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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 17:53

PARU SUR LE SITE « ATLANTICO, un vent nouveau sur l’info » : http://www.atlantico.fr  

http://www.atlantico.fr/decryptage/consensus-ideologique-medias-favorise-idees-islamo-gauchistes-gilles-william-goldnadel-400459.html

La semaine Goldnadel

Publié le 25 juin 2012

Les pourfendeurs des potions du docteur Buisson ont-ils bien compris les attentes du peuple de droite ?  

Nathalie Kosciusco-Morizet a indiqué ce dimanche que l’influent conseiller de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson, avait pour objectif "de faire gagner Charles Maurras". Un point de vue pas forcément partagé par les sympathisants UMP.

La sollicitude de la gauche et des médias à l’égard de la droite est touchante et sans borne. Lundi et mardi, France Inter aura donné toute la publicité requise à la charge de Mme Bachelot, présidente de France-Irak du temps de Saddam Hussein et toujours vice-présidente de France-Syrie, mais soudainement devenue moraliste. Mme Jouanneau, ravie enfin d’exister, entonne la même chanson à l’encontre de la « droitisation » sur d’autres ondes. Bref, tous se précipitent au chevet de la grabataire pour lui conseiller la bonne médecine. Il faudrait, tout d’abord, radier le Dr Buisson. Peu importe que son patient ait failli survivre en dépit de la pandémie qui a frappé toute l’Europe et terrassé l’ensemble des responsables gouvernementaux en compétition. Peu importe que les droites soient majoritaires en France. Le salut passerait par la renonciation du successeur de Sarkozy à correspondre à l’attente désormais déterminée du peuple de droite. Le mieux, parait-il, serait de revenir à un archéo-gaullisme qui aura fait le lit de l’immigration sans contrôle et de l’Etat-prodigue.

Il n’est pas sur, qu’aujourd’hui, les adhérents comme les représentants de l’UMP cèdent  à cette campagne d’intoxication.

Ils ont compris, enfin, que c’est l’alliance entre la gauche extrême et les socialistes qui les obligent à résister à un terrorisme intellectuel qui, jusqu’à présent, les contraignaient à peser chaque mot au trébuchet de la censure vigilante qui les surveille en permanence.

Ils savent aussi que, quand bien même ils se soumettraient à l’ordonnance de tous ces bons docteurs Diafoirus, chaque mot qui sortirait de leur bouche, en infraction aux canons de la morale obligatoire, leur serait compté double.

François Hollande a le droit de parler aux électeurs du Front National, il a le droit de considérer qu’il y a trop d’immigrés en France, pas Mme Morano. Il a le droit d’avoir été élu avec des voix de droite, pas Olivier Falorni, sous peine de trahison.

Cette même indulgence à géométrie variable prévaut pour les artistes et sportifs du camp du Bien autoproclamé.

Ainsi, le festival de démagogie qu’aura donné Yannick Noah, lundi au Sénat, aurait du lui valoir la raquette d’or du faux cul international.

Plaider à la fois l’optimisation fiscale pour lui-même et son fils et la taxation maximale pour tous les autres aurait pu lui procurer des habits pour les dix  prochains hivers. Silence dans les rangs des chantres vétilleux de la morale fiscale.

Idem pour Mathieu Kassovitz. Après avoir douté du 11 septembre à New York, le voilà qui joue les sceptiques inspirés quant à la responsabilité de Mohamed Merah à Toulouse.

Nul, curieusement, n’a pourtant pensé à s’esclaffer.

En revanche, on aurait tout intérêt à valoriser la parole d’obscurs et de sans grade, infiniment plus digne et courageuse.

C’est ainsi que Chaouki, le frère d’Abdallah Bouzemaar, assassin des deux femmes gendarmes à Collobrieres a vitupéré le laxisme judiciaire qui a dispensé d’une peine plancher son frère multirécidiviste, après qu’il soit passé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel pour une affaire de violence sur sa mère. « Il a ruiné notre famille et celle de deux femmes, il est impardonnable » ajoute, sans indulgence excessive, sa sœur Djamila.

Pendant ce temps, le frère de Mohamed Merah, Abdelghani, n’a pas de mots assez durs pour flétrir la plainte de leur père à l’égard de la France. « Mon frère est un monstre rempli de haine. C’est un Brevik à la française ».

Il ne se sera pas trouvé un chroniqueur de notre sauvage époque pour dire, simplement, ces mots vrais.

La sœur de Boujema, l’individu dérangé qui aura pris, cette semaine, des otages dans une banque de Toulouse, en se revendiquant d’Al Qaida a déclaré « qu’il avait la rage ».

Le peuple français n’a pas la rage. Il défile, sans bruit, au long de marches blanches en hommage aux victimes, ou dans des manifestations « dignes et silencieuses ».

Anesthésié, aux termes d’un traitement invalidant qui dure depuis quatre décennies, il semble avoir perdu la capacité des sentiments forts. Il ne devrait lui être interdit ni de s’aimer, ni de détester la haine.

Il est des nouvelles que la presse française ne tient pas à monter en épingle.

Ainsi, et en dépit de son obsession pour le conflit israélo-palestinien, vous ne trouverez nulle trace de l’agression caractérisée et assumée du Hamas et de ses missiles sur le sud du territoire israélien, paralysant ainsi la vie normale du million d’habitants qui y vivent.

Le fait que la stratégie du mouvement terroriste palestinien soit, à l’évidence, de se servir de la radicalisation islamiste en cours en Egypte, ne semble également intéresser personne dans l’hexagone.

Quelquefois, l’information arrive, mais avec retard. C’est ainsi que Le Monde, dans un salutaire éditorial en première page, accepte-t-il de traiter de « l’affaire Merah et des ravages du complotisme. ». Dans un passage non moins salutaire, il est écrit : « Dans un cas comme dans l’autre, les faits n’ont guère d’importance, comme l’a bien montré le politologue Pierre-André Taguieff dans son essai – « La foire aux illuminés » – sur le conspirationnisme moderne. Ce n’est pas la singularité de l’événement qui intéresse les complotistes. Ils n’ont que faire des détails sur les crimes perpétrés par Mohamed Merah en mars dernier : trois soldats français tués à bout portant. Un quatrième resté tétraplégique après qu’une balle lui a sectionné la moelle épinière ; les trois enfants et leur professeur, choisis parce que juifs, abattus dans la cour de l’école – notamment cette petite fille qui s’enfuit et qu’il rattrape par les cheveux pour lui loger une balle dans la tête.

Dans un cas comme dans l’autre, les sites désignent le « vrai » responsable : les israéliens, le sionisme international, l’impérialisme occidental anti-islamique, etc…

C’est la version 2-0 des sinistres « Protocole des sages de Sion » : le complot juif.

Ce message est couramment partagé dans le monde arabo-musulman et dans une fraction non négligeable de l’opinion en France. »

Peut-être qu’au terme d’un effort supplémentaire, et osons le dire, d’une révision déchirante de ses préjugés, le journal du soir finira par comprendre que c’est, précisément cette obsession anti-israélienne qui est à la base et du véritable blocage au Proche-Orient, et du déchainement de violence anti-juive en France.

Enfin, il arrive qu’il faille des décennies pour connaître la vérité.

C’est ainsi que Le Figaro de jeudi, premier dans la presse française, a révélé le contenu de l’article de Der Spiegel qui a provoqué cette semaine une onde de choc en Allemagne : ce sont des néo-nazis allemands qui ont prêté main forte à Septembre Noir lors de l’assassinat des athlètes israéliens aux jeux olympiques de Munich en 1972.

Pour ceux qui s’intéressent honnêtement à l’histoire du Proche-Orient, cela n’a strictement rien de surprenant : Septembre Noir c’est l’OLP, et l’OLP a toujours été dominée par la famille Husseini, du Grand Mufti à Yasser Arafat.

Et cette famille, mais quel journal français osera le dire, a toujours été en lien avec l’antisémitisme le plus virulent : nazisme avant-hier, néo-nazisme hier, islamo-gauchisme aujourd’hui.

Qui osera encore dire que des missiles du Hamas, filiale du groupe des Frères Musulmans, au massacre de Toulouse, en passant par celui de Munich, on trouve chaque fois le signe de la bête ?

Gilles William Goldnadel
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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 15:24
Le racisme de la gauche

Par Lucien-Samir Oulahbib


http://oulahbib.over-blog.fr/article-le-racisme-de-la-gauche-107314306.html

 

En fait, la gauche embrouille ainsi le débat (jusqu'à s'en prendre jusqu'au délire à Nadine Morano) parce que c'est elle qui est la vraie raciste au sens de diaboliser tout ce qui n'est pas de sa "race"; il y aurait en effet une race de gauche, une race métaphysique disait Heidegger lorsqu'il explique la notion de race chez Nietzsche ; la race des seigneurs avait écrit Maurice Blanchot le maître de Foucault (alors que Blanchot vient des milieux maurrassiens avait signalé en vain Sartre)… "On est les plus intelligents" m'avait asséné un prof d'italien à l'ENS de Lyon, l'un de ceux qui avait pétitionné contre Sylvain Gouguenheim…

Dans la vie pratique, il suffit de dire que quelqu'un est "de droite" pour clore le débat, (on peut ajouter "libéral" pour aggraver le cas, et "islamophobe" donc "d'extrême droite" pour le crucifier : par exemple votre humble serviteur mais je ne suis pas seul dans cette case) ; sans argument supplémentaire, ce n'est pas nécessaire, il n'y a pas à discuter, comme l'on dirait il est "noir", ce qui le classe, l'ostracise, ce n'est plus le même monde. Il est de droite cela veut dire qu'il est d'un autre univers, il n'est pas fait comme nous, c'est d'ailleurs un monstre cupide avide ou le gros cochon chantait Brel ; alors que la personne qui le dit peut l'être tout autant, mais ce n'est pas grave si ce cochon est de gauche…

Il suffit de se dire de gauche donc d'être adoubé tel et d'être ainsi membre de cette race idéologique qui évidemment à beau jeu de balayer ceux qui s'en tiennent encore à l'idée d'une communauté de destin ou la nation, ce qui semble trop étroit pour ces nouveaux dieux.

