Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 09:04
Ce dont Bibi a besoin pour être Bibi

Par Caroline B. Glick - Adaptation française de sentinelle 5769

mercredi 25 février 2009

Qui se souvient des bons vieux jours où Kadima était jeune et proclamait fièrement son identité comme le seul parti politique qui ne tenait à rien ? Deux jours avant les élections de 2006, Meir Sheetrit de Kadima annonçait avec emphase que son parti était le seul parti en Israël qui « s’était désengagé de l’idéologie ».

Mais voyez Kadima aujourd’hui. En ce qui concerne Tzipi Livni, l’idéologie est tout ce qui compte. Ne songez pas que son idéologie – de céder la terre aux Palestiniens – ait été totalement discréditée par la victoire électorale du Hamas et sa prise du pouvoir à Gaza qui a suivi. Ne songez pas que l’affirmation de Kadima : l’établissement d’un Etat palestinien est la clé pour résoudre tous les problèmes d’Israël, ait été dépassée par l’élévation de l’Iran à l’hégémonie régionale, et l’aspiration à la puissance nucléaire dédiée à l’éradication d’Israël.

Comme Livni l’a formulé dimanche alors qu’elle rejetait la demande du Premier Ministre désigné Benyamin Netanyahu que Kadima se joigne à son gouvernement comme partenaire loyal : « si nous nous compromettons et cédons sur notre idéologie en nous joignant à un gouvernement dans une voie qui n’est pas la nôtre, cela violerait la confiance de nos électeurs ».

Pour essayer d’inciter Kadima à mettre de côté sa nouvelle ferveur idéologique, Netanyahu a prêté l’oreille au passé du parti qui, selon les mots de Sheetrit, « ne portait pas le poids d’un bagage idéologique, et ne regardait que l’avenir ». Netanyahu argumenta que puisque aujourd’hui, il n’y a aucune chance d’établir un Etat palestinien vivant en paix avec Israël, Kadima peut laisser de côté ses différences avec le Likoud et coopérer à empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires, à renverser le régime du Hamas à Gaza et protéger l’économie d’Israël contre la chute de l’économie mondiale. Mais Livni n’aura rien fait du tout.

Depuis que Livni est devenue une post-sioniste radicale, et même depuis qu’elle entrepris sa conversion de la Droite à la Gauche en 2004, sa position est compréhensible. Moins compréhensible, la volonté opportuniste des membres de son parti de la soutenir. Comment expliquer leur inclinaison à abandonner leurs ministères moelleux pour les bancs de la Knesset ?

Depuis l’élection, les dirigeants de Kadima, leurs amis de Gauche du Parti travailliste et du Meretz et des Media ont tous clamé que la coalition de Droite de Netanyahu n’est pas durable. La présidente de la Knesset, Dalia Itzik a même suggéré que Kadima ne jette pas son matériel de campagne parce que de nouvelles élections se dérouleront dans moins d’un an.

De leur côté, ces affirmations ont peu de sens. Une coalition de Droite comprendra 65 membres de la Knesset qui n’ont pas d’autre choix. Pour quelle raison seraient-ils d’accord pour de nouvelles élections ?

Mais Livni et ses collègues ont trois formidables atouts donnant du crédit à leur prétention : l’administration Obama, le Président Shimon Peres, et le chef d’Etat Major Général de Tsahal, le Lt-Général Gaby Ashkenazi. Si ces forces agissent de concert pour s’opposer à Netanyahu, sa capacité à gouverner et à rester à son poste sera en effet significativement diminuée.

Au cours de la semaine passée, l’administration Obama a pris une série de mesures qui montre qu’elle se prépare à augmenter la politique traditionnelle des USA de pressions sur Israël pour l’amener à des concessions sans réciprocité de ses voisins arabes, à un niveau inconnu jusqu’alors. Alors que l’administration Bush rejetait la légitimité du groupe terroriste Hamas soutenu par l’Iran, l’administration Obama a donné cette semaine trois signes de sa volonté de reconnaître un régime palestinien dirigé par le Hamas. D’abord, son délégué, le sénateur John Kerry, qui préside la Commission des relations extérieures du Sénat, a visité Gaza contrôlé par le Hamas, et il a ainsi reconnu effectivement le ‘protectorat’ du Hamas. Pendant son séjour, il a accepté une lettre du Hamas au Président Barack Obama, et l’a dûment remise au consulat des USA à Jérusalem.

Ensuite, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a annoncé qu’elle participera à la conférence parrainée par l’Egypte le mois prochain, avec pour objectif de lever des fonds pour reconstruire Gaza contrôlé par le Hamas, à la suite de la guerre provoquée par l’envoi de missiles contre Israël. C’est la première participation volontaire des USA à la levée de fonds depuis que le Hamas s’est emparé du pouvoir en juin 2007.

Enfin, le dirigeant du Fatah Mahmoud Abbas a décidé de participer aux négociations destinées au rétablissement d’un gouvernement d’unité Hamas-Fatah. Abbas a déclaré que les USA soutiennent désormais un tel gouvernement qui ferait de nouveau du Fatah le partenaire junior du Hamas. La reconnaissance par les USA d’un tel gouvernement constituerait de leur part la reconnaissance de la légitimité du Hamas.

Et puis il y a eu la visite de Kerry en Syrie. Non seulement Kerry a-t-il indirectement félicité la Syrie pour son soutien au Hamas en louant sa volonté de soutenir un gouvernement palestinien dans lequel le Hamas jouera le rôle dirigeant, mais il appelé à l’abandon de la décision de l’administration Bush de rappeler son ambassadeur de Damas, après que les Syriens aient supervisé l’assassinat de l’ancien Premier Ministre libanais Rafik Hariri en février 2005.

