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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 09:18

 

Diviser pour détruire

Par Yéochoua SULTAN  

 © 2011 www.aschkel.info


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De Pétain à Sarkozy, il n'y a qu'un pas. On peut en termes plus ludiques poser la question: quelle différence y a-t-il entre Pétain et Sarkozy?

Puis répondre: aucune.

Bien entendu, la conjoncture n'est pas tout à fait la même, celle de Pétain ayant porté sur le court terme alors que celle de Sarkozy porte sur le long terme. Mais penchons-nous d'abord, sans se perdre en conjectures, sur cette similitude flagrante entre ces deux chefs d'Etat. L'attitude du premier s'intéresse aux Juifs.

Le second veut s'occuper d'Israël. Tous deux veulent nuire, mais ils ne cherchent dans un premier temps qu'à inquiéter une partie d'un public plus global qu'ils visent en définitive.

Et voici comment: le régime pétainiste n'a cherché au départ à inquiété que les Juifs qui n'avaient pas la nationalité française, de la même façon qu'aujourd'hui, le régime "sarkozyste" ne cherche à inquiéter que les Juifs qui vivent en Judée-Samarie, Jérusalem dite Est comprise.

Pour ne pas prendre le risque de susciter un mouvement de panique, ou de résistance massive, voire une levée de boucliers de la population française non-juive, Pétain ne s'est attaqué qu'aux «ressortissants étrangers de race juive», comme il le définit dans la loi du 4 octobre 40.

Après tout, on peut bien comprendre que s'il ne s'agit que d'étrangers, ils ne peuvent prétendre jouir des mêmes droits que les Français, fussent-ils juifs. Donc, Pétain, à l'esprit plus pétillant que ce qu'on pourrait se figurer, endort habilement l'opinion. Il donne ainsi l'impression de ne pas s'en prendre aux Juifs, puisqu'il n'importune pas au même niveau les Juifs français, quoique… Il a d'abord un problème à résoudre avec des personnes qui relèvent d'autres nationalités, et qui n'ont pas leur place en France.

Cette loi prévoit donc la possibilité d'interner les Juifs qui n'ont pas la nationalité française dans des camps particuliers. Le texte ne parle absolument pas de déportation vers les camps de concentration ou d'extermination, ce qui représente un point de plus pour dédramatiser la situation. Mais, pour éviter de s'attaquer un nombre trop légers de Juifs, on peut d'arranger pour qu'ils ne soient pas trop nombreux à l'avoir. La loi de la dénationalisation est donc promulguée le 23 juillet 40.

Elle permet de déchoir de la nationalité tout individu, pas nécessairement juif – toujours pour endormir l'opinion – l'ayant acquise entre 1927 et 1940. Le droit du sol aux enfants nés de parents étrangers est ébranlé. Mais cette loi implique un fastidieux travail, puisqu'elle concerne près d'un million de citoyens. Elle est donc réduite le 22 juillet 40 aux individus ayant quitté le territoire français ainsi qu'aux résistants, dès le 23 février 41.

Le zèle persiste uniquement pour les Juifs qui, même s'ils vivent en France et ne sont pas résistants, voient la procédure de leur naturalisation suspendue ou remise à une date ultérieure dès juillet 41, même s'ils ont atteint 16 ans ou 21 ans, alors qu'en principe à cet âge elle est automatique et ne nécessite pas de demande. Il est vrai que, quelque part dans le fond de leur conscience, les autorités de Vichy, aussi bien du gouvernement que de la police, ont du mal à admettre que des citoyens français, même juifs, puissent être déportés. La solution à ce problème «moral» consiste donc à les empêcher de devenir français ou à les priver de leur nationalité.

Mais leurs tourments éthiques prennent fin en août 43, quand la gestapo met fin à leurs problèmes de conscience, en tirant un trait sur toutes ces lois qui font la différence entre les «bons» et les «mauvais» Juifs, et qui les font passer d'une catégorie à l'autre, à sens unique, s'entend. Qu'advint-il donc de Pétain? Sa fin est connue: il a été condamné pour intelligence avec l'ennemi et haute trahison. La Haute Cour de justice l'a condamné à la peine de mort, même si elle a été muée en une peine de prison à perpétuité.

Mais n'augurons rien de fâcheux pour l'actuel président français. D'aucun s'indigneront de cette étude comparative. «Mais ça n'a aucun rapport!!», pourrait-on s'insurger. Il est vrai que celui-ci n'a pas, et de loin, le pouvoir de nuire qu'avait Pétain à l'époque, mais ses pressions, tractations et autres tentatives d'intimidation, peuvent peser dans la balance ; le pouvoir en Israël est si influençable, de nos jours.

Les principales similitudes se situent sur le plan de l'idée. Sarkozy reprend l'idée des «bons» et des «mauvais» Juifs. Si ses partisans peuvent objecter qu'il distingue entre les «bons» et les «mauvais» Israéliens, sachant que tous les Israéliens ne sont pas juifs, ils doivent se rendre cependant à l'évidence que les «mauvais» Israéliens sont tous juifs.

Le «mauvais» Israélien n'est plus celui qui ne possède pas la nationalité de son pays, ou à qui on l'a confisquée – quoique Sarkozy pourrait le suggérer à Netanyahou – mais celui qui vit au «mauvais» endroit. Et de la même façon que Pétain n'a inquiété sérieusement qu'une partie de la population juive, Sarkozy n'inquiète qu'une partie de la population israélienne.

En revanche, de la même façon que la menace, dans la France d'août 1941, s'est étendue à tous les Juifs, les «bons» comme les «mauvais», les décrets qu'accompagne l'actuel président français de ses souhaits et non  de ses craintes, risquent sans l'ombre d'un doute, s'ils sont appliqués, de mettre à mal les «bons» Israéliens au même titre que les «mauvais».