C'est ce racisme là qu'il faut savoir détecter et combattre : "le  changement c'est maintenant".

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 09:11

DIMANCHE 17 JUIN 2012

Le gouvernement Ayrault 1, c'est bien pour les Français Juifs ?
Par Véronique Chemla

Abbas+Hollande+8+juin+2012.jpgUne polémique a surgi en avril-mai 2012 quant à l’effet sur les Français Juifs et la diplomatie française de l’élection du socialiste François Hollande à la Présidence de la République. De nombreux ministres ou membres de cabinets du gouvernement dirigé par le Premier ministre socialiste Jean-Marc Ayrault ont affiché des positions pro-palestiniennes, voire hostiles à l’Etat d’Israël. Difficile donc de combattre efficacement l'antisémitisme mâtiné d'antisionisme. Article actualisé au 17 juin 2012.


Comme leurs concitoyens, les Français Juifs envisagent cette alternance politique selon différents critères, dont la capacité éventuelle des autorités politiques nationales à enrayer les déclins - économiques, sociaux, culturels, moraux, intellectuels, universitaires, etc. - de la France et à relancer une croissance économique riche en emplois en France. Avec la crainte d'échecs qui renverraient les Français Juifs au statut de boucs-émissaires dans une société n'ayant pas pu intégrer une fraction de sa population immigrée et dont l'histoire nationale est insuffisamment connue.


Nous envisagerons dans cet article deux angles essentiels : la position à l'égard du conflit entre le monde musulman et l'Etat d'Israël ainsi que la lutte contre l'antisémitisme, celui-ci étant nourri principalement par l'antisionisme, la diffamation et la délégitimation de l'Etat Juif. D'autant que les négociations et sanctions pour amener l'Iran à arrêter son programme nucléaire militaire révèlent leurs limites et qu'une intervention militaire israélienne est envisageable.

Dans une tribune publiée par Haaretz (25 avril 2012), Richard Prasquier, président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), évoquait les positions hostiles à l’Etat d’Israël dans le camp de François Hollande, alors candidat socialiste à l’élection présidentielle.
 
Dans Libération (16 mai 2012), Pierre Besnainou, président du FSJU (Fonds social juif unifié), se dissociait de certaines voix : 
« Ces dernières semaines, au nom de la communauté juive de France, de nombreuses voix ont exprimé, ici ou là, en particulier sur Internet, les inquiétudes les plus graves. On aura revendiqué publiquement une préférence pour le président sortant, on se sera prêté à la dramatisation, parfois à la caricature des intentions de l’autre candidat et des conséquences, supposées dangereuses, notamment pour les juifs, de sa possible élection. On aura même agité l’épouvantail d’une islamisation de la société française… Non, l’élection de François Hollande aux plus hautes responsabilités de la République n’est pas un coup dur pour la communauté juive ».


Un gouvernement pro-palestinien
S’il s’est rendu au moins à deux reprises en Algérie, M. Hollande n’a jamais visité l’Etat Juif. Cela lui a-t-il permis de rallier93% du vote des Français musulmans ?

Jean-Marc+Ayrault+reconnaissance+PalestiParmi les conseillers à l’Elysée, Emmanuel Bonne, chargé du pôle « Afrique du Nord, Moyen-Orient, Nations unies »,connaît très bien l’Iran et l’Arabie saoudite ; Philippe Léglise-Costa a été conseiller technique d’Hubert Védrine, alors ministre des Affaires étrangères et actuel membre du Groupe de haut niveau de l'Alliance des Civilisations


En mars 2010, Jean-Marc Ayrault, alors maire de Nantes, a interdit « une conférence pro-israélienne qui devait avoir lieu dans cette ville par Charles Meyer, avocat international et vice-président de l’Alliance France-Israël, et Muriel Touaty, directrice de l’association Technion-France », écrit l'essayiste Michel Gurfinkiel dans PajamasMedia (12 juin 2012).

Et le 20 septembre 2011, le député Jean-Marc Ayrault se prononçait pour la reconnaissance de l'Etat palestinien préalable à la relance du dialogue.


AN+R%C3%A9solution+reconnaissance+PalestLe 28 septembre 2011, environ 180 députés socialistes et radicaux ont déposé une proposition de résolution à l'Assemblée nationale portant sur La reconnaissance par la France de l'Etat palestinien. Parmi les signataires, outre François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Jean Glavany et Elisabeth Guigou, de nombreux futurs membres du gouvernement Ayrault 1, dont Delphine Batho, ministre déléguée à la Justice, Jérôme Cahuzac, ministre délégué chargé du Budget, Frédéric Cuvillier, ministre délégué chargé des Transports et de l'Economie maritime, Michèle Delaunay, minsitre déléguée chargée des Personnes âgées et de la dépendance, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, Aurélie Filippetti, ministre de la Communication et de la Culture, Geneviève Fioraso, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Fourneyron, ministre des Sports, de la Jeunesse, de l'Education populaire et de la Vie associative, François Lamy, ministre délégué chargé de la Ville, Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l'Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique, Victorin Lurel, ministre des Outre-Mer, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, Pierre Moscovici, ministre de l'Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Michel Sapin, ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, Christiane Taubira, ministre de la Justice et Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé. Soit environ la moitié du gouvernement.


On repère dans cette liste des soutiens actifs à la libération de Salah Hamouri.
 
La composition de ce premier gouvernement est plutôt inquiétante :
- ancien consul de France à Jérusalem – en d’autres mots le représentant de la France auprès de l’Autorité palestinienne -, Denis Pietton dirige le cabinet du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. Ancien consul général de France à Jérusalem et à Jeddah (Arabie saoudite), Christian Nakhlé a été nommé dans ce cabinet. Laurent Fabius avait corédigé, en octobre 2010, un texte Nouvelle donne internationale et européenne adopté par le Parti socialiste et indiquant : « Nous romprons avec l'indulgence excessive du gouvernement français envers le pouvoir israélien à qui nous dirons qu'il devra quitter rapidement les territoires colonisés » ; 
 
- Arnaud Montebourg est ministre du Redressement productif. En juillet-août 2010, ce député, dont un grand-père est algérien, a qualifié « d’illégaux » le blocus de la bande de Gaza et « l’attaque de la flottille de Gaza », a allégué que l’Opération Plomb durci était « guerre contre les civils, les femmes, les enfants » et était favorable à des sanctions contre Israël ;
 
Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, et Najat Vallaud-Belkacem, ministre franco-marocaine des droits des femmes et porte-parole du gouvernement, ont estimé « disproportionnée » l’opération Plomb durci et ont prôné le dialogue avec le Hamas, mouvement dont la charte prône la destruction de l'Etat d'Israël et appelle au meurtre des Juifs ;
 
- née à Cayenne (Guyane), Christiane Taubira, ministre de la Justice, est à l’origine du vote en 2001 d’une loi qualifiantde « crimes contre l'humanité » la traite négrière transatlantique et l'esclavage, mais non la traite négrière arabo-musulmane pour que les « jeunes Arabes ne portent pas sur leur dos tout le poids del'héritage des méfaits des Arabes » (L’Express4 mai 2006) ; 
 
- né à Alger, Kader Arif est ministre délégué aux Anciens combattants. Cet eurodéputé et « porte parole des socialistes et démocrates européens dans cette commission, a demandé et obtenu en 2010, d’une Commission idoine du Parlement européen, le gel du calendrier d'adoption de l'accord », en fait « un nouveau protocole avec l'Etat d'Israël, favorisantl'exportation de biens industriels israéliens vers le marché européen ». En 2011, il a allégué que l’action de la « Flottille de la liberté 2010 » était « non violente et humanitaire » ; 
 
- d’origine algérienne, Yasmina Benguigui, ministre déléguée des Français de l'étranger et de la Francophonie, a signé un appel contre un débat sur l’islam ; 
 
- Europe Ecologie-Les Verts (EELV) est représenté par Cécile Duflot, ministre à l’égalité des territoires et au logement, et Pascal Canfin, ministre délégué du développement, soutient ceux engagés dans les campagnes BDS (Boycott Désinvestissement Sanction) contre l’Etat d’Israël. Mme Duflot a parlé de « terrorisme d’Etat » à propos de l’arraisonnement de la flottille pour la paix (2010), etc. Le 10 mars 2010, l’eurodéputé Canfin a voté pour une résolutionsur la mise en œuvre des recommandations du rapport Goldstone, etc.
 
- nombre de ministres ou membres de leurs cabinets sont liés au think-tank socialiste Terra Nova, souvent comme auteurs de rapports. Terra Nova estime dans son rapport Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ? : « Jeunes peu qualifiés et mères célibataires frappés par le précariat, blacks et beurs de banlieue discriminés à l'embauche, ouvriers au chômage de longue durée : ce sont ces nouvelles classes populaires que la gauche doit défendre » (10 mai 2011). Dans la note Musulmans de France : Pour une citoyenneté inclusive par Marc Cheb Sun et Ousmane Ndiaye (09/03/2011 ), cethink tank appelle « à « l'émergence d'une puissante citoyenneté musulmane », dispensée d'intégration. Bref, les « progressistes » invitent la France à se communautariser davantage et à s'islamiser, sans jamais se poser la question du respect d’un héritage culturel plus que millénaire, qui devrait être soudainement balayé par de nouvelles minorités refusant le processus de l'intégration puis de l'assimilation » (Ivan Rioufol, 14 mars 2011). Et le 17 juin 2012, Olivier Ferrand, directeur de Terra Nova, candidat socialiste, a été élu député de la 8e circonscription des Bouches-du-Rhône. Lors de sa campagne, il a bénéficié de l'appui d'Arnaud Montebourg, de Jacques Attali, de Manuel Valls et de Lionel Jospin.
 