La volonté d’Obama de négocier avec le Hamas et la Syrie est une partie de sa conviction apparente que la raison principale de l’hostilité des mondes arabes et islamiques envers les USA provient du soutien des USA à Israël. La notion que Obama reproche à Israël la haine arabe et islamique contre les USA a gagné en crédibilité cette semaine quand on a rapporté qu’il a l’intention de nommer l’ancien ambassadeur des USA en Arabie saoudite Chas Freeman au poste de directeur du très influent Conseil National du Renseignement.

Freeman est connu pour son animosité virulente à l’égard d’Israël. Dans de nombreuses déclarations publiques, il a mis toute la faute de l’hostilité arabe et islamique à l’égard des USA sur Israël, et a prétendu que les conflits des USA avec les Arabes disparaîtront à la minute où les USA abandonneront Israël.

Lors d’une telle déclaration en 2007, Freeman, qui loue le Hamas pour son « élection démocratique », a déclaré : « ceux dans la région et au-delà qui détestent le comportement d’Israël, ce qui signifie pratiquement tout le monde, étendent maintenant naturellement leur répugnance aux Américains, légitimant l’islamisme radical, en permettant à l’Iran de prendre pied parmi les Arabes sunnites aussi bien que les shiites ».

En refusant de se soumettre à ses ennemis arabes, Freeman met en avant que Israël a gagné leurs représailles courroucées. Et il prétend que cela constitue aussi un danger pour les Américains. Selon ses termes, « de telles représailles – quelles que soient leurs formes – auront le soutien ou au moins la sympathie de la plupart des gens de la région, et de beaucoup d’autres au dehors. De là, l’escalade du terrorisme à long terme contre les USA est une certitude, et pas une conjecture ».

Le Président Shimon Peres pour sa part ne partage pas l’enthousiasme de Washington pour la Syrie, ou son animosité à l’encontre d’Israël. Mais il croit vraiment qu’Israël peut et doit en faire plus pour établir un Etat palestinien. Comme chef incontesté de la Gauche israélienne, vendredi, Peres a fait une sortie en faveur du soi-disant « plan de paix saoudien ». Lors d’un entretien indirect et servile avec le commentateur politique du journal ‘Ma’ariv’ Shalom Yerushalmi, Peres a adhéré à l’initiative saoudienne, qui appelle à un retrait israélien aux lignes d’armistice indéfendables de 1949, et à accepter des millions d’Arabes étrangers hostiles comme partie du soi-disant « droit de retour ».

Aussi bien dans l’entretien que dans ses remarques avant et après les élections, Peres s’est posé en rempart contre un gouvernement non dirigé par la Gauche, qui voudrait mettre en veilleuse la question d’un Etat palestinien. Comme Livni, malgré le fait qu’il n’existe pas de dirigeant palestinien ayant la volonté de vivre en paix avec Israël, Peres insiste pour dire que le défi le plus pressant d’Israël est d’établir un Etat palestinien.

Dans leur tentative de discréditer le gouvernement Netanyahu, Peres et Obama se réjouiront apparemment du soutien du chef d’Etat Major Général de Tsahal, Gabi Ashkenazi. Selon un rapport de ‘Ma’ariv’ vendredi, celui-ci a adhéré au défaitisme comme stratégie nationale. Le commentateur diplomatique de ‘Ma’ariv’ Ben Caspit a rapporté que Ashkenazi déclare que bien qu’il soit vrai qu’Israël possède la capacité de retarder significativement le programme nucléaire de l’Iran, il n’est pas nécessaire de le faire.

Selon Caspit, en ce qui concerne Ashkenazi, plutôt que de supprimer la menace immédiate à sa survie, Israël devrait chercher le compromis avec sa marionnette arabe – Assad. Ashkenazi croirait que Israël doit laisser l’Iran en paix, et prier Obama de convaincre Assad d’accepter les Hauteurs du Golan de la part d’Israël. Lorsque Assad détiendra le Golan, Ashkenazi affirme qu’il cessera de pointer sur Israël ses missiles armés de têtes biologiques et chimiques, de soutenir le Hamas et le Hezbollah, et de façon générale, deviendra un membre de bon aloi de l’alliance occidentale. Pourquoi la Syrie ferait cela, alors qu’elle devrait la cession par Israël des Hauteurs du Golan à son alliance avec l’Iran, voilà une question qu’Ashkenazi n’a pas jugé bon d’envisager.

Ashkenazi est loué par les media de Gauche comme apolitique, mais cela est faux. Le chef d’Etat Major Général est extrêmement proche de l’ancien chef d’Etat Major de Tsahal, Amnon Shahak, qui a signé l’initiative post-sioniste de Genève en 2004, et a établi des partenariats d’affaires avec des dirigeants du Fatah.

En tant que chef d’Etat Major Général pendant le premier mandat de Netanyahu comme Premier Ministre, Shahak s’est ouvertement rebellé en refusant de le rencontrer, ou d’assister à des réunions du cabinet. Shahak a annoncé un échec de tentative pour renverser le Premier Ministre Netanyahu peu après sa retraite du service militaire en 1998.

Ashkenazi, qui a mentionné Shahak en tant que "coach professionnel" après avoir remplacé Dan Halutz comme Chef d’Etat Major Général en 2007, partage clairement ses opinions politiques. Il s’est opposé à combattre le Hamas jusqu’à ce que ses missiles ne commencent à arroser Ashdod, il soutient la signature d’un nouveau cessez-le-feu avec le Hamas aujourd’hui, ce qui confèrera la légitimité israélienne à ce groupe terroriste, et il a soutenu l’interruption de l’opération « Plomb coulé » sans avoir renversé le Hamas au préalable, ou avoir diminué significativement sa capacité à contrôler Gaza.

