Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
29 avril 2007 7 29 /04 /avril /2007 21:35
Si l'on s'en tient aux déclarations du responsable du syndicat de la presse régionale, M.Comboul, la seule personne à avoir jamais fait pression serait bel et bien l'accusatrice mettant en cause le manque d'indépendance de cette même presse : Ségolène Royale soi-même.

Pas tout-à-fait, cependant, puisque Mr Bayrou l'aurait rejointe dans le même ton de forfaiture, vendredi matin.

En Justice, cela s'appelle "diffamation", mais en campagne présidentielle, tous les coups semblent permis. Devons-nous assister les bras croisés à cette déqualification scandaleuse de la vie démocratique de notre pays? Ou les urnes doivent-elles rejeter massivement les Tribuns populistes (puisant leur inspiration dans "Minute"!) qui ont menti et accusé délibérément à tort?

On ne voit qu'une frange infime de paranoïaques d'extrême-gauche, excellant dans les portraits de Nicolas Sarkozy en "dictateur", "petit père des peuples", "Nazi", etc. etc. pour leur emboîter le pas (voir la demande d'interdiction du site antisémite "Tout Sauf Sarkozy", par le Collectif de Vigilance contre l'Antisémitisme). Sans oublier, bien entendu, les déçus du Lepénisme, les banlieues qui s'expriment et autres fabricants d'étoiles de David et d'axe du conspirationnisme réunis,, qui ont omis de déposer copyright et se construisent des "résistances" de la 26è heure contre la sanction des urnes ( au moins au premier tour, jusqu'à présent).

Il faut qu'un observatoire des libertés publiques de nature indépendante prenne en charge ces dérives graves de libre expression des mauvais perdants, prêts à toutes les manipulations...

Le tournant de la dernière semaine de campagne a atteint le niveau le plus bas -au sens de vil-) des attaques à la personne, des procès en sorcellerie (ou "de Moscou", puisqu'on est bien dans cette sorte d'associations d'idées : Sarkozy = lobby = conspiration = capitalisme = concentration des pouvoirs politiques et médiatiques, etc., qui font songer au procès des "blouses blanches"). La candidate surfe alors en zones rouges et fait jouer ses amis les moins contrôlables, soit pour se lancer en ligne dans le pamphlet célinien ("plutôt la paix avec Le Pen-Dieudonné que la guerre contre Sarkozy!"), soit pour organiser les derniers hallalis de rue, les 1er et 4 mai, 2jours avant l'élection, substituant la rue aux urnes, comme le fait si justement remarquer Hélène Keller-Lindt.

Le socialisme est en train de fondre dans sa marmitte d'origine  : le populisme ouvert aux extrêmes, où son destin croise celui du national-socialisme, au milieu du XXè s. Cette perte étant irréparable, puisque demain, nous n'aurons plus dans le paysage politique qu'un parti social-démocrate classique, l'adversaire politique fait office de "mauvais objet" sur lequel passer la rage de cette soudaine métamorphose qui s'apparente à une déroute historique, mais nécessaire.

Les premiers à en être choqués ne sont pas seulement les électeurs naturels de Nicolas Sarkozy, mais ceux qui sont sensibles à cette réthorique indigne et redoutent les "républiques de Weimar" que semblent tout prêts à souhaiter mettre en place les leaders qui réfutent ainsi l'innovation de liberté de conscience que fut le recours au suffrage universel.






Présidentielle : Polémique dans la presse régionale sur le débat Bayrou-Royal

Le refus du syndicat de la presse régionale d’organiser le débat Bayrou-Royal de samedi dernier a provoqué dimanche une polémique entre ses deux principaux dirigeants.

Michel Comboul, président du Syndicat national de la presse quotidienne régionale (SNPQR), nie avoir subi des pressions de Nicolas Sarkozy pour renoncer à l’organisation vendredi du débat Royal-Bayrou et assure que c’est la candidate socialiste qui a inventé l’affaire.

De son côté, Jean-Michel Baylet, P-DG de la Dépêche du midi, vice-président de la SNPQR et proche de Ségolène Royal, a démenti toute manoeuvre de la candidate PS et estimé que le syndicat avait failli à sa mission d’information.

"Les violentes attaques verbales portées contre nous sont une atteinte directe à l’honneur de notre presse", dit Michel Comboul dans un éditorial publié dans son journal Nice-Matin et d’autres quotidiens.

Livrant sa propre version de l’épisode, il nie avoir rencontré Nicolas Sarkozy comme le soutient Ségolène Royal et assure qu’il a renoncé à organiser le débat uniquement pour des raisons techniques liées, selon lui, à des questions de temps de parole.

"Une formidable machine à désinformer s’est alors mise en marche. Et les accusations ont fusé : l’autre candidat exerçait des pressions intolérables sur la presse régionale. Nous y cédions", écrit Michel Comboul.

Il accuse sans le nommer un des vice-présidents du SNPQR, "membre très éminent de l’équipe de campagne de Ségolène Royal", d’avoir colporté des rumeurs.

Jean-Michel Baylet, soutien de Ségolène Royal au titre du PRG, a publié un communiqué dans l’après-midi pour exprimer à son tour son indignation.

"Je suis scandalisé d’entendre ce matin prétendre que Ségolène Royal ou son entourage auraient exercé des pressions sur la presse quotidienne régionale. Je démens formellement ces affirmations", dit-il.

"DÉSIGNÉS COMME UNE PRESSE AUX ORDRES"

"Tout cela nous a conduit à adopter une attitude de prudence, de trop grande prudence sans doute. Mais quoi que nous disions ou fassions, nous étions désignés à nos lecteurs et à l’opinion publique, comme une presse aux ordres", déplore-t-il.

Il admet avoir tenté de contacter l’équipe de Nicolas Sarkozy mais assure n’avoir pu que laisser des messages sur des téléphones portables, dans un premier temps.

"Enfin, il m’a été dit vers 14h30, et rien d’autre que cela, que ’changer les règles établies en commun n’était pas très fair play’, et aussi que ’quelle que soit la décision du syndicat le candidat viendrait de toute façon le lendemain à 09h00’", rapporte-t-il.

Concernant Nicolas Sarkozy, il assure n’avoir aucun lien avec lui. "Je ne connais pas son bureau, je n’ai pas son portable. Je n’ai nullement cette proximité qu’elle laisse sous-entendre", dit-il.

Puis il accuse la candidate PS d’avoir inventé l’affaire des pressions. "Oui, le syndicat a été délibérément l’instrument d’une campagne orchestrée. Non, Mme Royal, il n’y a pas eu de pressions de Nicolas Sarkozy. En revanche, il y en a eu de très fortes de votre côté, exercées directement par votre équipe et, aussi, par vous-même, à travers vos déclarations", écrit-il.

Jean-Michel Baylet a une autre vision de l’affaire. "Je regrette que la PQR ait raté cette occasion unique d’organiser l’événement sans précédent que fut le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou. Nous avons, ce faisant, failli à notre mission d’informer", écrit-il.

PARIS (Reuters)

Partager cet article
Repost0
29 avril 2007 7 29 /04 /avril /2007 08:55

Analyse : Nicolas Sarkozy : le vrai défenseur des valeurs de Ségolène Royal Par François Medioni le 28/04/2007 (192 lectures) - Articles du même auteur

De par les projets et les actions qu’il propose et grâce à des idées nouvelles, Nicolas Sarkozy est apparu depuis plusieurs années comme le seul homme politique français à même de sortir la France de la spirale d’échecs qu’elle connaît depuis plus de trente ans. De son côté, Ségolène Royal n’a en fait pas d’argumentaire réel faute d’avoir des projets et des solutions concrètes à proposer. Elle est donc obligée de baser son discours sur des « valeurs » qu’elle martèle sans cesse.

