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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 18:00

 

 

Premières réflexions sur un gouvernement d’unité

Par CAROLINE B. GLICK


Jerusalem Post 08/05/2012  

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=269210

Adaptation française de Sentinelle 5770 ©

 


La première question est de savoir si cette décision a été de quelque façon motivée par les plans de Netanyahou pour contenir le programme d’armes nucléaires de l’Iran.


L’accord surprise du gouvernement d’unité du Premier ministre Benyamin Netanyahou avec le chef de Kadima Shaul Mofaz a déclenché raisonnablement une spéculation massive concernant les motivations ultérieures de celui-ci.


La première question est de savoir si cette décision a été en quelque façon motivée par les plans de Netanyahou pour contenir le programme d’armes nucléaires de l’Iran.


Il est difficile de voir combien la formation du gouvernement d’unité impactera les options de la politique de Netanyahou dans ce domaine. Si les élections avaient eu lieu en septembre, comme nous le pensions, Netanyahou aurait certainement été réélu. Le président des USA, Barack Obama, préoccupé par ses promesses en politique étrangère et le vote juif à la veille de sa course à la réélection, aurait été incapable de miner Netanyahou sur l’Iran ou pour quoi que ce soit d’autre. Aussi, du point de vue de Netanyahou, une date d’élection en septembre l’aurait immunisé contre la pression de la Maison Blanche.

Il est vrai que Mofaz a répété comme un perroquet les attaques de l’ancien chef du Mossad Meïr Dagan contre Netanyahou, mais ces critiques n’ont eu aucun impact sur les options de Netanyahou ou sur l’opinion publique. Cela est particulièrement vrai parce que Dagan et ses associés partagent vraiment l’évaluation de Netanyahou sur la menace iranienne. Ils disent tous que si l’Iran acquiert des armes nucléaires, cela constituera une menace existentielle pour Israël.

Ils déclarent tous que si les autres options échouent, Israël sera obligé d’attaquer militairement les installations nucléaires de l’Iran. Ils ne veulent simplement pas que Netanyahou soit l’homme qui règle la question parce qu’ils le haïssent personnellement.

Dagan et ses collègues, Mofaz et Obama savent tous que le public israélien se ralliera autour de Netanyahou dans l’hypothèse où il ordonnera l’attaque. Aussi, élargir la coalition aurait seulement un impact pour sa décision sur l’Iran à la marge, de façon très limitée. Il est vrai que dans une perspective politique, il vaut mieux pour Netanyahou ordonner une attaque sur l’Iran avec un coalition massive se tenant derrière lui.


Certains membres de la Droite ont fait entendre que Netanyahou veut cette coalition de façon à pouvoir ranimer des négociations avec les Palestiniens et se retirer de Judée et de Samarie. Peut-être. Mais il est difficile de voir pourquoi Netanyahou voudrait aller si vite sur cette question. Qu’aurait-il à gagner ? De plus, les Palestiniens sont ceux qui ont mis fin aux négociations, pas Netanyahou. Et avec les islamistes qui s’emparent du pouvoir à travers le monde arabe et particulièrement en Egypte, le chef du Fatah, Mahmoud Abbas n’a pas de stimulus pour retourner aux négociations.


A côté de cela, il est possible que Netanyahou utilise la couverture qu’il obtient de Kadima pour détruire les foyers à Beit El le long de la ligne que la Cour Suprême a ordonnée d’ici juillet. Mais il l’aurait probablement fait de toute façon – ou non. Tout cela dépend de ce qu’il pense pouvoir obtenir avec. S’il décide de ne pas les détruire, il lui sera plus facile d’affronter la Cour Suprême, dont la décision ne passera pas le test du ridicule, avec une coalition de 94 députés plutôt qu’avec une coalition de 66 sur 120. Et il lui sera plus facile de s’incliner face à la décision de la Cour Suprême avec une coalition de 94 plutôt qu’avec une coalition de 66.

Il est important de noter ici que dans une large mesure, Netanyahou a bâti son pouvoir actuel sur son refus de s’engager sérieusement dans quelque position contraignante avec les Palestiniens. Il est difficile de voir comment il s’y prend pour gagner en suivant les traces du précédent Premier ministre Ariel Sharon et en trahissant complètement son camp politique et idéologique.


A mettre à son bénéfice, l’accord d’unité est l’exemple d’une situation dans laquelle Netanyahou s’est vu présenter une offre qu’il aurait été stupide de refuser. En échange de pratiquement rien, il a bâti lui-même la coalition la plus forte et la plus large qu’Israël ait jamais observée. Il n’a rien donné à Mofaz sauf un temps de respiration pour une année.


Mofaz n’a même pas reçu un portefeuille de gouvernement. Et en échange de son offre parcimonieuse, Mofaz a donné à Netanyahou un pouvoir sans précédent et une stabilité politique pour plus d’un an. La raison d’agir de Mofaz de la façon dont il l’a fait est claire. Kadima devait perdre la moitié de ses sièges à la Knesset au cours de la prochaine élection.


Il peut encore perdre la moitiè de ses sièges à la prochaine élection. Il peut se diviser. Un million de choses peuvent arriver. Mais Mofaz a certainement envisagé que si les élections se tenaient en septembre, on lui aurait reproché la perte ; d’ici octobre 2013, il aura imaginé quelqu’un d’autre à qui reprocher la défaite de son Parti.

Enfin, il y a un aspect économique de cette décision. En faisant entrer Kadima dans sa coalition, Netanyahou s’est effectivement assuré que sa politique économique libérale sera maintenue et les voix socialistes dans la politique israélienne seront marginalisées environ jusqu’à l’année prochaine.


Avec la France devenant socialiste, la Gauche d’Israël, conduite par la chef du Parti Travailliste, la marxiste Shelly Yacimovich, aurait eu davantage de résonance dans le public pour son projet économique étatique, déficitaire et coûteux.


Maintenant Netanyahou a obtenu une nouvelle année pendant laquelle le public verra ce que ces politiques en Europe et pourront ainsi lui construire son argumentaire économique.


Tout cela constitue un grand jour pour Netanyahou. Il faut espérer qu’il n’utilisera pas sa nouvelle puissance pour détruire son Parti politique comme Sharon le fit avant lui. Aucune action antérieure de la part de Netanyahou ne prête à cette conclusion.


Mais sûrement les membres du Likoud qui font de la politique pour représenter et faire avancer leurs valeurs et pas seulement pour gagner du pouvoir pour le seul pouvoir ont besoin de réfléchir soigneusement sur leurs forces et leurs faiblesses.


Ils doivent fonder leurs actions pour l’année prochaine sur une stratégie qui maximise la précédente compréhension et minimise cette dernière, tout le temps où ils traitent avec un chef de Parti incroyablement puissant. 

