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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 20:00

97 ème Numéro de Tsedek Info !

Tsedek-Info est un bulletin qui paraît tous les 2 mois et qui donne une sélection d'infos courtes en provenance d'Israël, d'ordre technique, économique, sociologique et culturel. Elles s'inscrivent dans la durée. Dans sa forme actuelle ce bulletin a 16 ans d'âge.


 

- Par ailleurs, www.nuitdorient.com est un site d'information sur le Moyen Orient-

Si vous souhaitez recevoir des infos paraissant sur ce site, il suffit de dire OK à alres@sfr.fr

 

Tsedek-Info d'Israël n° 97 janvier- février 2013

Distinctions & performances

- La Banque d'Israël a reçu le 1er prix au concours de numismatique de Vicenza (Italie) pour sa pièce de 2 sheqels issue à l'occasion des Jeux Olympiques. Elle représente côté face une élégante gymnaste rythmique devant un sceau de David à 6 branches et côté pile un ruban devant une petite étoile à 6 branches et le chiffre 2.

- Au 69ème festival de Venise, l'actrice Hadas Yaron du film "Lemalé et Hah'alal" ou "Remplir le vide" décrivant une communauté orthodoxe, a reçu le prix de la meilleure actrice.

- 3 Universités sont placées parmi les 200 les plus performantes dans le monde, selon 13 critères: Université de Jérusalem (137), Université de Tel Aviv (158) et le Technion (193)

- L'Aéroport Ben Gourion se situe en tête des 5 aéroports les plus "excellents" sur le plan de la qualité du service, selon l'ACI, Airports Council International à Calgary (Canada). L'ACI regroupe 580 membres opérant 1650 aéroports dans 179 pays.

- La mathématicienne Maria Chudnovsky, diplômée du Technion, a reçu le prix de la Fondation Mac Artur de 500 000 $ lui permettant de développer son activité pendant 5 ans.

- Au festival du film de Jérusalem "Hamashgihim" (les superviseurs) de Meni Yaesh a reçu le 1er prix de Pirchi Family Award. Le titre anglais est "God's neighbours" ou "les Voisins de Dieu". Ce film a aussi reçu un prix à Cannes donné par la Société des Auteurs Gaul. L'histoire est celle d'extrémistes religieux qui se battent au nom de Dieu, explorant l'amour, la violence et la religion. Le héros est Roy Assaf et le film a été tourné à Bat Yam.

High Tech

- Créée il y a 16 ans par Shmouel Ovadia, la société SDE est spécialisée dans la construction de centrales électriques au fil des vagues. Elle construit sa 12ème centrale de 150 kw sur la côte de Guangzhou, en Chine. La centrale utilise un système circulaire motorisé hydropneumatique sur bouées, tirant avantage du flux et du reflux, avec un générateur. Le prix de revient est estimé à 2 cent/kwh, alors que dans certains pays, l'état est prêt à payer au moins 8 cent/kwh pour avoir de l'énergie électrique.

- La société Ricor Cryogenic and Vacuum Systems, située dans le kibbutz Ein Harod a fourni le réfrigérateur miniature (-173° C) de l'engin Curiosity Rover qui s'est posé sur Mars.

Tourisme

- Pr Avi Perevolotsky écologue va construire le plus grand aquarium du pays sur un espace de 6000 m2 au zoo biblique Tish de Jérusalem qui sera inauguré en 2015. Une innovation: le visiteur circulera dans un tunnel, entouré par la faune marine.

- Le Musée National maritime de Haifa est autorisé par l'Autorité des Antiquités à exposer pour la 1ère fois des figurines, de très beaux objets de culte et des ustensiles trouvés près de Tel Kashish et datant du 13ème s avant l'ère courante, époque de Canaan.

Archéologie

- Dr Michael Eisenberg archéologue de l'Université de Haifa a découvert sur le site de Sussita-Hippos l'image d'un habitant de la cité ancienne, gravée sur une pierre tombale enchâssée dans un mur, datant de l'époque romaine (3ème s). Son équipe a découvert par ailleurs dans la décharge locale divers vestiges permettant de connaître les habitudes alimentaires de l'époque.

- Eli Shoukroun de l'Autorité des Antiquités a découvert sous le Mur Occidental un réservoir de 250 m3 (12x5m- h=4,5m) datant du 1er Temple qui fournissait l'eau au clergé du Temple. Jusqu'ici on pensait que les résidents du Mont du Temple puisaient leur eau à la rivière Gihon qui coulait un peu plus bas.

- 120 000 volontaires ont participé à l'immense tâche de tamisage des détritus d'excavations faites au bulldozer par le Waqf (clergé arabe palestinien), lors de la construction d'une immense mosquée souterraine au lieu dit "Ecuries de Salomon", sous le Dôme du Rocher. Ces excavations ont été faites sans tenir compte de l'énorme trésor archéologique enterré, sans doute pour effacer toute trace de présence hébraïque sur le mont du Temple. Néanmoins grâce à ce tamisage des déblais accumulés à E'meq Etsourim, qui a duré 13 ans pour 1/3 de sa masse, on a pu retrouver quelques vestiges, des pièces de monnaie, des sceaux en argile dont l'un porte l'inscription en ancien hébreu "De Gibéon au Roi" (- 7ème s, taxe payée au roi Menashé fils de H'ezekiah). Selon les archéologues Dr Gabi Barkai et Zachi Dvira, il y aurait des similitudes avec les investigations et découvertes faites par le directeur anglais du département des Antiquités, Robert Hamilton, après le tremblement de terre de 1927 qui avait détruit notamment la mosquée d'al Aqsa. Il avait découvert à l'époque un bain rituel datant du 2ème Temple où les Juifs se purifiaient avant d'entrer sur les prémisses du Temple. Barkai et Dvira ont découvert dans le tamisage des fragments de petites colonnes et des briques creuses faisant partie d'une structure sous le plancher qui servait à réchauffer les salles de repos après le bain. De même, Hamilton avait découvert en son temps, à 0,5m sous la mosquée détruite, les restes d'un plancher mosaïque byzantin. D'une façon parallèle Barkai et Dvira ont découvert dans le tamisage des déblais de la mosquée des milliers de pierre mosaïque et des fragments de chapiteaux en marbre de couleur, de l'époque byzantine, traces probables d'une église ((324/638)

- Dr. Ianir Milevski et Nimrod Getzov archéologues de l'Autorité des Antiquités ont découvert sur un site de 20 ha au Parc National d'Ein Tsipori (basse Galilée) un pot contenant 200 perles de couleur noire, blanche et verte, une pierre avec la gravure de 2 autruches courant et des figurines d'animaux datant du néolithique (env -10 000 ans) à l'âge de bronze (- 5000 ans), ce qui correspond à la culture dite de "Wadi Rabah"

- Dr Hamoudi Khalayli de l'Autorité des Antiquités dirige un chantier à Tel Motza où les archéologues ont découvert des figurines de 15 cm sur pierre calcaire représentant un mouton et un buffle avec des cornes ondulées, gravures très précises, datant d'une époque où l'homme est passé de l'état nomade à sédentaire (néolithique B - 9000 ans). Les figurines étaient utilisées comme talismans

- L'Autorité des Antiquités a annoncé avoir découvert au Nord de Beer Shewaa', 2 bains rituels et deux édifices publics, dont l'un pouvait être une synagogue, annonçant l'existence d'une cité juive au 6ème s.

Révélations

Le saviez-vous ? Les paris illégaux réaliseraient un chiffre d’affaires proche de 15 milliards de shekels/an, alors que les paris légaux totalisent un revenu de 6,5 milliards de shekels/an

Le saviez-vous ? Si vous avez un projet et vous cherchez à lever des fonds pour le réaliser, vous pouvez vous adresser à www.Jewcer.com comme plateforme modèle.

Le saviez-vous ? Pour la 1ère fois depuis de très nombreuses années, des femmes font leur apparition dans la publicité sur les bus de Jérusalem

Inventions et découvertes

- Fernando Patolsky et Michael Joffe ont mis au point une "paille" détectant "la drogue du violeur", soit l’acide gamma-hydroxybutyrique (GHB) et la kétamine, les deux psychotropes les plus fréquemment utilisés. La "paille-capteur" vire au rouge si elle détecte la drogue.

- Snapkeys, une entreprise de Jérusalem créée en 2008 et employant 15 personnes, a mis au point un cadenas électronique avec un clavier invisible basé sur la forme des lettres

Problèmes de société

- Le nombre de Palestiniens travaillant en Israël et dans les implantations a atteint les 80 000, alors que cela est interdit par l'Autorité Palestinienne malgré que le chômage soit de 17% en Judée-Samarie et de 28% à Gaza.

- Selon le sondage de l'Index Démocratique d'Israël, 79% des Israéliens sont optimistes pour leur avenir. De même un sondage Gallup en 2011 place Israël en 4ème position avant la Suède pour l'indice de prospérité, 2 Israéliens sur 3 se définissant comme "prospères".

- Il se crée dans le pays 500 start-up/an, plaçant Israël (7 millions hab) juste derrière les Etats-Unis (320 millions hab). Les inventeurs ont 70 "incubateurs" dont 24 financés à 80% par des fonds publics. Les investissements high-tech dépassent 1,5 milliard $/an.

- Jérémie Berrebi est un orthodoxe d'origine française qui avait créé "Net2One". Habitant Bné Brak, il a créé un fonds avec Xavier Niel (Free, le Monde…) appelé Kima Ventures qui investit dans des start-up du monde entier.

- Entre 2002 et 2011 le taux d'emploi des hommes orthodoxes est passé de 35% à 45%, selon l'Institut Samuel Neaman du Technion, alors que le taux général de l'emploi n'a augmenté que de 3%.

- L'immigration clandestine est tombée à 200 individus/mois, soit 10% de ce qu'elle était il y a un an, grâce aux mesures d'expulsion prises et à l'avancement de la barrière de sécurité.

- Selon le Bureau Central de Statistiques, en 2017, les élèves orthodoxes (26%) et arabes (18%) du primaire et secondaire représenteront au total 44% des effectifs des écoles (soit env 660 000). A l'opposé, au niveau universitaire les effectifs de ces 2 populations diminueraient relativement par rapport aux laïques.

- Bloomberg a mené une étude sur les pays les plus "sains" du monde, en tenant compte de plusieurs facteurs, dont l’espérance de vie, le taux de mortalité infantile, l’analyse des causes des décès (non compris les blessures liées aux opérations militaires), la proportion de la population qui fume, la consommation d’alcool par habitant, le nombre de séropositifs, la proportion de personnes obèses, le nombre de personnes souffrant d’hypertension artérielle ou encore le nombre de personnes atteintes de diabète. Singapour est en tête et Israël est 6ème sur 145 pays.

Agriculture et aquaculture

- Les réserves d'eau qui ont été construites pour récolter les eaux de pluie et de ruissellement en hiver et les distribuer aux champs agricoles l'été sont aussi utilisées pour l'aquaculture. Cette stratégie autorise l'élevage d'espèces de poissons les moins polluantes pour l'environnement: esturgeon pour le caviar, tilapia, bar, rouget, perche… soit au total 20 000 t/an

- Due à une combinaison de facteurs – parasites, maladies, pesticides … -- la production de miel a baissé de moitié en 20 ans, arrivant à 20 kg par ruche aujourd'hui, du fait de la diminution des colonies d'abeilles (CCD est le Colony Collapse Disorder). Les abeilles sont importantes surtout pour la pollinisation. Une autre raison de la raréfaction est aussi la diminution sensible des surfaces cultivées en coton où les abeilles trouvaient leur subsistance (division par 7 ou 8). Fondée en 2007, Beeologics étudie les moyens de résoudre le CCD. Israël est moins atteint que d'autres pays du fait de l'adaptabilité de l'abeille italienne adoptée au climat local et à la dispersion des colonies dans un petit pays (6200 colonies de 40 ruches), surtout en Galilée et au Golan.

