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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 19:51

PARU SUR LE SITE « ATLANTICO, un vent nouveau sur l'info » : http://www.atlantico.fr 

 

 

http://www.atlantico.fr/rdv/semaine-goldnadel/mur-cons-et-fausses-accusations-quand-ideologie-mepris-syndicat-magistrature-avere-bien-ancree-dans-medias-gilles-william-goldna-718563.html

 

Le mur des cons du Syndicat de la magistrature

La semaine Goldnadel

Publié le 6 mai 2013

Mur des cons et fausses accusations : quand l'idéologie du mépris du Syndicat de la magistrature s'avère bien ancrée dans les médias

 

Dans une "analyse" datée du 30 avril, le journal Le Monde estime que "Me Gilles William Goldnadel, membre de l'UMP, chroniqueur à Atlantico et membre du très droitier Institut Pour la Justice" aurait rendu public la vidéo du Mur des cons du Syndicat de la magistrature.


Le Monde a découvert le pot aux roses. À défaut d'être sur le mur des cons, j'étais derrière. Dans une « analyse » datée du 30 avril, Frank Johannes écrit : « la mayonnaise a pris en raison de plusieurs facteurs. Il s'agit d'une opération politique fort bien menée. Clément Weill Raynal… assure avoir donné les images à un magistrat : sans doute plutôt à un avocat (le sien), Me Gilles William Goldnadel, membre de l'UMP, chroniqueur à Atlantico et membre du très droitier Institut Pour la Justice. Me Goldnadel le conteste,  peu importe »

M. Johannes aurait pu tout de même rapporter la totalité de ma «  contestation »: tout en étant contraint de nier factuellement avoir été l'intermédiaire dans cette « opération », je le regrettais vivement, s'agissant d'une œuvre de salubrité publique.

Le Monde aurait pu également, qui sait, questionner à ce sujet la direction d'Atlantico. Il paraît que cela se fait.

Je reconnais que les conjectures de M. Joannes ne sont pas extravagantes et que j'ai même une assez belle tête de con, en qualité de Secrétaire National de l'UMP, éditorialiste à Atlantico, et avocat de Clément Weill-Raynal. M. Johannes n'a pas écrit, mais a certainement pensé, que ma qualité de président de France- Israël n'était pas faite pour arranger mon cas. A en croire, en effet, un article de son journal daté du même jour, la guerre entre Clément Weill- Raynal et le syndicat des journalistes CGT qui réclame sa tête a également pour arrière-plan l'affaire Al dura et le conflit proche-oriental.

J'évoque souvent ici la modération toute relative du PCF sur le sujet-dont les mairies prennent l'habitude de célébrer les assassins d'Israéliens-pour croire volontiers en cette information là.

Oui mais voilà, même ceux qui me colleraient volontiers au mur me prêtent rarement le défaut d'hypocrisie ou de lâcheté, et quand je dis non, ce n'est pas oui.

Je rejoins néanmoins M. Johannes sur le fait que cela n'a pas une grande importance. Ce ne sera pas la première fois que les spéculations intellectuelles du Monde sont, à défaut d'être hasardeuses, erronées.

On voit aujourd'hui clairement que l'œuvre de Clément Weill Raynal aura été publiquement salubre en apportant la preuve de deux évidences qui étaient niées effrontément.

La première, mise sous le nez de tous, c'est qu'une partie non négligeable de la magistrature française est grotesquement partisane.

Dans son plaidoyer désespéré en faveur du Syndicat de la Magistrature, M. Johannes tente de suggérer qu'un magistrat est un homme et qu'il ne saurait être « neutre ».

Certes, mais l'inévitable subjectivité humaine n'oblige ni au mépris ni à la haine. A fortiori lorsqu'on s'arroge le droit exorbitant de juger et d'enfermer son prochain et que l'on a prêté serment d'être digne et modéré.

N'en déplaise au journaliste précité, les cons collés au mur, et tous ceux  qui en ont le profil, ne le sont pas suffisamment pour ne pas comprendre le risque qu'ils encourent au cas ou un cruel destin les conduirait demain matin devant de tels juges, encartés ou non.

Tant il est vrai que l'indépendance de la justice française, est aujourd'hui moins menacée par le pouvoir politique que par celui d'une idéologie redoutablement primaire .

Mais le geste courageux du journaliste de France 3 aura permis, à un second niveau, d'illustrer une autre évidence, niée ordinairement avec une égale effronterie : que l'idéologie du mépris véhiculée par le Syndicat de la Magistrature existe, tout aussi puissante, dans les médias, à commencer par ceux du service public.

La contre-attaque du SM aura commencé par un contre-feu : s'en prendre au journaliste fauteur de scandale. Article dans Libération, mouchardage par ses collègues et voilà que le syndicat des journalistes CGT réclame la peau de son confrère. Voilà encore, que très sérieusement, les mêmes qui applaudissent Mediapart , Wikealeaks et autres caméras cachées évoquent soudainement, comme Le Monde, « des photos volées».

Dans ce cas, je tremble désormais pour l'équipe d' « Envoyé Spécial » de France 2 qui, ce vendredi soir du 3 mai, a expédié, pour confondre les méthodes de certaines officines de recouvrement, des «  journalistes infiltrés » à l'intérieur d'une entreprise pour capter par la ruse, l'image et la voix de ses employés. À côté, mon client ne sera toujours qu'un modeste amateur.

Cela n'a pas empêché le lendemain, toujours sur France 2, Laurent Ruquier de morigéner sévèrement Clément Weill Raynal en reprenant  sans barguigner les affirmations du Monde : « parce que c'est un journaliste qui filme un scoop… qui ne donne pas ce scoop à sa rédaction, mais plutôt à son avocat membre de l'UMP et chroniqueur au site Atlantico… On ne peut pas dire qu'il soit totalement de bonne foi. Je crois qu'il a vraiment gagné sa place sur le mur qu'il a lui-même dénoncé. ». Belle leçon de déontologie journalistique sur France Télévision avant même que l'accusé ne comparaisse devant la commission de discipline de… France Télévision.

Mais il arrive, curieusement, que c'est lorsque la ficelle est trop grosse qu'elle rompt. C'est exactement ce qui arrive. Comme une vague déferlante qui emporte tout. Chaque semaine, l'actualité apporte son lot d'impostures de la défunte « gauche morale ».

L'opinion, à la notable exception donc d'une partie de la presse, est désormais exaspérée par l'impérieuse éthique à géométrie invariable de cette idéologie à la dérive.

Raison pourquoi les cons relèvent la tête. Autrefois ils auraient rasé les murs d'y être punaisés. Aujourd'hui ils se syndiquent.

Autrefois, ils croyaient affronter des idéologues certes extrêmes, mais intelligents et généreux. Ils savent aujourd'hui avoir en face d'eux d'ineptes  tartuffes mensualisés.

Raison pourquoi encore, sous l'article-plaidoyer du Monde, l'immense majorité des commentaires, émanant pourtant de ses lecteurs, dénoncent son soutien à l' insoutenable.

