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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 14:06

 

 

* LIBRE OPINION : Syrie : pas d'intervention ! PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 24 Août 2012 19:26
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par le Général Jean FLEURY, ancien Chef d'Etat-Major de l'Armée de l'Air
.
(Article publié par Le Monde du 23.08.2012).....

Personne ne peut être indifférent au drame qui se déroule en Syrie. Aussi, en raison de l'exemple libyen, de nombreuses voix s'élèvent pour demander une intervention militaire. Certains réclament la mise en œuvre de toutes les mesures nécessaires, comme cela avait été demandé par le Conseil de sécurité de l'ONU, en 1990, pour libérer le Koweït ou, en 2011, pour protéger les populations que Mouammar Kadhafi voulait massacrer.

Mais, pour que l'aviation puisse détruire les chars ou les pièces d'artillerie menaçant les civils, il faut qu'elle ait au préalable la maîtrise du ciel, c'est-à-dire mis hors de combat batteries sol-air et chasseurs ennemis.

Dans le cas libyen, ce n'était pas trop difficile car la force aérienne du dictateur était peu opérationnelle et ses moyens terrestres de défense contre les avions ont été rapidement détruits.

Pour la Syrie, la chanson n'est pas la même. Son armée de l'air totalise environ 500 avions de combat, soit deux fois plus que la nôtre ; bien qu'une partie d'entre eux seulement soit moderne, leur nombre et la qualité d'un entraînement conduit en vue d'une guerre éventuelle avec Israël en font un adversaire sérieux. Nous ne sommes pas de taille à l'affronter.
En juin, quand les Turcs ont voulu tester la défense aérienne syrienne (pour tout expert en la matière, c'est une évidence à l'examen des trajectoires publiées), la réaction ne s'est pas fait attendre et l'appareil a été abattu.
Pour venir à bout aujourd'hui de l'aviation de Bachar Al-Assad, il faudrait employer toute la machine de guerre américaine et utiliser les aéroports de Grèce et de Chypre, voire du Moyen-Orient.

Pour la Libye, c'est notre armée de l'air seule qui a conduit le premier raid de libération de Benghazi. Si l'aide américaine a été indispensable pour la poursuite de la guerre, nous n'en avons pas moins effectué près du quart des missions de protection de la population menacée par Kadhafi, nous plaçant ainsi au premier rang de la coalition.
Face à la Syrie, nous ne serions qu'une petite force d'appoint placée sous les ordres de Washington ; ce ne serait pas très glorieux.

Quant à la zone d'exclusion aérienne réclamée par d'autres, elle pose exactement le même problème car pour détruire les appareils de Damas en vol, il faut une maîtrise du ciel encore plus parfaite !


Il m'a paru étonnant que ce point de vue n'ait pas été davantage émis. Mais il y a à cela une bonne raison : ce serait reconnaître la faiblesse de notre aviation militaire. Lors de la première guerre du Golfe en 1991, l'armée de l'air française disposait de 450 avions de combat auxquels s'ajoutaient 32 Mirage IV de la force aérienne stratégique.

Le Livre blanc en vigueur ramène ces moyens à 230 Mirage 2000 ou Rafale dont les vecteurs nucléaires. La déflation de l'aéronautique navale a été similaire.
Les budgets militaires de la France sont ainsi passés en vingt ans de 3 % du PIB à 1,5 % ; ils ont été chaque année la variable d'ajustement des finances publiques, avec la promesse de jours meilleurs prochains... lesquels ne sont toujours pas là.
Mais il est impossible aujourd'hui aux pouvoirs publics de proclamer cette faiblesse: la conclusion serait immédiate, le budget de la Défense deviendrait prioritaire ce qui serait contradictoire avec les engagements du président de la République.

Alors, finalement, le "niet" de Vladimir Poutine est bien pratique : il évite de poser les vraies questions.
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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 08:01
International | François Hollande peut-il sortir la politique étrangère française de la léthargie dans laquelle il l’a plongée ?
Mardi, 28 Août, 2012

Europe, crise, Syrie, révolutions arabes, Afrique, etc. : le désir de rompre avec son prédécesseur, visible dans tous les champs de son action, va-t-il amener le président de la République à inaugurer une politique étrangère réellement nouvelle ? François Hollande donnera ce lundi sa vision de la diplomatie française et de ses priorités lors de la vingtième Conférence des ambassadeurs. Cette intervention sera-t-elle l'occasion de faire oublier son désintérêt pour la politique étrangère, qui donne l'impression que le monde est vécu comme une contrainte extérieure ? | Interview de Jean-Sylvestre MONGRENIER, chercheur associé à l’Institut Thomas More | Publié sur Atlantico.fr, mardi 29 août 2012

 

François Hollande donnera ce lundi sa vision de la diplomatie française et de ses priorités lors de la Conférence des ambassadeurs. Que peut-on attendre de son discours ?

Qu'il commence à esquisser sa vision du monde. La politique étrangère doit être plus vraie que la vérité, dit-on, il faut donc une vision du monde cohérente, structurée. Il faut un discours qui mette en scène des principes et valeurs qui doivent constituer le socle de la politique étrangère. Pour l'instant, on a l'impression d'être dans une sorte de no man's land.

Certes, il y a un principe d'inertie qui fait que la politique étrangère fonctionne sur la moyenne-durée, il n'y a pas un effacement pur et simple de la diplomatie française ; mais le fait est qu'il y a une rupture énergétique qui traduit un affaissement de la volonté.

Il y a une perte de substance de la France et des pays du même rang, car il y a un déplacement des équilibres mondiaux, et pour ces raisons-là, il faut faire preuve de plus de volonté et compenser la perte de substance par l'art de la manœuvre.

La puissance, c'est la force multipliée par la vitesse : là, il y a une décélération spectaculaire. On a vu en quelques mois une rétractation des ambitions françaises très significative.

 

Après l'interventionnisme de Nicolas Sarkoy symbolisé par l'affaire libyenne, le président socialiste François Hollande est accusé d'attentisme sur la Syrie. La France fait-elle preuve d'une « diplomatie molle » depuis l'arrivée de Laurent Fabius au Quai d'Orsay ?

