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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 19:09
Israël: Tzipi Livni appelle Kadima à choisir un autre chef que Ehoud Olmert

Ehud Olmert jeudi à Jerusalem. ASSOCIATED PRESS/Sebastian Scheiner


JERUSALEM — La ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni a déclaré jeudi que le parti Kadima au pouvoir devait se préparer à choisir un nouveau chef en raison des soupçons de corruption qui pèsent sur le Premier ministre Ehoud Olmert.

Les appels à la démission de Ehoud Olmert se font de plus en plus pressants depuis l'audition mardi par la justice du principal témoin dans l'affaire de corruption présumée qui vise le Premier ministre. Les déclarations de Tzipi Livni ne devraient pas manquer de fragiliser un peu plus Ehoud Olmert.

"Je pense que la réalité a changé depuis hier et que Kadima doit prendre des décisions par rapport à ses actes", a déclaré la ministre des Affaires étrangères à des journalistes à Jérusalem. "Je pense que Kadima doit agir dès maintenant pour se préparer à toute éventualité, y compris des élections".

Tzipi Livni est l'une des principales rivales de Ehoud Olmert et le premier haut responsable de Kadima à appeler, même indirectement, à sa démission. Selon les sondages, elle apparaît comme la femme politique préférée des Israéliens et semble en bonne place pour succéder à Ehoud Olmert s'il venait à se retirer.

Jeudi, elle a expliqué qu'elle était favorable à la tenue d'une primaire afin que les militants aient leur mot à dire. "De cette manière, nous pourrons rétablir la confiance dans Kadima", a-t-elle souligné.

Mercredi, le ministre de la Défense travailliste Ehoud Barak a appelé le Premier ministre à se mettre en congé ou à démissionner en raison des soupçons de corruption pesant sur lui. Il a menacé de retirer le Parti travailliste de la coalition gouvernementale si tel n'était pas le cas.

Ehoud Olmert est soupçonné d'avoir reçu d'importantes sommes d'argent de l'homme d'affaires juif américain Morris Talansky destinées au financement de ses campagnes électorales. Certains de ces versements auraient été effectués alors qu'il était ministre de l'Industrie et du commerce entre 2005 et 2006. D'autres se seraient produits pendant qu'il était maire de Jérusalem, de 1993 à 2003.

Morris Talansky a été entendu mardi par la justice, racontant comment il avait donné à l'homme politique des enveloppes d'argent, et n'excluant pas qu'une partie de ces sommes ait servi à payer hôtels de luxe et autres billets d'avion en première classe.

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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 09:20
Olmert ne démissionnera pas, malgré l’ultimatum de Barak
28 mai 2008 - Le flash info du Jerusalem Post édition française

Malgré les menaces du ministre de la Défense Ehoud Barak qui parle de quitter le gouvernement et de provoquer ainsi des élections anticipées si le Premier ministre ne démissionne pas, les conseillers d’Ehoud Olmert ont fait savoir que celui-ci ne comptait cependant pas abandonner ses fonctions.

Olmert, faisant l’objet de diverses accusations de corruption, a en effet été appelé à quitter son poste par Barak, qui estime que le Premier ministre ne peut pas gérer les affaires du pays en faisant simultanément l’objet d’une enquête de police.

Pour la conseillère stratégique du Premier ministre Tal Zilberstein, une éventuelle démission d’Olmert reviendrait à reconnaître implicitement sa culpabilité, a-t-elle déclaré mercredi 28 mai. « Olmert a pris la ferme décision de continuer à remplir sa fonction de Premier ministre, et je dis cela sur la base d’une conversation que j’ai eue avec lui récemment », a assuré Zilberstein sur les ondes de Galei Tsahal, la radio de l’armée.

« Il n’a pas l’intention de se retirer ou de faire toute sorte d’annonces du genre, ni maintenant, ni à aucune autre étape tant qu’il se trouve dans le cadre du processus visant à prouver son innocence ». « Il n’a aucune intention de démissionner ou de se retirer temporairement, même si Barak le lui a demandé », a poursuivi Zilberstein.

Barak lance un ultimatum à Olmert

A la suite de consultations effectuées tard dans la nuit du mardi 27 au mercredi 28 mai, le ministre de la Défense Ehoud Barak envisagerait sérieusement la possibilité de lancer au Premier ministre Ehoud Olmert un ultimatum dès mercredi : soit celui-ci démissionne, soit le parti travailliste quitte la coalition, provoquant ainsi de nouvelles élections.

L’une des options envisagées par Barak est la formation d’un gouvernement d’urgence avec Binyamin Netanyahou et le Likoud, a rapporté la radio Reshet Bet mercredi. Aroutz 1 a rapporté ces options mardi soir, précisant que Barak avait pris sa décision après avoir consulté ses conseillers à son domicile.

Cependant, le président du parti travailliste a fait une déclaration un peu plus tôt, dans laquelle il nié avoir tenu de telles consultations chez lui, et que seule une réunion avec les ministres travaillistes et les députés mercredi matin pourrait le pousser à prendre une décision en ce sens.

Barak devrait convoquer une réunion de la faction travailliste mercredi aussi, lors de laquelle l’éventualité d’un ultimatum devrait être mise sur la table. A la suite de cette réunion, le ministre de la Défense pourrait, selon certaines informations, décider de tenir une conférence de presse afin de faire part de la décision qu’il aura prise.


28 mai 2008 - Le flash info du Jerusalem Post édition française

Malgré les menaces du ministre de la Défense Ehoud Barak qui parle de quitter le gouvernement et de provoquer ainsi des élections anticipées si le Premier ministre ne démissionne pas, les conseillers d’Ehoud Olmert ont fait savoir que celui-ci ne comptait cependant pas abandonner ses fonctions.

Olmert, faisant l’objet de diverses accusations de corruption, a en effet été appelé à quitter son poste par Barak, qui estime que le Premier ministre ne peut pas gérer les affaires du pays en faisant simultanément l’objet d’une enquête de police.

Pour la conseillère stratégique du Premier ministre Tal Zilberstein, une éventuelle démission d’Olmert reviendrait à reconnaître implicitement sa culpabilité, a-t-elle déclaré mercredi 28 mai. « Olmert a pris la ferme décision de continuer à remplir sa fonction de Premier ministre, et je dis cela sur la base d’une conversation que j’ai eue avec lui récemment », a assuré Zilberstein sur les ondes de Galei Tsahal, la radio de l’armée.

« Il n’a pas l’intention de se retirer ou de faire toute sorte d’annonces du genre, ni maintenant, ni à aucune autre étape tant qu’il se trouve dans le cadre du processus visant à prouver son innocence ». « Il n’a aucune intention de démissionner ou de se retirer temporairement, même si Barak le lui a demandé », a poursuivi Zilberstein.

Barak lance un ultimatum à Olmert

A la suite de consultations effectuées tard dans la nuit du mardi 27 au mercredi 28 mai, le ministre de la Défense Ehoud Barak envisagerait sérieusement la possibilité de lancer au Premier ministre Ehoud Olmert un ultimatum dès mercredi : soit celui-ci démissionne, soit le parti travailliste quitte la coalition, provoquant ainsi de nouvelles élections.