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 13:14

 

 

Obama-Netanyhu5.3.12 (Copier)

 

Barack Obama et Binyamin Netanyahu, lors de leur dernière rencontre

 

 

Le gouvernement d’Union Nationale, appuyé par une majorité de 94 sièges (sur 120) que Binyamin Netanyahou a formé le mardi 8 mai, n’est pas seulement la plus large coalition qui ait jamais gouverné Israël, mais aussi le premier qui comporte trois anciens Chefs d’Etat-Major à sa tête. Deux sont aussi l’actuel (Ehud Barak) et l’ancien (Shaül Mofaz) Ministres de la Défense. C’est cette configuration qui a le plus retenu l’attention à Washington, dès qu’ont filtré les premiers rapports indiquant le virage à 180° de Netanyahou, renonçant à des élections anticipées. « Il s’est lancé vers la tenue d’un nouveau mandat sans avoir besoin de se présenter à une élection », a déclaré une source essentielle de l’Administration, « et il n’entreprend 7 mois avant qu’Obama n’ait à affronter l’électorat ». Si Obama était réélu, il trouverait le même Netanyahou qu’auparavant, assis dans le fauteuil de Premier ministre, à Jérusalem, après s’être réinventé comme un Premier (ministre) de longue durée.

 

Si lui-même et son nouveau partenaire de premier plan, le chef de Kadima, l’ancienne opposition atteignent les cibles qu’ils se sont fixées – particulièrement, les réformes électorales et de gouvernement, vers la fin de 2012- ces réformes stimuleront les chances de Netanyahou de remporter les élections d’octobre 2013. Ainsi, lorsque Obama achèverait son second mandat présidentiel, à la fin 2017, Netanyahou arrivera au terme de son troisième en tant que Premier ministre ou de chef de l’Etat, ceci dépendant du fait que la législation fusionne ces deux fonctions. Les sources de Debkafile à Washington enregistrent trois évaluations différentes, de la part des sources autorisées aux Etats-Unis, quant aux changements apportés par le gouvernement d’union nationale, particulièrement leur impact sur une attaque éventuelle israélienne, américaine ou combinée, contre le programme nucléaire iranien :

 

1. D’après une de ces écoles de pensée, l’introduction de Mofaz, ancien chef d’Etat-Major et Ministre de la Défense, fera de la composition du nouveau gouvernement d’unité nationale, le plus « faucon » jamais en place, considérant qu’il prendra place auprès du Ministre de la Défense Barak et de l’ancien chef d’Etat-Major Moshé Ya’alon, actuel vice-premier ministre et Ministre des Affaires Stratégiques. Tous trois détiennent des postes-clé du cabinet. Un autre membre prééminent de Kadima, qui peut s’attendre à obtenir un poste influent au sein de ce cabinet ou dans les instances dirigeantes de la Knesset, c’est l’ancien chef du Shin Bet, Avi Dichter.



 

Le message envoyé à l’Administration Obama est clair : la critique retentissante qui s’est élevée contre Netanyahou et sa capacité à mener à bien l’option militaire contre l’Iran, dirigée par un petit groupe d’anciens généraux israéliens et d’anciens chefs de la sécurité en colère, ne représente d’aucune façon la vision de « la totalité de l’establishment de la sécurité israélienne », comme on a voulu le présenter. Une solide élite issue de la sécurité qui dirige aujourd’hui le gouvernement, pelinement capable d’exécuter n’importe quelle décision importante, qui serait nécessaire pour empêcher l’avènement d’un Iran nucléaire. Cela ne veut pas dire qu’une attaque israélienne soit imminente, précisent ces sources américaines, et même, probablement le contraire. Elles suggèrent plutôt que la nouvelle composition de l’équipe pourrait offrir à Obama l’espace de quelques mois avant d’arrêter une décision finale, concernant l’Iran.

 

2. La seconde école de pensée, au sein de l’Administration Obama fait remarquer que tout en focalisant sur l’Iran, aussi bien Netanyahou que Mofaz ont fait le point, lors de leur conférence de presse, pour promouvoir leur partenariat à Jérusalem, en insistant sur les négociations de paix avec les Palestiniens, comme constituant l’une de leurs quatre motivations impérieuses, stimulant leur collaboration et en tête de leurs objectifs.

 

 

Les sources politiques de Debkafile dévoilent que le Premier ministre a confié à Mofaz la tâche de briser les résistances des Palestiniens pour les amener à rejoindre la table des négociations, au bout de près de deux ans, une durée si longue que Netanyahou et Mofaz partagent le même état d’esprit sur la façon de procéder. Lors de leur conférence de presse, le dirigeant de Kadima a déclaré que son parti s’est engagé autour du concept d’un Etat d’Israël Juif et Démocratique, désireux d’accepter un compromis territorial en échange de la paix dans la sécurité.

 

Nos sources à Washington perçoivent ce schema comme faisant partie de l’accord forge entre les deux homes, par lequel Mofaz s’est engagé à soutenir Netanyahou sur la question iranienne, en gagnant le soutien du Premier ministre, concernant le problème palestinien. En procédant ainsi, Mofaz est doublement motivé à rechercher le succès, là où l’ancienne dirigeante de Kadima, Tzipi Livni a échoué pendant trois ans, lorsqu’elle était au poste de Ministre des affaires étrangères.

 

 

3.  Une troisième vision emerge à Washington, au sujet de ces changements dans les politiques israéliennes. Un stratège américain est d’avis qu’Israël entreprend un changement historique : la réforme des systèmes politiques et de gouvernement qui est au sommet de l’agenda de cette nouvelle coalition, détient le potentiel suffisant pour éclipser la plupart des petits regroupements politiques marginaux, qui, depuis bientôt sept décennies, ont perpétué l’instabilité de la scène politique et écourté la durée de vie de la plupart des gouvernements. « Le juste programme de réforme pourrait ne laisser subsister au Parlement israélien que quelques trois ou quatre grands blocs politiques, le centre, la droite, les religieux et les Arabes ». Netanyahou semble avoir pris les premières mesures  en vue d’introduire un bloc centriste survivant, alors que toutes les tentatives précédentes ont sombré dans l’oubli. Y parvenir pousserait les groupes les plus à droite dans un coin séparé du spectre politique, à l’opposé de sa coalition dirigeante disposant d’une base étendue.

 

http://www.debka.com/article/21985/

 

DEBKAfile Reportage exclusif 8 mai 2012, 4:49 PM (GMT+02:00) 

Adaptation : Marc Brzustowski.
 
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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 09:41

 

 

391079101000100396220 (Copier)

Binyamin Netanyahou avec son nouvel adjoint au Premier ministre, Shaül Mofaz.