C'est un exercice d'interprétation, car le recensement des signes qui permettent de qualifier cette diplomatie est pauvre. Déjà durant la campagne électorale, on avait fait remarquer que la politique étrangère n'était pas du tout abordée par le candidat Hollande. La politique européenne était abordée, mais c'est déjà presque de la politique intérieure, ne serait-ce qu'avec la question de l'euro. Il y a ainsi eu toute une mise en scène assez pénible de la relation franco-allemande, avec un narratif assez pauvre de la France avocate d'une Europe du Sud généreuse face à une Europe du Nord égoïste. Tout cela ne nous a pas mené très loin et a mis à mal la relation franco-allemande qui a été instrumentalisée au profit d'objectifs de politique intérieure.

Pour tout ce qui excédait l'Europe, on a eu le sentiment d'un antisarkozysme utilisé comme doctrine. Il y a néanmoins eu un acte fondamental, qui a inauguré le septennat : le retrait d'Afghanistan. Ce n'était pas une mince affaire : quand bien même l'opinion publique approuvait la chose, ce n'est pas ce qui pouvait légitimer cette décision. C'est un théâtre d'opérations où les enjeux sont extrêmement importants et dont on ne peut pas s'abstraire aisément, surtout quand on prétend être une puissance de rang mondial.

Il y a eu une rupture de la confiance interalliée : ce qui avait été décidé à l'intérieur de l'Alliance Atlantique, c'est que ce retrait devait intervenir en 2014. Tous les pays partenaires alliés de la France respectent cette date, y compris l'Allemagne à laquelle on reproche parfois de vouloir être une grande Suisse. Et nous, on se retire de manière unilatérale. Certes, il y aura toujours des troupes après 2012, contrairement à ce que Hollande avait dit, mais cette décision a quand même une signification. Il faut également rappeler que c'est une opération qui se fait sous mandat des Nations unies. La France, membre permanent, titulaire d'un droit de véto, se retire de manière unilatérale : cela pose problème.


 

Cette diplomatie, sur l'Allemagne ou l'Afghanistan, est-elle due à un simple antisarkozysme, ou a-t-elle des causes plus idéologiques ?

Elle montre un certain désintérêt pour la politique étrangère et donne l'impression que le monde est vécu comme une contrainte extérieure, alors que l'essentiel serait de mettre en œuvre une politique de redistribution au niveau domestique. On ne sent pas de véritable volonté de peser dans les affaires mondiales. C'est quelque chose de foncier, avec une mise en forme antisarkozyste par-dessus. Cela pose problème en termes de continuité de l’État, car on a vu le président et le ministre des Affaires étrangères se démarquer de leur prédécesseur sur la scène internationale.

Le pouvoir se recentre sur les questions socio-économiques, et la politique au sens le plus fort du terme – c'est à dire la politique étrangère – est coincée entre le socio-économiques et le moralo-humanitaire qui consiste à débiter des généralités à caractère philanthropique.

 

Parmi ces déclarations à caractère philanthropique - pas pour le premier visé, mais plutôt pour les rebelles syriens - Laurent Fabius a déclaré que « Bachar el-Assad ne mériterait pas d'être sur la Terre ». Alors que le gouvernement reste discret sur le dossier syrien, cette sortie était-elle une maladresse ?

C'est une maladresse dans l'expression, pas sur le fond. Mais surtout, on ne voit pas trop ce qu'il veut dire, et on voudrait bien que les actes suivent. Sur la Syrie, la diplomatie française ne fait pas preuve d'un grand talent.

Certains experts proches du gouvernement disent de manière informelle que l'Afghanistan, c'est loin, et qu'il faut se recentrer sur notre pré-carré, car il y a un certain nombre de menaces qui se développent dans le bassin méditerranéen, en Afrique subsaharienne et dans le Sahel. Mais on constate, dans ce semblant de pré-carré - que plus personne ne nous reconnaît, d'ailleurs, on n'est plus dans les années 1970 - que la diplomatie française est tout aussi timide à moins de 5 000 kilomètres de nos frontières qu'à plus de 7 000.

La Syrie fait partie d'un bassin méditerranéen où la France a toujours été présente et ne peut prétendre s'abstraire. Or, dans cette crise, on ne peut pas dire qu'elle ait été particulièrement active. Au Sahel, dont toute une partie est tombée sous la coupe de mouvements islamistes - ce qui peut laisser craindre la constitution d'un nouvel Afghanistan - il y a des enjeux de première importance. Mais tout ce qu'à dit Laurent Fabius, c'est qu'il faut envisager une option militaire... mais qu'il n'est pas question que la France en prenne la direction. Il faut donc que ça soit la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest) qui en prenne l'initiative, pour qu'éventuellement la France lui prête un appui logistique. Là encore, il n'y a pas de volonté française d'exercer un rôle de chef de file dans une zone où on est historiquement présents.

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 16:34

 

 




En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du village. A l'époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l'Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l' isolement total de la société française. Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd'hui se décide à parler.

35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat.


Sur radio-alpes.net - Audio -France-Algérie : Le combat de ma vie (2012-03-26 17:55:13) - Ecoutez: Hocine Louanchi joint au téléphone...émotions et voile de censure levé ! Les Accords d'Evian n'effacent pas le passé, mais l'avenir pourra apaiser les blessures. (H.Louanchi)

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 10:30

Libre Opinion

http://jcpa-lecape.org/libre-opinion-4/

La France dure avec elle-même ?

La semaine dernière, j’ai rendu hommage au discours de François Hollande concernant le Vel d’Hiv et la déportation des juifs de France. J’ai lu certaines réserves concernant la mise en cause de la France en tant que telle, et je les comprends. Il n’empêche : si on juge un pays à l’aune de l’attitude de ses élites politiques, judiciaires, médiatiques, policières, ce pays s’est largement déconsidéré en dépit d’une admirable minorité à laquelle mon ami Serge Klarsfeld a toujours su rendre justice. Je veux également dire ici que les hommes étant des hommes, ceux de France, contrairement à ce qui a été dit et écrit, se sont plutôt mieux comportés que des hollandais ou des norvégiens envers lesquelles l’histoire s’est montrée plus clémente.