Et ce florilège est loin d’être exhaustif…

Ajoutons que des rumeurs prévoient l'entrée dans le gouvernement, après l'élection législative, de ministres communistes ou du Front de gauche. Le Parti communiste français (PCF) a soutenu la campagne de BDS contre l'Etat Juif. Le Front de gauche a maintenu en son sein René Balme Balme, maire de Grigny, antisioniste revendiquéinvesti à l'élection législative 2012. Ce soutien de Salah Hamouri est "fondateur et administrateur du site Oulala.net qui soutient les thèses conspirationnistes" et qui invite "à regarder le premier film" de Dieudonné, L'antisémite".

Il est symptômatique qu'aucune organisation Juive ou aucun média français n'ait réalisé cette étude. Ce qui révèle des carences graves et préjudiciable à une analyse exacte de la situation actuelle.
 
La « politique arabe » immuable
Certes, le Président François Hollande a reçu à l’Elysée, le 6 juin 2012, Yaakov Amidror, chef du Conseil de sécurité nationale d’Israël, auquel il a fait part de « la volonté de la France d'engager avec Israël l'approfondissement de notre relation bilatérale et de développer les nombreux liens existant entre les sociétés israélienne et française dans tous les domaines » et de rencontrer « prochainement » le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.
 
Abbas+Fabius+8+juin+2012.jpgCependant, le 7 juin, Laurent Fabius et Mahmoud Abbas ont signé au quai d’Orsay une «convention pour une aide budgétaire de 10 millions d’euros, qui constitue une partie des engagements français » et qui est la « première tranche de l’aide budgétaire » française au titre de 2012. « Les résultats obtenus permettent aujourd’hui d’affirmer que l’Autorité palestinienne est prête à établir un Etat fonctionnel et viable… Avec cette contribution, elle aura versé 105 millions d’euros à l’Autorité palestinienne pour la seule aide budgétaire depuis la conférence internationale des donateurs pour l’Etat palestinien organisée à Paris en décembre 2007 », a déclaré Laurent Fabius. Une aide financière non conditionnée par l’arrêt de l’éducation à la haine d’Israël, de l'incitation au terrorisme, etc.
 
Et le 8 juin 2012, le Président français s'entretenait à l’Elysée avec Mahmoud Abbas qu’il avait rencontré « à plusieurs reprises ces derniers mois » alors qu’il était Premier secrétaire du Parti socialiste et comme candidat. Lors d’une conférence de presse, il s’est prononcé pour la reprise des négociations en vue de la reconnaissance de l’Etat palestinien. Il a annoncé l’organisation d’un « séminaire intergouvernemental pour améliorer les relations entre l’Autorité palestinienne et la France et pour amplifier encore les échanges ».
 
De plus, Jean Glavany, candidat socialiste à l’élection législative, aspire, comme Elisabeth Guigou, à se voir élu président del’Assemblée nationale. Il est l’auteur du rapport controversé sur La géopolitique de l’eau, dans lequel il a inséré un encadré intitulé L’eau, révélatrice d’un nouvel apartheid au Moyen-Orient (13 décembre 2011). Une « ségrégation » imputée à l’Etat Juif. Ce qui a suscité l’indignation de cet Etat : « C'est plutôt le contraire qui est le cas. Israël transfère aux Palestiniens des quantités d'eau bien supérieures à ce qui est prévu dans les accords d'Oslo [de 1993 sur l'autonomie palestinienne]… », a déclaréYgal Palmor, porte-parole au ministère israélien des Affaires étrangères.

Recrudescence de l’antisémitisme
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem ont condamnél'agression, par des jeunes d'origine maghrébine, à coups de marteau et barre de fer, contre trois jeunes Français Juifs portant kippa, le 2 juin 2012, près de l'école Juive Beth Benahem à Villeurbanne, en qualifiant l'acte de "très grave", d'une "violence insupportable", mais non d'acte antisémite.
 
Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, a qualifié cette agression d'antisémite. Il a aussi assuré la délégation de dirigeants communautaires de sa détermination à combattre l’antisémitisme en annonçant une série de mesures.
 
Il s’est rendu à la grande synagogue de Sarcelles pour rassurer la communauté Juive locale après l’agression antisémite contre un jeune Français Juif.
 
Lors du diner du CRIF Marseille du 21 mai 2012, il a déclaré : « Il y a dans notre pays, au côté de l’antisémitisme que l’on peut qualifier d’historique – ce qui ne le rend pas moins condamnable ! –, un antisémitisme qui apparaît sous des formes nouvelles et se nourrit d’une pensée islamiste radicale… Il y a également un antisémitisme plus pernicieux, qui ne dit pas qui il est, et se cache derrière un antisionisme de façade… Les Français juifs, expression qu’il faut préférer à celle de «Juifs de France » qui ne traduit peut-être pas assez la réalité et l’intensité du lien qui unit les Juifs à la France, ont toujours apporté au pot commun de notre nation… Cette France émancipatrice a fait venir les Juifs orientaux – je le dis ici tout particulièrement à Marseille – ; elle a fait venir les Juifs d’Europe de l’Est fuyant les persécutions ; elle a enfin été pour les Juifs d’Afrique du Nord une patrie pour laquelle obtenir la naturalisation constituait une grande fierté ».


Et d’ajouter : « La sécurité de l’Etat hébreu doit être garantie. Il convient de rappeler cette règle essentielle : jamais la terreur ne peut servir la construction d’une paix. Seules les voies de la négociation doivent être explorées afin d’aboutir – enfin ! – à l’existence d’un Etat d’Israël aux frontières reconnues et vivant en paix au côté d’un Etat palestinien démocratique et respecté ».

Manuel Valls a averti : « Ministre de l'Intérieur, je n'accepterai pas que viennent sur notre sol des soi-disant prédicateurs, des soi-disant théologiens qui prônent, que ce soit avec des mots durs ou des mots doux, la haine des Juifs. Il est temps pour les organisations qui les invitent de changer d’attitude et de respecter les lois de la République ».


Bref, il a repris la méthode et les mots de Nicolas Sarkozy – éloge du judaïsme et des Juifs français républicains et de leur contribution à l'histoire de la France, devoir de mémoire à l’égard des victimes de la Shoah -, en allant parfois plus loin : rectification pertinente par l’adoption de « Français Juifs », annonce de la réunion d’un comité interministériel pour lutter contre l’antisémitisme que Nicolas Sarkozy, alors Président, avait refusé à deux reprises en 2011 et 2012, etc.
 
Mais sans aborder la critique de l’antisémitisme musulman – qui explique en partie « l’exode oublié » d’environ un million de Juifs du monde arabe, d’Iran et de Turquie – et la « politique arabe » française déséquilibrée et anti-israélienne reflétée par laterminologie des médias sur le conflit et l'affaire al-Dura. Ces deux éléments omis alimentent pourtant l’antisémitisme…
 
Donc, la France espère vainement éteindre l’incendie de l'antisémitisme en remplissant d’eau un seau percé.
 
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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 08:50

Le « tweet » de Valérie et l’album de Carla

 

Par Charles Etienne NEPHTALI

 

Hier, un ami me demandait :

« Que penses-tu du tweet de Valérie Trierweiler ? ».

 

Comme à mon habitude, je répondis à sa question par une autre question (1) :

« Et toi, qu’avais-tu pensé en octobre 2008 de l’album de Carla Sarkozy ? »

 

*

*      *

Pendant plusieurs jours avant le 2ème tour des Législatives, on ne pouvait plus lire un quotidien ou un hebdomadaire, ni écouter la radio ou regarder la télévision sans qu’il ne soit question de ce « tweet » de Mme Trierweiler (que certains appellent déjà Mme Tweetweiler), la compagne (2) de M. Hollande. 135 ou 137 petits signes tapés sur un téléphone portable et notre pays était en émoi, en ébullition ! 135 ou 137 petits signes tapés sur un téléphone portable et nous assistions à un séisme politique ! Des hommes et femmes politiques, des spécialistes, des experts et des fins connaisseurs se relayaient, voire se bousculaient, pour donner leur docte avis sur « l’affaire ».

 

Ciel, n’y avait-il que cela dans notre pays ? Ciel, n’y avait-il pas des choses beaucoup plus importantes et/ou plus graves en France ?

 

Je n’ai pas d’opinion particulière sur cette « affaire », pensant cependant qu’il n’y avait pas de quoi fouetter un chat (heureusement pour le chat !) et me demande donc bien pourquoi on en parlait tant alors qu’une autre « Première Dame de France » avait, en octobre 2008, fait « quelque chose » qui m’avait personnellement, car respectueux du Devoir de Mémoire, beaucoup plus froissé, voire choqué. Il en avait très peu été question à mon gré. De quoi s’agissait-il ?

 

Mme Sarkozy, faisant la promotion d’un nouvel album, « Comme si de rien n'était », chanta, le 4 octobre 2008, en Anglais, ce qui pour la « Première Dame de France » n’est peut être pas très élégant, mais ce n’est encore rien car, le pire et le comble, elle chanta pour la télévision allemande……………à Nuremberg.

 

http://villepin.over-blog.com/10-categorie-1233941.html

 

Ceci se passa donc le 4 octobre 2008, veille du jour où nous, Juifs de France, assistions dans la tristesse et le recueillement à la traditionnelle Cérémonie dédiée aux Victimes sans sépulture de la Shoah. A ces malheureuses victimes des lois édictées le 15 septembre 1935 dans cette même ville de Nuremberg, lois qui menèrent ensuite aux criminelles et monstrueuses décisions de la conférence de Wannsee le 20 janvier 1942 et à la « solution finale ».

