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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 15:03

Jewish World Review May 7, 2008 / 2 Iyar 5768

Latest Olmert scandal could derail efforts to force Israel's compromises

By Dion Nissenbaum





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Controversy casting shadow over Jewish State's 60th anniversary celebrations


JewishWorldReview.com | (MCT)



W ERUSALEM — Israeli jets flying in acrobatic formation soared over Jerusalem's ancient city walls yesterday as the nation geared up to celebrate its 60th anniversary tonight.


But the country's attention has been diverted unexpectedly by an unfolding political scandal that threatens to bring down Israeli Prime Minister Ehud Olmert and undermine his fragile peace talks with the Palestinians.


Israeli prosecutors are aggressively pursuing new allegations involving an American businessman's financial ties to Olmert while he was the mayor of Jerusalem in the late 1990s and the early part of this decade, according to Israeli government officials.


The details remain unclear because Israel's courts have imposed a gag order on the case.


That hasn't prevented some facts from seeping out.


Last Wednesday, a judge allowed journalists in Israel to report that the courts have been asked to approve a special, urgent deposition of a "foreign national."


The New York Post reported that the man at the center of the case is Moshe "Morris" Talansky, a 75-year-old New York investor who was dubbed "The Laundry Man" in financial logs kept by one of Olmert's most loyal aides.


Talansky, The Post reported, is suspected of passing cash to Olmert in the late 1990s.


The prime minister's office said Friday that police investigators had questioned Olmert for an hour about his ties to an American citizen who offered financial support while Olmert was running for mayor of Jerusalem and in Likud Party primaries in 1999 and 2001.


Talansky couldn't be reached for comment via phone or e-mail. His daughter-in-law and one of his grandsons declined Monday to comment on the case to McClatchy Newspapers.


On the eve of Israel's Memorial Day, which precedes the independence celebration by a day, Israeli prosecutors asked the judge on Tuesday to keep details secret.


"Nobody wants to hear such things on a national day of mourning," Iris Barak, an Israeli police spokeswoman, told a reporter for Israel's Haaretz newspaper.


The gag order is expected to remain in place as Israel celebrates 60 years of independence on Thursday.


Even without the details, the case is casting a pall over the extended festivities, which will include a visit next week from President Bush.


"We would have wanted Israel's 60th anniversary celebrations to be held in a different, more exciting atmosphere, without `severe evidence' against the prime minister, without a mounting Iranian existential threat, without that gloomy feeling - which is vague but nonetheless part of the consensus - that something isn't quite right," wrote Israel Hayom reporter Hemi Shalev.


Olmert has tried to ignore the investigation and focus on his job.


On Sunday, he dismissed much of the speculation about the case as "wicked and malicious" rumors that wouldn't distract him from his work.


In a speech Tuesday to Keren Hayesod, Israel's main international fundraising group, Olmert focused on his nation's triumphs.


"The people of Israel are strong," Olmert said. "The state of Israel is strong. There is no enemy that can destroy us."


But Olmert's political adversaries are intent on using the latest investigation to bring down the prime minister's shaky coalition government.


"I think this is the beginning of the end for Mr. Olmert," said Shmuel Sandler, a senior research associate at Bar-Ilan University's Begin-Sadat Center for Strategic Studies.


While four older investigations of Olmert have failed to lead to any charges against Olmert, Sandler said this one may prove fatal.


"It is like heart attacks," he said. "A person can survive the first, second, third. But, ultimately, there are too many."


Last fall, Israeli police urged prosecutors to end one of the investigations into Olmert's role as finance minister in the sale of the state-owned Bank Leumi. But three other investigations, including one looking into allegations that Olmert got a sweetheart deal in the sale of a Jerusalem home, continue.


Should Olmert be forced from office, it would inevitably undermine Israel's peace talks with the Palestinians and make it ever more difficult for the two sides to work out any kind of deal before Bush leaves office in about eight months. Olmert's likely successor, Labor Foreign Minister Tzipi Livni, has been closely involved in the peace process. But as prime minister, she would have to govern with a razor-thin majority in the Knesset, limiting her ability to reach a deal.


But there's no certainty about Olmert's future. Since taking office two years ago, Olmert has survived repeated attempts to bring down his coalition government.


"It appears to be more serious," said Yossi Alpher, a veteran analyst and co-founder of the bitterlemons.org political Web site. "But Olmert's a tough guy and a very tough political maneuver. I think it's too early to tell."

