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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 17:07

 

 

 

 

 

 

 

 

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« Contre l’élite sectaire qui monopolise le discours politique, il faut redonner la parole au peuple ! »

hamodia

 No 137 06 septembre 2010, Interview

Après s’être fait connaître du grand public israélien en dénonçant voilà quelques mois la collusion des certains groupes financés par le « Nouveau Fonds israélien » avec le très partial Comité des droits de l’homme de l’ONU et son président Richard Goldstone - l’auteur du rapport biaisé sur l’opération « Plomb durci »de Tsahal à Gaza fin 2008 -, Im Tirtzou (*) a démultiplié ses activités : depuis les campus universitaires où elle dénonce les enseignants foncièrement anti-israéliens, jusqu’aux couloirs et aux commissions de la Knesset où elle est en train de proposer certaines réformes législatives. Son double but : redonner foi au peuple israélien dans la justesse de sa cause face à tous ses détracteurs de l’intérieur, et impulser une « seconde révolution sioniste » de nature d’ailleurs plus idéologique et culturelle qu’institutionnelle ou politique. 

- Hamodia : Voilà peu de temps que le grand public israélien a entendu parler de vos activités, notamment dans le sillage de la publication du rapport Goldstone. Pouvez-vous nous dresser un rapide historique de la genèse de votre association ?

- Ronen Shoval : C’est avec d’autres jeunes réservistes de Tsahal ayant participé, lors de l’été 2006, à la Seconde guerre du Liban - avec tous les dysfonctionnements logistiques et militaires ayant produit le découragement et les protestations que l’on sait - que nous avons lancé l’idée d’une association indépendante et non-partisane… Et ce, à la fois pour renforcer à la base - grâce à un mouvement populaire - les raisons d’être de l’État d’Israël, pour mieux faire apparaître la justesse de tout le chemin parcouru collectivement depuis 1948, et aussi dans le but d’initier un débat culturel formateur capable de préparer les futurs leaders de notre société à mieux assumer l’héritage de la génération fondatrice de notre pays : à savoir construire un État juif et démocratique sur la terre d’Israël, et se développant sur des valeurs juives.
En fait, nous voulons aussi combattre les « vaches sacrées » et les idées toutes faites imposées, depuis au moins 40 ans, aux plans intellectuel, culturel et politique par une toute petit élite d’universitaires « bien-pensants » aux idéaux cosmoplites très pro-occidentaux - souvent positionnés à l’extrême gauche - qui se dressent en permanence contre l’aspect juif de l’État d’Israël, le bienfondé de son existence et les actions légitimes de défense de son armée… Or cette élite, qui dispose d’énormes moyens financiers et médiatiques, d’ailleurs inversement proportionnel à sa taille et à sa popularité réelles dans le pays, a annexé voire asservi par ses dogmes l’ensemble du leadership politique officiel ! Si bien qu’il est est devenu très difficile d’ouvrir une brèche dans ce mur de fausses évidences - ce que nous nous proposons pourtant de faire… 

 

- En quoi consistent concrètement vos activités ?

 

- Créée en janvier 2007, notre association - qui compte près de 20 000 adhérents et sympathisants - s’est surtout développée sur une dizaine de campus universitaires du pays (où existent maintenant des sections de Im Tirtzou) notamment pour défendre au jour le jour le bienfondé de notre État et aider les étudiants à participer au débat public, mais aussi dans tout le pays par de nombreuses actions menées aux quatre coins d’Israël : volontariat auprès de la population de Sdérot et auprès des nouveaux immigrants à peine arrivés, soutien sous plusieurs formes apporté aux soldats de Tsahal ainsi qu’aux survivants de la Shoah, aide concrète fournie aux agriculteurs contre le vol et le vandalisme, actions sur le terrain de protection de l’environnement, etc. 
Le tout, en organisant parallèlement des débats, des conférences et des pannels de discussions sur les campus et ailleurs, mais aussi en appelant parfois à des manifestations et en apparaissant régulièrement dans la presse nationale et sur Internet, où nous disposans bien sûr d’un site (**). 

 

 

- En trois ans d’existence, quels ont été vos principaux succès ?

 

- Après nos différents rapports envoyé à l’establishment politique et sécuritaire du pays sur les graves dysfonctionnements de la Seconde guerre du Liban, il y a eu (comme vous l’avez signalé) nos importantes révélations de l’hiver dernier auprès du grand public sur le rôle scandaleux joué par une dizaines d’associations israéliennes - arabes et d’extrême gauche -, toutes dûment financées par le New Israel Fund (NIF) américain, qui ont littéralement dicté, voire parfois rédigé pour la commission de l’ONU dirigée par Richard Goldstone la liste des prétendus « crimes de guerre » et autres « violations délibérées des droits de l’homme » mentionnés dans ce rapport et qu’aurait commis Tsahal lors de l’opération « Plomb durci ».. Ce qui a eu un grand impact en faisant découvrir à l’opinion israélienne la vraie nature du NIF !
Par ailleurs, sur plusieurs grands campus - comme celui de l’université de Tel-Aviv -, nous avons réussi à réinstaurer les célébrations du Yom Haatsmaout, tombées en désuétude depuis plusieurs années par manque de motivation…
Mentionnons aussi le renvoi définitif - par l’administration du Merkaz Sapir où il enseignait, et ce grâce à notre propre action - de Nizar ‘Hassan, un chargé de cours qui expulsa en 2008 de sa classe l’un de ses élèves sous prétexte qu’il revêtait ce jour-là l’uniforme de Tsahal ! 