 

Le 4 octobre 2008, veille du jour où nous récitions le Kaddish (3) pour ces 6 millions de nos Sœurs et Frères, dont 1 million et demi d’Enfants, assassinés et pour lesquels rien ne fut récité au moment de leur mort, au moment où, pour la plus grande majorité d’entre eux, ils furent gazés et réduits en cendres !

 

Mme Sarkozy ignorait-elle cette coïncidence de dates ? C’est fort possible et peut être est-ce pour cela qu’il n’en avait presque pas été question dans les médias. Il faudra dans ce cas excuser sa « prestation télévisée » et s’adresser au Seigneur en lui demandant de « lui pardonner car elle ne savait pas ce qu’elle faisait ».

 

 

 

Charles Etienne NEPHTALI

Le 18 juin 2012

 

 

Certains disent que c’est une habitude juive.

De mon temps, on employait les mots « maîtresse » ou « concubine », moins élégants peut être.

Le Kaddish est une prière écrite en araméen qui glorifie et sanctifie le Nom divin. Elle est principalement récitée lors d’un deuil, mais pas seulement à cette occasion.

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 10:19

 

 

Philippe Karsenty continue son combat

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http://blogs.mediapart.fr/blog/daniel-horowitz/100612/philippe-karsenty-continue-son-combat

Les résultats des élections des français de l'étranger de la 8ème circonscription ont surpris du fait que Philippe Karsenty, considéré jusque là comme favori, n'ait pas franchi la barre du premier tour. Il disposait pourtant d'un large soutien en Israël, où se trouvait la moitié de l'électorat concerné. S'il avait pu passer ce premier barrage il aurait peut-être pu faire entendre son message de manière plus audible, dans le cadre d'une confrontation réduite à deux candidats.

C'est une déception pour lui, mais au delà de la personne de Philippe Karsenty, son élimination constitue la perte d'un précieux atout dans le cadre des relations franco-israéliennes. Chacun des candidats avait sa plateforme électorale, son programme et ses orientations idéologiques, mais nul n'était aussi compétent que Philippe Karsenty pour faire entendre une voix originale et décomplexée dans la caisse de résonance que constitue  l'Assemblée Nationale. Le courage et la persévérance dont il fait preuve depuis des années dans le cadre de l'affaire Al-Durah était - et demeure - un gage de son aptitude à affronter la machine de propagande anti-israélienne et antisémite.

Ces élections législatives sont avant tout une affaire franco-française, mais nul doute que l'idée toute nouvelle d'un député portant la voix de français de l'étranger n'est pas indifférente pour les pays où ils résident. La tâche prioritaire du député sera bien entendu de servir les intérêts de sa circonscription, mais au delà des aspects politiques ou administratifs, il sera emmené à servir de canal de communication non seulement entre les expatriés et la France, mais aussi entre les pays d'accueil eux-mêmes et la France.

Les urnes ont parlé, mais la classe avec laquelle Philippe Karsenty a concédé son échec, le panache avec lequel il a transcendé sa propre sensibilité politique en appelant au soutien de la candidate socialiste témoigne de son souci de  la circonscription qu'il entendait représenter, souci persistant même après avoir été éliminé de la compétition. 

Ce n'est ni un cliché ni un prix de consolation pour ses électeurs que d'estimer que Philippe Karsenty continuera son combat d'une manière ou d'une autre, tant dans l'intérêt de la France que dans celui d'Israël. Au delà des aléas politiciens et médiatiques qui empoisonnent le débat public, ces deux nations partagent trop de valeurs pour laisser les ennemis d'Israël polluer l'espace médiatique par une désinformation qui n'en a pas fini de sévir. 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 08:58

VENDREDI 1 JUIN 2012

La « Palestine » et la paix tolérées par la France supposent la destruction de l’Etat d’Israël

 

http://www.veroniquechemla.info/2012/06/la-carte-de-palestine-toleree-par-la.html


En septembre 2010, une carte de la Palestine supprimant l’Etat d’Israël a été avalisée publiquement de hautes autorités politiques françaises. Et dans le silence étonnant de diplomates et fonctionnaires israéliens et de dirigeants de la communauté française Juive.


Le 31 octobre 2011, la « Palestine » a été admise à l’UNESCO(Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture), grâce notamment au vote inattendu de la France du Président Nicolas Sarkozy, « ami d’Israël ».

De quelle « Palestine » s’agit-il ? Le Fatahland ? Le Hamastan ? Ou la Palestine de la Méditerranée à la Jordanie ?

Un projet soutenu par les ministres de l’Education israélien, Gidéon Saar, et palestinien, Lamis Al Alami, avec le parrainage du président Shimon Peres et de Mahmoud Abbas, permet de répondre à cette question.

Placé sous le haut patronage de Luc Chatel, alors ministre français de l'Education nationale et porte-parole du gouvernement, et Bernard Kouchner, alors ministre français des Affaires étrangères, ce projet a été porté par Valérie Hoffenberg, une Française Juive.

En 2009, alors directrice de l’American Jewish Committee(AJC, cette organisation américaine Juive est dirigée par David Harris)-France, Valérie Hoffenberg, est nommée, par le Président Nicolas Sarkozy, Représentante spéciale de la France pour la dimension économique, culturelle, commerciale, éducative et environnementale du processus de paix au Proche-Orient.

Premier évènement majeur de son action : Construire la paix, les jeunes Israéliens et Palestiniens s’engagent (19-23 septembre 2010). Agés de 15 à 18 ans, encadrés par l’organisation Kids Creating Peace22 Israéliens et Arabes palestiniens, venant d’Israël et des territoires disputés, ont présenté à Paris leur vague « plan de paix » en présence d’invités politiques, diplomatiques et communautaires célèbres et dans des lieux prestigieux :Assemblée nationale - le député Jean-François Copé (UMP) a assisté brièvement à la séance -, ministère de l'Education nationaleministère des Affaires étrangères, UNESCO, mairie du XVIe arrondissement de Paris dont le maire est Claude Goasguen,lycée Janson de Sailly, etc.

Une série de rencontres verbeuses déclinant en modèle pour Israéliens et Palestiniens la paix entre la France et l’Allemagne depuis 1945.

L’occasion aussi pour ces adolescents d’être comblés de cadeaux, dont une médaille où étaient gravés l'étoile de David, la croix et le croissant, et de dessiner la paix selon leurs vœux.

« Dessine-moi la Palestine… »
Réunis en un « patchwork » qualifié de « chef d’œuvre » par Mme Hoffenberg, les dessins de ces jeunes ont été exposés le 21 septembre 2010, 9eJournée internationale de la paix, lors d’une cérémonie au siège du ministère français des Affaires étrangères.

Mme Hoffenberg y a salué les VIP présents : les ambassadeurs d’Israël – Daniel Shek - et d’Egypte, le représentant de l’Autorité palestinienne à Paris Hael Al Fahoum, des diplomates français et des responsables du ministère israélien de l’Education. Assistaient aussi à cette cérémonie la fine fleur de la communauté Juive française institutionnalisée, dont un des partenaires de l’évènement l’OSE (Œuvre de Secours aux Enfants).

L’un de ces dessins était particulièrement éloquent : la « Peace » (Paix) était illustrée par une carte d’Israël aux couleurs du drapeau palestinien et surplombée par le drapeau français. 

C’est la Palestine souhaitée par Mahmoud Abbas (Abou Mazen), par l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) et par le Hamas.


 Celle qui apparaît dans le logo figurant sur les sites Internet de la délégation de la Palestine àaux Nations unies ou de la mission de Palestine en France - ce titre "mission" correspond au rehaussement de cette représentation diplomatique voulu par la France.

Le 16 janvier 2004, Zvi Mazel, ambassadeur d’Israël en Suède, a assisté à une exposition à Stockholm. Choqué par l’œuvreBlanche-neige et la folie de la vérité qui glorifiait l'islamikaze Hanadi Jaradat – un bateau dont la voile était laphotographie de la terroriste voguait sur l’eau rougie d’une piscine -, il a jeté un spot lumineux dans ce bassin d’eau rouge.

O Tempora, o Mores ! (Ô temps, ô mœurs ! Autre temps, autre mœurs !) – (Cicéron).

Nul n’a manifesté alors la moindre surprise ou indignation devant ce dessin d’un « ambassadeur de paix ». Indifférence dédaigneuse à l’égard de dessins de jeunes ? Approbation tacite de cette « Peace », si conforme à la "politique arabe" de la France  ? Myopie ? Naïveté ? Incompétence ? Indulgence ? Cynisme ? Souhait de ne pas s’aliéner la Représentante nommée par le Président Sarkozy ? Cécité par fascination du mot « paix » ?

Mme Hoffenberg a annoncé qu’elle allait présenter ces « jeunes ambassadeurs de la Paix » au président Shimon Peres et à Mahmoud Abbas (Abou Mazen). Leur a-t-elle montré ce « chef d’œuvre » ?


Curieusement, Dalila Kerchouche et Viviane Chocas, journalistes auteurs de l’article Les ados font la paix publié par Le Figaro Madame ne mentionnent pas ce dessin, alors que le reportage photo illustrant leur article montre ces jeunes en train de dessiner et peindre leur oeuvres.

Une comm’ politique ?
Le 24 septembre 2010, j’ai interrogé l’Elysée, les ministères de l’Education nationale et des Affaires étrangères sur ce dessin. Les deux premiers n’ont pas réagi.