La semaine dernière encore, je disais aussi que je connaissais les limites de l’exercice de repentance désormais obligé. Lorsque je vois un François Hollande se dire désormais déterminé à poursuivre l’antisémitisme où qu’il se trouve mais que je ne vois pas les nouvelles autorités avoir agi ni en faveur de l’inscription du Hezbollah – responsable de l’attentat contre des israéliens en Bulgarie la semaine dernière – sur la liste des organisations terroristes, ni en faveur d’une minute de silence lors de la séance d’ouverture des Jeux olympiques de Londres en hommage aux athlètes israéliens assassinés il y a 40 ans lors des olympiades de Munich par un commando de Septembre noir, agissant en complicité avec des néo-nazis allemands, je me dis que l’on est loin encore d’être sortir de la condamnation symbolique, pour ne pas dire platonique.

Et à dire le vrai, à scruter l’apathie générale à l’égard de ces deux évènements, je ne suis pas sûr que l’élite d’aujourd’hui soit, en dépit de ses obsessions antiracistes, en posture de donner des leçons de morale aux élites démissionnaires d’hier.

A ce sujet, je recommande la lecture de l’article d’Alexandra Schwarsbrodt dans Libération, dans lequel celle-ci relate l’attitude exemplaire d’un Boualem Sansal, écrivain algérien, boycotté par le jury des ambassadeurs arabes à Paris pour avoir osé se rendre en Israël, défendu par Olivier Poivre d’Arvor, président de France Culture, et qui vient de refuser la dotation de 10 000 euros qui lui a été offerte pour l’offrir à l’association « Un cœur pour la paix », chargée d’apporter un secours médical aux enfants d’Israël et de Palestine.

Ici, l’élite, le Juste, est un Arabe.

Retrouvez l’intégralité de l’article de Gilles William Goldnadel  sur Atlantico.fr

 

Cette gauche obsédée par le fascisme, mais qui ne supporte pas qu'on la place devant ses contradictions anti-racistes

Autres sujets de la semaine : l'édification d'une statue de Mao à Montpellier, ou l'hypocrisie des médias face au régime syrien.

Ceux qui ont l’injure antifasciste généreuse ont le cuir sensible lorsqu’on les place devant les contradictions de leur antiracisme vétilleux.

Valls et l'impossibilité de dire non

Beaucoup d’explications ont été données au projet de Manuel Valls d’assouplir les conditions, pourtant déjà fort souples, de naturalisation des étrangers qui en font la demande.

On a dit que c’était pour se démarquer à nouveau des positions de Claude Guéant, et on a eu raison. D’autres ont dit, que le PS n’ayant pas d’autres moyens de se distinguer – compte tenu de l’étroitesse de ses capacités de manœuvre dans le domaine social et économique – seules les questions sociétales lui permettent de le faire. Et ils ont raison.

Certains enfin, ont fait observer que le ministre de l’intérieur se situe là dans la continuité stratégique dessinée par Terra Nova et qui considère que les immigrés constituant désormais la clientèle privilégiée de la gauche, les satisfaire, voire les multiplier, est nécessaire. Malheureusement, ils n’ont pas tort.

Mais il existe une autre explication, complémentaire à toutes les autres, et dont le ministre ici décevant, n’a peut-être même pas conscience.

L’impossibilité psychologique de dire non à l’Autre. Ce que j’appelle depuis longtemps la dilection pour l’altérité : l’impossibilité de lui dire non, tu n’entreras pas chez moi, non ceci est ma maison, non ceci est ma nation. On retrouve cette crise de tétanie métaphysique dans la difficulté post-soixante-huitarde de savoir dire non à nos enfants. L’étranger infantilisé, l’européen tétanisé : tels ressemblent aujourd’hui nos dirigeants suicidaires dans une Europe crépusculaire.

Les contradictions du procureur Courroye

Monsieur le procureur Courroye veut, parait-il, se faire avocat. Il a, en tous les cas, effectué sa première plaidoirie, pro domo, dans le Figaro de cette semaine. A dire vrai, je ne suis pas sûr que ce magistrat ait toutes les qualités requises pour devenir un excellent confrère. Certes, je ne suis pas objectif et notre inimitié est notoire. Lorsque je lis, par exemple, sous  sa plume qu’il n’aurait jamais été assez bête pour faire disparaitre une pièce d’un dossier de procédure, tel que Charles Pasqua le lui reproche aujourd’hui judiciairement, je ne peux m’empêcher de sourire en pensant à ce qu’aurait été sa réaction de magistrat instructeur si l’un de ceux qu’il soumettait à ses rudes questions s’était contenté de lui servir ce type d’argumentation. Je veux dire encore ici combien celui qui prend aujourd’hui la posture de victime aura eu jusqu’à présent à faire à une justice bonne fille. En témoigne, parmi d’autres, la décision de ne pas poursuivre pénalement le fait qu’il ait antidaté une ordonnance dans l’affaire dite de l’Angolagate.

Ayant dit cela, avec fermeté, je veux dire ici combien je trouve pénible que le journal « Le Monde », qui aura été celui qui aura montré le plus d’indulgence empathique envers le juge Courroye, se montre aujourd’hui le plus déterminé à abattre le procureur de Nanterre qui a le droit, lui aussi, à la présomption d’innocence dans les affaires en cours. J’en conclus qu’il vaut mieux en France être juge d’instruction que procureur.

Le point de vue manichéen de la presse sur le dossier syrien

Je ne voudrais surtout pas comparer Monsieur Courroye avec Monsieur Assad, mais j’observe que s’agissant de ce dernier, la presse française, ici encore est passée d’un excès l’autre. Ici encore, je suis difficilement soupçonnable de tendresse envers le régime syrien. Je le suis d’autant moins que mon opposition radicale à ce régime mortifère me valait au contraire le soupçon d’être peut-être arabophobe. Mais j’observe néanmoins que lorsque Hafez El Assad massacrait au moins 20 000 de ses opposants à Hama, lorsqu’il finançait le terrorisme du Hezbollah, la presse hexagonale s’est montrée particulièrement discrète. Il y a un peu plus d’un an, Paris Match ne craignait pas de faire un reportage attendri sur la visite du couple des tourtereaux Assad à Paris. Nul n’a été dans la presse française particulièrement choqué ni par la photo ni par la légèreté des mots. Aujourd’hui, le même hebdomadaire publie, sous la plume de Patrick Forestier, un reportage dénué de toute aménité. La même presse française, par hostilité au régime en place, perd tout esprit critique à l’égard d’une opposition sur le terrain largement dominée par les islamistes. Question : les journalistes sont-ils vraiment obligés de choisir un camp ? Par exemple, étaient-ils obligés de laisser à penser que leur confrère Jaquier avait été victime des milices gouvernementales, alors que tout, semble-t-il, laisse à penser aujourd’hui que le malheureux est tombé sous les balles des insurgés.N’est-ce pas une preuve particulière de puérilité que de penser que contre un méchant, il y a, forcément, en face un gentil ?