Ainsi, elle s’affirme porteuse de l’égalité, de la morale et de la justice. Elle se prétend défenseur des pauvres, du peuple et des immigrés et se pose en garante de la paix civile et extérieure.

Durant la campagne électorale, personne n’a remis en cause ces affirmations gratuites et non démontrées. Le sujet mérite pourtant d’être examiné car si elles sont fausses, toute la rhétorique de Ségolène Royal s’effondre.

Ségolène Royal défend-t’elle le peuple et les pauvres ?
Sur le plan économique, Ségolène Royal s’oppose à un traitement réel des problèmes que rencontre la France. Elle entend au contraire les pérenniser et les aggraver en menant une politique archaïque qui nuit à la croissance économique. Cette politique crée le chômage structurel, l’appauvrissement progressif des classes moyennes et donc, l’augmentation constante du nombre de pauvres. Elle contribue à maintenir les pauvres dans la pauvreté et à les empêcher d’en sortir faute d’emplois disponibles.
Ségolène Royal est donc l’ennemie des pauvres et du peuple.

Sur le plan sécuritaire, Ségolène Royal s’oppose à la lutte contre les types de délinquance et de crime qui affectent en priorité les pauvres et le peuple.
Ségolène Royal est donc l’ennemie des pauvres et du peuple.
Ségolène Royal défend-t’elle l’égalité ?
Les politiques économiques et sécuritaires que prône Ségolène Royal impactent bien plus les pauvres et le peuple que les classes supérieures et le haut des classes moyennes. C’est d’ailleurs dans ces dernières fractions de l’électorat que Ségolène Royal réalise ses meilleurs scores.

Pour des raisons électoralistes, Ségolène Royal veut pérenniser certaines inégalités flagrantes comme par exemple, les différents privilèges de certaines catégories de fonctionnaires ou de personnels du service public. Ces privilèges sont en eux-mêmes des inégalités mais Ségolène Royal ajoute une autre inégalité à ces inégalités : elle veut les faire financer par l’argent de tous les citoyens qui payent sans recevoir de contrepartie puisqu’il s’agit en réalité de prébendes.
Ségolène Royal vise donc à maintenir cette spirale qui crée sans cesse de nouvelles inégalités et aggrave les inégalités existantes.

Ségolène Royal défend-t’elle la justice ?
Sur le plan économique, Ségolène Royal veut mener une politique économique qui empêche l’enrichissement des citoyens. Elle défend notamment la politique des 35 heures qui s’est traduite par une baisse du pouvoir d’achat de tous les salariés et qui a pénalisé principalement les plus pauvres.
Ségolène Royal accroit les injustices sociales.

Sur le plan éducatif, et uniquement pour défendre son électorat de l’éducation nationale, Ségolène Royal préconise la pérennisation d’un système qui dispense une éducation de qualité de plus en plus médiocre et se traduit par l’arrivée massive sur le marché du travail de jeunes n’ayant pas les moyens de trouver un emploi. Ce système est profondément injuste puisqu’il ne concerne pas ceux qui ont les moyens de faire dispenser à leurs enfants une éducation de qualité et qui maîtrisent les ressorts de la réussite sociale.
Ségolène Royal accroit les injustices sociales.

Sur le plan judiciaire, Ségolène Royal, qui par ailleurs admire le système judiciaire chinois, préconise une justice à deux vitesses dépendant de l’origine sociale et surtout ethnique du criminel. Elle viole donc le principal fondamental de tout système judiciaire qui est : la loi est la même pour tous.
Ségolène Royal soutient l’injustice.
Ségolène Royal défend-t’elle les immigrés ?
L’attitude que prône Ségolène Royal à l’égard des flux migratoires et de la violence ethnique est en elle-même génératrice de racisme car elle pousse dans les bras de l’extrême-droite raciste des citoyens excédés et donc d’autant plus réceptifs à la propagande des vrais fascistes qui ont la haine pour seul fond de commerce.
Ségolène Royal favorise la haine des immigrés.

La politique d’immigration prônée par Ségolène Royal consiste à recevoir de plus en plus d’immigrés non qualifiés alors que dans le même temps les emplois de ce type sont délocalisés dans des pays à faible coûts de main-d’œuvre. Ségolène Royal entend construire par le biais de l’immigration la base sociologique qui manque à la gauche pour avoir la domination politique.
Ségolène Royal veut maintenir les immigrés dans la misère.

Ségolène Royal instrumentalise Le Pen pour essayer d’interdire tout débat sur l’immigration et la violence ethnique.
Le Pen martèle sans cesse le thème du « problème » de l’immigration pour reprendre la méthode de la « question juive » qui avait si bien réussi à ses prédécesseurs. Cette méthode est d’ailleurs aussi utilisée par les propagandistes arabes et leurs complices de la gauche et de la droite française qui focalisent uniquement sur le problème « israélien ».
Les deux problèmes ne sont pas identiques dans le sens où les communautés juives européennes ne posaient pas de problèmes aux pays européens mais le principe est le même : prétendre par le martelage constant de slogans qu’il y a un problème là où il n’y en pas pour créer la perception qu’il y a un là. D’ailleurs, Le Pen a commencé à exploiter le « problème » de l’immigration à une époque où ça n’en était pas un.
Ségolène Royal réalise les « prédictions » auto-réalisatrices de Le Pen.

En soutenant que la violence et la criminalité d’origine immigrée doit être tolérée, Ségolène Royal empêche l’intégration des immigrants récents et de leurs descendants et les pousse à se séparer de la société. De la même façon qu’elle crée des zones de non-droit politiques sur l’immigration, elle crée des zones de non-droit politiques, policières et culturelles.
Ségolène Royal empêche la résolution des problèmes que rencontrent les immigrés.

Ségolène Royal défend-t’elle la paix civile et extérieure ?
Sur le plan intérieur, Ségolène Royal défend la violence d’origine immigrée. Dans le même temps, elle défend tous les groupuscules de pression gauchistes qui favorisent le désordre social au prétexte de défendre de nobles causes qu’ils ne défendent d’ailleurs jamais. De plus, par l’utilisation de la haine et de la violence du « Tout Sauf Sarkozy », elle incite à l’augmentation de la violence civile.
Ségolène Royal est une ennemie de la paix civile.

Ségolène Royal qui reproche à Nicolas Sarkozy d’avoir serré la main de George Bush est aussi une ennemie de la paix extérieure. En dehors du fait que son anti-américanisme est parfaitement contradictoire avec sa détestation affirmée de la xénophobie, Ségolène Royal prouve qu’elle est en faveur d’une « guerre », en apparence uniquement sémantique, contre les Etats-Unis.