La presse convenue se plaît à dire le rejet croissant du peuple pour ses représentants politiques. Elle est moins prompte à observer comment, sondage après sondage, ce même peuple se détourne d'elle.

Il sait désormais décoder ses messages chiffrés, ses discours étrangers à la réalité, ses tics langagiers et ses oublis réitérés.

Retour et fin sur l'article du Monde : l'Institut Pour la Justice, dont je m'honore d'être l'un des conseils, collé au mur par le SM, y est qualifié de « très droitier », ce qui n'a pas l'air d'être un compliment.

Je ne saurais trop conseiller à son auteur l'édifiante lecture du livre que vient de publier chez Fayard le secrétaire général de cet institut, Xavier Bébin, et intitulé « Quand la justice crée l'insécurité ».

Il montre, méthodiquement, preuves à l'appui, comment des jeunes qui essaient de tuer des policiers à coups de marteau sortent libres du tribunal. Comment des violeurs en série sont libérés sans précaution et récidivent. Comment des multirécidivistes accumulent les sanctions platoniques dans un sentiment d'impunité. Comment des victimes terrorisées doivent déménager à la suite de jugements qui autorisent leur agresseur à revenir vivre à proximité.

Je dis - mais je ne suis plus seul - qu'il y a plus d'humanité, de compassion, d'amour vrai, de générosité, de sincérité, de courage, mais aussi d'intelligence chez ce responsable de cette association « très droitière », que chez tous les Syndiqués de la Magistrature et leurs laudateurs empressés .

Il va devenir difficile de se dire très gaucher.

Gilles William GOLDNADEL

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 19:56

 

 

 

 

 

 

 

Clément Weill-Raynal : "J'assume parfaitement être l'auteur de la vidéo du Mur des cons et j'en suis fier"

Clément Weill-Raynal, journaliste judiciaire chez France 3, confirme qu'il est bien l'auteur de la vidéo du "Mur des cons" et explique ses motivations. Mis en cause par le Syndicat national des journalistes-CGT, il raconte également les pressions subies.

 

 

Clément Weill-Raynal, journaliste judiciaire chez France 3, reconnaît qu'il est bien l'auteur de la vidéo du "Mur des cons". Dans une interview accordée à Atlantico, il détaille sa situation et révèle les motivations de son geste.


A la suite de la publication sur Atlantico de la vidéo révélant l'existence d'un mur des cons dans les locaux du Syndicat de la magistrature, Libération a affirmé ce week-end que c'était un journaliste de la rédaction nationale de France 3 qui l'avait filmée.


Alors que le Syndicat national des journalistes a apporté dimanche son "plus total soutien" au Syndicat de la magistrature, le SNJ-CGT a demandé que Clément Weill-Raynal soit traduit en conseil de discipline par sa chaîne. Le journaliste été auditionné ce matin par la direction de France 3.


La rédaction d'Atlantico, qui a depuis pu reconstituer le fil des événements menant à Clément Weill-Raynal, rappelle que c'est bien par le biais d'un magistrat que cette vidéo lui est parvenue.


Voici l'interview que Clément Weill-Raynal nous a accordée.

Atlantico : Le SNJ-CGT vous accuse d'être l'auteur de la vidéo du "Mur des cons". Vous confirmez ?

Clément Weill-Raynal : J'assume parfaitement être l'auteur de cette vidéo et j'en suis fier. 

Dans quels circonstances l'avez-vous tournée et pourquoi ?

Je n'ai pas commis un acte anti-déontologique. Je n'ai fait que mon travail. Je suis tombé sur le "Mur des cons" le 3 avril dernier alors que je réalisais une interview de la présidente du Syndicat de la magistrature, Françoise Martres. Ce qui au départ a attiré mon attention, c'est qu'elle ne voulait pas que l'on tourne dans cette pièce. J'ai insisté pour des raisons de luminosité avant de remarquer le "Mur des cons". J'ai agi spontanément, le déclic a été rapide. J'ai senti qu'il fallait révéler ces images au public. Mais je n'imaginais pas alors les répercussions...

Pourquoi ne pas avoir proposé vos images à France 3 ?

Tout cela m'a échappé. Au début, je me demandais ce que ces images valaient vraiment. Je ne pensais pas forcément qu'elles pouvaient avoir un tel retentissement. C'est pourquoi, je les ai montrées à un magistrat. Celui-ci m'en a demandé une copie. J'ai appris ensuit qu'il les avait transmises à Atlantico. Finalement, je suis heureux d'avoir révélé une pratique scandaleuse au public. Je n'ai fait que remplir mon devoir d'information.

Comprenez-vous la réaction du Syndicat des journalistes-CGT qui a demandé votre traduction devant le conseil de discipline de France 3 ?

Je connais leurs pratiques et leur sectarisme, mais je suis tout de même sidéré. Il m'accuse de manquement déontologique alors que je n'ai fait que mon travail. J'interprète cela comme la défense d'un journalisme servile. En outre, ils se montrent incohérents dans leurs accusations puisqu'ils me reprochent à la fois d'avoir volé les images et de ne pas les avoir communiquées à ma chaîne. Si on suit leur logique, France 3 se serait alors rendu coupable de recel. En réalité, il s'agit d'un prétexte pour demander ma tête. La CGT veut me punir d'avoir dénoncé un syndicat proche de leurs orientations.

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 10:47
Moralisation: la gauche en flagrant délit

Ivan Rioufol |

 

http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2013/04/la-gauche-en-flagrant-delit.html

 

La gauche veut moraliser la vie politique.Très bien : elle a beaucoup à se faire pardonner. Ce mercredi matin, un projet de loi sera présenté en Conseil des ministres. Mais où est la moralité dans le projet d’amnistie des violences syndicales, examiné également ce matin par la Commission des lois après avoir été voté par le Sénat ? Tandis que les opposants au mariage gay, qui n’ont brûlé aucune voiture ni brisé aucune vitrine, subissent des gardes à vue prolongées et humiliantes, la mansuétude d’Etat envers les casseurs syndiqués, autrement plus brutaux, relève d’un cynisme insupportable de la part de ceux qui n’ont que l’égalité des droits en bouche. Et que dire de cette vidéo tournée clandestinement dans les locaux du Syndicat de la magistrature, mise en ligne mardi soir sur le site Atlantico, puis sur celui du Figaro ? Sur ce que le syndicat de gauche appelle "Le mur des cons" sont affichés tous ceux, hommes politiques, intellectuels, journalistes (tous de droite, cela va de soi) qui n’ont pas l’heur de plaire à ceux qui sont présumés juger en toute impartialité, à l’abri des pressions et des préjugés.

Ces listes noires, parfois accompagnées de commentaires plus personnels ajoutant à l’insulte initiale, sont indignes d’une Justice qui se devrait d’être exemplaire. Il est d’ailleurs à espérer que l’opposition fera connaître rapidement son avis sur ce flagrant délit de militantisme judiciaire et de détournement d’une institution indépendante au profit d’une cause politique. Mais c’est justement, là, le problème qui se pose à chaque fois à la gauche donneuse de leçons : en dépit de ses beaux discours, elle se monte régulièrement incapable d’être à la hauteur des principes qu’elle exige des autres. Son instrumentalisation de la vie publique, singulièrement à travers les syndicats et les médias enrôlés pour ses intérêts, contribue à fausser les équilibres démocratiques et, donc, à douter sérieusement de sa volonté de moraliser la politique. La solution ne peut venir d’elle : elle est le problème.