Le Quai d’Orsay a transmis mes questions à Mme Hoffenberg qui y a répondu en mettant en copie divers responsables du Quai d’Orsay : François Courant, chargé de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, Romain Nadalsous-directeur du Porte-parolat et de la presse, Jean-Pascal Codine, et Julie Delcroix 
Mme Hoffenberg a écrit :
« Même si je ne peux cautionner le dessin que vous mentionnez, j’ai souhaité laisser ces jeunes s’exprimer librement, dans une démarche de totale honnêteté afin de préserver l’authenticité et la spontanéité de leur message. Ce dessin est la preuve qu’il reste encore du chemin à parcourir en matière d’éducation à la paix… Notre ambition vise à construire des ponts entre Israéliens et Palestiniens […] et à promouvoir l’adhésion des populations au processus de paix afin de pousser les dirigeants à conclure un accord politique. Cet objectif ne pourra être atteint que par un travail de long terme, sur le terrain, au plus près des acteurs locaux, et, surtout, en multipliant les rencontres entre Israéliens et Palestiniens ».

La réponse de Mme Hoffenberg est éclairante à maints égards :
-           elle révèle sa volonté de s’immiscer dans le domaine politique exclu de sa compétence. La diplomatie française se décide à l’Elysée ;

-           elle montre son ambigüité : le soutien à l’Etat d’Israël ne peut se concilier avec ce dessin et le silence qui l’a accompagné ;

-           elle exprime sa conception du rôle des adultes. Or, ne lui incombait-il pas de rappeler à l’auteur palestinien de ce dessin le sens du mot « paix » et que sa paix était inadmissible ?

On peine à saisir l’intérêt de cet évènement bref et sans suivi apparent. De la comm’ au service principalement de Mme Hoffenberg dont le bilan s’avère léger ? Une comm’ qui s’est substituée à des actions efficaces ? Mme Hoffenberg évoque souvent son rôle dans la zone de développement franco-palestinienne, mais l’essor de cette zone est inversement proportionnel à celui de l’économie palestinienne qui enregistre des taux des croissance à faire pâlir d'envie la France, voire l'Union européenne ou les Etats-Unis.

Afin d'éradiquer la culture palestinienne de la haine génocidaire des Juifs et des « Croisés » - un objectif-prélude indispensable à la paix -, ne serait-il pas plus efficace de conditionner l'aide financière de la France à la fin des messages de haine promus par l'Autorité palestinienne via ses manuels scolaires, ses médias, etc. ?

Si le parallèle entre la « guerre israélo-palestinienne » et les conflits entre la France et l'Allemagne est pertinent, alors l’Etat d’Israël représente la France et l’Autorité palestinienne l’Allemagne nazifiée entre 1933 et 1945. Or, d’une part, seule la capitulation du IIIe Reich exigée par les Alliés a mis fin à la Seconde Guerre mondiale et, d’autre part, la France victorieuse n’a pas cédé à l’Allemagne vaincue l’Alsace et la Moselle annexés par le IIIe Reich (1940-1945). Dès lors, une attitude aussi ferme s’avère nécessaire à l’égard de la partie palestinienne.

Ce projet de Mme Hoffenberg se révèle problématique aussi pour une raison juridique. Le 13 octobre 2010, Mohamed Ulad, réalisateur, et Sophie Nordmann, philosophe m’ont indiqué avoir présenté, le 5 juin 2009, à Mme Hoffenberg un projet similaire, mais dans le cadre d’un documentaire télévisuel, Les accords de Marseille, qu’elle s’était engagée selon eux à soutenir. Ce qu’a nié Mme Hoffenberg.

En juillet 2011, Mme Hoffenberg a mis fin à sa fonction car elle se présentait aux élections législatives de 2012 dans la 8ecirconscription qui inclut l’Etat d’Israël. Elle a obtenu l'investiture de l'UMP.
Dès mars 2011, le député Claude Goasguen, président (UMP) du groupe d’amitié France-Israël à l’Assemblée nationale, l’avait jugée « trop pro-palestinienne »…

En tolérant ce dessin, la France a révélé sa vision rêvée du Proche-Orient et qu'elle ne pouvait pas jouer un rôle neutre dans la réglement du conflit entre le monde musulman et l'Etat Juif.
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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 15:45

 

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Chers amis,

Cela fait maintenant plusieurs mois que nous échangeons des messages et que, parfois, nous nous rencontrons sur le terrain.
Je vous remercie, toutes et tous, pour la qualité de votre accueil et pour la chaleur de votre présence et de votre soutien tout au long de cette campagne.

L’heure du choix a sonné.
Pour certains, vous avez déjà voté par internet et je vous en remercie.
J’espère vous avoir définitivement convaincus de m’apporter votre voix dès le 1ertour ce dimanche.
Dès le 1er tour, car si votre mobilisation est suffisante, un seul tour suffira.

Je pourrais alors très rapidement me mettre au travail, à votre service.

Si vous ne votez pas, d’autres décideront à votre place
S’il reste encore parmi vous des personnes qui doutent, et pour certains, qui hésitent à aller voter, souvenez-vous que si vous ne votez pas, ce sont d’autres qui décideront à votre place.
Et surtout, cette élection est importante, particulièrement dans le contexte actuel où François Hollande vient d’être élu, avec son cortège d’alliés encombrants.
Cette élection est importante car elle peut avoir une influence réelle sur votre vie quotidienne, sur celle de vos enfants et de vos familles, en Israël ainsi qu’en France.

Si vous m’accordez votre confiance, sachez que je viendrai fréquemment vous rendre visite afin de vous écouter et prendre en compte vos préoccupations. Vous aurez, à votre disposition, un interlocuteur attentif à vos souhaits, secondé par une équipe disponible et efficace. Je serai une sentinelle qui veillera au respect de vos droits et de vos intérêts, que vous soyez binational, expatrié ou résidant permanent à l’étranger. Vous, binationaux qui avez parfois hérité de la nationalité française de vos parents, j’ai l’ambition, si je suis élu, de vous donner l’envie de redécouvrir la France, ses valeurs, sa culture et sa langue.

Ne nous voilons pas la face : en raison de la guerre des chefs à droite, mais aussi parce qu’un président élu bénéficie toujours d’un état de grâce qui lui garantit une majorité, le Parti Socialiste dominera la prochaine Assemblée nationale.
Les députés d’opposition systématique seront inaudibles tandis que ceux du parti au pouvoir seront des pions destinés à entériner des décisions prises par d’autres.
Si vous en doutez, cliquez ici.

Les projets fiscaux des deux partis dominants, PS et UMP, sont au détriment des Français de l'étranger
De plus, les deux partis dominants (l’UMP et le PS) ont tous deux des « projets » fiscaux destinés à ponctionner les avoirs des Français, particulièrement ceux qui résident à l’étranger. Si vous en doutez, regardez ce court clip où vous verrez que l’UMP et le PS veulent lier fiscalité et nationalité.

Du côté de l’UMP, par pure démagogie, ils en sont même venus à envisager de supprimer la double nationalité. Voyez l’estime et la considération qu’ils vous portent !

Ne vous laissez pas manipuler par les peurs que tente de susciter l’UMP : cette circonscription est structurellement à droite et nous la gagnerons.

Les autres candidats ne concourent pas sérieusement pour gagner cette élection. A quoi cela sert-il donc de déposer un bulletin par amitié alors qu’on peut voter utilement avec sa tête ?


Candidat libre de centre droit, soutenu par différents partis, véritables amis d'Israël, par la LIFE et par la représentante de l'UMP de Rome.
Pour ma part, je suis un candidat libre de centre-droit. Je ne devrais mon élection qu’à vous tous, mes électeurs. Des partis politiques et des organisations  indépendantes liées à l’expatriation - la LIFE - ont choisi de me soutenir alors que je n’appartiens à aucun d’entre eux. J’en suis fier et je les en remercie. Il y a d’abord eu le Parti Libéral Démocrate (les héritiers d’Alain Madelin). Puis ensuite, le Parti Chrétien Démocrate. Pour mémoire, et pour ceux qui stigmatisent ce soutien, je tiens à rappeler que les chrétiens-démocrates sont les plus fidèles soutiens d’Israël au Parlement européen. De même, aux Etats-Unis, lorsque le président en place tente d’imposer une « solution » aux dirigeants israéliens, ce sont les mouvements chrétiens qui sont les plus ardents défenseurs d’Israël.
Tout en demeurant indépendant, j’ai su élargir mes soutiens puisque l’équipe israélienne de Philippe Soussi (Nouveau Centre) soutient ma candidature, de même que la représentante de l’UMP à Rome qui fait activement campagne pour moi depuis plusieurs mois.
Je vous suggère aussi de lire les témoignages de soutien de personnalités importantes qui apparaissent sur cette page.

Candidat libre, je serai libre d’agir en fonction de vos intérêts et de nos valeurs communes. Je ne serai pas la marionnette d’un parti, par nature hostile à Israël, que ce soit le Parti Socialiste et ses alliés, ou le parti Gaulliste de l’UMP.
A ceux qui douteraient de l’inutilité d’un député UMP supplémentaire, je vous propose de chercher une seule déclaration d’un député UMP qui se serait opposé aux décisions hostiles à Israël que Nicolas Sarkozy a pu prendre : admission de la « Palestine » à l’UNESCO, condamnation d’Israël à l’ONU, insultes au Premier ministre israélien…
Pour ma part, je serai le député d’une opposition constructive qui ne s’opposera pas, par principe, à tout ce que la nouvelle future majorité décidera. Mon objectif sera d’être efficace afin de vous servir avant de servir les intérêts d’un camp, d’un clan.

A ceux d’entre vous qui pensent que ce vote à l’Assemblée nationale ne les concerne pas, je tiens à rappeler que votre député vous représentera et que vous devrez en être fiers. Il devra défendre vos droits et devra être vigilant pour éviter que vous ne soyez négligés par les législateurs.
Cette élection est importante pour vous, elle aura un impact sur votre vie.