Gloire à Mao !

Le Figaro du 29 juillet relate que l’édification d’une statue de Mao suscite la polémique à Montpellier. Cette statue commandée par Georges Frêche, installée mardi dernier sur la place du XXe siècle dite des « Grands Hommes », est critiquée par Arnaud Julien, conseiller municipal UMP, qui a déclaré : « Mao est un dictateur et un criminel, responsable de millions de morts, lui ériger une statue revient à l’honorer, c’est une provocation ! ». Et l’opposition de surenchérir : « Si on suit cette logique politique, le fascisme a été aussi une idéologie majeure du siècle précédent, Mussolini et Hitler devraient-ils aussi avoir leur statues ? »

 Jean-Pierre Moure, président PS de la communauté des agglomérations, droit dans ses bottes, a cru devoir leur répliquer : « Les idéologies représentées sur la place sont toutes des idéologies de libération, de conquête des droits, malgré leurs parts d’ombre.  Le fascisme et le nazisme sont la négation même de liberté. Mao a effectivement causé des millions de morts mais il a aussi joué un grand rôle dans la montée en puissance de la Chine au XXe siècle. »

On retrouve, cette faiblesse socialiste pour les crimes du communisme dans le débat que le même journal le même jour ouvre au sujet du rappel de la publication par mon ami Stéphane Courtois du « Livre noir du communisme » en 1997.

L’ancien maoïste converti à l’anticommunisme écrivait en ouverture de son opus : « Nombres d’historiens renommés n’hésitent pas à utiliser l’expression « crime contre l’humanité » pour qualifier les crimes nazis. Il nous semble donc qu’il n’est pas illégitime d’utiliser ces notions pour caractériser certains des crimes commis dans les régimes communistes. »

Cette vision lui attira les foudres du Monde et le plongea dans un ghetto dont il est heureusement sorti aujourd’hui. Il n’empêche : Lionel Jospin, monta à l’époque au créneau, à l’instar du président Jean-Pierre Moure aujourd’hui, et déclara noblement à l’Assemblée nationale : «  La révolution de 1917 a été un des grands évènements du siècle et si le PCF a tant tardé à dénoncer le stalinisme, il a tiré les leçons de son histoire. Il est représenté dans mon gouvernement et j’en suis fier. »

C’est Laurent Joffrin qui finalement sauva l’honneur de la gauche dans un article intitulé : « Sauver Lénine ?» et publié dans Libération, il écrivait que la contestation des chiffres autour du « Livre noir » était dérisoire : « A 50 ou 60 millions de morts au lieu de 80, le communisme deviendrait-il présentable ? » en ajoutant : « Le crime est bien au cœur même du projet communiste, non à cause de l’intention maléfique de son promoteur mais parce que sans le crime leur plan de réorganisation totale de la société est impossible à mettre en œuvre. »

Pour ceux qui en doutent encore, je  ne saurai trop recommander la lecture du dernier et formidable ouvrage de Francois Kersaudy « Staline » aux éditions Perrin.

Mélenchon et l'antisémitisme

A ce qu’il parait, Monsieur Mélenchon veut poursuivre Jean-François Copé devant le tribunal pour avoir osé lui reprocher d’entretenir des intelligences coupables avec l’antisémite déclaré Mikis Théodorakis. D’après ce que je crois comprendre, Mélenchon n’étant pas au courant des déclarations du musicien grec, il ne saurait se les voir reprocher. Mais je crois savoir également que Monsieur Mélenchon est allé visiter son ami Chavez, sans que d’ailleurs la presse française ne s’en émeuve particulièrement. Je doute que Monsieur Mélenchon n’ait pas été tenu au courant des déclarations anti-juives, nombreuses et anciennes du timonier bolivarien. Il y a une dizaine d’année, à la suite d’Annette Lévy-Villard, je commettais un article dans Libération dans lesquelles je rappelais que Chavez avait la grande habitude de reprocher aux Juifs leur amour de l’argent ou leur détestation du Christ. Ce que Copé reproche justement à Mélenchon, ce n’est certainement pas son antisémitisme, c’est un accommodement dont il n’a pas le monopole à gauche pour la  judéophobie radicale.

Il est piquant de constater à quel point ceux qui ont l’injure antifasciste généreuse ont le cuir sensible lorsqu’on les place devant les contradictions de leur antiracisme vétilleux.
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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 12:49
La politique de l'"apaisement", ou le retour de l'esprit munichois

Ivan Rioufol  

http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2012/07/la-politique-de-lapaisement-qu.html


La politique de l'"apaisement" que mène l'Europe, dont la France, face à l'islamisme conquérant me rappelle de fâcheux antécédents. J'apprends ainsi, de mes vacances, que le Comité olympique international a refusé de faire respecter, ce vendredi, une minute de silence à l'ouverture des Jeux de Londres, en hommage aux sportifs israéliens tués aux JO de Munich de 1972 par un commando palestinien. Cette nouvelle fait suite à ce fait divers de Marseille, où trois policiers ont été blessés dans une échauffourée lors du contrôle d''une femme en burqa, prénommée Louise-Marie, qui disait refuser de reconnaître la loi française. Les interpellés ont été immédiatement libérés par le parquet, qui a demandé une enquête sur les agissements de la police. Quelques jours plus tôt, le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Nils Mulznieks, avait appelé les gouvernements européens à "renoncer aux lois et mesures visant spécialement les musulmans" , comme la loi française de 2010 sanctionnant le port du voile intégral. Pour Mulznieks, les musulmans d'Europe "se heurtent régulièrement à diverses formes de préjugés, de discriminations et de violences qui renforcent leur exclusion sociale ".

