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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 22:39

 

 

On se souvient du scandale de la fraude à la viande de cheval, qui a éclaté, en 2013 : cette affaire prend réellement de l’ampleur dans les îles Britanniques à la mi-janvier 2013 et connaît plusieurs rebondissements, impliquant toute la chaine du commerce alimentaire européen dont : Doly-Com (abattoir/atelier), Draap Trading Ltd (intermédiaire), Spanghero (négociant), Comigel(transformateur), Findus et Aldi (distributeurs) ou encore Picard Surgelés.

 

On peut se demander ce que la cacheroute, qui interdit la consommation de cheval, -animal dont le sabot n’est pas fendu-, vient faire dans cette galère. Tout au contraire, l’ensemble des procédures de vérification observées tout au long de la chaîne de la Sherita rend, justement, impossibles des fraudes de cet acabit, que ce soit sur l’origine de l’animal traité ou les pièces consommables qui en sont dérivées.

Toujours est-il qu’à l’issue de ce scandale, un organisme, l’OABA : Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs, a pris l’initiative d’exiger du Sénat qu’il audite l’ensemble de la filière d’abattage, de A à Z, … à commencer par les pratiques que cette ONG a en sainte horreur : celles concernant l’abattage rituel.

Au cours des dernières années, un affichage sauvage avait réuni plusieurs associations (Brigitte Bardot et consorts) militant dans le même sens, dont le but est d’interdire toute pratique sans étourdissement préalable : il figurait un pauvre bovidé, promis à l’abattoir, avec la légende suivante : cet animal va être égorgé sans étourdissement et dans de grandes souffrances. C’est ça, un abattage « rituel ». Ce dernier terme se distinguant des autres, en couleur rouge sang.

Première remarque : l’organisme à l’origine de la convocation des représentants du Consistoire (MM Joël Mergui et Bruno Fiszon), est tout sauf impartial, neutre dans sa demande. Et les membres de la commission du Sénat doivent « faire la part du feu », ou « trancher », sans mauvais jeu de mot.

Ce groupement était déjà parvenu à interpeller François Fillon, alors Premier Ministre, au plus fort de la campagne présidentielle, qui s’était fendu d’une déclaration incendiaire, en mars 2012 :

«  Les religions devraient réfléchir au maintien de traditions qui n’ont plus grand-chose à voir avec « l’état de la science  » d’aujourd’hui ». Nicolas Sarkozy s’était affirmé en faveur de l’étiquetage en fonction du mode d’abattage, après une mise en bouche, made in Front National , tel que ce parti a le chic et l’opportunisme de créer la polémique en fonction d’un calendrier électoral.

Un autre tour d’esprit qu’on s’évitera, au risque de s’étourdir (et de s’égarer) concerne le choix du « rapporteur(e) » de cette commission « d’information » : Madame S. Goy- Chavent, qui appartient à la famille centriste, l’UDI, mais qui, de bout en bout, affirme son parti-pris défavorable à l’abattage rituel.

Les arguments du Consistoire sont simples à entendre : il s’agit, d’abord, de défendre un principe élémentaire de liberté de conscience. L’abattage rituel juif représente 1% de la consommation française de viandes, soit environ 60.000 bêtes par an. Le Shohet, que le français traduit, de façon connotée, comme « sacrificateur », est payé, formé par le Consistoire. Toute la chaîne est vérifiée de bout en bout, ce qui a un coût pour l’administration consistoriale qui s’en charge, mais ne dégage aucune ressource supplémentaire que l’entretien de ce circuit et des diverses tâches qui s’y rapportent.

A la question sur la charge financière engendrée et pour qui, par le déclassement de certaines bêtes (40%) impropres à la labélisation « casher », Joël Mergui répond que, finalement, l’animal est réintroduit dans le circuit courant, à la seule charge du Consistoire, pour les étapes antérieures. Selon Mme Goy-Chavent, ce surplus est, bel et bien « commercialisé » dans le circuit courant, à « l’insu de l’acheteur ».

L’un des participants de la commission rappelle à, au moins, deux reprises, que le circuit général ne paie rien, mais qu’il est, au contraire, bénéficiaire net de ces parties, souvent, arrière de la bête, en fonction de la difficulté à extraire le nerf sciatique. Il s’agit, alors, pour le consommateur, de larécupération d’un volume de viandes intéressant, doté de toutes les garanties sanitaires imposées à la cacheroute.

Néanmoins, Mme Goy-Chavent insiste sur le soupçon que cela pourrait générer indirectement de l’argent indû, au bénéfice de la Communauté et de ses représentants. Voyant qu’elle a du mal à faire entendre sa suspicion, elle se rabat sur un cheval de bataille des ONG qu’elle représente : l’exigence de « transparence » qui voudrait que l’animal non-étourdi soit homologué comme tel. Elle estime que le consommateur laïc ne voudrait pas d’une viande abattue rituellement, comme s’il s’agissait d’une forme de prosélytisme par « intoxication alimentaire », en quelque sorte.

Or, depuis le début, il est facile de comprendre ce qu’elle a en tête en invoquant cette « exigence », qui rappelle, ni plus ni moins, que le présupposé de la campagne d’affichage, au nom de laquelle elle fait sa Commission : il s’agit de stigmatiser tout abattage rituel comme « cruel », sans autre forme de débat, de procès ou d’explication.

Les représentants consistoriaux ne sont dupes, à aucun moment, des implicites et motifs de leur présence devant le Sénat. Rapidement, ils ramènent leur interlocutrice au fond du débat contradictoire qu’elle entend mener et qui empêche les autres membres de se concentrer sur lesaspects réellement techniques de la méthode d’abattage.

Le Judaïsme, en particulier, aurait-il pour vocation, comme le prétend la campagne d’affichage citée, d’infliger un surcroît de souffrance à l’animal ? Ou l’usage d’une lame fine tranchant avec habileté, le cou de la bête - dotée du fameux "polygone de Willis"- en moins d’une seconde, est-il un procédé plus sûr que le prétendu étourdissement ? Selon les chiffres de l’INRA, cette pratiquemanque 16% des animaux traités et les envoie à la mort sans vérification de leur état de conscience (seule source mesurable d’une « souffrance » : la certitude de la fin proche)…

On relève, à plusieurs reprises (avec « l’argent généré » par le don au circuit général), les tournures stigmatisantes employées par Mme Goy-Chavent : lorsque, parmi cinq ou six grands noms d’experts anglo-saxons, le Rabbin Bruno Fiszon a le malheur de nommer un scientifique dont le patronyme se termine en « -Stein ». Le bon sang de Madame le Rapporteur(e ) ne saurait mentir : il est évident qu’étant Juif, ce savant ne saurait être ni exhaustif ni objectif ni, par conséquent, éthique et donc, forcément partie prenante.