 

 

Prenant une tournure imprévue, le Premier ministre Binyamin Netanyahou a abandonné la carte d’une dissolution du Parlement (la Knesset), en vue d’une élection le 4 septembre, qui passait en première lecture lundi soir. Son annonce, qu’il cooptait finalement le parti Kadima dirigeant l’opposition, a interrompu les procédures en cours et débouché sur un gouvernement d’unité nationale. Il a nommé vice-Premier ministre son dirigeant Shaül Mofaz, qui a récemment remplacé Tzipi Livni. Le gouvernement est, désormais à la tête d’une vaste majorité de 92 des 120 députés dont est constituée la Knesset.

 

 

Depuis le départ, le fait que Netanyahou cède à la pression exigeant des élections générales, un an avant terme, laissait perplexes les observateurs politiques, y compris Debkafile. En effet, sa coalition de gouvernement était exceptionnellement stable pour un gouvernement israélien, qui survit rarement plus de la moitié d’un mandat et il surclassait tout le monde dans les sondages, en tant qu’homme politique le plus populaire du pays. La dirigeante du Parti travailliste Shelley Yacimovitch était la seule dirigeante de l’opposition qui faisait sérieusement pression en vue d’une élection anticipée dont aucun autre parti ne semble vouloir.

 

 

Les partenaires habituels de la coalition, Israël Beitenou et le Shas Ultra-othodoxe ont déjà confirmé la nouvelle composition de l’équipe, gratifiant Kadima de postes ministériels. Ils ont obtenu l’engagement du Premier ministre de déposer deux projets de loi controversés : la Loi pour l’Egalité dans le Partage du Fardeau National (mobilisation universelle dans l’armée ou le service communautaire, pour tous les secteurs de la population, y compris les citoyens ultra-orthodoxes et arabes), pour la fin juillet et la Réforme du Gouvernement, vers la fin décembre 2012.

 


Le dirigeant de Kadima a promis de ne pas quitter le gouvernement avant la fin du mandat de septembre 2012.

 

Netanyahou pourrait avoir prétendu poursuivre jusqu’au bout la mise en place d’une élection anticipée, afin de désarmer et de désorienter ses ennemis politiques qui ont fait pression à travers les médias pour stopper sa popularité montante et renverser son gouvernement. En coulisse, pendant ce temps, un nouveau gouvernement fort était à l’œuvre dans le plus grand secret.

 

Le parti travailliste reste sur les bancs de l’opposition, alors que le Premier ministre a renversé la table, face à cette campagne pleine d’amateurisme visant à le renverser. La prochaine mesure évidente de Yacimovitch consistera à tenter de relancer le mouvement de protestation de « Justice Sociale », qui avait occupé la rue l’an dernier. Cependant, les efforts visant à rallier les foules, au cours des derniers jours, avec l’aide de contributions financières de sources étrangères, sont, jusqu’à présent, tombées à plat.

 

 

La nouvelle figure du bloc politique israélien, Yaïr Lapid restera dans les limbes, après avoir lancé, en fanfare, son nouveau parti (Il Y a Un Futur), dont le principal article de sa charte est, désormais, la garantie de long terme qu’il restera en position de chef de parti non-élu.

 

http://www.debka.com/article/21982/

 

DEBKAfile Reportage spécial  8 mai 2012, 4:43 AM (GMT+02:00) 

Adaptation : Marc Brzustowski. 
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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 13:10

 

 

Israël et l'affaire Al-Dura : entre indifférence, culpabilité mal placée et réveil tardif

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http://www.hamodia.fr/

Dimanche, le gouvernement israélien a adopté une résolution qui permettra de rembourser les frais d'avocat du Dr Yéhouda David, relaxé par la Cour d'appel française de l'accusation de diffamation lancée par Djamal Al-Dura, le père du petit Mohammad Al-Dura. Cette décision gouvernementale a paradoxalement fait la lumière sur la quasi-absence d'implication officielle d'Israël dans la « 'controverse de Nétsarim »' qui dure depuis maintenant près de 12 ans. Hamodia revient sur l'aspect israélien de l'affaire Al-Dura et remonte le temps, depuis « l'aveu » du général Guiora Eiland et jusqu'à la décision de dimanche. 


 Lorsque le 30 septembre 2000, France 2 diffuse les images de Mohammed Al-Dura et de son père Djamal au carrefour de Nétsarim, les dirigeants israéliens, à Jérusalem, viennent à peine de prendre conscience que la Deuxième Intifada a commencé. Alors que ces images font le tour du monde, pour devenir le symbole de la lutte palestinienne contre « l'occupant sioniste » l’État hébreu ne parvient pas d’emblée à mesurer l'ampleur médiatique de cet événement. Il est occupé à lutter contre les attentats terroristes. Il faudra des années pour qu'Israël s'implique dans cette affaire et comprenne que les images de Talal Abou Rahma ont causé des dommages irréparables à son image de marque. 

 
Dès le lendemain de la diffusion du reportage de Charles Enderlin éclatent les émeutes d'octobre au sein de la population arabe israélienne. Durant les violentes manifestations qui se solderont par la mort de treize Arabes et d'un Juif, le portrait d'Al-Dura est en tête des cortèges. La commission Or, chargée d'enquêter sur les émeutes, affirmera d'ailleurs que « la mort de Mohammad Al-Dura, telle qu'elle a été présentée par la télévision, a eu une influence considérable sur l'ambiance qui régnait au sein de la population arabe ». 

Les zigzags de Tsahal dans la controverse de Nétsarim 
La première réaction officielle israélienne conforte le camp pro-palestinien dans ses accusations : au lendemain du drame, le 1er octobre, Tsahal se contente de publier une réaction très généraliste selon laquelle « Les images (diffusées par France 2) ne prennent en compte que l'enfant et son père qui se sont trouvés coincés au milieu des tirs. Il est impossible de prouver la source des tirs ». 
Charles Enderlin refuse alors de publier cette réaction qui ne constitue pas une prise de position suffisamment claire à son goût. 
Mais trois jours plus tard, Tsahal change de ton et le général Guiora Eiland, qui dirige le département des opérations, déclare à la BBC que « les tirs venaient apparemment des soldats israéliens postés à Nétsarim ». Eiland réitère ses propos sur CNN où il déclare : « Apparemment, l’enfant a été tué par l’armée israélienne ». Il dit également : « Autant que nous puissions le savoir, l’enfant a été touché par nos tirs ». La décision du commandement Sud de l'armée de détruire quelques jours plus tard le mur contre lequel se tenaient Al-Dura père et fils a également été considérée comme une preuve de la culpabilité d'un Tsahal soucieux de faire disparaître les preuves de son implication. 
Quant au porte-parole officiel de Tsahal, ses zigzags n'arrangeront pas les choses : le 1er octobre, il reste dans le vague; le 3 octobre, il adopte la position d'Eiland, mais le 10 novembre, il refuse à nouveau de prendre position : « Certains affirment qu'il a été tué par Tsahal, tandis que d'autres sont prêts à jurer qu'il a été tué par des tirs croisés palestiniens », déclarera-t-il au journal de l'armée, Bama'hané.
C'est à ce moment que Tsahal décide de procéder à une enquête interne. Le commandant de la région sud, le général Yom Tov Samia, fait appel à Na'hum Sha'haf, physicien, Yossef Douriel, ingénieur et Berni She'hter, expert en balistique. Sha'haf et Douriel affirment qu'il existe une probabilité réelle que l'enfant ait été touché par des balles palestiniennes. Pour sa part, She'hter refuse de se prononcer, arguant que la destruction du mur qui portait tous les impacts de balles empêchait toute reconstitution. 
Le 27 novembre 2000, Yom Tov Samia réunit une conférence de presse au cours de laquelle il affirme : « Mohammad Al-Dura n'a vraisemblablement pas été touché par les tirs de Tsahal ». La conférence de presse est certes relayée par les médias israéliens, mais très vite, l'affaire est oubliée. Un des chroniqueurs du Haaretz, Amos Harel, affirmera même : « Israël a tout à perdre en s'entêtant à parler de cette histoire ». 