Cette attitude à une conséquence directe sur la sécurité de la France qui, comme les Etats-Unis, est confrontée à la guerre que mène l’islam radical contre l’occident. Après avoir prétendu qu’il y avait un sentiment d’insécurité né dans les fantasmes de fascistoïdes paranoïaques et racistes, elle prétend de la même façon qu’il y a un sentiment d’agression extérieure né dans les fantasmes de néo-conservateurs diaboliques, racistes et infréquentables.
En se plaçant dans le camp de l’apaisement voire de la capitulation, à l’image de son supporter Zapatero, Ségolène Royal contribue à accroitre l’ampleur de cette menace qui touche la France de l’intérieur comme de l’extérieur.
Ségolène Royal refuse d’agir pour obtenir la paix civile et extérieure.
Ségolène Royal défend-t’elle la morale ?
Ségolène Royal défend des politiques qui créent l’injustice, l’inégalité, le racisme, la violence, le droit du plus fort, l’échec et qu’elle préconise de faire financer par l’argent des contribuables des subsides à son électorat.
Ségolène Royal est profondément immorale.
Conclusion :
Non seulement Ségolène Royal ne défend pas les valeurs qu’elle prétend représenter, mais bien souvent elle défend l’inverse.
Paradoxalement, de par ses propositions et ses projets, Nicolas Sarkozy est un bien meilleur défenseur des valeurs de Ségolène Royal que la candidate socialiste elle-même.
Partager cet article
Repost0
28 avril 2007 6 28 /04 /avril /2007 20:28

Analyse : Qui racole dans les poubelles de France ? Par Hélène Keller-Lind le 28/04/2007 (195 lectures) - Articles du même auteur

Le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme vient de demander au Procureur de la République et au ministère de l'Intérieur d'interdire un site nauséabond consacré à la haine totale contre Nicolas Sarkozy et d'entreprendre des poursuites contre ses auteurs.

Chacun a le droit de ne pas être favorable à l'un ou l'autre des candidats. Mais une grande partie des moyens utilisés contre Nicolas Sarkozy, relevant de diffamation, incitation à la haine et autres calomnies, ne donne guère la moindre envie de voter pour la candidate qui se réclame de tout et n'importe quoi, pourvu que cela lui donne une chance de gagner.

Courageux mais pas téméraires les auteurs du site infect dénoncé par le BNVA se cachent derrière des pseudos. Et, n'ayant pas pour habitude de faire de la publicité pour des vilenies innommables, l'adresse du site je ne la donnerai pas, je me bornerai à l'appeler « Poubelle ».

Il suffira donc de dire que certains anti-Sarkozy anonymes, donc, reprenant des slogans entendus à gauche, à l'extrême-gauche et à l'extrême-droite, ont fouillé dans les poubelles de la France pour commettre des infamies, à coup de Photo Shop et autres caricatures hideuses. Avec des relents dignes du Sturmführer...

De deux choses l'une, soit « Poubelle » est d'extrême-droite, soit il est de gauche, extrême ou pas. Et si tel est le cas, il se camoufle alors sous des habits empruntés pour l'occasion afin de brouiller les pistes...Mais, finalement, peu importe et c'est aux autorités de démêler cet écheveau de mensonges hideux.
Mais qui que soient ces auteurs sortis d'égouts de « Poubelle » on sait que depuis les résultats du premier tour de l'élection présidentielle le PS & Co. - un Co. aux couleurs de plus en plus antinomiques, mais peu leur importe...- accusent Nicoles Sarkozy de tous les travers. Travail de sape commencé par le P.S. avant ce premier tour, faisant déjà endosser au seul Nicolas Sarkozy tous les problèmes possibles et s'employant à souffler sur les braises dans certains quartiers difficiles de banlieue. Se moquant au passage que cela soit totalement irresponsable, la seule chose qui leur importe étant de gagner.
La candidate à la magistrature suprême traitait récemment Nicolas Sarkozy de « père fouettard, » argument politique imparable...Que cette orientation « tout sauf Sarkozy » provoque la parution de sites haineux n'est guère étonnant...

Cette opposition grand écart, qui marie artificiellement pour l'heure la carpe et le lapin, tente de noyer sous un torrent de boue et de vacarme le concept de « France fraternelle » que veut Nicolas Sarkozy sans manier l'injure et la diffamation. Ainsi, François Bayrou, dragué d'une manière à la limite de l'inconvenance par Madame Royal, n'a pas hésité dans un dernier épisode, avec l'entourage Royal, à accuser Nicolas Sarkozy d'avoir exercé des pressions sur une presse qui serait à sa botte pour interdire le fameux débat de la représentante de la gauche, extrême gauche avec celui qui se réclame du centre. Accusation portée sans la moindre preuve...et en dépit du démenti vigoureux du CSA, lui aussi, mis au banc des accusés...
Et il faut quand même un sacré culot et un mépris total des Français pour oser clamer partout que Canal + serait à la botte d'un candidat qu'il passe son temps à démolir

Par ailleurs, un collectif de gauche et d'extrême gauche qui a pris un nom voisin de celi de « Poubelle, » à savoir « Stop Sarkozy », constitué à l'initiative du Mouvement des Jeunes Socialistes http://www.mjsfrance.org/article.php3?id_article=834, appelle à des manifestations monstres les 1er et 4 mai...http://www.boursorama.com/pratique/actu/detail_actu_politique.phtml?&news=4135387

La gauche & Co. fera donc donner « la rue » contre les urnes....Edifiant...
Pourtant ces Jeunes du P.S. se réclament de la démocratie... tout en brandissant une fois de plus la menace de détruire « la paix civile en France » dont Madame Royal se dit le seul chantre. Et celle qui fait le grand écart entre LCR et UDF, n'hésite pas à lâcher ses militants dans la rue..Combien de voitures brûlées, de magasins saccagés, de représentants de la force publique agressés, combien de débordements, combien de violences y aura-t-il ? Mais, cette fois encore nul doute que les « casseurs » venus d'ailleurs aient bon dos.

Faire un tour sur ce site P.S. « Stop Sarkozy » http://stopsarko.net/ vaut le détour. Avec aplomb les auteurs se disent être « les jeunes de France »....Significatif, non..les seuls jeunes en France seraient donc de gauche, voire extrême ? Nicolas Sarkozy qui, lui, ne fait pas parler la rue, y est traité « d'anti-républicain » entre autres inepties du style : « germanophobe, » puisant ses idées dans « la droite de l'affaire Dreyfus... » Ce serait drôle si cela ne menaçait pas la paix civile en France...

N'ayant pas peur de la contradiction, le MJS n'hésite pourtant pas à écrire : « nous voulons le respect de toutes et de tous.... »
Et, petite remarque, le très officiellement P.S. « Stop Sarko » conseille de visiter un même site anti-sarkozy que le site « Poubelle » mentionné plus haut....Ces deux sites partagent donc une attitude profondément anti-Sarkozy et les mêmes amis....On voit là, au minimum, une alliance objective « Stop Sarko » « Poubelle » qui fait frémir

Autre remarque : la liste des premiers signataires du Collectif est rouge, y compris foncé, et verte, bien entendu. Madame Royal, d'ailleurs va plus loin et se veut arc-en-ciel.... http://www.mjsfrance.org/article.php3?id_article=834

Quant à l'international, ces Jeunes du P.S. choisissent de le faire entrer dans la campagne présidentielle française. D'une manière totalement irresponsable, là encore. En effet, y lit-on quelque chose sur le Darfour où se pratique un génocide épouvantable ? Non, rien et aucun mouvement pour le Darfour ne fait partie de ce Collectif. Un oubli ?
En revanche, la « Génération Palestine, » elle, n'a pas été oubliée et est l'un des premiers signataires de ce « Collectif anti-sarko ». Ces « Jeunes du P.S. » font ainsi entrer dans la campagne le conflit israélo-palestinien alors que les violences antisémites, nées avec la première Intifada et que le ministre P.S. Vaillant avait alors laissé se développer, sont en train de remonter. Décision potentiellement lourde de conséquences.

En effet, qui est cette génération ? Serait-elle axée sur l'apaisement au Proche-Orient ? Pas du tout, car elle appartient à la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine. But d'aide affiché louable, mais en trompe l'oeil. Car, en l'occurrence, il s'agit d'une Plateforme anti-israélienne, le sort réel des Palestiniens leur important peu. En effet, à coup de mensonges, de déformations, de manichéisme puéril, elle se borne à inciter à la haine et la violence anti-israéliennes, poussant les Palestiniens au combat, aux attentats-suicide, aux armes plutôt qu'à de vraies négociations. Etrange façon de vouloir leur bien...

