le pays.

Pour essayer d’apaiser les tensions, le ministre de l’Intérieur Mohamed Ibrahim a limogé vendredi le commandant de la police anti-émeutes et a nommé un nouveau chef. Mais cela n’a pas suffi.

« Nous poursuivrons notre grève jusqu’à ce que le gouvernement accepte nos revendications, à savoir éloigner la police de la politique (...) et limoger le ministre de l’Intérieur », a répliqué le colonel Mohamed Fawzi, du QG de la police au Caire, dans le journal Al-Chorouk.

De son côté, Mohamed Ibrahim estime que les grévistes sont une minorité au sein de la police. Il a aussi défendu les policiers, affirmant que ces derniers n’avaient pas « effectué un seul tir » sur des manifestants depuis le début du soulèvement populaire de 2011. (BFMTV).

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 09:30

 

Hagel salutes Ehud Barak 5.3.13 (Copier)

 

Ehud Barak accueilli par Chuck Hagel au Pentagone

 

Pour la première fois, depuis plusieurs années, des voix dans l’Administration américaine ont vivement critiqué les forces de défense israéliennes pour avoir réagi de façon trop timorée, dans ce dossier, avoir aussi sous-estimé la menace des armes chimiques émanant de Syrie, et négligé de mettre en place des contre-mesures efficaces. C’est ce qu’a entendu le Ministre de la Défense Ehud Barak, durant sa visite, lorsqu’il a rencontré le Secrétaire à la Défense américain, Chuck Hagel, au Pentagone, mardi 5 mars, recevant son premier visiteur étranger en tant que nouveau secrétaire à la défense.

 

Les sources militaires de Debkafile à Washington dévoilent que Barak s‘est fait réprimander pour un niveau de préparations militaires « inadéquates et superficielles » qui ne sont pas parvenues à prendre en compte que la question des armes chimiques rendrait nécessaire une incursion d'Israël en Syrie – probablement au cours d’une opération offensive coordonnée avec les armées turques et jordaniennes contre la menace commune, .

 

Etaient également présents à cette réunion entre Hagel et Barak, le Général Martin Dempsey, Président des chefs d’Etat-Major et l’Ambassadeur israélien Michael Oren. Nos sources ajoutent que la conversation s’est focalisée sur la crise syrienne, sans faire mention du nucléaire iranien.


Depuis le secrétariat à la défense, les estimations entendues par Barak ont confirmé, pour la première fois, de la part d’un responsable américain, que le Hezbollah a été en mesure de se procurer une grande quantité d’armes chimiques en provenance de Syrie – une évolution que les dirigeants israéliens avaient promis d’empêcher.

 

L’Ambassadeur russe à l’ONU, Vitaly Churkin, Président du Conseil de Sécurité de l’ONU, pour le mois de mars, avait apparemment en tête la prolifération d’armes chimiques en direction du Hezbollah et d’autres bandes armées, présentes aux frontières d’Israël, lorsqu’il a mis en garde, lundi, contre les risques de troubles accrus entre Israël et la Syrie. Lire sur :  La Russie et Israël mettent, respectivement, en garde contre les risques de troubles accrus à la frontière du Golan.

 

http://debka.com/article/22803/Washington-Hizballah-has-got-hold-of-chemical-weapons

DEBKAfile Reportage Exclusif  6 mars 2013, 6:55 AM (GMT+02:00)

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 17:11

 

 

« The Gatekeepers », de Dror Moreh

 

 

http://www.veroniquechemla.info/


Arte diffusera  le 5 mars 2013 à 20 h 50 “The Gatekeepers” (2012),documentaire controversé et primé de Dror Moreh. Un documentaire primé et biaisé, souffrant de carences informatives, partisan du slogan “Land for Peace”, blâmant le seul Etat d’Israël pour l’absence de paix, émaillé de wishful thinkings dangereuses et prônant des concessions territoriales israéliennes... qui ont toujours mené à la recrudescence du terrorisme palestinien islamiste, et non à la paix.
 

Israël dispose de trois agences de renseignements  : le Aman, chargé de la sécurité militaire, le Mossad responsable du renseignement et d’opérations hors d’Israël, et leShabak  ou « Shin Bet  », service de la sécurité intérieure.

Avraham Shalom (1981-1986) partisan de négociations avec le Hamas et le Jihad islamique, Yaakov Peri (1988-1994), Carmi Gillon (1995-1996), Ami Ayalon (1996-2000) co-auteur avec Sari Nusseibeh d'une initiative de paix en 2003 et récemment élu à la Knesset sur la liste du Parti travailliste, Avi Dichter (2000-2005) devenu membre de Kadima, Yuval Diskin (2005-2011) assurant que les conquêtes de 1967 transformeraient Israël en “Etat Shin Bet” et s'étant opposé récemment à "des préparatifs d'action militaire contre l'Iran" en voie de se doter de l'arme nucléaire...

Ces six anciens dirigeants  du Shin Bet se confient devant la caméra de Dror Moreh , cinéaste israélien confirmé.

A l’instar du Fog of War: Eleven Lessons from the Life of Robert S. McNamara d’Errol Morris (2003)¸ The Gatekeepers   illustre leurs propos avec des images d’archives et des animations informatiques.

The Gatekeepers comprend sept parties :
- “Pas de stratégie, seulement des tactiques : le rôle émergeant du Shin Bet de la guerre des Six-jours à l’occupation des territoires palestiniens ;
- Oublie la moralité : sur 300 incidents de bus ;
- Terroriste pour l’un, combattant de la liberté pour un autre : sur le processus de paix après les accords d’Oslo ;
- Nos propres chair et sang : sur le terrorisme Juif, dont le Juif Underground et l’assassinat d’Yitzhak Rabin ;
- La victoire est de vous voir souffrir : sur les négociations avec les Palestiniens lors de l’Intifada II ;
- Dommage collatéral : sur l’assassinat de Yahya Ayyash et d’autres militants du Hamas”;
- Le Vieil Homme au bout du corridor : réflexions sur les activités du Shin Bet et leur impact éthique et stratégique sur l’Etat d’Israël”.
 