Par ce genre d’allusions aussi maladroites que répétitives, cette dame chargée d’une mission « d’information » semble exclure des professions vétérinaires et d’avis sur la question l’ensemble de ses membres ayant la moindre origine juive.

Malheureusement, c’est avec de tels poncifs qu’on fait des Commissions Théodule, en France. Loin de crier au préjugé, qui s’immisce, lapsus révélateur, dans le « débat », la ficelle paraît trop grosse à ses propres homologues, qui ne voient guère de vraies raisons fondées de la suivre sur ce terrain glissant.

Hormis les manqués de l’étourdissement, la commission omet encore de s’intéresser au sort de l’animal chassé, à la Corrida, au fait que l’hypocrisie consiste à vouloir de la viande dans son assiette, mais qu’on eût aimé que l’animal n’ait pas eu à mourir pour finir seul et en morceaux de choix, face au consommateur. Celui-ci pourrait avoir tout loisir de se convertir à la cuisine végétarienne pour s’assurer qu’il est vraiment innocent dans toute cette affaire…

Au total, triomphante quand même, Mme la rapporteur(e ) s’exclame : « On va réfléchir à un étiquetage « modéré ».

De quoi s’agissait-il ? De dresser une partie des consommateurs qui ne sont lésés en rien, au contraire, à rejeter, d’abord, une viande originaire du circuit « casher », mais déclassée comme impropre. Dans un même souffle, de se méfier de tout ce circuit comme nécessairement « cruel », même si la méthode employée et toutes les vérifications effectuées démontrent le contraire. Au bout du compte, on doit s’assurer que toute cette « focalisation » contre certaines pratiques ne finira pas par rejeter les Juifs de France et d’Europe pratiquants « à la mer », en tant que « dommages collatéraux » d’un combat qui avance masqué :

-  soit pour la « moindre souffrance animale », et ce serait louable, en soi, qui ne s’en préoccupe pas ?

-  à moins que ce ne soit une forme de résistance implicite contre les risques liés au prosélytisme musulman, que ceux qui s’attaquent à la cacheroute n’ont pas le courage de mener de face, au nom d’un « égalitarisme » de façade... ?

Vidéo : Cliquez sur l’image :

Libre commentaire : Marc Brzustowski

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 21:05

 

 

Antifas, racialistes : les années de plomb à l’envers

Des extrémistes de tous bords rêvent de rejouer un scénario à l’italienne

 

Publié le 25 juin 2013 à 17:11 dans Politique

 

antifas fn italie

 

L'auteur

Barrabas co-anime le site http://idiocratie2012.blogspot.fr

 

 

Les années de plomb constituent l’une des périodes les plus traumatiques de l’Italie d’après-guerre, entre la fin des années 1960 et le milieu des années 1980. Pendant près de deux décennies, le terrorisme des Brigades rouges bientôt relayé par le terrorisme noir des groupes néo-fascistes a commis plus de 600 attentats (362 morts). Cette « stratégie de la tension » a fait vaciller le République italienne, tout du moins le croyait-on jusqu’à l’ouverture récente des archives concernant toutes ces affaires.


Les historiens ont progressivement mis à jour les mécanismes très complexes qui sous-tendaient cette période. Qu’ont-il découvert ? Que la « main invisible » de l’Etat, si elle n’a pas initié cette série d’attentats, s’en est très largement servi pour discréditer son principal adversaire : le Parti communiste italien en passe d’accéder au pouvoir grâce au verdict des urnes.


Le parti démocrate-chrétien (au pouvoir) a tout d’abord laissé le champ libre à l’activisme révolutionnaire des Brigades rouges pour déborder le PCI sur sa gauche, et le discréditer auprès des électeurs. Il a ensuite favorisé les actions violentes de plusieurs groupuscules néofascistes qui entretenaient, pour certains de leurs responsables, des liens avec les services secrets italiens. Certains documents font même apparaître l’intervention de la CIA. A cela il faut encore ajouter l’action occulte de la loge P2 et les exactions commises par certains groupes mafieux – voir à ce sujet l’excellent film Romanzo criminale.


En tout état de cause, l’Etat a très largement instrumentalisé tout ce petit monde pour intensifier la « stratégie de la tension » et créer chez l’électeur moyen le besoin légitime de sécurité. Ce qui a permis d’écarter définitivement le PCI des lieux du pouvoir.


La situation actuelle de la France n’est pas, bien entendu, celle des années de plomb italiennes. Mais l’on voit bien se mettre en place, de chaque côté de l’échiquier politique, des groupes radicalisés qui risquent de constituer, demain, les idiots utiles du système.


À l’ultra-gauche, il est tout de même frappant de voir que les « Antifa » peuvent défiler dans les rues, foulard sur la bouche et casque sur la tête, sous le regard bienveillant des forces de l’ordre. Sans compter les appels plus ou moins voilés au meurtre distillés sur internet. On se dit qu’avec un petit financement et une aide logistique, ces groupes galvanisés ne seraient pas loin de ressembler à nos groupes néofascistes italiens des années 70.


À l’ultra-droite, la donne n’est pas meilleure. Le développement des « blocs identitaires » dans de nombreuses régions de France prospèrent sur la haine de l’immigré et le rejet de l’islam. Leur radicalisation idéologique et le passage de plus en plus fréquent à l’action correspondrait très clairement au débordement du Front national sur sa droite, comme le PC italien des années 60 s’était fait déborder par sa gauche. Est-il besoin, par exemple, de rappeler – puisque les médias ne le font jamais – que Marine Le Pen est déjà considérée comme une « vendue au système » par tous ces groupes radicaux.


Si l’on rassemble ces éléments épars, et que l’on y ajoute encore l’insécurité galopante et l’essor de nombreuses cellules mafieuses dans les cités, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que nous vivons déjà dans un état de tension extrême. Or, cette tension que les imbéciles du système (antifascistes et racialistes) ne cessent d’attiser ferait naturellement le jeu des partis au pouvoir. Comme dans l’Italie des années de plomb, on y retrouve d’ailleurs la droite de gouvernement et la gauche raisonnable – entendre par là les forces chargées d’ajuster les peuples à la mesure du capitalisme. Et l’on sait que la propagation larvée du chaos a toujours été le meilleur moyen de ramener les citoyens dans le giron du système.


Ce serait, en tous les cas, la seule stratégie valable pour écarter le parti qui s’oppose aujourd’hui à l’ordre établi et qui s’apprête à recueillir près d’un tiers des voix des électeurs français, comme autrefois le PC italien… Avant que les révolutionnaires, les antifascistes, les néofascistes, les services secrets, les nazi-maoïstes, les brigadistes, et tutti quanti, n’entrent en scène pour jouer une partition que le chef d’orchestre (étatique) avait écrite pour eux.