 

- Mais actuellement, la presse nationale parle surtout de vos actions dénonçant certains enseignants anti-israéliens où vous faites pression sur les donateurs de ces établissements académiques

 

- Effectivement, nous développons à présent une action de fond - pour l’instant centrée sur la seule université Ben Gourion du Néguev installée à Béer-Chéva, mais qui a vocation de s’élargir ailleurs… - afin de demander des comptes à sa direction et à son Conseil d’administration sur l’attitude et les « sorties » anti-israéliennes répétées de certains enseignants de ce campus ! Un phénomène qui a eu une forte tendance à se développer sur plusieurs autres campus d’Israël, à commencer par celui de Tel-Aviv…
En effet, bien que dûment appointés par l’État commes salariés, ces universitaires n’hésitent pas à dénigrer sans cesse - dans leurs cours, comme dans leurs apparitions publiques lors de débats et conférences, ou bien encore dans leurs publications et leurs écrits faits sur place ou à l’étranger - Israël, sa raison d’être, son peuple et son armée… 
Une action de Im Tirtzou qui s’est même étendue à Béer-Chéva jusqu’auprès de certains grands donateurs étrangers de cette université - bien sûr très pro-israéliens et sionistes - auxquels nous nous sommes directement adressés pour leur demander s’ils savaient vraiment à quoi était en fait parfois employée une partie de leur argent…
Tout cela a créé de nombreux remous dont la presse nationale s’est fait l’écho… Si bien que la direction de l’université du Néguev s’est enfin résolue à faire un « audit interne » censé élucider cette question. Nous avons d’ailleurs proposé qu’entretemps, et avant de connaître les résultats de cette enquête, les donateurs puissent continuer à soutenir cette université en versant leurs dons sur un compte en banque spécialement ouvert par nous à cet effet : s’ils sont satisfaits des conclusions de cet audit, nous transfèrerons leur argent à l’université, sinon, nous le leur restituerons !

- Outre ces succès assez ponctuels, quelle est votre influence réelle auprès du leadership et des grands décideurs du pays ?

- Nos diverses actions de défense idéologique et médiatique d’Israël sur les campus et partout ailleurs ont atteint la Knesset, et notamment sa Commission parlementaire de l’Éducation : nous venons en effet de remettre à tous ses membres un rapport de fond sur l’anti-israélisme et l’antisionisme scandaleux diffusés - sur fonds d’État - par des départements entiers de certaines universités du pays. Ce document, qui propose une réforme dans la législation des modalités du financement des universités et du contenu de leurs programmes d’enseignement, est à présent examiné avec le plus grand sérieux par de nombreux députés. 
Plus largement, alors que d’autres projets de réformes sont actuellement déployés dans plusieurs directions, Im Tirtzou entretient des relations de travail de plus en plus fructueuses avec plusieurs ministres - comme Boggy Ayalon ou Gidéon Saar (Éducation) -, ainsi que des liens rapprochés avec des parlementaires de plusieurs partis, notamment de Kadima et du Likoud.
En fait, nos buts ne sont en rien sectaires et partisans, ni aliénés par telle ou telle faction de l’échiquier politique israélien : il s’agit d’un combat à plusieurs niveaux mené dans l’intérêt général de tout le peuple d’Israël pour le « revitaliser » et pour une meilleure compréhension du projet sioniste ! 

- Comment expliquez-vous la hargne et l’intolérance avec lesquelles cette élite que vous dénoncez a répliqué à vos actions en milieu universitaire ? (***)

- Il faut comprendre que c’est la première fois dans l’histoire d’Israël qu’un organisme public remet en cause - aux yeux de tous et en l’interpellant avec ses propres armes intellectuelles - cette élite monopoliste et sectaire, dressée contre les valeurs juives qu’elle croit évacuer d’un revers de main en les qualifiant d’« archaïques et désuètes ». Et ce, en l’interpellant précisément là où « ça fait mal » : à savoir au niveau du contenu même de ses dogmes et préjugés ! D’autant que nous appelons à une « deuxième révolution sioniste » qui serait, après la phase du retour « physique » opéré depuis 1948 par notre nation, cette fois de nature plus culturelle et idéologique, ainsi que fondée justemement sur d’authentiques valeurs juives. 
Grâce à cela, une partie de la presse et certains hauts responsables sociaux et politiques (d’ailleurs jusqu’au Premier ministre lui-même dont nous avons reçu les félicitaitons !) prennent peu à peu conscience du fait que le débat public a trop longtemps été confisqué par les fausses certitudes de cette véritable secte idéologique. Laquelle - ne nous faisons toutefois guère d’illusions ! - a encore beaucoup de pouvoir… 
Tout ce que nous voulons, c’est simplement aider notre peuple à se réveiller, à se ressaisir et à réussir à faire enfin entendre sa propre voix si longtemps confisquée par le véritable « Thermidor anti-sioniste » opéré, au fil des années, par cette élite ultra-minoritaire ! Et à la vérité, ce qui nous fortifie le plus pour aller de l’avant dans cette direction authentique, ce sont les chaleureux encouragements sans cesse recueillis ici et là sur le terrain, partout où Im Tirtzou intervient et se manifeste, de la part de milliers de citoyens de ce pays. 