L’une des options envisagées par Barak est la formation d’un gouvernement d’urgence avec Binyamin Netanyahou et le Likoud, a rapporté la radio Reshet Bet mercredi. Aroutz 1 a rapporté ces options mardi soir, précisant que Barak avait pris sa décision après avoir consulté ses conseillers à son domicile.

Cependant, le président du parti travailliste a fait une déclaration un peu plus tôt, dans laquelle il nié avoir tenu de telles consultations chez lui, et que seule une réunion avec les ministres travaillistes et les députés mercredi matin pourrait le pousser à prendre une décision en ce sens.

Barak devrait convoquer une réunion de la faction travailliste mercredi aussi, lors de laquelle l’éventualité d’un ultimatum devrait être mise sur la table. A la suite de cette réunion, le ministre de la Défense pourrait, selon certaines informations, décider de tenir une conférence de presse afin de faire part de la décision qu’il aura prise.

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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 08:36
State says indictment against PM expected by summer's end

Police, State Prosecutor's Office sources report of tense session between National Fraud Unit investigators, Prime minister Olmert. Latter said to be cooperative, sketchy on cardinal details. Police say he failed to refute suspicions against him

Yedioth Ahronoth reporters

Published:  05.25.08, 08:07 / Israel News

The State is expected to finalize an indictment against Prime Minister Ehud Olmert by the end of the summer, a senior source at the State Prosecutor's Officer told Yedioth Ahronoth on Sunday.

 

Legal sources familiar with the ongoing investigation against the prime minister, however, stressed that any indictment would by subject to a hearing – a legal precedent set by former President Moshe Katsav's case – and therefore "we may still be surprised."

 

Quizzed

Investigators ask Olmert to detail use of Talansky’s money transfers  / Efrat Weiss

Prime minister questioned for second time in one month regarding bribery affair. Court determines that key witness Morris Talansky's pre-trial deposition will be heard this coming Tuesday
Full story

National Fraud Unit investigators questioned Olmert for the second time over the weekend. The prime minister was reportedly cooperative, but failed to explain several key points, claiming he does not recall details.

 

According to the report, "The investigators got the impression that while (Olmert) was trying to make sure his testimony was as parallel to (Morris) Talansky's as possible, he also made sure to refute (Attorney Uri) Messer's testimony to the best of his ability."

 

Olmert was able to see preliminary transcripts of Talansky's questioning, but those pertaining to Messer's questioning were revealed to him only after he himself was questioned by the police.

 

Olmert reportedly referred to Messer – considered a close confidant for some 30 years – as his "personal bank," adding he has "absolute faith the (Messer) was running the finances properly and reporting them in accordance with the law."

 

As for Messer's claims that he gave Olmert's former Bureau Chief Shula Zaken packets full of cash to give to him, the prime minister stressed that he never receives any funds from either of them.

 

The police are now trying to find an explanation for the gaps between the amounts of money allegedly paid by Talansky to the amounts found.

Olmert further denied that Talansky paid for his vacation in Italy, and denied ever assisting him in a South African arms deal.

 

The questioning session itself, added the report, was tense: Olmert reportedly slammed police investigator for the continuing leaks to the media regarding his case; but his attempts to refute the suspicions against him, however, failed.

 

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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 22:42
21:18 La première chaîne de télévision a confirmé mercredi soir que c'était bien Me Ouri Messer, l'ancien proche collaborateur et bras droit d'Ehoud Olmert, qui avait révélé les détails de l'affaire et avait tout avoué aux enquêteurs.  (Guysen.International.News)
« Morris Talansky était le banquier, Ouri Messer faisait la liaison entre tous les protagonistes et Shoula Zaken entrait toutes les données sur son ordinateur : la date à laquelle les enveloppes étaient transférées à M. Olmert et la somme d'argent qui s'y trouvait », a révélé un responsable de l'enquête.
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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 08:03

La Cour suprême doit se prononcer dans l’enquête contre Ehud Olmert

La Cour suprême doit décider aujourd’hui si elle autorise le parquet à recueillir le témoignage de Morris Talansky, l’homme d’affaires américain qui, selon les soupçons, aurait remis à Ehud Olmert d’importantes sommes d’argent à l’époque où celui-ci était maire de Jérusalem et ministre de l’Industrie et du Commerce.

Le tribunal de district de Jérusalem, rappelle le Yediot Aharonot, avait autorisé le parquet à recueillir le témoignage dans le cadre d’une procédure de « témoignage anticipé », c’est-à-dire avant même l’inculpation d’Ehud Olmert et l’ouverture d’un procès, de crainte que M. Talansky, qui réside aux Etats-Unis, ne refuse de revenir en Israël pour témoigner dans le cadre d’un procès éventuel. Les avocats d’Ehud Olmert ont fait appel à cette décision, affirmant que l’audition d’un témoin avant l’inculpation portait gravement atteinte aux droits de leur client.

Morris Talansky a fait savoir quant à lui qu’il comptait quitter Israël lundi soir prochain, mais qu’il reviendrait en Israël peu avant le 11 juin, à l’occasion du mariage de son petit-fils.

Ehud Barak : des élections pourraient avoir lieu d’ici six mois

Le Maariv évoque aujourd’hui l’ouverture de la session d’été de la Knesset qui devrait être marquée par de grandes manœuvres politiques dont, notamment, une tentative de la part d’Ehud Barak, ministre de la Défense et président du parti travailliste, de provoquer des élections législatives anticipées. M. Barak souhaiterait en effet avancer les élections, qui doivent avoir lieu en principe en 2010, à la fin 2008 ou début 2009. Le Premier ministre Ehud Omert, estime le journal, devrait tout faire pour contrer la démarche de M. Barak.

Le journal rapporte qu’hier, lors d’une réunion du groupe parlementaire travailliste, Ehud Barak a affirmé : « Les élections seront avancées et se tiendront d’ici six mois, en décembre 2008 ou au début 2009 au plus tard ». « Nous devons nous préparer à ces élections et rassembler notre camp », a t-il ajouté.

Le journal note enfin que quelque soit le résultat des efforts d’Ehud Barak, la coalition actuelle reste très fragile après la scission de trois députés du parti de retraités et l’opposition constante aux actions du gouvernement de la part de quatre députés travaillistes « rebelles » et de deux députés de Kadima.

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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 17:35
Jewish World Review  16 mai 2008 / 11 Iyar 5768

Le Miracle, à 60 ans

Par Charles Krauthammer

http://jewishworldreview.com/cols/krauthammer051608.php3

Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

Avant d’envoyer Lewis et Clark à l’Ouest,
Thomas Jefferson dépêcha Meriwether Lewis à Philadelphie pour rencontrer Benjamin Rush. L’éminent docteur préparait une série de questions scientifiques à faire poser par l’expédition. Parmi celles-ci, écrit Stephen Ambrose : « Quelle affinité entre les cérémonies religieuses des Indiens et celles de Juifs ? ». Jefferson et Lewis, comme beaucoup de gens en leur temps et à notre époque, étaient fascinés par les Dix Tribus perdues d’Israël, et pensaient qu’elles pouvaient se trouver là dans les grandes plaines.

Ce n’était pas le cas. Elles ne sont nulle part. Leur disparition dans les brumes de l’histoire depuis leur exil d’Israël en 722 avant l’ère chrétienne n’est pas un mystère. C’est la norme, la règle pour tout peuple antique vaincu, détruit, dispersé et exilé.