 

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 10:07

 

 

Élection 8ème Circonscription-Europe Du Sud: La Nouvelle Alliance Ghislain Allon Suppléant Andre Darmon

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Cette élection du 26 mai signe un raccourci géopolitique vertigineux. Pour le législateur français, Israël fait désormais partie de l’Europe – et la Turquie aussi!

La France désire sceller une Nouvelle Alliance avec ses Français d’Israël qui l’ont tant décriée durant ses derniers errements. Cette élection est notre chance!

Le nombre des voix, 66 000 inscrits en Israël sur 110 000 votants, devrait, si nous nous mobilisons, confiner au triomphe d’Israël.

Si j’ai votre confiance:

-      Je défendrai la LIBERTÉ de circuler, de s’informer et de s’instruire en subventionnant voyages, culture et presse françaises et en œuvrant à la création d’universités franco-israéliennes

-        Je réclamerai, pour les expatriés, l’ ÉGALITÉ des droits économiques et sociaux avec les métropolitains, s’agissant aussi bien des retraites, du chômage que du soutien entrepreneurial.

-        J’œuvrerai à renouer les liens de FRATERNITÉ avec les Français de métropole en appelant à lutter contre la désinformation, plaie de ce nouveau siècle.

Pour y parvenir je me suis entouré d’une équipe rompue à l’action, Laurence Soudet, Guy Millière, Alexandre Del Valle et bien d’autres.

J’ai choisi comme suppléant André Darmon, l’homme de l’UNIFAN, du journalisme francophone et l’artisan infatigable de la réconciliation franco-israélienne. 

Rejoignez-nous, nous serons une force.

ghislainallonelection.blogspot.com

Facebook:campagne ghislain allon

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 06:30

 

Les trois-quarts des Français ont une mauvaise image de l'islam
  
AFP | 16/04/2013 | 21h19


Sondage

Près de trois Français sur quatre (73%) disent avoir une image négative de l'islam, quand les autres religions recueillent l'agrément d'une nette majorité, selon un sondage rendu public mardi.

 

Interrogés par le cabinet Tilder et l'Institut Montaigne, dans le cadre de l'émission "Place aux idées" diffusée mardi soir sur la chaîne LCP, 87% des Français ont une bonne image du bouddhisme, 76% du protestantisme, 69% du catholicisme, 64% du judaïsme, mais seulement 26% de l'islam, 1% ne se prononçant pas.


Si pour 52%, l'islam est une religion comme les autres et pour 40%, la présence de l'islam en France permet d'enrichir la culture française, 36% seulement pensent la pratique de l'islam compatible avec les lois de la République.


Un sondé sur trois (33%) admet ne pas bien connaître l'islam et 32% seulement jugent ses valeurs compatibles avec celles de la société française.


A propos des pratiques associées à la religion musulmane, 77% jugent le pèlerinage à la Mecque compatible avec la vie en société en France, chiffre qui passe à 55% pour la consommation de viande halal, 51% pour la fête de l'Aïd-El-Kebir, 47% pour le jeûne du mois de ramadan, 36% pour la réalisation de 5 prières par jour. Seulement 10% des Français trouvent compatible le port d'un voile par les femmes dans les espaces publics.


Enfin huit français sur dix estiment que les musulmans de France se voient offrir les moyens de pratiquer leur religion dans de bonnes conditions, selon le sondage.


Parmi les mots ou expressions qui viennent spontanément à l'esprit des personnes interrogées lorsqu'elles pensent à la religion musulmane, le sondage cite "intolérance", "intégrisme", avant "Coran", "femmes", "mosquée", ou "ramadan", "fanatisme" et "terrorisme".

L'enquête, intitulée "Le regard des Français sur la religion musulmane", a été réalisée en ligne du 9 au 10 avril, sur un échantillon de 1.189 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, à partir de l'access panel Harris Interactive.


Elle fait écho à un sondage Ipsos réalisé fin janvier pour le quotidien Le Monde où près de trois Français sur quatre estiment que l'islam n'est pas compatible avec les valeurs républicaines.

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 07:06
La corruption est d'abord l'affaire du PS

Ivan Rioufol

 

http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2013/04/le-parti-socialiste-corrompu.html

Le Parti socialiste? Corrompu jusqu’à l’os. Mardi, le patron des députés UMP, Christian Jacob, a rappelé les condamnations passées contre le premier ministre, Jean-Marc Ayrault (6 mois de prison avec sursis) et le premier secrétaire du PS, Harlem Désir (18 mois avec sursis). Le même jour, le tribunal correctionnel de Douai (Nord) a requis 6 mois de prison avec sursis contre l’ex-député PS, Jean-Pierre Kucheida, poursuivi pour abus de biens sociaux. A Marseille, les socialistes Jean-Noël Guérini et Sylvie Andrieux sont semblablement dans le collimateur de la justice. Ce mercredi, l’ancien maire PS d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Gérard Dalongeville, poursuivi pour une affaire de fausses factures, dit vouloir faire citer François Hollande comme témoin, pour dire "ce qu’il savait comme premier secrétaire du PS du financement de la fédération". Jérôme Cahuzac, selon les confidences rapportées par son suppléant, estime pour sa part  avoir  "l’impression d’être un peu seul à payer". Une atmosphère nauséabonde (qualificatif qu’aime tant employer la gauche donneuse de leçons) se dégage de ce parti décadent. Il a rendu possible le scandale DSK, qui ne fut pas seulement une "affaire individuelle" mais, déjà, un comportement d’impunité. Comme l’analyse le sénateur socialiste Gaëtan Gorce : "Le PS n’est plus ! Il lui faut désormais renaître". L’élu lui reproche une "dérive clanique" née d’un "processus d’oligarchisation de l’appareil". On ne saurait mieux dire.

La "gauche morale" n’a plus aucune légitimité à se prétendre encore exemplaire. Elle ne peut désigner d’autres coupables qu’elle-même. Or, la riposte de Hollande à l’affaire Cahuzac, qui entend généraliser la moralisation politique à tous les acteurs de la vie publique, revient à exempter le PS de ses propres fautes, de ses propres mensonges. Une fois encore, les socialistes prétendent être le fer de lance d’une "République exemplaire"  qu’ils ont pourtant, eux-mêmes, ridiculisée. Ce mercredi à midi, le chef de l’Etat a annoncé une série de mesures visant à imposer la transparence des patrimoines des élus et des dirigeants, à lutter contre la grande délinquance économique et financière et à mobiliser contre les paradis fiscaux. "Je serai intransigeant", a-t-il prévenu. Il ferait mieux de l’être, d’abord, avec son parti en déroute et, surtout, avec ses propres promesses non tenues, qui deviennent des abus de confiance. La moralisation de la politique est prioritairement l’affaire de la gauche enivrée de ses vertus délétères. Après la fausse urgence du mariage homosexuel, il ne faudrait pas que le gouvernement choisisse le prétexte de ses propres turpitudes pour imposer à tous la fausse urgence de la moralisation politique. La France immobile est en attente de vraies réformes. Le pouvoir aux abois ne peut les différer plus longtemps, en se trompant encore de réponse.