Je vous invite donc à voter pour moi, un candidat libre de centre-droit.
Libre aussi, parce que je suis le seul candidat à avoir financé ma campagne tout seul. Regardez ceux qui ont financé les campagnes de mes concurrents et vous verrez qui tirera leurs ficelles…

Animé d'une volonté de rassemblement, je serai le député de tous les Français de notre circonscription
Afin de mieux connaitre mes engagements, je vous propose d’aller visiter mon site -www.KARSENTY2012.com – et de lire ma profession de foi que vous avez déjà dû recevoir. Sinon, cliquez ici pour la lire.

Pour conclure, je tiens à rappeler que, si je suis élu, je serai le député de tous les Français de cette circonscription, sans exclusion.
De tous les pays, de tous les partis ; de toutes les croyances et de toutes tendances.
Avant le 3 juin, nous étions parfois concurrents. Après le 3 juin, nous serons unis autour du député que vous aurez choisi afin qu’il fasse le travail que vous attendez de lui.
Si je ne suis pas élu, je souhaiterai bonne chance au vainqueur. Si je ne devais pas participer au second tour, j’analyserai les candidatures restantes et je vous indiquerai quel sera le vote que je recommanderai.
Je sais, bien sûr, que je ne serai pas propriétaire de mes voix mais j’indiquerai une préférence.

Malgré les invectives, les propos parfois durs que j’ai subis, je me réjouis d’avoir participé à une campagne dans laquelle les médias locaux ont été libres de s’exprimer. C’est une des grandes spécificités de cette élection dans laquelle, pour la première fois pour une élection française, grâce à la présence de médias locaux puissants, les médias dominants français n’ont pu dicter leur choix aux électeurs.

Merci à vous tous, vous tous qui êtes venus à ma rencontre, vous tous qui m’avez aidé tout au long de cette campagne.
Parfois opposants au départ, la confrontation de nos idées m’a permis d’évoluer et d’aboutir à un diagnostic différent de celui que j’avais effectué initialement.

J’espère vous revoir prochainement afin d’élaborer avec vous les modalités de notre future collaboration pour les cinq années à venir.
A bientôt,

Philippe Karsenty, votre député déterminé

Visitez mon site de campagne: www.KARSENTY2012.com

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 20:56
Philippe Karsenty : « Face aux mensonges, toujours dire la vérité »

http://www.dreuz.info/2012/05/philippe-karsenty-face-aux-mensonges-toujours-dire-la-verite/

Classé dans: Election 2012,France,Géopolitique | 
Karsenty affiche Philippe Karsenty : « Face aux mensonges, toujours dire la vérité »

Alors que le vote sur internet a commencé ce mercredi 23 mai, Philippe Karsenty nous a accordé une dernière interview au cours de laquelle il met les pendules à l’heure. En effet, attaqué de toutes parts par certains de ses concurrents, il a simplement voulu rétablir les faits.
Interview vérité, sans langue de bois.

Depuis quelques semaines, vous avez été attaqué par plusieurs candidats. Vous n’avez pas voulu répondre à leurs attaques. Pourquoi ?

Philippe Karsenty : Vous avez raison, je n’ai pas répondu aux provocations de mes opposants car leurs propos ne sont pas raisonnables. Ils s’énervent car ils doivent sentir que cette élection leur échappe.
La candidate UMP pensait que le score de Nicolas Sarkozy en Israël lui ouvrait une voie royale. Elle a probablement oublié que les électeurs n’ont pas voté pour Nicolas Sarkozy mais contre la gauche et ses alliés encombrants. Pourquoi ? Parce que Sarkozy a beaucoup déçu en Israël. Ses propos insultants contre Netanyahu, ses condamnations répétées d’Israël à l’ONU, son refus de reconnaitre le caractère juif de l’Etat d’Israël ou sa reconnaissance de la « Palestine » à l’UNESCO, sont autant d’injures faites à Israël et au peuple juif. Et comme la candidate de l’UMP a collé à la politique étrangère de Sarkozy, elle en paie le prix. Pour ma part, même si j’ai voté pour Sarkozy à la présidentielle, faute de mieux, j’ai toujours été lucide. J’ai ainsi publié des critiques argumentées de sa politique étrangère : « Sarkozy ne comprend rien au Proche-Orient. »puis « Décidément, Sarkozy ne comprend toujours rien au Proche-Orient. »

Pensez-vous que d’autres candidats ont été attaqués comme vous ?

Philippe Karsenty : Pour ce qui concerne Gil Taïeb, j’ai vu passer un article sur JSS qui, en dehors de toute considération partisane, m’est apparu incomplet : Seul Gil Taïeb ne dit pas pour qui il va voter. Pourquoi ? En effet, même si cet article pose de bonnes questions, il passe totalement sous silence le travail associatif et caritatif de Gil Taïeb pour se concentrer sur les zones d’ombre que ce candidat entretient. Il faut le dire et le répéter, au risque d’agacer certains : Gil Taïeb effectue depuis de nombreuses années un travail associatif utile en Israël. Cela n’en fait en rien un politique, mais cet aspect positif de son travail ne doit pas être ignoré.

Pour le reste, cet article soulevait des questions auxquelles aucune réponse n’a jamais été apportée : pourquoi Gil Taïeb n’a-t-il jamais dit publiquement pour qui il voterait au second tour de la présidentielle ? Pourquoi n’assume-t-il pas son engagement à gauche, en France et en Israël ? Pourquoi ne parle-t-il pas franchement du fait que sa femme est une élue de gauche à Paris ? Etre de gauche n’a rien d’infâmant que je sache ! Il est de gauche, la plupart de ses soutiens le sont. Ainsi, j’observe que Jack Lang est sur ses tracts de campagne. Pour ma part, le seul lien que j’ai avec Jack Lang est qu’il a signé la pétition de la honte en soutien à Charles Enderlin.
Cet article révèle d’autres facettes ignorées, mais je ne souhaite pas m’appesantir là-dessus. L’essentiel est que Gil Taïeb n’a pas d’expérience politique et que son choix de concentrer sa campagne uniquement en Israël le coupe du reste de la circonscription.

Pour revenir à votre question, il me semble que c’est leur propre peur de perdre les élections, qui alimente les attaques répétées de mes concurrents. En ce qui me concerne, je reste serein, déterminé, et je fais confiance à l’intelligence des électeurs. Me choisiront-ils ou voteront-ils pour un autre ? Je n’en sais rien mais j’accepte par avance le verdict qui sera rendu par les urnes.

Ces derniers jours, Gil Taïeb a été mis en difficulté par ses infractions au Code électoral. Quelle est votre position sur ce sujet ?

Philippe Karsenty : Je n’ai pas à avoir de position là-dessus. La loi est la loi et elle est la même pour tout le monde. Faire de la publicité à moins de six mois d’un scrutin est interdit. Gil Taïeb l’a fait, au mépris de la loi française. C’est un comble quand on veut être élu député pour siéger à l’Assemblée nationale et participer à la rédaction et au vote des lois. L’inéligibilité d’un candidat est déterminée par des textes précis qui sont assez bien décrits dans cet article : « Pendant les six mois précédant le premier jour du mois d’une élection et jusqu’à la date du tour de scrutin où celle-ci est acquise, l’utilisation à des fins de propagande électorale de tout procédé de publicité commerciale par la voie de la presse ou par tout moyen de communication audiovisuelle est interdite. » Or, il ne sera pas difficile de prouver que, tout au long de cette campagne, Gil Taïeb a acheté des pages de publicité dans de nombreux médias francophones israéliens. Mais comme cette inéligibilité se décide a posteriori, après le scrutin, Gil Taïeb peut être candidat même si tout le monde sait qu’il ne pourra pas être déclaré élu. Je pourrais ajouter, qu’en n’ayant mené sa campagne qu’en Israël, il s’est coupé du reste des électeurs et que donc, il ne peut mathématiquement être élu.

Dans ce cas-là, pourquoi maintient-il sa candidature ?

Philippe Karsenty : Il faut le lui demander. Pour ceux qui observent attentivement cette campagne depuis le début, la candidature de Gil Taïeb n’est pas prise au sérieux. Beaucoup ont pensé qu’il faisait un galop d’essai pour augmenter sa popularité en vue d’élections communautaires en France. Ce n’est pas certain. Peut-être croyait-il lui-même sincèrement qu’il avait une chance de gagner ces élections ? Mais certains de ceux qui l’entourent sont beaucoup plus pervers. Ils se servent de lui pour fausser le fonctionnement démocratique français, car mon éventuelle victoire serait la défaite cinglante de la plupart des amis de Gil Taïeb. Ainsi, tous ceux qui le soutiennent et qui se sont unis pour défendre leur ami Enderlin dans le cadre de l’affaire al Dura voient d’un mauvais œil mon arrivée à l’Assemblée nationale. Allez demander aux récents ambassadeurs d’Israël en France qui portent tous une large part de responsabilité dans la faillite médiatique de l’Etat qu’ils étaient censés représenter, ce qu’ils pensent de ma probable élection…

Vous voulez dire que le maintien de Gil Taïeb, malgré tout ce que l’on sait maintenant, pourrait être une manœuvre pour vous affaiblir ?

Philippe Karsenty : Je ne peux imaginer que ce soit le cas. Je me concentre sur ma campagne et mes propositions concrètes, qui sont présentes sur mon site depuis novembre 2011.

Si vous n’arrivez pas au second tour, quelle consigne de vote donnerez-vous ?

Philippe Karsenty : Avant tout, permettez-moi de dire que j’espère être qualifié pour le second tour. Si je n’y parviens pas, je regarderai ceux de mes concurrents qui seront présents. Je regarderai celui, ou celle, qui correspondra le mieux à mon positionnement politique et j’indiquerai que je choisirai ce candidat, en faisant abstraction de toutes les attaques subies et de toute l’animosité qui s’est déversée contre moi pendant cette campagne. Néanmoins, je vous rappelle que nous ne sommes pas propriétaires de nos voix et que les électeurs sont toujours libres de suivre, ou non, nos avis.