Avec une exception, une histoire miraculeuse de rédemption et de retour, non pas après un ou deux siècles, mais 2.000 ans. De façon remarquable, ce miracle est survenu à notre époque. Cette semaine marque son 60ème anniversaire : le retour et la restauration des deux tribus restantes d’Israël – Judah et Benjamin, plus tard connus sous le nom de Juifs, dans leur antique patrie.  

En plus de la restauration de la souveraineté juive, l’établissement de l’Etat d’Israël a incarné beaucoup de miracles dérivés, depuis la création de la première armée juive depuis l’époque romaine, jusqu’au seul exemple jamais enregistré de résurrection d’une langue morte – l’hébreu, devenu la langue de tous les jours d’une nation vibrante de 7 millions d’habitants. Une historienne, Barbara Tuchman a écrit un jour, qu’Israël est « la seule nation au monde qui se gouverne elle-même sur le même territoire, sous le même nom, avec la même religion et la même langue qu’elle le faisait il y a 3.000 ans ».

Pendant ses premières années, on parlait souvent d’Israël en termes aussi romantiques. Aujourd’hui, un pareil discours est considéré naïf, anachronique, même dépourvu de tact, rien de plus que le mythe sioniste conçu pour cacher la vraie histoire, à savoir la narration palestinienne de la dépossession.

Pas tant que cela. La souffrance palestinienne est, bien sûr, réelle et déchire le cœur, mais ce que la narration arabe déforme délibérément, c’est la cause de sa propre tragédie : la folie de sa propre direction fanatique – depuis Hadj Amin al-Husseini, le grand mufti de Jérusalem, (collaborateur nazi, qui passa la Deuxième Guerre Mondiale à Berlin), en passant par l’Egypte de Gamal Abdel Nasser, jusqu’à Yasser Arafat et au Hamas d’aujourd’hui – qui ont choisi la guerre à répétition plutôt que le compromis et la conciliation.

La dépossession palestinienne est le résultat direct du rejet arabe, naguère et aujourd’hui, d’un Etat juif, quelle que soit sa dimension, sur quelle que partie des vastes territoires que les Arabes prétendent être leur patrimoine exclusif. Cela a été la cause de la guerre depuis 60 ans qui, à son tour, à provoqué le problème des réfugiés. Et cela demeure la cause de la guerre aujourd’hui.

Six mois avant la naissance d’Israël, les Nations Unies avaient décidé (1) à une majorité des deux tiers, que la seule solution juste après le départ des Britanniques de ‘Palestine’ (2) serait l’établissement d’un Etat juif et d’un Etat arabe, côte à côte. Le fait indéniable demeure : les Juifs acceptèrent ce compromis ; les Arabes le rejetèrent.

Avec une vengeance. Le jour où les Britanniques amenèrent leur drapeau, Israël était envahi par l’Egypte, la Syrie, le Liban, la Transjordanie et l’Irak – 650.000 Juifs contre 40 millions d’Arabes.
Israël l’emporta, autre miracle. Mais à un coût très élevé – non pas seulement pour les Palestiniens déplacés comme conséquence d’une guerre conçue pour étouffer Israël dès sa naissance,mais aussi pour les Israéliens, dont les pertes à la guerre étaient bouleversantes : 6373 morts. Un pour cent de la population ! En termes américains, cela représenterait 35 Mémorials du Vietnam (3) pour atteindre des pertes aussi monumentales.

Vous entendez rarement parler de la terrible souffrance d’Israël au cours de cette année 1948-49. Vous n’entendez que le son de cloche palestinien. Aujourd’hui, dans la même veine, vous entendez que les implantations israéliennes et les points de contrôle et l’occupation sont les causes permanentes à l’origine du terrorisme et de l’instabilité dans la région.

Mais en 1948, il n’y avait pas de “territoires occupés”. Pas plus qu’en 1967, quand l’Egypte, la Syrie et la Jordanie s’étaient jointes dans une seconde guerre d’annihilation contre Israël.
Regardez Gaza aujourd’hui. Pas d’occupation israélienne, pas d’implantations, pas un seul juif qui y demeure. La réponse palestinienne ? Des tirs incessants de roquettes tuant et estropiant des Israéliens. Le casus belli déclaré du gouvernement palestinien à Gaza derrière ces roquettes ? L’existence même d’un Etat juif.

On entend constamment parler de la complexité invalidante  du conflit arabo-israélien. Il est complexe en effet, mais la cause à son origine ne l’est pas. Le crime d’Israël n’est pas sa politique, mais son entêtement à vivre. Le jour où les Arabes – et les Palestiniens en particulier – prendront la décision collective d’accepter l’Etat juif, il y aura la paix, comme Israël l’a prouvé par ses traités avec l’Egypte et la Jordanie. Jusqu’à ce jour, il n’y aura rien d’autre que la guerre. Et chaque « processus de paix », qu’il soit cynique ou bien intentionné, n’aboutira à rien.
 

Notes du traducteur :

(1)Résolution 181 de l’ONU du 29 novembre 1947, appelant au partage de la “Palestine” en un Etat juif et un Etat arabe (et non pas « palestinien »)

(2) Palestine : nom donné par les Romains en 70 de l’ère chrétienne, après la dispersion – diaspora. Nom dérivé de « Philistins », peuplade de la mer probablement d’origine grecque qui occupait la bande côtière de ‘Canaan’. A noter que les Arabes vivant dans la région à l’époque du Mandat britannique se considéraient comme Syriens du Sud, et se révoltèrent en 1920, quand les Britanniques voulurent les séparer de leurs frères Syriens du Nord. Cf Steven Plaut :
Comment la  nakba’ prouve la fiction d’une Nation palestinienne : http://www.jewishworldreview.com/0508/nakba.php3

(3) On estime à 58.000 le nombre de soldats américains tués pendant la Guerre de Vietnam.
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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 17:21
L’esprit humain : le Top 60 et une raisons qui me font aimer Israël

Barbara Sofer
, JERUSALEM POST                                       7 mai 2008


http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1209627032125&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull

Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

Pourquoi est-ce que j’aime Israël ? Laissez moi compter les pourquoi. Là, sans ordre défini, suit une liste à jour, avec de nouvelles additions et points forts des années récentes.

1. Jérusalem est si tranquille à Shabbat que vous entendez les oiseaux chanter même dans  les rues principales.

2. Nous changeons notre calendrier à Rosh Hashana, pas le 1er janvier, parce que c’est le vrai nouvel an.

3. Juste après avoir quitté son équipe de Chelsea dans sa première finale de la Ligue des Champions, l’entraîneur Avram Grant, né à Petah Tikva, a rejoint la Marche des vivants à Auschwitz ; et déclaré à toute l’Europe sa fierté que l’émergence d’Israël après les horreurs de l’Holocauste surpasse toute réussite au football.

4. Nous servons de la nourriture kasher dans les centres commerciaux les plus “tendance”.

5. Les rues portent des noms de prophètes et de poètes médiévaux. Notre satellite de communications se nomme « Amos »

6. Le pays du lait et du miel : grande information quand des archéologues ont récemment découvert la preuve d’une industrie d’apiculture – et même de cire d’abeille – remontant à 3.000 ans.

7. Le pays du lait et du miel : nous avons tant de succès dans la fabrication de produits laitiers que nous pouvons choisir entre des centaines de fromages, et conseiller la Nouvelle Zélande sur son
mode de fabrication.