Mensonges tragiques
Est-ce la première fois  que d’anciens responsables du Shin Bet s’expriment publiquement, comme l’allègue le dossier de presse de The Gatekeepers ? 

Non, le 13 novembre 2003, le quotidien israélien Yedioth Aharonoth a publié l’interview  de deux heures de quatre responsables du Shabak : Avraham Shalom, Yaakov Perry, Carmi Gillon, et Ami Ayalon. Ces dirigeants prédisaient que le Premier ministre Ariel Sharon menerait Israël vers l’abime s’il ne parvenait pas à conclure rapidement la paix avec les Arabes palestiniens. Leur but : briser la confiance de Sharon.

Après le New York Times, le 15 novembre 2003, le Washington Post (Ex-Security Chiefs Turn on Sharon ) et le Guardian (Israel on road to ruin, warn former Shin Bet chiefs) ont relaté ces interviews.

Ezer Weizman a alors stigmatisé ces “quatre mousquetaires” qui minaient le gouvernement.

Ces interviews ont précipité la décision désastreuse du retrait israélien de 8 000 Juifs, civils et soldats, de la bande de Gaza et de quatre localités de Samarie. Annoncée par Ariel Sharon le 18 décembre 2003, cette décision était contraire à sa promesse électorale  en 2001 (“Le destin de Netzarim sera celui de Tel Aviv”). Un plan de désengagement  unilatéral, sans traité de paix,sans que les Palestiniens mettent en oeuvre  la Feuille de route (Roadmap), et qui a accru la vulnérabilité du Sud israélien aux tirs du Hamas.

Lors de la réalisation de son documentaire Sharon, Dror Moreh a appris “en discutant avec le cercle des conseillers du Premier ministre, que les critiques émanant de certains de ces Gatekeepers avaient beaucoup influencé Sharon dans sa décision d’évacuer Gaza”. 

Et d’ajouter : “Le temps est venu d’interpeler les gens, et non pas seulement le cercle des décideurs ”. Et d’espérer que son film “initiera ce dialogue”.

Par ces six témoins, Dror Moreh  a “l’occasion unique d’entrer dans le cercle intime des hommes qui ont conduit le processus de décision israélien depuis près d’un demi-siècle. Leurs histoires et leurs témoignages étaient souvent accablants. Personne ne comprend mieux le conflit entre Israël et les Palestiniens que ces six hommes”. Vraiment ?

Près de dix ans après l’interview de ces quatre anciens du Shin Beth, Dror Moreh reprend les mêmes, et présente comme inédites des déclarations déjà connues.

C’est en ces termes partiaux qu’Arte décrit The Gatekeepers que la chaine franco-allemande a co-produit et auquel elle dédie undossier  et de très nombreux articles :
« Les confessions ahurissantes de six anciens chefs du Shin Beth, le Service de la sécurité intérieure d’Israël. Un film explosif, nominé aux Oscars, qui éclaire trente ans de lutte antiterroriste et d’errements face à la question palestinienne. Chacun à leur tour, ils racontent, intensément, quelque trente ans de lutte antiterroriste en Israël et de gestion désastreuse de la question palestinienne. Un flot d’aveux précis, circonstanciés, d’une remarquable liberté et d’une sidérante acuité. Six anciens chefs du Shin Beth, l’équivalent israélien du FBI, expliquent comment, depuis la Guerre des six jours en 1967, dont la victoire vaut à l’État hébreu d’occuper Gaza et la Cisjordanie et de faire face à un million de Palestiniens, les responsables politiques n’ont jamais vraiment cherché à construire la paix. Une succession d’erreurs qu’inaugure le mauvais arabe avec lequel de jeunes réservistes s’adressent aux populations des nouveaux territoires occupés, leur annonçant qu’ils viennent les « castrer », au lieu de les « recenser". Peuple oublié, bavures, tortures, méthodes iniques de renseignements et de recrutement d’indicateurs amplifiant la haine de l’occupé... Ils disent surtout l’absence glaçante de vision stratégique ; la résistance et l’hostilité des Palestiniens oubliés explosant avec la première Intifada ; le laxisme face à l’extrémisme juif qui anéantira, avec l’assassinat de Yitzhak Rabin, la seule réélle lueur de paix. “On a gagné toutes les batailles, mais on a perdu la guerre”, lâche Ami Ayalon, à la tête du service de 1996 à 2000, quand Avraham Shalom, le plus ancien d’entre eux, compare l’armée d’occupation à celle de l’Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale. “Quand vous quittez le Shin Beth, vous devenez gauchiste...”, conclut avec ironie Yaakov Péri (1988-1994). Nourri par de formidables archives et un travail visuel sophistiqué à partir de photos, ce réquisitoire exceptionnel, sorti en salles pendant la campagne des légistatives a eu l’impact d’une bombe en Israël. Déjà auteur de Sharon, le réalisateur Dror Moreh croit fermement au pouvoir des films et c’est peut-être là l’un des secrets de réussite de son audacieuse entreprise. Un manifeste passionnant de bout en bout, double du portrait de six hommes en proie au doute, mais animés d’un salvateur pragmatisme ».

Bis repetita
The Gatekeepers montre les hauts critères éthiques, légaux, moraux  du Shin Bet, soucieux de préserver les vies israéliennes et palestiniennes.

Il ternit  l’image d’Israël en “Occupant sans coeur”, sans informer sur “la dure vie des Palestiniens sous dominations égyptienne et jordanienne (1948-1967)” et la “modernisation de la vie économique, politique, culturelle” et sociale sous administration israélienne (Roz Rothstein et Roberta Seid).