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 17:40

Israël, entre deux générations

 07/05/2008

 

http://www.lefigaro.fr/debats/2008/05/07/01005-20080507ARTFIG00008-israel-entre-deux-generations.php

 

Six décennies après la création d'Israël, des millions de Juifs de la Diaspora ont fait leur alya, comme ce jeune enfant arrivant au sein d'un groupe d'immigrants russes, mardi, à Tel Aviv.
Six décennies après la création d'Israël, des millions de Juifs de la Diaspora ont fait leur alya, comme ce jeune enfant arrivant au sein d'un groupe d'immigrants russes, mardi, à Tel Aviv. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

L'éditorial de Pierre Rousselin du 7 mai.

Il y a soixante ans, la création d'Israël donnait corps au rêve sioniste formulé il y a un plus d'un siècle par Theodor Herzl pour mettre un terme à l'errance du peuple juif. Six décennies plus tard, la réussite est manifeste : des millions de Juifs de la Diaspora ont fait leur alya et sont allés construire un pays dont ils ont fait la première puissance économique et militaire du Proche-Orient.

Certes, Israël n'est pas ce «kibboutz géant» auquel rêvaient, en 1948, Shimon Pérès et bien des pionniers des origines. Avec le temps, l'utopie fondatrice a dû céder le pas, face à une réalité des plus exigeantes, que l'enthousiasme et les victoires des armes n'ont pu apprivoiser.

Mais le succès d'Israël, c'est aussi cela : une société multiforme s'est développée, avec une vie politique intense, des créateurs dynamiques, une économie à la croissance insolente (autour de 5 % par an) ; bref, un pays moderne qui se transforme sans cesse. Il connaît les réussites et se heurte aux problèmes que doivent affronter les autres sociétés du monde développé.

Le mythe égalitaire incarné par le kibboutz d'antan a vécu. Comme ailleurs, et davantage encore, la croissance est tirée par un secteur de haute technologie particulièrement performant. La disparité des revenus s'est creusée et la pauvreté touche des secteurs de plus en plus larges de la population. Avec ses ombres et ses lumières, Israël est devenu un pays comme un autre. Dans leur grande majorité, les nouvelles générations n'aspirent à rien d'autre qu'à relever ce défi de la normalité et à vivre dans un État qui serait enfin en paix avec tous ses voisins.

Malgré les faits d'armes qui, au fil des décennies, ont assuré sa survie, en 1948 avec la guerre d'indépendance, puis en 1957 avec l'opération de Suez, en 1967 avec la guerre des Six-Jours et en 1973 avec celle du Kippour, Israël n'a pu tracer ses frontières définitives. En dépit des traités de paix avec l'Égypte (1978) et la Jordanie (1994), son existence même reste ouvertement menacée par le président d'un Iran que tout le monde soupçonne de vouloir se doter de la bombe atomique.

Le conflit avec les Palestiniens est le plus douloureux parce qu'il oppose deux peuples pour une même terre. Depuis l'an 2000 et la fin de la présidence de Bill Clinton aux États-Unis, les paramètres de la solution sont connus : la coexistence de deux États ayant pour capitale Jérusalem, le droit au retour des Palestiniens étant limité à l'État qui leur sera accordé. Cette proposition est de plus en plus acceptée, mais elle reste impossible à faire entériner par des dirigeants qui, de part et d'autre, n'ont pas la moindre marge de manœuvre.

Après d'autres déboires au Liban, la guerre de l'été 2006 contre le Hezbollah a montré que la puissance militaire ne suffisait pas. Soixante ans, c'est le temps d'une génération. Celle des pères fondateurs et des héros des guerres d'Israël est en train de passer la main. Une nouvelle génération, étrangère à l'épopée de 1948 qui fut un drame pour les Palestiniens, devra parachever son œuvre.

 

L'État palestinien reste en pointillé 

De notre correspondant à Jérusalem, Patrick Saint-Paul
06/05/2008

 

 http://www.lefigaro.fr/international/2008/05/07/01003-20080507ARTFIG00012-l-etat-palestinien-reste-en-pointille-.php

 

 


Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

Sari Nusseibeh, figure palestinienne du «camp de la paix», souligne que même si l'idée a fait son chemin, sa mise en oeuvre reste hors d'atteinte.