Non, ce n'est pas la France qui gommera le cas échéant cette distinction entre les «bons» et les «mauvais» Israéliens: les investigateurs du judenrein ont d'excellents héritiers spirituels. Mais, en attendant, on s'efforce de faire en sorte que le sort réservé aux uns n'inquiète pas les autres. 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 09:09

Quelques mythes du discours français sur le conflit du Proche-Orient


Un autre regard sur le Proche-Orient

Bulletin Internet de France-Israël Marseille Section de Marseille de l’Association France-Israël, Alliance général Koenig

Jean-Pierre Bensimon Président de l'association

 

lire aussi

>France : La politique de la menace ne mène nulle part

 

Mythe 1 : Tout le monde connait déjà les paramètres de la paix, il n’y a qu’à les appliquer

C’est totalement faux. Qu’il s’agisse des frontières, de Jérusalem, du droit au retour des réfugiés, de la démilitarisation de l’état palestinien, il n’y a aucun pont imaginable aujourd’hui entre les exigences palestiniennes et israéliennes. Et plus l’approche est concrète et technique, plus le fossé s’élargit. Par exemple sur Jérusalem et sur le droit au retour, les Palestiniens invoquent des obligations religieuses pour ne rien céder.

Mythe 2 : La paix pour Israël dépend de la création d’un État palestinien à ses côtés

Tout dépend de la nature de l’État palestinien. Si Israël avait affaire à des Suisses la question serait réglée. Il a affaire à des Arabes travaillés depuis presque un siècle par une idéologie radicale, antisémite et revancharde. Gaza et le Liban Sud ont montré qu’un retrait d’Israël donne plutôt naissance à une entité jihadiste et terroriste exclusivement vouée à la guerre contre lui.

Mythe 3 : Le statu quo n’est pas tolérable ni soutenable

Sortir d’un statu quo peut conduire à une guerre chaude (exemples de Chypre, du Cachemire, etc.) . Les Palestiniens qui ont les standards de vie les plus élevés du mon-de arabe préfèrent d’ailleurs l’autorité de l’État juif à celle de Ramallah (enquête sur les Palestiniens de Jérusalem). On se doit d’attendre si la situation n’est pas mûre.

Mythe 4 : Le Hamas peut s’amender et l’accord Fath-Hamas est une bonne nouvelle

La raison d’être du Hamas, c’est la guerre totale contre Israël et le génocide des Juifs, tel qu’il est énoncé { les articles 7 et 9 de sa Charte. Depuis la signature de l’accord avec le Fatah, il multiplie les serments de fidélité à sa doctrine.

Mythe 5 : Nicolas Sarkozy est un ami d’Israël

Sans commentaire..

 

[ NDLR : dommage que Jean-Pïerre ait omis le mythe de la "parenthèse de l'histoire", partagé par Alain Juppé ( A. Juppé met, tout simplement, en doute "l'AVENIR d'Israël" )et Dominique Galouzeau-De Villepin. Il est fondé sur une version tronquée des besoins sécuritaires de tout état de droit, ainsi qu'une interprétation volontairement retorse de la résolution 242 : sur "retrait "de" et non "des" territoires! Il a pour principale conséquence d’enthousiasmer les irrédentistes palestiniens, si ce n’est, indirectement, leur mentor Ahmadinedjad...]

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 08:55

 

A mettre en doute l'existence-même d'Israël, Alain Juppé n'a aucun avenir, ni aucune chance de convaincre dans la région. Que ce De Villepin-Bis, -hommes de parenthèses dans cette histoire-, puisse mesurer ce qui subsiste de l'avenir de ses amis plébiscités comme Meshaal, dans le  Camp de Yarmouk. 


La visite de Meshaal déclenche l'émeute dans un camp de réfugiés syrien

 

http://www.lalibre.be/actu/international/article/665362/conference-po-pour-m-juppe-le-wait-and-see-americain-est-une-chance.html

Conférence PO: pour M. Juppé, le "wait and see" américain est une "chance"

AFP

Mis en ligne le 06/06/2011

 

"Je ne suis pas sûr qu'il y ait un avenir à long terme pour Israël dans cette espèce de fuite en avant sécuritaire. C'est peut-être très bon à très court terme pour les prochaines élections israéliennes, mais je ne suis pas sûr que ce soit bon pour l'avenir de ce pays."

Le ministre français des affaires étrangères Alain Juppé a assuré lundi qu'il restait "une chance" à la France d'organiser une conférence de paix sur le Proche-Orient avant septembre, après son entretien avec la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton.

La réponse de Mme Clinton en forme de "wait and see" (attendre et voir) "est déjà pour moi une ouverture très importante" (!), a affirmé au cours d'une conférence de presse le chef de la diplomatie française, ajoutant qu'"il restait une chance".

"Aller à l'assemblée générale de l'ONU sans rien faire n'est pas une bonne chose. Les Palestiniens ont exprimé formellement leur accord. Les Israéliens continuent à dire qu'ils examinent la question et avec Mme Clinton nous avons décidé de continuer à travailler la question", a déclaré le ministre en visite à Washington et à New York.

A la question de savoir quelle était la probabilité que la conférence israélo-palestinienne voie le jour avant l'Assemblée Générale de l'ONU, M. Juppé a répondu : "cela dépend des jours. Aujourd'hui c'est une chance sur dix, mais même cela, il faut le saisir".

Les Américains paraissent "sceptiques sur le principe d'une conférence parce qu'ils ont beaucoup essuyé de plâtres dans le domaine (...). Ils n'ont pas envie de s'engager dans un processus qui pourrait ne pas réussir", a-t-il expliqué.