Enfin, n’oubliez pas qu’il y aura une vie après le 3 et le 17 juin. Ceux qui se sont tant affrontés pendant cette longue année de campagne devront réapprendre à vivre ensemble et surtout, le député élu sera celui de tous les Français de cette circonscription. Il faudra alors lui souhaiter bonne chance afin qu’il réussisse la mission pour laquelle il a été élu.

Que vous inspire la récente prise de position de Jean-François Copé et de Jean-Pierre Raffarin en faveur de Valérie Hoffenberg ?

Philippe Karsenty : Elle n’est pas étonnante quand on se souvient que ce sont eux – l’un en tant que Premier ministre et l’autre comme porte-parole du gouvernement français – qui ont offert des obsèques nationales à Yasser Arafat en novembre 2004. Avec des amis comme ça, Israël n’a pas besoin d’ennemis ! Pour savoir qui est la candidate de l’UMP, je préfère lire Guy Millière, qui considère que ses « positions sont porteuses de toutes les compromissions dont peut se rendre coupable le Quai d’Orsay, et que Claude Goasguen la considère comme beaucoup trop « pro-palestinienne ».

L’UMP menace, intimide, mais la parole est au peuple, aux électeurs et je fais confiance à l’intelligence de nos compatriotes pour ne pas se laisser impressionner. Je pense que Jean François Copé ferait mieux de s’occuper de sa propre élection à Meaux, qui n’est vraiment pas assurée. Attendons le verdict des urnes, dans la 8ème circonscription et chez lui à Meaux.
Sans vouloir être cruel, dois-je rappeler les propos jamais démentis du suppléant de Valérie Hoffenberg, Alexandre Bezardin, qui affirmait par écrit : « C’est une guerrière sans orgueil car elle est aujourd’hui convaincue que sa seule logique consiste à aller jusqu’au bout pour nous faire perdre et faire perdre Karsenty, c’est la logique de son entêtement. » ?
Peut-être devrions-nous aussi rappeler ici que son directeur de campagne l’avait quittée « pour des divergences profondes d’ordre moral et financière » ?

David Harari apporte lui aussi son soutien à Valérie Hoffenberg. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Philippe Karsenty : Qu’on peut être un bon scientifique sans rien comprendre à la politique. Par exemple, regardez le nombre de scientifiques français que l’on retrouve dans la stigmatisation d’Israël. Combien se retrouvent dans les campagnes de boycott ? Ce sont souvent des gens manipulés qui, en fin de carrière, sont flattés qu’on vienne les chercher. M. Harari écrit des choses fausses mais il doit le faire sincèrement, sans malice.

J’ai vu aussi que d’autres continuent à  nier le soutien que Valérie Hoffenberg a apporté à son ami Charles Enderlin pour l’aider à protéger son mensonge al Dura.
C’est pourtant la triste réalité. Regardez ce que Charles Enderlin écrivait à son sujet dans son livre consacré à l’Affaire : « Karsenty et Landes ont réussi à convaincre la plupart des organisations juives américaines du bien-fondé de la théorie de la mise en scène. Seul l’American Jewish Committee ne suit pas. Sa représentante à Paris, Valérie Hoffenberg, refuse de participer à la campagne contre France 2 et moi. » En fait, elle a fait bien pire que cela en « informant » Nicolas Sarkozy que j’avais tort et que son ami Enderlin avait raison. Son lobbying a d’ailleurs bien marché puisque Sarkozy a fait remettre la Légion d’Honneur à Enderlin. Plus tardivement, quand j’ai gagné mon procès en appel contre France 2, elle a tenté un timide retournement en faisant des déclarations alambiquées pour dire que, selon elle, la recherche de la vérité était importante. Mais dans le fond, elle n’a pas changé puisque, quand, en février 2012, la Cour de cassation a cassé l’arrêt qui me relaxait, Valérie Hoffenberg s’en est réjouie publiquement à Rome. C’est un des éléments qui a poussé Dominique Sicouri, représentante de l’UMP à Rome, à la quitter et à rejoindre ma campagne en me disant : « Le cynisme a des limite ». Je dispose aussi de nombreux autres témoignages de son engagement auprès de Charles Enderlin dans cette triste Affaire.

Si vous étiez élu, dans quel groupe siègeriez-vous ?

Philippe Karsenty : Je m’apparenterai au groupe qui sera le plus proche de ma sensibilité. En l’état actuel des choses, j’observe la décomposition du parti unique de la droite parlementaire, l’UMP, et j’attendrai de voir comment la droite et le centre se recomposeront afin de participer à ce processus. Je choisirai alors le groupe qui se situera dans une opposition constructive face au gouvernement socialiste, et non dans le petit jeu stérile de la confrontation systématique. J’aurai bien sûr toujours à cœur de défendre les intérêts de tous les Français de l’étranger que je représenterai.

Quel pronostic faites-vous pour le 1er tour de cette élection législative ?

Philippe Karsenty : Les choses sont assez claires puisque les candidatures sont déposées. S’il n’y a pas de vainqueur au 1er tour, il y aura probablement un duel à droite entre la candidate UMP et moi-même. A gauche, la bataille sera davantage disputée entre la candidate socialiste, Gil Taïeb, le candidat des Verts et les candidates du Front de Gauche et du Parti Radical de Gauche.

Vous avez récemment affirmé : « Je n’aurai de comptes à rendre qu’à mes électeurs ». Ne pensez-vous pas que tous les candidats peuvent dire cela ?

Philippe Karsenty : Non, je ne le crois pas car je revendique une indépendance totale ; ce qu’aucun  de mes concurrents ne peut afficher. En effet, je suis le seul à avoir financé ma campagne tout seul afin de conserver mon entière liberté.

Très récemment, on vous a attaqué sur les soutiens que vous recevez. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Philippe Karsenty : Bien sûr. Je suis et je reste indépendant mais je ne suis pas un homme seul. Je suis soutenu par des personnalités politiques françaises et par des courants politiques qui pensent que je pourrais être utile à l’Assemblée nationale.

On me reproche d’être soutenu par le Parti Libéral Démocrate ? Mais en vertu de quoi ? J’assume, je suis d’inspiration libérale et le parti héritier des idées d’Alain Madelin me soutient.
On me reproche d’être soutenu par le Parti Chrétien Démocrate. Mais à quel titre ? J’assume parfaitement ce soutien ; j’ai mené une campagne partout dans la circonscription et mon message de vérité a été entendu partout. Dois-je m’en cacher pour ne le montrer qu’à mes électeurs italiens, et pratiquer le double langage comme d’autres ? Non, je prône la transparence et je l’applique à moi-même.

Ces partis sont des composantes classiques de la vie politique française.

Leurs valeurs sont des « fondamentaux historiques » du centre-droit, auquel ils appartiennent.

Soit dit en passant, lorsqu’aux Etats-Unis, les organisations juives de gauche veulent faire pression sur Israël, ce sont les organisations chrétiennes américaines qui viennent à  la rescousse.
La présidente du PCD,  qui revendique régulièrement son attachement à Israël, a  été d’ailleurs une des rares responsables politiques (la seule présidente de parti) à condamner publiquement le vote de la France en faveur de l’admission de la « Palestine » à l’UNESCO.

Gil Taïeb parle « d’alliance contre nature ». Je lui laisse le choix des mots et du sectarisme.

Avez-vous un dernier mot à  dire à nos lecteurs pour conclure ?

Philippe Karsenty : Votre choix sera le bon et je vous fais confiance. J’espère avoir mérité votre suffrage et je suis satisfait de la campagne que j’ai menée. J’ai été injustement attaqué mais je ne regrette pas de ne pas être entré dans le jeu de certains de mes adversaires, dont certains se sont retirés d’eux-mêmes.
Votez utile, ne gaspillez pas votre voix vers des candidats qui ne pourront de toute façon pas gagner cette élection, que ce soit pour des raisons mathématiques ou légales.
Et s’il vous reste un doute, venez voir, ou revoir, mon site de campagne - www.KARSENTY2012.com – vous y trouverez toutes les informations nécessaires pour mieux connaitre mes propositions.

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 11:52

 

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Chers amis,

 

Dans le cadre de cette campagne électorale, j’ai voyagé dans toute la 8ème circonscription et j’ai reçu les soutiens de nombreuses organisations et de partis politiques français.


Comme je vous l’avais indiqué précédemment, je suis et reste le seul candidat vraiment indépendant puisque je n’appartiens à aucun parti. 


De plus, j’ai choisi de financer ma campagne tout seul ; personne ne pourra donc m’influencer… sauf vous car « je n’aurai de comptes à rendre qu’à mes électeurs. »

Ma candidature a suscité un enthousiasme en Italie où la représentante de l’UMP à Rome à décidé de me soutenir.

D’autres dirigeants politiques français ont souhaité soutenir ma candidature sans que je rejoigne leur parti politique : je suis et je reste libre et indépendant.

Le Parti Libéral Démocrate (les héritiers d’Alain Madelin) et le Parti Chrétien Démocrate ont décidé de me soutenir. 
Je leur en suis reconnaissant et cela montre que je suis en mesure d’élargir le cercle de mes soutiens. 
La présidente du PCD,  qui revendique régulièrement son attachement à Israël, a  été d’ailleurs une des rares responsables politiques à condamner publiquement le vote de la France en faveur de l'admission de la « Palestine » à l'UNESCO.

Par erreur, le site du ministère des Affaires étrangères qui vous permet de voter sur internet mentionne le fait que je serais un candidat du Parti Chrétien Démocrate. 
C’est une erreur. Ce parti me soutient mais je suis libre et je n’en suis pas membre. 
J’ai demandé à ce que cela soit corrigé. J’ai reçu la confirmation du fait que cela sera fait mais cela va prendre un certain temps.