Soixante ans après la partition de la Palestine mandataire britannique, les Palestiniens acceptent désormais, dans leur écrasante majorité, l'existence de l'État d'Israël comme une évidence, explique le professeur Sari Nusseibeh, directeur de l'université palestinienne al-Qods de Jérusalem-Est et figure du «camp de la paix». Côté israélien, une majorité de la population est acquise aujourd'hui à la solution de deux États, vivant côte à côte en paix. Conscient du danger existentiel que fait peser la démographie palestinienne sur Israël, le premier ministre Ehoud Olmert s'est converti à l'idée d'un État palestinien. «Le problème, c'est la synchronisation entre la prise de conscience de la société israélienne et de ses dirigeants et la réalité, affirme Sari Nusseibeh. Plus les Israéliens sont convaincus qu'il n'existe pas d'autre solution que deux États, moins cela devient réaliste à cause des faits sur le terrain.»

Issu d'une famille patricienne de Jérusalem, gardienne des clés du Saint Sépulcre, Sari Nusseibeh est né un an après l'État d'Israël. Habitant Jérusalem-Est, coupée de la partie occidentale de la ville jusqu'à la guerre des Six Jours, il a découvert Israël en 1967, après l'annexion par l'État hébreu de la partie orientale. Au fil des années, sa curiosité pour son voisin lui a appris à le comprendre et à surmonter sa colère. En 2003, il a été l'auteur d'un plan de paix officieux, corédigé avec l'Israélien Ami Ayalon, ancien patron du Shin Bet (sûreté de l'État).

«Au lieu de nous développer en coopération avec Israël au sein du monde arabe, nous sommes écrasés par ce conflit larvé mais sanglant et interminable, qui s'accompagne d'une grande inhumanité des deux côtés, explique au Figaro le patron de l'université al-Qods. Ce n'est pas une fatalité. Aujourd'hui, Israël peut changer son destin et le nôtre.»

Nusseibeh, qui a été représentant de l'OLP à Jérusalem-Est au début de la seconde intifada avant de prendre ses distances avec Yasser Arafat, estime que le temps presse. Car les Palestiniens sont de moins en moins enthousiastes à l'idée d'avoir leur État. Il juge sévèrement les erreurs de Yasser Arafat. «Il avait la volonté de construire des institutions pour jeter les bases solides d'un État palestinien. Mais il n'avait pas le savoir-faire, déplore Nusseibeh. Au lieu de construire un État, les dirigeants palestiniens se sont complus dans la corruption et ont travesti la démocratie. Je suis terrifié maintenant à l'idée d'un État palestinien. Si cela doit devenir un État du Hamas, je n'en veux pas. Ni d'un État où la corruption et le népotisme sont répandus à tous les étages, comme au sein de l'Autorité palestinienne.»

«Les gens regrettent la période de l'occupation» 

Comme de nombreux intellectuels palestiniens, Nusseibeh estime que les négociations en cours, qui doivent aboutir à un accord avant la fin de l'année 2008, sont la dernière chance pour un État palestinien. «Les gens regrettent l'occupation, affirme-t-il. Avant les accords d'Oslo (de 1993 sur l'autonomie palestinienne), on pouvait étudier, avoir un emploi, aller à la plage, prier à Jérusalem, circuler librement. S'ils ratent cette occasion, ce sera la fin de la solution de deux États. Les gens se rebelleront contre l'Autorité palestinienne et se battront pour un seul État avec les mêmes droits pour tous. Israël est au bord du désastre et de l'autodestruction.»

Nusseibeh veut croire qu'Ehoud Olmert et le président palestinien Mahmoud Abbas seront capables de «changer l'histoire».«Les deux seuls vrais obstacles sont Jérusalem et le problème des réfugiés, estime-t-il. La seule façon pour Abbas ou n'importe quel dirigeant palestinien de renoncer au droit au retour est d'obtenir une concession à Jérusalem en échange. Car en obtenant la souveraineté sur la partie orientale de la Ville Sainte, il décroche un cadeau pour l'ensemble du monde musulman. Et le seul moyen pour Olmert de faire accepter la restitution de Jérusalem-Est sera d'obtenir en échange la garantie de survie d'Israël en tant qu'État juif, grâce à l'abandon du droit au retour. S'ils ne règlent pas ces deux problèmes en un bloc, ils gâcheront l'opportunité de faire la paix.»

 


Comment la France a aidé Israël à avoir la bombe

 
07/05/2008 Anonyme ?

 

http://www.lefigaro.fr/international/2008/05/07/01003-20080507ARTFIG00013-comment-la-france-a-aide-israel-a-avoir-la-bombe.php

 


Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

Dans les années 1950, Paris et Tel-Aviv, mus par une hostilité commune contre l'Égypte de Nasser, ont coopéré étroitement dans la recherche atomique.