L'Israël officiel ne sait pas sur quel pied danser
Pendant qu'en France, la controverse de Nétsarim se poursuit – avec la projection des rushes à Daniel Leconte, Denis Jeambar et Luc Rozensweig et le procès intenté par France 2 à Philippe Karsenty – en Israël, l'histoire passe peu à peu dans le domaine de l'oubli. 
Mais le 8 décembre 2005, Guiora Eiland, promu au poste de directeur du conseil de la sécurité nationale, visionne l'enquête indépendante réalisée par Na'hum Sha'haf. Sha'haf affirme désormais que tout l'incident n'était qu'une mise en scène et que ni Djamal Al-Dura ni son fils n'ont été blessés ou tués. Eiland déclare alors qu'il existe selon lui trois options : soit Al-Dura a été tué par Tsahal par erreur, soit il a été tué par les Palestiniens, soit il s'agit d'une mise en scène : « Sha'haf est parvenu à éveiller en moi un grand doute », affirme Eiland. 
Le 1er octobre 2007, sept ans après la mort d'Al-Dura, Dany Seaman, le directeur du bureau de presse gouvernemental affirme dans une lettre : « Il s'avère que les faits n'ont pas pu se dérouler comme l'a décrit le correspondant de la chaîne Charles Enderlin, car cela irait à l'encontre des lois de la physique. Plus encore, il était impossible de toucher Mohammad et son père là où ils se cachaient ». Seaman cite l'enquête réalisée par le Pr Richard Landes, de l'université de Boston, qui soutient que l'affaire Al-Dura constitue une nouvelle accusation de « crime rituel » portée sur le peuple juif. 
Le cabinet du Premier ministre, quant à lui, s'empresse de se démarquer des déclarations de Seaman et affirme que l'Etat d'Israël n'a pas pris position sur la question.
Trois ans plus tard, le 31 décembre 2010, soit 10 ans après les évènements du carrefour de Nétsarim, Israël annonce officiellement que Tsahal n'a pas tiré sur Mohammad Al-Dura. Une lettre provenant du bureau du Premier ministre et du ministère de la Hasbara (Information) affirme que les tirs qui ont pris pour cible Mohammad Al-Dura ne proviennent pas de la position israélienne et qu'il y a lieu de croire que la présentation des faits a été mise en scène pour noircir la réputation d'Israël et inciter à l'antisémitisme de par le monde. « Depuis l'évènement, les méthodes utilisées par les Palestiniens ont été révélées au grand jour et l'on sait désormais comment ils ont créé de toutes pièces et mis en scène des évènements médiatiques dans des buts de pure propagande. On se rappelle particulièrement de l'odieuse propagande qui accusait Israël de ''massacre'' à Djénine, massacre qui n'a jamais eu lieu, ainsi que la fois où un ''mort'' palestinien est tombé de sa civière et a commencé à marcher », dit le communiqué. Même s'il vaut mieux tard que jamais, on est droit de se demander pourquoi il a fallu tant de temps à Israël pour répliquer aux graves accusations dont il faisait l'objet. 
Toujours est-il que ce sont des particuliers qui, soucieux de l'image d'Israël, ont mené ce combat pour la vérité. Philippe Karsenty, Pr Landes, Dr Yéhouda David : ces hommes, et d'autres encore, ont payé le prix cher pour leurs idéaux. Ce n'est pourtant qu'en novembre dernier que Youli Edelstein, le ministre des Affaires stratégiques Moché Yaalon et le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman se sont tournés vers le ministre de la Justice Yaakov Nééman pour qu'il trouve le moyen de financer les frais de procès du Dr David. En avril, promesse avait été faite de payer les frais d'avocat, mais un problème juridique avait empêché cette décision d'être réalisée et ce parce que le Dr David n'était pas un fonctionnaire d'Etat. 
La relaxe obtenue par le Dr David devant la Cour d'appel de Paris a été accueillie avec soulagement par l'appareil gouvernemental israélien. Si les autres procès intentés contre les autres « guerriers de la Hasbara » n'ont quasiment pas eu d'écho en Israël, l'heureux dénouement de l'appel du Dr David a fait la Une des journaux israéliens. Dès la publication du verdict, le Premier ministre a affirmé que les frais de procès du « héros d'Israël » seraient intégralement remboursés et il a d’ailleurs téléphoné personnellement au chirurgien franco-israélien pour le féliciter pour son combat. 
Est-ce dû à une soudaine prise de conscience ? À un repentir ? À la compréhension que la lutte juridique en faveur d'Israël était un champ de bataille tout aussi crucial que la lutte antiterroriste ? À ces trois questions, la réponse est certainement positive, dommage seulement qu’elle soit si tardive... 

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 16:35

 

 

 

Emmanuel Navon

Emmanuel Navon

Le Comité central est l’institution dirigeante du Parti, qui décide entre autres du programme politique du Likoud.
Emmanuel Navon est arrivé premier sur la liste des candidats à Efrat, où il a obtenu 91% des voix.

 

En tant que membre de l’institution dirigeante du Likoud, Emmanuel Navon peut s’exprimer au nom du Parti qu’il représente et se tient à la disposition des journalistes francophones désireux d’obtenir des réactions officielles en provenance du Likoud.

Emmanuel Navon est candidat aux élections primaires du Likoud pour être élu aux prochaines élections à la Knesset.