Et devinez qui appartient à une organisation membre de cette Plateforme ? Jean-Louis Bianco, chef de campagne de Madame Royal, premier-ministrable qui l'avait accompagnée à Beyrouth en tant que conseiller...Beyrouth où elle n'a pas hésité à serrer la main d'un membre du Hezbollah dont elle a approuvé le discours anti-américain et anti-israélien. Prétendant ensuite ne pas avoir entendu ce dernier point...Ignorerait-elle que le Hezbollah s'est fait bandit de grand chemin l'été dernier et a kidnappé deux soldats israéliens sur le territoire de l'Etat hébreu ? Soldats dont même l'ancien Secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, n'a pu savoir s'ils sont morts ou vivants. Et dont le Hezbollah placarde d'énormes photos à la frontière libanaise pour narguer Israël et remuer le couteau dans la plaie des familles....


Jean-Louis Bianco qui a osé écrire, entre autres, http://afps04.site.voila.fr/PLP02.html#top qu'il n'a jamais entendu une seule parole de haine de la part des Palestiniens alors que ce sont les Israéliens qui refusent la main tendue...Peut-être a-t-il, lui aussi, une surdité sélective..Et il n'a sans doute jamais entendu parler des milliers de roquettes Quassam tirées sur des populations civiles israéliennes par ses amis au grand coeur....

Bref, au moment de choisir son bulletin de vote il faut savoir pour qui l'on vote réellement, au-delà des raccourcis souvent superficiels, voire tendancieux, répandus dans maint média...

Partager cet article
Repost0
27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 21:57
Nicolas Sarkozy dénonce les "procès de Moscou"
Publié par Lionel Castériou le 27/4/2007 (19 lus)
Selon L'Express : Nicolas Sarkozy a jugé vendredi que les propos de François Bayrou et Ségolène Royal à son égard étaient "diffamatoires et injurieux".
Le candidat de l'UDF, la championne du PS, mais aussi les responsables du MRC et du PRG, ont accusé vendredi Nicolas Sarkozy d'avoir exercé des pressions pour empêcher leur projet de débat d'aboutir.


Le candidat de l'UMP a qualifié ces accusations de "propos diffamatoires et injurieux" et les a comparé à un procès stalinien, lors d'une visite à Puy-Guillaume, dans le Puy-de-Dôme.
"J'ai été particulièrement choqué par un certain nombre de propos qui n'ont rien à voir avec le débat démocratique puisqu'ils sont tout simplement injurieux", a-t-il expliqué à la presse après une rencontre avec Michel Charasse, sénateur-maire socialiste de Puy-Guillaume.
"Il faut respecter les journalistes et les médias dans notre pays. Personne n'est sous contrôle et personne ne fait pression sur rien. Faire des procès de Moscou comme ceux auxquels on assiste depuis quelques heures, ce n'est pas de la rénovation de la vie politique", a-t-il ajouté.
Selon Nicolas Sarkozy, le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou "est une tragi-comédie qui tourne au ridicule et je vais m'en tenir le plus éloigné possible".
En marge d'un échange avec des représentants de la presse régionale à Paris dans la matinée, il avait mis les propos de François Bayrou sur le compte de l'amertume.
"Je pense que François Bayrou doit être très déçu et je mets ça sur le compte de l'amertume parce que c'est assez insultant à l'endroit des journalistes que de penser qu'ils peuvent obéir à des consignes et par ailleurs c'est blessant à mon endroit, mais je ne lui en veux pas", avait-il expliqué.
François Bayrou a accusé Nicolas Sarkozy d'avoir exercé des pressions pour empêcher la tenue du débat télévisé envisagé sur Canal+ samedi. "Je n'en ai pas la preuve mais j'en ai la certitude", a dit le président de l'UDF au micro de RTL.
Ségolène Royal a également fait état de pressions sur le "système médiatico-financier", lié selon elle à Nicolas Sarkozy, pour faire échouer la tenue d'un débat télévisé.
Selon des sources concordantes au sein du Parti socialiste, le débat aura lieu samedi sur BFM TV et RMC. On précise au PS qu'il pourrait se dérouler à 11h.
Partager cet article
Repost0
27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 10:19


 

inv
A TÉLECHARGER 
inv
detail

Le 2ème tour fait tourner la tête

Décidément ces élections n'ont pas fini de nous surprendre, et notamment en matières d'alliances qu'on eût pu croire contre-nature.

Le site des TSS (tout sauf Sarkozy) est à cet égard une véritable révélation des dessous (peu affriolants) qui se tricotent dans les coulisses de l'union sacrée.

Sur le site www.toutsaufsarkozy.com, savez-vous koikinya ?

Avant de dévoiler les arguments grâce auxquels le « rassemblement des forces démocratiques » (!) lutte pour éviter « la fin de notre République sociale et (...) la destruction de notre Nation par les forces mondialistes », il faut faire un rappel :

L'alliance TSS rassemble théoriquement avec la gauche (toute la gauche, la rose tendance Ségolène Royal et la rouge vif menée par Besancenot, Laguillier et consorts) l'ensemble de ceux qui se vouent au sauvetage des valeurs républicaines gravement menacées par l'UMPman.

Le moins qu'on puisse dire de cette alliance est qu'elle ratisse large.

Ratisser large, c'est ce dont la gauche a accusé Nicolas Sarkozy lorsqu'il a recueilli, au premier tour, 7 millions de voix de plus que son prédécesseur Jacques Chirac en 2002. Des voix dont une bonne part, mathématiquement, ne pouvait provenir que de sa gauche.

Ratisser large, c'est donc l'objectif du mouvement « Tout Sauf Sarkozy » : la gauche et l'extrême-gauche y fraternisent, et c'est ça kinya sur le site officiel, avec des alliés inattendus pour des partis habitués à décrédibiliser leurs adversaires en les accusant d'extrême-droitisme.

Car les liens vers lesquels dirige la page d'accueil du site www.toutsaufsarkozy.com ne laissent place à aucune ambiguïté. Citation : « De gauche ou de droite, peu importe, ce sont des sites qui vont dans un bon sens, celui de la résistance: des faits, des analyses, des argumentaires, du matériel à télécharger etc.

Alterinfo, site de l'information alternative, Altermedia, agence de presse alternative, Front National : "Ils ont tout cassé!", le site du plombier breton, La Banlieue S'exprime, site de l'association du même nom, La judeomanie en France, site lumineux, Le Monde Réel, site d'opinions iconoclastes, Mondialisation (anti), site alternatif, Observatoire du communautarisme : site lumineux, Réseau Voltaire, site d'informations internationales, Sarkostique, site humoristique anti-Sarko, Sarkozy, un Hongrois chez les Gaulois : un clip désopilant à rediffuser sans modération, Vox NR : site de la résistance européenne. »

Le Front National, la « Banlieue » et toute la gauche, unis dans le front anti-Sarkozy ?

La faim de pouvoir de la Madone justifierait donc les moyens d'y parvenir ?

Le TSS ne lésine pas sur les moyens : une de ses affiches les plus créatives est proposée sur le site, dans une version « à télécharger pour impression » aux fins d'affichage sauvage. On y voit Sarkozy grimaçant au centre d'une étoile de David dont trois pointes sont légendées : Washington, Tel-Aviv et Sarkozy. Au plan du style, on n'est plus très loin de l'étoile jaune.