Dans le domaine de la dissuasion, cela s'appelle une politique d'ambiguïté nucléaire. Officiellement, l'État hébreu, qui fête ces jours-ci son soixantième anniversairen'a toujours pas la bombe atomique. Il n'a pas signé le traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et n'est donc pas soumis au contrôle des inspecteurs de l'Agence internationale à l'énergie atomique (AIEA). Mais c'est un secret de Polichinelle, dans cette région troublée du Proche-Orient, qu'Israël dispose d'ogives atomiques, surtout depuis que le premier ministre Ehoud Olmert l'a implicitement reconnu, en décembre 2006. De fait, Israël a la bombe depuis 1967. Et c'est l'aide, décisive, de la France, qui lui a permis de devenir la sixième puissance nucléaire de la planète.

Lorsque naît l'État hébreu, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale qui a vu, pour la première fois, l'utilisation de l'arme suprême par les États-Unis contre le Japon, les responsables israéliens misent sur la bombe pour éviter qu'un second Holocauste puisse un jour être commis contre le peuple juif. L'arme nucléaire devra assurer la survie du nouveau pays sur le long terme. Plus tard, elle devra aussi le protéger des menaces représentées par l'Irak et l'Iran, soupçonnés d'avoir eux-mêmes des ambitions nucléaires militaires.

Le programme nucléaire israélien est lancé en 1949 par le premier ministre, David Ben Gourion. À l'époque, les États-Unis refusent d'y contribuer. Déjà, la perspective de voir un jour la Chine et la France rejoindre le club très fermé des puissances nucléaires ne plaît guère à Washington. Les dirigeants américains veulent à tout prix éviter la nucléarisation du Proche-Orient. Sous John F. Kennedy, l'Administration américaine n'aura de cesse d'essayer de convaincre Israël de renoncer à son programme atomique. En échange, le Pentagone offrait son parapluie nucléaire et des garanties sur la dissuasion. En vain.

En 1954, Ben Gourion se tourne vers Paris, à qui il propose une entraide mutuelle pour la mise au point de la bombe. La France possède un double avantage : elle a une longueur d'avance en matière de recherche nucléaire et veut laver la honte de la Collaboration en cajolant les victimes juives du nazisme. Le rapprochement franco-israélien se noue autour de la guerre de Suez. Les deux pays ont un ennemi commun : l'Égypte de Gamal Abdel Nasser, qui soutient d'un côté le Front de libération nationale (FLN) algérien contre la France et arme, de l'autre, les fedayins palestiniens contre Israël.

Programme clandestin

Lorsque le président égyptien ferme le canal de Suez à la navigation israélienne avant de le nationaliser en 1956, Paris et Tel-Aviv font front commun et décident d'intervenir aux côtés de la Grande-Bretagne. Ce sera un fiasco, en raison de l'hostilité américano-soviétique à l'aventure. Mais l'amitié franco-israélienne se poursuit. En octobre 1957, Paris et Tel-Aviv passent des accords diplomatiques et techniques et lancent véritablement le programme nucléaire clandestin, supervisé par Shimon Pérès et financé par des fonds secrets prélevés sur le budget du ministère israélien de la Défense.

La France avait promis de fournir la centrale nucléaire de Dimona, dans le désert du Néguev, avant la crise de Suez. Mais la coopération, qui doit permettre à Israël d'obtenir la maîtrise complète du cycle de combustible et de se hisser au rang de nouvelle puissance nucléaire, est renforcée après l'invasion du Sinaï égyptien par l'armée israélienne. Paris envoie plusieurs centaines de techniciens, livre un réacteur nucléaire de 24 mégawatts et entame les travaux à Dimona en 1958.

Le contrat prévoit également la construction d'une usine souterraine de séparation isotopique. En échange de son soutien déterminant, la France, qui cherche elle aussi à se doter de l'arme atomique ce sera chose faite en 1960 espère «bénéficier de la technologie américaine, à laquelle les scientifiques israéliens sont supposés avoir accès», explique l'historien Pierre Razoux (*).

Lorsque de Gaulle revient au pouvoir en 1958, il freine, puis ordonne l'arrêt de la coopération nucléaire avec Israël. Le général veut réorienter la politique étrangère de la France dans un sens plus favorable aux pays arabes, surtout après les accords d'Évian sur l'indépendance algérienne en 1962. Les essais nucléaires français ayant été concluants, de Gaulle estime qu'il n'a plus besoin des Israéliens pour faire progresser la recherche. «Mais surtout, il veut assurer le caractère français de la bombe, recentrer l'outil de dissuasion sur le territoire national», indique Pierre Razoux, qui occupe aujourd'hui des fonctions au Collège de défense de l'Otan à Rome.