"Il y a un point de désaccord avec les Israéliens --et peut-être avec les Américains : c'est l'interprétation que nous donnons à la réconciliation inter-palestinienne", a-t-il poursuivi. "Nous considérons qu'il ne faut pas fermer la porte (...) Nous pensons qu'il faut favoriser tout ce qui peut faire évoluer le Hamas".

"Les Israéliens ne peuvent pas ne pas tenir compte de ce qui se passe autour d'eux", a ajouté M. Juppé évoquant "une immense frustration dans la région".

"Je ne suis pas sûr qu'il y ait un avenir à long terme pour Israël dans cette espèce de fuite en avant sécuritaire. C'est peut-être très bon à très court terme pour les prochaines élections israéliennes, mais je ne suis pas sûr que ce soit bon pour l'avenir de ce pays", a -t-il ajouté.

Evoquant ses entretiens avec l'administration Obama mais aussi avec le premier ministre israélien la semaine dernière, M. Juppé a raconté: "comme je leur ai ditb: vous n'avez aucun risque dans tout cela. Si ça marche, ce sera le succès d'Obama et si ça rate, ce sera l'échec de la France !"

Il a assuré que ses interlocuteurs avaient "beaucoup ri": "j'ai interprété ce rire comme un rire d'approbation".

SAVOIR PLUS

Juppé président, la gaffe de Mme Clinton Hillary Clinton a accueilli "le président Alain Juppé" avant de se rattraper avec un humour partagé par l'intéressé.

Syrie: la France prête à risquer un veto russe à l'ONU

La France et d'autres puissances occidentales sont désormais prêtes à risquer un veto de la Russie à l'ONU sur leur projet de résolution condamnant la violence en Syrie, a affirmé lundi à Washington Alain Juppé, le chef de la diplomatie française.

"Nous pensons, tous ensemble, que nous devons avancer maintenant et soumettre ce projet de résolution au Conseil de sécurité", a dit M. Juppé, précisant en avoir parlé lundi avec son homologue américaine Hillary Clinton.

Le projet de résolution a été rédigé par la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et le Portugal. Il condamne la violence du régime du président Bachar Al-Assad et lui demande d'ouvrir les villes syriennes à des équipes humanitaires.

Le ministre français, qui s'exprimait en anglais devant des analystes et des diplomates au centre de réflexion Brookings, a estimé que ce texte pourrait recueillir onze voix sur quinze au Conseil de sécurité. Cinq pays (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie) disposent d'un droit de veto.

"Nous savons que la Russie opposerait probablement son veto à toute résolution sur la Syrie (...) S'ils choisissent le veto, ils prendront leurs responsabilités. S'ils voient qu'il y a onze voix pour la résolution, peut-être vont-ils changer d'avis. Il y a donc un risque à prendre, et nous sommes prêts à le prendre", a conclu M. Juppé.

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 17:03

 

Un texte très juste

 

Dossier complet triangle bas

Creation-d-un-Etat-terroriste---la-Palestine.jpg

 

 

France : La politique de la menace ne mène nulle part

Un autre regard sur le Proche-Orient

Bulletin Internet de France-Israël Marseille Section de Marseille de l’Association France-Israël, Alliance général Koenig

Jean-Pierre Bensimon Président de l'association

Lundi 6 juin 2011 - Numéro 3

 

Lire aussi

 

Communiqué. la France a t'-elle déclaré la guerre à Israël ?

Au sujet de la conférence de paix proposée par la France.....un piège !

Juppé et la politique arabe de la France - Une véritable menace !


Ce n’est pas en menaçant Israël de soutenir le projet palestinien de reconnaissance unilatérale d’un Etat devant l’ONU et en s’alignant sur la politique de Ramallah que la France a la moindre chance de jouer un rôle dans l’apaisement très souhaitable du Proche-Orient. Ce n’est pas avec des mythes que la France gagnera en crédit auprès des vrais acteurs du Proche-Orient.

La locution "prendre ses responsabilités" est en train de s'imposer dans le battage diplomatique français sur le conflit israélo-palestinien, puisque le président de la République et son ministre des affaires étrangères en font actuellement un usage immodéré.

De quoi s'agit-il ? En gros, la France exige une reprise des négociations et elle annonce que si cette reprise n'intervenait pas, si une conférence internationale ne pouvait se tenir à Paris au début de l'été avec la participation des protagonistes, elle voterait en septembre à l'ONU en faveur de la reconnaissance unilatérale d'un État palestinien dans les "lignes de 1967". Le procédé est d'une perversité machiavélienne, on va voir pourquoi, mais il est aussi contreproductif.

Toute la stratégie de Mahmoud Abbas consiste à éviter de signer un accord reconnaissant Israël. Il veut recevoir sur un plateau un État "dans les lignes de 1967", sans négociations, sans compromis, sans concessions, sans déclaration de la fin de l'état de guerre.

Pour torpiller un accord éventuel, il lui fallait torpiller les négociations qui l'auraient précédé. Il a donc quitté en octobre 2010 les négociations ouvertes en septembre à Washington par Hillary Clinton en prétextant la "reprise des constructions". Il introduisait pour se justifier une condition préalable dans une négociation définie comme sans préalable. Aujourd'hui, dans son refus de négocier, la partie palestinienne a introduit une seconde condition préalable : que les négociations se fassent sur la base des "lignes de 67". Ainsi Abbas est bien sûr qu'Israël ne pourra pas accepter d'aller à Canossa et de passer sous ses fourches caudines.

Le diagnostic de refus palestinien de négocier est limpide et il saute aux yeux de tout observateur. D'ailleurs Nicolas Sarkozy déclarait à l'Express le 5 mai 2011 : "c'était une erreur de mettre la fin de la colonisation comme préalable entre Israël et la Palestine". Si Obama a une grosse part de responsabilité dans cette erreur, c'est quand même Abbas qui s'en est emparé pour mettre une croix sur le processus diplomatique.