Ashkenazi est aussi très proche de l’ancien chef du renseignement militaire de Tsahal, Uri Saguy. Depuis la mi-1990, Saguy, qui possède de grandes propriétés terriennes en Galilée, a été l’un des plus grands champions de la cession par Israël des Hauteurs du Golan. Comme Shahak, Saguy sert de mentor officieux d’Ashkenazi.

Caspit a déclaré que juste après la formation du gouvernement de Netanyahu, Ashkenazi se propose de lui dire que Tsahal refuse la notion même d’attaquer l’Iran. C’est-à-dire, selon Caspit, en arrivant à son poste, Netanyahu trouvera un chef d’Etat Major Général se tenant au coude à coude avec Obama et Peres dans une tentative pour le renverser

Ne vous étonnez pas que Kadima ait désormais trouvé une idéologie.

Si Netanyahu veut survivre à son poste et accomplir vraiment les objectifs clairs qu’il a fixés à son gouvernement, il doit commencer par vendre de façon dynamique son programme au public. Ce faisant, il construira le type de crédibilité publique dont il a besoin pour empêcher Ashkenazi de se rebeller contre lui. Ashkenazi mis sur la touche, Peres et Obama disposeront d’une moindre capacité directe pour empêcher Israël d’attaquer l’Iran.

Pendant la campagne, Netanyahu a choisi de garder profil bas sur ses espoirs de neutraliser les critiques des media en déniant leurs titres. A ce moment-là, il y avait une justification à cette stratégie. Mais maintenant qu’il forme le prochain gouvernement, le public doit savoir pourquoi il veut ce qu’il projette de faire et pourquoi nous devons le soutenir. Autrement, Kadima a raison. Il n’y a pas de raison de se joindre au gouvernement.

Partager cet article
Repost0
23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 00:20


JPost.com » Middle East » Article
How do you say 'hasbarah' in Arabic?


An Arabic-language "hasbara" Web site edited by a former Israeli ambassador to Egypt offers a sampling of news items and perspectives that many Arabs in the Middle East are rarely served.

Screenshot of website

Screenshot of website

As a research fellow at the Jerusalem Center for Public Affairs, Zvi Mazel selects a variety of Western and Israeli news items related to Israel and its conflict with the Palestinians and the Arab world, which are translated into Arabic and then posted.

A recent glance at the site features short items centered on Operation Cast Lead.

"Americans sympathize with Israel more than Gaza," states an excerpt of a January 24 Bloomberg article, which cites a CNN poll that found 60 percent of Americans polled sympathized with Israelis while only 17% sympathized with the Palestinians over Israel's military operation.

"A high-ranking official in the European Union puts blame for Gaza War on Hamas," states another recent news item, which cites excerpts from a Reuters article. "The US monitors the entry of Iranian weapons into Gaza," states a third item, which was taken from the UPI news agency.

Mazel, who served as the Israeli ambassador to Egypt from 1996 to 2001, said the 13-month-old Jerusalem Center for Public Affairs Web site is meant to allow the Arab public to become familiar with facts and ways of thinking that are not being presented to them by their own media outlets.


"It is true that in the last six or seven years, there has been a kind of a revolution that has happened in the Arabic media," Mazel said Thursday from his Beit Hakerem home.

"You have newspapers published in London like al-Hayat, a-Sharq al-Awsat and others that really give much more information about the world than the traditional Arab press but… it's far from being enough. I don't think that they cover 80 to 90% of what is being said about them (in the Western press) and the way they are doing things and human rights."

The Web site also features opinion pieces, such as the one written in Arabic by Mona Eltahawy, a New York-based syndicated columnist entitled "Israel is the Opium of the (Arab) People."

In a January 2 column that spared neither side criticism, Eltahawy argued that "Hamas has given truth to the fear that Islamists care more about facing down Israel than taking care of their people. Where was the anger when two Palestinian schoolgirls were killed in Gaza as Hamas rockets meant for Israel fell short, just a day before Israel's bombardment began?"

She added that it was the ultimate dishonor to the memory of Palestinians killed in recent days to call for more violence.

"It has failed to deliver for 60 years," she said.

The Web site, which Mazel said has a limited budget and garners between 2,000 and 3,000 readers a month, also features historical pieces about the Jewish people's historic connection to the land of Israel, such as an article entitled "the Arab village of Aqbara was a Jewish village until the 13th century" and another about a Jewish presence in Acre since the time of the Mishna.

Many of the letters sent by readers from around the Arab world had been positive toward Israel, Mazel said.

A political researcher, who identified himself as an Iraqi Kurd, wrote to Mazel on January 28, saying: "I am among those who love the state of Israel and support what it did against Hamas - while I regret the killing of civilians - and I would like to communicate with you."

Another reader from Morocco, who has a blog in French called "Fundamentalist Zionist Muslims," wrote in French that he loses hope for change in the Arab world "when I see the Arab world reacting in a way that is far from reality concerning what is going on in Gaza."

Some readers from the Arab world have even asked for political asylum or job opportunities in Israel.

But as expected, others have responded to the site by attacking Israel or its foreign policy.

One reader, who identified himself as an Algerian, wrote last month that "Israel will completely cease to exist and we are among those who will remove it from the earth as God promised."

The site is also the frequent recipient of "attacks," or nonsensical or empty responses. One day last November, the site received about 150 such e-mails, which Mazel believes was an unsuccessful attempt to crash the site.

While Mazel admitted that it might be presumptuous to try to influence or change opinions in the Arab world vis a vis Israel, it doesn't appear to deter him from his goal.

It's a way, he said, to counter the government and media propaganda that surrounds the average, intelligent citizen in the Arab world.

"We don't fight through violence; we fight through a war of ideas," Mazel said, acknowledging that many in the Arab world would not have access to his site due to high illiteracy rates and limited Internet access.

"I would like to talk to them but I cannot talk to them. I cannot go to Yemen, to Saudi Arabia and sit with people and talk. So we have now this wonderful took called the Internet and through the Internet, we transmit to them some of these ideas."