Après lui, Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing puis Jacques Chirac mèneront une politique nucléaire beaucoup plus proliférante. Paris ira même jusqu'à fournir un réacteur nucléaire, celui d'Osirak, à l'Irak de Saddam Hussein. «Mais sous de Gaulle, la politique nucléaire de la France est vraiment recadrée. Nous ne sommes plus dans l'amitié très forte qui liait la classe politique française et les travaillistes israéliens», explique Bruno Tertrais, spécialiste du nucléaire à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) à Paris.

Un gilet pare-balles

L'aide française aura néanmoins été déterminante. Le programme israélien est suffisamment avancé pour pouvoir être mené jusqu'à son terme. Les principales étapes ont été franchies et l'usine de Dimona est terminée. Nasser s'en alarme, qui déclare en 1966 : «L'Égypte se lancerait dans une guerre préventive si Israël se mettait à fabriquer des armes nucléaires.» Le président égyptien multiplie les provocations envers l'État hébreu, envoie ses avions survoler Dimona. Mais il est trop tard. À la veille de la guerre des Six-Jours en 1967, les premières armes nucléaires sont quasi opérationnelles au sein de Tsahal.

Pendant tout ce temps, le secret est conservé sur le programme nucléaire israélien. Pour en avoir révélé l'ampleur dans une interview au Sunday Times, en octobre 1986, l'ancien technicien Mordechai Vanunu a été condamné à dix-huit ans de prison.

Après avoir longtemps servi de gilet pare-balles contre la menace irakienne, lorsque Saddam Hussein était au pouvoir, le programme nucléaire vise aujourd'hui en grande partie à protéger l'État hébreu de la menace iranienne. Les ambitions nucléaires de Téhéran et l'intransigeance de Mahmoud Ahmadinejad, qui estime qu'Israël devrait être «rayé de la carte», ont potentiellement rétabli la menace existentielle qui pesait contre l'État hébreu avant la guerre des Six-Jours de 1967 ou pendant la guerre de Kippour de 1973.

Selon la publication britannique spécialisée Jane's Intelligence Review, la menace est plus sensible encore depuis la publication, en décembre 2007 à Washington, du rapport des agences de renseignements américaines, le NIE, qui, en relativisant la menace nucléaire iranienne, a rendu improbable une intervention militaire des États-Unis.

La peur de se retrouver seul face à l'Iran nourrit les rumeurs d'une intervention militaire israélienne contre les installations iraniennes. Benyamin Ben Eliezer, le ministre israélien des Infrastructures, a prévenu le mois dernier qu'une «attaque iranienne contre Israël déclenchera une riposte dure qui provoquera la destruction de la nation iranienne».

L'État hébreu disposerait aujourd'hui, selon les spécialistes, de 100 à 200 têtes nucléaires. Son armée détient toute la gamme des vecteurs pouvant délivrer une arme atomique, notamment des bombardiers de fabrication américaine F 15 ou F 16, ainsi que des missiles.

La dissuasion israélienne s'appuierait aussi, depuis peu, sur une composante marine. Avec l'aide, non plus de la France, mais de l'Allemagne cette fois ! Au début des années 1990, Tel-Aviv a passé des accords de coopération avec Berlin, qui concernent notamment la livraison de trois sous-marins Dauphin, appartenant à la dernière génération. Selon Pierre Razoux, il est probable que des missiles nucléaires puissent être embarqués dans ces sous-marins dotés d'une technologie anaérobie. «Les Allemands sont antinucléaires chez eux, mais permettent à Israël de renforcer sa dissuasion nucléaire en lui livrant de nouveaux vecteurs», remarque le spécialiste.

(*) Pierre Razoux est l'auteur de «Tsahal, Nouvelle histoire de l'armée israélienne», Perrin 2006.