Culture

- Nehara est le 1er groupe orthodoxe de danse moderne créé par Daniella Bloch, constitué uniquement de femmes, qui se produit au Centre Suzanne Dalal devant un public mixte. Selon la créatrice "la religion n'est pas en contradiction avec la performance et le talent, la foi reste intacte, et le don de chacune des danseuses est un présent de Dieu"

- Le plus ancien exemplaire de la Bible disponible est le Codex d'Alep (appelé à l'origine la Couronne). Voici un tableau résumant son aventure: http://soued.chez.com/codex.htm

Pour les pages existantes voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Codex_d%27Alep

Pour les pages absentes voir http://www.guysen.com/es/print.php?sid=6445

Pour le Codex numérisé, voir http://aleppocodex.org/

Santé

- Les chercheurs de la Faculté de Médecine Rappaport du Technion ont identifié cinq gènes permettant de diagnostiquer la maladie de Parkinson. Mené par le Dr Silvia Mandel, vice-directrice du Centre d'Excellence Eve Topf pour la recherche et l'enseignement sur les maladies neurodégénératives, ce travail montre qu'un test sanguin peut être combiné avec l'imagerie du cerveau et avec des biomarqueurs dans le liquide céphalo-rachidien, comme moyen de diagnostic précoce ou différentiel de la maladie de Parkinson et des troubles moteurs annonçant la maladie.

- Pr Itai Bab et Pr Raz Yirmiya de l'Université Hébraïque de Jérusalem, des laboratoires de l'os et du cerveau, ont découvert un lien entre les os et le cerveau dans le développement du squelette lors de l'adolescence, lien qui contrôle sa densité, ce qui permet de trouver des remèdes à l'ostéoporose

- Une étude menée par l'Institut Weizman en collaboration avec le Centre médical Méir de Kfar Saba sur les raisons de la vulnérabilité aux infections des patients subissant une chimiothérapie, montre à l'aide d'un modèle mathématique qu'il ne s'agit pas seulement d'un manque de leucocytes dans le sang. Le système immunitaire étant redu très fragile, n'importe quelle quantité de bactéries peut s'avérer mortelle. Il est ainsi recommandé pour les patients, ayant un disfonctionnement inné des neutrophiles, de contrôler fréquemment leur niveau ainsi que la concentration bactérienne.

Economie

- Une étude faite par "Challenges" sur le patrimoine place Israël en 10ème position sur le plan mondial avec 51.562 euros/personne, alors que le premier pays, la Suisse, se situe à 138.062 euros/personne.

- Selon l'OCDE, durant la période 2009 à 2011, le soutien public à l’agriculture en Israël est tombé à 13% des recettes agricoles totales, soit le niveau le plus bas jamais atteint.

Internet

Si vous cherchez un site où trouver des informations, photos, vidéos sur le judaïsme en pays arabe et sur l'histoire des communautés juives dans ces pays, faîtes www.aslalyahud.com

Sources: Jerusalem Post, IsraelValley, Yédiot Ah'oronot -- contribution: Albert SOUED

La série de Tsedek-Info est en ligne à http://www.nuitdorient.com/40a.htm

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 10:17

 

Ehud Barak--621x414 (Copier)

Ehud Barak abandonne la politique, mais reste à la Défense.

 

Dans une annonce qui a provoqué la surprise, lundi 26 novembre, le Ministre de la Défense Ehud Barak a déclaré quitter la vie politique, au bout de 47 ans et qu’il ne se présenterait pas aux élections générales du 22 janvier 2013. Il restera, néanmoins, à son poste à la Défense jusqu’à ce que l’actuel gouvernement quitte ses fonctions, dans trois mois. Selon Debkafile : cela signifie que l’éclatement d’une guerre dans les prochains trois mois, contraignant au report des élections le trouverait fin prêt à occuper encore ce poste à la Défense, au sein du gouvernement Netanyahou.

 

Mais ses paroles ont discrédité les spéculations bavardes, dans les medias, selon lesquelles il projetait de faire fusionner son petit Parti de l’Indépendance avec l’un des groupes d’opposition du centre-gauche, pour se préparer à poser sa candidature contre le Likoud de Binyamin Netanyahou.

 

Nos sources militaires à Washington pensent que le geste de Barak est étroitement lié  à la décision du Président Barack Obama de se lancer dans des discussions directes américano-iraniennes au sujet du nucléaire, dans les prochains jours et aux mesures que prennent Israël et les Etats-Unis pour pousser l’Iran vers la table des négociations dans un état d’esprit convenable et plus favorable à une avancée. L’une de ces mesures s’est concrétisée dans l’opération israélienne à Gaza qui vient de s’achever et visait à faire comprendre à l’Iran, avant l’ouverture de ces pourparlers que, même la combinaison des missiles iraniens et du Hezbollah ne seraient pas déterminants pour les conséquences d’une confrontation armée. Par-dessus tout, Téhéran a été amené à entendre que faire traîner en longueur la diplomatie sans conclure pourrait, désormais travailler à son détriment : ses alliés pourraient commencer à baisser les bras et à se trouver affaiblis, comme le Hamas palestinien à Gaza et, plus probablement, le Jihad Islamique à sa suite.

 

 

Le signe avant-coureur de l’opération israélienne de huit jours à Gaza, qui s’est achevée par un cessez-le-feu, le 21 novembre, a été le raid aérien du 24 octobre contre le complexe industriel de Yarmouk, près de Khartoum et la destruction de son site de production de missiles iraniens de longue portée et d’une cargaison de roquettes destinées à la Bande de Gaza.

 

Ces deux opérations ont donné un avant-goût de ce qui attend l’Iran si les Etats-Unis et Israël joignent leurs forces, au cours d’une frappe militaire, à savoir qu’ils ne se contenteront pas de paralyser son programme nucléaire, mais aussi les réseaux militaires et de renseignements que l’Iran a installé sous couverture, à travers tout le Moyen-Orient – du Liban jusqu’à l’Afrique de l’Est. Telles que les choses sont perçues à Washington et Jérusalem, les dirigeants iraniens sont, à présent, confrontés à un choix cornélien, entre des négociations sérieuses s’achevant par son renoncement à l’option de la fabrique de bombes nucléaires ou de devoir faire face à une confrontation armée totale, à travers la région, avec les Américains et leurs alliés occidentaux, y compris Israël.

 

La décision d’Ehud Barak de se retirer de la vie politique le libère des servitudes inhérentes à la conduite d’une campagne électorale en janvier à la tête d’un petit parti, avec l’objectif de consacrer tout son temps à mener la controverse américano-israélienne contre l’Iran.

 

 

En réponse à la question d’un journaliste, au sujet du problème iranien, le Ministre de la Défense a rétorqué : “C’est le problème le plus important et tout-à-fait central sur le calendrier et il m’occupera jusqu’à ce que je me retire dans trois mois ».

 

 

Il prend un risque : si la stratégie mise au point pour mettre l’Iran à genoux échoue à atteindre sa cible ou s’effondre, il devra s’en tenir à sa promesse de retrait de la politique. Mais si elle va de l’avant selon le plan prévu, il sera en bonne position pour un retour triomphant.

 

 

Après un bref et terne passage, en tant que Premier ministre travailliste, en 2000-2001, Ehud Barak a servi comme Ministre de la défense, dans trois gouvernements, couvrant une période de sept ans et demis. Il a supervisé le recouvrement des capacités dissuasives des forces armées israéliennes, depuis la guerre du Liban de 2006, a contribué à cimenter et à développer les relations sécuritaires avec les Etats-Unis et amélioré le niveau techniques des armes, missiles et munitions d’Israël, en promouvant, notamment, le développement du Dôme de Fer, qui s’est distingué au cours de la récente opération , déclenchée par la guerre-éclair des missiles du Hamas contre la population israélienne. Il a fait l’éloge du Chef d’Etat-Major Benny Gantz, pour inculquer aux soldats un esprit de calme confiance en soi sans arrogance.

 

Barack a fourni l’explication qu’n entend fréquemment, de la part des hommes politiques partant en retraite, celle de vouloir passer du temps avec sa famille et de se consacrer à de nouveaux talents – celles qu’on donne souvent, avant un retour au premier plan.

DEBKAfile Reportage Spécial  26 Novembre 2012, 12:47 PM (GMT+02:00)

Adaptation : Marc Brzustowski.  
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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 22:03

« COLONNE DE NUÉE » : UN ECRAN DE FUMÉE (1) ?

par Shmuel Trigano A partir d’une chronique sur Radio J le vendredi 23 novembre 2012


Shmuel Trigano (Copier)

 

vient de publier, en rapport avec cette analyse, La Nouvelle Idéologie Dominante, le Post-modernisme (Ed. Hermann) et annonce, pour janvier, Politique du Peuple Juif, les Juifs, le Peuple d’Israël et le Monde (ed. François Bourin).


L’opération israélienne « Pilier de défense » est profondément perturbante à de nombreux points de vue et à différents étages de la réalité. La déception d’une grande partie de la société israélienne est manifeste. L’opinion en ressort déconcertée du fait de la dissymétrie entre l’importante mobilisation en hommes et en esprit et les résultats obtenus. Le mythe de Netanyahou en ressort profondément ébranlé et sa position politique s’en ressentira. Le sentiment d’une opération brisée dans son élan est prégnant. Il faut faire le point.

Réussites et défaillances

Il y a bien sûr des succès. Avant tout, la guerre a été écartée avec son cortège de victimes probables. Peut-être aussi, en cette conjoncture précise (menaces israéliennes sur l’Iran, deuxième cadence d’Obama), Israël a-t-il évité un piège tendu par l’Iran très intéressé à l’enferrer dans une intrusion militaire à Gaza ? Il est sûr que le Hamas a été militairement affaibli, en tout cas pour un certain temps (c’est là le problème en fait). De même, le dispositif du « Dôme de fer » a fait une entrée fracassante dans l’arène des techniques de la défense : il minorise, sans l’éliminer totalement, la menace des missiles, au sud et au nord. Pour l’instant le cessez-le feu semble observé mais les négociations prévues entre le Hamas et Israël n’ont pas encore abouti au Caire. Nous verrons bien. Incertitude donc.

Le succès politique le plus important tient sans doute à la relative marginalisation de l’Iran et de l’axe shiite à Gaza au profit de l’axe sunnite (Egypte et Turquie, quoique uniquement sous pression américaine, malgré leur hostilité) et l’apparence d’une coopération Netanyahou-Obama, alors que l’on pouvait craindre le pire.

Les défaillances dans la gestion de la crise sont, cependant, multiples.

1)La sécurité d’Israël a été confiée à l’Egypte des frères Musulmans, en charge du contrôle du cessez-le-feu, ce qui peut lui fournir un moyen de pression politique et de chantage. Morsi, qui s’est transformé aussitôt en dictateur après avoir donné ce gage à Obama, est le grand vainqueur de l’opération Pilier de défense. Que le cessez le feu ait été obtenu via l’Egypte et la Turquie représente certes une prouesse diplomatique, dont tout le mérite revient à Obama, mais c’est aussi une réalité à double tranchant pour Israël, non seulement vis à vis de ces deux puissances mais aussi d’Obama. Les Américains réussiront-ils, par ailleurs, à éliminer les transferts d’armes dans le Sinaï ? C’est à voir, car ce type de dispositions n’a jamais marché dans le passé (à preuve l’échec de la force de l’ONU dans les terres du Hezbollah après la deuxième guerre du Liban).

2)Le Hamas sort politiquement renforcé de l’opération. Il a reçu le soutien de nombre de délégations arabes venues l’encourager sur son territoire, il a tenu 8 jours face à Israël en le bombardant de 1500 roquettes, atteint (symboliquement) Tel Aviv et Jérusalem et surtout obtenu la reconnaissance de facto d’Israël puisqu’Israël négocie avec lui. On peut ajouter que sur le plan de la symbolique arabe, le Hamas sort militairement vainqueur. Cette réussite signe peut-être le déclin de l’Autorité palestinienne. Le Hamas peut en effet prétendre auprès des Palestiniens avoir obtenu quelque chose d’Israël d’égal à égal. Mais peut-être aussi Israël veut-il qu’un Etat-Hamas séparé se crée effectivement à Gaza pour consacrer la rupture avec la Judée-Samarie et l’Autorité palestinienne et éviter une situation impossible dans laquelle l’Autorité Palestinienne pourrait couper Israël en deux pour établir un lien avec Gaza?

3)Il est clair enfin que c’est du fait de la pression très « ferme » des Etats Unis que le gouvernement n’a pas donné l’ordre d’entrer à Gaza alors que 70 000 réservistes étaient sur le pied de guerre. Cette pression augure d’autres pressions. La couleur a été annoncée dès l’annonce du cessez le feu avec la nécessité maintenant d’une solution du conflit du Proche Orient. Israël pourra-t-il résister ultérieurement à l’imposition d’une « solution » américaine ?