8. La compagnie Strauss installée à Nahariya, lancée en 1936 par des immigrants d’Allemagne, fermiers en laiterie, et la compagnie Elite lancée par un immigrant de Riga en 1934, sont les plus gros fabricants de café d’Europe centrale et orientale, et deuxièmes au Brésil. Aviv Matza exporte son pain sans levure en Egypte.

9. Nous avons des laboratoires pour contrôler le mélange prohibé dans la bible du lin et de la laine, « shatnes », et nous sommes le premier pays à fabriquer des costumes pour hommes à partir de bouteilles plastiques recyclées, bientôt en vente chez « Sears ».

10. Au zoo biblique de Jérusalem, le haut-parleur annonce : “la prière de l’après-midi (minha) se tient maintenant près des éléphants ».

11. Le zoo biblique est kasher pour Pessah. Les primates mangent de la matza ; les perroquets ont du riz.

12. Chaque jardin d’enfants sait que les grenouilles sont la seconde plaie dans la Haggada, mais notre campagne « Sauvez les Grenouilles » a été lancée au zoo biblique à Pâques.

13. Le premier investissement du méga investisseur Warren Buffet en dehors des USA (soit 4 milliards de $) a été fait dans la compagnie « Iscar » en Israël. Il en reçut tant de publicité positive qu’il dit au PDG d’Iscar : « je n’étais pas connu avant d’acheter votre compagnie ».

14. 60 ans après la création de l’Etat, même les jeunes gens se réfèrent  à une chose démodée « depuis le mandat britannique ».

15. L’image barbue de Théodore Herzl accueille les visiteurs dans Herzlyia « la Hi Tech », et nous célébrons le « Jour d’Herzl ».

16. Mon petit fils de cinq ans peut tout vous dire sur Théodore Herzl. Mais aussi sur Spiderman.

17. Les soldats au combat n’ont pas honte de téléphoner à leur mère et à leur grand-mère.

18. Quand les employés d’Intel à Haïfa travaillaient dans un abri souterrain à cause des attaques de missiles pendant la Seconde Guerre du Liban, Intel annonça la sortie du nouveau
multiprocesseur développé ici.

19. Des familles entières viennent pour l’attribution des grades militaires, et apportent assez de nourriture pour nourrir une armée.

20. Baptiseurs : le poète Chaim Nachman Bialik donna son nom à la compagnie de bus Egged et aussi à l’entreprise vinicole Tishbi.

21. Les adolescents voyagent loin pour visiter le cimetière du kibboutz Kinneret où la poètesse Rahel et la lauréate nationale de la chanson Naomi Shemer sont enterrées.

22. Les diplômés du primaire lisent la bible en hébreu original, puis font la fête dans une réception.

23. Nous suivons le niveau du lac Kinneret (1)  plus fidèlement que notre portefeuille boursier.

24. Nous n’avons qu’un seul Seder de Pessah, mais Pourim, notre jour de déguisement, dure trois jours. A Jérusalem pour Pourim, il est difficile de dire qui est costumé et qui ne l’est pas.

25. Nous avons la plus forte concentration de compagnies Hi Tech en dehors de la Silicon Valley, mais aussi le plus grand nombre de yeshivot que partout ailleurs.

26. Après une calamité, la police a du mal à écarter les passants qui veulent aider.

27. Des milliers de sociétés fleurissent grâce à des prêts sans intérêts. Vous pouvez emprunter des robes de mariage et des tétines.

28. Malgré les tensions et la dissension politique, Israël détient le plus fort taux de natalité juive du monde.

29. Malgré les tensions et la dissension politique,Israël est le pays du monde occidental à la croissance la plus rapide.

30.« Jérusalem d’Or » est toujours élue chanson nationale favorite.

31. Nous disposons d’une cuisine sans limite de temps : vous pouvez commander simultanément un repas d’affaires et un dîner dans les cafés israéliens.

32. Nos pilotes se sont battus pour l’honneur de participer au vol au-dessus d’Auschwitz 60 ans après la libération.

33. Les avions de chasse israéliens ont accompagné chez eux en sécurité les touristes depuis Mombasa, après qu’ils aient été menacés. 

34. Nous avons 120 membres à la Knesset parce que c’était leur nombre dans l’antique Grande assemblée.

35. Nous avons développé les premiers des tomates sucrées comme des cerises à grignoter devant la TV.

36. Le Jour du Souvenir des  Soldats morts au combat, et le Jour du Souvenir de l’Holocauste, l’acte de mémoire arrête la circulation. Même les enfants dans les jardins se dressent en silence, et comprennent pourquoi.

37. Alors que la salle à manger diminue de surface dans les foyers occidentaux, la salle à manger israélienne s’agrandit. 

38. Nous invitons des étrangers pour un repas de Shabbat préparé à la maison.

39. Un fermier israélien, souffrant du dos et spécialisé dans les artichauts, a développé les lits ‘Hollandia’ évolués, et les exporte de Sderot dans de nombreux pays, dont la Hollande.

40. Des étrangers (à la famille) sont libres de dire à un parent de mettre un chapeau au bébé dans un pays où nous portons des foulards, des résilles, des spodiks (2), des streimels (3), des guimpes, des feutres, des bérets, des tarbouches (4), des chapeaux mous, des kippas (5) et des keffyot (6).  

41. Alors que d’autres nations occidentales débattent d’immigration, nous absorbons plus d’immigrants par tête que tout autre pays au monde. Tous apprennent presque immédiatement le mot hébreu ‘patience = sablanout’ .

42. Nos musiciens de rue peuvent jouer dans des orchestres symphoniques ; nos employés de supermarché savent calculer.

43. Nos plus grandes saisons d’achats précèdent Rosh Hashana et Pessah.

44. Les concours de décoration de municipalités représentent des « Souccot » (abris de branches), non des arbres. La fête de Souccot est la haute saison en Israël : réservez votre hôtel un an à l’avance.

45. Même des politiciens de partis anti-religieux disent : « Baruch Hashem » (7)

46. « D’où venaient vos grands-parents ? » est uns question courante. Où encore quelqu’un se soucierait-il de mes grands-parents ?

47. Nous célébrons la fête des Mères, aujourd’hui Jour de la Famille, lors du «Yahrzeit » (8) d’Henrietta Szold, qui, avec Recha Freier, organisa l’Aliya de la jeunesse alors qu’elle-même n’avait pas d’enfants.

48. Après tous les discours sur la préservation des forêts de la planète, nous sommes le seul pays qui a commencé le 21ème siècle avec un gain net d’arbres (grâce au Fond National Juif = Keren Kayemet LeIsraël)

49. Pendant la Seconde Guerre du Liban, les garde-forestiers du KKL restèrent dans les forêts pendant les attaques de Katyusha pour sauver les arbres.

50. Nous sommes l’un des peuples les plus connectés à Internet de la planète. Nous avons inventé le téléphone cellulaire, la messagerie instantanée, l’espace de causerie (‘chat room’), et la prière silencieuse, mais parlons encore mieux avec nos mains.

51. Avant Pourim, la prévision météo de la Télé  a surtout trait au jour où les enfants vont à l’école avec leurs costumes. Pendant la semaine avant Kippour, le message météo se concentre sur le jeûne à venir.