 

*Photo : aftershow.

 

http://www.causeur.fr/antifas-italie-brigades-rouges-fn,23150

 

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 18:23

 

 

PARU SUR LE SITE « ATLANTICO, un vent nouveau sur l’info » : http://www.atlantico.fr

 

http://www.atlantico.fr/rdv/semaine-goldnadel/et-temps-etait-venu-construire-front-republicain-contre-amoralite-gauche-morale-gilles-william-goldnadel-766752.html

 

 

Et si le temps était venu de construire un front républicain contre l'amoralité de la gauche morale...?


Vite, que vienne le véritable « front républicain ». Non celui prôné par une gauche alliée aux extrêmes, mais celui contre l'arbitraire judiciaire, la fausse morale à géométrie invariable, la complaisance envers l'islamisme radical et la mainmise de l'idéologie bêtifiante sur le service public de l'information.


La semaine Goldnadel


Publié le 24 juin 2013


 Si j'avais le goût de l'hyperbole propre à la gauche morale, je dirais qu'un climat de pré- fascisme est en train de s'installer sur la France.


N'ayant aucune appétence pour ce genre d'extravagance verbale, je me contenterai d'affirmer qu'un sale temps menace le pays. Démonstration :

 

Déjà, un mauvais procès diligenté contre la droite et les opposants au  mariage homosexuel avait voulu leur faire porter, sans le moindre commencement de preuve, la responsabilité de la mort d'un jeune homme dans une rixe entre extrémistes assez semblables.

 

Voilà qu'à présent, Nicolas, 23 ans, militant contre le mariage gay, est condamné par le tribunal correctionnel de Paris à la peine de quatre mois d'emprisonnement, dont deux fermes. Plus grave encore, circonstance rare, celui-ci est arrêté à la barre, privant ainsi son appel de tout effet suspensif, comme cela est le cas en pareille matière, et donc expédié séance tenante en prison.

 

Le jeune homme est déclaré coupable de rébellion à agents et d'avoir refusé de se soumettre à un contrôle génétique. Aucun acte de violence contre les personnes ou les biens ne lui est reproché par les juges.

 

Admirez à présent le titre de l'article du Monde.fr : un jeune homme « déjà condamné » est condamné à de la prison ferme.

 

En guise de condamnation, celui-ci avait été convaincu de refus de respecter l'ordre de dispersion à l'occasion d'une manifestation et avait écopé pour cela d'une amende de 200 €… Encore faut-il ajouter que l'appel du parquet avait privé cette sanction de tout caractère définitif. J'affirme que c'est la première fois que le journal du soir précise dans un titre annonçant une décision judiciaire le fait que la personne sanctionnée avait déjà été condamnée.

 

On ne peut qu'en déduire que cette précision insolite n'est utilisée par le quotidien épris d'humanisme que pour tenter de justifier l'exceptionnelle sévérité de la sanction.

 

En réalité, qui que ce soit disposant d'un minimum de bonne foi ne peut se tromper sur l'énormité de cette condamnation. Beaucoup l'ont comparée, à juste raison, avec la clémence dont ont bénéficié les jeunes rançonneurs - cogneurs de Grigny et les voyous - violents du Trocadéro.


Beaucoup encore ont fait remarquer que les verts - faucheurs d'OGM, ou les syndicalistes - casseurs de la CGT d'Amiens qui s'étaient fait gloire de refuser de se soumettre, eux aussi, au test d'ADN, n'avaient pas récolté une peine de prison ferme mais la compréhension empathique d'une gauche taubiresque qui passe par ailleurs son temps à hurler contre les courtes peines.

 

Je n'ai pas lu une seule ligne dans un seul journal de gauche protestant contre la sanction infligée à un Nicolas qui a mérité sa place sur le mur des cons.

 

Jamais, peut-être en temps réel, comparaisons à l'appui, ne nous avait été aussi clairement donné de constater en matière pénale l'amoralité de la gauche morale.

 

À ce stade d'humanité délicate, on appréciera le tweet hilarant de Stéphane Guillon : « l'opposant au  mariage pour tous incarcéré ce soir à Fleury-Mérogis va peut-être changer d'avis demain matin après sa première douche. »


Les journaux ont tous évoqué la confirmation de la condamnation de Jean-Marie Le Pen pour avoir minimisé les rigueurs de l'occupation allemande, ainsi que la levée de l'immunité parlementaire de sa fille pour avoir comparé les prières de rue musulmanes à cette occupation. En revanche, il va me falloir, une nouvelle fois, citer ce passage de l'interview de feu Stéphane Hessel au Frankfurter Allgemeine Zeitung de janvier 2011 dans laquelle, la Sainte icône se livre et à minimisation et à comparaison : « l’occupation allemande était, si on la compare par exemple avec l’occupation actuelle de la Palestine par les Israéliens, une occupation relativement inoffensive, abstraction faite d’éléments d’exception comme les incarcérations, les internements et les exécutions, ainsi que le vol d’œuvres d’art. Tout cela était terrible. Mais il s’agissait d’une politique d’occupation qui voulait agir positivement et de ce fait nous rendait à nous résistants le travail si difficile. » On peut tirer de cette flagrante différence de traitement des égarements verbaux, excommunications dans le premier cas, béatification dans le second, une observation de morale politique à caractère eschatologique :

 

- l'extrême droite est la dernière porte avant l'enfer, l'extrême gauche l'antichambre du paradis.

- quitte à comparer avec le nazisme, il est chaudement recommandé de l’associer à l'État juif, dont le peuple a été la principale victime, plutôt qu'avec l'islam politique dont l'opposition à Hitler a été bien tempérée pour peu qu'on puisse rappeler le comportement des Frères musulmans, du gouvernement irakien ou encore du mufti de Jérusalem.

 

Dans un ordre d'idées assez voisin, la manière dont la presse censée bien penser (Le Monde, Rue89) a traité la polémique concernant l'exposition photographique du musée du Jeu de paume, mérite le détour analytique.

 

Je rappellerai brièvement le problème, connu de mes lecteurs, puisque je suis le premier à l'avoir évoqué via cette chronique sur Atlantico. Une photographe arabe israélienne de Haïfa, mais que la presse précitée préfère qualifier de palestinienne (comme si l'État juif ne pouvait pas légitimement administrer une minorité), accueillie par le musée subventionné précité, a exposé des photographies de terroristes palestiniens, agrémentées simplement du vocable de « martyrs ».

 

Au-delà de l'emploi de cette phraséologie doloriste propre au djihadisme, certaines organisations juives se sont émues de ce que le public du musée soit tenu dans l'ignorance de ce que les actes commis par les prétendus « martyrs » exposés ont entraîné la mort d'une cinquantaine de civils Israéliens.