 


Vidéos INA

 

- La prise de Jérusalem en 1948

http://www.ina.fr/archivespourtous/popup.php?vue=partenaire&partenariat=5cb00ea7c7c5d3f50c456ccd309d51ed

 

- Les troupes israéliennes dans le Sinaï

http://www.ina.fr/archivespourtous/popup.php?vue=partenaire&partenariat=05a761b452ac5c78161b3edfe53fedbf

 

- La guerre des Sept Jours

http://www.ina.fr/archivespourtous/popup.php?vue=partenaire&partenariat=363cd25784b93c816985a2b8e5f6faef

 

- Guerre du Liban : rétrospective

http://www.ina.fr/archivespourtous/popup.php?vue=partenaire&partenariat=1fde3f9a15586dc596454eb62c2c7504

 

- Une année d'Intifada

.

http://www.ina.fr/archivespourtous/popup.php?vue=partenaire&partenariat=a3b2983a8155528a84b21494107fbec7

 

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 17:39

En 1948, Pérès rêvait d'un pays transformé en kibboutz

De notre correspondant à Jérusalem, Patrick Saint-Paul

 

http://www.lefigaro.fr/international/2008/05/07/01003-20080507ARTFIG00011-en-peres-revait-d-un-pays-transforme-en-kibboutz.php

 

07/05/2008 |

 

Shimon Pérès déplore qu'Israël ne connaisse pas ses frontières définitives.
Shimon Pérès déplore qu'Israël ne connaisse pas ses frontières définitives. Crédits photo : Le Figaro

 

Le président d'Israël a raconté au Figaro comment il avait vécu la naissance de l'Etat hébreu en 1948.

Dernier des pères fondateurs de l'État hébreu encore en fonction, le président Shimon Pérès voulait bâtir Israël avec ses mains. En 1934, Pérès est âgé de onze ans lorsqu'il émigre de Pologne avec ses parents, pour débarquer sur les côtes de la Palestine du mandat britannique. Sioniste convaincu dès l'adolescence, il fait des études d'agriculture afin de cultiver la terre promise. Son rêve de construire un pays qui ressemblerait à un «kibboutz géant» ne s'est pas matérialisé. Cependant, il avoue avec enthousiasme que, soixante ans après sa fondation, Israël a surpassé tout ce qu'il avait pu imaginer.

«Les Juifs étaient un peuple sans terre, explique Shimon Pérès au Figaro. Il y avait une anomalie. L'idée des sionistes était de retourner dans notre pays d'origine, afin de retrouver notre terre, pour la travailler de nos propres mains. Lorsque j'étais garçon, je rêvais d'être berger ou poète. J'ai rêvé que notre pays en devenir serait poussé en avant par l'agriculture. Et j'ai donc fréquenté un collège agricole.» C'est là que le jeune Shimon s'initie à la politique en participant à des débats sur l'avenir du pays, dont la naissance ne faisait aucun doute dans son esprit. Fallait-il se battre pour le modèle soviétique ou la démocratie ? Fallait-il se battre pour préserver l'identité juive ou pour garder la terre à n'importe quel prix ?

Lorsqu'il rejoint le mouvement des jeunesses travaillistes, Pérès découvre que ses idées sont minoritaires. «Nous étions deux sur sept à vouloir la démocratie et à être prêts à partager la terre pour sauvegarder notre identité, se souvient-il. C'est pourquoi j'ai décidé de devenir un leader étudiant.» En 1944, il rejoint le kibboutz Haloumi, dont il est le secrétaire et où il assouvit ses ambitions en devenant berger et producteur de lait. Un an avant l'indépendance, il s'engage dans la Haganah, l'armée clandestine juive, qui deviendra en 1948 la colonne vertébrale de Tsahal.

La rencontre avec son héros, David Ben Gourion, marque un tournant dans sa vie. «Je me suis retrouvé par hasard à ses côtés en voiture, pour l'accompagner de Tel-Aviv à Haïfa, explique Pérès. Jamais je n'aurais osé rêver passer deux heures en tête à tête avec cet homme que j'admirais. Mais, plongé dans ses pensées, Ben Gourion n'a pas décroché un mot jusqu'à ce que nous entrions dans Haïfa. Alors il m'a dit : “Tu sais, Trotski n'est pas un grand dirigeant.” J'ai demandé pourquoi. Il m'a répondu : “Ou tu prends le risque de faire la guerre, ou tu fais la paix et tu es prêt à en assumer le prix. Trotski n'a pas été capable de choisir”.»

« Mon intuition m'a poussé vers la France»

Pérès se demande encore comment Léon Trotski est monté en voiture avec lui et Ben Gourion. Mais ces quelques minutes de conversation lui suffisent pour faire impression sur son mentor, qui le prend sous son aile. Ben Gourion le nomme chef des «ressources matérielles et humaines» de la Haganah. L'approvisionnement en armes sera sa principale mission.