52. Nous adorons les enfants, et détenons le record des FIV (fertilisation in vitro) par tête devant tout autre pays. C’est gratuit jusqu’aux deux premiers enfants.

53. Nous célébrons le jour de l’Indépendance avec un concours de Bible.

54. Des Israéliens ont développé à la fois le système pour voir des photos de Mars et des caméras pour enregistrer des crimes sur les bus au Brésil.

55. Malgré notre attachement dans l’âme à la soupe de poule, nous sommes, par tête d’habitant, les plus grands mangeurs du monde de dindes plus saines, plus grosses même qu’en Amérique. Imaginez-vous !

56. Nous sommes parmi les premiers à aider les pays qui subissent des désastres, et les premiers à monter nos hôpitaux de campagne. Quand Israël vint au secours de la Turquie après un tremblement de terre, un médecin israélien fabriqua un incubateur à partir d’une boite de matza.

57. Des joueurs de football juifs de Bnei Sakhnin jouent en compétition contre des joueurs arabes pour l’équipe du Maccabi Tel Aviv.

58. Les naissances et les enterrements sont gratuits ; même les sans domicile fixe ont une assurance santé.

59. Le samedi soir, la radio résume les informations pour tous ceux qui ne l’écoutent pas à Shabbat.

60. Nous avons de hautes performances en agriculture, avec un rendement sept fois plus élevé qu’avec la même quantité d’eau il y a 25 ans. Nos palmiers dattiers produisent en moyenne 182 kg de fruits – 10 fois plus que la moyenne au Moyen-Orient. Un palmier dattier provient de graines vieilles de 2.000 ans trouvées à Massada.  

Et comme sur un gâteau d’anniversaire (9), une dernière pour l’an prochain :

61. Nous venons de plus de 100 pays et rêvons en hébreu.

Notes du traducteur :

(1) Lac Kinneret = Mer de Galilée, sur laquelle le disciple Simon (« Tu es Petrus »...) pêchait ; où Jésus est censé avoir marché.

(2) Spodniks : chapeaux en fourrure porté par les religieux ;

(3) Streimels : grands chapeaux ronds garnis de fourrure, portés par les rabbis hassidiques ;

(4) Tarbouches = chapeaux en cône tronqué, évoquant le fez ;

(5) Kippas = petit couvre-chef rond posé sur le sommet du crâne, porté par tous ceux qui pénètrent à la synagogue, pour se souvenir que nous avons un créateur au-dessus de nos têtes ; les religieux ne la quittent jamais. N.B. : les cardinaux et la pape en portent aussi;

(6) Keffyot  = tissu rayé porté par les Palestiniens, mis à la mode par Yasser Arafat, qui mettait un soin particulier à dessiner, en arrière, la « Palestine » - du Jourdain à la mer - avec celui qu’il arborait . Cette mode a gagné l’Occident, notamment autour du cou de jeunes gens qui ignorent ainsi qu’ils célèbrent un assassin. Notons au passage que le « Che » Guevara, grand démocrate devant l’éternel, et certes moindre criminel qu’Arafat, avait étranglé de ses mains plusieurs de ses opposants. Son visage romantique n’est pas encore passé de mode sur les T-shirt de nos jeunes. Mais après tout, ne hurlions-nous pas, comme l’a rappelé Richard Prasquier, qui s’en est repenti, « CRS = SS » du temps de notre jeunesse folle en mai 1968 ? Il faut bien que jeunesse se passe !   

(7) Baruch Hachem : Béni soit  le Nom de D…

(8) «Yahrzeit » = jour anniversaire de la commémoration du décès d’un parent (mot yiddish)

(9) Une bougie de plus sur le gâteau d’anniversaire : toute bonne mère juive sait qu’il faut faire cela sur la gâteau de son enfant, pour lui permettre d’atteindre son prochain anniversaire en bonne santé.
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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 08:45

ISRAEL OLMERT - Selon le MAARIV, il est pratiquement certain que l’on se dirige vers des élections anticipées

Par IsraelValley Desk
Rubrique: Actualité
Publié le 12 mai 2008 à 20:12

la justice israélienne a partiellement levé l’interdiction de publier les détails concernant de la nouvelle enquête menée contre le Premier ministre Ehud Olmert. Selon des membres de l’appareil judiciaire, M. Olmert est soupçonné d’avoir reçu entre 1993 et 2002, alors qu’il était maire de Jérusalem puis ministre de l’Industrie, des centaines de milliers de dollars de Morris Talanski, un homme d’affaire et philanthrope juif américain, spécialiste dans la collecte de fonds pour associations et organisations.

Selon les éléments de l’enquête rendus publics hier, à chacune des rencontres entre les deux hommes, en Israël ou à l’étranger, Morris Talanski aurait confié à Ehud Olmert des enveloppes contenant quelques dizaines de milliers de dollars en liquide. L’assistante personnelle d’Ehud Olmert, Shula Zaken, aurait organisé ces rencontres et, dans plusieurs cas, participé elle- même aux transferts d’argent.

Les enquêteurs n’ont, pour l’heure, pas pu déterminer si Olmert a utilisé ces fonds à des fins personnelles ou autres, mais selon des sources judiciaires, il est soupçonné d’avoir fait un usage personnel de l’argent. Quoi qu’il en soit, souligne le journal, il est possible de condamner une personne pour corruption même si on ne sait pas à quelles fins l’argent a été utilisé.

Morris Talanski n’est lui, semble-t-il, pas soupçonné et on estime qu’il a agi en toute bonne foi pour soutenir l’action politique d’Ehud Olmert. Le journal note aussi que l’enquête dans cette affaire pourrait durer encore plusieurs mois.

Hier à 23h15, après la levée de l’interdiction de publier les éléments de cette affaire, Ehud Olmert a convoqué une conférence de presse au cours de laquelle il a reconnu que Morris Talanski l’avait aidé à lever des fonds pour ses campagnes à la mairie de Jérusalem, en 1993 et en 1998, et à la présidence du Likoud, en 1999 et en 2002. Selon le Premier ministre, il s’agit de levées de fonds légitimes dans le cadre de campagnes politiques. Il a déclaré n’avoir jamais reçu de pot-de-vin, ni pris un seul centime des fonds récoltés pour lui.

Le journal cite des responsables au sein de Kadima, le parti d’Ehud Olmert, selon lesquels « il est évident que le parti ne nommera pas Ehud Olmert comme son candidat au poste de Premier ministre lors des prochaines élections ». Pour ces responsables, « cette enquête peut détruire non seulement Ehud Olmert mais aussi le parti tout entier ». Aucun membre du parti n’a cependant fait de déclaration officielle. En revanche, plusieurs députés de droite ainsi qu’un député du parti travailliste ont appelé hier à la démission immédiate du Premier ministre, avant même la fin de l’enquête.

Commentaires :

Pour Nahum Barnéa, l’éditorialiste du Yediot Aharonot, il n’est pas certain que la carrière politique d’Ehud Olmert puisse survivre à l’enquête actuelle. Moins à cause de l’affaire Talansky elle-même, dont l’importance est bien moindre que ne laissaient présager les rumeurs, mais plus à cause de l’accumulation des enquêtes dans lesquelles il est impliqué, qui risquent de lui faire perdre définitivement la confiance des Israéliens.