C'est un carton rouge que mériterait ce site raciste. Et la madone rose pour compter sur son soutien : dis-moi qui tu hais. Si les ennemis de ses ennemis sont ses amis, l'élection de Madame Royal lui coûtera cher en liberté, en égalité, en fraternité et en laïcité.

Et à nous !!!

Liliane Messika © Primo-Europe, 26 avril 2007.
Partager cet article
Repost0
26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 09:33

Le débat Royal-Barou serait "anticonstitutionnel", selon André Santini

  

PARIS (AP) - Le député UDF André Santini, soutien de Nicolas Sarkozy, a estimé jeudi qu'un éventuel débat entre Ségolène Royal et François Bayrou serait "anticonstitutionnel" et a dénoncé "une imposture".

"C'est anti-démocratique, c'est même anticonstitutionnel", a estimé M. Santini sur Canal+. "C'est une imposture, c'est du théâtre de boulevard".

Selon le député des Hauts-de-Seine, "il y a deux candidats au deuxième tour, point final. Il n'y a pas trois candidats. On vient d'inventer les triangulaires constitutionnelles". Et d'ironiser sur la "une" de "Libération" ("Un flirt prometteur", NDLR): "la politique c'est un flirt? Ça va être une partouze bientôt, puisqu'il y en a trois (candidats, NDLR)".

André Santini a également souligné qu'il n'avait "aucune envie" de rejoindre le nouveau Parti démocrate dont la création a été annoncée mercredi par François Bayrou, dénonçant un "parti fourre-tout". "Le centrisme n'est pas soluble dans le socialisme", a-t-il affirmé. AP

jp/ma

Partager cet article
Repost0
26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 08:54
Si nous partageons le diagnostic global du "malaise français" exprimé par Jean-Pierre Bensimon, concernant la sur-représentation des corporatismes et intérêts catégoriels dans les causes de l'immobilisme et du déferlement de la violence (institutionnelle versus anti-institutionnelle), l'abandon de la Nation aux multi-culturalismes qui pavent la "voie royale" d'Eurabia en Europe, il va peut-être un peu vite en besogne en laissant supposer que les Français ont déjà fait leur choix et identifié clairement les enjeux de la "rénovation" de l'appareil d'Etat.

Nous dirons qu'il s'agit d'un article sanctionnant le résultat du premier tour, faisant fi des recompositions susceptibles de dresser des "barricades" dans le terrain miné de l'entre-deux tours... C'est sans compter sur la "peur" qui fait surfer le clan Royal, symptôme du provincialisme (travesti en "régionalisation" et "dé-jacobination" de l'appareil d'Etat, usé ou simple animateur de réseaux sans réel pouvoir censitaire, que ses détracteurs brocardent en "concentration des pouvoirs") et de la crispation sur les "acquis"  face à l'Europe de demain. Ce type de super-structure fédéraliste et anonymisée à Bruxelles dépossèdent les peuples de leur langue, de leur fierté et de leur histoire, laissant s'exprimer des conglomérats régissent la vie quotidienne d'"indigènes", indigents et dé-citoyennisés, n'ayant plus le sentiment d'un pouvoir sur leur environnement direct, les décisions prises...

Le paradoxe est sans doute que le candidat N.Sarkozy ait su interpréter les raisons du "non" à la constitution européenne et y apporter des réponses ciblées (d'où il est bien le candidat de la "rénovation" contre les contestations stériles et les pertes en terme "d'identité nationale", aux profit des intérêts particuliers, fréquemment maquillés en "mouvements des travailleurs, des "sans-papiers, contre l'islamophobie..."). Il ne s'agit donc pas d'une "récupération" des voix d'extrême-droite, mais plutôt de l'affirmation positive des valeurs non-négociables et de l'ancrage identitaire nécessaire à partir de la défense desquels le retour de la Maison France au sein d'une Europe forte, mais comptant sur ses alliances traditionnelles atlantistes, résistant à l'entrée de la Turquie, par exemple, dans la Cour européenne, légiférant quand c'est nécéssaire sur les limites et les quotas de ce qu'elle est capable d'absorber (flux migratoires et marchés concurrentiels, etc.), étanche face aux multipolarismes à tout crin, a une vraie chance de survivre et de se ré-affirmer dans le concert mondialisé des Nations...

 

Nicolas Sarkozy et la recomposition de la nation France

 

1) Nicolas Sarkozy sera le prochain président de la République. Il aura triomphé des campagnes de diabolisation sauvages de la Chiraquie, qui ont duré environ cinq ans. Il aura aussi dominé les opérations d'exécration de ses concurrents Ségolène Royal et François Bayrou, appuyées par les chaînes de TV et les radios, la presse écrite et les magazines demeurant plus équilibrés. Pourquoi, comment ? Il est très difficile au citoyen conditionné par le déversement permanent d'une habile propagande d'échapper aux passions commanditées par les faiseurs de haine, Goebbels nous l'avait expliqué. Si Nicolas Sarkozy est parvenu à conserver quand même un lien solide avec une fraction significative du peuple, c'est parce qu'il a su aller au plus profond de la détresse de ses compatriotes, comprendre leur désespoir, et traiter des questions ressenties comme essentielles par la France "d'en bas" selon l'expression de M. Raffarin.

 

2) Nicolas Sarkozy ne s'y est pas trompé. La dette, le modèle social calamiteux, le chômage, l'obésité de l'État, l'insécurité et la violence omniprésentes, l'immigration incontrôlée, sont autant de fardeaux qui pèsent, et depuis longtemps, sur le destin du pays et de son peuple. Mais ce sont des symptômes du nouveau mal français : ces calamités ont une origine commune, et ne peuvent pas être traitées indépendamment, une par une. C'est quand Nicolas Sarkozy a soulevé les questions des valeurs, du rapport à l'Histoire de la France, de l'identité nationale, et en toute fin de campagne des racines chrétiennes de l'Europe, qu'il a touché à ce qui est capital, et la majorité des Français a pu se reconnaître en lui.

 

3) Le nouveau mal français, c'est l'aboutissement du long processus de décomposition de l'État-souverain dont parle Pierre Manent dans son ouvrage La raison des nations. Depuis plusieurs décennies, depuis peut-être le slogan "CRS-SS" de mai 1968, l'État national a subi des assauts incessants dont les historiens reconstitueront un jour la chronologie. Cela a pris différentes formes. D'abord l'exécration de la police, qui est en charge d'une fonction régalienne, la sécurité, et confisque la violence de "chacun contre chacun", permettant la vie en société. Ensuite les détournements d'institutions de François Mitterrand et de Jacques Chirac: financements frauduleux, valises de billets, malversations sur les marchés publics, écoutes clandestines érigées en système, liens incestueux avec des représentants de puissances étrangères, nominations de complaisance, construction de réseaux souterrains, … Puis le recul systématique devant les groupes de pression et les intérêts catégoriels. Il s'agit aussi bien, par exemple, des revendications syndicats des transports et de l'Éducation nationale, que des exigences de la Ligue arabe. Ensuite la repentance généralisée, la honte d'être Français des élites, couronnées par l'envoi par Jacques Chirac du Charles de Gaulle pour fêter la défaite de Waterloo et son refus de participer aux cérémonies de commémoration la bataille d'Austerlitz, que la France fautive avait trop brillamment remportée. Enfin, pour en finir vraiment avec l'État, il y a l'Europe, machine bureaucratique qui édicte des normes contraignantes sans réel contrôle du peuple souverain, dont les élites du pouvoir se sont servi pour justifier leur immobilisme et pour botter en touche. Surtout ne pas exercer l'autorité de l'État et ne pas mettre en œuvre des politiques qui pourraient être ridiculisées par l'opposition irréductible d'intérêts organisés. L'État n'est même plus capable aujourd'hui de modifier le calendrier des fêtes chômées ou de supprimer une prime d'une heure supplémentaire à 1 % des enseignants, comme on l'a vu ces dernières semaines. Cela fait beaucoup de carences pour un État, cela fait beaucoup de béances pour une nation.