Pétitions et contre-pétitions
Des polémiques très politiques autour du nouveau Centre culturel d’Ariel… 
Censé ouvrir le 8 novembre prochain avec des représentations déjà programmées, le nouveau Centre culturel d’Ariel (CCA) - qui comporte une salle de spectacles de 530 places et un auditorium de 100 places - a tout récemment fait l’objet d’une séries de polémiques publiques. Et ce, pour la seule raison qu’il est installé au cœur de la plus grande ville juive de Samarie, considérée comme « un territoire occupé » par l’extrême gauche israélienne et une certaine élite intellectuelle qui s’identifie depuis longtemps à ses dogmes et à ses idéaux.
Tout a commencé le 28 août dernier lorsque les médias ont publié une « lettre ouverte » signée par quelque 36 professionnels (acteurs et techniciens) appartenant aux diverses troupes de théâtre invitées à l’ouverture du CCA et annonçant leur refus de se produire en « Cisjordanie occupée »… Une démarche soutenue deux jours après par un groupe d’intellectuels d’extrême gauche - dont les écrivains A. B. Yéhoshua, Amos Oz et David Grossman - qui ont signé une pétition en solidarité avec ces 36 « théâtreux » refusant de se produire à Ariel. Appelée par le mouvement pacifiste d’extrême gauche Chalom A'hchav, une manifestation de soutien devait aussi se tenir à Tel-Aviv le lundi 30 août devant le siège du Théâtre national Habima, qui a regroupé plusieurs centaines de personnes ainsi que deux parlementaires de Meretz et un député arabe israélien.
Or, ces initiatives partisanes de l’extrême gauche ont soulevé une tempête de protestations : d’abord au sein du gouvernement Nétanyaou, où le Premier ministre a lui-même déploré, en début de semaine dernière, le fait qu’« à l’heure où l’Etat d’Israël est l’objet d’une vaste entreprise de déligitimation par certains groupes au sein de la communauté internationale - dont des boycotts économiques, universitaires et culturels -, la dernière des choses dont le pays besoin c’est ce type d’attaques de l’intérieur ! ». 
Parallèlement, de nombreuses pétitions lancées ces derniers jours sur Internet et signées par des milliers d’Israéliens du rang habitant dans toutes les régions du pays ont apporté leur soutien au CCA, de nombreuses personnes téléphonant aussi à son secrétariat pour réserver des places aux spectacles annoncés.
Ce qui a fait dire à Jenny Simo, le directeur administratif du CCA : « La lettre de refus et la pétition des gens d’extrême gauche voulant boycotter notre Centre ont eu un effet totalement inverse à celui escompté par leurs signataires ! Lesquels continuent, avec leur morgue habituelle, de nous considérer comme des citoyens de ‘seconde zone’ parce que nous habitons en Samarie ! Et ce, alors que 90 % des soldats d’Ariel, servant dans Tsahal pour défendre Israël, appartiennent à des unités d’élite ».
R.D.

La contre pétition des chanteurs israéliens
Deux jours après que les "gens du théâtre" aient appelé au boycott du centre culturel d'Ariel, plusieurs chanteurs israéliens ont accepté de signer un appel dans lequel ils se déclarent prêts à produire leur spectacle dans le nouveau centre. "Nous, artistes considérons que dans tout région d'Israël où vivent des citoyens israéliens et en particulier dans la ville d'Ariel, ces citoyens ont droit a profité de spectacles artistiques" est-il écrit dans cette pétition. Parmi les chanteurs qui l'ont signé, Yéhoram Gaon, Shaïké Levy, Shlomi Shabat , Moche Peretz; Hanan Yovel, Sarit Hadad et Eyal Golan. Ce dernier est même allé plus loin. Il a annoncé qu'il serait heureux de présenter bénévolement son spectacle lors de l'inauguration du centre, le 8 novembre prochain. Le maire d'Ariel Ron Na'hman a immédiatement accepté cette offre. D.H.


(*) Im Tirtzou tire son nom du début de la fameuse phrase prononcée à Bâle en 1897 par Théodore Herzl, le fondateur du sionisme politique, lors du 1er Congrès sioniste : « Et si vous le voulez [en hébreu : Im Tirtsou], ce ne sera pas un rêve ! ».

(**) www.imti.org.il

(***) Voir aussi, à ce propos, notre article d’actualité sur les différentes prises de position d’intellectuels israéliens opposés ou favorables à se produire au nouveau Centre culturel de la ville d’Ariel, en Samarie

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 16:23

 

 

 

 

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Chers Amis,

 

Je souhaite vous remercier pour la confiance que vous m’avez témoignée en vous joignant au Likoud afin de m’aider à me faire élire aux prochaines élections législatives.

  

Le Likoud a de nouveau repoussé la date-butoir de soumission des nouveaux adhérents, cette fois-ci au 29 septembre.  Je compte soumettre ma liste d’adhérents avant Souccot. 

  

Je souhaite remercier Michel Ben-Ami, le Président de la branche du Likoud à Jérusalem, qui m’a approché début juin pour participer à l’effort de rassemblement politique des Francophones.  Je souhaite également remercier les personnes qui m’ont aidé à rassembler de nouveaux adhérents dans la région d’Ashdod, en particulier Aschkel Lévy et Michaëla Ben-Haïm.  Je souhaite également remercier les médias qui m’ont aidé à me faire connaître durant cette « campagne » : Le Ptit Hebdo, le Jerusalem Post en Français, Hamodiah en Français, et Israël Magazine, Terre d’Israel.com, Aschkel Info, Lessakele, et Meteor.

  

Les choses ne s’arrêtent pas avec la soumission de la liste des nouveaux adhérents dans deux semaines.  Après les fêtes, vous recevrez une invitation pour une réunion régulière, à Ashdod, des adhérents francophones du Likoud.  Le but sera de formuler des idées et des solutions aux problèmes du pays et de les promouvoir tant par les médias que par le lobbying politique.  À ce sujet, je développe une relation de travail avec l’organisation Im Tirzu, pour aider à promouvoir, à la Knesset, au Gouvernement, et dans les médias, les idées et programmes que nous formulerons au sein de notre nouveau groupe d’adhérents.

  

Encore une fois, merci pour votre soutien et pour votre confiance, et shana tova à vous et à votre famille.

  

Emmanuel Navon.     

  

Dr. Emmanuel Navon

www.navon.com 

emmanuel@navon.com

 

 

 

Pour ma part je te remercie Ma chère amie Michaela pour avoir organisé a Ashdod la récéption du Dr Emmanuel Navon, et remercie également Sara Brownstein d'avoir si bien relaté la belle ambiance qui y régnait.