C'est dans ce contexte que Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, a déclaré le 23 juillet devant les 57 ambassadeurs de l'OCI (organisation de la coopération islamique): "Dans le monde musulman d'aujoud'hui, peut-être certains s'interrogent sur l'attitude de la France à l'égard de l'islam, probablement à cause de l'attitude de certains de nos prédécesseurs immédiats. Eh bien je veux vous dire clairement que la page est tournée >. Illustration, ces jours-ci, avec les propos du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls. Soucieux, lui aussi, d'"aller vers l'apaissement", il entend assouplir les conditions d'accès à la nationalité en mettant fin à "un parcours du combattant". Voyant "l'arrivant" comme "une chance", il proposera également, pour les étrangers en situation régulière, un titre de séjour pluriannuel "moins contraignant". Bref, plutôt que de chercher à préserver la cohésion nationale, les technocrates européens, épaulés par les socialistes français (très majoritairement soutenus il est vrai par l'électorat musulman lors de la présidentielle), ont fait le choix, au nom de l'apaisement, d'une société multiculturelle, cheval de Troie de l'islam radical et totalitaire. J'y vois le retour de l'esprit munichois et de son funeste destin.

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 22:25

 

 

BONNE NOUVELLE : DRONES "MADE IN ISRAEL" POUR LA FRANCE. THALES (GB) ET ELBIT VONT COOPERER. LE WATCHKEEPER ISRAELO-BRITANNIQUE EQUIPERA L'ARMEE DE TERRE.

JUL 201225

PaIsraelValley Desk
Rubrique: Défense & aéronautique
Publié le 25 juillet 2012

 

drone afghanistanLes israéliens ont des sueurs froides avec les industriels Français dans le domaine des drones. Les bonnes nouvelles succèdent aux mauvaises. Cette fois-ci les israéliens peuvent sabrer le Champagne. Michel Cabirol pour La Tribune (Copyrights) : "Français et Britanniques ont franchi un nouveau pas dans la coopération en matière de drones. L’armée de Terre devrait s’équiper du drone tactique britannique Watchkeeper. Ils vont préparer en outre la succession des Rafale et Eurofighter en lançant la première phase du programme de démonstration du système de combat aérien futur.
Sur le même sujet

Cela reste timide… mais la France a quand même fait un pas dans sa stratégie d’acquisition et industrielle en matière de drones. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et son homologue britannique, Philip Hammond, ont franchi “un nouveau pas dans la coopération franco-britannique en matière de drones”, selon le communiqué du ministère de la Défense français. Ainsi, les deux pays ont signé deux accords-cadres (MoU). Le premier lance “la première phase du programme de démonstration du système de combat aérien futur (SCAF)”, qui prendra le relais des Rafale et Eurofighter à l’horizon 2030. Soit un contrat d’études de 13 millions d’euros attribué à BAE Systems et à Dassault Aviation

Watchkeeper bientôt dans l’armée de terre
Le second concerne la coopération sur le drone tactique anglo-israélien Watchkeeper (à partir d’une plateforme israélienne Hermes 450), en coopération entre Elbit et Thales UK, pour remplacer les Sperwer à bout de souffle. L’évaluation de ce système sur une période d’un an (2013) a été confiée aux soins de l’armée de terre française. “En parallèle, les ministres ont évoqué la possibilité d’une coopération militaire entre les unités spécialisées des deux armées qui emploient les mêmes systèmes”, a par ailleurs précisé le communiqué.

En revanche, Paris souhaite prendre son temps sur l’acquisition d’un drone MALE (Moyenne altitude et de longue endurance). “Le temps ne presse pas tant la France a pris du retard dans ce domaine”, explique-t-on dans l’entourage du ministre. D’autant qu’il n’y a pas encore de rupture capacitaire, estime-t-on. La rénovation des drones Harfang permettrait de faire la soudure avec une solution intérimaire. C’est là où la décision n’est pas facile à expliquer. Car Paris s’achemine bien vers l’acquisition du drone américain Predator de General Atomics, dont la plate-forme serait ensuite francisée par un industriel tricolore. Ce qui devrait rajouter un coût à un achat simple et sur étagère".

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 17:47

 

Comme on pouvait s'en douter, les nouveaux maîtres du pouvoir, à Paris, préfèrent se tirer une balle dans le pied, par hypocrisie régressive et peurs idéologico-techniques que d'aller de l'avant... Peut-on blâmer ces "redresseurs productifs" (nouveau sigle phallique industrialo-socialiste, fort coûteux en termes d'impôts), d'entrée de jeu, sur une pente savonneuse?

 

 LE GOUVERNEMENT SOCIALISTE FRANCAIS DEVRAIT ECARTER LES ISRAELIENS COMME FOURNISSEURS DE DRONES. LE LOBBY ANTI-ISRAËL GAGNE UNE BATAILLE, PAS LA GUERRE.

JUL 201220

Par Daniel Assayah (Tel-Aviv)
Rubrique: Aéronautique
Publié le 20 juillet 2012

 

eadsPremier accroc France-Israël : la remise en cause d’un accord sur les drones. De nombreux industriels, politiques, francophones israéliens voulaient connaître la vision de la France de Hollande (photo) vis à vis d’Israël. Ils sont gatés.

La France le fait souvent : un mauvais choix industriel qui va lui coûter encore une fois très cher. Sachant que les israéliens sont les meilleurs dans le monde en matière de drones (les Français le savent), le nouveau pouvoir fait exactement ce qu’il ne faut pas faire : se plier à un lobby qui finalement semble plus intéressé au savoir-faire américain plutôt qu’israélien ! Un excellent article ci-dessous fait le point sur ce dossier complexe. (D.A.)

Selon (1) : "Le premier contrat d’armement du nouveau pouvoir socialiste sera-t-il un achat auprès de l’industrie américaine ? Selon nos sources, “on va acheter des Prédators” dit-on aujourd’hui dans l’entourage du ministre de la Défense. Une décision qui serait difficile à justifier en période de “redressement productif” et de réduction de crédits. Si elle est prise, elle devrait faire l’objet de tout un habillage politico-médiatique. Officiellement, aucune position n’a été arrêtée et le ministre de la défense, lors de sa nomination, avait indiqué vouloir tout remettre à plat. Nous y sommes.

L’affaire pourrait se jouer en trois temps :

1) La prolongation de l’actuel système de drone Male (Moyenne altitude longue endurance) Harfang de l’armée de l’air, dont le contrat de maintenance, avec EADS, arrive à son terme courant 2013. Le Harfang, qui a été engagé en Afghanistan et en Libye, est un système en voie d’obscolescence rapide… Mais c’est le seul que possède l’armée de l’air, au nombre de quatre. Sauf à renoncer totalement à cette capacité, jugée stratégique, il va donc falloir faire encore avec lui…

2) A plus long terme, l’idée de construire un drone (classe 4 tonnes) européen n’est pas entièrement enterrée. Un accord avait été signé entre la France et le Royaune-Uni, impliquant Dassault-Aviation et BAe pour la production du Telemos, à l’horizon 2020. De nouveaux accords devaient être conclus lors du Salon aéronautique de Farnborough, début juillet, mais l’affaire a été repoussée à la demande de Paris. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian doit se rendre à Londres le 24 juillet et les drones seront au menu des conversations.