En effet, le danger immédiat qui menace Olmert sur le plan politique ne vient pas de la coalition. En effet, ni le parti Shas ni le parti des retraités n’ont l’intention de quitter la coalition. Quant au président du parti travailliste, Ehud Barak, il préfère avoir à la tête du gouvernement un Ehud Olmert affaibli qu’une Tzipi Livni forte de sa popularité. Ce qui menace Ehud Olmert ce sont plutôt ses camarades du parti Kadima, dont trois veulent lui succéder. Or, il aura bien du mal à les faire taire s’il n’a plus aucun soutien de l’opinion publique, note Barnéa.

La différence entre cette nouvelle affaire et d’autres affaires de corruption qui l’ont précédé est qu’on est cette fois-ci en présence d’argent, en liquide, dans des enveloppes qu’Ehud Olmert, selon les soupçons, aurait reçu en mains propres et mis dans sa poche, écrit Sima Kadmon du Yediot Aharonot. Le Premier ministre comprend bien que dans ce cas de figure, sa technique habituelle, faite de langage juridique et de spins, d’attente et de reports, ne lui sera d’aucun secours et c’est pourquoi il a affirmé hier avec véhémence n’avoir rien pris pour ses besoins personnels.

Pour Shalom Yerushalmi, dans le Maariv, la bataille judiciaire et médiatique dans laquelle va s’engager Ehud Olmert est inutile : il est pratiquement certain que l’on se dirige vers des élections anticipées et dorénavant, Le Premier ministre est un « canard boîteux » qui fait honte au pays et au gouvernement.

Source: Revue de Presse - Ambassade de Fr.


 

Par Mati Ben-Avraham
Rubrique: Sondage
Publié le 12 mai 2008 à 15:58

Je le laissais pressentir dans l’éditorial consacré à la nouvelle affaire qui éclabousse le premier ministre. Un sondage réalisé par le Dr Tzemah à la demande du quotidien Yédiot Aharonot le confirme : l’opinion publique est lasse d’Ehoud Olmert. 59% réclament sa démission et, pire 60% croient que le premier ministre a détourné de l’argent!

Autre preuve de la perte de crédit du chef du gouvernement : si, en cas d’élections anticipées, Ehoud Olmert était tête de liste, son parti, Kadima, plafonnerait à 12 mandats, contre 28 au Likoud et 19 au parti travailliste. Par contre, si Tzipi Livni était tête de liste, Kadima l’emporterait, avec 27 élus, contre 23 au Likoud de Binyamin Netanyahou et 15 au parti travailliste d’Ehoud Barak.

La ministre des Affaires étrangères réussit là une percée spectaculaire. Dans la course à la succession, elle est créditée de 42% d’opinions favorables, renvoyant dans les cordes Messieurs les hommes : Shaul Mofaz(16%), Avi Dichter(13%), Meir Shettrit(8%).

A relever que 70% des personnes interrogées estiment que la Police, le Parquet et le Contrôleur de l’Etat ont fait leur boulot, sans idées préconçues, ni intention de nuire au premier ministre.

A noter que Ehoud Olmert se montre de glace. Son seul geste d’humeur a été de lancer : ” Mais quoi, donc. Je suis Tony Soprano?” (la vedette de la célèbre série américaine sur la Mafia.) Il poursuit son agenda politique comme si de rien n’était.

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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 13:34
L'hôpital qui se moque de la charité : Ehud Olmert et sa "moralité".

Relevé dans les infos de Guysen à l'instant :

Ehoud Olmert affirme qu'''Israël est un grand importateur de femmes destinées à la traite des blanches''. Le Premier ministre a pris la parole à la commission parlementaire sur le statut de la femme et a décrit la difficulté pour les autorités de lutter contre l'industrie ''complexe'' de la prostitution et du trafic de femmes, car ''elle fait tourner beaucoup d'argent'' et qu'il y a ''beaucoup de demande.''  (Guysen.International.News)

C'est Spinoza, dans son "Ethique" je crois, qui remarquait que "les hommes (et la femmes ?) sont poussé(e)s par trois grands moteurs : le pouvoir, l'argent et le sexe". Il ajoutait qu'en définitive, ces trois moteurs étaient dérivés d'un seul, la "volonté de puissance".

Comme Salomon le notait dans ses proverbes il y a 3000 ans :
"Vanité des vanités, tout est vanité"...
 "Rien de nouveau sous le soleil, ce qui a été sera"...

C'était notre quart d'heure "rappels de la sagesse populaire", s'ajoutant à une certaine lassitude face au cynisme d'Olmert.
Selon un sondage publié ce matin en Israël, 59 % des Israéliens exigent sa démission immédiate, et 60 % ne lui font pas confiance pour diriger le pays, a fortiori pour envoyer leurs fils, leurs maris, leurs pères, à la guerre qui se profile, hélas, de nouveau bientôt

Israël est entouré d'ennemis au Sud (Hamas à Gaza ; à sa frontière Nord immédiate (le Hezbollah est tout près de s'emparer du pouvoir au Liban) ; la Syrie est surarmée par l'Iran et la Russie.

L'Iran avance à marches forcées vers la maîtrise de l'arme nucléaire, et possède les missiles pour annihiler "l'entité sioniste", "cadavre puant", selon les termes réitérés par le président Mahmoud Ahmadinejad .

Et Israël est gouverné par un incapable corrompu qui ne songe qu'à sauver sa peau, en envoyant éventuellement de jeunes israéliens se faire trouer la leur à Gaza pour qu'il continue de s'accrocher misérablement au pouvoir.

Dehors Ehud Olmert !
 
Vous avez fait assez de mal à Israël, aussi bien à sa réputation morale par votre corruption, que par votre inanité comme chef des armées, responsable du fiasco de la Deuxième Guerre du Liban.

Les citoyens israéliens sont très respectueux de la Loi, mais il est des circonstances où il faut chasser les incapables corrompus qui le mènent à l'abîme, et négocient secrètement dans son dos des accords de cession aux Palestiniens pour se maitenir au pouvoir.

Ehud Olmert aura aussi des comptes à rendre au Peuple juif dans son ensemble : Jérusalem n'est pas sa propriété, et il a prouvé qu'il ne peut en assumer la responsabilité.

Simon Frajdenrajch
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11 mai 2008 7 11 /05 /mai /2008 20:11
13:36 Ehoud Olmert serait impliqué dans un nouveau scandale de corruption. Selon le site internet NFC, le Premier ministre aurait reçu des centaines de milliers de shekels de l'homme d'affaires orthodoxe Moshé Reich au temps où il occupait le ministère de l'Industrie et du Commerce.  (Guysen.International.News)



Le "Scandale Olmert",

deux textes du Jerusalem Post

Regardez au fond de votre coeur

David Horovitz , JERUSALEM POST                                       8 mai 2008

Adaptation française de Sentinelle 5768 ©
 
Nous ne savons pas encore, M. Olmert, si les questions et les accusations sur lesquelles vous et certains de vos associés sont interrogés en ces jours agités, sombrent au niveau de la criminalité. Nous ne savons pas encore s’ils constituent des infractions pour lesquelles vous devriez être chassé de votre poste et poursuivi. Nous ne savons pas si le grand drame de ces interrogatoires sous mise en garde, et ces secrets ordonnés à la presse par la Cour donneront lieu à un témoignage public accablant, et à la fin de votre longue carrière stellaire dans des postes publics. Peut-être que cette montagne de spéculations se dégonflera en une infraction mineure, ou s’avèrera avoir été fondée sur un terrible malentendu, ou tournera à un faux plein de malignité qui pourra être clarifié par une explication totalement innocente.