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 06:59
Le fossé se creuse entre l'expérience vécue et les discours des experts
Jeudi 28 Mars 2013 à 16:00 | Lu 4917 fois I 11 commentaire(s)


Philippe Petit



Le philosophe et essayiste, Alain Finkielkraut, Paris - BISSON BERNARD/JDD/SIPA
Le philosophe et essayiste, Alain Finkielkraut, Paris - BISSON BERNARD/JDD/SIPA

 

http://www.marianne.net/Le-fosse-se-creuse-entre-l-experience-vecue-et-les-discours-des-experts_a227498.html

 

Marianne : Si les idées du FN ont pu prospérer, si 37 % des Français affirment aujourd'hui en partager les idées, est-ce que cela tient, selon vous, à une défaite de la pensée de gauche ?

Alain Finkielkraut : Si faillite il y a en France, elle tient au fait que ceux-là mêmes qui devaient faire vivre les idées sont tombés dans l'idéologie, et que les idées majoritaires, notamment à gauche, ont servi à masquer la réalité que nous connaissons, en rabattant le nouveau sur l'ancien, en projetant sur l'actualité des catégories et des inquiétudes liées aux traumatismes du XXe siècle : l'affaire Dreyfus et les années noires. Cette hantise a conduit soit à minimiser les difficultés actuelles du vivre-ensemble, soit à les imputer au peuple, incapable de s'ouvrir aux vertus de la rencontre et du métissage. C'est, je crois, cette idéologisation de la vie intellectuelle qui a profité considérablement au FN. Le fossé n'a cessé de se creuser entre l'expérience vécue et le discours des experts. Nous en payons le prix.

Dans les années 30, c'était le juif Stavisky l'étranger. Aujourd'hui, ce sont essentiellement les populations immigrées d'origine africaine...

A.F. : Certes. Mais, dans une enquête récente de l'Ipsos pour le Monde et le Cevipof, la majorité des personnes interrogées disaient à la fois, et avec la même sincérité, qu'il y avait trop d'étrangers en France et qu'elles ne supportaient pas les propos racistes. Les commentateurs de ce sondage n'en auront pas moins dénoncé la crispation de la société française. Mais ils se trompaient, car ces gens, quand ils disent qu'ils ne se sentent plus chez eux, expriment un sentiment nouveau : non pas le rejet de l'autre, mais le malaise né du fait d'être soi-même l'autre.

Ils vivent dans des cités et sont vécus comme des étrangers. Il est absurde de dénigrer ce comportement, et il encore plus absurde de le rabattre sur le passé des années noires. Sur ce point, je crois que les intellectuels et les politiques de gauche manquent à leurs devoirs. Ils délaissent un terrain, celui précisément de la réalité présente et de la crise du vivre-ensemble, au seul bénéfice de la démagogie du FN.

Cette démagogie du FN, selon Bernard Stiegler, s'appuie également sur une crise de civilisation, à commencer par la crise de l'éducation, la toute-puissance du marketing, le culte du court terme, l'incohérence de la politique européenne. Qu'en pensez-vous ?

A.F. : Je comprends son inquiétude. Je crois qu'il a raison de relier ce phénomène politique à une crise de civilisation, mais malheureusement Bernard Stiegler parle très souvent dans le livre d'une révolution conservatrice qui serait à l'œuvre, et c'est là sans doute que nos positions divergent. Je crois qu'en France aujourd'hui aucun mouvement, aucune famille politique n'est conservatrice.

Tout le monde a les yeux fixés vers l'avenir, la droite, la gauche dans toutes ses versions, molle et radicale, partagent un même fétichisme de la technique. Nul ne songe à s'interroger sur le choix délirant de numériser l'école pour résoudre tous les problèmes. Même les écologistes, qui devraient incarner le parti de la préservation, défendent le «mariage pour tous», se prononcent pour la légalisation du cannabis, pour le droit de vote des étrangers non européens, et croient pouvoir remplacer la lutte contre la criminalité par la lutte contre les prisons. Il s'agit d'étendre les droits. Le principe de responsabilité n'est porté par personne ; or, c'est bien de cela que nous aurions besoin.

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 11:38

 

 

Pourquoi le consensus autour de Stéphane Hessel est indigne

 

François Hollande a rendu hommage à Stéphane Hessel jeudi matin dans la cour des Invalides. Il est particulièrement alarmant que la classe politique et médiatique ait fait preuve d’un pareil unanimisme envers un personnage dont le grand combat était la lutte contre Israël.

 

http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-consensus-autour-stephane-hessel-est-indigne-jean-slamowicz-663278.html?page=0,0


Controverse
Publié le 10 mars 2013

 Crédit Reuters

 

 

Jean Szlamowicz est maître de conférences à Paris IV-Sorbonne.

Normalien, agrégé d'anglais, il est linguiste et traducteur. Il est l'auteur de Détrompez-vous ! Les étranges indignations de Stéphane Hessel décryptées, Editions Intervalles.

 

Le décès de Stéphane Hessel n’est un événement que dans la mesure où les réactions qui ont suivi vérifient la persistance de graves troubles idéologiques. Avec l’absence de distance, de nuances et de scrupules qui caractérise les politiques et les mondains, chacun aura voulu s’associer une dernière fois à une aura consensuelle placée sous le signe de l’engagement — sans prendre la peine d’examiner de quoi cet engagement était fait. L’hommage de la nation signe l’officialisation des positions de Hessel. Arrimé au culte de la personnalité, cet acte symbolique fondateur érige sa personne en mythe républicain. Il est particulièrement alarmant que la classe politique et médiatique ait fait preuve d’un pareil unanimisme hagiographique envers un personnage, diplomate de surcroît, dont le grand combat était la lutte contre Israël — et contre Israël seul parmi tous les pays du monde. A l’heure de l’hommage de la nation au grand homme, cette sanctification républicaine pose le problème de l’identification des plus hauts échelons de l’état aux positions politiques de celui qui fut avant tout un militant antisioniste. « La vérité, c'était sa passion » a clamé péremptoirement le président de la République dans la cour des Invalides. On peut légitimement en douter. A commencer par la paternité de son ouvrage, remise en cause par son ancien collaborateur Gérard Fellous qui l’attribue à son éditrice : « Indignez-vous ! n’est pas de sa main. Il est en réalité l’œuvre de Sylvie Crossman, son éditrice. »[1] Cela confirmerait le caractère militant de cette manipulation auquel s’est prêté le personnage de Stéphane Hessel.