Le ministère de la Défense fait l’objet de fortes pressions de la part d’EADS (où l’on compte de nombreux réseaux proches des socialistes) pour ne pas être exclus de ce programme, confié pour la partie française à Dassault. Cela pourrait également signifié le retour de l’Allemagne dans le duopole franco-britannique qui n’a guère les faveurs de l’Elysée. Quelle que soient les décisions prises sur le Télémos, il ne sera pas en service avant au moins dix ans. Il faut donc un programme intermédiaire.

3) On pensait avoir trouvé la solution l’été dernier avec la décision de franciser, chez Dassault, le drone israélien Heron TP sous le nom de Voltigeur. Ce choix israélien n’était pas nouveau puisque les deux modèles précédents achetés pour l’armée de l’air (Hunter et Harfang) étaient de conception israélienne. Mais la décision du ministre Gérard Longuet a été combattue vivement par EADS (toujours sa rivalité avec Dassault) et par les militaires (EMA et Armée de l’air) qui ne juraient que par l’achat sur étagère du drone américain Predator B (Reaper).

Celui-ci pourrait faire son grand retour, officiellement comme solution transitoire. Deux pays européens en sont déjà équipés : le Royaume-Uni et l’Italie. Une forme de “mutualisation” pourrait même être évoquée. En mars 2011, l’hypothèse de co-localiser le futur escadron français de drones Reaper avec celui des Britanniques avait déjà été évoquée. Mais les Britanniques sont complètement intégrés au dispostif américain de l’US Air Force a tel point que l’unité qui les met en oeuvre, le 39 Squadron de la RAF est installé sur la base de Creech… au Nevada ! A l’époque, l’idée avancée par l’Armée de l’air était d’installer l’escadron français outre-atlantique, notamment pour bénéficier de la couverture satellitaire et d’une plus grande facilité de circulation aérienne ! Pas sûr que l’idée soit encore à la mode.

Pas plus d’ailleurs que celle d’armer les drones. Dans certains cercles du pouvoir socialiste, on semble aujourd’hui réticent à équiper les drones de missiles ou de bombes, comme le sont ceux des Américains. Pas politiquement correct ! Comme s’il y avait une différence entre recevoir une bombe larguée d’un avion piloté à bord ou piloté depuis le sol. Mais les campagnes des ONG contre la politique d’Obama ont trouvé des oreilles attentives à gauche…

Les drones semblent être un cas d’école de ce qu’il ne faut pas faire en matière d’industrie de défense. Un proche du ministre en convient : “l’appareil militaro-industriel a massacré les drones” depuis une quinzaine d’années, constate-t-il, sans trop se pencher sur la responsabilité des politiques, droite et gauce confondus. Mais on semble bien parti pour écrire un nouvel épisode de cette saga lamentable. Le marché mondial reste dominé par les Américains et les Israéliens. Et les forces françaises ne savent pas quels drones – que tout le monde juge aujourd’hui indispensables – elles auront dans trois ans. Sacrée réussite !

"Jean-Dominique Merchet

Source: (1) http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/La-France-envisage-a-nouveau-d-acheter-des-drones-americains-Predator_a703.html

http://www.israelvalley.com/news/2012/07/20/36994/israelvalley-israel-et-italie-des-echanges-importants-dans-le-domaine-militaire-israel-va-vendre-aux-italiens-un-systeme-

 

ISRAËL ET ITALIE : DES ECHANGES IMPORTANTS DANS LE DOMAINE MILITAIRE. ISRAËL VA VENDRE AUX ITALIENS UN SYSTEME D'OPTIQUE A HAUTE RESOLUTION.

JUL 201220

Par IsraelValley Desk
Rubrique: Coopération
Publié le 20 juillet 2012

 

avionL’Italie a entériné la vente à Israël de 30 avions d’entraînement militaire, des jets biplaces M-346, pour une valeur de 850 millions de dollars (environ 700 millions d’euros), a annoncé hier le ministère de la défense italien. Ce contrat, confié au groupe italien Finmeccanica, est le résultat d’un accord de coopération dans le secteur de la technologie militaire signé entre les ministères de la défense italien et israélien, indique un communiqué publié à Rome.

En février, déjà, le ministère israélien de la défense avait annoncé l’acquisition d’avions de combat destinés à l’entraînement à une société italienne dans le cadre d’un achat compensé d’une valeur de 2 milliards de dollars. “Le gouvernement italien va acquérir auprès de l’industrie de défense israélienne l’équivalent d’un milliard de dollars”, indiquait de son côté un communiqué du ministère de la défense israélien le 16 février dernier.

ÉQUIPEMENT ISRAÉLIEN FOURNI EN ÉCHANGE

 
“L’accord prévoit la fourniture de 30 avions d’entraînement avancé M-346 et de systèmes opérationnels pour le contrôle du vol”, indique le communiqué du ministère italien. “Les nouveaux avions remplaceront les A-4 Skyhawks utilisés aujourd’hui par l’armée israélienne”, précise pour sa part Finmeccanica dans un communiqué.

Le géant de l’aéronautique et de la défense italien s’appuiera sur les sociétés Alenia Aermacchi, Telespazio et SELEX Elsag pour la production de ces équipements, et annonce la livraison pour l’été 2014. Giuseppe Orsi, président de Finmeccanica salue un contrat “important” pour l’industrie italienne.

Les termes de l’accord prévoient qu’Israël fournisse pour sa part des systèmes de communication destinés à équiper deux avions de l’armée de l’air italienne, et permette aux forces armées italiennes d’utiliser un système optique à haute résolution pour l’observation satellitaire de la Terre, le Optsat-3000, réalisé en Israël, précise le ministère de la défense italien. Le communiqué du ministère ne précise toutefois pas le montant du contrat d’achat de ces équipements militaires à Israël.