 

Le chômage de masse jamais contenu? C'est la contrepartie des garanties d'emploi à vie consenties aux innombrables aristocraties bureaucratiques, et du confinement de l'autorité publique dans une gestion administrée du champ contractuel. La rigidité du marché du travail en témoigne. La dette publique? C'est la somme des non-politiques sociales, de la répartition planifiée de la misère à coup d'allocations et de faux emplois minables, et de l'obésité de l'État dans une économie figée. L'obésité de l'État ? La multiplication de structures stériles, la transformation des fonctions régaliennes en fonctions tatillonnes de régulation et de gestion, de l'État en agence d'administration. C'est aussi la priorité aux intérêts des ronds-de-cuir organisés de l'État et du secteur public sur l'intérêt général. La violence? C'est l'incapacité de l'État à faire appliquer la loi, parce que les mafias des banlieues sont trop puissantes, parce que l'islamisation semble irréversible, parce que les juges refusent d'appliquer les sanctions prévues par la législation. L'immigration sans limites? C'est l'abdication devant les souhaits de la Ligue arabe (voir l'ouvrage Eurabia de Bat Yé'or) et le renoncement face aux menaces des phalanges trotskistes et des fanatiques de la compassion universelle, de l'épisode de l'église Saint Bernard au gymnase de Cachan. Ce sont les tribunaux qui annulent les arrêts de reconduite à la frontières des préfets, c'est l'Europe qui judiciarise les procédures, remettant l'application des décisions aux calendes grecques. Que reste-t-il de l'État ?

 

4) L'État a été absent, déserteur, velléitaire, résigné, devant la forêt des intérêts particuliers défendant férocement leurs prérogatives au détriment de tous. Au point que l'on a inventé du coté de Marseille la grève préventive, non pas pour défendre un droit ou un intérêt, mais pour empêcher qu'un privilège puisse être éventuellement mis en cause dans l'avenir (grève de la RTM en 2005, grève du Port autonome en 2007). Et quand l'État s'avère aussi impuissant à faire son travail d'État, chacun doit bien défendre ses acquis envers et contre tout, et tant pis pour ceux qui sont vulnérable et pour ce qui devient une fiction de nation. C'est pour restaurer la souveraineté de l'État que Nicolas Sarkozy a longuement insisté sur ses figures de référence le 14 janvier, dans un remarquable discours, sur ceux qui ont fait les valeurs qui peuvent donner aux Français un sentiment de fierté et d'amour pour leur propre histoire et pour le message dont ils sont porteurs.

 

C'est pour cela qu'il a introduit aussi le thème central de l'identité nationale. Contrairement aux affirmations de Claude Allègre et de Denis Jeambar, qui n'y ont vraiment rien compris en parlant de " rabougrissement" (1), contrairement à Alain-Gérard Slama qui associe cette notion aux usages qui en ont été fait par d'anciennes forces réactionnaires ou par Vichy (2), l'identité nationale a un sens bien précis: une certaine priorité donnée à l'appartenance à la nation sur les autres appartenances (régionales, professionnelles, philosophiques, artistiques, etc.). Il faut que les infra-identités s'effacent un peu. Comment autrement rendre le sens de l'intérêt national, obtenir un certain consensus sur des réformes douloureuses, mobiliser positivement l'opinion? Ce retour du pays sur lui-même est absolument décisif pour saisir les opportunités du monde nouveau et pour faire face aux grands tsunamis qui l'attendent inévitablement (le terrorisme international qui lèche nos frontières, la montée des conflits régionaux, la nucléarisation de l'Iran, la mondialisation des centres d'innovation technologique, la concurrence toujours plus sévère, les territoires perdus pour la République, l'insurrection larvée à connotation ethnico-religieuse, le quasi apartheid des banlieues dans la nation …).

 

5) Et il ne faudra pas compter sur le parti socialiste. Une opposition réaliste et non idéologique est indispensable au fonctionnement d'une démocratie. Comment optimiser les décisions publiques si elles ne font pas l'objet d'une critique constructive et si des alternatives globales ne sont pas proposées au pays? Dire que le parti socialiste n'a pas fait son aggiornamento, cela relève de l'évidence. Il en est encore à dénoncer le rôle du marché dans la dynamisation de l'économie et la création d'emploi, à proposer des augmentations massives du salaire minimum sans voir qu'elles coûteraient des centaines de milliers d'emploi, à répartir le travail au lieu de libérer les forces productives. Mais pire encore, le voila qui élève à la candidature une personnalité loufoque, une Deschanel (3) en jupons qui est parvenue en quelques mois à faire voter les militants "en se bouchant les oreilles" et à provoquer la curiosité un peu amusée des chancelleries du monde entier.

 

Tel est le destin de Nicolas Sarkozy. Il a la charge de rétablir l'unité d'une nation en voie de dissociation, de reconstruire un État fondé sur la confiance des citoyens, de permettre au pays de se retrouver et d'affronter de singuliers défis intérieurs et extérieurs. Il a fait preuve à ce jour d'une vista, d'une énergie, et d'un sang froid assez exceptionnels. Il s'est préparé à la fonction présidentielle, il a beaucoup travaillé, et il a su semble-t-il s'entourer d'équipes solides, même si trop de chiraquiens évoluent dans ses marges. Il faudra l'aider. Non pas comme béni oui-oui, mais en animant une réflexion au sein de la société civile, pour soutenir et défendre, mais aussi pour suggérer, proposer, critiquer, en un mot pour contribuer à élever la qualité de la décision publique.

 

Notes:

(1)Voir Contre la France rabougrie Libération 23 avril 2007

(2) Voir Les pièges de l'identité Le Figaro Magazine 24 mars 2007

(3) Paul Deschanel a été président de la République en 1920. On le retrouva un matin en pyjama sur une voie de chemin de fer. Il était tombé du train. Un autre jour, on le repêcha dans un bassin du château de Rambouillet.

Partager cet article
Repost0
26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 08:09
Va t-on, comme certains le revendiquent assister à une recomposition au centre, venant troubler les clivages traditionnels droite-gauche?  Ou assister à l'éclatement d'un PS archaïque, tiraillé entre deux courants, les socio-démocrates (Delors, Strauss-Kahn, Rocard, à un degré moindre, Fabius...) et les trosko-altermondialistes (Bianco, J.Dray,...), opposés à toute réforme de la superstructure de l'Etat?

Il semble qu'on s'acheminerait, pour cette élection, en tout cas, vers un resserrement des écarts entre les deux candidats, mais où la socialo-réformiste Segolène Royal a encore du mal à expliquer son grand écart raccoleur qui menace la cohésion de son propre parti, dépenante qu'elle soit devenue depuis dimanche, du bon vouloir du Bayrou de Navarre, aujourd'hui mis en position de fire et défaire les Rois, mais aussi les partis...

Dans son article de ce matin, LSA Oulahbib a sûrement raison, hors de tout parti-pris, de signaler "l'utilité publique" que représente Bayrou pour la Démocratie, les ultra-gauche se retrouvant dans l'alternative de récupérer rapidement les "déçus de Ségolène" pour les Législatives (qu'elle gagne ou qu'elle perde, puisqu'elle aura dû mettre tellement de vin basque dans son projet, si elle le modifiait en route pour accueillir des Ministres ex-UDF-néo-Démocrates que nombre d'anciens soutiens s'en démarqueront sûrement), les "anti-sarkozystes" (en cas de défaite du nouveau "centre-gauche") ou de disparaître,comme le PC de MG Buffet, cette fois renvoyé au musée des arts et traditions du XXè siècle...