 

À la suite de ces protestations, le ministère de la Culture, sans trop de spontanéité, s'est fendu d'un communiqué dans lequel il demandait au musée qu'il subventionne de « contextualiser » les photos légendées si sobrement.

 

Au lieu de répondre éventuellement à cette argumentation, la presse précitée a préféré la taire. Avec son habitude qui tourne à la manie, elle préfère victimiser le musée qui aurait reçu des coups de fil de menaces de quelques abrutis.

 

Voici donc les protestataires confinés dans leur rôle désormais réservé de censeurs pithécanthropes communautaristes, imperméables à la liberté artistique dangereusement menacée.

 

Ainsi, nos intelligences artistiques et humanistes autoproclamées n'auront pas à répondre aux questions posées par l'artiste et leur propre attitude : fascination mortifère de la population palestinienne pour les attentats aveugles qui fait que plus d'un tiers de celle-ci a approuvé l'égorgement d’un bébé de trois mois dans son berceau à Itamar.


- Complaisance désinvolte, d'une partie de la classe médiatique ou artistique, aisément classable sur l'échiquier politique, pour la radicalité violente islamique. Malgré Toulouse et d'autres attentats en France, passés et sans aucun doute à venir.

 

La même classe qui a dressé tranquillement la liste des intellectuels de droite, « inspirateurs » d'un norvégien illuminé.

 

Dans une tribune du Monde datée de jeudi et consacrée à la polémique, une « spécialiste de l'image » en appelle avec véhémence à la liberté artistique en danger. C'est dans ce même journal qu'une autre spécialiste, suivie par de nombreux intellectuels épris de liberté et haïssant toute censure des œuvres de l'esprit, réclamèrent avec succès l'éviction de Richard Millet de chez Gallimard pour avoir écrit dans un livre des choses qui leur déplaisaient sur l’immigration.

 

Dois-je faire un dessin ou prendre une photo ?

 

Pendant ce temps, sur France Inter, il semblerait que la gauche de service public (pardon pour le pléonasme) soit définitivement décomplexée au fur et à mesure que la gauche politique est électoralement déconsidérée.

 

Ainsi, ce dimanche matin, les mêmes qui faisaient résonner, le mois dernier, les tambours et les trompettes saluant l'embellie timide de la popularité de François Hollande révélée par le JDD, ont mis une sourdine au nouveau sondage qui annulait le précédent. L'affaire Tapie est désormais la seule qui mérite le gros plan.

 

Dans une future chronique, je tenterai d'expliquer pourquoi, à mon avis, la cause judiciaire est loin d'être entendue contrairement à ce qu'affirme, allez savoir pourquoi, jour après jour, la radio d'État.

C'est ainsi que le 20 juin, celle-ci invitait dans sa matinale Xavier Bertrand. Tellement prié de considérer l'arbitrage querellé comme pénalement répréhensible et l'ancien président, chef « de la bande organisée », l'ancien ministre pourtant peu suspect de sarkozysme inconditionnel, en vint à reprocher avec un beau courage à Patrick Cohen « son parti pris ». Réponse de l'intéressé : « je regarde le dossier ». Mr Cohen voulait sans doute dire -le dossier pénal n'étant pas à ma connaissance encore en vente sur Internet- qu'il avait lu Le Monde.

 

Deux jours plus tard, Bertrand, qui ne pouvait plus répondre, fut puni de son insolence lors de la chronique « humoristique » de Sofia Aram, qui lui réserva un sort particulier sans que cela ne semblât gêner l'équipe matinale. Il faudra informer un jour Mlle Aram, qui continue, billet après billet de s'acharner sur Nadine Morano, Jean-François Copé et autres dame Boutin, que  Nicolas Sarkozy n'est plus président de la République et qu'en général le rôle des bouffons est plutôt de moquer le pouvoir en place. Avec Mlle Aram, on en viendrait à regretter l'impartiale pondération de  Stéphane Guillon.

 

Retour à l'affaire Tapie sur France Inter. Vendredi, débat entre Jean Peyrelevade et Thomas Clay au sujet de l'arbitrage querellé. Deux personnalités très estimables mais ayant dit déjà publiquement toute leur catégorique suspicion. Un peu comme si on m'invitait pour débattre contradictoirement du Proche-Orient avec Schmuel Trigano.

 

Bien entendu, aucun auditeur s'exprimant sur l'antenne n'est venu contredire leur point de vue. Pour faire bonne mesure, au moment où l'on évoquait la responsabilité de Nicolas Sarkozy, Bernard Guetta posa candidement la question de savoir si le mobile du cadeau fait à  Bernard Tapie ne serait pas « d'éventuelles rétro commissions ».

 

Ce fut un moment de grand pluralisme.

 

À ce sujet, et toujours s'agissant de France Inter, on saluera sa discrétion pour évoquer l'affaire du mur du Syndicat de la magistrature et la sanction infligée à Clément Weill-Raynal.

Patrick Cohen a confessé « avoir oublié » de poser la question au président de France Télévisions, M. Pflimlin.

 

Quant à moi, avocat du journaliste, seul « lanceur d'alerte » en ce bas monde stigmatisé par la gauche, j'ai bien été interviewé par l'excellente Nathalie Hernandez, mais pour une raison que nul ne s'est donné la peine de m'expliquer, l'interview n'a jamais été diffusée. Sans doute encore un oubli.

 

Vite, que vienne le véritable « front républicain ». Non celui prôné par une gauche alliée aux extrêmes, mais celui contre l'arbitraire judiciaire, la fausse morale à géométrie invariable, la complaisance envers l'islamisme radical et la mainmise de l'idéologie bêtifiante sur le service public de l'information.


Avant que mon évocation du temps pourri qui vient n'ait rien d'hyperbolique.

 

Gilles William GOLDNADEL 

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 09:36

 

 

 

 

Publié le 21 juin 2013 à 9:00 dans PolitiqueSociété

 


fleury merogis manif pour tous

 

 

http://www.causeur.fr/manif-pour-tous-fleury-merogis,23116

 

Dimanche dernier, au sortir d’une énième manifestation contre le mariage homosexuel, Nicolas, 23 ans, est appréhendé au seul motif qu’il porte le sweat-shirt de la Manif pour Tous. Dans un élan de panique, il se réfugie dans un restaurant. Interpellé, gardé à vue puis mis au dépôt, il est déféré.  Mercredi, le tribunal correctionnel de Paris l’a condamné à quatre mois de prison dont deux fermes avec mandat de dépôt et à 1000 euros d’amende. Les juges lui ont reproché, outre la rébellion, d’avoir refusé un prélèvement ADN.