Aschkel

 

 

 

Impossible n’est plus français… 

                                                                                               

 Par Sara Brownstein

 

Les gens se pressent, nombreux et attentifs. L’avenir de leur pays les tient à cœur. Dans la moiteur d’Ashdod, les éventails sont sortis. Ce sera le seul bruit audible durant l’intervention d’Emmanuel Navon. Cet universitaire venu de France il y a plus de quinze ans, venu à  leur rencontre aujourd’hui, leur dresse un portrait clair et concis du système politique israélien.  Il s’exprime calmement mais son enthousiasme transparait dans ses propos. Les exemples abondent. Il faut apporter des changements au pays. Tous en sont convaincus. Mais que faire ? Ce sera le plus grand défi de ce candidat à la Knesset : changer la mentalité de ces francophones qu’il n’hésite pas à qualifier d’apathiques face aux problèmes de notre société. Peu représentés, en dépit de leur nombre sans cesse croissant, ils ont du mal à être considérés comme un groupe incontournable dans les décisions du pays. Un certain individualisme et  un manque d’homogénéité sont souvent cités pour expliquer leur quasi-inexistence dans le paysage politique israélien. Il est difficile de les regrouper et ceux qui ont tenté dans le passé d’être leur porte-parole ont presque tous échoué. Un membre dans l’audience explique : « En France, nous étions en tant que Juifs, peu impliqués dans la vie politique. Un camp ou l’autre, cela importait peu. Nous ne votions qu’en fonction de leurs propos envers Israël et tout le monde était à nos yeux plus ou moins dans le même sac. C’est difficile à présent de changer de casquette et de se dire que nous pouvons nous impliquer. En fait, c’est grisant et nouveau mais cela intimide aussi. »


Emmanuel Navon l’a compris. Il leur parle de grandes idées certes, mais bien concrètes. Il les incite à jouer un rôle actif, non pas en tant que collectivité mais en tant que simple individu. Comment ? En utilisant tout simplement le garant de toute démocratie : le droit de vote. Les mots d’encouragement se succèdent fréquemment : « bougez-vous, faites, agissez. Rien n’est inéluctable. Impliquez-vous dans un parti, n’importe lequel mais surtout ne restez pas passifs. »


Le public réagit, contaminé par son énergie. Sa préoccupation initiale, voir davantage de traduction française dans les formulaires et documents  officiels, a vite cédé la place à un désir plus grand, une volonté de changer les choses, de peser, de compter, en bref, de pouvoir mériter son titre de citoyen de l’état d’Israël.


Souvent qualifiés d’électorat de « droite », ces francophones ne semblent pas avoir jusqu'à ce jour trouvé un représentant adéquat pour faire valoir leur droit. Les promesses abondent au fil des années, mais les réalisations se comptent elles, sur les doigts de la main. Plusieurs font mention de leur réserve et scepticisme mais peu à peu, se retrouvent séduits par ce mélange d’homme d’affaires et universitaire qui leur fait face. Ses idées correspondent aux leurs et ses propos touchent leur cœur. Et pourtant, ce ne sont pas uniquement en tant que francophones qu’Emmanuel Navon les sollicitent. Ses projets sont plus ambitieux, ses aspirations plus profondes : ce qu’il désire ultimement est de faire d’Israël un meilleur pays, une démocratie forte de l’intérieur autant qu’à l’extérieur. Il dénonce les vrais pouvoirs, ceux qui tirent les ficelles, influencent les décisions de nos dirigeants et pèsent de tout leur poids sur la politique du pays : La Cour Suprême, les Universités, les medias.


Les décisions sont prises par le gouvernement, aux yeux de cet électorat potentiel, en dépit du bon sens : le gel des territoires, l’attitude face aux Etats-Unis, le mur de séparation. Ils veulent comprendre les événements mais davantage encore les rouages du pays, l’apparent et le caché. Tout y passe, tous les sujets sont abordés, même le problème des conversions. Le « politiquement-correct », Emmanuel Navon ne connait pas. Sa sincérité séduit. On lui demande : « pourquoi passer par le Likoud ? ». Sa réponse est franche, sans détours : « il existe une multitude de petits partis. Ce phénomène entrave la formation de tout gouvernement. Nous nous laissons distraire en votant pour eux et affaiblissons notre efficacité. Il faut tout miser sur les plus grands, Kadima, Likoud, Shas et une fois à l’intérieur d’un de ces groupes politiques, proposer réformes et lois à la Knesset pour tenter de faire bouger les choses. »


On ne peut lui donner tort. Les habitants d’Israël n’ont jamais été plus passifs, déçus et sans illusions sur leurs dirigeants politiques. Ce à quoi rétorque Emmanuel Navon : « Il s’agit de notre pays, Nous avons entre nos mains le pouvoir de le changer ou du moins la responsabilité d’essayer. »


Un mouvement d’étudiants et d’universitaires a récemment vu le jour. Son succès ressemble à une vague déferlante. Son nom : Im Tirtzu, ses membres : les citoyens d’Israël, toutes origines et tendances confondues. Im Tirtzu souhaite par son ampleur, influer sur les décisions du pays. Ses membres ont déjà commencé et le mouvement enregistre à ce jour plusieurs victoires: certaines réformes proposées ont été votées à la Knesset. Emmanuel Navon annonce une série de conférences d’Im Tirtzu dans tout Israël. Chacun souhaite en savoir plus. Les questions fusent jusque tard dans la nuit. Contre toute attente, ces francophones « passifs » ne veulent savoir qu’une chose : « que faut-il faire ? Comment agir ? ». La réponse est simple : ils sont invités à s’inscrire au Likoud. Si leurs inscriptions sont validées avant le 29 Septembre, ils pourront participer aux prochaines élections en 2012 pour élire le candidat du parti. La première étape sera alors franchie.