The Gatekeepers allègue une fausse équivalence entre le Jewish Underground (1980), un groupe ultra minoritaire d’habitants Juifs des implantations ayant blessé deux maires palestiniens et projeté de faire exploser le Dôme du Rocher – sans soutien populaire ou politique, les dirigeants de ce groupe ont été arrêtés par le Shin Bet en 1984 -, et les terroristes palestiniens produits par l’éducation palestinienne à la haine et à la violence et soutenus par les autorités politiques et la société palestiniennes.

The Gatekeepers véhicule l’idée infondée, mais omniprésente dans la gauche, que le “péché originel” israélien provient de sa victoire rapide lors de la Guerre défensive des Six-jours (juin 1967). Une victoire suivie de l’”Occupation” induisant le terrorisme palestinien, corrompant cet Etat et un peuple devenu un occupant brutal  et sans coeur. D’où le parallèle infamant d’Avraham Shalom entre Tsahal et la Wehrmacht.

Or, le terrorisme palestinien a précédé la recréation de l’Etat d’Israël : les Arabes de Palestine ont tué environ 1000 Juifs entre 1920 et 1967, rendu Judenrein les territoires conquis par les Arabes pendant la guerre de 1948, 162 Israéliens ont été tués par les terroristes d’Arafat entre 1968 et 1970.

“Nul ne peut nier le courage et le patriotisme de ces six hommes qui ont donné la meilleure partie de leurs vies au service de leur pays, mais on peut et on devrait regarder froidement comment ils ont été manipulés par un réalisateur ayant un programme “, écrit Gidon Ben Zvi dans Jewish Thinker  (10 février 2013).

Que de carences informatives ! Quid de l’idéologie génocidaire du Hamas ? Quid des “relations d’affaires fortes nouées” par Yaaxov Peri, n°5 sur la liste de Yair Lapid à la Knesset, avec “des dirigeants corrompus de l’OLP après son départ du Shin Bet en 1994” ?

The Gatekeepers dénigre l’usage de la force, plaide pour le “slogan trompeur” (Shmuel Trigano) de la solution à deux Etats, prône des négociations avec un partenaire pour la paix palestinien inexistant et impute au seul Etat d’Israël le refus de ces pourparlers !

Comme si ces ex-dirigeants du Shin Bet et le réalisateur Dror Moreh n’avaient tiré aucune leçon de l’échec du plan de désengagement de 2005 : le conflit n’est pas territorial, mais religieux ; les sondages  révèlent que les Palestiniens refusent, comme leurs dirigeants, les offres les plus généreuses de l’Etat d’Israël ; les tirs de roquettes à partir des territoires évacués et contre Israël ont crû, ce qui a déclenché trois guerres israéliennes en huit ans contre deux mouvements terroristes islamistes soutenus par l’Iran, le Hamas  et le Hezbollah.

Comme si Dror Moreh celait sciemment les interviews en 2003 pour éviter au public de se souvenir combien les Israéliens ont subi tragiquement les conséquences du retrait unilatéral de l’”Occupant israélien”.

Comme si le refus musulman ou/et arabe de l’existence de l’Etat Juif n’était pas la cause fondamentale à ces guerres contre cet Etat. Dror Moreh occulte tout ce qui corrigerait, ou infléchirait sa thèse controversée, tout ce qui contredirait les propos de ces six anciens dirigeants du Shin Bet. Ce qui transforme ce documentaire en film de propagande de gauche.

Un film qui a suscité des louanges de médias occidentaux  - TheWall Street Journal l’a inscrit dans sa liste des 10 meilleurs films de 2012 -, notamment de ceux de la communauté française Juive.

Un documentaire « nominé » aux Oscar du meilleur documentaire, et distingué par le Prix de l’association des critiques cinématographiques de Los Angeles (2012) et le Prix du cinéma pour la Paix  (2013).

Mais The Gatekeepers a suscité une vive polémique, notamment sur Internet et les réseaux sociaux : indignation face aux déclarations publiques d’anciens directeurs d’un service de renseignement, financement public d’Israel bashing, exercice d’autoflagellation, voire de haine de soi, partialité sous couvert de neutralité, etc.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré qu'il ne verrait pas ce documentaire.

Dans le registre humoristique, Latma a réalisé un sketchironisant sur ce film, et le journaliste David Suissa a renommé le film The Gate Crashers.

Plus de 73 heures d’interviews, une heure trente de films, les mêmes remarques inquiétantes qu’en 2003 destinées à un public supposé amnésique.

Naïveté ? Rouerie ? Cynisme ? Prétention ?

« Errare humanum est, perseverare diabolicum » (locution latine, « Se tromper est humain, persévérer est diabolique »).
 

The Gatekeepers ”
Documentaire de Dror Moreh

Israël/France, 2012, 1 h 30 mn
Production : ARTE France, Les Films du Poisson, Dror Moreh Productions, Cinephil, Wildheart Productions, Macguff, NDR, IBA, RTBF
Prix du meilleur documentaire de l’Association des critiques des films de Los Angeles
Diffusion le 5 mars 2013 à 20 h 50.
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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 11:10

 

 

 

 

 

 vitaly churkin (Copier)

 

L’Ambassadeur russe à l’ONU, Vitaly Churkin

 

 

Dans les bureaux de l’Onu, à New York, les délégués israélien et russe ont, lundi 4 mars, chacun pour soi, averti de l’évolution dangereuse de la situation, dans la zone de séparation du Golan, conquise par Israël, au cours de la guerre de 1967. Il a été interdit aux troupes syriennes de pénétrer dans cette zone, sous le coup d’un cessez-le-feu formalisé en 1974, entre la Syrie et Israël.

 

L’Ambassadeur israélien à l’ONU, Ron Prosor, a porté plainte devant le Conseil de Sécurité, à cause de la chute de cinq obus, tirés de cette zone très proche, qui ont atterri en Israël samedi 2 mars. « On ne peut pas attendre d’Israël qu’il reste les bras ballants, alors que la vie de ses citoyens est délibérément mise en danger, par les actions irréfléchies du Gouvernement syrien », a écrit Prosor dans une note adressée au Conseil. « Israël a fait preuve de la retenue maximale jusqu’à présent ».