The Jerusalem Center for Public Affairs, a policy research institute, is headed by Dore Gold, a former Israeli ambassador to the UN who has served as a foreign policy adviser to Likud leaders Ariel Sharon and Binyamin Netanyahu.

Partager cet article
Repost0
23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 00:10
Livni en désaccord avec Netanyahu

EuroNews

dimanche 22 février 2009

Tzipi Livni ne veut pas faire de compromis sur la paix pour rejoindre une coalition gouvernementale. La chef du parti centriste Kadima l’a annoncé après un entretien avec le leader de la droite du Likoud, Benjamin Netanyahou, chargé de former un gouvernement.

Alors que kadima favorise un plan de paix prévoyant la création d’un Etat palestinien, le Likoud propose une sorte d’autonomie élargie pour les Palestiniens de Cisjordanie.

Mais depuis que Netanyahu a été chargé par le président Peres de former le gouvernement, il a plusieurs fois tendu la main à Kadima pour former un gouvernement “aussi large que possible”.

Parmi les objectifs : gagner une légitimité, car aux élections législatives du 10 février, Kadima avait obtenu un siège de plus que le Likoud. Netanyahu voudrait donc s‘échapper de l’emprise de ses encombrants alliés d’extrême droite.

Mais Livni campe sur ses positions et dit ne pas vouloir décevoir les électeurs de Kadima. Elle devrait donc rentrer dans l’opposition.

Partager cet article
Repost0
20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 17:04
Quelle réforme pour le système électoral israélien ?
18/02/2009

Quelle réforme pour le système électoral israélien ?

Fondements historiques et perspectives de changement

Pierre I. Lurçat


Les dernières élections ont une fois de plus mis à l'ordre du jour la question de la réforme du système électoral israélien, fondé sur le mode de scrutin proportionnel intégral, et considéré comme un système très démocratique, mais très difficile à gérer. Cette question récurrente est en fait un véritable serpent de mer qui réapparaît régulièrement dans le débat public (1). Le présent article examine la question de la réforme électorale dans une perspective historique, en montrant comment le système proportionnel a été adopté et pourquoi il est resté en vigueur jusqu'à aujourd'hui.


Introduction : un problème aussi ancien que l'État d'Israël


"Dans le système électoral israélien, il n'existe pas de relation entre l'électeur et l'élu ; le citoyen vote pour des candidats que, la plupart du temps, il ne connaît pas, et ce sont seulement les appareils des partis qui désignent ceux qui figureront sur les listes et à quel rang... Le gouvernement ne peut être formé après les élections que par les négociations entre les appareils des partis (2)".

Ce constat désabusé, qui semble décrire la situation actuelle, date en fait de... 1954 ! C'est celui que faisait Ben Gourion, devant le conseil du Mapaï (parti travailliste), ayant compris dès 1949 que le système électoral devait être réformé... On constate, à la lecture de ces lignes, que le problème de la réforme électorale est aussi ancien que l'État d'Israël. Il l'est en fait encore plus : le système électoral, tout comme les principales institutions politiques de l'État, puise en effet ses racines dans la période pré-étatique. Nous allons voir comment le système actuel a été adopté, quelles sont ses racines historiques et ses justifications politiques et sociologiques, quelles ont été les tentatives pour le réformer, et quels sont les problèmes qu'il pose et les moyens pour tenter d'y remédier.

I. Fondements historiques et sociologiques du système électoral israélien

De l'Assemblée du Yichouv à l'Assemblée des Représentants

Le système électoral et politique israélien plonge ses racines dans la période du Mandat britannique (1922-1948), et même plus loin. C'est en effet à la période pré-mandataire que remonte la première tentative réussie de créer un organe national représentatif de tous les courants politiques présents en Eretz Israël. Au-delà de son intérêt historique, ce rappel est indispensable pour comprendre comment Israël a adopté le système électoral proportionnel, resté en vigueur jusqu'à nos jours, malgré quelques changements. C'est au dirigeant sioniste Menahem Ussishkin que revient le mérite d'avoir réuni la première "Assemblée du Yichouv", à Zikhron Yaakov, en 1903. Celle-ci créa la "Confédération des Juifs en Eretz Israël", mais son action fut entravée par la controverse autour du projet d'État juif en Ouganda (dont Ussishkin était le principal opposant).

Les efforts pour créer un organe représentatif furent renouvelés après la Première Guerre mondiale et la Déclaration Balfour (1917). Les représentants du Yichouv constituèrent une Assemblée constituante qui élut un "Comité provisoire des Juifs en Eretz Israël". A nouveau, des différends surgirent, notamment sur la question du droit de vote des femmes, auquel les représentants des factions religieuses étaient opposés. En fin de compte, le Comité provisoire fixa au 19 avril 1920 la date des élections à la première Assemblée des représentants (Assefat ha-Nivharim), qui siégea jusqu'au 6 décembre 1925. Au total, quatre Assemblées se succédèrent entre 1919 et 1949. Les élections se faisaient au scrutin de liste direct, au niveau national, tout comme aujourd'hui.

Les quatre Assemblées des Représentants (1920 – 1944)

L'examen de la composition des quatre Assemblées de Représentants est instructif, et montre qu'elles étaient constituées de très nombreuses factions, réparties en quatre catégories principales : partis ouvriers, partis religieux, partis à base ethnique et partis à base professionnelle. La première Assemblée comportait ainsi pas moins de 19 factions, et la deuxième 25 ! Les grands partis politiques – qui allaient jouer un rôle essentiel dans la vie politique de l'État – étaient pour la plupart déjà représentés dans l'Assemblée élue en avril 1920 : Ahdout ha-Avoda (travaillistes), Mizrahi (sionistes religieux), Harédim, aux côtés d'autres listes à orientation ethnique (Séfarades, Yéménites, Boukhariens) ou professionnelle (artisans, employés). Les sionistes révisionnistes firent leur entrée dans la deuxième Assemblée (élue en 1931).