Concernant les Législatives, leur enjeu sera sans doute la Réforme de l'Etat, que Bayrou reproche à Sego de freiner en alimentant les corporatismes habituels, forces d'appui du PS, et le moment fort de cette recomposition, où tous les tabous d'alliance seront tombés. Bayrou se rapproche de la figure centre-gauche de Prodi, quoique les systèmes soient fort différents. Et s'éloigne, de fait, des Lecanuet-Giscard, ce que ce dernier a bien senti en apportant on entier soutien à Sarkozy comme l'homme capable (et avec lui Simone Veil, G. De Robien, Borloo, etc.).

Dans un premier temps, Sarkozy, vainqueur du premier round affirme que lui ne monnaie pas son programme, ce qu'essaie de ne pas faire non plus son adversaire, tout en "discutant" les points de convergence et endossant la posture de "l'ouverture". Il joue d'intransigeance, ce qui est une attitude de loyauté envers son électorat, évitant les pièges de la tergiversation, dont il pourra ensuite créditer Segolène... Il reste ferme.

Cela dit, on imagine bien qu'il ne peut pas ne pas tenir compte des évolutions en cours, au risque de son sembler presque aussi "crispé" que son prédécesseur, duquel il a beaucoup appris dans le domaine. La refondation d'un second parti de centre-droit allié de l'UMP et permettant l'expression des transfuges de l'UDF n'est pas non plus sans risque, passant facilement pour de l'anti-jeu, du "débauchage", insensible aux appels des électeurs et réglant les problèmes par des manoeuvres d'appareils. Ce qu'on oublie, dans ce tableau caricatural, de dire, c'est qu'actullement, c'est Bayrou qui débauche sur la gauche des élus traditionnellement alliés de la droite et qu'il entend désormais faire convoler avec le PS ou ce qu'il en restera après l'ensemble de ces élections....

Sarkozy doit donc d'urgence mettre à jour une stratégie qui "arrondisse les angles" et permette aux électeurs de Bayrou de se déterminer seuls, hors de consignes, qui, à mots à peine feutrés paraissaient hier suffisamment claires : Bayrou préfère manger toute crûe Segolène Royale lors d'un troisième tour que d'affronter directement Sarkozy et la vieille garde légaliste de l'ex-UDF...  (à suivre... de près)


Analyse : Bayrou fait bel et bien alliance avec le PS Par LSA Oulahbib le 25/04/2007 (256 lectures) - Articles du même auteur

Il a clairement donné une consigne de vote : voter contre Sarkozy, même s'il hésite encore à voter Royal. Bayrou n'a pas arrêté de casser du sucre sur Sarkozy durant sa conférence de presse, même s'il se gausse de l'étatisme de Royal. Certes, au sein même du PS des forces poussent dans sa direction, et certaines sont prêtes à le suivre pour fonder un nouveau parti démocrate et écologiste... tandis que Chevènement parle de désistement possible aux législatives. La vraie surprise a déjà eu lieu : il accepte, de fait, une alliance avec le PS et donc des accords de désistement avec le PS aux législatives de juin.

Comme prévu, la position de Strauss Khan est devenu cruciale dans le calcul et Royal a déjeuné avec lui pour discuter de ce qui est le plus vraisemblable : la volonté de Bayrou de briser l'alliance à droite ; le PS n'est pas prêt cependant à remplacer l'UMP, malgré les efforts de Rocard, Cohn-Bendit et Kouchner, sauf si Strauss Khan cesse d'être opportuniste et met son poids dans la bataille.

Néanmoins, une guerre d'usure se profile, durant cinq ans. Ce n'est pas contradictoire avec l'idée de voir le PS s'effriter, voire éclater, surtout si Royal perd, ce qui permettrait pour Bayrou de construire cette alliance sociale démocrate. Il reste à savoir si son nouveau parti aura de l'avenir. Tout dépend de la capacité de l'UMP à suffisamment se moderniser pour amortir cette émergence. En tout cas le PS fait feu de tout bois. Puisque Royal est prête à modifier son pacte présidentiel...Mais elle ne veut pas débattre avec Bayrou à la TV et lui ne veut pas le faire devant un forum de journalistes régionaux vendredi prochain, ce qui fait dire à Sarkozy sur TF1 au journal de 20h que Bayrou veut s'imposer au débat Royal-Sarkozy parce qu'il refuse d'admettre que son projet, flou et multiculturaliste, n'a pas été retenu par les Français, même s'il a des trouvailles non nulles comme le fait de reculer l'âge limite pour se présenter à certains concours.

Néanmoins Bayrou n'est pas inutile : il peut être le levier permettant de créer un réel courant social-libéral avec qui le débat serait possible et en tout cas plus profitable que le non débat avec l'extrême gauche, même si certains, au PS, n'arrivent pas à en saisir la dangerosité anti-constitutionnelle puisque Besancenot en a appelé à "la rue". En fait, que Royal perde ou gagne, un vaste pôle anti-libéral va se constituer et jouer le rôle réactionnaire pour empêcher que les réformes puissent créer de la prospérité pour tous, ce dont l'extrême gauche et la gauche anti-libérale ne veulent pas entendre parler puisque leur but vise à maintenir leur emprise sur l'Etat, les médias publics, le service public en général. Il sera curieux d'observer comment Bayrou et son nouveau parti se positionneront devant un tel pôle qui vient de brocarder son rapprochement avec le PS par la bouche de la LCR. Besancenot c'est pis que Sarkozy ? Ce serait intéressant de l'entendre sur ce point. Et aussi sur beaucoup d'autres.

Mais il semble bien qu'on passe plus de temps à lui demander de dire du mal de Sarkozy que d'analyser les incohérences de son programme...

Partager cet article
Repost0
25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 09:36


Vous n’avez pas d’opinions politiques ? Faites-vous peur.

Par Schlomoh Brodowicz pour Guysen Israël News
24 avril 2007 22:00

De l'excellent Shlomo Brodowicz, toujours égal à lui-même dans l'art du pamphlet.
La tradition juive comporte une interdiction formelle de causer de la frayeur à autrui. Les maîtres de la Kabbale ont même sévèrement mis en garde contre la tentation d’effrayer les enfants dans le but de les assagir. L’un des grands décisionnaires de la Loi, Rabbénou Acher – le « Roch » – écrit que la peur est souvent à l’origine des plus grandes calamités humaines.


Au long des siècles l’histoire a dramatiquement attesté cette considération. Ainsi, pour ne donner que cet exemple, l’Europe fasciste de l’avant-guerre s’est constituée autour de la seule peur. Dans la très catholique Espagne, c’est la peur du Front populaire victorieux aux élections législatives de 1936 qui a rallié une grande partie de la population au « Pronunciamiento » du général Franco et qui a finalement fourni à Picasso l’inspiration de « Guernica ». En Italie, le fascisme jaillit des frustrations issues de la Première guerre mondiale, d’un empire perdu, de la peur du déclin national suite au non respect du traité de Londres sur les « terres irrédentes » et de l’agitation communiste.
En Allemagne, Hitler fit de la peur son fond de commerce. La peur des petites gens devant les dédommagements exorbitants imposés par le traité de Versailles, qui les privaient de leur gagne-pain. La peur que suscitait chez les classes moyennes l’instabilité de la République de Weimar et l’agitation communiste et enfin la peur qui saisit l’Allemagne tout entière devant la vacuité politique expertement orchestrée par la terreur des séides du parti nazi.
On connaît la suite.