 

L’Ambassadeur russe à l’ONU, Vitaly Churkin a, ensuite, parlé « d’un phénomène totalement nouveau et très dangereux », de groupes armés opérant dans la zone de séparation du Golan. « Il s’agit de quelque chose qui peut, potentiellement, saper complètement les conditions de maintien de la sécurité entre la Syrie et Israël », a déclaré Churkin, qui occupe la présidence tournante, durant le mois de mars. Il a bien souligné que la force de maintien de la paix de l’ONU est désarmée et incapable de faire face à cette situation inédite. Israël et la Syrien sont techniquement en état de guerre.

 

Les sources du renseignement militaire de Debkafile soulignent que l’échange de mises en garde entre Israël et la Russie a touché deux nerfs sensibles :

 

Il est intervenu juste à la veille de l’ouverture de pourparlers déterminants à Moscou, entre le gouvernement syrien et l’opposition. Les Russes redoutent qu’Israël ne se lance dans une action militaire, en représailles au cycle de tirs d’obus depuis le Golan syrien, samedi et contraigne ainsi les parties prenantes à un report des discussions. La dernière fois que cela s’est produit, en janvier dernier, Israël a réagi par une attaque transfrontalière sur les installations militaires syriennes.


2. Samedi, également, Debkafile a rappelé la situation d’abandon du no man’s land qui s’étend, le long des bandes frontalières de la Syrie avec la Jordanie et Israël, à la suite du retrait de cette région du noyau dur des forces syriennes. Moscou craint, en outre, que les forces armées d’Israël ne s’emparent de points stratégiques sur ce territoire abandonné, afin d’éradiquer les bandes armées du Jabhat al Nusra pro- Al Qaeda, qu’on pense être responsables du dernier cycle de tirs d’obus sur le Golan israélien.

 

3. L’avertissement de Churkin a fait référence aux « groupes armés », comme étant les faiseurs de troubles potentiels, mais il mettait aussi en garde Israël pour qu’il s’abstienne de répliquer aux tirs, afin de ne pas susciter d’embarras, au cours de l’initiative diplomatique de Moscou, visant à résoudre la guerre civile syrienne.

 

 

DEBKAfile Reportage Spécial  5 Mars  2013, 5:05 AM (GMT+02:00)

 

http://debka.com/article/22803/Russia-and-Israel-each-warn-trouble-building-up-on-Golan-border

Adaptation : Marc Brzustowski. 

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 10:13

 

 

Morsi-kerry2.3.13 (1) (Copier)

Le Secrétaire d’Etat John Kerry rencontre le Président Mohamed Morsi au Caire.

 

 

Lorsque le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, en visite au Caire, s’est assis face-à-face avec le Président Egyptien Morsi, le 3 mars, il lui a parlé, en long et en large, des tendances économiques calamiteuses de l’Egypte, des relations avec Israël, de démocratisation et de réformes essentielles à mener. Il espérait ainsi trouver un Président égyptien amendable et prêt à prendre le taureau par les cornes, du fait que la faillite de son pays approche à grands pas. Au cours de l’évènement, Morsi a, bien sûr, opiné de la tête poliment, mais, selon les sources moyen-orientales de Debkafile, il s’est montré bien plus soucieux de mettre en avant le plan en trois points que lui-même et le guide suprême des Frères Musulmans, Mohamed Badie, ont commencé d’instaurer :

 

1. Les Frères Musulmans ne visent pas seulement à installer une majorité parlementaire, lors des élections générales à venir – probablement en avril ou en juin ; ils veulent, ni plus ni moins, obtenir 100% des sièges.


2. Pour préparer le terrain de cette campagne, les Frères Musulmans ont mis en poste leurs fidèles à la direction des gouvernorats des 19 provinces d’Egypte. La diffusion des valeurs de la confrérie, au sein de la Constitution nationale progresse à plein régime à travers toute l’Egypte.

 

Les Frères Musulmans se sont convaincus de l’intérêt de ce processus, lorsqu’ils ont compris qu’ils n’avaient aucune chance de pouvoir exercer un contrôle total sur la capitale rebelle et les mouvements de protestation qui se rassemblent régulièrement sur le Square Tahrir. Aussi ont-ils décidé de renforcer leur soutien dans le reste du pays, dans son ensemble, en espérant faire du Caire une zone insulaire isolée, dans un pays à prédominance islamiste.

 

3. Afin de donner un sérieux coup de pouce à leur popularité chancelante, en vue des prochaines élections, Morsi et Badie ont décidé qu’ils ne pouvaient pas se permettre d’appliquer les mesures draconiennes requises par le Fonds Monétaire International, en échange d'un prêt accordé de 4, 8 milliards de $, susceptible de sortir l’économie de sa crise actuelle : coupes budgétaires dans les dépenses, réduction drastique du service public égyptien pléthorique, réduction des subventions pour la nourriture et coupure d’autres branches pourries.

 

Au lieu de quoi, ils ont fait baisser leur taux de crédit envers le FMI, et ainsi évité un chômage de masse et des conditions de vie trop insupportables et massivement partagées, au cours des prochains mois qui méneront aux élections.


Cela dit, le Secrétaire d’Etat américain a sévèrement admonesté le Président égyptien et a rappelé à son attention trois préoccupations essentielles auxquelles il faut absolument répondre avec la plus extrême urgence :


1) Les réserves égyptiennes de devises étrangères continuent de s’évaporer dangereusement et personne ne sait comment mettre un terme à cette effusion désastreuse. D’ici avril, on prédit qu’on aura perdu pas moins de 4 milliards de $, pour soutenir une population de 80 à 90 millions d’âmes.


2. Les sites industriels d’Egypte ne travaillent qu’à peine à 50% de leurs capacités, parce que le carburant se fait rare et l’argent pour l’acheter encore plus rare!.