La situation est ubuesque. Nicolas a été condamné pour les conséquences de son interpellation qui est elle-même est, selon toute vraisemblance, sans fondement. La condamnation des juges n’a en effet aucun rapport avec les motifs de l’interpellation qui sont nuls. Après plus de quatre-vingts heures de détention qui n’ont pas d’autre objet que d’inciter à la faute, les zélés de la police nationale ont réussi à relever, chez un type poussé à bout, un refus et des protestations, tout cela afin de hisser l’affaire en justice. A ce petit jeu, plus un citoyen français ne saurait échapper à la case prison. Mettez quelqu’un en détention sans raison, il finira bien par tenter une évasion que le code pénal punit de trois à cinq ans d’emprisonnement. Et vous aurez alors le motif rétroactif de la détention. Quant au mandat de dépôt pour une peine de moins de six mois d’emprisonnement, c’est la marque d’une justice d’exception aux légers relents de lettre de cachet.


En effet, peu après sa nomination, la ministre de la Justice Christiane Taubira déclarait vouloir rompre avec la politique de répression et d’enfermement systématique de la droite: « Il faut recréer une politique pénale qui, sur la base de la lutte contre la récidive, fait de la pédagogie autour de la sanction […] Il y a des années qu’on sait que la prison, sur les courtes peines, génère de la récidive, c’est presque mécanique. Je le dis, il faut arrêter ! Ça désocialise, ça coûte cher et ça fait de nouvelles victimes. » (Libération, 7 août 2013). La Garde des sceaux promettait alors, pour des délits portant sur de courtes peines, d’utiliser tous les minuties du code pénal qui pouvaient éviter la case prison. A l’époque de cette profession de foi, Christiane Taubira ne pensait certainement pas à Ambroise, à Edouard, à Sixtine ou à Victoire1 qui iraient, drapeau français à la main et sifflet autour du cou, crier un peu partout dans les rues que le mieux pour un enfant était d’avoir un père et une mère. Non, elle pensait plutôt à d’autres, à ceux qui « n’avaient pas eu la chance de » et pour qui la justice aurait enfin des égards,  afin de faire prévaloir l’égalité des chances. Pour ceux-là, il fallait –peut-être à raison- de la clémence, de la pédagogie, de la justice sociale comme on dit.*


Plusieurs récentes décisions des tribunaux montrent qu’une justice à double vitesse s’est calquée sur une France coupée en deux. Il y a trois mois, un groupe d’une vingtaine de jeunes gens aux visages dissimulés derrière des écharpes ou des capuches prenaient d’assaut, à la gare de Grigny, plusieurs rames d’un RER D rançonnant violemment les passagers, contraints de remettre téléphones portables, portefeuilles et sacs à main. Le 11 juin dernier, le tribunal rendait son verdict. Sur l’ensemble des voyous dont la participation aux faits a été reconnue par les juges, seulement cinq jeunes ont été condamnés à des peines de prison avec sursis. Les autres ont reçu des avertissements solennels, une mesure de protection judiciaire ou des heures de travaux d’intérêt général. Et l’un d’entre eux a été  relaxé au bénéfice du doute alors même qu’une des victimes soutenait formellement l’avoir identifié comme l’agresseur qui l’avait rouée de coups et aspergée de gaz lacrymogène. À Lille, il y a quelques jours, une mère veilleuse était agressée par un homme armé d’un couteau qui, à deux reprises, essayait de porter la lame au visage de la femme. Relâché après quelques heures au commissariat, il s’en tirait avec une composition pénale, mesure alternative aux poursuites pénales aux termes de laquelle, s’il donne son accord, il sera au pire sanctionné d’une amende ou d’un travail d’intérêt général. Plus récemment encore, une jeune militante antifasciste qui avait refusé de se soumettre à un test ADN après avoir été condamnée à du sursis pour rébellion (en l’espèce un coup de tête à un policier lors de la Gay Pride à Tours) se voyait astreinte à cent jours-amende à 10 €.


Il est difficile de comprendre une presse et un pouvoir qui raillent et amalgament les manifestations françaises quand, quelques semaines plus tard, cette même presse et ce même pouvoir, enjoignent l’Etat turc de couper le gaz lacrymogène et somment le Brésil de cesser la répression policière pour écouter son peuple. Mais le pouvoir est forcément partial et la presse partisane. Il est en revanche inconcevable que la justice se contorsionne comme un paon faisant la roue pour plaire au pouvoir en place. Désormais il n’y a plus un mais deux débats. La question du mariage gay continuera d’agiter la jeunesse de France qui, elle le répète assez souvent, ne lâchera rien. Mais cette jeunesse révoltée se fera aussi le nouveau défenseur de la démocratie, une démocratie où les libertés fondamentales telles que la liberté d’expression, la liberté d’aller et venir, le droit de manifester sont garantis. Tout comme le droit à un procès équitable, c’est-à-dire sans risque qu’un magistrat adepte de l’idéologie du mur des cons place ses opinions politiques plus haut que les lois de la République.


*Photo : U.S. Coast Guard.


Pour éviter tout amalgame, les prénoms ont été modifiés.  

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 21:45

 

 

Paris soutiendrait une candidature d'Israël à la Francophonie

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AFP | 19/06/2013 | 22h25

 

La France soutiendrait une candidature d'Israël pour adhérer à la Francophonie, a indiqué mercredi la ministre délégué à la Francophonie Yasmina Benguigui, même si celle-ci n'aurait guère de chances d'aboutir du fait de l'opposition du Liban.


"L'Etat d'Israël compte 700.000 francophones, la Francophonie y est vivante et active. S'il devait déposer une demande d'adhésion à l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), la France accueillerait cette demande avec bienveillance", a déclaré Mme Benguigui à l'Assemblée nationale en réponse à une question de Meyer Habib, nouveau député UDI (centre) de la 8e circonscription des Français de l'étranger (Europe du sud) qui inclut Israël.


"Si des contacts diplomatiques ont pu avoir lieu entre Israël, l'OIF et ses Etats membres, il n'y a eu, en revanche, à ce jour aucune demande officielle formulée par l'Etat d'Israël pour adhérer à la Francophonie", a ajouté la ministre.