Source: http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/07/19/l-italie-vend-30-avions-d-entrainement-a-israel_1735952_3214.html

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 18:36

Patrick Klugman grand pourfendeur du Complot des synagogues

 

Par Albert Bertold,  11 juillet 2012

 

Où le vice-président de SOS Racisme affirme que des Juifs ont fomenté des prières contre François Hollande….

 

Le « militant antiraciste » et « invité récurrent dans les médias » (c’est lui qui le dit sur sa notice Wikipédia) Patrick Klugman a frappé à nouveau. Et un grand coup. Il a découvert un complot ourdi contre François Hollande dans les synagogues de la banlieue parisienne, de France et de Navarre. 

 

Voilà le scoop dont il a gratifié les auditeurs de Radio Communauté Juive (RCJ) pour leur expliquer que ladite communauté s’était fourvoyée lors de la dernière présidentielle en ne votant pas d’un seul bloc pour le candidat du Changement et pour la mettre en garde à l’avenir contre de telles erreurs qui pourraient lui coûter cher. « La communauté juive a-t-elle perdu les élections? » s’est interrogé sur un ton de procureur l’élu parisien du PS avant de désigner d’emblée les coupables de ce fiasco à côté duquel la faute du Veau d’Or n’est que péché véniel :

 

«  Dans les synagogues on a prié – imploré! – le Divin pour s’éviter la catastrophe annoncée, et à Créteil ou ailleurs on a même sermonné les fidèles pour leur rappeler que le candidat pour qui voter ne pouvait être socialiste… ».

 

Et c’est sur une radio juive qu’une telle énormité à pu être proférée. Il faut le préciser, le vice-président de SOS Racisme ne met que très rarement les pieds dans une synagogue (ou alors en période électorale) et encore moins dans celle de Créteil très éloignée de son hôtel particulier parisien.

 

Mais « Créteil, ça connote tout de suite et ça stigmatise encore mieux la populace juive des banlieues pour laquelle ce grand humaniste de gauche a cette distance condescendante qui s’appelle le mépris de classe.

 

Toujours est-il que notre indic communautaire qui a des antennes partout s’est cru en mesure de dénoncer aux autorités compétentes que des prières en hébreu auraient été psalmodiées dans les temples du peuple renégat pour que les foudres du ciel s’abattent sur le candidat du Parti Socialiste.

 

J’exagère? A peine! Relisez plus haut: « On a imploré le Divin! » qu’il dit, le bougre. Alors, j’exagère? A moins que je ne manque d’humour et qu’il eût fallu prendre le scoop du Klugman pour une aimable boutade.

 

Il faut dire que le climat actuel porte à la plaisanterie. On rigole bien avec les Juifs par les temps qui courent, on les diffame à peine, on les embête si peu…Ceux qui viennent se plaindre après ça qu’on les agresse un peu trop dans les trains, qu’on les tue un peu beaucoup dans les écoles ne sont que des grincheux et des mauvais coucheurs. Et puis, on en dit tellement sur les Juifs aujourd’hui, qu’à la limite, la prose antiraciste et antisynagoguale de l’élu parisien est sans doute passée inaperçue. Enfin, ce qui compte pour lui, c’est d’être dans le courant, celui du Parti qui est aussi le côté du manche et celui des courtisans obséquieux.

 

Mais pourquoi il a dit une telle ânerie, le Klugman? Rendez-vous compte, les Juifs auraient « imploré leur Dieu » de faire perdre Hollande…! On aurait « sermonné les fidèles … : « Ser-mon-né » vous dis-je ! Non mais franchement, vous imaginez la scène ? : « Moshé, je n’ai pas le pouvoir de te suivre dans l’isoloir. Mais sache que notre Dieu terrible et jaloux voit tout. La Loi d’Israël t’oblige à voter pour Qui tu sais…« Il l’a piquée où cette scène grandiose, le K ?

 

Chez Edouard Drumont, dans une série Z de la télé syrienne… un sketch de Dieudonné, peut-être ? Non, je suis injuste, j’exagère à mon tour. Redevenons un peu sérieux. Si une scène de cet acabit a réellement eu lieu, ce n’est en tout cas pas dans les synagogues mais peut-être plus dans les mosquées de l’Hexagone. Ca n’est d’ailleurs pas vraiment un scoop. En avril dernier, à la veille du premier tour, l’hebdo « Marianne »  s’est fait l’écho d’un « appel à voter Hollande lancé à travers un réseau de 700 mosquées » .

 

Le prédicateur Tariq Ramadan, très influent dans les milieux islamistes, a lancé un appel similaire… avant de le démentir, à sa façon. « Je n’ai jamais appelé à voter à Hollande, j’ai juste dit qu’il fallait battre Sarkozy » .

 

Avec une formule pareille, la danse du ventre fait désormais partie des figures de style de la manipulation électorale.

 

Mais le Klugman, lui, il a fait ses comptes. Et il sait que mieux vaut taper sur la petite communauté juive que d’embêter le PS avec des histoires d’islamistes qui n’en valent pas la peine. Après avoir vainement tenté de se positionner comme le M. aux affaires juives du PS (mais même à Solferino, on a vite compris qu’il s’y prenait comme un amish débarquant à Kaboul), le président de « Socialisme et Judaïsme » (ça existe aussi, c’est encore une coquille vide) a grenouillé comme un beau diable dans les vestibules de l’Hôtel de Ville de Paris pour se faire nommer « adjoint au maire aux droits de l’Homme, à l’intégration et aux étrangers extra-communautaires »

 

Cela valait bien quelques perfidies sur ces juifs de synagogue…  Il s’y voyait tellement qu’il s’est répandu un peu partout en annonçant que c’était quasiment fait. Las! Le poste lui a encore échappé. Son Saint patron Delanoë ayant préféré Claudine Bouygues. Comme quoi, les voies du Divin sont parfois providentielles.

 

Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention suivante et impérativement le lien html ci dessous :

 

© Albert Bertold pour www.Dreuz.info

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 12:37

 

Passe ton bac d’abord
Publié le 27 juin 2012
Comment peut-on être 
assez ignorant pour croire encore 
que les “collabos” venaient tous 
de l’extrême-droite
et les résistants de la gauche ?

« L’extrême gauche en France était dans la résistance. L’extrême droite française était à l’époque dans la collaboration », c'est ainsi que Thierry Solère, député de l’UMP, a voulu distinguer l'extrême-droite de l'extrême gauche. Stéphane Courtois lui rappelle donc quelques petits faits historiques...