3. On se trouve à court de gaz alimentant l’électricité en énergie. Des régions de plus en plus nombreuses ne reçoivent plus régulièrement d’électricité – et certaines, plus du tout. L’alimentation en eau s’en trouve également affectée.

 

Les sources de Debkafile mentionnent deux approches conflictuelles sur la façon de résoudre d’urgence les problèmes économiques calamiteux de l’Egypte :

 

. L’approche Morsi-Badie la plus optimiste, qui soutient que l’Egypte est capable de se maintenir la tête hors de l’eau durant les encore trois ou quatre mois qui restent, jusqu’aux élections parlementaires. Les Frères Musulmans remporteraient ainsi 100% des sièges à la Chambre et pourraient ensuite imposer plus tranquillement les mesures économiques les plus radicales qui s’abattraient, en définitive, sur toutes les couches de la population. Mais, ils peuvent ainsi encore espérer remettre l’économie sur pied.

 

 

Cette vision chimérique provoque des sueurs froides à Washington. Les Américains ne pensent pas que l’économie égyptienne peut encore attendre trois ou quatre mois supplémentaires, avant de se voir imposer des remèdes de cheval. Ils avertissent leurs homologues que la poursuite d’un délai aussi long  ne pourra mener qu’à l’effondrement des Frères Musulmans et du Président Morsi et que l’Egypte va glisser vers la situation d’Etat failli.

 

Quelle que soit l’approche la plus réaliste, le peuple égyptien sera très rapidement confronté à un durcissement de ses conditions de vie et devra acquitter un prix exorbitant pour seul résultat de sa chère révolution.

 

http://debka.com/article/22801/Kerry-talks-economics-finds-Morsi-preoccupied-with-Islamizing-Egypt

DEBKAfile Reporage Exclusift 4 Mars 2013, 4:26 AM (GMT+02:00)

 

Adaptation : Marc Brzustowski.

 

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 09:54

 

 

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Exercice militaire israélien sur le Golan

 

 

Les quatre obus de mortier qui ont explosé du côté israélien du Golan, samedi 2 mars, ont envoyé un signal clignotant au Premier Ministre israélien Binyamin Netanyahou, montrant que le moment est venu de se coltiner à ce problème et de décider par quelles mesures disposer de l’élargissement du sud de la Syrie, qui borde le nord d’Israël. Cette urgence a provoqué l’envol du Ministre de la Défense Ehud Barak vers Washington, vendredi 1er mars, où il doit rencontrer le Secrétaire américain à la défense, Chuck Hagel, mardi prochain.

 

Au sommet de l’agenda de leurs discussions, cette fois, il ne sera pas tant question de l’Iran, mais, selon les sources militaires de Debkafile, de la disparition, exception faite de quelques unités éparpillées, de la présence de l’armée du dirigeant Bachar al Assad, sur les secteurs syriens contigus d’Israël et de la Jordanie. L’effondrement des lignes de défense d’Assad, sur ces deux frontières, a généré une situation stratégique inédite, qui est une source cruciale de préoccupation. La plupart des Israéliens, y compris les médias, sont trop profondément absorbés par les tenants et aboutissants de l'empoignade de Netanyahou, en vue de former une coalition de gouvernement, pour s’apercevoir qu’un no-man’s land s’est ouvert sur le Golan syrien, la province d’Horon (où le soulèvement syrien s’est déclenché il y a deux ans), et le fleuve Yarmouk, qui sépare la Syrie de la Jordanie.

 

Au même moment, l’armée d’Assad est presque entièrement partie de là et les rebelles syriens sont contraints de se déployer sur ce territoire abandonné, en tenant compte de trois considérations :

 

1. Ils sont à court de ressources humaines pour s’en emparer et le tenir.

2.  Leurs commandants n’ont, de toute évidence, pas compris l’occasion stratégique brillante sur le plan international, qui n’attend que de tomber entre leurs mains.

3.  La communauté druze réfugiée dans les forteresses de ses montagnes surplombant le territoire cherche à empêcher toute prise de contrôle étrangère.

Israël est confronté à un choix qui consiste, soit à abandonner les zones depuis longtemps menaçantes, qui surplombent la Mer de Galilée et ses régions nord-est, à un sort inconnu – soit à en assurer lui-même le contrôle

 

Arrivé à ce point, les forces armées d’Israël disposent encore de trois options :


a)  Conquérir directement les points culminants de ces zones de no man’s land, comme garanties d’avoir son mot à dire, vis-à-vis de quiconque en prendrait possession.


b)  Apporter un soutien militaire à une prise de contrôle druze de ce territoire.


c)  Une collaboration militaire avec la Jordanie pour mettre en place une supervision du destin des territoires abandonnés qui sont contingus de leurs deux frontières.

 

Il reste encore du temps pour prévenir des évolutions qui pourraient se faire au détriment de la sécurité d’Israël : l’une de ces évolutions pourrait concerner un accord qui serait atteint, entre le gouvernement Assad et l’opposition syrienne, sur la façon de gérer ce territoire abandonné, au cours des pourparlers s’ouvrant à Moscou, mardi 5 mars.


Cet arrangement pourrait ouvrir toute grande la porte à l’envoi des extrémistes musulmans à la frontière israélienne, telles que les factions pro-Al Qaeda combattant avec les rebelles syriens.


La mission de Barak à Washington est de veiller à l’alignement des positions israélo-américaines sur ces sujets et d’autres questions urgentes, avec le nouveau Secrétaire de la Défense. Les sources de Debkafile à Washington sont sceptiques, à propos de ses chances de succès, du fait de la décision de l’Administration Obama de transférer la résolution de la question syrienne entre les mains du Président russe Vladimir Poutine.

 

 Cela laisse une marge d’initiative à Netanyahou. Il a démontré une capacité exceptionnelle à tergiverser et faire traîner des décisions claires sur de tels sujets brûlants. Cela dit, l’indécision, en ce moment, pourrait coûter cher pour l’avenir d’Israël.