 


L'entrée d'Israël dans la Francophonie est un serpent de mer depuis des décennies. Sa candidature se heurterait en effet à l'opposition résolue du Liban. Or toute adhésion d'un nouveau pays doit obtenir le consensus des 57 Etats membres de l'OIF.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 23:14

L'injustice faite à Weill-Raynal, "lanceur d'alerte"

Ivan Rioufol le 12 juin 2013

 

http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2013/06/-il-ne-fait-pas.html


Il ne fait pas bon être un "lanceur d’alerte", aux Etats-Unis ou en France. L’américain Ed Snowden, qui a révélé le programme de surveillance généralisée des conversations téléphoniques et des messages internet de l’administration Obama, a dû se réfugier à Hong-Kong. Ces pratiques de la CIA et de l’Agence américaine de sécurité nationale (NSA) seraient justifiées par la lutte anti-terroriste. Il n’empêche qu’elles s’ajoutent aux récentes écoutes avalisées par la Maison Blanche contre plus de cent journalistes de l’agence Associated Press et à l’utilisation des services fiscaux contre des adversaires politiques. L’irréprochable Barack Obama, louangé par les médias, révèle une nature qui le rapproche de plus en plus de Richard Nixon. Mais passons…pour remarquer qu’en France aussi, il est risqué de dénoncer des vérités qui dérangent. C’est ainsi que Clément Weill-Raynal, le journaliste de FR3 qui a révélé l’existence du "Mur des cons" abrité par le Syndicat de la magistrature, vient d’être sanctionné pour cela par sa direction. Il a écopé, mardi, d’"une semaine de mise à pied disciplinaire avec privation de la totalité du salaire", à partir du 12 juin. Weil-Raynal, qui a été accusé par le Syndicat national des journalistes (SNJ-CGT), se voit encore ridiculiser ce mercredi dans un écho de Libération ("Clément Weill-Raynal passe le mur du çon"). Ces confrères, qui lui reprochent d’avoir violé l’omerta sur le militantisme judiciaire, sont de bons chiens de garde.


La punition qui frappe Weill-Raynal est évidemment scandaleuse. "C’est une sanction injuste prise pour des motifs politiques", estime-t-il avec raison. Sa mise à pied, pour avoir révélé la partialité de certains juges, porte atteinte à la mission du journaliste. Celle-ci consiste notamment à mettre au jour, de bonne foi et de manière désintéressée, des éléments pouvant porter atteinte au bon déroulement de la démocratie. Il est contradictoire de lui reprocher d’avoir "volé" des images dans un local syndical, et d’applaudir aux méthodes de Médiapart, qui ne s’embarrasse pas de déontologie. Cette injustice indiffère la profession, puisque Weill-Raynal est étiqueté à droite (une anomalie dans l’audiovisuel public). Elle devrait pourtant être l’occasion de réfléchir à l’extension de la protection juridique du "lanceur d’alerte", notamment contre sa hiérarchie. La législation française accorde déjà cette protection dans les domaines sanitaires et environnementaux. Mais les atteintes à la justice et aux libertés mériteraient de semblables vigilances. Les hommes politiques auront-ils le courage que n’ont pas les journalistes pour défendre un sonneur de tocsin ?


NB : Je remercie chaleureusement tous ceux qui, indignés par les méthodes du Collectif contre l’islamophobie en France, m’ont apporté leur soutien, suite à mon blog de lundi. Ma convocation par la PJ est prévue pour la mi-juillet. Il va de soi que je vous tiendrais au courant s’il devait y avoir des suites à cette grossière tentative d’intimidation.

 

 

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 09:12

 

Les électeurs de Jérusalem, n’étaient pas en Israël

lundi 10 juin 2013

En lisant les résultats des élections de la 8ème circonscription qui ont eu lieu hier, et qui a vu l’élection de Meyer HABIB, on découvre que Jérusalem, n’est pas en Israël.

Voilà donc une partie du tableau des résultats de cette circonscription. Si Haïfa et Tel Aviv font encore partie pour le Ministère de l’Intérieur français d’Israël, Jérusalem est quelque part entre la Turquie, et Malte.

Manifestement, ce n’est pas un problème de géographie, mais un problème de haine et de bêtise.

Alors que la grande majorité des votants sont juifs, et que Jérusalem est la plus forte concentration d’électeurs français, la stupidité de nos dirigeants veut que Jérusalem, pourtant Capitale d’Israël soit partout sauf là où elle est réellement.

Tant qu’ils voudront bâtir une politique sur du mensonge, ils n’auront aucune chance de la voir aboutir.

Voilà donc l’une des premières missions confiées à Meyer HABIB, apprendre au Quai d’Orsay et au Ministère de l’intérieur où se trouve Jérusalem, au cœur d’Israël, parce que dans le cœur des juifs depuis des millénaires.

JForum.fr

 

http://www.jforum.fr/forum/france/article/les-electeurs-de-jerusalem-n

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 19:10

Et le terrorisme idéologique vacilla sur ses bases avec la mort de Clément Méric... Deux ou trois vérités à l'usage de la "gauche morale"

 

http://www.atlantico.fr

 

Esteban, le principal suspect dans l’enquête sur la mort de Clément Méric, a été mis en examen samedi pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner.

Clément Méric, 19 ans, a succombé jeudi 6 juin à ses blessures après une agression "à caractère politique" commise par une bande de skinheads. Plusieurs voix s'élèvent pour exiger la dissolution de plusieurs groupes d’extrême-droite.

 

Gilles William Goldnadel

Gilles William Goldnadel est un avocat pénaliste aux prises de position contestataires, président fondateur d'Avocats sans frontières. Il fut le défenseur des accusés dans les affaires Sentier I et Sentier II, ainsi que dans l'Angolagate. Il est l'auteur de "Réflexions sur la question blanche" et de "Le vieil homme m'indigne ! : Les postures et impostures de Stéphane Hessel" parus chez Jean-Claude Gawsewitch. Gilles William Goldnadel est également secrétaire national de l'UMP aux médias et à la désinformation.

 

 

« Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît », avait mis le franc Audiard dans le parler de ses tontons.


Depuis longtemps la gauche aura tout osé, et c’est sans doute ce qui a expliqué trop longtemps son succès par la sidération.


À en croire en effet, et entres autres, France Info (jeudi 12h25, un certain Cédric Cagna), Le Monde dans un éditorial assez hallucinant, un Pierre Bergé décidément halluciné, et bien entendu quelques éminences socialistes, il faudrait voir derrière l’abruti qui a porté le coup mortel sur le pauvre Clément, l’ombre des opposants au mariage pour tous et de la droite « décomplexée ».


Mais les choses ont désormais changé pour cette gauche : son bagou, sa tchatche, sa jactance, son indécence, son insolence, font moins recette. Empêtrée qu’elle se trouve dans des contradictions où elle s’intoxique elle-même.


La manière dont elle aura tenté depuis trois jours de faire porter par la droite « décomplexée » et les opposants au mariage pour tous, la responsabilité de la mort tragique d’un jeune homme illustre jusqu’à la nausée une instrumentalisation d’un fait divers douloureux qu’habituellement elle réprouve avec sa sévérité coutumière.