Le vrai problème : le renoncement à une victoire

Tout cela contribue à planter le paysage de la réalité, néanmoins le cœur du problème que pose cette opération militaire est ailleurs : dans les symboles et l’esprit. « Pilier de défense » est la troisième opération de Tsahal qui finit en queue de poisson : obtention d’un calme limité mais suspension de la marche à une défaite claire de l’ennemi, ce qui occasionne une nouvelle opération. La guerre contre le Hezbollah au Liban inaugura ce modèle, puis Plomb Durci à Gaza et Pilier de défense. Cette dernière opération illustre rétroactivement l’échec à long terme de Plomb durci qui laisse aussi augurer d’une deuxième confrontation avec le Hezbollah et sans doute une troisième à Gaza. Entre temps, Israël a laissé s’installer à ses portes deux terribles ennemis en leur offrant une pré-emption sur la population civile israélienne. Jamais avant Oslo cela n’aurait été toléré par le gouvernement israélien.

On peut penser très clairement qu’Israël n’a pas voulu vaincre son ennemi dans ces 3 opérations, ce qui tranche en effet sur ce que fut sa doctrine stratégique jusqu’alors. D’où le malaise. Pouvait-il l’éliminer ? C’est là la question. Un nouveau type de guerre s’est en effet installé, dite « asymétrique », une guérilla disposant d’armes importantes qui utilise les civils comme bouclier et vise sauvagement les civils ennemis. Ce type de guerre n’engage pas des armées des deux côtés. Du temps d’Olmert, l’opération contre le Hezbollah fut la première du genre. Pour l’observateur, ce fut un cauchemar désespérant car on eut l’impression d’une improvisation totale, d’absence d’objectifs clairs, allant jusqu’à la débandade : on découvrit avec stupéfaction que l’intendance ne suivait pas, abandonnant les soldats engagés à leur triste sort, tandis que les villes israéliennes se retrouvaient sous les missiles iraniens. L’indécision, l’atermoiement du gouvernement Olmert dans la conduite de ces opérations dont l’ambition se voulait limitée s’accompagna de pressions occidentales pour empêcher Israël de gagner la bataille. C’est là une récurrence dans ce conflit : l’Occident vient toujours au dernier moment pour sauver les ennemis d’Israël d’une défaite annoncée, ce qui fait de lui le principal et démoniaque artisan de ce conflit qui n’en finit pas. C’est bien ce qui s’est passé dans ces 3 opérations.

Je mets aussi en rapport ces 3 opérations avec la doctrine stratégique de Ehud Barak. Elle est sans doute liée aussi à son credo politique dans le sillage des « Accords d’Oslo », un tournant qui a changé la donne stratégique pour Israël, notamment sur le plan de la vision des choses israélienne et des illusions tenaces envers un pseudo « partenaire de paix »… Les Israéliens jouent naïvement, ou formellement, ce jeu, sans doute poussés par les Occidentaux, mais il y a aussi de graves illusions qui l’obèrent. Toute une mentalité accompagne cet état de faits et c’est ce qui est le plus inquiétant quand nous le percevons à partir de l’Europe, car nous avons vu, depuis 12 ans, quelle était l’évolution inquiétante de l’Europe en regard des Juifs et avant tout d’Israël. Il a fallu des années aux Israéliens pour commencer seulement à y comprendre quelque chose. Le problème c’est que beaucoup d’entre eux ont oublié qu’ils étaient plus que des Israéliens et qu’ils restaient des Juifs, au regard de l’imaginaire séculaire des autres.

Le plus grave

Pour qui a suivi pendant des heures les débats organisés par la télévision israélienne, tout au long de l’opération, un fait est frappant. Dans une partie de l’opinion israélienne et en tout cas de la majeure partie des journalistes, le souci de la reconnaissance internationale, de la légitimité, de la justification de l’opération militaire auprès du tribunal occidental et de la pseudo « communauté internationale » est central. J’ai même entendu évoquer le Rapport Goldstone comme une menace juridique et morale très sérieuse sur laquelle Israël devrait se régler. C’est une donnée accablante quand on connaît la falsification qui inspire ce document et la très petite moralité des puissances occidentales et des organismes internationaux dont aucune n’est en position de faire la morale à qui que ce soit, surtout sur de semblables faits de guerre (la Libye, l’Irak, l’Afghanistan, l’Afrique noire, le Rwanda, pour les puissance occidentales, sans compter la corruption des pétrodollars arabes; le Kurdistan pour les Turcs, les Coptes pour l’Egypte, etc).

Le plus grave est ailleurs car ces Israéliens croient profondément dans la validité normative d’un jugement qui n’est pas seulement l’expression d’acteurs, eux mêmes immoraux, mais d’acteurs qui ne leur veulent pas du bien, qui sont les porteurs de valise des Palestiniens et des Arabes et dont les entreprises visent uniquement et systématiquement à ce qu’il n’y ait jamais de victoire israélienne qui mette un terme à la guerre contre lui et permette d’installer un système international durable dans la région. On sait très bien, on l’a vu, qu’une telle victoire serait limitée du fait de la petitesse de la nation israélienne et de son caractère démocratique, alors qu’une victoire arabe verrait la destruction d’Israël.

Que les Israéliens se sentent dépendant dans leur sentiment de légitimité d’un tel aréopage est moralement et même « métaphysiquement » accablant. C’est un manque de réalisme qui entraîne nécessairement une analyse stratégique défaillante. Cela montre une aliénation fondamentale dans la conception de soi, une régression dans l’idée et le sentiment de souveraineté. C’est le signe qu’Israël n’est pas conscient de la perversité morale de cet environnement qui sous prétexte de compassion veut l’enferrer dans une impasse mortelle. J’ai eu l’occasion de l’étudier en profondeur dans Les frontières d’Auschwitz, le dérapage du devoir de mémoire » (LP-Hachette).

Deux faits peuvent l’illustrer. Le plus manifeste est l’œuvre des Etats européens qui veulent interdire à Israël le droit à la légitime défense tout en se recommandant de la mémoire de la Shoah. La déclaration du ministre britannique des Affaires étrangères lors de la récente crise est significative : tant qu’Israël ne pénètre pas à Gaza, il est légitime, mais il ne l’est plus si il y entre. Un fait stupéfiant illustre cette état d’esprit : pendant que le Hamas tirait 1500 roquettes sur Israël, Israël continuait de lui fournir, eau, électricité, nourriture et médicaments. On n’a vu une telle chose nulle part au monde. En somme, l’Europe lui demande de se laisser passivement trucider tandis que lui nourrit et renforce son ennemi. L’humanité d’Israël (sous le jour de la Shoah) n’est « reconnue » qu’à la condition de son statut victimaire. Les trésors d’ingéniosité déployés par Israël pour toucher le moins de civils possibles ont quelque chose de fascinant quand on les compare avec la brutalité du Hamas. C’est tout à son honneur quoique cela n’influe aucunement sur une quelconque « reconnaissance » d’Israël par les grands moralistes d’Occident qui exaltent toujours l’humanité souffrante d’organisations terroristes et réduisent Israël à une soldatesque anonyme. La « guerre chirurgicale », technocratique, technique, à distance ne réussira jamais à obtenir une victoire. « Messieurs les Anglais, tirez les premiers » ? Bien au contraire, c’est sa cruauté qui est fustigée, renforcée par la disparité des moyens.

La débilitation morale induite par ce scénario est immense et il envoie un signe mortifère à la nation israélienne et plus largement à l’esprit du peuple juif. Il y a quelque chose que les Juifs n’ont pas compris en politique : la légitimité d’un sujet ne vient pas de la reconnaissance des autres mais de l’affirmation de sa propre souveraineté. C’est ce qui a donné naissance à un Etat d’Israël !

A partir d’une chronique sur Radio J le vendredi 23 novembre 2012

(1) En hébreu « Pilier de défense » se nomme « colonne de nuée », cette colonne conduisant Israël dans le désert sous la conduite divine, d’après le texte biblique. Si cette colonne conduisait avec sagesse les Enfants d’Israël à travers le Sinaï, je crains fort que elle ne fut cette fois-ci qu’un « écran de fumée »…

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 20:28

La démarche palestinienne auprès des Nations-Unies*

http://jcpa-lecape.org/la-demarche-palestinienne-aupres-des-nations-unies/

1. La requête de l’Autorité Palestinienne auprès des Nations-Unies va à l’encontre du Droit International.

Loin d’être une démarche diplomatique, l’initiative de l’Autorité Palestinienne auprès de l’Assemblée Générale des Nations-Unies a pour but d’imposer les choix politiques de Mahmoud Abbas sur Israël.
Conformément à la Convention de Montevideo sur les droits et devoirs des Etats, quatre critères sont requis à l’obtention de la dénomination d’ « Etat » à savoir un territoire défini, une population fixe, un gouvernement et la capacité d’établir des relations avec d’autres États.


Premièrement, ce territoire reste indéfini du fait de l’avortement des négociations avec Israël. Une partie du territoire est sous le contrôle d’un groupe qui est reconnu par les Etats-Unis et l’Union Européenne comme une organisation terroriste. La scission du territoire entre deux gouvernements distincts, Fatah et Hamas, Cisjordanie et Bande de Gaza ne permet pas à l’Autorité Palestinienne de prétendre ni à une population fixe, ni à un gouvernement clair. Malgré cela, l’Autorité Palestinienne dispose de représentations sous forme de Mission de l’Autorité Palestinienne dans de nombreux pays. Elle ne manque donc pas de reconnaissance internationale.

2. Quel est le statut actuel de l’Autorité Palestinienne et quelles sont ses prérogatives?

En 1974, l’Assemblée Générale de l’ONU a accordée à l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) le rang d’observateur permanent, ce qui signifie qu’une représentation de l’Autorité Palestinienne peut participer aux sessions et travaux tenus par l’Assemblée Générale. La seule différence réside dans la dénomination d’ « Entité » et non d’Etat de cette délégation. Le 7 juillet 1998, la résolution 52/250 confèrent à la Palestine (OLP/AP) de nouveaux droits et privilèges toujours en qualité d’observateur afin de permettre sa participation aux conférences internationales et aux conférences des Nations-Unies.
La démarche de l’Autorité Palestinienne concerne donc précisément la dénomination d’Etat et les droits qui résulteraient de cette dénomination dans le but d’imposer de facto la création d’un Etat sur la scène internationale.
Une démarche entreprise d’abord auprès de l’UNESCO avec l’obtention le 31 octobre 2011 du statut d’Etat membre de l’institution onusienne, puis poursuivie auprès du Conseil de Sécurité de l’ONU la même année pour l’accession au statut «d’Etat membre ».
Pour cela, le Président de l’Autorité Palestinienne, M. Mahmoud Abbas a déposé un dossier auprès du Secrétaire Général des Nations-Unies, Ban Ki-Moon, le 23 Septembre 2011. La demande fut ensuite transmise au Conseil de Sécurité qui examina la pertinence de la requête. La procédure exige que le texte soit ensuite voté par les membres du Conseil, dont il faut 9 voix sur 15 pour valider l’adhésion d’un éventuel nouvel Etat. Dernière étape, il est soumis au vote de l’assemblée Générale à la majorité des deux tiers. Durant la procédure, l’un des membres du Conseil de sécurité (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie ou Chine) peuvent opposer leur veto au dossier qui leur est présenté.
En observant la demande faite par Mahmoud Abbas en Septembre 2011, on peut constater que cette démarche avait pour seul but d’entériner le conflit en l’inscrivant dans le texte. La requête d’un Etat palestinien créé sur : « La base des frontières du 4 juin 1967 avec Jérusalem-est pour capitale » est la mention exacte des points de conflits des négociations bilatérales. Il s’agit donc bien de passer outre les négociations pour obtenir l’imposition de ces revendications politiques sur Israël.
Le 21 Septembre 2011, le Président des Etats-Unis, Barack Obama a opposé officiellement son veto à la demande de Mahmoud Abbas. Le Président de l’Autorité Palestinienne décide donc une fois encore de passer outre les procédures en portant une nouvelle requête (le 27 Septembre 2012) cette fois-ci directement auprès de l’Assemblée générale afin d’obtenir le statut d’Etat observateur permanent non membre.
Le statut d’Etat observateur permanent est une porte d’entrée vers la reconnaissance d’un Etat proprement dit. Le passage du rang d’Entité observatrice à celui d’Etat observateur non membre peut être obtenu à la majorité simple lors d’un vote de l’Assemblée Générale. De fait, un Etat non membre a les mêmes droits qu’un Etat membre excepté celui de voter et de présenter des candidats aux postes institutionnels.