Des prises de positions douteuses

 

Dans son célèbre opuscule, Hessel, la non-violence en bandoulière, inventait des millions de réfugiés palestiniens, réussissait à éviter de condamner l’assassinat de civils israéliens et faisait allusion à des crimes de guerre imaginaires. Il ne reculait devant aucune exagération ou insinuation infondée pour délégitimer l’état d’Israël. Dans son unilatéralisme obsessionnel il parlait d’« occupation » malgré sa connaissance des faits historiques et juridiques qui définissent la situation d’Israël vainqueur de guerres où l’Etat hébreu a subi des agressions visant à l’éliminer. Son idée fixe était Israël et il s’était fait le chantre du boycott anti-israélien, aux côtés des personnalités les plus douteuses du combat nationaliste arabo-musulman, allant jusqu’à rencontrer le chef du Hamas. Fort étrangement, il n’avait proposé aucun boycott, action ou pétition concernant la Syrie, la Chine, le Darfour, l’Iran… ni bien sûr concernant toutes les théocraties musulmanes où règne la discrimination de la charia  Les massacres de Palestiniens en Jordanie ou en Syrie, les liquidations d’opposants gazaouis par le Hamas ne provoquaient pas non plus d’indignation. Sans bourreaux juifs à accuser, le combat ne l’intéressait visiblement pas.

Dans son délire anti-israélien, il en était venu à minimiser l’occupation nazie : « L’occupation allemande était, si on la compare par exemple avec l’occupation actuelle de la Palestine par les Israéliens, une occupation relativement inoffensive, abstraction faite d’éléments d’exception comme les incarcérations, les internements et les exécutions, ainsi que le vol d’oeuvres d’art.»[2] Ce genre de dérapage suffit en général à délégitimer n’importe qui mais le cliché substitutionniste, faisant d’Israël un bourreau nazi et les Arabes de Palestine les « victimes des victimes » — pour mensongère que soit cette analogie hyperbolique — n’en est pas moins devenu acceptable dans les médias.

Spécialiste du double langage, Hessel protestait de son philosémitisme dans le même temps qu’il ne cessait de fustiger les Juifs pour leur particularisme. Il considérait ainsi que l’antisémitisme était la rançon « naturelle » du particularisme juif : « Il y a les Juifs et ceux qui ne le sont pas. Cela signifie que l’antisémitisme est un sentiment totalement « naturel » pour les Juifs. Les Juifs pensent qu’ils ne peuvent pas être véritablement aimés par les autres, parce qu’ils bénéficient d’un rapport unique avec Dieu » (Le rescapé et l’exilé, p. 54). Il ressert ici une banalité de l’antisémitisme chic et pseudo-ethnographique à base de « peuple élu » (les Juifs sont à part, ils se croient supérieurs, etc.) qui conduit à une justification de l’antisémitisme, produit présumé de la paranoïa et du différentialisme juifs. On se demande pourquoi ne pas appliquer un tel reproche endogamique à tous les peuples du monde, à commencer par ceux qui envisagent le monde en opposant croyants et infidèles. Cette jalousie projective de la différence juive est un syndrome qui occupe l’islam depuis bien avant la naissance d’Israël. On peut se demander pourquoi Hessel l’avait faite sienne. C’est en tout cas une mesquinerie qui l’avait visiblement envahi de manière pathologique. Et quand Le Monde titre « Mort d’un humaniste », il faut comprendre que cela désigne celui qui ricanait face aux enfants israéliens obligés de courir aux abris sous le feu des bombes envoyées depuis Gaza…

La dilution universaliste

 

L’adulation qu’ont exprimée les hommages des hommes politiques ont soigneusement masqué ces positions dans la grandiloquence. Le président de la République a parlé d’« une vie exceptionnelle consacrée à la défense de la dignité humaine », soulignant que « c'est en humaniste passionné qu'il s'est livré à tous les combats pour les droits de la personne humaine, pour lutter contre les préjugés, les conformismes, les conservatismes […] il nous laisse une leçon, celle de ne se résigner à aucune injustice. » Bertrand Delanoë a évoqué « l'humaniste authentique, le résistant indomptable et le penseur généreux qu'il était », considérant qu’il « nous laisse l'héritage inestimable de sa combativité au service des valeurs universelles de l'homme, et de son sens inaliénable de la liberté ». Quant à Harlem Désir, il le voit comme « l'âme universaliste de la France. Notre pays perd aujourd'hui un inlassable militant du progrès et un grand humaniste. »

La répétition de ces formulations emphatiques versant dans le sublime ont en commun d’élever la personnalité de Hessel à un degré d’abstraction qui en fait l’incarnation de valeurs. Passons sur les effets d’incantation de termes dont la connotation positive remplace le contenu désignatif (« citoyen », « républicain », etc. sont de la même eau). Passons sur le fait qu’« humaniste » et « universaliste » soient employés pour cette valeur axiologique sans véritable contenu philosophique — les laudateurs professionnels sont également susceptibles de célébrer le communautarisme sous toutes ses formes (particularismes identitaires, ethniques, sexuels, etc.). Ces grandes phrases ont surtout l’avantage de ne pas mentionner concrètement les positions qui ont été celles de Hessel autrement que de manière allusive. Par implicite, il faut comprendre que Hessel est de manière indiscutable et absolue du côté de la justice. Il s’ensuit que les causes qu’il a défendues se trouvent également du côté de la justice. Dans le cas de sa défense du Hamas et de l’Autorité Palestinienne, c’est-à-dire de terroristes avérés et revendiqués, il faut donc considérer qu’Israël est du côté de l’injustice. Assumer comme siennes les positions de celui qui a crié « Israël assassin » (sans jamais qu’il ne se risque à un symétrique « Hamas assassin »…) devrait donc être lourd d’implications diplomatiques pour des représentants politiques. Il est vrai que la France se bat actuellement pour que les jihadistes meurtriers du Hezbollah ne soient pas reconnus comme organisation terroriste. C’est sans doute une façon de combattre l’injustice et l’exclusion. 

Du côté des victimes ?

 

Par un simplisme manichéen, un journaliste du Monde écrit : « [Hessel] milite pour les sans-papiers – il est médiateur lors de l'occupation à Paris de l'église Saint-Bernard – et pour les Palestiniens, ce qui lui vaut les foudres des associations juives. » Cela implique une opposition radicale où « les associations juives » (c’est-à-dire tous les Juifs) sont contre les Palestiniens (tous les « Palestiniens »). Etant données les orientations appréciatives du texte et des représentations ambiantes dont il participe, cela signifie que Hessel est du côté du Bien et les Juifs du côté du Mal. Ce genre de phrase construit, de manière discrète, une polarité radicale et extrémiste. Cela conduit à véhiculer une représentation des Palestiniens victimes et des Israéliens bourreaux sans la moindre nuance. La formule globalisante les « Palestiniens » considère une population comme un seul bloc de pures victimes sans évoquer le fait que cette population est surtout victime de son instrumentalisation par le Hamas, l’AP et tous les pays musulmans qui les ont mobilisés pour les transformer en pomme de discorde permettant une offensive infinie contre Israël et pour en faire un problème irrésolu générateur de financements par l’ONU et l’Europe. C’est déjà trop compliqué pour des journalistes élevés à une vision binaire primaire.