Ce rappel historique permet de comprendre les raisons de l'adoption du système de représentation proportionnelle. On peut en dénombrer au moins trois. Premièrement, le Yichouv ne jouissant d'aucune continuité territoriale, la représentation proportionnelle à une seule circonscription était la plus facile à mettre en œuvre. Deuxièmement, ce système permettait d'effacer les disparités entre régions rurales et urbaines. Enfin et surtout, le système proportionnel constituait un facteur d'intégration devant accorder une légitimité indispensable à l'État en devenir, au vu de la grande hétérogénéité ethnique et politique de la population, qui se reflétait dans la composition de l'Assemblée des représentants. Toutes ces raisons firent que l'organe "législatif" du Yichouv adopta le système proportionnel, qui fut maintenu en vigueur après la création de l'État.

II. Le système électoral de 1948 à nos jours : critiques et tentatives de réforme

L'ère Ben Gourion : vaines tentatives de réforme


Ce rappel historique nous permet aussi de replacer les critiques actuelles dans leur contexte, en montrant qu'il n'y a en fait rien de nouveau sous le soleil... David Ben Gourion, s'exprimant en 1949 devant la première Knesset, déclara ainsi : "Je ne pense pas que la présence aux élections de 21 listes de partis concurrents, dans ce petit pays de six ou sept cent mille habitants, soit l'expression de la démocratie ou d'une maturité sociale. En tant que Juif, c'est un phénomène maladif qui me fait honte (3)". Et de fait, Ben Gourion s'efforça pendant toute sa carrière d'abroger le système de la proportionnelle et de faire adopter une réforme du système électoral, sans succès.

Dès le début des années 1950, il tenta ainsi de faire adopter le système du bipartisme et le scrutin majoritaire, selon le modèle anglo-saxon, dont il loua le génie en idéalisant quelque peu la démocratie parlementaire britannique. Plusieurs tentatives de réforme successives, en 1951, 1953 et 1956 échouèrent tour à tour. Outre l'opposition des petits partis, menacés de disparition, elles se heurtèrent aussi à celle du Mapaï, parti au pouvoir qui préférait conserver le système existant plutôt que de se lancer dans l'inconnu. Aucun parti ne disposant de la majorité absolue, le système proportionnel n'engendra des gouvernements de coalition relativement instables, qui se succédèrent à un rythme assez rapide (six gouvernements entre mars 1949 et 1955). En janvier 1958, Ben Gourion dénonça avec virulence un "système électoral corrompu et destructeur, qui perpétue la culture de la diaspora et accentue l'émiettement des partis". Mais toutes ses tentatives de réforme furent rejetées. Entre 1949 et 1963 (année de la démission définitive de Ben Gourion), pas moins de 11 gouvernements se succédèrent, d'une durée moyenne de 16 mois.

Les réformes des années 90


A l'exception de réformes mineures concernant la méthode de répartition des restes et le seuil de représentation (fixé à 1 % en 1948, porté à 1,5 %  en 1988), il fallut attendre les années 1990 pour que des tentatives de réforme plus ambitieuses voient le jour. La réforme la plus spectaculaire, en mars 1992, fut l'adoption du système d'élection directe du Premier ministre au suffrage universel (élections à deux bulletins de vote). Mais cette réforme ne parvint pas à atteindre ses objectifs (accroître l'indépendance de l'exécutif en diminuant la fragmentation parlementaire). En effet, 21 partis se présentèrent aux élections de 1996 et 11 obtinrent au moins 2 sièges (contre 10 en 1992). En 1999, le nombre de partis atteint un niveau record : sur 31 qui se présentèrent aux élections, 14 remportèrent au moins 2 sièges. Le système d'élection directe du Premier ministre fut abandonné après trois échéances (1996, 1999 et 2001). L'ancien système électoral proportionnel fut rétabli lors des élections de 2003, et il est resté en vigueur jusqu'à nos jours.

La seconde réforme électorale d'importance fut l'adoption par les grands partis politiques d'élections primaires, pour permettre aux électeurs de participer à l'élaboration des listes de candidats. Le premier parti à adopter les primaires fut le Mouvement démocratique pour le changement (Shinoui), suivi par le parti travailliste en 1992, puis par le Likoud. Si elle améliora la représentativité des membres de la Knesset, cette réforme ne modifia toutefois pas fondamentalement le système électoral et ne remédia pas à son instabilité chronique.

Conclusion : quel avenir pour le système électoral ?

L'histoire du système électoral israélien, avant et après 1948, montre que le système proportionnel résulte de circonstances historiques et sociologiques qui rendent difficile toute réforme en profondeur. La multiplication des partis est le reflet de l'éclatement idéologique inhérent à la société israélienne, et aucune réforme ne peut faire disparaître, par un coup de baguette magique, les clivages politiques et culturels qui existent depuis l'aube du sionisme politique. Comme le fait remarquer le professeur canadien MacIvor (4), l'instabilité politique n'est pas seulement la conséquence du système proportionnel, mais tient aussi souvent à des facteurs extérieurs. "Israël, explique-t-il, est un pays où les divisions religieuses et culturelles se révèlent intenses, où plane sans discontinuité une menace provenant de l'intérieur aussi bien que de l'extérieur des frontières nationales". D'autre part, observe-t-il, les gouvernements de l'Autriche, des Pays-Bas ou de la Suisse (pays possédant un système proportionnel) sont plus stables que ceux du Canada (où règne le système majoritaire uninominal).