3. Une « Intifada juridique »
L’intérêt réel de cette nouvelle position réside dans la capacité judiciaire qu’elle octroie et donc, dans l’amorce d’une « intifada juridique ».
Un Etat non-membre a la possibilité d’intégrer les organisations intergouvernementales et onusiennes, de signer certaines conventions et traités internationaux dont le Traité de Rome ouvrant la voie aux recours judiciaires contre Israël, ce dont ne se cache pas Mahmoud Abbas. Le 16 mai 2011, dans une interview donnée au journal New York Times, il déclarait ainsi que « L’admission de la Palestine aux Nations unies ouvrira le chemin à l’internationalisation du conflit sur le plan juridique, pas seulement d’un point de vue politique. Cela ouvrira également le chemin à la poursuite d’Israël devant les Nations Unies, les organes chargés des Droits de l’Homme et la Cour pénale internationale.»
Dès janvier 2009, l’Autorité Palestinienne avait présenté une déclaration dans laquelle elle reconnaissait les compétences de la Cour Pénale Internationale pour juger les crimes commis sur son territoire depuis juillet 2002. L’objectif est donc clair : étendre le conflit sur la scène internationale à défaut d’avoir une assise sur la scène nationale.

4. La faiblesse politique de Mahmoud Abbas.

En effet, le Président de l’Autorité Palestinienne manque de légitimité et de crédibilité auprès des Palestiniens qu’il prétend représenter.
Elu en 2009, Mahmoud Abbas a perdu peu à peu la légitimité de gouverner. Il n’a cessé de repousser un nouveau scrutin afin de ne pas remettre en question sa position. La corruption, les difficultés économiques et l’absence d’alternative politique ont fait émerger un mécontentement populaire certain à l’égard du Président de l’Autorité Palestinienne qui ne peut risquer de nouvelles élections sans un « coup politique » préalable. Comme en témoignent les élections municipales tenues le 21 Octobre 2012, la désillusion des ressortissants palestiniens a mis le Fatah en échec politique.
Mahmoud Abbas est évidemment mis à mal politiquement par le succès du Hamas dans la Bande de Gaza et l’échec des tentatives de conciliation avec le parti islamiste qui est reconnu par la communauté internationale comme une organisation terroriste. Le Président de l’Autorité Palestinienne n’a pas remis les pieds à Gaza depuis 2007 et la récente visite de l’Emir du Qatar le 23 Octobre 2012 est clairement une défaite diplomatique et économique pour son autorité. Mahmoud Abbas demande donc la reconnaissance d’un Etat qui ne le reconnait pas lui-même et sur lequel il n’a qu’un demi-contrôle.
De plus, cette démarche a pour but de détourner l’attention populaire du bilan économique médiocre de l’Autorité Palestinienne. Sur fond de corruption, l’Autorité Palestinienne qui gouverne la Cisjordanie est en manque de liquidités depuis des mois et ne peut plus payer ses employés. Le mécontentement populaire monte contre les dirigeants du Fatah avec l’augmentation récente des prix de l’essence et des produits alimentaires. A Naplouse, la capitale du nord de la Cisjordanie, 200 protestataires ont appelé à la démission du Premier ministre Salam Fayyad en scandant des slogans comme « L’invasion (israélienne) ne nous a pas laissé affamés, mais Fayyad si« , comme le souligne le journal Le Nouvel Observateur, le 9 septembre 2012.

5. Les refus répétés des propositions de paix israéliennes.

Il apparait clairement que cette faiblesse politique explique les refus répétés du Président de toutes propositions de paix avec Israël.
Mahmoud Abbas a choisi le durcir ses positions face à Israël au détriment d’une solution négociée afin de réaffirmer sa position de leader face au Hamas. Alors que des gouvernements de tous bords politiques se sont succédés en Israël ces dernières années, Mahmoud Abbas s’est appliqué à rejeter systématiquement toute proposition après avoir « joué le jeu » des négociations. Israël a fait une proposition dernièrement sous le parrainage de la Jordanie (Proposition d’Amman, juin 2012) auquel l’Autorité Palestinienne n’a même pas daigné répondre. Israël a pris des mesures de restauration de la confiance en gelant la construction dans les implantations pendant 10 mois en 2010. Il est important ici de souligner qu’il n’y a pas eu de nouvelles implantations israéliennes depuis 1996, mais des constructions dans des implantations déjà existantes qui représentent moins de 2% du territoire de Cisjordanie tel que défini en 1967. Afin d’éviter une crise humanitaire en ces temps de crise économique, Israël a augmenté le nombre d’autorisations de travail pour les Palestiniens en Israël et a déjà versé près de 300 000 NIS de droit de douane en avance à l’Autorité Palestinienne.
Face aux propositions israéliennes et aux mesures prises en faveur de la population palestinienne, l’Autorité Palestinienne n’a cessé d’opposer son refus et de chercher à imposer des conditions préalables aux négociations qui sont l’objet même des pourparlers.
Face aux appels répétés de la communauté internationale (des Etats-Unis, du Royaume-¬Uni, de l’Allemagne, de la France) pour la reprise des négociations, Mahmoud Abbas a opposé son silence et son mépris envers les diverses propositions qui lui ont été faites.
La volonté politique qui se cache derrière cette action est clairement anti diplomatique. Premièrement, parce qu’elle prolongera le conflit sur la scène internationale en ouvrant la voie à une bataille judiciaire. Deuxièmement, parce qu’elle signifie la négation des accords passés et donc la fin de toutes futures négociations.

6. Pourquoi cette démarche est anti diplomatique ?

Parce qu’elle nie les accords israélo-palestiniens existants notamment les Accords d’Oslo, la démarche de l’Autorité Palestinienne se révèle clairement anti diplomatique.

En effet, Mahmoud Abbas envisage l’abrogation des Accords d’Oslo comme en témoignait Wassel Abou Youssef, membre du comité exécutif de l’OLP à l’AFP, le 18 Septembre 2012 : « Le président palestinien Mahmoud Abbas a suggéré ce week¬end d’annuler les accords d’Oslo avec Israël, a déclaré aujourd’hui un haut responsable de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Un membre du comité exécutif de l’OLP, Wassel Abou Youssef, a indiqué que Mahmoud Abbas avait émis l’idée d’ »annuler les accords d’Oslo ainsi que les arrangements économiques et de sécurité qui leur sont associés » lors d’une réunion de la direction palestinienne qui a eu lieu samedi et dimanche. »

La résolution 242 du Conseil de Sécurité stipule une solution négociée donc bilatérale du conflit. Elle pose les bases des Accords d’Oslo et des traités de paix d’Israël avec l’Egypte et la Jordanie. L’ONU elle-même prévoie donc un cadre d’action bilatérale pour une reconnaissance mutuelle, dans la recherche d’une paix « juste et durable » entre Israël et un futur Etat Palestinien.
Ce retour sur des accords négociés avec Israël sous l’égide de la communauté internationale – 18 ans après leur signature – rendra désuète toute future négociation. Il remet en question non seulement les traités de paix mais aussi les accords économiques dans un contexte déjà fort de tensions au Moyen-Orient.
Loin de mener à la reprise des négociations, cette action mènera au durcissement des positions et à l’extension du conflit sur la scène internationale.

7. La responsabilité de la communauté internationale.

La communauté internationale doit prendre conscience du coût diplomatique de cette démarche unilatérale.
Valider la requête de l’Autorité Palestinienne reviendrait pour l’ONU à donner des droits et à engager le dialogue avec un « Etat » partiellement sous le contrôle d’une organisation terroriste. On ne peut dissocier la Bande de Gaza et la Cisjordanie en reconnaissant un Etat Palestinien. Le Hamas est officiellement inscrit sur la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne et reconnu comme tel par les Etats-Unis, le Japon et le Canada, d’autres pays se contentant de qualifier sa « branche armée » de terroriste. Il s’agit là d’un signal positif envers les mouvements et organisations qui ont fait le choix et l’usage de la violence et qui souhaiterait bénéficier d’un statut officiel auprès des Nations-Unies.
L’ONU prend le risque de légitimer l’usage du double discours, politique et milicien. La reconnaissance unilatérale d’un tel Etat pourrait mettre en péril le consensus international sur le Moyen-Orient sur des questions cruciales comme la crise humanitaire en Syrie ou le nucléaire iranien qui sont pour le moment les priorités de l’agenda international.
L’arrêt définitif des négociations et le durcissement des positions de chacun risquent de mener à l’émergence d’un nouveau « foyer de violences » au Moyen-Orient.
Cette démarche unilatérale ne débouchera sur aucune avancée concrète sur le terrain et risque donc de faire naitre de nouvelles frustrations au sein de la population palestinienne.
Les attentes en terme politique ou économique ne seront en rien comblées par cette initiative stérile de l’Autorité Palestinienne. Sur fond de « printemps arabe », ces revendications politiques risquent au contraire de faire écho dans la rue. Mahmoud Abbas attise déjà le mécontentement populaire envers Israël en déclarant sur sa page Facebook (AFP, 24/10/2012) à l’intention des Palestiniens: « Je sais que notre situation économique est difficile et compliquée, et je suis sûr que vous êtes conscients que c’est le résultat des pressions auxquelles nous sommes soumis ». L’Autorité Palestinienne a déjà promis que des manifestations « populaires et pacifiques » accompagneront sa démarche de reconnaissance. ( RFI, 08/09/2011) ce qui laisse présager de nouveaux débordements.
Cette action aura donc des conséquences contre-diplomatiques en réveillant le risque d’une « troisième intifada » qui circule déjà depuis un moment sur les réseaux Internet.
Pour conclure…..
Cette initiative unilatérale n’est en rien une solution pour l’Autorité Palestinienne, mais aura pour conséquence au contraire, de pérenniser et d’étendre le conflit.
Il s’agit d’un abandon clair et sans retour de la voie diplomatique, au profit d’une politique du nombre visant à l’imposition de ses revendications sur Israël.
Ce choix est dangereux pour l’avenir, aussi bien sur le terrain qu’au niveau politique. Il ne comblera pas les attentes de la population palestinienne et mènera au contraire, à de nouvelles frustrations qui pourraient dégénérer en nouvelle vague de violence.
Il s’agit donc d’une démarche dangereuse et sans intérêt, qui ne constitue ni une initiative de réconciliation, ni un compromis. La seule solution viable pour l’établissement d’un Etat Palestinien est la reprise de négociations bilatérales, sans conditions préalables et dans un esprit de compromis.


*Document du Ministère israélien des Affaires étrangères – novembre 2012

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 12:02

Te fais pas d’bile, sois heureux

Par LIAT COLLINS

Jerusalem Post 15/09/2012  

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=285230

 
Adaptation française de Sentinelle 5773 ©

 
A L’occasion, le lait a un goût aigrelet et le miel produit un mélange collant, mais ici c’est toujours la Terre Promise.

C’est une chansonnette irritante avec un simple refrain : « Te fais pas d’bile, sois heureux ». Le message musical – connu en hébreu sous le nom de ‘Philosophia begrush’ ou philosophie d’un sou – est léger et entraînant (et si vous écoutez les paroles, complètement irréaliste) mais il a un certain charme. Je me suis retrouvée le « fredonnant » l’autre jour alors que je lisais les données de l’index de l’Institut de la Démocratie d’Israël (IDC) constatant que plus des trois quarts des Israéliens (Arabes et Juifs) sont optimistes sur l’avenir du pays, malgré les défis de sécurité, socioéconomiques et autres.