Pour contacter Emmanuel Navon et suivre sa campagne :

 

 

Lessakele a la modestie, mais la fierté, nénamoins, de rappeler qu'il fut le premier blog à interviewer le jeune candidat, le 15 juillet 2010, avec Jerusalem.plus : 

 

Jeudi 15 juillet 2010

 

 

 

NAVONENGLISH--1-.jpg

 

 

SON SITE

ici bleu

 

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 19:35
Israel et la laïcité

Yaïr Lapid est journaliste, chroniqueur, écrivain et animateur d’un magazine télévisé très prisé en Israël. C’est un surdoué de la communication, charismatique et consensuel, qui jouit d’une grande popularité et qui est suivi à la trace par les médias depuis son plus jeune âge, puisqu’il est fils d’une écrivaine et d’un politicien flamboyant. 

Yaïr Lapid vient de  démissionner de la chaine israélienne où il officiait pour annoncer qu’il allait désormais se consacrer à la politique. Les sondages le créditent déjà d’un grand nombre de mandats sur foi de son seul nom. Bien qu’il n’ait pas encore annoncé son programme, il est probable qu’il se réclamera du Centre, du libéralisme et de la laïcité, or cette vison du monde  coïncide avec celle d’une grande partie de l’électorat israélien, dont la classe moyenne. 

Le positionnement résolument laïc et sioniste de Yaïr Lapid est particulièrement intéressant, parce que si cet homme est emmené à jouer un jour un rôle important sur la scène politique, le renforcement de la laïcité en Israël pourrait être déterminant pour l’avenir du pays, non seulement au plan spirituel et socio-économique, mais aussi à celui du conflit israélo-palestinien. Electron libre, il est improbable que Yaïr Lapid se laisse intimider par les extrémistes de quel bord que ce soit. 

L’Etat Juif tel que le voyaient les fondateurs du sionisme  était essentiellement laïc. La laïcité était pour eux une synthèse entre l’humanisme et le judaïsme. Quant à la pratique religieuse, le mouvement sioniste des origines la considérait comme faisant partie du patrimoine culturel, mais pas comme une condition essentielle de la judéité. L’on assiste d’ailleurs en Israël au paradoxe qui fait que  beaucoup d’immigrants peuvent faire appel à la Loi du Retour en invoquant qu’ils sont juifs, bien qu’ils ne soient pas considérés comme tels du point de vue religieux.

La laïcité, en Israël comme ailleurs, pose que dans une démocratie les lois ne sauraient découler d’autre chose que de décisions humaines. Elle intègre et reconnaît certes le fait culturel de la Tora, pour autant que cela soit compatible avec la modernité. C’est le cas des fêtes juives, qui sont devenues des fêtes nationales, un peu comme les fêtes chrétiennes en France qui font partie du paysage culturel malgré la stricte laïcité de la République.

Il y a depuis trois siècles  de nombreux courants dans le judaïsme, or ce pluralisme constitue sa richesse. De nos jours la plupart des juifs en Israël ne sont pas pratiquants, mais leur judaïsme se manifeste néanmoins par l’attachement aux traditions, au calendrier juif, à la littérature et à la langue hébraïque, et à l’immense corpus littéraire associé à la Thora qui n’en finit pas de croitre. 

Les laïcs démontrent en Israël qu’il existe un judaïsme vivant mais dissocié de la pratique religieuse. Le siècle des Lumières a imprimé un tournant décisif au judaïsme, qui de  Spinoza à Levinas, en passant par Freud et Kafka, s’est autorisé une lecture renouvellée des sources juives. C’est sous ce signe qu’Israël est entré dans l’histoire contemporaine, mais sans renier son long passé. Par exemple, il est courant que les jugements émis par les tribunaux israéliens fassent référence dans leurs attendus à la fois à la loi anglo-saxonne  et au Talmud.

La religion, tout  comme l’art, est une affaire qui relève de l’imagination, et non de la raison. Cependant  il n’y a ni opposition ni incompatibilité entre l’imagination et la raison, parce qu’aucun cerveau humain ne saurait fonctionner sans la combinaison de l’une et de l’autre. Mais dès lors qu’il est établi que le sentiment religieux relève de l’imagination, il est impératif que chacun en conçoive les limites et la subjectivité.

En conséquence, seule la raison est susceptible de mettre les hommes d’accord autour d’un minimum de dénominateurs communs. Cependant la raison ne suffit pas pour forger un consensus. Il faut aussi une morale, or le Talmud dit explicitement que la morale précède la Thora, ce qui signifie que la morale est une condition préalable à la pratique religieuse, et non l’inverse.

La laïcité, c’est cela.

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 16:16

 

Bibin (Copier)

Le Premier Ministre israélien Binyamin Netanyahu

 

Les sources de Debkafile dévoilent en exclusivité que, contrairement à ce qui a été mentionné dans les  récents rapports publiés à Washington, Jérusalem –et y compris sur ce site- c’est le Premier Ministre Binyamin Netanyahou, pas l’Administration Obama, qui a décidé d’annuler le plus grand exercice conjoint américano-israélien jamais mis sur pied, Austere Challenge 12, prévu pour avril 2012.

 

Cette décision a décontenancé Washington. On l’a perçue comme la marque de la désapprobation d’Israël quant à l’apparente hésitation de l’Administration à se lancer vers les seules sanctions fermes qui aient la moindre chance de marcher, contre le programme d’armement nucléaire de l’Iran : pénaliser sa Banque Centrale et bloquer les paiements de ses exportations pétrolières.

 

C’était la première fois, depuis toujours, qu’Israël ajourne des manœuvres militaires conjointes ; cela a généré un véritable séisme dans les relations entre les Etats-Unis et Israël, dans une période où l’Iran n’a jamais été aussi proche de produire une arme nucléaire.

 

Cette semaine, Netanyahou a, de plus, orchestré une série de déclarations faites par ses principaux ministres plus critiques qu'à l’accoutumée : l’adjoint au Premier ministre, Moshe Ya’alon a décrit l’Administration Obama comme « hésitante » (15 janvier), après quoi le ministre des Affaires étrangères a exhorté les Américains à « passer des paroles aux actes » (16 janvier).

 

Le message sous-jacent laisse entendre que le gouvernement israélien se sent libre d’attaquer de lui-même les sites nucléaires de l’Iran, si nécessaire et au moment de son choix.

 

Les sources de Debkafile rapportent que Netanyahou a décidé d'adopter cette voie extrême, après avoir minutieuses considéré la façon d’évaluer la résolution de l’Administration Obama d’empêcher un Iran nucléaire de pavoiser, comme l'indique quatre types d'omissions :

 

1. Washington n’a entrepris aucune action contre la capture par l’Iran du drone furtif RQ-170, le 4 décembre, plus d’un mois après l’évènement, et même pas cherché à appuyer l’exigence du Président Obama, le 12 décembre que le drone soit renvoyé sur-le-champ.

 

 

Téhéran, pour sa part, continue de faire son miel de cette histoire : cette semaine, rapportent nos sources iraniennes, la République Islamique a mis en circulation un nouveau jeu informatique appelé : “Abattez le RQ-170”. Les joueurs assemblent le drone à partir des composants montrés sur leurs écrans et ensuite le lancent dans des attaques contre l’Amérique.