Rappelons donc à cette « gauche morale » (défense de pouffer) quelques vérités assez incontournables :


-  Le décès du jeune homme provient d’une rixe entre extrémistes ayant abouti, comme cela arrive parfois, à un drame.


En tirer, en conséquence, hâtivement des conclusions d’ordre politique relève de la stupidité nauséabonde.


Étrangement, ceux là même qui s’y livrent, interdisent hautement à leurs adversaires, quand bien même certains faits se répètent inlassablement, de les utiliser au profit de leurs thèses. C’est ainsi, par exemple, qu’il est interdit, sous peine d’amalgame raciste, de s’interroger sur les rapports entre islamisme et islam. Il est également strictement prohibé de tirer des conclusions sur la litanie des crimes et délits commis par des immigrés. Ainsi, jeudi dernier à Rennes, François Noguier, 25 ans, mort lui aussi d’un coup poing au visage, mais dans une plus grande discrétion (Ouest France, Dreuz).


Enfin - et j’en sais quelque chose - il est quasiment illicite de se demander si les crimes commis par Merah sur des enfants juifs pour venger des enfants de Palestine ne sont pas les conséquences d’un antisionisme médiatique et intellectuel parfois délirant.


On dresse la liste des auteurs de droite qui auraient inspiré un seul dérangé norvégien, mais pas question de s’interroger sur la complaisance de la gauche intellectuelle à l’égard de la radicalité violente arabo-islamique comme au musée du Jeu de Paume actuellement (ma dernière chronique).


-  La rixe mortelle a donc opposé deux groupes extrémistes. La malheureuse victime était d’extrême gauche. Son « antifascisme » a bon dos. A ce jeu linguistique pervers là, ses opposants à crane rasé étaient des anticommunistes déterminés.


Pourquoi ne pas voir que la carte politique est ronde et que les deux bords extrêmes se touchent ?

 

 

Même attrait pour la violence radicale, même discours démagogique et excluant, même conception conspirationniste du monde.


Quelle différence aujourd’hui entre les skinheads et les redskin en France ?


Les Black Blocs qui ont dérouillé un vigile à Notre-Dames-des-Landes, ont-ils quelque chose à envier, en matière de violence, aux crétins d’extrême droite ?


A Berlin, régulièrement, s’affrontent des néo-nazis antisémites en cuir à des « anti- nazis » en keffieh, antisionistes radicaux applaudissant les actes terroristes du Hamas.


Entre les deux, mon écœurement balance. Et pour me laisser aller à un rappel historique d’une période sombre, dont la gauche est nostalgique, il faudrait peut-être se souvenir que dans les années 30, nazis et communistes, bruns et rouges, faisaient la grève des loyers de concert pour accélérer la chute de la république de Weimar.


En ce temps là déjà, les extrémistes de gauche appelaient les sociaux démocrates, les sociaux fascistes…


-  Enfin, je ne répèterai jamais assez  - faute de l’entendre dire - que quitte à s’interroger sur la complaisance des partis classiques avec leurs extrêmes respectifs, la droite n’a pas d’accords d’alliance ni de désistement avec le Front National, tandis que le Parti Socialiste est marié officiellement avec le PCF et les Verts.


De quoi rougir dans toutes les acceptions du terme.


Et si on laissait dormir Clément Meric en paix ?


En réalité, la gauche rêverait qu’au moyen de son terrorisme intellectuel, la droite à nouveau s’aplatisse gauchement.


Dans ma précédente chronique j’écrivais, qu’au rebours de certains à l’UMP, les socialistes étaient pleinement conscients du phénomène de droitisation de la société française. Je ne croyais pas si bien dire :


Le 5 juin, dans un article intitulé : « Y a t-il une droitisation de l’opinion en France et en Europe ? », Guillaume Tabard (Le Figaro) questionnait Gilles Finkelstein responsable de la Fondation Jean-Jaurès, proche du parti socialiste, ayant elle-même interrogé à ce sujet l’Ifop. Extraits : « On peut à mon sens parler de droitisation lorsqu’il y a un déplacement significatif vers la droite de l’ensemble de la société et quand ce déplacement concerne simultanément trois champs : celui des questions des libertés ou des droits des individus, autrement dit les thématiques culturelles et sociétales ; celui enfin des questions liées à la souveraineté, c’est à dire les thématiques régaliennes (sécurité, immigration, rapport à l’extérieur).


(...) Sur les questions régaliennes, il y a une très forte convergence de toutes les droites européennes sur la question du nombre d’immigrés considéré comme trop élevé par 80% à 90% dans tous les pays, sauf en Allemagne où ce taux est quand même de 69%.


(...) La Fondation Jean-Jaurès se doit d’analyser la société telle qu’elle est. Cette exigence de lucidité est le meilleur service qu’elle puisse rendre à la gauche.


(...) La question de l’immigration reste aujourd’hui l’un des plus gros impensés de gauche. »

Il est à souhaiter que François Fillon et François Baroin aient pris connaissance des conclusions de l’enquête de la Fondation Jean-Jaurès.


Enfin, des nouvelles de la crèche Baby Loup après l’annulation par la Cour de Cassation, du licenciement d’une salariée voilée. Celle-ci déménage de Chanteloup-les-Vignes. « Avec la décision de la Cour de Cassation, on avait perdu la partie. C’est du moins de cette façon que les choses ont été perçues dans le quartier », a confié le trésorier de l’association, qui décrit la surenchère religieuse de certaines familles.

 

L’ambiance se dégrade. Apparaissent des demandes d’alimentation halal pour les enfants. Ainsi encore ce père de famille qui insulte une puéricultrice (« sale blanche ») pour n’avoir pas réveillé son fils d’une sieste qu’il estime trop longue. Les parents sont convoqués. Le père rétorque qu’il n’a pas peur et qu’il a déjà fait cinq ans de prison...


Le personnel de la crèche se fait insulter. Pneus de voitures crevés. Carrosseries rayées. Les assiettes des enfants sont illustrées avec des petits animaux : girafes, chevaux, cochons... Et sont aussitôt taxées d’islamophobes.


La crèche déménage. Et la Cour de Cassation ?

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 00:57

 

 

 

Résultat du second tour des législatives partielles dans la huitième circonscription des Français de l’Etranger

Publié le : 9 juin 2013

http://jssnews.com/2013/06/09/resultat-du-second-tour-des-legislatives-partielles-dans-la-huitieme-circonscription-des-francais-de-letranger/

 
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Les résultats définitifs du vote dans les urnes pour l’élection du député dans la huitième circonscription des Français de l’Etranger ont été publiées par le Ministère des Affaires Etrangères français.

ELECTIONS-REGIONALES

Les résultats complets, disponibles ici, montrent qu’en dehors d’Israël, un désintérêt notable pour ce deuxième tour, le nombre de bulletins annulés (ou blanc, puisque ces derniers sont ainsi considérés) a augmenté de façon considérable dans tous les bureaux de vote, hormis en Israël. Il atteint par exemple le chiffre de plus de 30% à Istambul !