Vous pouvez télécharger (ou peut-être cela doit-il être soulevé) les données du site Internet de l’IDI (www.idi.org.il) mais voici quelques unes des principales données :

  • L’évaluation de la situation globale d’Israël tend vers le positif : 38.1% la caractérise comme « bonne », 40.5% comme « moitié-moitié », et le reste (20%) comme « mauvaise ».
  • Le niveau d’optimisme concernant l’avenir d’Israël (75.6%) dépasse clairement le niveau de pessimisme (21.8%).
  • Le niveau de solidarité de la société juive (sur une échelle de 1 à 10, où 10 est « une très forte solidarité ») a reçu un taux moyen de 6.2 chez les répondeurs juifs et 5.4% chez les Arabes, c.a.d. un score moyen.
  • L’évaluation de la performance du gouvernement a montré un penchant négatif : la majorité (59%) perçoit que le gouvernement ne fait pas un bon travail dans la prise en charge des problèmes du pays.
  • Ce ne sont qu’un répondeur sur trois (37.6%) qui sent qu’il existe un Parti politique aujourd’hui représentant vraiment leurs opinions.
  • La forme de la participation politique observée comme la plus efficace est le vote aux élections à la Knesset. Ce est suivi (par ordre décroissant) par des protestations sur Internet, la participation à des manifestations, la qualité de membre d’une organisation civique, et de membre d’un Parti politique.
  • Seule une petite minorité (12.7%) considère l’usage de la force comme un moyen efficace pour influer sur la politique du gouvernement.
  • La majorité des répondeurs perçoit que les protestations de l’été 2011 comme un succès soulevant l’intérêt des media et la conscience du public sur les questions sociales et économiques, mais elles ont moins réussi dans le changement des priorités du gouvernement, et ont échoué à affaiblir le statut du tiers le plus riche.
  • Parmi aussi bien les échantillons juifs et arabes, la majorité n’est pas à l’aise avec la notion de « dirigeant fort » (62.6 et 53.9I% respectivement).
  • La préférence la plus fréquente dans le public juif (41.9%) va à la définition duelle d’Israël comme un Etat « juif et démocratique ». Au total, 34.3% attribuent une plus grande importance à la composante juive, contre seulement 21.8% préférant l’option démocratique.
  • Pour catégoriser les zones de friction dans la société israélienne, la tension entre Juifs et Arabes se classe comme la plus sévère, suivie (par ordre décroissant) par la tension entre religieux et laïques, riches et pauvres, Droite et Gauche (en termes d’opinions politiques et de sécurité), et entre ashkenazim et sefardim.
  • La sensation de prendre part à l’Etat et à ses problèmes diffère beaucoup entre les répondeurs juifs et arabes (72.9% Vs 27.7% respectivement).

 Ceux qui ont pris part aux manifestations de l’été 2011 ressentent un plus grand sens d’appartenance à l’Etat que ceux qui ne l‘ont pas fait.

· Une majorité de l’échantillon juif (89.1%) est fière d’être Israélienne.

Parmi les répondeurs arabes, la sensation de fierté est plus faible, représentant une minorité (44.5%).

« Il est important de noter que la majorité des Israéliens considère l’avenir du pays avec optimisme », a déclaré le Pr. de l’IDI Tamar Hermann, qui supervise le projet, à Gil Hoffman du Jerusalem Post. « Notre résilience nationale repose beaucoup sur le fait que même si les gens sont négatifs le vendredi soir à la table du dîner familial et que l’esprit du siècle est le découragement, si vous grattez un peu, les gens ne sont pas vraiment déprimés ici ».


Le sondage, conduite par le Centre Guttman ISI des enquêtes, a été réalisé à partir d’un échantillon représentatif national de 1025 adultes israéliens (834 Juifs et 191 Arabes), avec une marge d’erreur de seulement 3.1%.

Même les Nations Unies ont été obligées de dire quelque chose de positif dans leur Enquête de Développement Humain. Dans un rapport corrélé de 2011, Israël occupait le rang respectable de 17ème sur 187 pays. Et vous n’avez pas besoin des nombres de l’ONU pour voir que dans le cas d’Israël, le vert observé chez les voisins est celui des drapeaux islamistes, et pas l’herbe luxuriante.


Alors statistiquement, il est dur de comprendre pourquoi nous passons tant de temps à nous plaindre.


Un rapport du Bureau Central de la Statistique (CBS) publié avant le Nouvel An Juif, indiquait que la population d’Israël approche 8 millions d’habitants (7.993.200 pour être un peu plus précis) avec un peu plus de 75% des ses citoyens identifiés comme juifs (nombre qui rend probablement compte d’un grande part des plaintes !). Peut-être que se plaindre est bon pour nous : l’espérance de vie, selon CBS, continue d’augmenter, atteignant 80 ans pour les hommes et 83.6 ans pour les femmes.


Ce pourrait être le sens puissant de l’identité nationale – la sensation de « nous sommes tous dans cet ensemble » - qui nous maintient en marche. Paradoxalement, plus les missiles tombent, plus la menace iranienne est grande, plus durs sont les commentaires à l’ONU, plus nous nous sentons proches – ceux d’entre nous qui vivent ici et observent la vie économique et culturelle florissante.


Il existe un expérience commune vécue par les riches et les pauvres ; que l’on ait ou pas de l’éducation ; la Gauche et la Droite ; les religieux et les laïcs – même les Juifs et les Arabes. Si les missiles et les menaces émanant de pays en conditions bien plus mauvaises qu’Israël ne se différencient pas entre les communautés, pourquoi devrions-nous le faire ? Même nos jérémiades (relativement légères) économiques nous ont rapprochés l’an dernier pendant les protestations de bon aloi de l’été, et il y a peu d’Israéliens qui ne se souviennent où ils étaient le 18 octobre, quand Gilad Schalit revint à la maison après 5 ans de captivité sous la férule du Hamas (même si nous avons discuté le « prix » de l’accord de libération du prisonnier).


A l’opposé de beaucoup de pays développés, nous aspirons vraiment à ce que des immigrants rejoignent la communauté étendue (tout en bloquant les immigrants économiques non motivés par le même sens d’être ensemble). En 2011, 16.892 immigrants sont arrivés : 1.5% de plus qu’en 2010.


Et des bébés naissent – leur naissance est une autre expression de la foi dans l’avenir. Selon des données de CBS, environ 166.300 bébés sont nés en Israël en 2011 et le nombre moyen d’enfants par femme juive a continué d’augmenter, atteignant 2.98 enfants par femme en 2011 en partant de 2.97 l’année précédente.


Nous nous plaignons des politiciens et du manque de capacité de direction, mais nous ne voulons pas le type de « dirigeant puissant » qui menacerait la nature libre et démocratique de nos existences.


Trop d’Israéliens doivent régulièrement courir aux abris, mais nous ne sentons pas que nous sommes scotchés dans un trou noir. Nous voyons une voie de sortie. Après tous les hauts et les bas dramatiques, alors que le pays s’avance vers 5773 et le 65ème anniversaire d’Israël, nous savons que nous vivons le bon temps – pas le meilleur, mais meilleur qu’avant.

Les gens peuvent être plus individualistes et concurrents – en gardant la culture « réaliste » qui s’est emparée du monde occidental – mais nous sommes toujours attachés émotionnellement à chacun.


Le drapeau bleu et blanc peut bien ne pas porter le même symbole pour tous, mais lorsque qu’il a flotté aux Jeux Paralympiques, il nous a touchés de manière toute particulière, exactement comme son absence aux Jeux Olympiques nous avait peinés auparavant.


A L’occasion, le lait a un goût aigrelet et le miel produit un mélange collant, mais ici c’est toujours la Terre Promise.


Puissions-nous avoir la bénédiction d’une Nouvelle Année pacifique et prospère.



 

L’auteure est rédactrice à ‘L’International Jerusalem Post’

liat@jpost.com 

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 19:24

La lutte juive pour les droits

Par ISI LEIBLER, Jerusalem Post 29/08/2012

 


http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=283115

 
Adaptation française de Sentinelle 5772 ©

 
Les Juifs sont obligés de reconnaître que notre principale priorité doit être notre propre sauvegarde contre ceux qui cherchent à nous détruire.

 

L’une des énigmes associées à la nature durable de l’antisémitisme mondial qui a pris un essor exponentiel dans les années récentes c’est pourquoi, ayant fourni des contributions aussi disproportionnées à tous les niveaux de la civilisation et laissé des empreintes majeures sur la science, l’éthique, la médecine, la culture et les arts, nous Juifs continuons d’agir comme un aimant attirant une haine si virulente.

Tout aussi bizarre, l’échec des groupes et nations auparavant opprimés à rendre ou même reconnaître les contributions juives extraordinaires en soutien à leurs luttes pour vaincre la persécution, la discrimination, les abus contre les droits de l’homme et l’accession à l’indépendance.


Cela est caractérisé par le fait que, alors qu’il n’y a pas de groupe américain comparable aux Juifs qui ont tant sacrifié pour aider les Noirs américains à vaincre la discrimination raciale et dans leur lutte pour les droits civils, ironiquement, aujourd’hui, ils sont parmi les principaux groupes raciaux et ethniques aux USA qui promeuvent l’anti-israélisme et l’antisémitisme.

Le récent éclat répugnant de l’écrivain noir américain Alice Walker, qui chercha à faire interdire la traduction en hébreu de son roman, lié au racisme, caractérise cela.

 
La diabolisation d’Israël par Walker s’est même élargie à accuser Israël de pratiquer « le racisme » d’une manière plus extrême que ce n’était le cas dans l’Afrique
du Sud de l’apartheid.
 
Cela est à tout le moins pervers parce qu’en plus d’être la seule société libre et démocratique de la région, l’Etat juif comprend aussi probablement le plus grand mélange de groupes raciaux engagés dans le monde pour l’égalité.

La même critique s’applique au gouvernement actuel de l’Afrique du Sud, qui est aujourd’hui amèrement anti-israélien malgré le fait que des individus juifs Sud-Africains étaient à l’avant-garde de la lutte contre l’apartheid, beaucoup ayant été obligés de quitter le pays pendant le régime de l’apartheid.

 
Même l’archevêque Desmond Tutu, dont les éclats anti-israéliens ont désormais pris la forme de diatribes antijuives populistes vulgaires, a concédé que « dans notre lutte contre l’apartheid, les plus grands soutiens étaient les personnes juives… Ils devaient presque instinctivement être du côté de ceux privés de droits, des sans-voix ».
 
Mais dans le même souffle, il a ouvert la voie aux récentes initiatives anti-israéliennes de son gouvernement en appelant à désinvestir d’Israël qui a « opprimé plus que les idéologues de l’apartheid n’auraient jamais pu rêver de le faire en Afrique du Sud », et il s’abaisse à un antisémitisme primitif en qualifiant les Juifs de « Peuple bizarre qui autrefois, opprimé et assassiné, est aujourd’hui doté de puissance, et refuse d’écouter et désobéit à D.ieu ».

De semblables attitudes prévalent chez nombre de dirigeants du Tiers Monde. Je n’oublierai jamais un meeting à New Delhi en 1981 avec la dernière présidente indienne, Indira Gandhi, au cours duquel elle éructa un éclat anti-israélien frénétique associé à de la rage contre le « pouvoir juif international » - qui était responsable – proclamait-elle – du retournement des USA contre l’Inde.

 En réponse à ma réplique, elle concéda que quand sa famille était en Angleterre, la majorité de leurs amis les plus proches étaient des Juifs britanniques qui soutenaient passionnément leur lutte contre le colonialisme et leurs efforts pour parvenir à l’indépendance. Pourtant, cela n’atténua en aucune manière sa haine contre Israël ou ses fantasmes conspirateurs sur la puissance juive internationale.


L’histoire enregistre le grand nombre d’idéalistes juifs mal avisés en Europe et aux Etats-Unis qui, dans les années 1930, abandonnèrent le judaïsme et le sionisme et consacrèrent leur vie à promouvoir et même à vénérer la fausse cause messianique du communisme. Même des membres éloignés de ma propre famille dans la Belgique d’avant Guerre, dans leur désir passionné de combattre le nazisme, abandonnèrent leur héritage juif et en 1936, sacrifièrent leur vie sans nécessité pour Staline sur les champs de bataille de l’Espagne.


Pourtant, ces mêmes Juifs communistes qui, en dehors d’un engagement mal avisé exclusif pour l’universalisme, dédièrent leur vie au service fanatique d’un système totalitaire maléfique, devinrent ensuite eux-mêmes victimes des purges antisémites et des faux procès initiés par Staline à la fin des années 1930, le meurtre des écrivains juifs en 1948, qui culmina avec le tristement célèbre procès des médecins à Moscou en 1952.


Ces initiatives, indiscutablement motivées par un antisémitisme sauvage, auraient probablement résulté en déportations massives des Juifs au Goulag si Staline n’avait pas disparu à temps en 1953.

 
Il y a des Juifs aujourd’hui qui continuent de conserver une tradition universaliste dans le judaïsme, qui nous obligent à mettre de côté nos propres intérêts de « clocher juif » pour manière se concentrer exclusivement à faire du monde un lieu meilleur en combattant l’injustice.

Pourtant en réalité, la tension présumée entre le rôle juif pour se maintenir lui-même en nation particulariste et dans la promotion de valeurs éthiques universalistes est souvent exagérée et mutuellement non exclusive. Abraham ne fracassa pas les idoles et Moïse ne combattit pas pour la liberté de son Peuple afin de créer un culte. Ils servirent le Peuple juif mais apportèrent aussi un message de signification universelle à l’humanité.