Il faut bien comprendre que comme Arafat, Abbas ne signera jamais un texte reconnaissant la souveraineté juive au Proche-Orient et la fin du conflit. Il a consacré sa vie entière à combattre l'état juif. Et s'il s'avisait de renverser la vapeur, il sait qu'il partagerait le destin funeste de Anouar al Sadate ou de Abdallah de Jordanie, exécutés pour avoir voulu passer des accords avec Israël.

Or voila la France qui menace Israël de "prendre ses responsabilités " c'est-à-dire de voter pour la reconnaissance unilatérale comme si elle punissait un refus israélien de négocier. Or chacun sait que dès sa prise de fonction Netanyahou a demandé aux Palestiniens de s’asseoir immédiatement autour d’une table et qu'il a multiplié les gestes pour attester de cette volonté. Il a accepté l'idée d'une solution à deux états, il a réduit considérablement le nombre des check-points, il a décrété un moratoire de 10 mois sur les constructions, etc. La France menace donc de punir Israël parce que Mahmoud Abbas ne veut pas négocier avec lui. Dans la même déclaration à l'Express Sarkozy poursuit : "Si à l'inverse le processus de paix est toujours au point mort en septembre, la France prendra ses responsabilités sur la question centrale de la reconnaissance de l'État palestinien." Peu lui importe que ce soit Abbas qui maintient le processus de paix "au point mort", il sera récompensé et Israël sanctionné. C'est le "haro sur le baudet" des Animaux malades de la peste de La Fontaine.

"Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins, "Au dire de chacun, étaient de petits saints.

(...)

"Selon que vous serez puissant ou misérable, "Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir."

Ce qui est navrant, c'est de voir notre diplomatie se faire la supplétive d'un courant palestinien, étranger autant à nos intérêts nationaux qu'à nos valeurs.

Les conséquences de cette option sont considérables.

D'abord un scénario de catastrophe devient possible. Une Assemblée générale de l'ONU qui vote automatiquement une résolution dans les termes voulus par Abbas, un rejet par Israël de ses conclusions, une vague de colère bien organisée débouchant sur des violences, et peut-être la contagion de ces violences vers des pays voisins tout à fait instables aujourd'hui: l'Égypte, la Jordanie, la Liban.

La seconde issue probable serait la fin des accords d'Oslo. Les accords Oslo II de 1995 prohibent totalement les décisions non négociées. Et l’Europe est l’un des garants de ce traité ! Prenant acte de la manœuvre de Abbas Israël peut s'estimer à son tourdégagé de ses obligations et décréter unilatéralement le périmètre définitif de ses frontières. Il n'y aurait plus de cadre de négociation mobilisable pour quelque processus de règlement que ce soit.

C'est pour éviter l'embrasement et l'impasse définitive que l'administration américaine se déclare si fermement opposée à la reconnaissance d'un État palestinien par l'ONU. C'est pour cela que lors de la réunion du G8 à Deauville, les 26 et 27 mai,Obama s'est escrimé pour que les pays européens se disjoignent des Palestiniens à l'ONU et minorent ainsi la portée de la résolution "automatique". La déclaration finale du G8 stipule d'ailleurs : " Les négociations sont le seul moyen d'avancer sur la voie d'un règlement global et durable du conflit.... Nous appelons Israël et l'Autorité palestinienne ... à s'abstenir de toute mesure unilatérale qui pourraient empêcher des progrès ou de nouvelles réformes..."

Mais il semble que la France ne se sente pas vraiment engagée par un texte qu’elle a signé il y a une semaine avec les plus grands pays occidentaux.

Le dernier plan français, conçu à l'Élysée et présenté par Alain Juppé illustre mieux que de longues analyses l'indigence des positions officielles. Il est toujours fondé sur la menace d’un appui {l’ONU de la reconnaissance unilatérale si les négociations ne reprennent pas. (Les Palestiniens font mine d’en accepter le principe, mais seulement à leurs conditions qu’ils savent inacceptables pour Israël).

 

Alain Juppé propose dans cet esprit la démarche suivante:

 

1 - Tenue d'une conférence de paix {Paris fin juin/début juillet pour initier la reprise des négociations;

2 - Négociation initiale pour un État palestinien basé les lignes de 1967

3 - Renvoi {une année plus tard de négociation sur Jérusalem et les réfugiés.

 

Ce plan intervient après les déclarations d'Obama du 19 mai, son rétropédalage partiel devant l'AIPAC le 22 , et le refus longuement explicité des autorités israéliennes. Il réaffirme des propositions de fond déjà caduques. Sur la forme il tente de donner à l'Europe un rôle central en comblant le vide laissé par l'Amérique.

Ce plan n'a aucune chance d'aboutir vraiment. Les Israéliens ne tiennent pas à ce que l'Europe terriblement engagée aux cotés de ses adversaires supplante les Etats-Unis. Ils ne sont pas prêts non plus à entamer une négociation avec pour préalable les lignes de 1967 récusées par la résolution 242. (les frontières d’Auschwitz). Et ils ne veulent pas d’une négociation saucissonnée où ils perdraient leur carte territoriale dès le premier round.

D'autre part, ne voulant ni négocier, ni signer d'accord avec Israël, les Palestiniens opineront à Juppé mais ils ne renonceront pas à leur projet de reconnaissance unilatérale.

Il faudra alors que la France prenne ses responsabilités, mais pour la paix cette fois.