Les résultats complets sont les suivants (voir le tableau du Ministère de l’intérieur) :

  Meyer Habib Valérie Hoffenberg
NICOSIE 37 48
ATHENES 231 307
THESSALONIQUE 38 79
sous-total Grèce 269 386
     
HAIFA 221 195
TEL-AVIV 1785 1167
JERUSALEM 1244 277
Sous-total Israël version quai d’Orsay(Sans Jérusalem) 2006 1362
Vrai sous total Israël 3250 1639
     
MILAN 410 743
NAPLES 49 122
ROME 371 676
TURIN 211 401
Sous-total Italie 1041 1942
     
LA VALETTE 10 16
     
ANKARA 32 34
ISTANBUL 128 101
sous-total Turquie 160 135
     
sous-total 4767 4166
  53,36% 46,64%

 

Pour information, les votes par internet avaient donné 1978 suffrages à Meyer Habib et 2251 à Valérie Hoffenberg (ces votes ont été répartis dans le tableau ci-dessus-.


Meyer Habib est donc le nouveau député des Français de l’Etranger résidant dans la huitième circonscription. La défaite de Valérie Hoffenberg a été confirmée via Twitter par J. Garriaud-Maylam, Sénatrice des Français de l’Etranger, Vice-présidente du groupe UMP du Sénat, Secrétaire de la Commission Affaires Etrangères et Défense.


Meyer Habib a déjà remercié ses supporters, mais aussi Jonathan-Simon Sellem qui aura été son meilleur allié dans ce second tour.


Valérie Hoffenberg, elle, a déjà remercié ses partisans sur son blog de campagne.

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 19:22

 

 

Allocations familiales : l’incroyable décision

Par

Éric Branca

 

 

http://www.valeursactuelles.com/politique/allocations-familiales-l%E2%80%99incroyable-d%C3%A9cision20130514.html#.UZKr8GB1Bh5.twitter

 


 

Exclusif. Quand l’Europe impose à la France d’étendre le bénéfice de sa politique familiale à tous les enfants d’immigrés. Même nés à l’étranger.


L'information, révélée par Valeurs Actuelles, avait initialement été publiée le 14 mai.


En France, la nouvelle est restée confidentielle. Mais pas en Algérie (voir notamment Le Matin DZ) : désormais, tout parent algérien installé en France pourra toucher des allocations familiales au titre de ses enfants, nés en Algérie, qui décideraient de le rejoindre. Et même, précise la Cour de Cassation réunie le 5 avril dernier en assemblée plénière (, si les enfants en question ont pénétré en France en dehors de toute procédure de regroupement familial. Ce qui s’applique naturellement, d’abord, aux enfants de pères polygames, puisque les autres peuvent, depuis l’institution du système, en 1976, bénéficier dudit regroupement ! Résultat : les hommes ayant «  épousé » plusieurs femmes dans leurs pays vont pouvoir, sans contourner la loi française comme ils le faisaient jusqu’à maintenant (en faisant passer, par exemple, leurs compagnes pour des « mères isolées »), financer légalement le séjour en France de leur descendance.


Pour appuyer sa décision, la Cour de cassation évoque le principe de « non-discrimination » inhérent à la jurisprudence européenne – laquelle interdit depuis les années 1980 aux Etats de réserver à leurs seuls nationaux le bénéfice de prestations démographiques spécifiques – mais aussi l’accord euro-méditerranéen UE-Algérie du 19 décembre 2001. Dont les termes sont directement transposables aux ressortissants du Maroc et de la Tunisie ayant signé les mêmes accords avec l’Union européenne. Et sans doute demain, à tous les Etats extra-européens avec laquelle la France a signé des traités analogues ! 


Cela signifie, en clair, que tous les efforts faits par la France depuis 1993  (gouvernement Balladur) pour limiter les fraudes au regroupement familial viennent de voler en éclat : à quoi bon menacer de poursuites les fraudeurs aux allocations familiales si la fraude elle-même n’existe plus ? La loi peut bien réserver le bénéfice de ces prestations aux enfants d’une seule épouse, tout se passera désormais comme si elle était abrogée…   


On se souvient, en 2010, de l’affaire Hebbadj, du nom de ce français d’origine algérienne soupçonné d’avoir fait subventionner par la caisse d’allocations familiales de Loire Atlantique un foyer composé de quatre femmes et de douze enfants. Finalement mis hors de cause, le 27 mars dernier par le tribunal de Nantes (mais condamné pour des faits connexes à six mois de prison avec sursis), M. Hebbadj ne connaîtrait plus aujourd’hui, tous ces « tracas ». Quand bien même il n’aurait pas acquis la nationalité française, le seul fait de reconnaître les enfants de ses compagnes comme les siens suffiraient à lui accorder de plein droit le bénéfice des prestations familiales…    


A l’heure où le gouvernement s’apprête à revoir à la baisse les aides versées aux classes moyennes au titre de la politique familiale, on imagine l’effet d’aubaine pour des dizaines de milliers de candidats à l’immigration ! En 2010, les services du ministère de l’Intérieur, sollicités par Brice Hortefeux, avaient recensé, au bas mot, 80.000 pères de famille dans le cas de M. Hebbadj. Un chiffre, certes approximatif, comme le sont, par nature, ceux des hors-la-loi présumés, mais qui n’en donne pas moins le vertige. Même en partant d’une hypothèse extrêmement basse (deux femmes pour un homme, et deux enfants par femme), voilà qui désignerait au moins un demi-million de personnes vivant sous un régime que proscrivait jusqu’alors  le droit français.


Or tout indique que la réalité est bien pire. Ecoutons l’ancien député communiste de Seine-Saint Denis, Jean-Pierre Brard, peu suspect de « complicité » avec la droite, cité dans une étude passionnante que la Fondation Montaigne avait consacrée, en novembre 2009, à la polygamie. Maire de Montreuil jusqu’en 2008, celui-ci rapportait la situation de deux frères jumeaux d’origine africaine: «Mariés chacun à deux épouses, ils avaient à eux deux 40 enfants, la plupart inscrits dans la même école. Nous avons mis un an à les convaincre de disperser les gamins dans différents établissements scolaires. Les deux pères voulaient qu’on leur trouve un grand appartement pour continuer à vivre tous ensemble. J’ai refusé fermement : non seulement nous n’avons pas de 15 pièces, mais, en plus, la famille coûtait déjà une fortune à la commune. »


Nul doute qu’avec la décision du 5 avril, le casse-tête tournera bientôt au cauchemar pour de nombreux maires!

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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