Un exemple de la fusion entre les deux concepts est reflété dans la phrase souvent citée des ‘Pirkei Avot’ (‘Les Maximes de Pères’) : « Si je ne suis pas pour moi-même, qui le sera ? » Mais elle est équilibrée par la phrase suivante : « Et si je suis seulement pour moi-même, qui suis-je ? Et si pas maintenant, quand ? ». Il y a ainsi une justification complète pour nous de tirer fierté de tous les actes de Juifs qui ont contribué au ‘Tikkun Olam ‘ – la réparation d’un monde brisé – et d’en faire un lieu meilleur pour l’humanité.

Que de nombreux groupes opprimés luttant pour la liberté, au nom desquels nous avons souvent lutté à un coût personnel considérable, se soient ensuite retournés contre nous, ne doit pas nous dissuader de nos obligations universalistes envers l’humanité et de notre engagement permanent pour promouvoir la justice et les droits de l’homme.


Quand on observe le monde dans les temps troublés d’aujourd’hui, nous, le Peuple juif qui a vaincu l’impuissance et miraculeusement regagné notre statut de Nation, sommes obligés de reconnaître que notre principale priorité doit être notre propre sauvegarde contre ceux qui cherchent à nous détruire.

 
En temps de péril, il est à la fois rationnel et actuel de nous concentrer sur nos familles et notre propre Peuple avant de tenter de réformer le monde. En priorisant les objectifs particularistes de défendre et de mettre en sécurité le bien-être de l’Etat juif et du Peuple juif contre ceux qui cherchent toujours a accomplir les objectifs d’Hitler, nous assurons que les Juifs survivront. L’un des dérivés de cela nous permettra de continuer comme par le passé à contribuer au ‘Tikkun Olam’

Le site Internet de l’auteur peut être consulté sur : www.wordfromjerusalem.com.

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 21:56
La vie grande et belle d’Yitzhak Shamir
 
Caroline B. Glick
  
Jerusalem Post 05 juillet 2012
 

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=276442

 

Adaptation française de Sentinelle 5772 ©

 

 D’abord, il n’était pas inévitable que Shamir devienne un dirigeant puissant, dévoué, efficace.

Beaucoup dans sa génération ne l’étaient pas.

 

Il y avait quelque chose dans Yitzhak Shamir, septième Premier ministre d’Israël, décédé samedi dernier, qui vous rendait timide et en admiration quand vous étiez en sa présence. Dans son éloge funèbre lors de la réunion du cabinet dimanche matin, le Premier ministre Benyamin Netanyahou nota que Shamir « n’irradiait pas de charisme. Il irradiait simplement de force intérieure ».

 

Shamir, le tout petit dirigeant taciturne, était un homme puissant. Et Netanyahou avait absolument raison, la puissance de Shamir était due à son engagement dans ses convictions. Ce qui le motivait dans l’action ce n’était pas des conditions extérieures, mais un compas intérieur, un appel intérieur à dédier sa vie au Peuple juif, à notre liberté et à notre sécurité entre nos mains.

 

Netanyahou commença son éloge funèbre dimanche matin en le replaçant dans le contexte de sa génération. Netanyahou dit : « Yitzhak Shamir appartenait à la génération des géants qui ont fondé l’Etat d’Israël ».

 

Il y a une grande vérité dans ce constat. La génération des Juifs en âge de venir dans les années 1920, 1930 et 1940 qui établirent l’Etat d’Israël, fit face à des défis jamais rencontrés dans l’histoire humaine. Ils ont survécu à l’Holocauste européen. Ils firent reculer et prirent le meilleur sur l’Empire Britannique. Ils firent face à un terrorisme massif de la part des Arabes et à la répression et à la trahison des Britanniques. Ils vainquirent les armées d’invasion de cinq Etats arabes avec une force faite de survivants de l’Holocauste et de fermiers, avec peu d’armes disponibles, et presque pas d’argent.

 

Ils sculptèrent un beau pays moderne à partir des roches et du sable d’une terre longtemps désolée.

 

Ils ont absorbé des vagues massives d’aliyah du monde entier. Ils rassemblèrent des Juifs avec des coutumes, des traditions et des langues diverses et reforgèrent un Peuple juif uni  lié l’un à l’autre par notre patrimoine commun, notre foi, notre langue ressuscitée et notre terre –  tous plus forts que ce qui nous divisait.

Ils endurèrent des pertes déchirantes dans de nombreux cas.

 

Mais ils continuèrent d’aller de l’avant, parfois  à pas de géant, généralement à petits pas. Mais ils continuèrent d’avancer.

 

Alors il est vrai que la génération de Shamir des Juifs a eu plus que sa part de grands hommes et de femmes. Mais pour rendre à Shamir la justice qu’il mérite, il est important de ne pas masquer sa grandeur personnelle en le mettant entre parenthèses dans sa génération. Cela pour deux raisons.

 

D’abord, il n’était pas inévitable que Shamir devienne un dirigeant puissant, dévoué, efficace.

Beaucoup dans sa génération ne l’étaient pas.

 

Shamir fut confronté à d’énormes défis. Et ses défis les plus sérieux vinrent de ses compagnons juifs. Des gens comme Chaim Weizmann – que l’ancien Benzion Netanyahou qualifia de « désastre pour le Peuple juif », à cause de sa préférence chronique pour l’approbation britannique plutôt que pour les droits nationaux et légaux juifs – voulait davantage abandonner les droits nationaux des Juifs de notre Etat dans notre patrie nationale.

 

En effet, dans les années précédant la déclaration d’Indépendance d’Israël, la souveraineté nationale était seulement perçue comme une option viable et un objectif raisonnable par une minorité. Comme Shamir le dit dans un entretien en 1983 publié par le journal ‘The Times of Israel’, en 1945 David Ben Gourion appelait à l’établissement d’un ‘Commonwealth juif’ plutôt qu’à un Etat juif souverain. Comme Shamir le formula : « il était curieux que le mouvement sioniste n’accepte pas officiellement le slogan d’un Etat juif comme objectif du Mouvement Sioniste !... Weizmann était contre… Il voulait ici une unité juive… Pas un Etat ».

 

Ensuite, pendant le mandat de Shamir comme Premier ministre dans le gouvernement d’unité avec le Premier ministre d’alors Shimon Peres et le Parti Travailliste de 1986 à 1988, Peres chercha à saper sa direction et à le battre aux élections de 1988 en collaborant avec des gouvernements extérieurs.

 

Selon des documents top secrets de 1988 d’abord publiés par Shimon Schiffer du journal ‘Yediot Aharonot’ en juin 2011, Peres collabora avec le Président égyptien d’alors Hosni Moubarak pour déstabiliser le gouvernement de Shamir. Peres chercha aussi une assistance américaine pour trahir Shamir et fomenter sa défaite électorale. A côté de cela, aussi bien en violation de la loi israélienne et des vœux exprimés par Shamir, Peres envoya son émissaire, le directeur général du ministère des affaires étrangères d’alors, le général Avraham Tamir, au Mozambique pour des réunions secrètes avec Yasser Arafat.

 

Pendant sa carrière, Peres, qui est aussi un membre de la génération de Shamir, s’est distingué comme un politicien qui préfère son bénéfice personnel à celui de la nation. En maintenant constamment cette préférence, Peres a voyagé le mois dernier à Washington pour recevoir la « Médaille Présidentielle de la Liberté » des mains du président des USA Barack Obama, au moment même où Obama rejetait la demande israélienne  de commuer la condamnation à perpétuité de Jonathan Pollard. Il est certain que Shamir n’aurait probablement pas reçu une telle récompense d’un président des USA.

 

Mais il est sûr aussi de dire que si on lui avait offert la récompense, Shamir aurait saisi l’occasion pour faire pression publiquement en faveur de la libération de Pollard.

 

La seconde raison pour laquelle il est faux de voir en Shamir un pur produit de son temps est que ce faisant, il n’y auait pas de raison de l’imiter. S’il était seulement la personne qu’il est devenu parce qu’il a vécu à l’époque qu’il a traversé, alors l’histoire n’a rien à nous apprendre sur ce que signifie diriger ou vivre une belle vie pleine de sens au service d’un but plus grand que nous-mêmes. Et cela ne peut être vrai.

 

Par une concomittance poétique de temps, au moment où Netanyahou prononçait l’éloge funèbre de Shamir, le prédécesseur immédiat de celui-là, Ehud Olmert pénétrait dans une salle de tribunal à Tel Aviv pour le début de son procès criminel lié à l’affaire dénommée ‘Holyland’ ; Olmert est accusé de corruption passive de la part des développeurs de la monstruosité architecturale dans la capitale appelée « Holyland » pendant son mandat de Maire de Jerusalem. Il aurait reçu de l’argent et d’autres largesses en échange de son aval à l’autorisation donnée aux développeurs d’élargir la dimension du projet à plus de dix fois la taille initialement accordée.

 

Le procès d’Olmert dans l‘affaire Holyland’ n’est que le tout dernier des problèmes légaux de l’ex-premier ministre. Le 10 juillet, la Cour du district de Jerusalem rendra son verdict sur deux autres scandales de corruption – l’affaire Talansky, dans laquelle Olmert est jugé pour corruption passive et pour irrégularités dans le financement de sa campagne électorale, et l’affaire Rishon Tour, dans laquelle Olmert est accusé d’avoir doubler les factures de ses dépenses de voyages.

 

Quelle que soit la manière dont les tracas juridiques d’Olmert s’arrangent, qu’il soit confronté à des accusations de corruption pour commencer est globalement fonction de sa personnalité.

 

A l’opposé de Shamir, Olmert est parfaitement préparé à délaisser l’intérêt public pour améliorer son confort personnel. Pendant son mandat de Premier ministre, plutôt que de s’opposer à la pression des USA pour des concessions israéliennes sur la terre et des droits aux Palestiniens, Olmert capitula préventivement.

 

Il appela Israël à céder unilatéralement la plus grande part de la Judée et de la Samarie aux Palestiniens, en dépit du rejet par ces derniers du droit d’Israël à l’existence. Il offrit de découper Jérusalem dans son offre de paix au président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas. Il continua d’adouber la cause de la compromission malgré la préférence d’Abbas pour la paix avec le Hamas à la paix avec Israël.

 

De même, pendant la Deuxième Guerre du Liban, Olmert choisit de perdre la guerre, dans une vaine tentative de soutenir sa préférence pour la compromission plutôt que la justice et de la victoire ; A cette fin, il accepta un cessez-le feu qui offrit au Hezbollah la charge du Sud Liban. Ce cessez-le-feu conduisit directement au contrôle de la totalité du Liban par le Hezbollah en 2007.

 

Olmert défend son comportement à travers un mélange de mensonges et d’autojustification. A la Conférence du Jerusalem Post à New York le 29 avril 2009, Olmert prétendit que la Deuxième Guerre du Liban était la plus grande victoire militaire de l’histoire d’Israël. Apparemment, il croyait que nous avions oublié toutes les autres guerres qu’Israël a combattues. De même, Olmert prétendit qu’il n’avait pas d’autre choix que de se soumettre à la pression des USA concernant les Palestiniens.    

 

Le passé de Shamir est une réprimande totale aux excuses d’Olmert pour ses échecs.

 

Certes, dans deux exemples clés, Shamir céda à la pression des USA. Il ne répondit pas à l’attaque de missiles de l’Irak contre Israël pendant la guerre du Golfe en 1991. Et il accepta de participer à la Conférence de Madrid en 1991 où le  président des USA de l’époque, George H.W. Bush l’obligea à tenir des négociations sur la base de « la terre contre la paix », avec les Palestiniens et les Syriens.

 

Dans les deux cas, l’acceptation par Shamir des exigences américaines peut avoir été injustifiée. Il n’a certainement pas exigé un prix suffisamment élevé pour son sacrifice.

 

Pourtant, même ces concessions n’ont pas changé la situation sur le terrain. Shamir n’accepta pas de donner le moindre territoire aux Arabes. Et pendant son mandat, les USA élevèrent de façon significative leurs liens stratégiques avec Israël.