« Et ensuite ? Que se passera t –il ?» interpelle une jeune femme du fond de la salle. Puis sans attendre la réponse,  elle se lève pour s’en aller remplir le formulaire d’inscription du Likoud. Elle déclare à ceux qui l’entourent : « Si rien ne marche dans ce pays, il ne faudra pas rejeter la faute sur quelqu’un d’autre. S’il existe une possibilité de pouvoir changer les choses, alors il faut s’investir. »


Les francophones commenceraient-ils à se mobiliser ? Après les lobbies russes et anglophones, faudra t-il désormais compter avec celui des francophones ?  Une bouffée d’air frais commencerait-elle à souffler sur le paysage saturé du monde politique israélien ? L’avenir nous le dira car nous devrions avoir réponse à ces questions dès les prochains mois. 

 

 

Shana Tova à tous 

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 18:29

 

 

 

Lettre ouverte à Oz, Grossman

 

Lettre ouverte : le soutien des intellectuels au boycott d'Ariel alimente la division par des conduites anti-démocratiques

 

Titre original : Op-ed: Authors supporting boycott of Ariel fuel divisiveness with undemocratic conduct

 

Par le Rabbin Rafi Feuerstein

Adaptation : Marc Brzustowski

 

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3950503,00.html

 

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info

Publié le : 

07. 09.10, 00:49 / Israel Opinion

 

 

 

 

 

 

Amoz OZ,

 

yehoshua

A.B Yeshoha

 

David Grossman

 

 

L’une de mes deux mains saisit impulsivement le clavier de l’ordinateur, alors que je rédige la lettre suivante :

 

Aux honorables écrivains : A.B Yehoshua, Amoz Oz, David Grossman et leurs collègues,

 

 

Je présume que vous ne le savez pas, mais vos livres occupent une position honorable dans la bibliothèque de ma maison. « Voyage vers les 1000 profondeurs » et « Retour d’Inde », à côté de « Ici et là sur la Terre d’Israël », « Paix parfaite », « les Terres du Chacal », et bien sûr, « Une Histoire d’amour et de Ténèbres ». « Quelqu’un avec qui courir », « Estimer la valeur de l’amour » et, bien sûr, « Une femme court après le message ». Ce n’est là, bien sûr, qu’une liste partielle. Lorsque les fidèles de ma synagogue où j’officie en tant que Rabbin visitent ma maison, ils aperçoivent vos livres tout près des livres saints qui emplissent mes étagères.

 

 

 

N’allez pas penser que vos livres sont entrés dans ma maison sans la moindre hésitation, du fait que je ne sois pas d’accord avec vous sur une très large gamme de sujets. Et je sais que votre grand talent confère une grande force à vos idées. Je sais également à quel point il est facile, pour les jeunes, d’être bouleversés. Et quand bien même… Je ne les ai pas interdits, je ne les ai pas bannis ; j’ai même préféré choisir de savoir que mes enfants et mes étudiants connaîtraient les voix plurielles des autres qui s’expriment dans la société israélienne. J’ai choisi de vous écouter et de traiter avec votre vision du monde, dans ma maison, dans ma communauté.

 

 

Même si je suis un résident de la Jérusalem indivisible, l’instauration d’implantations     sur la terre d’Israël est une pierre angulaire de ma perspective sioniste-religieuse. Et ma perspective sioniste-religieuse est une pierre angulaire de mon univers spirituel, qui est la force de vie essentielle de mon existence.

 

Et je réalise à quel point ma manière d’écouter et de débattre sans passer sous silence ou bannir peut vous apparaître étrange. Et vous me répondez, ainsi qu’à de nombreuses maisons religieuses-sionistes qui lisent vos travaux, par le boycott et le bannissement avec des tonalités humiliantes et méprisantes. Je réalise que, dans votre faiblesse morale, votre boycott  d’Ariel est une forme de violence (qui, certaines fois, est, malheureusement, justifiée). Je réalise que ma main impulsive qui court sur le clavier s’apprête à formuler un cri en public, envers ma congrégation, à l’intention de mes amis, des rabbins de toutes les communautés du pays, aux responsables des institutions éducatives sionistes-religieuses. Et mon appel envers eux est le suivant : « Bannissez les livres de ces bannisseurs de vos maisons. Réagissez au bannissement par le bannissement. Séparons-nous d’eux et chassons leurs livres de nos maisons, et faisons-en une fête ! Nous ne les brûlerons pas, offense au Ciel, et nous n’humilierons pas. Nous les vendrons de manière organisée, autant que les librairies servent à quelque chose. Nous ne les achèterons plus et ne les lirons plus. Nous nous replierons vers notre clan qui révèlera chaque jour la liste [à proscrire] de ces écrivains talentueux. Réagissez au bannissement par le bannissement, au détachement par le détachement, et ainsi de suite et allons-y donc… »

 

Vôtre,

 

Rabbin Rafi Feuerestein

 

 

Mais, D.ieu merci, je dispose d’une seconde main, d’une main bien plus habile, qui, elle, essaie de prendre en compte le tableau d’ensemble plus large, et c’est ainsi que cette main formule, finalement, la lettre qui suit :

 

 

Honorables écrivains,

 

Il est regrettable que j’ai dû réaliser que la voix du dialogue n’est pas votre destinée. Dans un moment des plus critiques, vous avez annoncé le bannissement sur une part qui est chère, sainte et importante à la grande majorité de la nation, en tout cas, sur une partie qui a du sens pour elle. Je ne perçois pas ce bannissement que vous soutenez comme l’expression d’une faiblesse morale, mais plutôt comme celle d’une faiblesse intellectuelle. Quand quelqu’un est convaincu de la justesse de ses positions et de la véracité de ses arguments, il est préparé et même intéressé à les faire valoir partout. Au contraire, si son adversaire lui ouvrait sa porte, il entrerait dans sa maison et tenterait de le rapprocher de sa position, lui expliquant sa vision du monde et essaierait même de le convaincre.