Nous ne le savons pas. Mais vous le savez, M. Olmert.

Que le cas ait explosé – avec ses détails mis sous embargo par la Cour – précisément en ces jours où Israël marque, d’abord la terrible perte de 22.437 membres de notre Peuple, tombés pour sa défense, puis la célébration de nos 60 ans d’indépendance, souligne seulement les risques vertigineusement élevés dans cette enquête pour corruption. Pas tant pour vous, M. Olmert, mais pour nous, votre corps électoral.

Nous autres Israéliens avons enduré un horrible nombre d’abus chez ceux que nous avions choisi pour assumer la responsabilité de notre direction dans les années récentes.

Une succession de chefs politiques ont été injustement en proie à une enquête de police, et ont vu leur réputation souillée par des accusations qui se ont avérées ne mériter ni leur condamnation, ni même leur mise en accusation. Mais d’autres se sont avérés coupables. Certains ont échappé grâce à des circonstances hautement troublantes. Et plusieurs de plus, dont le plus connu est votre allié de longue date et ancien ministre des finances, Avraham Hirschson, se débattent actuellement contre des allégations particulièrement graves.

Pour leur défense, certaines de ces personnalités publiques sont tombées plus bas qu’on n’aurait pu l’imaginer, invoquant de prétendues discriminations ethniques, en prétendant avoir été les victimes de préjugés de la police, de la justice, des media, et de la corruption.

L’exemple le plus notable et le plus méprisable, bien sûr, est celui de notre ancien président, Moshe Katsav. Il s’est élevé doucereusement au sommet même de notre hiérarchie politique partisane, puis a atteint le poste dont la fonction principale est de symboliser tout ce qu’il y a de meilleur dans notre société, nos valeurs et nos aspirations. Qu’il soit finalement innocenté ou condamné, il a brisé de façon flagrante le contrat avec son Peuple en s’agitant vicieusement contre pratiquement toutes les institutions de la démocratie israélienne pour tenter de sauver sa peau : en sapant potentiellement la confiance de l’ensemble des citoyens dans les instruments de la loi dont il avait la charge, en tant que président, de protéger et de se faire le champion. 

Mais comme vous devez le reconnaître avec acuité, jour après jour dans votre poste de responsabilité terrifiante, M. Olmert, la vision emblématique du président de l’Etat dépouillant de toute dignité cette charge comme il en a assailli ses accusateurs, n’était qu’une distraction. Votre poste est une pièce centrale. Le rôle du Président en Israël est complètement marginal. Le vôtre, pour nous, est tout.

Dans la suite amère de la Seconde guerre du Liban, ce journal vous a pressé de démissionner, préoccupé par votre gestion du conflit qui a démontré une combinaison d’arrogance et de manque d’expertise qui vous a rendu inapte à ce poste. La question n’est pas qu’Israël – engagé dans une bataille quotidienne pour son existence même, dans une région où l’Iran recherche sans cesse les moyens de nous annihiler – requiert un vétéran militaire talentueux pour prendre la responsabilité ultime de notre défense. C’est plutôt qu’un premier ministre qui ne dispose pas d’une telle expérience personnelle et d’une telle expertise, doit avoir la sagesse de reconnaître ses limites et ses lacunes, et assez d’humilité et de sens des responsabilités pour poser les questions nécessaires, et prendre ainsi les décisions informées qui garantissent au mieux notre sécurité nationale.

L’enquête initiale que vous avez commandée sur la guerre a tiré essentiellement les mêmes conclusions, bien qu’elle se soit abstenue d’émettre une recommandation opérationnelle. Et en défiant les trombes politiques près de votre tête, vous avez choisi de vous battre. Vous avez affirmé que vous n’aviez rien à expier, parce que le sentiment national envahissant d’échec était erroné. Le Hezbollah avait été repoussé de la frontière, une force internationale robuste était maintenant déployée au Sud Liban. Le reste de la région avait internalisé de nouveau la capacité d’Israël à se défendre lui-même. Dans le même temps cependant, vous avez promis que toutes les leçons nécessaires étaient apprises, que l’armée était en voie de guérison, et qu’une coordination améliorée était instituée entre les échelons militaires et politiques supérieurs, pour assurer un meilleur résultat la prochaine fois.

Rien n’était brisé, mais tout avait été réparé. C’était une curieuse construction en fait. Mais cela aida à réussir votre survie.

Maintenant, vous vous battez encore pour votre survie politique. Cette fois-ci, c’est votre propriété, pas votre compétence, qui est en question. Mais encore une fois, M. Olmert, ce n’est pas votre avenir qui est en question ici, c’est le nôtre. Comme nos ennemis doivent rire !

Vous avez conservé votre poste depuis si longtemps, vous êtes le chef qui doit décider en dernière analyse s’il faut envoyer les maris, les pères et les fils d’Israël à la guerre. S’il faut envoyer des équipages de chars et des unités d’infanterie à Gaza. Quand ou bien s’il faut s’attaquer encore à l’arsenal de roquettes et de missiles stockés de nouveau par le Hezbollah. Comment empêcher l’Iran d’obtenir les outils pour réussir son objectif déclaré de notre destruction.

C’est vous qui supervisez les négociations intensives avec l’Autorité Palestinienne déclinante de Mahmoud Abbas. Vous qui tentez d’obtenir de son chef palestinien les termes viables d’un accommodement dont son prédécesseur s’est retiré ave tant d’insistance. Vous qui devez tenir sur des positions qui permettront à Israël de se défendre lui-même. 

Et c’est vous qui essayez d’évaluer l’opportunité potentielle d’attirer la Syrie hors de l’orbite de Téhéran, au prix d’un accord avec Damas sur le Plateau du Golan.

Gouverner Israël est la plus coûteuse des tâches. Cette semaine, entre toutes les semaines, on ne peut échapper à la question déchirante de savoir si des vies ont été perdues en vain au cours des décennies, si des politiques alternatives avaient produit une plus grande sécurité. Mais notre premier ministre doit porter sur les épaules la charge de la vie et de la mort des choix qu’il fait pour la nation, chaque jour qui passe.

La tâche est bien au-delà des capacités de la majorité d’entre nous. Elle s’étend à la limite même du plus capable, du plus compétent, sûr(e) de lui (ou d’elle) et résistant(e). Elle exige la plus lucide des concentrations, et le minimum de distraction.

Être premier ministre requiert aussi la plus pure des motivations – le dévouement d’esprit univoque au bien-être d’Israël. Et pour qu’un premier ministre ait une chance de réussir, son Peuple, qu’il ait ou non voté pour lui, doit être certain de l’honnêteté de cet objectif. Ses jugements doivent être sans nuages, et immunisés contre des considérations personnelles étroites.
Et elles doivent être perçues comme sans nuages.