 

De plus, du point de vue de la viabilité à long terme d’Israël et de sa prospérité, Shamir exigea les plus grandes concessions qu’Israël ait jamais obtenues des USA : il convainquit Bush de cesser de diriger les émigrés juifs soviétiques vers les USA et loin d’Israël. Cela assura qu’un million de Juifs soviétiques firent leur aliya. L’aliya juive soviétique a fondamentalement transformé l’économie d’Israël et sa position démographique, et élevé sa situation stratégique. Quelque dommage qu’Israël ait pu enduré comme conséquence des concessions de Shamir à Bush, il a été certainement sublimé par son succès de la venue des Juifs soviétiques en Israël. 

 

Et il est vrai que Shamir n’a jamais été le bien-aimé ni même apprécié du gouvernement américain ou des dirigeants de l’Europe. Mais il vrai aussi que pendant son mandat des pays majeurs, y compris la Chine et l’Inde, ont renouvelé leurs relations diplomatiques avec Israël.

 

En se tenant ferme pour son pays, il gagna le respect du monde – non pas seulement pour lui-même, mais pour Israël dans son ensemble. Et dans les affaires internationales, il bien plus important d’être respecté que d’être aimé.  

 

Dans sa nécrologie de Shamir, le Rabbi Shlomo Aviner expliqua que Shamir était un dirigeant couronné de succès du fait de son intelligence et de sa ténacité.

 

Aviner nota que l’intelligence de Shamir avait été conquise à la dure. Il prit le temps d’apprendre les détails de chaque sujet auquel il était confronté. C’était un lecteur vorace et il voulait rassembler autant d’information que possible avant de prendre ses décisions.

 

La dédication de Shamir à la lecture lui rendit possible de peser intelligemment les coûts et bénéfices des diverses évolutions de l’action.

 

Aviner a écrit que la ténacité de Shamir était une conséquence de ses expériences vitales. Il a été le commandant du groupe Stern (« Leh’i »), force de guérilla dans ce qui a précédé l’Etat d’Israël. Il fut emprisonné et s’échappa deux fois. Il fut un officier du Mossad. A chaque étape de sa vie, il fit face à de grands défis et les dépassa.

 

Et chaque expérience l’arma de courage pour la suivante jusqu’à ce qu’il soit progressivement reconnu mériter le rang de Premier ministre.

 

Il est important de reconnaître que Shamir était le produit non seulement de son époque, mais aussi de ses valeurs et des choix qu’il fit tout au long de son extraordinaire carrière.

 

Le plus grand compliment que l’on puisse faire à une autre personne est de dire qu’il est un modèle à imiter, et que sa vie doit servir d’exemple de ce qu’une belle vie peut et doit être.

 

Nous avons eu la bénédiction de l’avoir eu comme Premier ministre. Et sa mémoire doit être une bénédiction dans les annales de l’histoire juive.

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 13:30

Moshe Ya'alon: Penseur et Chef Stratège  

 

booguy (Copier)

 

Par ISI LEIBLER 

Jerusalem Post 28/06/2012

 

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=275507

 

Adaptation française de Sentinelle 5772 ©

 

Ya’alon est peut-être le ministre le plus discret du gouvernement et il est considéré comme un dirigeant israélien hautement atypique.

 
Un entretien récent entre le journaliste Ari Shavit et l’ancien Chef d’Etat Major Général de Tsahal, désormais vice-premier ministre, Moshe Ya’alon, apporte des informations fascinantes sur l’un des dirigeants politiques les plus raffinés et couvre les défis cruciaux auxquels la nation est confrontée. Il mérite d’être lu en détail.

 

Ironiquement, l’entretien dans son ensemble a été publié dans le magazine de fin de semaine du journal ‘Haaretz’, quotidien israélien connu pour promouvoir les idées mêmes que l’entretien de Ya’alon met en pièces.


Tout à fait par hasard, il y a juste sept ans je consacrai une colonne à Ya’alon, le décrivant comme l’un des penseurs stratégiques les plus adroits à la tête de Tsahal. Il était alors accusé d’être mécontent et amer après l’éviction prématurée à son poste de Chef d’Etat Major Général par le Premier ministre d’alors, Ariel Sharon, en réponse à son opposition farouche au retrait de Gaza – qui fut ensuite totalement justifiée. 


Ya’alon fut mis en retraite à la suite de la réussite de sa prise en charge militaire du terrorisme qui démontra que, contrairement aux mantras invoqués par les gauchistes au cœur saignant, une action militaire résolue peut neutraliser significativement le terrorisme. Il fut aussi proactif pour instituer les initiatives d’assassinats ciblés à double bande et la construction de la barrière de sécurité : leur combinaison apporta une fin efficace à la seconde intifada.

 

Dans ma colonne précédente, j’exprimais la frustration et la colère que, dans un pays confronté à des menaces existentielles de la part de ses voisins, les avertissements explicites sur les répercussions désastreuses de la politique du Premier ministre Ariel Sharon, de la part d’un chef de l’Etat Major de réserve aient été totalement ignorées par le gouvernement et l’opposition. Hélas, ses prédictions furent ensuite fondamentalement réalisées.

 

Bien que politiquement très incorrect à l’époque, Ya‘alon affirma que le président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas et son prédécesseur Yasser Arafat n’étaient pas crédibles. Loin d’être des partenaires de paix, il insistait pour dire qu’ils étaient avant tout engagés à mettre fin à la souveraineté juive dans la région.


Il prédit ensuite que le « droit de retour arabe », que d’autres dirigeants israéliens considéraient comme une simple manoeuvre de négociation, était gravé dans le marbre et resterait une pierre angulaire des exigences palestiniennes intransigeantes.

 
Il a aussi prévenu d’attaques imminentes de missiles dirigées contre des civils d’Israël, sauf si le gouvernement prenait des mesures pour appliquer une dissuasion plus dure.   


Le vice-premier ministre n’est sûrement pas l’un des activistes typiques de la Droite contemporaine. C’est un fidèle de Ben Gourion plutôt que de Jabotinsky. C’est un kibboutznik avec un passé de Travailliste qui montre une approche traditionnelle libérale en matière sociale, religieuse et économique. Pourtant, alors qu’il n’est pas observant sur le plan religieux, il a adopté avec enthousiasme les programmes éducatifs de l’héritage juif pour promouvoir la conscience nationale au sein de Tsahal.

 
Ce nouvel entretien apporte des informations fascinantes sur l’opinion de Ya’alon dans l’imbroglio actuel et réaffirme sa primauté comme penseur stratégique profond en liaison avec les menaces militaires externes d’Israël.

 

Une composante majeure est dédiée à la menace nucléaire iranienne. Ya’alon souligne que nous ne devons pas, quelles que soient les circonstances, attendre et permettre au « régime messianique apocalyptique des ayatollahs » d’obtenir la bombe. Bien qu’il espère qu’Israël ne sera pas obligé d’y aller seul, Ya’alon insiste : « Nous ne bluffons pas » et  malgré la probabilité élevée de victimes en Israël si un conflit armé s’ensuit, il est, sans le moindre doute, préférable pour nous de bombarder plutôt que d’être bombardés.


Il souligne que Tsahal a la capacité de frapper le Hezbollah, substitut iranien, avec une capacité de puissance explosive 150 fois supérieure à celle qu’ils peuvent diriger contre nous, ce qui devrait inciter le gouvernement libanais à en peser les conséquences, s’il autorisait des missiles à être lancés contre Israël depuis son territoire.

 

Ya’alon exprime aussi ce que peu d’autres dirigeants israéliens veulent bien dire publiquement. « J’étais prêt à diviser le territoire mais ils ne le sont pas… Parce qu’ils disent ‘c’est eux ou nous’, ‘je dis nous’… aussi longtemps que l’autre partie n’est pas prête à reconnaître notre droit à l’existence comme Etat Nation du Peuple juif. Je ne suis pas prêt à renoncer à un millimètre. Je ne suis pas même prêt à parler de territoire. Après que ‘la terre contre la paix’ soit devenue ‘la terre contre le terrorisme’ et la ‘terre contre les roquettes’, je ne veux plus plonger ma tête dans le sable ».

 

Il ajoute : « L’un de nos plus grands problèmes est que nous avons évolué de l’esprit tourné vers une solution et attendons une solution maintenant… Nous devons rechercher non pas une solution, mais une voie. Il y a des problèmes dans la vie qui n’ont pas de solution.


Pour le moment, le conflit israélo-palestinien est un problème sans solution… 
Celui qui propose autrement promeut une fausse illusion. Un veau d’or. Une auto désillusion ».

 
Pourtant Ya’alon reste optimiste. « Quand je vois où mes grands-parents et mes parents étaient et où mes enfants sont – je constate que le temps ne travaille pas contre nous… Le secret du sionisme est que quand votre Ethos est de construire et que l’Ethos de l’autre partie est de détruire, notre Ethos triomphera… Nous devons nous libérer de l’ orientation vers une solution – et écarter l’auto flagellation. Nous devons nous libérer de la pensée que si nous cédons à l’ennemi et plaisons à l’ennemi, celui-ci nous laissera tranquilles. C’est un mode de pensée ashkénaze non lié à la réalité au Moyen-Orient ».

 

On a demandé à Ya’alon : « Comme membre du Parti Mapaï [extrême Gauche], comme kibboutznik, comment êtes-vous devenu adepte du Likoud [Droite] ? ». A quoi il a répondu : « Le mouvement Travailliste comprenait Itzh’ak Tabenkin et Yigal Allon et Itzh’ak Rabin. Même Rabin après le processus d’Oslo n’a jamais été favorable à la ‘Paix Maintenant’. Il soutenait le plan Allon au sens large et s’opposait fermement au retrait sur les lignes de1967 ».

 

Avant son assassinat, il s’adressa à la Knesset au sujet de Jérusalem éternellement unifiée et de la vallée du rift du Jourdain et sur l’entité palestinienne qui serait moins qu’un Etat ».


Ya’alon est peut-être le ministre le plus discret du gouvernement et il est considéré comme un dirigeant israélien hautement atypique. Ce n’est pas un adepte des campagnes de rue.

 

Il parle d’une voix douce, et même austère, et manque certainement de charisme.

 

Malgré son profil bas, c’est l’un de nos dirigeants les plus capables. Il a été un brillant chef d’Etat Major Général à qui l’on peut reconnaître, dans une large mesure, d’avoir créé la stratégie qui a mis fin à l’ère des attentats suicides.


Son intégrité morale le qualifierait pour servir de modèle à la plupart des membres de la Knesset. Sans se soucier de savoir s’il monte ou non à des positions plus élevées au gouvernement, il est réconfortant qu’un homme de son calibre soit aujourd’hui un membre de haut niveau du cabinet de sécurité et influent pour déterminer la politique de défense.

 
Il est aussi rassurant de savoir que si Ya’alon avait un jour considéré que le gouvernement initiait une politique mettant en danger le pays, au contraire de nombreux autres politiciens, il ne serait pas resté silencieux.

 
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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 09:46

Dali Aliyah-Rebirth of Israel (Copier)

 

 

 

Promouvoir l’Aliya Maintenant

 

Par Isi Leibler

20 juin 2012

 

http://wordfromjerusalem.com/?p=4114

 

Adaptation française de Sentinelle 5772 ©

 

L’Agence Juive et l’Organisation Sioniste Mondiale tiennent leurs réunions respectives à Jerusalem cette semaine. Hélas, la question de l’aliya, qui justifie la priorité sur leur agenda, au-delà de quelques mots de pure forme, sera certainement laissée de côté.

 

Malgré l’importante érosion du statut des communautés juives de diaspora, à l’exception de l’Amérique du Nord et de l’Australie, à moins de développements cataclysmiques, un flux massif de Juifs vers Israël dans le futur proche est hautement improbable. En dehors d’autres considérations, la perception du terrorisme actuel à l’encontre des citoyens israéliens, pour ne rien dire de la menace existentielle à long terme posée par un Iran potentiellement nucléaire, dissuade beaucoup de ceux qui pourraient autrement être tentés de venir.


Pourtant malgré cela, un climat prévaut aujourd’hui qui peut encourager une aliya occidentale limitée mais de haute qualité et fondée sur le choix.

 

L’Europe sera probablement la plus grande source d’aliya : l’hystérie anti-israélienne, le substitut utilisé par les antisémites pour vilipender le Peuple juif y a maintenant atteint des niveaux fébriles.

 

Au Moyen-Age, on reprochait aux “Juifs sataniques”  la peste, les puits empoisonnés et tous les désastres naturels. Au 20ème siècle, on reprochait aux Juifs d’imposer à la fois le capitalisme et le communisme à l’humanité.