 

 

Et vous nous avez enseigné depuis des années qu’on ne fait la paix qu’avec ses ennemis. Ne soyez pas désorientés. Même le public sioniste-religieux se trouve dans une position isolationniste, en retrait. Votre appel au bannissement n’amènera personne à changer d’opinion. C’est au contraire, une excellent véhicule pour renforcer celui qui s’est retranché, la position intolérante qui est si répandue dans la société israélienne. Est-ce là, la société ouverte, démocratique à laquelle vous êtes si attachés ?

 

 

A la veille du Grand Jour de Sainteté, je vous conjure d’adopter les termes fondamentaux de la prière de Kol Nidreï : “ Au Nom du Seigneur, au nom de la communauté, nous accordons la permission de prier avec ceux qui agissent mal”. Car quels sont vos sentiments au sujet des résidents d’Ariel et des résidents de Judée et Samarie ? On peut supposer, sans risque de se tromper, qu’ils constituent des « malfaisants », ou, au moins, que leur comportement est « mauvais » à vos yeux. Mais, supposons que l’inverse est également juste.

 

 

De grâce, adoptez le point de vue globalement inclusif de Kol Nidreï – levez l’interdiction- de façon à ce que la prière se poursuive, «  Toutes les promesses et tous les interdits que j’ai promis et interdit – je les regrette tous et souhaite les annuler, de façon à ce qu’ils puissent être permis et expurgés »

 

Je formule l’espoir que nous pouvons faire de l’année à venir une année féconde de dialogue entre nous. Car je continue à penser qu’il nous reste encore beaucoup à apprendre les uns des autres.

 

Vôtre,

 

Rabbin Rafi Feuerstein

 

 

 

 

J’ai décidé d’envoyer la seconde lettre, bien que je me sente de plus en plus isolé dans cette approche. Une flamme ardente de fanatisme dangereux brûle autour de nous, à notre gauche et à notre droite, parmi les rabbins, écrivains et intellectuels. Les positions telles que celle que je présente sont perçues comme une forme de compromission et d’incapacité à accepter les décisions, un manque de courage en public.

 

Il me semble que la chose la plus dangereuse et menaçante pour notre existence est l’incapacité à gérer les situations de discorde. Il semblerait que cela fasse partie de notre patrimoine génétique juif ! Ce n’était pas un hasard si le Second Temple a été détruit du fait d’une « haine infondée ». Face aux défis complexes auxquels nous sommes confrontés, sommes-nous incapables d’éradiquer les germes de la haine et de la focalisation ? La paix ne pourra seulement s’accomplir que s’il n’y a pas seulement un semblant de paix parmi nous. Shana Tova. 

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 15:09

 

 

De Jérusalem à Budapest
Par Emilie Sanchez - Dimanche 5 septembre 2010 à 12:04

http://www.guysen.com/article_De-Jerusalem-a-Budapest_13840.html

ASSOCIATED PRESS

Le premier centre culturel israélien a ouvert ses portes dans la capitale hongroise.


Mis en place en partenariat avec l’Agence Juive et des organisations locales de bénévoles, selon son directeur, Gabor Balazs, il a pour mission de faire découvrir la mosaïque culturelle israélienne à toute la population hongroise juive et non juive.

Le centre propose ainsi de faire découvrir des artistes israéliens de toutes les confessions.
 
Il organisera des expositions, des projections de film et des concerts. Celui-ci aura aussi un théâtre et un club de musique, et servira de lieu de rencontre aux artistes israéliens et locaux. Il entend également assumer une portée éducative, ainsi enfants et adultes pourront y suivre des cours d’hébreu. Un café y sera également installé afin de favoriser les rencontres entre les visiteurs du centre.

Natan Sharansky, président de l’Agence Juive, a déclaré l'ouverture du centre à Budapest était motivée par l’importante communauté juive qui s’y trouve. Evaluée à 100,000 personnes,  c'est la troisième communauté la plus importante d’Europe, après Berlin et Paris. Durant le discours d’inauguration, le directeur a affirmé que le centre ferait tout pour renforcer l’identité juive locale et la mettre en relation plus étroite avec Israël.

Cette ouverture témoigne de la bonne santé de la culture israélienne et de son essor. Il est par ailleurs intéressant de noter que l'inauguration intervient l’année de la célébration des 13 ans d’existence du Festival d’été Juif de Budapest (on pourrait presque parler d’une sorte de Bar Mitzvah du Festival). 

Autant d'évènements qui témoignent du dynamisme de la culture israélienne, mais aussi de l’acceptation et de l’intégration réussie de la communauté juive en Hongrie.

 G.I.N avec agences

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 15:03

 

 


http://www.israel7.com/2010/09/l

Pendant quelques années, la Alya avait connu un certain déclin, suscitant même une certaine inquiétude parmi les responsables israéliens. Fort heureusement, cette tendance semble appartenir désormais au passé puisqu’en 2010, on peut à nouveau se montrer optimiste avec une hausse spectaculaire de 20 % du nombre des nouveaux immigrants par rapport à l’an dernier à la même époque.

D’après les chiffres communiqués par l’Agence Juive, ils seraient au total 17 800 à avoir franchi le pas cette année pour venir s’établir définitivement en Israël, originaires pour la plupart d’Amérique du Nord et des pays de l’ex-Union soviétique (pays baltes, Ukraine et Moldavie).