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 13:25


Politiquement-incorrect-en-France-copie-1.jpg

 

Merci Gabriel

 

UN QUINQUENNAT, ANTICHAMBRE DU SOCIALISME

 

Gabriel Lévy

5 juin 2011

 © 2011 www.aschkel.info

 

En 2007, nous avons entendu : « rien ne sera plus comme avant ». Contribuables, détrompez-vous ! Car « ce n’était pas la peine de changer de gouvernement », et ce ne sera pas la peine demain d’en changer. Le socialisme ne rode pas à nos portes, il n’a jamais cessé d’être au pouvoir.

 

Sus aux riches ! Les droits de succession, même en ligne directe, deviendront une spoliation : le calcul montre qu’en pratique, ils auront doublé après la réforme mise en œuvre par nos dirigeants actuels.  Il y aura même une tranche à 45 %, ce qui signifie, qu’à notre mort, nous partagerons encore avec l’Etat, ce Léviathan !

 

Comme souvent, des députés de droite s’empressent de se montrer, en la matière, encore plus socialistes que les socialistes, en intégrant les œuvres d’art dans l’ISF et en proposant une tranche supplémentaire pour l’impôt sur le revenu à 46 %. Rien ne les arrête. A leur « crédit » aussi, l’augmentation de la taxation de l’assurance vie (de 20 à 25 %), entretenant ainsi, au profit de leurs successeurs, l’habitude de l’insécurité fiscale dont ces derniers ne manqueront d’en faire la règle, le « lissage » des donations et des dons manuels… Que peut encore inventer la gauche lorsqu’elle sera au pouvoir ?

 

Nous avons déjà écrit que l’on se faisait élire comme le messie, l’on s’installait comme un monarque et l’on finissait en boutiquier, fouillant les fonds de tiroir pour faire face à la prochaine échéance

 

Et « ils sautent sur leur siège comme des cabris en  criant : la crise, la crise ! ».

 

La crise ne les empêche pas d’arroser les déserts : la Côte d’Ivoire, la Tunisie et l’Egypte au nom du « printemps arabe » sans tenir compte du fait qu’après le printemps, il y a aussi l’hiver, le Liban, cet état précaire, l’Autorité Palestinienne et le Hamas dont l’irrédentisme conduira à la guerre, sans oublier la Libye arrosée de bombes dans un premier temps pour l’arroser ensuite de notre manne bienfaitrice.

 

N’oublions pas non plus les cigales de l’Europe, la Grèce, le Portugal, l’Irlande, l’Espagne. Ainsi, la part de la France dans l’ouverture du crédit à la Grèce est-elle de 8, 9 milliards, exactement la somme correspondant à la réduction prévue dans notre budget. Ne soyons pas dupes, ces sommes ne seront jamais remboursées.

 

Restera-t-il quelques miettes pour nos agriculteurs, nos éleveurs, nos sinistrés des tempêtes et de la « crise » du concombre, et de tant de nécessiteux français ?

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 13:09

 

 

 

Le père de Gilad Shalit a annoncé lundi sur Europe 1 le dépôt d'une plainte à Paris.

 

http://haabir-haisraeli.over-blog.com/article-shalit-une-plainte-deposee-en-france-75843639.html

 

Merci à David pour son lien!

 

 Le père de Gilad Shalit va porter plainte lundi à Paris pour enlèvement et séquestration.  

Noam Shalit est sans nouvelles de son fils depuis deux ans. Le père de Gilad Shalit a annoncé lundi matin sur Europe 1 le dépôt d'une plainte en France pour enlèvement et séquestration de son fils, soldat israélien à la nationalité française capturé en 2006 à la lisière de Gaza.

 

Gilad Shalit a été capturé à la lisière de la bande de Gaza le 25 juin 2006  par un commando de trois groupes armés palestiniens de Gaza, dont l'un relevant  du Hamas, qui vient récemment de sceller un pacte de réconciliation avec le  Fatah du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
 

"On a espéré pendant des années que les négociations pourraient ramener Gilad à la maison, mais comme cela ne se se passe pas, on recherche tous les moyens pour le ramener", a-t-il expliqué. Une plainte sera déposée à 10h lundi matin pour enlèvement et séquestration, "contre le Hamas", selon Noam Shalit, auprès du doyen du juge d'instruction du tribunal de grande instance de Paris. Une telle procédure devrait aboutir à la désignation d'un juge d'instruction.

 

"Nous espérons que le juge français ouvre une procédure car "le juge a les moyens de trouver les personnes qui le séquestrent et de décider quoi faire", a ajouté le père du soldat.

 

"On espère qu'il est en vie"

 

Noam Shalit ne sait pas si à l'heure actuelle son fils est encore en vie. "Nous ne savons pas, on l'espère. On n'a aucun signe de vie de sa part depuis deux ans", a-t-il précisé. Il serait à Gaza, arrêté par le Hamas, selon son père. La dernière preuve de vie envoyée était une vidéo du jeune soldat. Et il n'a a eu aucun lien direct avec son fils depuis 5 ans. La Croix-Rouge et le Croissant -Rouge n'ont jamais été autorisés à rencontrer Gilad Shalit.

  

Près de cinq ans après le début de sa détention, Noam et Aviva Shalit, les  parents du jeune soldat, ont décidé de porter plainte, avec constitution de  partie civile, pour "enlèvement et séquestration", à Paris, avec comme  circonstances aggravantes qu'il est "retenu en otage" et qu'il a pu "subir des  actes de tortures ou de barbarie".

  

"Aussi bien l'enlèvement que la séquestration de Gilad Shalit ont été  accomplis sans ordre des autorités constituées et hors les cas prévus par la  loi", ce qui caractérise son "illégalité", estiment les parents du captif, en  appui de leur plainte.

 

Ils soulignent qu'il s'agit d'un acte "revendiqué", ce qui ne laisse "aucun  doute" sur son caractère intentionnel.