Or contrairement à ce que prétend l’affreux Céline, il semble que l’histoire repasse les plats. Mais c’est à présent la gauche française qui, en mal d’idées réellement novatrices, a choisi d’agiter des spectres devant les yeux de l’électorat. C’est ainsi que 150 de ses élites ont publié le 13 mars dernier, dans le Nouvel Observateur, sous le titre « Avant qu’il ne soit trop tard », un vibrant appel à voter : « contre une droite d’arrogance », pour « une gauche d’espérance ».
On ne peut réprimer une franche admiration pour la créativité sémantique. Depuis « Philips c’est plus sûr » on avait quand même fait mieux. C’est à un miracle qu’on doit d’avoir échappé au dilemme cornélien des deux barils de droite contre un baril de gauche…

Et ces penseurs en diable ne font pas dans la dentelle de Gérardmer. Pour le coup, ils ont sorti la Grosse Bertha du musée. Nicolas Sarkozy est le « candidat du pouvoir financier, du pouvoir personnel et du désordre mondial ». « Soutenu par la nouvelle aristocratie financière, il incarne la soumission de la politique à l’argent. » Mais il y a mieux « Il incarne la tentation du césarisme contre l’approfondissement de la démocratie. Engagé aux côtés de l’actuelle administration américaine, il incarne le risque des aventures impériales, du choc des cultures et de l’affrontement des peuples. »
Mais voilà la cerise sur le MacDo : « C’est le candidat de la peur. »
Bref Sarkozy c’est l’enfant conçu par Orange mécanique et Terminator.

Relisez les manchettes des journaux d’extrême droite de l’avant-guerre qui harponnaient le Front populaire avec la traditionnelle rhétorique de la ploutocratie cosmopolite au service des trusts, des soviets et de la Franc-maçonnerie. Le propos est le même. Faute d’arguments objectifs et sereins, on sort le grand arsenal des terminologies phobiques du populisme le plus éculé.

Dans sa définition du fascisme, la très sérieuse encyclopédie Wikipédia exprime ce dévoiement du débat politique de façon magistrale : « Dans le débat politique contemporain, les adhérents à certaines idéologies politiques tendent à associer le fascisme avec leur ennemis, ou le définissent comme étant l'opposé de leurs propres visions. » Tout est dit.

Peu importe à tous ces surdoués que l’ambassadrice de charme censée incarner l’héritage de Léon Blum et de Pierre Mendès-France soit dotée d’un QI qui passerait entre un mur et une affiche sans la décoller. Elle est de « gauche ». C’est tout ce qui est requis d’une personne appelée à assurer le bien-être d’un pays où il existe 258 variétés de fromages – selon la savoureuse remarque de de Gaulle.
Je n’ai pas lu « La politique pour les nuls », mais je crois entrevoir ce dont quoi ça cause…

En 2004, le PDG de TF1, Patrick le Lay déclencha un certain émoi en osant l’un des propos les plus cyniques de l’histoire du mercantilisme : « Notre boulot, c'est de vendre à Coca Cola du temps de cerveau humain disponible ».

Mais n’est-ce pas sur le cerveau des électeurs que font main basse ces gens qui sont : anthropologue, historien, astrophysicien, metteur en scène, musicologue, philosophe, plasticien, sociologue, historienne-psychanalyste, avocat, journaliste-producteur… ?

N’allez surtout pas croire que ceux qui savent ce que l’avenir réserve aux irresponsables qui se hasarderaient à voter Sarko, soient : tourneurs-fraiseurs, techniciennes de prestations à la Sécu, ajusteurs, soudeurs, manutentionnaires, sages-femmes ou gardes-barrière.

Ces cerveaux en fusion qui ouvrent chaque matin leurs fenêtres sur une vision passablement éthérée de la fracture sociale ne comptent pas dans leurs rangs Mokhtar Abdelkram, gardien de son état d’un HLM du 9-3 dont la cage d’escalier sera un jour exposée dans un musée d’art contemporain, ni Khadija Al Zitouni qui a perdu son emploi de caissière depuis que son supermarché a été vandalisé par une bande de « jeunes ». Non, ceux-là n’ont aucun point de vue autorisé à faire valoir sur ce qui peut être à l’origine des bus incendiés, des contrôleuses violées, d’immeubles vandalisés, de policiers caillassés, de professeurs tabassés. Pendant que cette chair à urne dort du sommeil du juste, la gauche s’autorise à rêver pour elle.

Notez aussi que pour la gauche, il n’est pas encore « trop tard » dans une France où la communauté juive commence à se sentir tout chose, parce qu’après des années d’agressions et de vandalisme on a torturé à mort l’un des siens. Il n’est pas « trop tard » quand l’éducation nationale doit nantir de vigiles ces sanctuaires de la république qu’ont toujours été les établissements scolaires. Il n’est pas « trop tard » quand une religion impose ses normes à une république dont la laïcité est le point séminal.
Eh bien non. Contrairement à ce qu’un vain peuple pense, c’est du jour où Sarkozy élira domicile à l’Élysée qu’il sera « trop tard ». Ne cherchez pas, c’est magique.

Pour la petite histoire : en 1908, l’écrivain Jack London, connu pour ses sympathies marxistes, publia un livre intitulé « Le talon de fer » (The Iron Heel). Cet ouvrage aussi indigeste qu’un goulasch à la crème pâtissière et qui fut oublié avant d’être connu, se voulait un roman d’« anticipation sociale ». L’auteur y annonçait que l’Amérique deviendrait un enfer où les corporations économiques tiendraient sous leurs férule impitoyable le petit peuple, lequel n’aurait pas d’autre choix que de renier toute individualité humaine ou être broyé par les séides d’une police patronale terrifiante et omniprésente appelée le « Talon de Fer ». Ce bouquin « visionnaire » fut salué par Léon Trotsky et en France Maurice Thorez et Jacques Duclos firent un usage copieux de cette expression dans leur dénonciation du « grand capital ». Pour ce qui est de l’efficacité de la boule de cristal de Jack London, l’histoire a tranché.
Pas pour tout le monde toutefois. En effet, pour la LCR, c’est encore dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes. Son site Internet, identifie Nicolas Sarkozy au « Talon de fer » en publiant une interview de l’inénarrable Michel Tubiana qui nous prédit qu’à côté d’une France avec Sarkozy à la barre, l’enfer de Dante ce sera Disneyland.

Las. Le premier tour des élections présidentielles a envoyé une baffe retentissante à tous ces cassandres et autres augures d’un avenir de droite méphitique. Car le bon peuple a à la fois gratifié Sarkozy d’un score auquel il ne s’attendait pas et envoyé au tapis un Le Pen qui va tirer sa révérence à la politique sur un jolie déculottée et qui avec Marie-George Buffet fait à peine le score d’un bon Beaujolais. Pouvait-on envoyer un message plus clair à ceux qui prétendent nous dicter ce que voter veut dire ?

Par-delà toute considération idéologique, l’humble auteur de ces lignes sait pour qui il votera au second tour, au risque de voir le gotha des Lumières lui faire les gros yeux, car il fait sienne la profession de foi de Courteline : « Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. »

Ceux qui aiment avoir peur peuvent toujours se dire que si au lendemain de son élection à la magistrature suprême, Nicolas Sarkozy envahit la Pologne, ils ne devront s’en prendre qu’à eux-mêmes car ils auront été prévenus.


 
 
 
 
Partager cet article
Repost0
25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 08:49
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
  • Contact

Traducteur

English German Spanish Portuguese Italian Dutch
Russian Polish Hebrew Czech Greek Hindi

Recherche

Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

Les news de blogs amis