 

http://www.debka.com/article/22799/Syrian-no-man%E2%80%99s-land-bordering-Israel-and-Jordan-is-up-for-grabs

 

DEBKAfile Reportage Exclusif 2 Mars 2013, 5:29 PM (GMT+02:00)

 

Adaptation : Marc Brzustowski

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 13:47

 

 

Jeudi 28 février 2013


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Par Emmanuel Navon (Traduction de l’Anglais : Marcoroz)


La mort d’Arafat Jaradat dans une prison israélienne a fait craindre l’explosion d’une « troisième intifada ». Mais  si une nouvelle intifada devait vraiment éclater, ce ne serait pas la troisième. Ce serait la sixième.

Historiquement, chaque intifada s’est toujours déroulée selon le même schéma : a. les dirigeants palestiniens inventent un mensonge pour enflammer délibérément leur population, b. une fois que les violences ont fait des morts, les dirigeants palestiniens prétendent n’y être pour rien, c. la communauté internationale intervient et explique que pour mettre fin à la violence, Israël doit apaiser la colère justifiée des Palestiniens et satisfaire leurs revendications légitimes, d. les dirigeants palestiniens obtiennent d’Israël ce qu’ils n’ont pas pu obtenir à la table des négociations. Cela fonctionne toujours, alors pourquoi ne pas continuer ?

La première intifada avait éclaté en 1929, quand Hadj Amin al-Husseini avait répandu un mensonge (à l’aide de photomontages) selon lequel les Juifs projetaient de s’emparer de la mosquée al-Aqsa pour reconstruire leur temple. Al-Husseini avait recouru à la violence parce qu’il n’avait pas réussi à convaincre les Britanniques de faire cesser l’immigration juive et les achats de terres par les Juifs. Les violences qu’il avait déclenchées avaient fait de nombreux morts : 133 Juifs furent assassinés et la communauté juive d’Hébron fut décimée. Mais cette stratégie avait payé : en octobre 1930, dans son rapport, Sir John Hope Simpson déchargeait le Mufti de toute responsabilité dans ces violences et acceptait de restreindre l’immigration juive. Al-Husseini avait compris que c’était la bonne méthode, et donc il continua.

Al-Husseini lança une deuxième intifada en 1936. Il voulait que les Britanniques abrogent le mandat de la Société des Nations et créent un État arabe à la place du « Foyer national juif ». Cette fois, environ 400 Juifs furent tués. Là encore, la méthode fut efficace : la Commission Peel (1937) recommanda l’annulation de facto du mandat de la Société des Nations et la création d’un mini-État juif en Galilée et sur une bande étroite entre Tel-Aviv et Haïfa. Cependant, al-Husseini rejeta cette offre et intensifia les violences. Les Britanniques lui firent alors une offre encore meilleure avec le Livre blanc de 1939, qui restreignait encore davantage l’immigration juive et les droits d’acquisition de terrains par les Juifs.

Yasser Arafat, qui louait al-Husseini comme son héros et son modèle, utilisa exactement les mêmes tactiques. Le 8 décembre 1987, un camionneur israélien tua accidentellement quatre passants à Gaza. Bien qu’il se soit agi d’un accident de la route, l’OLP décida de faire croire que c’était un meurtre délibéré. C’est ainsi que commença la troisième intifada (généralement appelée, à tort, la « première intifada »). Environ 200 Israéliens furent tués.  À la suite de cela, Israël accepta (dans les Accords d’Oslo) de permettre à l’OLP de s’implanter dans la bande de Gaza et à Jéricho. Ainsi, en vingt ans, Arafat avait réussi à appliquer le « plan par étapes » adopté par l’OLP au Caire en 1974.

Au lendemain des élections israéliennes de 1996, Arafat décida de lancer une quatrième intifada afin que la communauté internationale torde le bras du nouveau gouvernement israélien. Cette fois-ci, le mensonge diffusé par Arafat était qu’Israël allait provoquer l’écroulement de la mosquée al-Aqsa. En septembre 1996, le gouvernement israélien ouvrit la sortie nord du tunnel des Hasmonéens pour que les visiteurs ne soient plus obligés de revenir jusqu’à l’entrée à la fin de leur visite. Cette ouverture se fit en coordination avec le Waqf, qui obtint en même temps l’autorisation de construire une énorme mosquée dans les Écuries de Salomon. En dépit de cet arrangement, Arafat décida de propager la violence en appelant les Palestiniens à « protéger la mosquée al-Aqsa » (affirmant qu’Israël avait creusé un tunnel sous la mosquée al-Aqsa, alors qu’en réalité Israël avait seulement ouvert une autre sortie d’un tunnel qui était là depuis deux mille ans et qui ne passait pas sous la mosquée al-Aqsa). À nouveau, la méthode fonctionna : le président Bill Clinton intervint et décida de satisfaire les exigences politiques d’Arafat. Résultat ? L’accord d’Hébron, en 1997, dans lequel Israël accepta de se retirer de la cité des Patriarches.

Puis il y eut la cinquième intifada, en septembre 2000, dans laquelle plus d’un millier d’Israéliens ont été tués. Cette intifada a été déclenchée non pas par un mensonge, mais par deux: la visite d’Ariel Sharon sur le Mont du Temple aurait été une provocation (alors que le Premier ministre Ehud Barak avait informé Arafat de cette visite et en avait coordonné le déroulement avec lui), et Israël aurait assassiné un enfant au carrefour de Netzarim, à Gaza (en réalité, la « mort » de Mohamed al-Dura était une mise en scène filmée par le cameraman palestinien Talal abou-Rahmah). Arafat et Barghouti avaient préparé cette cinquième intifada depuis longtemps, et lorsqu’il s’avéra à Camp David en juillet 2000 qu’Israël n’allait pas céder sur le « droit au retour », Arafat eut recours au bon vieux « truc » d’al-Husseini. Une fois encore, la méthode fonctionna. L’OLP a obtenu d’Israël davantage de concessions aux pourparlers de Taba et avec les paramètres de Clinton. Surtout, la cinquième intifada a atteint deux principaux objectifs : pour la première fois, un président américain (George W. Bush) et un Premier ministre (Ariel Sharon) ont déclaré publiquement qu’ils acceptaient la création d’un État palestinien (Feuille de route de 2003), et pour la première fois, Israël a démantelé des implantations sans accord de paix (Plan de désengagement de 2005).