 

Appel à Sarkozy, Obama et Merkel

 

Le père du jeune soldat a également lancé un appel à la communauté internationale. "On demande à toute la communauté internationale d'arrêter ce crime et nous demandons à tous les dirigeants, Barack Obama, Nicolas Sarkozy et la chancelière Merkel de continuer, de faire pression sur le Hamas", a-t-il ajouté. En Israël, Noam Shalit s'est installé dans une tente depuis un an sous les fenêtres du Premier ministre israélien afin de faire pression. Mais sans grand résultat pour le moment. "Le Premier ministre ne vient pas souvent nous voir", explique-t-il.

 

"Mon travail aujourd'hui c'est de ramener Gilad à la maison , on ne partira pas sans Gilad", a martelé Noam Shalit.

 

 



http://www.europe1.fr/International et http://lci.tf1.fr/filnews/monde

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 11:24

 

 

Communiqué, lundi 6 juin 2011

La France a-t-elle déclaré la guerre à Israël ?




Un navire armé et financé par des apports français (dont le comité d’entreprise de la SNCF de la région PACA), se prépare à quitter le port de Marseille le 18 juin 2011 avec à son bord de nombreux Français qui vont se joindre à des opérations de guerre contre l’Etat d’Israël. Les Français impliqués dans cette action manifestent ainsi leur soutien à un mouvement terroriste, le Hamas, reconnu comme tel par toutes les organisations internationales.

Leur but : briser le blocus militaire de Gaza qui empêche l’importation d’armes de destruction aveugle (kassams et grads) envoyées par les autorités de Gaza sur les populations civiles d’Israël et le trafic d’armes à travers le terminal de Rafah. Or « il n’y a aucune crise humanitaire à Gaza », selon Mathilde Redmatn, Directrice adjointe de la Croix Rouge française, qui considère que « Israël a le droit légitime de protéger sa population civile ». Notons aussi que l’Egypte a ouvert des points de passage vers Gaza.

La France n’étant pas en état de belligérance avec un quelconque Etat du Proche et Moyen Orient, cette opération relève d’un acte de piraterie auquel le président de la République Nicolas Sarkozy en tant que chef des Armées, le premier Ministre François Fillon, le Ministre de la Défense Nationale et des forces armées Gérard Longuet, le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé ont le devoir de s’opposer.


Un courrier en date du 3 juin 2011 a été adressé au Président de la République en sa qualité, par Maître Charles Baccouche, afin qu’il se prononce sur la position de la France dans cette affaire, soit pour confirmer que la France est en état de Guerre soit pour interdire que ce bateau pirate n’appareille.


Les organisations signataires du présent communiqué ont décidé à l’unanimité d’appeler tous les Français épris de paix à s’opposer à ce casus belli en se rendant à Marseille. En outre, elles mettent en garde contre les tensions intercommunautaires qui risquent d’en découler.


Associations signataires ; ABSI Keren Or, Association France Israël-Alliance Général Koening, Avocats sans frontières, Bnai Brith, BNVCA, Citoyens laïques et républicains, Confédération des Juifs de France et Amis d’Israël, Connec’Sion, Consistoire israélite de France, Europe-Israël, FOSF, Fraternité judéo-noire de France, KKL, Les Nouveaux Républicains, NouveLIBI, SASSOUN (association arménienne), Secours français pour Israël, SIONA, Union des CCJ d’IDF, UPJF.





Contact presse

 

Maître Charles Baccouche – Avocat à la cour

Tél : 0147645860

Mail : avocat.baccouche@orange.fr

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 09:41

 

 

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SON SITE

ici bleu

 

ECOUTER ICI-copie-1 

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Mise au point sur la campagne dans la 8e circonscription (poste de député - Français de l'étranger)

Par le Dr Emmanuel Navon

 

Merci pour ces paroles de bon sens

aschkel.info et lessakele 

 

Chers amis,

 

Comme vous le savez, je suis candidat aux élections primaires du Likoud pour figurer sur la liste de ce parti aux prochaines élections législatives en Israël.

 

Ces derniers mois, des personnalités françaises ont annoncé leur candidature au poste de député représentant les Français de l’étranger dans une nouvelle circonscription qui inclut plusieurs pays méditerranéens, dont Israël (la « 8ecirconscription »). 

 

La première personne à avoir annoncé sa candidature est Philippe Karsenty.  Dès l’annonce de sa candidature, Philippe m’a suggéré que nous menions nos campagnes ensemble.  J’ai tout de suite accepté pour trois raisons :


1. Philippe est un ami personnel ;

2. Ses idées sur le conflit israélo-arabe sont semblables voire identiques aux miennes ;

3. Le courage personnel dont Philippe a faire preuve dans son combat pour la vérité dans l’affaire Al-Doura mérite l’hommage de tous.

 

Depuis, d’autres personnes ont annoncé leur candidature.  Certaines m’ont approché directement, d’autres par personnes tierces, pour me demander de retirer mon soutien à Philippe Karsenty à leur profit.  Leur requête est à la fois flatteuse et insultante.  Flatteuse, parce que ces personnes semblent penser qu’obtenir mon soutien public est un atout.  Insultante, parce que ces mêmes personnes semblent également penser que mon soutien est négociable au plus offrant, et qu’elles parviendront à me faire changer d’avis en dénigrant Philippe Karsenty. 

 

Je clarifie donc que mon soutien n’est pas négociable.  Je ne retirerai pas mon soutien à Philippe Karsenty, à moins que les accusations proférées contre lui par certains de ses concurrents se révèlent exactes. 

 

Cependant, tout en continuant d’en appeler à voter pour Philippe Karsenty, j’annonce par la présente que je me dissocie de cette campagne électorale française qui, après tout, n’est pas la mienne.  Je demande par ailleurs à tous les candidats pour la 8e circonscription de ne plus me solliciter concernant leur candidature et de cesser de me dire tout le mal qu’ils pensent de leurs concurrents. 