Alors que les armées arabes menacent, il est envoyé à Paris. «Les Britanniques et les Américains nous imposaient un embargo sur les armes, dit Pérès. Je savais très peu de chose sur la France et pas un mot de français. Mais mon intuition et mon enthousiasme m'ont poussé vers la France, pour chercher de l'aide. Personne n'y croyait vraiment, cependant Ben Gourion m'y a envoyé en désespoir de cause.»

La connexion française s'avère payante. Non seulement Pérès obtient les armes nécessaires à la survie du jeune pays mais il réussira aussi par la suite à se faire livrer des Mirage III et la première centrale nucléaire de Dimona, clé de voûte de la dissuasion israélienne. «Notre rêve d'installer un foyer pour notre peuple s'est accompli, mais nous n'avons peut-être pas porté assez d'attention aux rêves des autres, reconnaît Pérès. Nous avons été sanctionnés pour cela. En soixante ans, nous avons dû nous battre sept fois pour notre existence. Notre rêve était d'exister et non d'avoir à nous battre pour cela en permanence.»

Les attentats du groupe Stern et de l'Irgoun contre la puissance britannique, les exactions contre les Palestiniens, les villages arabes rasés… Pérès ne regrette aucune de ces actions, qui font selon lui partie de la lutte pour fonder l'État hébreu. Il se félicite qu'Israël ait su s'adapter dans l'adversité. «Je n'aurais pas cru qu'en soixante ans, nous puissions atteindre 5 ou 6 millions de Juifs, confie-t-il. Ni que les Juifs viendraient du Yémen, de Russie et d'autres pays, notamment arabes. Nous nous sommes multipliés par dix. C'est mieux que ce dont j'avais rêvé.»

«Au lieu de cultiver la terre, nous cultivons le high-tech»

Tout comme il se félicite du rôle joué par le kibboutz, qui, selon lui, a contribué par ses valeurs de solidarité à «fonder une société hautement morale». «Nous espérions que tout le pays serait un seul et grand kibboutz, affirme Pérès. Cela ne s'est pas produit. Cependant, le kibboutz est devenu un pôle d'excellence. Les habitants des kibboutz sont sept fois plus productifs que le reste de la nation. Ils sont moins de 2 % de la population et ont fourni 20 % des pilotes de l'armée de l'air. Nous n'avions pas imaginé que la science pourrait remplacer l'agriculture. Et qu'au lieu de cultiver la terre, nous cultiverions le high-tech. De la même façon que nous avons produit des miracles dans le domaine de l'agriculture, nous faisons preuve d'un grand talent pour mettre en œuvre l'alternative que sont les nouvelles technologies.»

Pérès déplore qu'Israël ne connaisse toujours pas ses frontières définitives. «C'est un gros problème, admet-il. Mais nous avons déjà des frontières avec l'Égypte, la Jordanie, avec le Liban et avec la mer. Maintenant, il ne nous manque plus que les Palestiniens et la Syrie.» Il s'inquiète de l'influence grandissante des religieux, qui grâce au système électoral à la proportionnelle sont capables d'imposer leurs vues au gouvernement. «Je voudrais que les religieux se fondent dans tous les partis politiques, dit-il. Le fait que nous ayons des partis religieux affaiblit notre système. Cependant, la force de notre pays a toujours été d'avoir su surmonter les échecs du système, pour continuer d'avancer.»


 L'État hébreu champion des biotechnologies

De notre envoyée spéciale en Israël Martine Perez


07/05/2008

 

http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/05/07/01008-20080507ARTFIG00322-l-etat-hebreu-champion-des-biotechnologies.php

 

 

Avram Hershko (à gauche) et Aaron Ciechanover, lauréats du prix Nobel de chimie en 2004, poursuivent ensemble leurs recherches à l'Institut technologique Technion, près de Haïfa.
Avram Hershko (à gauche) et Aaron Ciechanover, lauréats du prix Nobel de chimie en 2004, poursuivent ensemble leurs recherches à l'Institut technologique Technion, près de Haïfa. Crédits photo : AFP

 

Soixante ans après sa création, Israël est numéro un mondial en nombre de brevets par habitant pour les dispositifs médicaux et quatrième pour ceux de biotechs.

En grimpant sur les hauteurs de Jérusalem en voiture, on croise d'abord des quartiers entiers où s'affairent de jeunes femmes juives orthodoxes sagement vêtues et des religieux en habits et chapeau noirs, tous apparemment en quête de spiritualité et de recherche du divin. Enfin, on arrive à Har Hoz­vim, sur une sorte de plateau qui surplombe la vieille ville, de­vant un gratte-ciel high-tech en verre éblouissant de lumière.