Dans le même esprit, quand Anne Hidalgo dit qu’il « portait la cause de la dignité humaine », il faut comprendre que, étant donnée son action anti-israélienne, Israël ne peut qu’être l’antonyme de la dignité humaine. Ce manichéisme angélique dresse le portrait d’un héros absolu. Un tel culte de la personnalité ne serait rien si, par contrecoup, il ne construisait une vision simpliste de l’histoire où le Gentil est opposé aux Méchants.

L’unanimisme laudatif des grands médias est total, et surtout il est présenté comme total et ne mentionne pas d’autres critiques que celles « des associations juives », syntagme vague aux relents communautaristes. Cela reproduit une polarisation assez symptomatique : seuls les Juifs viennent troubler l’union nationale… On oublie au passage ceux qui ne s’expriment qu’en leur propre nom et sans identitarisme — comme les critiques de Pierre Jourde, Pierre-André Taguieff, du pasteur Pierre Lefebvre ou l’auteur de ces lignes, entre beaucoup d’autres.

Les éloges funèbres des plumitifs n’ont eu de cesse d’atténuer le contenu de son livret à succès : « quelques dizaines de pages prônant la non-violence et l'exigence d'un monde plus juste. »[3] J’ai consacré un ouvrage à démonter le contenu de ce pamphlet et la violence intrinsèque qu’il contient. Son soi-disant « appel à une insurrection pacifique » participe d’une campagne internationale de délégitimation juridique et diplomatique d’Israël. Hessel n’agissait pas au nom de la paix ou d’une quelconque idée de justice mais au bénéfice d’un camp bien particulier, celui du Hamas et de l’Autorité Palestinienne. Il lui arrivait ainsi de procéder à des accusations de crimes de guerre imaginaires en se cachant derrière le Rapport Goldstone que son auteur récusera lui-même (« Que des Juifs puissent perpétrer des crimes de guerre, c’est insupportable » : la formulation est habile car le subjonctif permet de présenter cela à la fois comme un fait et comme une éventualité…). Inversement, il ne soulignait jamais les violences que les dirigeants palestiniens infligeaient aux leurs, à commencer par la tactique utilisant la population civile comme bouclier humain (un vrai crime de guerre en l’occurrence). Ce pacifisme à modulation variable ressemble davantage à une guérilla idéologique permanente. On le présente comme audacieux et dissident alors qu’il n’a fait que répéter les positions de la diplomatie française depuis des décennies qui convergent avec le militantisme djihadiste visant l’élimination d’Israël, célèbre « parenthèse de l’histoire ».


L’argument biographique

 

Stéphane Hessel est en réalité le symptôme d’un certain esprit franco-européen qui professe la paix tout en faisant la guerre, qui célèbre la non-violence tout en attisant les passages à l’acte anti-juifs en pointant Israël comme quintessence du mal. Mohamed Merah et ceux qui ont égorgé les enfants Vogel ne tenaient pas un autre discours que celui de Stéphane Hessel, et justifièrent leur sauvagerie par « l’injustice et l’occupation », par le sort des « enfants de Gaza ». Intellectuellement, le discours antisioniste n’est rien d’autre qu’un permis de tuer des Juifs.

Dans ce cadre politique-là, la nouveauté (et l’avantage tactique) qu’a pu présenter Hessel réside dans son exhibition biographique, confisquant « l’esprit de résistance » au profit d’une cause qui n’a rien à voir avec la Seconde Guerre Mondiale. Avec une naïveté peu convaincante, on présente la Résistance comme garante de la pureté d’intention à l’égard des Juifs. Etrangement, remettre en cause l’existence d’un pays (et non sa seule politique) est considéré aujourd’hui comme admissible s’il s’agit d’Israël. A cet égard, la substitution de l’antisionisme à l’antisémitisme, constitue un procédé de masquage argumentatif qui est devenu une véritable doctrine tactique dont Hessel aura été l’un des porte-parole les plus en vue.

Il pouvait se le permettre parce que dans le même temps qu’il fustigeait Israël, il se laissait présenter comme juif. On sait que de Shlomo Sand à Edgard Morin en passant par Noam Chomsky, le rôle du renégat outré par l’inconduite des siens connaît toujours un certain succès (sans parler des rabbins de Neturei Karta courtisés par Ahmadinejad et Dieudonné !). J’ai souligné dans mon ouvrage la puissance de ce que j’appelle « l’argument anti-masochiste » : on suppose que quelqu’un qui s’en prend au groupe auquel il est réputé appartenir à forcément raison. Cet argument s’est trouvé largement vérifié : on a ainsi entendu sur I-Télé une journaliste dire que le fait qu’il soit d'origine juive et qu'il ait pris la défense des Palestiniens était le côté le plus séduisant de sa personnalité. Il s’agit bien en effet de séduction et non de rationalité politique. En exhibant une origine juive de manière purement cosmétique, Hessel donnait à son action un vernis de légitimité. La réflexion de la journaliste est l’aveu d’une pathologie intellectuelle assez répandue et qui a tendance aujourd’hui à devenir un véritable argument : la « haine de soi » (ou son simulacre) comme garantie de sincérité et, dans le même mouvement, comme sauf-conduit des condamnations les plus véhémentes. Du reste, quitte à psychologiser, Hessel n’était pas juif et son obsession antisioniste, couplée à ses piques permanentes contre la présumée endogamie juive, indique que cette origine (qui ne fut donc pas une appartenance) est peut-être justement ce qui le démangeait. Cela constitue donc moins un argument en faveur de ses positions que l’indice d’une motivation beaucoup plus trouble.

François Bayrou a pourtant vu en lui un personnage « de plus en plus résistant et de plus en plus contestataire. » Homme de pouvoir, diplomate raisonnable à la carrière tranquille, Hessel était devenu sur le tard la face consensuelle du militantisme djihadiste palestinien et le dénonciateur bien vague des inégalités sociales. En quoi cette position était-il « contestataire » ?On peine à voir un marginal dans cette personnalité mondaine et éminente, décorée et reçue servilement dans tous les médias

De l’exaltation du néant à la sanctification finale


Personne ne semble beaucoup s’interroger sur le consensus absolu qui l’entoure alors qu’il est censé prêcher la contestation. Loin d’être un homme isolé dans ses positions — le justicier seul contre tous — il a été une figure du pouvoir et la voix des puissants pendant toute sa très longue carrière de diplomate. Mais l’apparence de la résistance (légitimée par la résistance réelle qui fut, fort courageusement, la sienne il y a 70 ans) suffit à construire un mythe. En effet, la résistance, plus qu’une valeur, est une image, un emblème de marketing politique et de rassemblement idéologique sans rapport avec le fond philosophique, politique et historique qui est censé la définir.