 

En effet, la campagne pour la 8e circonscription a pris un ton personnel, négatif, et injurieux.  Philippe a été lui-même victime de médisance de la part de certains candidats.  Il s’est trouvé contraint de répondre par écrit à ces médisances par un mail qui, je dois le dire, n’est pas de mon goût.  Je regrette les attaques personnelles, tant orales qu’écrites, entre Valérie Hoffenberg et Philippe Karsenty. 

 

C’est à la lumière de la dégradation de cette campagne que je m’en dissocie et m’en désolidarise.  Je condamne toutes les attaques personnelles, toutes les médisances, et toute campagne négative (dont les « talk-back » orduriers sur certains sites Internet).  Je n’accepte pas et ne permettrai pas que mon nom soit associé à de telles pratiques.

 

Alors que nous sommes à la veille de Shavuot, je souhaite rappeler à chacun la gravité des infractions connues en Hébreu sous les termes de lashon harah et de motsi shem ra. 

 

Chag Sameah,

 

Emmanuel Navon.  

 

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 16:38

 

http://parolefrancojuive.wordpress.com/2011/06/05/panique-lump-mourir-de-rire/

 

 

Panique à l’UMP (à mourir de rire…)

par Eve P.

villepin 8ème

Extrait de l’article du Parisien du 4 Juin 2011

La 8ème circonscription serait-elle l’os à ronger qu’on jette en pâture

à des politiciens sans aucune légitimité locale ?

villepin sarko

Villepin le cousin rebelle
Nicolas Sarkozy parle peu de ses échanges repris avec Dominique de Villepin.

« Faut l’écouter », dit-il simplement. […]

­Récemment, lors d’une réunion élyséenne, Brice Hortefeux a proposé

qu’une circonscription des Français de l’étranger soit réservée à l’ex-Premier ministre.

L’idée n’a pas été retenue.
Paris Match du 4 Juin 2011

[Villepin le cousin rebelle

Nicolas Sarkozy parle peu de ses échanges repris avec Dominique de Villepin. « Faut l’écouter », dit-il simplement. Pendant vingt-neuf mois, sur fond d’affaire Clearstream, ils n’ont eu aucun contact. Cet ­hiver, face à la violence de l’ancien Premier ministre, et au spectre de sa candidature en 2012, le président a estimé impossible d’en rester là. Il l’a donc convié à un premier petit déjeuner ; puis à un autre. Il l’appelle aussi régulièrement. « Les ­relations sont ­décrispées », veut-on croire à l’Elysée. « Il doit faire avec Villepin ce que celui-ci a fait pour lui avant 2002 afin de le faire revenir », estime François Baroin. ­Récemment, lors d’une réunion élyséenne, Brice Hortefeux a proposé qu’une circonscription des Français de l’étranger soit réservée à l’ex-Premier ministre. L’idée n’a pas été retenue. Beaucoup sont persuadés que le chef de l’Etat sait déjà ce qu’il lui proposera après son procès en appel. Lors de leurs échanges, ces deux-là, qui se vouvoient, parlent surtout de l’état du monde. Pas de Clearstream. « Dans sa tête, il n’a rien fait », a expliqué à un proche le président.]

Oufffffffff ! On a eu chaud !


Nous allons pouvoir conserver notre chère Valérie Hoffenberg,

cache-misère de la politique pro-arabe de la France.

Eve P.

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 13:15
Les dangers de l’aveuglement français démontrés par Alain Juppé en visite au Proche-Orient

http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=25578

Hélène Keller-Lind

 

jeudi 2 juin 2011
- Lire la version pour téléphone mobile (iPhone, smartphone, etc.) -




Alors que le Premier ministre israélien avait démontré les dangers de la proposition faite par le Président américain le 19 mai dernier et que Barack Obama avait quelque peu affiné ses déclarations par la suite, Alain Juppé, en visite en Israël et dans les Territoires palestiniens, annonce une position tout aussi irréaliste et dangereuse pour l’État hébreu et va plus loin encore, faisant fi de la nécessité de négociations directes. Il propose une conférence de paix à Paris allant dans ce sens avant la fin juillet, pour damer le pion aux États-Unis, sans doute, dans la précipitation et au mépris de réalités pourtant connues.


La mauvais nouvelle d’une Conférence du Quartet à Paris

Alain Juppé persiste et signe : l’accord entre le Fatah et le Hamas est « une bonne nouvelle ». Il le répète depuis le Proche-Orient où il est en visite en ce début juin. Et, sans doute pour court-circuiter les États-Unis, bien que reprenant les propositions faites par Barack Obama le 19 mai dernier, il propose de les examiner lors d’une Conférence de Paix « avant la fin juillet » à Paris sur ces bases...en même temps donc qu’une nouvelle Conférence des donateurs. Salam Fayyad attend d’ailleurs ces donateurs de pied ferme avec un cahier de doléances car il les accuse – donateurs arabes y compris- de ne pas payer les sommes avancées assez rapidement ou de ne pas les payer du tout...ce dont il vient de se plaindre publiquement lors d’une Conférence de presse donnée avec un représentant japonais à Ramallah Que le Japon ait subi la série de catastrophes qu’il vient de subir a apparemment laissé le Premier ministre palestinien par intérim de marbre...

Lors de cette Conférence de Paris il sera sans doute décidé dedéverser à nouveau des millions d’Euros sur les Palestiniens. Ce qui paraît quelque peu révoltant pour le citoyen français lorsqu’il entend dans le même temps, en ce 2 juin 2011, que des instituteurs ne font pas sortir les enfants dans la cour d’une école de Sevran pendant les récréations car....ils risqueraient d’être victimes d’une balle perdue dans la guerre des gangs qui se livre dans la ville...Le Maire réclame des « Casques Bleus » !->http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2...] Ce même jour dans une Ligne ouverte sur Europe 1 on apprend que ce type de guerre ne se livre pas que dans cette commune....Et si cela peut se dérouler dans la France du XXIème siècle c’est que l’on manque de moyens pour démanteler l’économie parallèle de la drogue !