Parmi les propositions de réforme du système électoral actuel, les plus fréquemment évoquées sont l'adoption d'un système majoritaire inspiré du modèle anglo-saxon, la création de circonscriptions électorales et la modification du seuil de représentation. La première possibilité (envisagée par Ben Gourion) est peu réaliste, pour les raisons susmentionnées. L'éparpillement des voix entre un nombre très élevé de partis ne résulte pas seulement, nous l'avons vu, du système électoral de proportionnelle intégrale, mais de la réalité politique et sociologique israélienne, qui est difficilement comparable à celle des autres pays occidentaux. La deuxième possibilité – la création de circonscriptions électorales – permettrait de diminuer le poids des petits partis, et d'en supprimer certains, mais elle n'est pas facile à mettre en œuvre. C'est sans doute la hausse du seuil de représentation (actuellement de 1,5 %) qui est la plus simple à appliquer. Mais il faut également observer que l'éclatement actuel de la Knesset tient aussi à des facteurs largement indépendants du mode de scrutin, parmi lesquels on mentionnera l'affaiblissement des deux grands partis (Likoud, Avoda) et le renforcement de partis nouveaux ou assez récents (Kadima, Israël Beitenou, Shas). Au total, la réforme du système électoral apparaît toujours aussi souhaitable qu'elle l'était en 1949, mais toujours aussi improbable à brève échéance.

Notes
1. Pour un exposé synthétique, voir Daniel Elazar, "Electoral and Constitutional Reform for Israel", JCPA, 16/7/2004.
2. Cité par Avraham Avi-Haï, Ben Gourion bâtisseur d'État, p.299, Albin Michel 1988.
3. Actes de la Knesset, 5 septembre 1949, cités par A. Avi-Haï, op. cit. p.297.
4. H. MacIvor, "Système électoral proportionnel ou semi-proportionnel : effets possibles sur la politique canadienne", http://www.elections.ca/loi/sys/macivor_f.pdf.



Source : JCPA - Le CAPE
Link :
Partager cet article
Repost0
19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 09:08
Shimon Pérès: «J’ai eu tort pour le désengagement», par Etgar Lefkovits

18/02/09

Texte original anglais: "I was wrong about disengagement".

Traduction française : Menahem Macina

 

Le Président Shimon Pérès a déclaré mercredi [18/02/09] qu’il avait commis une erreur en soutenant le retrait unilatéral d’Israël de Gaza.

Ces remarques révélatrices sont émises trois ans après l’évacuation, par Israël, de la bande côtière explosive, qui a, depuis, été prise de force par le Hamas.

« Quoi qu’il arrive à l'avenir, nous ne réitérerons pas les erreurs que nous avons commises en quittant Gaza »,

a affirmé Pérès lors d’une séance de questions-réponses avec un groupe de dirigeants juifs américains.

« On aurait dû procéder autrement. J’étais favorable à ce que nous quittions Gaza. Je me considère comme l’un de ceux qui se sont trompés. »

Selon le dirigeant 'colombe', qui a été longtemps partisan de concessions territoriales, quoique « des leçons doivent être tirées » du retrait unilatéral de Gaza, des considérations démographiques et démocratiques rendent encore nécessaire la création d’un Etat palestinien.

Et d’ajouter, à l’adresse des participants de la rencontre annuelle de la Conférence des Présidents des Grandes Organisations Juives Américaines:

« Cela ne change rien au fait qu’il y a une réalité [démographique]. [Mais] Je  veux qu’il soit certain que l’Etat que nous avons restera juif… »

 

Etgar Lefkovits

 

© The Jerusalem Post

 

Mis en ligne le 18 février 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org
Partager cet article
Repost0
18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 21:45
The 2009 Israeli Elections

A briefing by Allen Roth
February 12, 2009

http://www.meforum.org/article/2068 (includes an audio recording of this talk)

Send RSS

Allen Roth is the founder of One Jerusalem, an organization dedicated to "maintaining a united Jerusalem as the undivided capital of Israel" and educating government officials around the world about the legitimacy of Israel's claims to the city. He is also a former senior advisor to Benjamin Netanyahu. On February 12, two days after the Israeli election, Mr. Roth addressed the Middle East Forum via conference call.

Stationed in Jerusalem and having closely followed events leading up to Israel's pivotal parliamentary election on February 10, Allen Roth was in a unique position to analyze the early results. With a voter turnout of approximately 65%, Israelis gave Foreign Minister Tzipi Livni's Kadima Party a slight edge over former Prime Minister Benjamin Netanyahu's Likud Party.

But as Ross pointed out, the larger story is that the right — led by Likud, Yisrael Beiteinu, Shas, and United Torah — went from having 50 seats to having 65, more than enough to form a governing coalition. This is a huge move, especially considering how the center-left — led by Kadima and Labor — had dominated just two years ago.

Despite Likud appearing to come up short against Kadima, Roth noted that the overall strength of the right-of-center bloc makes Netanyahu the man of the hour. He will soon be asked to form the new government of Israel once official tallies are released on February 18.

Roth discussed how many voters seem to feel that Kadima "has no defining ideology," but is rather "pragmatic." Noting that the number one issue for Israelis is national security, he explained that many voters believe these challenges can be best addressed by a Netanyahu-led government.

For instance, Netanyahu has consistently stated that his greatest concern is stopping Iran from attaining nuclear weapons, a concern that has widespread support from the majority of Israelis, regardless of political affiliation.

Roth also described Netanyahu as a man who takes ideology — both Muslim and Jewish — very seriously: while he will strive to stomp out radical Islam, so too will he attempt to revive the idea of Zionism, including by reintroducing it in Israel's educational curriculum. That Netanyahu evoked Zionism four or five times on election night is further indicative that he plans on promoting Zionism and that most Israelis are sympathetic to this approach.

In short, according to Roth, "the feeling here is that the right won a tremendous victory."