Si ça marche à tous les coups, pourquoi ne pas continuer ? C’est pourquoi une sixième intifada va très probablement se produire à la veille de la visite du président Obama en Israël. Le principal objectif d’Abbas est de faire sortir ses terroristes des prisons israéliennes, et la recette sera la même : a. fabriquer un mensonge, b. se mettre en colère en raison de son propre mensonge et menacer d’être encore plus furieux si l’on n’obtient pas satisfaction, c. faire croire au monde entier que tout ce tapage cessera aussitôt qu’Israël aura cédé, et d. répéter l’opération tous les dix ou vingt ans.

La dernière intifada s’étant terminée il y a huit ans, nous devrions nous attendre à une nouvelle réédition dans peu de temps, conformément à cette recette.

Emmanuel Navon

 

Source : http://navonsblog.blogspot.fr/2013/02/countdown-to-sixth-intifada.html

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 14:47

 

 

La responsabilité pleine et entière de l’Autorité palestinienne dans le déclenchement de la Deuxième Intifada

http://jcpa-lecape.org/la-responsabilite-pleine-et-entiere-de-lautorite-palestinienne-dans-le-declenchement-de-la-deuxieme-intifada/#

Yasser-arafat-1999Suite à une émission diffusée récemment sur une chaîne de la télévision israélienne, la question s’est posée sur les raisons du déclenchement de la Deuxième Intifada en septembre 2000. A-t-elle été vraiment un soulèvement populaire spontané ou au contraire planifié minutieusement par le chef de l’Autorité palestinienne de l’époque, Yasser Arafat ?

Certains avaient affirmé qu’Arafat n’était plus qu’une marionnette et donc, ne pouvait amener son peuple à un règlement politique qui mettrait fin au conflit israélo-palestinien.

Et pourtant, avant les négociations entamées à Camp David entre Arafat et Ehoud Barak sous les auspices du Président Clinton, les différents analystes israéliens, et notamment les différents services, ont parlé d’Arafat comme d’un partenaire pertinent capable d’aboutir à un accord de paix fondé sur un compromis historique.

De ce fait, et en se basant sur des documents irréfutables, nous pouvons affirmer que le mouvement Fatah dirigé par Arafat a bien servi de pilier principal et de catalyseur dans la stratégie de « la lutte populaire » contre Israël et cela bien avant le déclenchement de la Deuxième Intifada. Pour exemples, citons les affrontements sanglants lors de l’ouverture du tunnel à proximité du Mont du Temple en septembre 1996 ; les incidents lors des premières constructions de logements à Har Homa, près de Bethlehem, un an plus tard ; et les affrontements en faveur de la libération des détenus palestiniens au mois de mai 2000.

Les premiers indices du déclenchement de la vague d’attentats contre Israël ont été manifestés par une rencontre d’Arafat et de Barghouti avec des jeunes membres du Fatah à Ramallah et à Naplouse en avril 2000. Arafat qualifiait ces jeunes de « nouveaux généraux » et avait menacé «de déclencher une nouvelle Intifada » afin d’imposer à Israël « la création d’un Etat palestinien indépendant. »

Marwan Barghouti, qui deviendra l’un des principaux dirigeants de l’Intifada, avait déjà présenté au début de l’année 2000 la stratégie du Fatah. Il avait déclaré : « quiconque pense qu’on puisse parvenir dans le cadre de négociations à un règlement permanent sur des questions fondamentales telles que les réfugiés, Jérusalem, les implantations et les frontières se berce d’illusions. La vraie campagne est sur le terrain…, je veux dire par la confrontation,…contre les implantations, on ne lutte pas à l’aide de supplications, mais par la force des armes… le droit de notre peuple est de combattre les Israéliens en Cisjordanie, dans la bande de Gaza, et à Jérusalem, par toutes les méthodes et tous les moyens. »

Deux semaines avant le sommet de Camp David (25 juin 2000), lors d’une une réunion du Fatah à Naplouse, Arafat a évoqué clairement la possibilité du retour « officiel » de la stratégie de « la lutte armée », et son application « officielle », à savoir par le biais du terrorisme. Dans son discours, Arafat déclarait clairement : « nous nous sacrifierons pour la Palestine… nous nous battons pour notre terre… Rappelez-vous la bataille de Karameh… [Opération de Tsahal contre une base du Fatah en Jordanie en 1968. Elle est toujours présentée comme la première victoire de l'OLP sur l’armée israélienne.] Rappelez-vous la bataille de Beyrouth lors de la Première guerre du Liban en 1982 et la première Intifada. Nous sommes prêts à tout et recommencer une fois de plus. »

La décision finale de déclencher l’Intifada a été donc prise par Yasser Arafat et ses hommes immédiatement après la fin du sommet de Camp David.

Dans un document publié par le journal Al Hayat Al Jadida le 20 septembre 2000, soit neuf jours seulement avant le début de l’Intifada, Sakher Habbash, considéré comme l’idéologue officiel du Fatah, a fait clairement allusion à la reprise de la lutte armée.

Ainsi et depuis lors, les forces de sécurité palestiniennes ont été préparées pour la confrontation contre Israël. Des directives ont été dictées aux forces de la « sécurité nationale » dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. Ainsi des « brigades des victimes d’Al-Aqsa » ont été formées pour lancer une nouvelle Intifada jusqu’à la conquête de Jérusalem.