Celui qu’on présente comme un grand intellectuel n’a rien produit comme œuvre de toute sa vie. On ne comptera pas « le petit livre magique » (sic, Le Monde) comme contribution à la philosophie politique. Son message simpliste comporte des perles comme « aussi bien du côté des oppresseurs que des opprimés, il faut arriver à une négociation ». Traduction diplomatico-pompeuse d’un axiome digne de l’école maternelle, « les méchants et les gentils ne doivent pas se taper dessus »… Hessel n’a pas apporté de contribution intellectuelle et s’est contenté de l’exaltation de sa personne, et de l’autosatisfaction de prises de positions en harmonie avec l’air du temps. Cette figure de « grand intellectuel humaniste » — qui ne lui est pas propre et que de nombreux intellectuels cherchent à s’approprier — a su séduire un public friand de simplisme orné des atours de la complexité, ne recherchant qu’une coquille vide, un automate qui récite des poèmes et signe des pétitions, un professionnel de l’indignation qui pour exister a besoin des caméras, de boursouflures stylistiques et de causes de circonstances. 

Au vu des millions d’indignés qui y souscrivent par l’effet d’une identification narcissique, force est de constater que l’indignation est une valeur consensuelle qui permet de se donner bonne conscience, Cette complaisance purement autolâtre n’a pas la moindre valeur de réflexion politique. L’embrigadement de la jeunesse dans l’enthousiasme rebelle est du reste le socle de bien des totalitarismes. De fait, les indignés boycottent Israël mais pas les théocraties musulmanes qui soutiennent le terrorisme, qui massacrent leurs propres populations ou font la chasse aux Chrétiens. Ces indignations sont donc très sélectives… et correspondent, grosso modo, à la ligne du Quai d’Orsay qui prône l’apaisement envers les pays musulmans. Tant pis pour la ligne contestataire que croient suivre les indignés.


 

On a beau jeu de se gausser des canonisations de saints catholiques — les laïques ne font pas autrement. Car Stéphane Hessel était et continue d’être un objet d’idolâtrie et de croyance, un mythe construit par l’église médiatico-politique à destination des foules recueillies devant cette incarnation des valeurs de leur chapelle, pompeusement désignées comme « universalistes ».

Il est ainsi l’objet d’un culte de la personnalité d’une intensité impudique. Dans Le Point, on admire son physique : « Stéphane Hessel, mort ? On peine à le croire. Il semblait qu'il fût devenu éternel, ce grand et beau vieillard. ». Chaque nécrologie souligne « son élégance », « sa politesse surannée », « son sourire ». En insistant sur de tels dérivatifs ornementaux, on contribue à rendre indiscutable sa personnalité. Selon une scène d’adoration religieuse, chaque anecdote familiale, chaque élément de sa personne devient l’objet d’un respect confinant à l’extase : « On imagine aisément son sourire à l'annonce de ce nouvel honneur [élection comme personnalité de l’année par les lecteurs]. Un sourire joyeux et bienveillant, plein d'espièglerie. L'air de dire : mais comme la vie est drôle ! Comme elle est ironique ! Comme elle est passionnante ! »[4] Faut-il ajouter à ces niaiseries « comme c’est rigolo de boycotter Israël ! » ?

Les nécrologies se sont faites hagiographies et, reprenant les grands thèmes du mythe, ont construit une gloire sans zones d’ombre. Ce scénario de sanctification idolâtre est personnifiée par le portait archétypique de l’intellectuel. Pour Le Monde, Hessel « est l'incarnation de l'intellectuel européen. Il suit les cours de Merleau-Ponty, lit Sartre. […] il n'aime rien tant que réciter du Baudelaire ou du Verlaine, et connaît par cœur plus d'une centaine de poèmes. » Cécile Duflot le rappelle : « lui qui disait des poèmes en meeting [qui disait] de toujours garder le sourire ». Ce sont sans doute de bons conseils de communication politique car ils contribuent à écrire un mythe laïque. Cette sacralisation de la poésie est l’exact équivalent religieux des descriptions des modèles de la foi canonisés s’adonnant à la récitation de prières.

Il faut comprendre que la figure de l’intellectuel médiatique consensuel, porteur d’une idéologie de pseudo-rébellion, est l’objet de comportements religieux (de la part de groupes qui s’en défendent d’ailleurs férocement) : croyance, adoration, constitution en modèle moral, dogmatisme des positions… Par idolâtrie, il devient un emblème que l’on exhibe comme signe de reconnaissance sectaire. Il ne s’agit pas là d’une simple analogie mais d’un phénomène que Durkheim avait décrit comme relevant du « sacré laïc » en tant qu’il structure la société ou des groupes au sein de la société. Pour décrire cette dérive du rationnel vers le dogmatisme doctrinal dans le domaine idéologique, Raymond Aron parlait de « religion politique ».

 

L’apogée de ce culte a évidemment été atteint par ceux, notamment les écologistes, qui ont réclamé pour Hessel une place au Panthéon. Il sera du reste intéressant de savoir si notre société — ou du moins ceux qui ont la prétention de la représenter — se choisit de pareils symboles. En attendant, la canonisation, l’hommage « national » (en réalité partisan) rendu aux Invalides par le Président de la République vaut comme béatification. De la même façon que la béatification symbolise la reconnaissance de la pratique des vertus chrétiennes et autorise la vénération d’une personnalité comme modèle, la reconnaissance républicaine dans l’hommage national implique que Hessel soit considéré comme un modèle de vertu républicaine. En l’occurrence, cela signifie que la République fait sienne ses positions politiques. Imposer pareil symbole n’est pas qu’une affaire de communication, c’est aussi décréter un message politique, ce qui ne serait pas incompatible avec la récente décision de la ministre de la Justice de remettre le prix des Droits de l'homme à un homme condamné pour « prestations de services à organisations illégales » (c’est-à-dire terroristes) — et compagnon de route de Stéphane Hessel dans le mouvement de boycott.

Il est vrai que, la crédulité adolescente en quête de figures salvatrices rencontrant l’intérêt politico-idéologique bien compris, le militantisme et la falsification peuvent continuer post-mortem. C’est ainsi qu’on écrit l’histoire.



[1] Article « Stéphane Hessel, une fin de vie sous influence », 8 mars 2013, http://www.crif.org/fr/tribune/st%C3%A9phane-hessel-une-fin-de-vie-sous-influence/35671

[2] Entretien de 2008 avec l’historien Jörg Wollenberg, publié dans un supplément de la revue « Sozial Geschichte Zeitschrift für historische. Analyse des 20 et 21. Jahrhunderts ». Cité par Jacques Tarnero, « Quand Stéphane Hessel tombe le masque »,  1er jillet 2012, Europe-Israel.org

[3] Le Point, « Stéphane Hessel, il a dansé avec le siècle », Marion Cocquet, 27/02/13.

[4] Annick Cojean, Le Monde, « Stéphane Hessel, gentleman indigné », 23.12.2011 à 12h01 • Mis à jour le 27.02.2013 à 13h04.