 

 

2. Le silence de Washington a aussi accueilli le commencement de l’enrichissement d’uranium à 20%, dans l’installation souterraine de Fordo, près de Qom, lorsqu’il a été annoncé, le 9 janvier. En novembre dernier, le ministre de la Défense Ehud Barak avait averti, lors de deux interviews télévisées aux Etats-Unis (les 17 et 22 novembre) que, dès que l’installation de Fordo se mettrait en marche, l’Iran pourrait commencer à donner un coup de fouet au reste de ses installations nucléaires dans des bunkers souterrains, hors d’atteinte et d’observation par la surveillance américaine et israélienne.

 


Barak avait exposé clairement, à l’époque, qu’Israël ne pourrait pas vivre avec une telle évolution ; par conséquent, le Gouvernement Netanyahou pense que la crédibilité d’Israël est, à présent, en jeu.


3.  Il y a exactement trois semaines, le 3 janvier, le Lieutenant-Général Atoallah Salehi, le chef de l’armée iranienne, a annoncé que le porte-avions USS Steinnis et d’autres “navires ennemis” seraient dorénavant interdits d’entrer dans le Golfe Persique, en passant par le Détroit d’Hormuz. Mais depuis lors, aucun porte-avions américain n’a mis à l’épreuve cette menace, en tentant la traversée. On a préféré laisser Téhéran pavoiser.

 


4.  Même après avoir approuvé les sanctions contre la Banque Centrale Iranienne et l’industrie de l’énergie, la Maison Blanche a annoncé qu’elles seraient introduites par séquences dans le cours de cette année. Selon le calcul israélien, une nouvelle période de six mois, sans la contrainte de sanctions sévères,  offre un répit à l'Iran pour faire parvenir son programme d’armement nucléaire à un niveau aussi dangereux qu'irréversible.

 

DEBKAfile Reportage exclusif 17 janvier 2012, 12:36 PM (GMT+02:00) 

http://www.debka.com/article/21656/

Adaptation : Marc Brzustowski

 

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 13:41
Le Soudan du sud, nouvel allié d'Israël

par Daniel Pipes
The Washington Times
3 janvier 2012

http://fr.danielpipes.org/10494/soudan-sud-allie-israel

Version originale anglaise: South Sudan, Israel's New Ally
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Soyez le premier de vos amis à indiquer que vous aimez ça.

Ce n'est pas tous les jours que le chef d'un tout nouveau pays, fait son voyage inaugural à l'étranger, à Jérusalem, la capitale du pays le plus assiégé au monde, mais Salva Kiir, président du Sud Soudan, accompagné de ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense, a fait cela pas plus tard qu'à la fin de décembre. Le président israélien Shimon Peres a salué sa visite comme un «moment historique et émouvant». La visite a poussé à parler [de la possibilité] pour le Sud-Soudan d'implanter son ambassade à Jérusalem, ce qui en fait le seul gouvernement où que ce soit au monde à le faire.

Ce développement inhabituel est le fruit d'une histoire singulière.

Le Soudan d'aujourd'hui a pris forme au XIXe siècle, lorsque l'Empire ottoman contrôlait ses régions du nord et tentait de conquérir celles du Sud. Les Britanniques, excluant le Caire, établirent les traits de l'Etat moderne en 1898 et pendant les cinquante années qui suivirent gouvernèrent séparément le nord musulman et le sud chrétien-animiste. Cependant en 1948, cédant à la pression du nord, les Britanniques fusionnèrent les deux administrations à Khartoum sous le contrôle du nord, faisant des musulmans ceux qui dominaient au Soudan et de l'arabe la langue officielle.

En conséquence, l'indépendance en 1956 mena à la guerre civile, parce que les sudistes luttèrent pour repousser l'hégémonie musulmane. Heureusement pour eux, "la stratégie de l'alliance avec la périphérie» du Premier ministre David Ben Gourion se traduisit par un soutien israélien offert aux non Arabes du Moyen-Orient, y compris au Sud-Soudan. Le gouvernement d'Israël servit à la première guerre civile soudanaise, qui dura jusqu'en 1972, comme leur principale source de soutien moral, d'aide diplomatique, et d'armement.

Mr. Kiir a reconnu cette contribution [dans sa visite ]à Jérusalem, en notant qu '«Israël a toujours soutenu le peuple sud-soudanais. Sans vous, nous ne nous en serions pas sortis. Vous avez lutté à nos côtés afin de permettre la création du Sud-Soudan." En réponse, Mr. Pérès a rappelé sa présence dans le début des années 1960 à Paris, quand lui et le Premier ministre de l'époque, Levi Eshkol, établirent le tout premier lien d'Israël avec les dirigeants soudanais du sud.

La guerre civile du Soudan continua de façon intermittente à partir de 1956 jusqu'en 2005. Au fil du temps, les nordistes musulmans devinrent de plus en plus malfaisants envers leurs co-nationaux, atteignant un point culminant dans les années 1980-années 90 avec les massacres, l'esclavage et le génocide. Compte tenu des nombreuses tragédies de l'Afrique, de tels problèmes n'auraient pu faire impression sur les Occidentaux fatigués d'être compatissants sauf pour l'effort extraordinaire mené par deux abolitionnistes américains

Charles Jacobs a reçu le Prix Liberté de Boston en 2000 par Coretta Scott King "pour ses efforts abolitionnistes".

A partir du milieu des années 1990, John Eibner de Solidarité chrétienne internationale racheta des dizaines de milliers d'esclaves au Soudan tandis que Charles Jacob du groupe américain anti-esclavage, l'American Anti-Slavery Group, menait une «campagne pour le Soudan" aux Etats-Unis qui réunissait une large coalition d'organisations. Comme tous les Américains détestent l'esclavage, les abolitionnistes formèrent une alliance unique de gauche et de droite, y compris Barney Frank et Sam Brownback, Black Caucus et Pat Robertson du congrès, les pasteurs noirs et les évangéliques blancs. En revanche, Louis Farrakhan mis sur la sellette était embarrassé dans ses tentatives de nier l'existence de l'esclavage au Soudan.

John Eibner rencontrant Silva Kiir en 2006 à Paris.

L'effort abolitionniste se termina en 2005 lorsque le gouvernement de George W. Bush fit pression sur Khartoum en 2005 pour signer l'Accord global de paix qui mettait fin à la guerre et donnait aux sudistes une occasion de voter pour l'indépendance. C'est avec enthousiasme qu'ils l'ont fait en janvier 2011, lorsque 98 pour cent ont voté pour la sécession du Soudan, conduisant à la formation de la République du Sud-Soudan six mois plus tard, un événement salué par M. Pérès comme un «jalon dans l'histoire du Moyen-Orient. ».