Suite à l’échec du sommet de Camp David, « l’état d’urgence » a été proclamé par le Fatah. Le mouvement a préparé tous ses membres au conflit. Des dizaines de « camps de vacances » ont formé des milliers de jeunes à l’utilisation des armes et aux attaques contre des soldats et des colons israéliens par le lancement des pierres et la préparation de bombes incendiaires.

L’exploitation de la masse populaire à la révolte a été entreprise par le ministère de l’Information de l’Autorité palestinienne. Dans sa revue officielle du mois d’août 2000 (n° 29), nous pouvons lire :

« Nous sommes à un carrefour historique et une étape compliquée, qui probablement déterminera le sort de Jérusalem, des réfugiés, des frontières et le statut de notre Etat. Ces questions existentielles nécessitent l’union de toutes les forces afin de créer une volonté palestinienne, qui répondra aux questions nationales et donc nous devrions préparer les masses à une confrontation sur le terrain. »

Trois semaines avant le début de l’Intifada Al Aqsa, le journal Altsabah, organe officiel de l’Autorité palestinienne, annonce que la « la défense de Jérusalem nécessite un combat jusqu’à notre dernière goûte de sang. Le temps pour le jihad, la victoire et le martyre est bien arrivé… El Kouds nous attend… »

Suite à l’échec du sommet de Camp David, Arafat donna l’ordre à ses troupes et la suite est bien connue… Une intifada qui a duré plusieurs années et a fait dans les deux camps des milliers de victimes ! 1062 Israéliens et 4907 Palestiniens ont été tués durant cette période.

Jonathan D. Halevi

Voir l’intégralité de l’article et ses références dans le site anglais du JCPA-CAPE.

- See more at: http://jcpa-lecape.org/la-responsabilite-pleine-et-entiere-de-lautorite-palestinienne-dans-le-declenchement-de-la-deuxieme-intifada/#sthash.DhfUWgSI.31Dl20kb.dpuf

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 18:00

 

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Versions contradictoires autour d’une frappe rebelle contre le n°2 du Hezbollah, N. Qassem.

 

 

Le site Russia Today, très impliqué dans la défense du régime d’Assad, a cité mercredi, des sources du Hezbollah qui démentent les revendications des rebelles syriens, affirmant que le chef-adjoint du Parti, Naïm Qassem, avait été sérieusement blessé ou tué, dans une attaque contre un convoi, mardi, en Syrie.

 

Des rebelles syriens ont posté, sur Twitter, un message disant que Qassem avait été la cible d’une attaque contre un convoi, qui aurait, également, éliminé le Général, homme fort du régime, Mohammad Ali Durgham, Commandant en chef de la redoutable 4ème Division de l’armée.

 

Ces sources du Hezbollah ont confié à Russia Today, qu’elles s’attendent à ce que le Secrétaire Général du Hezbollah, Hassan Nasrallah aborde les « fausses rumeurs » [son « cancer » et la mort de Qassem], lors du discours qu’il prévoit de faire mercredi soir.

 

Ces mêmes sources ont aussi insisté sur le fait que certains organes de presse, autant que des réseau sociaux ont, récemment, tenté de diffuser de fausses déclarations, dans une tentative visant à impliquer le Hezbollah dans la crise syrienne.

 

Pendant ce temps, le porte-parole de l’Armée Syrienne Libre, Louay Almokdad, a confié à Now Lebanon que les rebelles ne disposent pas de suffisamment d’information sur l’explosion de Jdeidat Yabous, en faisant référence à une attaque qui aurait, prétenduement, frappé un convoi de hautes personnalités syriennes et du Hezbollah, mardi.



Un groupe rebelle avait affirmé,  dans un communiqué, qu’il avait attaqué un convoi transportant le Général syrien Mohammad Ali Durgham, blessant ce haut-gradé et tuant un certain nombre de membres du Hezbollah.


Les Rebelles ont aussi téléchargé une vidéo montrant la détonation d’un engin explosif improvisé, au beau milieu d’une file de voitures circulant sur une route balayée par les vents.


 

Les reportages des medias libanais de mardi ont fait savoir qu’une explosion avait retenti, dans la zone de Jdeidet Yabous, près de la frontière libano-syrienne, mais ajouté que les circonstances de cette détonation demeuraient obscures.



Une source libanaise a confié à Now Lebanon qu’on pouvait supposer que l’explosion ayant pris le convoi pour cible s’était déroulée dans la ville d’Artouz, au sud de Damas, sans fournir plus de détails.

 

La télévision Al-Manar, affiliée au Hezbollah, a annoncé mercredi matin que le dirigeant du parti, Hassan Nasrallah fera une allocation télévisée, plus tard dans la journée.

 

La semaine dernière, l’ASL a diffusé une déclaration d’ultimatum au Hezbollah, afin qu’il cesse ses ingérences et les attaques contre des positions rebelles, dans la province d’Homs, après laquelle les rebelles ont annoncé le début d’une champagne militaire contre le parti libanais inféodé à Téhéran.


Plus tôt, en février, des rapports du Hezbollah ont mentionné la mort de trois chi’ites libanais, dans des affrontements en Syrie, alors que l’opposition a accusé le groupe terroriste Hezbollah de combattre aux côtés de ses alliés du régime, annonçant la mort d’au moins 43 miliciens chi’ites.

 

https://now.mmedia.me/lb/en/nownews/fsa-claims-assassination-of-hezbollah-deputy-chief

 

Adaptation : Marc Brzustowski.

 

Cette guerre psychologique des communiqués entre rebelles et Hezbollah signale que chacun fait valoir ses intérêts et tente de prendre une position avantageuse, en vue d’éventuels pourparlers, à Moscou, le 5 mars. Le Hezbollah appuie la préservation d’une bande de territoire alaouite- chi’ite, qui chevaucherait le Liban et la Syrie. Mais, le risque est patent que le conflit syrien ne dégénère en affrontements sunnites-chi’ites, du Liban jusqu’en Irak, et que les pays limitrophes soient entraînés dans ce règlement de compte interconfessionnel.

 

 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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