 

 

 

Stéphane Courtois est un historien et universitaire.

Il est directeur de recherche au CNRS (Université de Paris X), professeur à l'Institut Catholique d'Études Supérieures (ICES) de La Roche-sur-Yon, spécialiste de l'histoire des mouvances et des régimes communistes.

On lui doit notamment Le bolchevisme à la française (Fayard - 2010).

 

Voir la bio en entier

 
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Maquisards fusillés à Ligueil, Indre-et-Loire, près de la ligne de démarcation.

Maquisards fusillés à Ligueil, Indre-et-Loire, près de la ligne de démarcation. Crédit DR

Je ne fais pas de politique et ne tiens pas à interférer dans les débats internes de l’UMP, mais je ne peux pas laisser sans réagir la déclaration de M. Thierry Solère, député de l’UMP qui vient de déclarer : « L’extrême gauche en France était dans la résistance. L’extrême droite française était à l’époque dans la collaboration. » Déclaration qui laisse pantois l’historien spécialiste de la période de la Deuxième Guerre mondiale, surtout venant d’un député appartenant à un parti réputé « gaulliste » et donc, en principe, concerné par l’histoire de l’occupation, du régime de Vichy et de la Résistance.

M. Solère semble ignorer qu’en 1939, l’extrême gauche alors représentée par le Parti communiste fut interdite dès le 26 septembre 1939 par le gouvernement de la République dirigé par un chef du Front populaire — M. Daladier — pour avoir approuvé l’alliance entre Hitler et Staline, conclue le 23 août 1939 et qui aboutit, le 1erseptembre, à l’attaque allemande contre la Pologne et surtout, le 17 septembre, à l’invasion de la Pologne par l’URSS.

M. Solère semble ignorer que le 1er octobre 1939, Jacques Duclos, dirigeant du PCF, diffusa une lettre ouverte invitant le gouvernement à engager d’urgence des négociations de paix avec l’Allemagne nazie, avec qui la France était en guerre depuis le 2 septembre, ce qui entraina la condamnation de 44 députés communistes en mars 1940.

M. Solère semble ignorer que dans la nuit du 3 au 4 octobre 1939, Maurice Thorez, secrétaire général du PCF, fut enlevé à son régiment par un commando de l’Internationale communiste et, sous passeport soviétique, passa en URSS où il demeura de 1939 à 1944. Pour cette désertion en temps de guerre il fut condamné par contumace et déchu de la nationalité française.

M. Solère semble ignorer que le 18 juin 1940 — au moment même où le général de Gaulle lançait son premier appel à la résistance —, un dirigeant du PCF, sur ordre de Moscou et sous l’autorité de Duclos, prenait contact avec les services allemands, installés place de l’Opéra à Paris depuis deux jours, et engageait avec Otto Abetz, le représentant de Hitler à Paris, une négociation politique qui dura jusqu’à la mi-août.

M. Solère semble ignorer que si le PCF critiqua violemment le régime de Vichy, il n’est entré dans la résistance active à l’occupant qu’en juin 1941. Tout ceci n’enlève rien aux sacrifices des militants communistes entre 1941 et 1944, mais l’extrême gauche communiste a été largement absente du combat contre l’Allemagne nazie entre septembre 1939 et juin 1941.

M. Solère semble ignorer que de très nombreux hommes politiques de gauche — radicaux, socialistes — ont voté les pleins pouvoirs à Pétain et ont participé à son Conseil national, quand ils n’ont pas été des collaborationnistes actifs, en particuliers ceux qu’on appelait les néo-socialistes (Déat, etc.).

Enfin, M. Solère utilise une expression — « l’extrême droite » — qui ne signifie rien. Que dire de tous ces premiers résistants qui étaient des monarchistes de l’Action française — Daniel Cordier, le secrétaire de Jean Moulin, De Vawrin le chef du BCRA (le service secret gaulliste), le fameux colonel Rémy premier agent du général de Gaulle en France occupée —, voire issus de la mouvance de la Cagoule — Guillain de Bénouville, chef du mouvement Combat, François Mitterrand ? Avec la défaite et l’occupation, « l’extrême droite » a éclaté en plusieurs courants, les uns allant vers la révolution totalitaire nazie (Doriot et son PPF), les autres vers le régime réactionnaire et autoritaire de Vichy bientôt engagé dans la collaboration, et les troisièmes entrant tête baissée dans la Résistance par nationalisme et détestation de l’Allemagne pangermanique. Le général de Gaulle lui-même était un conservateur catholique et nationaliste, violemment critiqué pour cela, encore en juin 1941, par les communistes français : c’est pourtant lui qui a lancé le cri de ralliement initial et a dirigé de main de maître le combat pour que la France retrouve sa place de nation indépendante à la Libération.

De grâce, Monsieur le Député, faites preuve d’un peu plus de culture historique avant de lancer des anathèmes.

 

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 00:15
À Rio, les gardes du corps de François Hollande avaient oublié leurs armes à l’Élysée
mardi 26 juin 2012 - 22h15
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Les gardes du corps qui assuraient la protection rapprochée de François Hollande lors du sommet de Rio avaient oublié leurs armes à Paris, révèle le « Canard Enchaîné ». Ils n’avaient donc que leurs mains pour défendre le président en cas d’attaque. AFP - Les membres du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) ont laissé à Paris leurs armes pour la protection rapprochée de François Hollande lors du sommet de Rio, a-t-on appris mardi de source proche du dossier, confirmant une information du Canard Enchaîné. Lorsque des policiers ou des gendarmes se déplacent à plusieurs pour assurer la protection d’une haute autorité de la République, ils emportent avec eux leurs armes dans une mallette sécurisée. A leur arrivée, ces armes sont présentées aux autorités locales. Au moment du départ, ces autorités vérifient également que ces armes repartent bien dans leur pays d’origine. En arrivant à Rio le 19 juin, les membres du GSPR se sont aperçus que la mallette contenant six armes de poing était restée à l’Elysée et, comme l’écrit Le Canard Enchaîné, la protection du chef de l’Etat « s’est faite à mains nues ». Après enquête, le policier responsable de cet oubli a dû quitter le GSPR, non pas à cause de cette erreur, mais parce qu’il aurait tenté de faire porter la responsabilité à un autre membre du GSPR. (FR 24).

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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