Si on s’inspire des chiffres publiés en décembre dernier par l’Agence Juive, on note également une forte progression de la Alya chez les Juifs du Royaume uni, d’Argentine, d’Espagne et des pays scandinaves et il faut aussi noter l’arrivée de 1 320 Olim d’Ethiopie.

Ce qui est caractéristique cette année, c’est qu’il y a parmi les Olim des Juifs venant de pays exotiques, tout à fait inattendus et peu connus. C’est ainsi qu’Israël a pu accueillir entre autres des immigrants de Nouvelle Calédonie ou des îles Maurice, du Rwanda et du Malawi, en Afrique. Un intérêt qu’on n’avait pas connu jusqu’à présent et qui semble prometteur.

Le président de l’Agence Juive Nathan Sharansky a déclaré que « cette croissance de la Alya était particulièrement émouvante, à une époque où une véritable campagne de délégitimation était menée contre Israël dans le monde entier ».

Cette croissance dans la Alya a été saluée également par Alan Hoffman, qui assume les fonctions du directeur du département de l’Education de l’Agence Juive. Saluant cette montée spectaculaire, il a souligné l’importance de la Alya des jeunes, qui ont été particulièrement nombreux cette année.

Hoffman a expliqué qu’il s’agissait d’une population extrêmement positive et productive puisqu’elle allait construire son avenir en Israël, considérant qu’il s’agissait d’un lieu sûr pour s’y établir. Et de préciser: « A l’heure actuelle, il règne une grande incertitude dans le monde. Les jeunes Juifs, quant à eux, ont une forte tendance à rechercher une signification juive à leur existence. Pour eux, Israël représente d’une part un lieu de résidence où ils pourront asseoir leur stabilité financière et constitue d’autre part un objectif leur permettant d’accomplir leurs aspirations juives ».

Des Olim fraîchement arrivés dans le pays ont tenu à faire partager leur enthousiasme. Interviewée par Galei Tsahal, la jeune Maya, originaire d’Amérique du Nord, a déclaré: « Israël est le meilleur endroit où l’on puisse vivre et j’aime tout dans ce pays, que ce soit le climat, les paysages, les gens et la culture. Il est évident qu’il est très différent des Etats-Unis et c’est là que nous voulons vivre, parce que nous nous y sentons à la maison ».

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 11:11

 

http://www.israel7.com/2010/09/

 

Le ministre de la Défense, Ehoud Barak, s’est déclaré préoccupé par la tentative de torpiller, selon lui, la procédure de la nomination du nouveau chef d’état-major, qui doit remplacer Gaby Ashkenazi dont le mandat ne sera pas reconduit: «Quelques officiers supérieurs de l’armée régulière et de réserve ont tenté d’empêcher ou de repousser la nomination du prochain chef d’état-major, et ils y sont presque parvenus. C’est extrêmement inquiétant.»

C’est la première fois que le ministre de la Défense se prononce publiquement sur cette affaire dans laquelle on aurait tenté, à l’aide d’un document considéré pour finir par la justice comme falsifié, discréditer le processus destiné à remplacer le chef de l’armée. En effet, une campagne de publicité aurait été commandée, toujours selon ce document, dans le but de favoriser le candidat Galant, auprès de l’opinion publique afin qu’il soit considéré comme le successeur naturel d’Ashkenazi.

Dans son allocution, le ministre a félicité la police pour l’efficacité de ses investigations, ainsi que pour la vitesse à laquelle elle est parvenue à des résultats probants. Il a fustigé le haut commandement de l’armée, soupçonnant vraisemblablement le chef d’état-major sortant d’un manque de candeur dans cette affaire. Poursuivant son discours, qu’il lui a tout particulièrement adressé, il a ajouté:

 «La loi fondamentale concernant l’armée est la plus courte de toutes les lois fondamentales de la Knesset. Il y est stipulé que Tsahal veillera à la protection de l’Etat d’Israël, que le chef d’état-major représente le plus haut degré de la hiérarchie de l’armée, qui est à son tour assujettie au gouvernement, le chef d’état-major secondant le ministre de la Défense. Ces quelques lignes, qui sont la base de la démocratie, j’ai l’intention de les faire valoir.»

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 21:57

 

 

 

BANN-PEREZ.jpg

Les boycotteurs A.B Yehoshua, Amoz Oz et David Grossman...

Par Victor Perez


Countdown to Literature Nobel: Amos Oz? Mahasweta Devi? Odds are...Ces trois grands noms de la littérature israélienne ont apporté leurs soutiens aux quelques dizaines de comédiens qui refusent de jouer dans la ville d’Arielcar se trouvant à l’extérieur de la ligne d’armistice de 1949 que d’aucuns nomment déjà et sans raison « les frontières de 1967 ». A.B. YéhoshuaAmoz Oz etDavid Grossman, plus connus mondialement pour leurs combats politiques au sein de l’Ong « La Paix maintenant » que par leurs propres œuvres littéraires, ont donc publié un communiqué commun en faveur des acteurs appelant à boycotter le nouveau théâtre de cette ville qui ouvrira ses portes en novembre prochain.

 

L’un d’eux, A.B. Yehoshua, a déclaré de surcroît que « si les colons ne veulent pas évacuer les implantations, ils n'ont qu'à y rester et devenir des citoyens palestiniens ».

                                                                                                                                  

On ne peut dire mieux ! Car en affirmant cette simple évidence, A.B. Yehousha démontre que la ‘’colonisation’’ n’est pas l’obstacle majeur des négociations de paix. Ainsi, sans rentrer profondément dans des considérations juridiques, les ‘’colonies’’ qui seront situées au sein même de l’état à venir deviendraient des villes ‘’palestiniennes’’ où les résidents juifs auront le choix entre devenir exclusivement citoyens de ce nouveau pays ou binationaux. Un choix que devront affiner les futurs accords entre les deux états. Une option qui cadrerait par ailleurs avec les droits de l’homme. Ainsi, la démarcation entre ces deux pays serait une frontière « sure et reconnue », tel que stipulée dans larésolution 242, car tracée selon des critères de raisons et sécuritaires et non pas idéologiques.