Plus récemment, une autre organisation importante représentant les intérêts des Français de l’Etranger m’a apporté son soutien : la Ligue Internationale des Français de l’Etranger.

Je continue donc à fédérer autour de ma candidature et je poursuivrais cette démarche tout au long de ma campagne.

Enfin, pour ceux qui auraient encore l’idée de voter pour un des partis tels que l’UMP ou le PS, je vous invite à lire l’excellent analyse de Victor Perez dans laquelle il explique clairement :

« De l’extrême droite à l’extrême gauche, en passant par l’UMP et le PS, la présence de juifs en Judée et Samarie est vue comme une « colonisation » ; aucun de ces partis n’imagine une « Palestine » autrement que judenrein ; Jérusalem-est, et donc la vieille ville, devra être la capitale de ce nouvel état ; et une juste solution pour les « réfugiés » devra être trouvée. Autrement dit, Israël se devra d’en recevoir un certain nombre, voire un nombre certain faute d’être désigné comme responsable de l’échec du ‘’processus de Paix’’. »

A très bientôt et n’oubliez pas que vous pouvez dès à présenter voter sur internet. Il vous reste 5 jours pour le faire.

Amitiés et à bientôt,

Visitez mon site de campagne: www.KARSENTY2012.com

Philippe Karsenty  

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 12:24

 

 


Bizarrement le cacique UMP court encore dans les médias (tel le furet du bois maudit, tel le poulet sans tête aussi) pour accuser Marine Le Pen d'avoir fait élire Hollande, alors qu'elle avait proposé un pacte entre les deux tours ; par contre le bonimenteur UMP n'accuse pas, en tout cas pas sur le même ton, Bayrou d'avoir fait voter Hollande, alors que ce dernier a dit qu'il le ferait (et il l'a fait) tandis que Marine Le Pen affirme avoir voté blanc. Il est donc curieux que l'UMP ne tienne pas compte de cette réalité ou si peu. Bayrou légitime son appel en considérant que Sarkozy aurait "extrêmedroitisé" son discours entre les deux tours. Il aurait plutôt fallu que Sarkozy se rapprochasse de lui (c'est la thèse d'Alain Duhamel de RTL), ce qui lui aurait permis d'avoir les voix qui lui ont manqué plutôt que de lorgner uniquement vers le FN…

Est-ce si sûr ? N'y aurait-il pas eu au contraire plus d'abstentions ou de nuls ? À moins que, dès le départ, Sarkozy avait avancé un programme authentiquement "libre" (en référence à un de ses livres) basé par exemple sur une réforme profonde des coûts entravant la compétitivité, comme la protection sociale, en permettant la concurrence d'y entrer – avec de la solidarité en filet de protection- ce que propose Claude Bébéar de l'Institut Montaigne ("paye-t-on en commun son assurance auto ?" dit-il sur BFM) en ajoutant par ailleurs que 50 milliards devraient être également sortis des taxes diverses payées par les entreprises (comme le 1% logement).

Bayrou aurait pu aussi convaincre Sarkozy en prenant en exemple l'arrivée du provider Free dans Internet puis dans le mobile qui a été capable de bouleverser la donne tout en proposant un service de qualités malgré les bugs de départ, (mais Sarkozy était contre cette arrivée de Free dans le mobile).

Bref, Bayrou aurait-il dit "oui" entre les deux tours en fin de course si Sarkozy avait pris un tournant résolument réformiste ? Pas sûr encore une fois. De toute façon Sarkozy, néo-colbertiste, n'aurait pas accepté de telles avancées. Il ne l'a pas fait d'ailleurs. Mais s'il l'avait fait ? Il commençait timidement à se laisser convaincre avec cette histoire de la TVA "anti-délocalisation", mais quelques milliards à côté des 30 milliards calculés par le MEDEF ce n'était pas encore cela….

Et ce n'était pas contradictoire avec la nécessité de bien intégrer les gens d'origine étrangère, même s'ils sont nés en France, en repensant la politique de la ville et l'enseignement dans le secondaire.

Il faut d'ailleurs refaire des enquêtes de terrain sur ce sujet, et aussi sur l'assistanat sociale : est-il vrai par exemple qu'un couple d'étrangers profitant du regroupement familial, fraichement arrivé, et ayant nombre de bambins, passe en priorité devant des couples français déjà anciens sur la liste d'attente pour les logements sociaux mais ayant moins d'enfants pour l'accès au logement social et la CMU ? Est-ce que c'est le nombre d'enfants qui est prioritaire ? Ou alors le niveau de vie ? Ou alors la carte du Parti? Et non pas la durée sur la liste d'attente ? Lorsque l'on voit nombre de caciques politiques confortablement installés dans des HLM on peut douter de " l'ordre juste " en la matière… Notons encore fois que le choix de sa protection sociale permettrait de réduire les coûts de fabrication des logements : il y aurait alors à terme suffisamment d'offres pour toutes les demandes sans que les uns envient les autres, plutôt qu'attendre que l'État nounou donne (mal) la béquée.

Admettons donc que l'UMP soit plus proche programmatiquement de Bayrou que du FN. Sauf que, encore une fois, Bayrou n'a pas fait ce genre de propositions capable d'articuler fraternellement liberté et égalité. Il a au contraire participé au concert multiculturaliste (en approuvant les réservations communautaristes de piscine municipale) ne voyant pas que sur ce terrain cela mine le fait d'être ensemble. Il ne propose pas non plus de libérer l'enseignement par exemple (alors que l'enseignement privé n'a pas le droit de s'agrandir). Le PS non plus évidemment qui cherche encore à retoucher aux rythmes scolaires, aux évaluations, alors que sur le terrain les praticiens préfèrent une meilleure concertation à un énième chambardement, même France Info s'en fait l'écho en interviewant un spécialiste en science de l'éducation.

Et pour la "petite" histoire, à propos de Jules Ferry auquel le président de la République François Hollande tint, à tout prix, à lui faire la leçon, il s'avère que son idée de "race supérieure" n'était pas ethnique mais spirituelle : il faut libérer tous les êtres humains des préjugés coutumiers afin qu'ils puissent eux-aussi jouir des libertés de penser et d'entreprendre en vue de se hisser à ce niveau supérieur supposé avoir été atteint en Europe mère des sciences et du progrès social et économique : ce n'est pas faux et même Marx louait cette façon de voir parce qu'elle était une étape nécessaire vers l'universalisation que parachèvera le "social/isme" puis le comm/un/isme ; mais dans le PCF (Politiquement Correct Français) d'aujourd'hui, nageant à rebours vers le pré-marxisme du relativisme culturel, une telle prétention est de plus en plus hors du temps. Hors d'atteinte plutôt. Bayrou a participé aussi à sa fondation.

Posons donc à nouveau le débat des législatives dans un tel contexte global.

L'UMP aurait pu rencontrer tout de même le MODEM et tacher de trouver un accord programmatique sur les propositions de liberté et d'égalité proposées plus haut. Sur cette base, le candidat de cette "majorité de progrès" serait arrivé au moins en seconde position ; mais que faire en cas de triangulaire avec le FN ? Et que faut-il faire si au second tour des législatives un UMP arrive en troisième position derrière le FN ?

Avant de répondre, il faut observer que le climat est si délétère entre l'UMP et le MODEM, d'une part, et les programmes si éloignés, d'autre part, qu'un accord a été rendu improbable d'autant que la campagne vient de commencer. Mais admettons qu'il existe encore un mince filet de modus vivendi si l'UMP fait des propositions innovantes en matière économique afin de toucher la fibre libérale des centristes. C'est loin d'être sûr. Et dans ces conditions, en cas de triangulaire, il est fort probable que la population MODEM fera comme les Présidentielles en se réfugiant dans l'abstention ou le vote PS. Il reste donc la discussion avec le FN.

Sur quelles bases ? Celui-ci pose comme condition préalable aux candidats UMP de quitter l'UMP, ce qui est curieux comme type de négociation et cela s'apparente plutôt à du dépouillement qu'une recherche d'alliance. Pourtant, en négociant l'idée de faire un véritable audit de la protection sociale (alors que le FN a la même position que le PS dans le fait de la garder dans le giron étatique) en étudiant les moyens de se faire mieux entendre par nos partenaires européens, en discutant sur les moyens de plus renforcer les petites et moyennes entreprises, en discutant la question de la sécurité globale dans les banlieues sensibles, le poids de l'impôt, etc, etc, etc, il y aurait moyen d'avoir un accord patriotique en mettant de côté les questions qui fâchent. Du moins si l'on sort du débat imposé par la gauche lorsqu'elle parle de "cordon sanitaire" d'une part, et si d'autre part le FN ne cherche pas le jusqu'au boutisme en pensant qu'il peut dès maintenant prendre l'ascendant alors que précisément le "cordon sanitaire" est toujours là et que même si l'UMP implose et que le PS triomphe, il n'est pas sûr que le FN puisse affronter, seul, une gauche renforcée et cherchant l'affrontement comme on le voit avec Mélenchon et Hamon qui recherchent à tout prix une virginité du genre "front anti-fasciste" de sinistre mémoire : il déboucha sur le traité Staline-Hitler.

Au fond, et au bout du compte, et vu l'imbroglio qui s'annonce, les jeux semblent faits néanmoins, rien ne va plus ; seul donc le vote blanc ou nul, aux deux tours, me semble être la seule issue, hormis le vote pour les candidats authentiquement libéraux et patriotes bien sûr. À charge pour 2017 de faire en sorte d'organiser le débat de telle façon qu'une mouvance libérale, démocrate, républicaine puisse surgir, organiser des primaires, sélectionner des candidats pour les élections à venir… Il n'y a pas d'autre issue.

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Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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