Ce rapprochement est éloquent : pour tenter de jouer un rôle à l’internationale nos gouvernants dépensent sans compter,chouchoutant particulièrement les Palestiniens dont ils contribuent à faire des assistés , négligeant de ce fait des situations très graves qui se développent sur le territoire national....

Mais pour revenir au Proche-Orient, on sait que Benyamin Netanyahou avait récusé cette idée de discussions portant d’abord sur des frontières basées sur les lignes de 67, avec des échanges de territoires, préconisées par Barack Obama et reprises par Alain Juppé. Celui-ci avait d’ailleurs précisé par la suite que seules des négociations directes étaient de mise... Ce que la France estime superflues, de toute évidence puisqu’elle veut dicter les bases de négociations... D’ailleurs, se sentant ainsi soutenus, les Palestiniens ne risquent pas de reprendre de négociations...Et Benyamin Netanyahou ne participera à aucune négociation ayant plus ou moins les lignes de 67 comme point de départ....

L’idée de cette conférence est absurde. A moins qu’il ne s’agisse de « prouver » qu’Israël est intraitable, ce qui justifierait un vote positif de la France lors de la grande tragi-comédie onusiennede septembre qui englobera Durban III et le vote demandé par les Palestiniens pour l’établissement de leur État sur ces fameuses lignes de 1967....


Une agitation française potentiellement dangereuse au mépris des réalités du terrain

A moins que la France ne soit vraiment aveugle...Car toute cette agitation potentiellement dangereuse se fait au mépris des réalités du terrain. Qui sont bien plus connues outre-Atlantique comme l’a démontré encore récemment l’accueil réservé par Démocrates comme Républicains au Premier ministre israélien venu y faire un discours au Congrès.

Il est vrai que les travaux de Palestinian Media Watch ou les documentaires du réalisateur Pierre Rehov y sont très connus, ce qui n’est pas le cas en France. Si ce n’est que les Bulletins de PMW sont traduits et postés par le CRIF et que l’on peut consulter sur un site de PMW en français 
Installé aux États-Unis, Pierre Rehov y prépare un nouveau film « Path to Darkness » - le chemin de l’obscur -. On peut en voir quelques images portant sur l’endoctrinement palestinien à Gaza sur Youtube Il ne s’agit clairement pas d’une « bonne nouvelle »...

A ce propos, il semble indispensable de se demander ce que sait la représentante française [NDLR : Valérie Hoffenberg] pour le processus de paix – titre trop long pour être cité en entier – sur la réalité palestinienne...Ainsi, lors d’une rencontre organisée récemment avec elle – elle est en pré-campagne électorale puisqu’elle se voit déjà député des Français à l’étranger pour la circonscription comprenant Israël -, elle montrait clairement qu’elle ignorait tout de l’incitation quotidienne à la haine et la violence anti-israélienne du gouvernement Abbas ou ses efforts faits pour délégitimer Israël...Il suffit pourtant de lire la newsletter du CRIF pour en être informé....

Quant à dire que travailler « avec des jeunes israéliens et palestiniens pour essayer de démonter toutes ces constructions de haine » comme elle le fait dans une interview publiée dans Le Ptit Hebdo cela laisse pantois...il a certes été fait grand cas d’une visite d’une vingtaine de jeunes – moitié palestiniens, moitié israéliens, arabes et juifs, - organisée par la représentante a fait venir en France parler de paix...mais quand, de toute évidence, on rencontre Salam Fayyad ou Mahmoud Abbas, ou d’autres ministres palestiniens parmi lesquels, de son propre aveu, on compte des amis et que l’on représente le Président de la République, n’y a-t-il pas manière plus efficace de démonter ces constructions de haine voulues par l’Autorité palestinienne que cofinance la France ? !

Quant au parc industriel franco-palestinien de Bethlehem dont l’ouverture était annoncée pour mai de cette année, les dernières nouvelles qu’en donne le consulat de France à Jérusalem datent d’avril. On y voit des murs et débuts de construction sur des terrains boueux... Pourtant, la représentante estime que « ce parc est aussi un élément très important de la hasbara israélienne. Israël a besoin de prouver qu’il est un véritable partenaire. » No comment...

Heureusement pour les Palestiniens que la coopération entre Israël et eux, bien réelle et qui se fait au quotidien, n’a pas attendu que soit terminée cette construction...comme le démontrait, par exemple, un document publié par COGAT, l’organisme en charge de cette coopération vitale pour eux

On ne peut que conseiller la lecture complète de l’interview, tout étant à l’avenant. Quel a bien pu être, en effet, la contribution de cette représentante à la paix...

Quant au récent forum qu’elle a organisé à Paris, le ministre de l’Environnement israélien qui y a assisté rappelait dans une interview donnée au Monde qu’un Comité conjoint entre Israël et les Palestiniens existe depuis les Accords d’Oslo, qu’il y a 28 projets existants en attente et qu’Israël, expert dans ce domaine, peut aider les Palestiniens - qui, à la différence des Israéliens ne retraitent pas les eaux usées, par exemple - et tous les pays de la région. Or la situation est bloquée... il espère l’aide de la France pour la débloquer. Force est donc de constater que l’action de la représentante n’a rien fait avancer jusqu’ici sur ce point. Et si l’aide de la France se manifeste de la manière indiquée par Alain Juppé,comme in l’a vu plus haut, elle ne fera sûrement rien bouger...

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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