Un panneau omnipresent avant le référendum de janvier 2011: "Votez pour la séparation pour mettre fin à l'esclavage et au sous-développement."

L'investissement à long terme d'Israël a porté ses fruits. Le Sud-Soudan s'inscrit dans une stratégie renouvelée de [l'alliance de] la périphérie qui comprend Chypre, les Kurdes, les Berbères, et, peut-être un jour, un Iran post-islamiste. Le Sud-Soudan offre un accès aux ressources naturelles, en particulier le pétrole. Son rôle dans les négociations sur l'usage des eaux du Nil a un certain poids vis-à-vis de l'Egypte. Au-delà des avantages pratiques, la nouvelle république représente un exemple édifiant d'une population non musulmane résistant à l'impérialisme islamique de par son intégrité, sa persévérance et son dévouement. En ce sens, la naissance du Sud-Soudan répète celle d'Israël.

Si la visite à Jérusalem de Kiir est vraiment à marquer d'une pierre blanche, le Sud Soudan devra parcourir un long chemin partant du misérable protectorat international doté de faibles institutions pour atteindre la modernité et l'indépendance véritable. Ce parcours requiert de la part du leadership de ne pas exploiter les ressources du nouvel Etat, ni de songer à créer un «Nouveau Soudan» en conquérant Khartoum, mais de jeter les bases d'un Etat prospère.

Un panneau aux célébrations de l'indépendance: "A partir d'aujourd'hui, notre identité est sud (soudanaise) et africaine, et non pas arabe et islamique. Nous ne sommes pas les pires des Arabes, mais les meilleurs des Africains. "

Pour les Israéliens et les autres Occidentaux, cela signifie à la fois offrir une aide à l'agriculture, à la santé et à l'éducation, et exhorter Juba à rester concentré sur la défense et le développement tout en évitant de faire le choix de la guerre. Un Sud-Soudan couronné de succès pourrait finir par devenir une puissance régionale et un allié inconditionnel non pas seulement d'Israël mais aussi de l'Occident.

Thèmes connexes: Afrique du nord, Alliances stratégiques, Israël Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 19:40

Défendre la Démocratie Israélienne

Par Caroline B. Glick

Jerusalem Post 14 nov 2011 

http://www.jpost.com/Opinion/Op-EdContributors/Article.aspx?id=245580

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©


Israël manque douloureusement de contrôles et de bilans qui sont la norme dans les autres pays occidentaux et qui protègeraient ce pays des groupes de la Gauche radicale.


Les câbles de l’ambassade des USA fuités par Wikileaks en septembre ont démontré la triste vérité au sujet des buts réels des organisations autoproclamées de droits de l’homme en Israël.


Lors d’une réunion avec le secrétaire d’Etat adjoint d’alors Michael Posner à l’ambassade des USA à Tel Aviv en janvier 2010, la directrice de B’Tselem Jessica Montell expliqua ce à quoi son groupe souhaitait parvenir par sa collusion avec la commission d’enquête Goldstone de l’ONU dans la prise en charge par Israël de l’Opération ‘Plomb Durci’. Selon le rapport de l’ambassadeur, Montell déclara : « Son but…était de faire peser sur Israël le poids de l’opinion mondiale et de mesurer si le pays pouvait se permettre une autre opération comme celle-là ».


En d’autres termes, par la collusion avec la commission anti-Israël de l’ONU, dont le mandat de la Commission de Droits de l’Homme de l’ONU était d’expliquer combien Israël avait transgressé la loi internationale en agissant pour défendre ses citoyens contre les attaques de missiles indiscriminées et illégales du Hamas, le but de B’Tselem était de saper la capacité d’Israël à se défendre. B’Tselem souhaitait utiliser la Commission de l’ONU pour fomenter une chasse aux sorcières internationale contre l’Etat juif qui entraînerait un prix prohibitif pour défendre le pays. Le gouvernement démocratiquement élu d’Israël réagirait à l’attaque internationale en ignorant les besoins du public israélien et en optant pour ne pas défendre de nouveau le pays.


Evidemment, si Israël cessait de se défendre, à la lumière de l’implication totale de ses ennemis en vue de sa destruction, il cessera d’exister. Et lors d’une réunion avec les officiers de l’ambassade des USA en février 2010, Hedva Radovanitz, la directrice associée d’alors au ‘New Israel Fund’ (NIF) en Israël déclara que cela serait parfait pour elle. Selon un rapport de la réunion de l’ambassade connu par un câble fuité, Radovanitz déclara : « qu’elle pensait que dans 100 ans, Israël serait à majorité arabe et que la disparition d’un Etat juif ne serait pas la tragédie que les Israéliens craignent car il deviendrait plus démocratique ».


Les émules de Radovanitz et Montell sont parfaitement conscients que la majorité des Israéliens ne partagent pas leurs objectifs extrémistes ou leurs visions radicales de l’avenir d’Israël.


Radovanitz a reconnu que le soutien public à la Gauche radicale, que le NIF finance avec 18 millions de $ par an, n’a pas d’électorat local véritable.


Comme le câble le formule, elle a décrit « la disparition de l’aile politique de Gauche » en Israël et l’absence d’électorat des ONG.


Elle nota que « quand elle dirigeait le bureau de Tel Aviv de ‘l’ACRI’ [L’association pour les Droits Civiques en Israël], celle-ci comptait 5.000 membres, alors qu’aujourd’hui elle en compte moins de 800, et qu’elle a été juste capable de rassembler environ 5.000 personnes à sa marche des droits de l’homme de décembre 2009 en se reposant sur le personnel actif des 120 ONG participantes ».


De même pour Montell, lors d’une réunion avec l’officier de liaison de l’ambassade des USA en février 2010, elle « estima que le budget de B’Tselem de 9 millions de shekels (2,4 millions de $) est à 95 % financé par l’étranger, essentiellement des pays européens ».


La réalité que démontrent ces documents fuités par Wikileaks est précisément celle pour laquelle la Knesset a mis en place un effort renouvelé justifiant trois propositions de lois séparées. Deux des lois de la Knesset traitent du financement étranger des ONG. Une loi doit limiter à 20.000 shekels par an le montant du financement que les ONG politiques israéliennes peuvent recevoir de gouvernements étrangers et d’organisations internationales comme l’UE et l’ONU. Une loi concurrente refusera les exemptions d’impôts – à savoir les subventions gouvernementales – à de telles contributions et appliquera un impôt de 45% à toutes ces contributions étrangères.


Alors que les lois s’appliqueront à toutes les ONG, évidemment elles seront particulièrement problématiques pour celles dirigées par des radicaux israéliens comme Montell et Radovanitz qui n’ont pas d’électorat israélien local et recourent aux gouvernements étrangers pour soutenir leurs efforts anti-Israël.