En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-consensus-autour-stephane-hessel-est-indigne-jean-slamowicz-663278.html#7Tg7syRUr4JDKm5S.99 
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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 08:53

 

      

Le Point.fr - Publié le 27/02/2013 à 22:44 - Modifié le 28/02/2013 à 06:33

Plusieurs personnalités, dont Eva Joly, ont ouvert une pétition dans ce sens. D'autres politiques réclament un hommage national.

http://www.lepoint.fr/culture/hessel-au-pantheon-27-02-2013-1633844_3.php

 

Le Panthéon, Paris.

 

Dans une pétition adressée à François Hollande et publiée surLibération.fr et Avaaz.org, plusieurs personnalités politiques demandent mercredi que Stéphane Hessel, décédé dans la nuit à l'âge de 95 ans, fasse son entrée au Panthéon. Parmi les premiers signataires, Eva Joly, le député PS Pouria Amirshahi, l'ancien député UMP Étienne Pinte, les historiens Pascal Blanchard et François Durepaire. 

"Le parcours de Stéphane Hessel fait en effet de lui un grand républicain, bien au-delà des clivages partisans", écrivent-ils. "Son engagement dans la Résistance, son courage jamais démenti, sa droiture dans le service de la France, sa défense de la démocratie, son acharnement à promouvoir les valeurs des droits de l'homme, son souci constant des plus démunis, donnent au mot de citoyenneté tout son sens", jugent-ils encore.

Hommage national

Plus tôt dans la journée, six députés socialistes, Patrick Mennucci (Bouches-du-Rhône), Alexis Bachelay (Hauts-de-Seine), Yann Galut (Cher), Jean-Louis Touraine (Rhône), Jérôme Lambert (Charente) et déjà M. Amirshahi (Français de l'Étranger), avaient demandé un "hommage national" pour Stéphane Hessel, par une lettre au président de la République. "Nous avons maintenant une mission : celle de transmettre sa mémoire, ses valeurs et sa pensée qui doivent à tous, et particulièrement aux jeunes générations, nous servir de modèle pour l'avenir", écrivent ces députés.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, interrogé par Europe 1, a estimé que "d'une façon ou d'une autre, il faudra lui rendre hommage, mais déjà tous ceux qui ont souhaité s'exprimer l'ont fait". Son corps aurait-il sa place au Panthéon ? "Il faut laisser un peu le temps des choses. Je ne suis pas sûr d'ailleurs qu'(il) aurait souhaité ça, c'était un homme simple", a-t-il estimé.

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 19:35

 

 

CRIF : La bataille pour la succession de Richard Prasquier est ouverte

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 No 20 février 2013, Communauté France

 

http://www.hamodia.fr/article.php?id=4007

 
Le 20 mars prochain se tiendra le grand dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Cette année, l’événement aura une dimension particulière. Il marquera en effet, la fin du second mandat de Richard Prasquier et l’ouverture de la campagne pour sa succession. 


Officiellement, ni Meyer Habib ni Marc Eisenberg n'avaient officialisé leur candidature à la présidence du CRIF en remplacement de Richard Prasquier. Mais le duel dont l'aboutissement devait intervenir le 26 mai prochain a été déjà annoncé depuis plusieurs mois : d'un côté le vice-président du CRIF Meyer Habib, dont nous allons parler dans quelques instants et de l'autre, Marc Eisenberg, fils du grand rabbin Josy Eisenberg. Marc Eisenberg n’est pas un inconnu de la sphère communautaire. Né en 1955, il est formé au sein de la jeunesse juive religieuse Yéchouroun dont il fut un dirigeant entre 1970 et 1975. Nommé en 1995 par Jean Tibéri membre de la commission sur la spoliation et la restitution des biens juifs de la Ville de Paris, Marc Eisenberg a fait partie des « Meilleurs Entrepreneurs de l'année » en 1996, 2002, 2004 et 2007. Président du Cercle Foch, il est depuis 2010 président de l’Alliance Israélite Universelle. Et justement, cette nomination récente n’aurait pas fait bon ménage avec des velléités de partir voguer sur d’autres cieux communautaires. Résultat : l’homme ne se présentera pas à la présidence du CRIF. Ce qui ne l’a pas empêché de déclarer : « La situation de l’institution est préoccupante. La communauté a besoin d’un CRIF doté de moyens supplémentaires pour réussir ses deux missions principales : la défense de l’État d’Israël et le dossier de la laïcité en France ». Et Marc Eisenberg de conclure en souhaitant « tout succès à Roger Cukierman ». Car entre-temps, et il semble que les deux développements soient liés, l’ancien président du CRIF a, lui, officiellement annoncé sa candidature et a commencé à travailler « sur le terrain » pour tenter d'obtenir la majorité des suffrages. Aujourd’hui vice-président du Congrès juif mondial, Roger Cukierman se lance donc dans la bataille pour succéder à son… successeur en 2007. Bien décidé à aller jusqu’au bout, il devrait donc se retrouver face à Meyer Habib qui avait fait un score très honorable mais insuffisant en 2010 face à Richard Prasquier. À défaut d’être officielle, la candidature de Meyer Habib semble certaine. « Il réfléchit encore » nous dit-on pour ménager sans doute un suspens qui n’en est plus un. Dans la galaxie du CRIF, Meyer Habib est connu pour son franc-parler. Ce militant sioniste reconnu et diplômé du célèbre Te’hnion de Haïfa est entré au CRIF en 1992 comme délégué du KKL Trois ans plus tard, il a intégré le comité directeur et en 2001, il entre au bureau exécutif. Au cours des dernières années, il a été élu à trois reprises au poste de vice-président qu'il occupe actuellement. Très présent à la direction du CRIF, il est également connu pour être l'ami intime du Premier ministre israélien Binyamin Nétanyaou. Ce dernier n'hésite d'ailleurs pas à dire publiquement de Meyer Habib qu'il est « son frère ». Meyer Habib a de qui tenir. Son père, figure emblématique de la communauté juive tunisienne n’était-il pas un proche de Menahem Begin ? En fait Binyamin Nétanyaou n'a jamais oublié que durant sa traversée du désert politique, lorsqu'il était considéré comme un semi-pestiféré, dans les années 2000, Meyer Habib a toujours été à ses côtés. Certains responsables de l'establishment au sein du CRIF ne voient pas d'un très bon œil cette proximité qui selon eux pourrait nuire à la « la neutralité » de l'institution. Meyer Habib ne s'en émeut pas. Certains de ses proches rappellent qu’au contraire cette relation privilégiée a plus d’une fois servi les intérêts de la France et de la communauté juive. C’est en effet Meyer Habib qui avait présenté pour la première fois Nétanyaou à Sarkozy et c’est lui qui a introduit Laurent Fabius auprès du Premier ministre israélien avant les dernières présidentielles françaises. Ces mêmes proches se demandent si le retour sur le devant de la scène de Roger Cukierman est une bonne chose pour le CRIF et si sa candidature inattendue ne s’inscrit pas dans un objectif délibéré de barrer par tous les moyens la route de la présidence du CRIF à Meyer Habib. Un Meyer, qui paraît-il, travaillerait actuellement en coordination avec l’actuel président Richard Prasquier. 

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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