De temps à autre dans les années récentes, des opposants à la politique du gouvernement ont mis en question les motifs des premiers ministres, attaqué la légitimité des coalitions gouvernementales, mis en avant que des stratégies différentes étaient suivies par rapport à celles sur lesquelles ils avaient été élus. Pour les critiques, Itzhak Rabin avait une majorité illégitime pour poursuivre le processus d’Oslo, Benyamin Netanyahou avait trahi ses électeurs en délaissant la plus grande partie d’Hébron et en négociant avec Yasser Arafat, Ehud Barak offrit plus qu’il n’avait jamais indiqué qu’il ne ferait lors de sa tentative pour assurer un accord permanent avec les Palestiniens, et Ariel Sharon changea de couleurs politiques, et se retira de Gaza pour ne plus avoir sur le dos les procureurs de l’Etat et les media de Gauche.

On ne peut que s’attendre à ce que ceux qui se trouvent affectés en position minoritaire défavorable, suite à une politique gouvernementale, vont tenter de saper la légitimité de cette politique. Mais La conséquence en a été un approfondissement des fossés dans la société israélienne, et de l’amertume, de la frustration et de la rage des deux côtés, chacun étant convaincu que l’autre se courbe pour placer Israël sur la route de la ruine. Et maintenant nous faisons face à un autre épisode de ces séries malsaines – un premier ministre soumis à investigation, de nouveau, alors qu’il cherche à trouver un accord avec les Palestiniens, de nouveau, ses motivations et son honnêteté étant mis en question, de nouveau.

Alors de grâce, M. Olmert, regardez au fond de votre cœur. Vous savez mieux que tous comment vous avez agi dans les affaires qui sont maintenant l’objet d’investigation.

Si votre conduite a été irréprochable, alors vous devez réfuter les allégations contre vous, et vous devez être autorisé à le faire rapidement. Les moyens légaux doivent être trouvés pour qu’un processus accéléré d’investigation ne subvertisse pas le processus démocratique qui vous a porté au pouvoir. Mais si votre conduite a été fautive, épargnez-nous s’il vous plaît, une reprise immensément plus dommageable du précédent lamentable et prolongé de Katsav. Ne nous torturez pas, et ne nous paralysez pas en gaspillant un temps précieux en vous accrochant (à votre poste).

Regardez au fond de votre cœur, et agissez avec honneur. Israël que vous aimez sans le moindre doute le mérite, c’est la moindre des choses.


Le scandale Olmert

Comité de Rédaction
, JERUSALEM POST,                                                       10 mai 2008
 
http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1209627051206&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull

Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

Le Hezbollah et ses alliés se sont retirés de ce qui pourrait être un coup d’Etat au Liban. De larges portions de Beyrouth sont tombées aux mains des forces d’Hassan Nasrallah et de ses alliés d’Amal. L’Arabie saoudite et l’Egypte ont appelé à une réunion d’urgence de la Ligue Arabe.

Si le triomphe du Hezbollah est laissé sans contrôlé par le monde arabe majoritairement sunnite, l’Iran non arabe aura fait un pas de plus vers l’hégémonie régionale.

Les nouvelles ne sont pas trop ennuyeuses au Moyen-Orient. Jeudi dernier, pour Yom Haatsmaout, Mahmoud Ahmadinejad d’Iran a lâché une autre tirade haineuse, qualifiant Israël de « cadavre puant » condamné à disparaître. Les dernières évaluations du renseignement suggèrent que Téhéran pourrait disposer d’armes nucléaires (et de missiles de croisière pour les transporter, difficiles à détruire), même plus tôt qu’on ne l’avait craint d’abord.

En même temps, le Président George W. Bush doit venir en Israël mercredi et jeudi prochains, pour participer aux fêtes des 60 ans d’indépendance  d’Israël, mais aussi pour pousser fortement à un « accord cadre » entre Jérusalem et une Autorité Palestinienne affaiblie. Le jour suivant, le chef du renseignement égyptien Omar Suleïman doit arriver pour presser le gouvernement Olmert d’accepter l’offre du Hamas de cessez-le-feu à Gaza. En même temps, même en facilitant le démembrement du Liban, le président syrien Bashar Assad peut devenir plus impatient pour les hauteurs du Golan.

Clairement, ce n’est pas un temps favorable pour le premier ministre Ehud Olmert, pour ne se consacrer à rien d’autre que la direction du pays, et traiter de l’ensemble vital des questions de sécurité, de politique étrangère, et (ne l’oublions pas) de préoccupations intérieures. Il y a aussi la question de son cancer dont il doit s’occuper.

Mais pour parler de façon réaliste, comment peut-il prêter une attention complète à sa tâche et à sa santé alors qu’il est soumis à de multiples enquêtes de la police et des procureurs ? Avec la levée ce jour  du secret judiciaire sur de nombreux aspects clés de la dernière enquête, nous savons que le premier ministre est suspecté d’avoir accepté des centaines de milliers de dollars de pots-de-vin en liquide, pendant des années, des mains de Morris Talansky de New York. A ce stade, la police déclare qu’elle ne connaît ni la source, ni l’objet de l’argent que Talansky aurait passé sous la table.

La police interrogera le premier ministre de nouveau cette semaine dans une enquête dont on s’attend qu’elle dure, non pas des jours ou des semaines, mais des mois, pour être achevée. Le premier ministre se préoccupera sans doute de savoir si son associé de longue date, Uri Messer, témoigne contre lui. Olmert se concentrera pour savoir si ce que Talansky dit à la police est vraiment aussi grave que les fuites dans les media le suggèrent. Il sera sûrement anxieux de savoir pendant combien de temps son ancienne directrice de bureau, Shula Zaken, pourra lui rester loyale face aux interrogatoires répétés de la police.

Olmert insiste pour dire qu’il n’a rien fait de mal, et que quand tous les faits seront connus, il sera justifié. Jeudi dernier au soir, il a déclaré : « Je regarde chacun d’entre vous au fond des yeux… Je n’ai jamais accepté de pot-de-vin, je n’ai jamais pris un centime dans ma propre poche. Mais si le procureur général décide de m’inculper, je démissionnerai ».

Il insiste pour dire que tout l’argent que Talansky lui a donné est allé à ses campagnes politiques, ou à d’autres objectifs de bonne foi. Simplement dans l’esprit de chacun, il y  les antécédents lamentables que la police et les procureurs ont établi dans le traitement d’enquêtes précédentes impliquant l’ancien président Moshe Katsav, et les ex premiers ministres Ehud Barak, Benyamin Netanyahou et Ariel Sharon.

Selon la composition de sa coalition gouvernementale et en l’absence de mise en accusation, Olmert peut être en mesure de s’accrocher au poste de premier ministre même pendant la poursuite de l’enquête. Et on doit souligner qu’il est présumé innocent jusqu’à preuve du contraire.

Cependant, le premier ministre doit se voir offrir l’opportunité accélérée de réfuter les dernières accusations ; il doit utiliser cette opportunité, et il doit presser Uri Messer, Shula Zaken et tous ceux impliqués sans ambiguïté aussi. Dire qu’il va démissionner s’il est inculpé n’est simplement pas suffisant parce que l’agenda politique implacable de ce pays ne peut être mis en attente pendant qu’Olmert et ses principaux conseillers sont égarés.

La gouvernance d’Israël est simplement une charge trop difficile pour un dirigeant préoccupé d’être confronté à des enquêteurs dans un scandale financier complexe. Si le premier ministre ne peut pas désamorcer ce dernier scandale sans délai, il doit rendre les rênes du pouvoir. Le bien-être du pays l’exige.
 
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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