 

Pendant une brève période immédiatement après l’Holocauste, quand on montra les horreurs d’un antisémitisme débridé, les antisémites furent considérés comme une espèce éteinte. Mais aujourd’hui, la plus vieille haine du monde a ressurgi à la vitesse de la plus grande croissance de l’industrie mondiale ; Israël, l’Etat des Juifs, a été transformé en incarnation de tout mal. Il est dépeint comme la plus grande menace à la stabilité mondiale et à la paix. Des enquêtes d’opinion européenne affirment même que l’Etat juif pose une plus grave menace à l’humanité que les Etats voyous d’Iran, de Syrie et de Corée du Nord.

 

Une revue des media suffit à juger de l’étendue et de la profondeur à laquelle les Européens détestent  Israël et les Juifs. Les communications entre media représentant la ‘vox populi’ de base sont d’une lecture effrayante. Même les éditoriaux libéraux et les descriptions de présumés commentateurs respectables relient les Juifs et Israël d’une manière inconcevable il y a seulement une décennie.

 

En fait, même l’inversion de l’Holocauste est venu à l’ordre du jour et est exploitée de façon écoeurante contre les Israéliens que l’on accuse de se comporter comme des nazis. Cela se produit aussi en Allemagne comme l’a illustré la réponse du « grand public » à la diatribe antisémite obscène de Gunther Grass. Robert Wistrich, expert mondial en matière d’antisémitisme, est d’avis que l’antisémitisme européen est aujourd’hui, à certains égards, pire que dans les années 1930, où au moins un certain nombre de groupes de Gauche et de Libéraux défendaient les Juifs.

 

Sans surprise, comme ce fut le cas à travers la plus grande part de l’histoire juive – et pas moins  avant l’Holocauste – beaucoup de Juifs vivant dans un environnement hostile ne font qu’enfouir leur tête et vivent dans un état de déni. Ils minimisent leur identité juive et sont enclins à éviter d’exprimer leur soutien public à Israël. Certains prennent leurs distances ou même critiquent Israël de façon à obtenir une respectabilité sociale.


L’impact est ressenti spécialement par les personnes jeunes pendant leurs années de formation à l’école et à l’université quand ils sont de plus en plus confrontés à la violence physique et à l’hostilité verbale. Il y a même des cas d’enfants juifs fréquentant des écoles non juives qui ne s’absentent plus les jours de fêtes juives pour éviter d’attirer l’attention sur leur filiation.

 

Beaucoup de Juifs européens sont conscients de l’impact de résider dans des pays entourés de gens qui les méprisent et dans lesquels eux, et particulièrement leurs enfants sont obligés de faire abstraction de leur fierté d’être juifs. Certains en ont conclu qu’il n’y a pas d’avenir à long terme pour la vie juive en Europe et même s’il est trop tard ou problématique pour eux de partir, ils encouragent leurs enfants à s’installer en Israël pour y vivre en Juifs dans le respect d’eux-mêmes avec fierté et dignité, débarrassés des complexes et des pressions. 

 

En Amérique du Nord et en Australie où l’antisémitisme est moins ouvert, il y a d’autres facteurs encourageant l’aliya. La continuité juive est devenue un sérieux problème pour la communauté de diaspora alors que le taux de mariages mixtes et d’assimilation a augmenté exponentiellement au cours des dernières décennies, sans qu’aucune famille ne soit immunisée. Cela commence même à gagner le secteur le plus ethnocentrique – la communauté juive orthodoxe.

 

Donner une éducation juive de base n’est pas une garantie mais c’est au moins un prérequis pour la continuité. Pourtant, dans la plupart des communautés de diaspora, une éducation juive commence de plus en plus à être le domaine exclusif des riches parce que c’est devenu d’un coût prohibitif. Cela s’applique spécialement à l’Amérique du Nord et à l’Australie où les parents donnant à leurs enfants une formation scolaire juive intégrée sont obligés de couvrir la totalité des coûts de l’éducation scolaire laïque d’ensemble. 

 

Ce n’est qu’en Israël que les enfants juifs reçoivent automatiquement une éducation juive parrainée par l’Etat – religieuse et laïque – comme extension de leur éducation d’ensemble. Pour certaines familles juives soucieuses d’apporter une culture juive à leurs enfants, cela représente en soi une incitation majeure à l’aliya.

 

De plus, alors que dans le passé faire son aliya depuis des pays occidentaux était généralement associé à des sacrifices économiques et à une baisse du niveau de vie, immigrer en Israël aujourd’hui apporte vraiment dans de nombreux cas des bénéfices économiques. De fait, à moins que l’économie israélienne vigoureuse actuellement ne se retourne, il existe de meilleures opportunités, en particulier pour les jeunes, pour une progression économique personnelle, que dans beaucoup de pays occidentaux qui sont en prise à une pénible récession.

 

C’est l’association de tous ces facteurs qui pourrait générer un nombre croissant de Juifs en provenance des riches sociétés occidentales à s’installer en Israël, même ceux qui ne sont pas inondés d’antisémitisme. En matière de sécurité, alors que le repaire des scorpions entourant Israël place certainement l’Etat juif en alerte permanente, le terrorisme et la menace nucléaire sont des problèmes mondiaux comme en témoignent les attaques violentes survenant à travers le monde.

 

La note discordante est qu’aujourd’hui, alors que les perspectives d’une aliya occidentale de haute qualité et par choix n’ont jamais été aussi bonnes, les concours de l’Etat à l’aliya semblent avoir été placés en hibernation. Il est parfaitement honteux que l’Agence Juive ait effectivement mis de côté  l’aliya comme objectif prioritaire, se concentrant à la place sur un objectif nébuleux de « renforcer l’identité juive » - rhétorique dépourvue de sens qui apaise l’Establishment juif américain : Israël ne cherche pas à attirer ses jeunes gens. L’Agence a de fait formellement délégué sont rôle prioritaire dans l’aliya à ‘Nefesh B’Nefesh’ qui fournit un excellent service mais est limité à l’assistance dans l’intégration des Olim.

 

Notre gouvernement doit encourager l’aliya comme une priorité majeure.

 

Cette année, alors que le nombre de Juifs dans la majorité des communautés de diaspora a continué de se réduire du fait de l’assimilation et des mariages mixtes, la projection pour la population juive  d’Israël dépasse six millions. Une augmentation de l’aliya occidentale sera un attrait pour l’Etat juif qui bénéficiera de la perfusion de Juifs très motivés, cultivés, hautement qualifiés. Cela renforcera aussi les liens avec la diaspora parce que chaque Juif qui s’installe ici maintient des liens avec la famille qui devient immanquablement plus engagée envers l’Etat juif.

 

ileibler@netvision.net.il

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 19:58
Echos de ‘67: Israël s’unit 
The Washington Post, May 11, 2012

http://www.washingtonpost.com/opinions/echoes-of-67-israel-unites/2012/05/10/gIQA9tUaGU_story.html

Adaptation française de Sentinelle 5772 ©


En Mai 1967, en violation flagrante de précédents accords de trêve, l’Egypte ordonna aux troupes de la paix de l’ONU de quitter le Sinaï, fit avancer 120.000 soldats sur la frontière israélienne, bloqua le Détroit de Tiran (seule issue du Sud d’Israël vers les océans du monde), signa brutalement un pacte militaire avec la Jordanie et, avec la Syrie, promit la guerre pour la destruction finale d’Israël.

Le mois de mai 1967 fut le mois le plus désespéré et affreux d’Israël. Le pays était encerclé et seul. Les garanties précédentes de grandes puissances s’avérèrent sans valeur. Un plan pour tester un blocus avec une flottille occidentale échoua par manque de participants. Le temps se précipitait. Contraints à une mobilisation de masse pour se protéger contre une invasion – et avec une armée faite essentiellement de réservistes civils, la vie resta en suspens. Le pays se mourait.

Le 5 juin, Israël lança une frappe préventive sur les forces aériennes égyptiennes, puis parvint à des victoires éclatantes sur trois fronts. La Guerre des Six Jours est une légende, mais peu se souviennent que, quatre jours plus tôt, l’opposition nationaliste (le précurseur du Likoud de Menahem Begin) était pour la première fois entrée au gouvernement, créant ainsi une coalition unitaire d’urgence nationale.

Chacun comprenait pourquoi. Vous n’entreprenez pas une guerre préventive suprêmement risquée sans la pleine participation d’une large coalition représentant un consensus national.

Quarante-deux ans plus tard, au milieu de la nuit du 7 au 8 mai 2012, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a surpris son pays en intégrant le principal Parti d’opposition, Kadima, dans un gouvernement d’union nationale. Surpris parce que quelque heures avant seulement, la Knesset adoptait une loi pour appeler à des élections anticipées en septembre.

Pourquoi l’ambitieux Netanyahou écartait-il des élections qu’il était sûr de gagner ?

Parce que pour les Israéliens d’aujourd’hui, nous sommes en mai 1967. La terreur n’est pas aussi aiguë : l’humeur n’est pas désespérée, juste un pressentiment. Le temps se précipite, mais pas aussi vite. La guerre n’est pas à quatre jours d’ici, mais elle menace. Les Israéliens aujourd’hui font face à la plus grande menace de leur existence – des armes nucléaires dans les mains de mollahs apocalyptiques qui se sont voués publiquement à l’annihilation d’Israël – depuis mai 1967. Le monde enjoint encore les Israéliens de ne rien faire pendant qu’il recherche une issue. Mais si une telle voie n’est pas trouvée – comme en 1967 – les Israéliens savent qu’ils devront de nouveau se défendre eux-mêmes, par eux-mêmes.

Une telle décision fatale exige un consensus national. En créant la coalition la plus large en près de trois décennies, Netanyahou a établi les prémisses politiques d’une frappe préventive, si on doit en venir là. Le nouveau gouvernement est à la tête une étonnante majorité de 94 sièges sur 120 à la Knesset, décrite par un éditorialiste israélien comme « cent tonnes de solide béton ».

Tant faire pour le récent battage médiatique sur la résistance domestique à la ligne dure de Netanyahou sur l’Iran. Deux personnalités retraitées, notables du renseignement, faisaient l’objet d’une large couverture ici pour leurs éclats contre lui. On a peu remarqué que l’un d’entre eux avait été éconduit par Netanyahou au poste de chef du Mossad, alors que l’autre avait été viré par Netanyahou comme chef du Mossad (d’où la disponibilité du poste). Pour le parti centriste Kadima (qui s’était retiré de Gaza) se joindre à une coalition conduite par le Likoud dont le ministre de la défense est un ancien Premier ministre du Parti Travailliste (qui offrit autrefois la moitié de Jerusalem à Yasser Arafat), c’est la définition même de l’unité nationale – et cela réfute le populaire : « Israël est la division même ». « Chacun dit la même chose », explique un membre de la Knesset, « bien qu’il existe une différence de ton ».

Pour s’en assurer, Netanyahou et Shaul Mofaz de Kadima ont proposé davantage de motifs prosaïques pour expliquer leur fusion : autoriser le service national pour la jeunesse ultra-orthodoxe actuellement exemptée, changer la loi électorale pour réduire l’influence disproportionnée des petits Partis et rechercher des négociations avec les Palestiniens. Mais Netanyahou, le premier Premier ministre du Likoud à reconnaître un Etat palestinien, n’a pas besoin de Kadima pour entrer dans des pourparlers de paix. Il a attendu depuis deux ans que Mahmoud Abbas se montre à la table [des négociations]. Abbas n’est pas venu. Et ne viendra pas. Rien ne changera sur ce front.

Ce qui change, c’est la position d’Israël vis-à-vis de l’Iran. La coalition d’un bord à l’autre démontre la préparation politique d’Israël pour attaquer, si besoin. (Sa préparation militaire ne fait aucun doute).

Ceux qui conseillent à Israël la soumission, la démission, ou seulement une patience sans fin ne peuvent plus écarter une position dure d’Israël comme l’œuvre d’incorrigibles hommes de Droite. Pas avec un gouvernement représentant 78 % du pays.

Netanyahou a renoncé aux élections de septembre qui lui auraient conféré quatre années de plus au pouvoir. Il a choisi à la place de former une coalition nationale qui garantit 18 mois de stabilité pendant lesquels, si le monde n’agit pas (que ce soit par la diplomatie ou autrement) pour arrêter l’Iran, Israël le fera.

Et ce ne sera pas l’œuvre d’un seul homme, d’un seul Parti, ou d’une faction idéologique. Comme en 1967, ce sera l’œuvre d’une Nation.

letters@charleskrauthammer.com
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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