Related Topics: Israel

Partager cet article
Repost0
15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 17:41
Livni refuse d’être numéro 2

Le Figaro | AP

dimanche 15 février 2009

La ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni, cheffe du parti centriste Kadima, a déclaré qu’elle préférait aller dans l’opposition plutôt qu’être la numéro 2 d’un gouvernement dirigé par Benyamin Nétanyahou. Cette prise de position pourrait aggraver l’impasse politique dans laquelle se trouve Israël après les élections législatives de la semaine dernière, aux résultats extrêmement serrés.

Si le parti Kadima a remporté une davantage de sièges à la Knesset que le Likoud (droite) de M. Nétanyahou, ce dernier est le mieux placé pour former une coalition gouvernementale en raison des bons résultats de ses alliés politiques, notamment du parti Israel Beitenou de l’ultranationaliste Avigdor Lieberman.

Mme Livni considère que la courte avance de Kadima lui donne le droit de conduire le gouvernement. Si ce n’est pas le cas, a-t-elle averti dimanche en marge du conseil des ministres, elle "continuera à lutter pour le bien depuis les rangs de l’opposition".

Elle semble ainsi exclure tout gouvernement d’union nationale au sein duquel seraient représentés le Likoud et Kadima.


Les articles sur le même thème
Politique intérieure
Partager cet article
Repost0
12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 16:35
Druze in Golan vote Lieberman out of 'protest'

Yisrael Beiteinu leader receives nearly half of votes in Druze villages Majdal Shams and Buqata. More than half of votes in Masad'e go to Shas. One Druze in northern Golan explains phenomenon: 'It is protest vote or support of parties with tough leadership'

Hagai Einav

Published:  02.12.09, 16:06 / Israel News
Not Labor, Meretz, United Arab List-Ta'al or even Kadima. No, the Druze in the Golan voted overwhelmingly for Yisrael Beiteinu and Shas. In the recent elections, 50% of Majdal Shams voters cast their ballots for Yisrael Beiteinu. In neighboring town Masad'e, 53% of voters voted for Shas, and 38% for Yisrael Beiteinu. In Buqata, Lieberman's party received 48% of the votes, while Shas got 21%.

 

The Druze residents of the Golan Heights were not surprised by the support garnered by Eli Yishai's Shas and Lieberman's hard right-wing Yisrael Beiteinu, which ran under the platform "Without loyalty – no citizenship."

 

Salim Abu-Salah of Majdal Shams explained the voting mindset. "It is divided in a few directions. In some cases, voters issued a protest vote, in others, it was support for parties with tough leadership. Clearly some of the voters would like to go home to Syria, but I am not surprised by the result. Some of the residents cast a protest vote."

In regards to the Shas votes, Abu-Salah explained, "This is a party that greatly helps families with many children, a widespread phenomenon both among haredim and among the non-Jewish sector."

 

The big loser in the Druze villages was Kadima. Some 35% of Majdal Shams voters supported Kadima in 2006 compared to a mere 15% of voters casting their ballot for the party this time around. Kadima received 10% of the vote in Masad'e in 2006 and only 3% in the recent elections. Twenty percent of Buqata voters chose Kadima in 2006, compared to only 4% who voted for the party in 2009.

 

Youssef from Masad'e tendered his own explanation for why Golan Druze did not support the larger parties. "These parties come to power and only support the state of Tel Aviv. They don't care about the periphery, and certainly don't care about non-Jewish citizens. Clearly, the moment the opportunity arises, a prime minister will discuss the option of giving back the Golan. No one even talked about giving back Gush Katif until (Former Prime Minister Ariel) Sharon conceived the disengagement plan."
Partager cet article
Repost0
12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 09:12
Israël et la guerre démographique - Benjamin Lachkar
11/02/2009
Benjamin Lachkar  |  Général

Une des clés du succès du parti d'Avigdor Lieberman dans les élections israéliennes est la peur commune à de nombreux Israéliens de voir le pays perdre sa majorité juive face à la natalité prolifique des Arabes. Cette même thématique de la perte de la majorité juive fut à l'origine de la politique de retrait unilatéral de Sharon et la base idéologique de son parti Kadima. Ehoud Olmert a affirmé que c'est la question démographique qui l'avait convaincu qu'Israël n'avait pas d'autre choix que de quitter les territoires.
Ainsi, la question démographique constitue un des facteurs centraux de la réflexion stratégique israélienne aussi bien face à la question palestinienne que dans les débats internes, en relation avec le poids grandissant des secteurs arabes et ultra-orthodoxes. C'est en fait à quatre guerres démographiques qu'Israël doit faire face. Or, paradoxalement, la situation du pays n'est pas aussi mauvaise qu'on pourrait le penser.
La première guerre démographique, la moins importante actuellement, oppose Israël à l'ensemble de ses voisins. Israël est un nain en comparaison aux dizaines de millions de citoyens qui peuplent les pays arabes environnant. Cependant, il est intéressant de constater que la natalité est en baisse constante et sensible dans l'ensemble du Moyen-Orient, au point que l'indice de fécondité dans certains pays s'est guère plus élevé que celui d'Israël, voir inférieur comme au Liban.

La deuxième guerre concerne Israël et les Palestiniens. L'argument central de Kadima et du parti travailliste pour justifier des retraits territoriaux depuis l'échec des négociations avec les Palestiniens repose sur la perte de la majorité juive entre la mer et le Jourdain. Le problème de cette argumentation c'est qu'elle additionne des pommes et des poires, à savoir des Arabes citoyens d'Israël et des Palestiniens qui ne le sont pas et n'ont pas vocation à le devenir. De plus, depuis le retrait de Gaza, le nombre d'Arabes sous la domination d'Israël s'est nettement réduit. Enfin, et surtout, il est apparu que le nombre réel de Palestiniens dans les territoires a été gonflé par les autorités palestiniennes. Ainsi, l'armée israélienne a toujours estimé ce nombre inférieur de 25% environ aux données officielles. Et en 2005, une étude israélo-américaine arrivait à la conclusion que le nombre de Palestiniens dans les territoires n'était pas de 3,8 millions comme l'affirmaient les autorités palestiniennes mais de 2,4 millions seulement. Malgré de sévères critiques initiales contre ce rapport, une bonne partie de ses conclusions ont fini par être adoptées et ont même contraint le bureau palestinien de statistiques à des corrections. Car, les Palestiniens n'échappent pas aux mêmes évolutions qui touchent l'ensemble du monde arabe. Leur natalité à eux aussi est en chute libre.