 

Encore faut-il, pour ce faire, que l’Autorité palestinienne accepte l’idée d’avoir une minorité juive au sein de l’état à naître. A.B. Yehoshua, homme politique, n’est pourtant pas sans connaître l’ardent désir ‘’palestinien’’ d’un territoire expurgé de tout Juif tel que le rêvait le troisième Reich.

 

Ainsi, de fait, les habitants d’Ariel se retrouvent être des citoyens israéliens en trop là où ils se trouvent. Pour les uns, des citoyens de second rang, pour les autres des individus à déloger sans autre raison que leur Judaïsme. Une position peu envieuse qui n’empêche nullement ces gauchistes extrêmes israéliens de continuer à croire en la volonté de paix des ‘’palestiniens’’. Une ‘’paix’’ qui prône ni plus ni moins que l’éradication d’Israël par la revendication d’un droit de retour des ‘’réfugiés’’ en son sein et par la main mise sur lieu le plus saint du Judaïsme. A savoir le Mont du Temple.

 

Suite à cette triste constatation, on ne peut qu’être interloqué par la prise de position de ces ‘’intellectuels’’, mais aussi de celle des comédiens, appelant à boycotter des Israéliens en lieu et place de forcer les ennemis de leur peuple à reconnaître Israëlcomme nation du peuple juif et le droit de quelque uns de leurs concitoyens de vivre en ce qui fut le berceau de leurs ancêtres, à savoir la Judée et Samarie.

 

Pour contenter les uns et les autres, il ne resterait plus que la solution de rapatrier (déporter ?) les 18.000 habitants de cette ville. Solution que la très grande majorité refuse à envisager et que même A.B. Yehoshua n’ose proposer ouvertement.

 

De peur d’être à son tour boycotté ?

 

Victor PEREZ ©

Photo Amos OZ

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 07:43

 

 

Gadi Eizenkot décline la place de chef d'état-major adjoint
Par JPOST.FR 
30.08.10

 

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1282804778829&pagename=JFrench/JPArticle/ShowFull


Gadi Eizenkot décline l'offre. Le ministre de la Défense, Ehoud Barak, et le futur chef d'état-major, Yoav Galant, avaient proposé au commandant en chef de la région Nord de devenir le nouveau chef d'état-major adjoint.


PHOTO: COURTESY , JPOST

Il aurait toutefois accepté d'occuper le poste jusqu'à ce qu'un remplaçant soit trouvé. Une décision prise dans le contexte du "scandale Galant", qui a nettement affecté les relations entre les deux hommes.

Barak s'est dit surpris par cette décision. D'autant plus que de grands efforts avaient été déployés pour persuader Eizenkot de rester, au nom de la stabilité de l'armée.

Le lieutenant-colonel Boaz Harpaz, a avoué dimanche, être à l'origine du "document Galant". Les témoignages contradictoires d'Harpaz ont alimenté les spéculations selon lesquelles il tenterait de protéger d'autres officiers, en endossant seul toute la responsabilité dans cette affaire.

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 11:27

 

 

 

Martine Sroussi rend hommage aux olim hadashim venus de France fin juillet, à travers une vidéo relatant des retrouvailles très émouvantes.

A cette occasion, www.aschkel.info et Lessakel sont heureux de vous annoncer la naissance d'un nouveau partenariat avec le magazine en ligne, http://blog.feminin.co.il

 

 

 

Une vidéo très émouvante et pleine d’espoir!

Le peuple d’Israël revient sur sa Terre et cela ne peut pas ne pas tirer des larmes à ceux qui regardent cette vidéo. Be hatsla’ha à tous ceux qui ont fait le pas malgré toutes les difficultés et surtout malgré la peine de laisser une partie de ses proches là bas. Fasse D. qu’ils soient, comme la dit une jeune maman, les exemples pour leurs familles et les nôtres aussi.

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 10:59

 

http://www.israelvalley.com/news/2010/08/28/28472/

FRANCE ISRAËL - SUR M6 DIMANCHE 29 AOUT - EMISSION : "ILS REFONT LEUR VIE EN ISRAËL. COMME CHAQUE ÉTÉ DES CENTAINES DE JUIFS FRANÇAIS QUITTENT LA FRANCE ET PARTENT S’INSTALLER EN ISRAËL".

AUG 201028

Par IsraelValley Desk
Rubrique: Télévision
Publié le 28 août 2010

 

tvDimanche 29 août à 17:15, Aïda Touihri présentera sur M6 un nouveau numéro du magazine “66 Minutes”. Voici les reportages qui seront diffusés. "Ils refont leur vie en Israël. Comme chaque été des centaines de juifs français ont profité des vacances pour quitter la France et partir s’installer définitivement en Israël. C’est le cas de Sarah, une jeune ingénieure informatique de Sarcelles qui considère ne plus pouvoir pratiquer librement sa religion en France. Elle plaque famille et amis pour rejoindre son futur mari à Tel Aviv.

Même démarche radicale pour Rinah et Eli qui ont la soixantaine. Sécurité sociale, nouveau numéro de portable israélien, carte d’identité : là-bas, tout est fait pour les accueillir en quelques heures car Israël a besoin de ces nouveaux immigrants. Mais après l’excitation des premiers pas dans ce nouveau pays, la réalité reprend le dessus. Il faut acheter un appartement quasiment au même prix qu’en France, trouver du travail et s’intégrer parmi les israéliens qui ont une piètre image des juifs français."

Source: Revue de Presse -

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Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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