La troisième loi traite de la principale source du pouvoir politique de ces ONG financées par des ONG étrangères – la Cour Suprême radicalisée d’Israël.


Au cours de vingt dernières années environ, alors que la Gauche radicale s’était discréditée comme force politique en Israël, elle avait eu recours de plus en plus à la Cour Suprême pour atteindre ses objectifs. La Cour est dominée par des extrémistes de Gauche qui légifèrent depuis leur siège des lois qui ne passeraient jamais à la Knesset.


En adressant des pétitions à la Cour Suprême, des groupes financés par l’UE comme B’Tselem, Peace Now (‘La Paix Maintenant’) et Adalah ont été en mesure de mettre en place des contraintes imposées par la Cour sur les opérations de Tsahal.


Ils ont été en mesure de bloquer ou de gêner l’exécution de mesures de sécurité qui jouissent d’un large soutien du public, comme la construction de la barrière de sécurité.


Ils sont en mesure d’empêcher des dirigeants politiques de concevoir et de mettre en œuvre des politiques au service des intérêts du pays comme d’empêcher les activités illégales de l’OLP à Jerusalem et la construction de communautés juives sur la terre appartenant aux Juifs en Galilée.


Le projet politique législatif radical de la Cour Suprême n’est pas limité à des questions politiques et de sécurité. Elle a aussi cassé des lois de la Knesset pour libéraliser les media et privatiser des secteurs de l’économie comme le système des prisons. Elle a agi sur la base de demandes constitutionnelles qui ont peu de fondement dans la loi réelle, et qu’elle a appliqué de façon inconstante selon les penchants idéologiques de ses juges.


Le public a bien pris note des activités de plus en plus non démocratiques de la Cour. Selon un récent sondage de l’Institut ‘Maagar Mohot’, la Cour Suprême, autrefois institution la plus hautement respectée en Israël, est aujourd’hui considérée par 54 % du public comme pleine de préjugés politiques et par 75 % avec une marge de 11 % comme orientée à Gauche. 63 % du public croit que les opinions politiques des juges influencent leurs décisions légales à un certain degré. Le projet politique radical de la Cour Suprême est facilité par la méthode non démocratique d’Israël dans la sélection de ses membres.


Les membres de la Cour sont nommés par un Comité des Nominations Judiciaires. Pour des raisons pratiques, le Comité est contrôlé par la Cour Suprême elle-même et ainsi les Juges se sélectionnent effectivement eux-mêmes. 56 % du public veut que cette méthode de sélection soit modifiée.


Le projet de loi soumis par les membres de la Knesset du Likoud Yariv Levin et Zeev Elkin soumettra tous les candidats à la Cour Suprême à des auditions publiques conduite selon la loi de la Knesset. Ces auditions apporteront aux législateurs et au public une totale exposition de leurs opinions, activités et associations en tant que futurs juges. Ce faisant, cela constituera un petit pas vers des procédures de nomination à la Cour en ligne avec celles utilisées dans la majorité des démocraties occidentales. Alors que les lois traitant du financement étranger des ONG et la loi sur les nominations à la Cour Suprême apparaissent non liées, en fait elles le sont indirectement.


S’adressant aux media, les chefs de diverses ONG ont clamé que les lois traitant de leur financement étranger sont “inconstitutionnelles” et donc de peu de valeur.


Ils savent qu’ils peuvent compter sur leurs frères idéologiques à la Cour Suprême pour les protéger du public et de ses représentants à la Knesset. Exactement comme la Cour n’a pas hésité à bloquera des politiques et des réformes gouvernementales légitimes dans le passé dans l’intérêt des convictions idéologiques radicales des juges, de même les représentants des ONG croient que la Cour les protègera des actions de la Knesset cette fois aussi.


Cela signifie que la seule façon de protéger la démocratie israélienne de ces groupes subversifs financés par l’étranger qui cherchent à saper les fondations de l’Etat, c’est de réformer la Cour Suprême qui autorise leurs activités. Toutes les lois qui ont été soumises cette semaine sont de sérieuses tentatives pour déjouer une menace sérieuse à la démocratie israélienne.


Et ce ne sont pas les premières du genre. Au cours des années écoulées, les législateurs d’Israël ont introduit plusieurs projets de lois destinés à parvenir aux mêmes objectifs. Et chacun de ces projets de loi a été attaqué par les media gauchistes israéliens comme « anti-démocratiques ».


Les media réitèrent ces pratiques standard aujourd’hui. Plutôt que d’encourager le débat sur la substance de ces projets de loi et les problèmes qu’ils cherchent à résoudre, les media font cause commune avec les chefs des ONG et leurs donateurs gouvernementaux étrangers pour diaboliser les auteurs des projets de loi et menacer Israël de « conséquences diplomatiques » si la Knesset avance dans ces initiatives.


Tout cela est assez triste. Mais ce qui fait empirer la situation, c’est le comportement des champions autoproclamés de la démocratie parmi les politiciens de haut rang du Likoud. Au nom de la démocratie, les ministres Benny Begin, Michael Eitan et Dan Meridor s’opposent à toutes ces mesures, qui sont centrées sur la protection et le renforcement de la démocratie israélienne.


Meridor peut bien cesser de prendre la position de la Gauche contre les électeurs de son Parti. Mais Begin et Eitan se sont distingués comme des penseurs indépendants. Eitan a adopté une position dure et indépendante sur la corruption gouvernementale. Begin n’a pas hésité à s’opposer aux media gauchistes et à la bureaucratie sur des questions relatives au terrorisme.


Pourtant là, ces hommes adoptent généralement les arguments spécieux et franchement indéfendables de la Gauche radicale qui ne représente personne d’autre qu’elle-même et ses financeurs étrangers.


C’était l’opposition aux émules de Begin, Meridor, Eitan et le président de la Knesset Reuven Rivlin qui ont fourni à la Gauche radicale la couverture politique nécessaire pour torpiller les initiatives parlementaires précédentes et protéger les institutions démocratiques d’Israël contre les attaques financées par l’étranger.


Et le succès de la Cour Suprême jusqu’à présent pour empêcher toutes les tentatives parlementaires et gouvernementales sérieuses en vue de contrôler ses actions antidémocratiques est dû en grande partie à ce combat des chefs du Likoud en vue de l’usurpation judiciaire du pouvoir législatif et gouvernemental.


Il est difficile de savoir ce qui conduit ces hommes à agir ainsi. Mais il est grand temps qu’ils exercent un jugement indépendant et réévaluent leur soutien à l’attaque contre la démocratie israélienne, rendue judiciairement possible par la Gauche radicale financée par l’étranger, 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 19:33

Standard & Poor augmente le taux de crédit d’Israël.

L’agence de notation cite l’économie prospère et résiliente d’Israël, ses institutions solides, la poursuite de sa consolidation fiscale et ses performances externes robustes… [Lire la suite »

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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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