La troisième guerre découle indirectement de la seconde. Si les Palestiniens, n'étant pas citoyens israéliens, ne constituent pas une menace à moyen terme pour la judéité de l'Etat, tel n'est pas le cas des Arabes israéliens qui représentent plus de 20% des Israéliens (habitants arabes de Jérusalem compris). Dans les années 60, ils jouissaient de la plus forte natalité du monde et leurs femmes avaient en moyenne plus de 9 enfants. Même si cette natalité a baissé jusqu'aux années 80, elle est restée nettement supérieure à celle des Juifs, du moins jusqu'à ces dernières années. Ainsi, pendant les années 90, si une femme juive avait en moyenne 2,6 enfants au cours de sa vie, une femme arabe israélienne en avaient 4,6. L'Aliyah massive de l'ex-URSS a à peine permis de contenir la poussée démographique arabe. Néanmoins un changement est intervenu. D'abord chez les Arabes chrétiens, puis les druzes: leur natalité est maintenant inférieure à celle des Juifs. Et puis, surtout depuis 2003 à la suite des coupes massives dans les allocations familiales décidées par Netanyahou, la natalité musulmane a commencé à baisser de façon nette: d'une fécondité de 4,7 enfants par femme en 2000, on est passé à 3,8 en 2008. Dans le même temps, la fécondité juive est remontée a 2,8. Si cette tendance se poursuit, dans 5 a 10 ans, la fécondité de la population juive sera supérieure à celle de la population arabe en Israël. Il est paradoxal que la montée du parti de Lieberman, qui joue largement sur cette peur d'une menace démographique arabe, se produise au moment du renversement du momentum démographique entre Juifs et Arabes.

La quatrième guerre démographique est interne à la population juive. Bien qu'Israël soit un pays riche, occidentalisé et développé, la fécondité, y compris juive, y est très nettement supérieure à la moyenne des pays occidentaux. Les pays européens soufrent d'un indice de fécondité moyen d'à peine 1,5. Une des raisons de cet écart tient à l'importance grandissante de la population juive ultra-orthodoxe. Ce secteur jouit de la plus forte natalité de toute la région: 7 enfants par femme. Et leur part dans la population ne cesse de grandir et de poser des problèmes graves pour Israël. Ainsi, déjà, 14% des jeunes hommes juifs de 18 ans en 2008 ont été exemptes de l'armée pour cause d'étude en Yeshiva – contre à peine 5% dans les années 80. De même, alors que seulement 5% des élèves juifs étudiaient en école ultra-orthodoxe à cette époque, contre 20% dans le public-religieux et 75% dans le public-laïc, cette part était montée à 20% en 2005 (contre 20% au public-religieux et 60% au public-laïc), et devrait atteindre 25% environ en 2010. Les écoles ultra-orthodoxes se consacrant quasi-essentiellement aux études religieuses, elles ne forment pas, ou difficilement, des citoyens capables de trouver un emploi qualifié ou de contribuer au développement scientifique du pays. Même si les coupes dans les allocations familiales semblent aussi avoir eu un effet dans cette population, la solution à long terme ne pourra pas être démographique mais devra venir d'un profond changement social et politique au sein de la communauté ultra-orthodoxe.

Ce n'est pas un hasard évidemment si les deux groupes perçus comme une menace par la majorité israélienne, les Arabes israéliens et les ultra-orthodoxes, sont non seulement démographiquement prolifiques mais aussi les plus pauvres. Bien que constituant près de 30% de la population totale, ils représentent presque les deux-tiers des pauvres. Les deux facteurs s'alimentent, et l'expérience montre que l'élévation du niveau de vie entraîne une baisse de la natalité. Ce n'est donc pas en excluant ou en stigmatisant ces populations qu'on les rendra moins «menaçantes » mais en les aidant à se développer économiquement.
Partager cet article
Repost0
12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 00:08
Send Comment RSS

Tzipi Livni, the head of the Kadima party, can credibly claim victory in the elections on Tuesday because her party won the most seats. Binyamin Netanyahu of the Likud party can also claim victory as the head of the largest party in the larger of the two coalitions, the national camp.

Both Livni and Netanyahu can plausibly claim "I won" the elections this week - but neither did.

But the real winner was the politically and personally unpredictable figure, Avigdor Lieberman, 50, of the Yisrael Beiteinu party. A Moldovan immigrant who started his career in Likud and as then served as director-general of Netanyahu's prime ministerial office, he founded Yisrael Beiteinu in 1999.

Lieberman has introduced a new issue into Israeli domestic politics – the place of the country's Arab citizens. Noting their increasingly public disloyalty to the state, he has argued that they should lose their citizenship and their right to live in Israel unless they declare their loyalty to the Jewish state.

This topic has clearly struck a nerve among the Israeli Jewish electorate and prompted responsible Arab voices to acknowledge that Israeli Arabs have "managed to make the Jewish public hate us." As I wrote in 2006, Israel's "final enemy" may finally, be joining the battle. The consequences of this for the Arab-Israeli conflict as a whole could well be profound.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
  • Contact

Traducteur

English German Spanish Portuguese Italian Dutch
Russian Polish Hebrew Czech Greek Hindi

Recherche

Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

Les news de blogs amis