Nous sommes chez Bioline Innovation, une société qui, elle, est en quête de «blockbusters», c'est-à-dire de nou­veaux médicaments qui seront prescrits à des millions de per­sonnes, atteintes de diabète ou d'hyper­tension, et qui rapporteront des milliards de dollars. Ce n'est pas le moindre des paradoxes de ce pays de perpétuer à la fois une religion omniprésente tournée vers une histoire de plus de 5700 ans et de s'offrir le luxe d'une re­cherche scientifique délibérément tendue vers le millénaire à venir.

Dans ce pays à peine plus grand que trois départements français, en dépit d'un état de guerre larvé, la recherche scientifique est en plein essor, tout comme la création d'entreprises de biotechno­logies.

À défaut de matières premières, l'État hébreu a décidé depuis longtemps de miser sur sa matière grise. Un fait ne trompe pas : le ministère de la Recherche est en réalité inclus au sein de celui de l'Industrie. Il y a aujourd'hui, dans l'État hébreu, 900 entreprises de biotechnologies qui visent à produire des nouvelles thérapies, des nouveaux médicaments. Chaque année, 60 nouvelles biotechs sont créées, même si d'autres s'éteignent faute de succès. Si l'on en croit Rachel Roei-Rothler, du ministère de l'Industrie, 40 % des biotechs de moins de cinq ans génèrent déjà des revenus. Toutes les universités, toutes les institutions de recherche ont créé depuis de nombreuses années déjà en leur sein des sociétés de transfert visant à valoriser sur le plan économique les résultats de la recherche scientifique, par le biais de start-up, de prises de brevets ou de ventes de licences.

Multiples investissements

Ce dynamisme se traduit, selon l'office américain des brevets, par un nombre impressionnant de succès. Israël serait le numéro un mondial pour le nombre de dispositifs médicaux brevetés (pacemakers, matériel chirurgical…) par habitant. Et numéro quatre mondial pour les brevets en biotechnologie. Actuellement, les recherches en thérapie cellulaire font l'objet de multiples investissements.

Morris Laster, né à Brooklynn et directeur général de Bioline Innovation, créé en 2003 par Teva, situé sur les collines de Jérusalem, a comme mission de découvrir les nouvelles molécules plus efficaces et mieux tolérées qui inonderont le marché pharmaceutique mondial de de­main.

Il s'agit pour lui de faire une recherche exhaustive de molécules prometteuses mises au point dans les laboratoires universitaires du monde entier, de les évaluer in vitro, de les soumettre à un comité scientifique de haut niveau, dont fait parti Aaron Ciechanover, prix Nobel de chimie en 2004. Lequel comité ­donne ou pas le feu vert pour des essais cliniques. Plus de 900 molécules ont déjà été examinées, treize sont dans le pipeline et quatre sont en cours d'essais cliniques.

Le vice-président de l'Institut Weizmann, un des plus grands instituts de recherche du pays, qui compte plus de 250 équipes de chercheurs, Haïm Garty, originaire de Roumanie, nous reçoit sur un campus verdoyant pour nous expliquer que les équipes spécialisées en science de la vie travaillent toujours avec des physiciens, des chimistes et des mathématiciens. Et pour illustrer son propos, le professeur Yoram Salomon (cancérologue) raconte, lui, comment en discutant par hasard il y a deux ans autour de la machine à café avec un photochimiste spécialisé dans la chlorophylle ils ont imaginé un traitement du cancer de la prostate basé sur la photothérapie dynamique (injection d'un produit qui devient toxique uniquement sous l'effet de la lumière), traitement qui est en cours d'essais cliniques dans cinq pays.

Traquer toutes les idées prometteuses

L'hôpital Hadassah de Jérusalem a créé lui aussi sa société de transfert, Hadassit, dirigée par le professeur Raphael Hofstein qui traque toutes les idées prometteuses des équipes hospitalières pour les protéger par des brevets. Au sein de Hadassit, Cell Cure Neurosciences, une biotech pleine de projets, s'est fixé comme objectif de trouver des traitements neurologiques à partir de cultures de cellules souches embryonnaires.

Que ce soit au Technion près de Haïfa, ou encore à l'université hébraïque de Jérusalem, l'une des clés de la réussite, c'est le dé­cloi­sonnement entre le public et le ­privé, la recherche et l'industrie, la biologie et les autres sciences dures.


INTERVIEW - «Ils l'ont fait parce qu'il ne savaient pas que c'était impossible !»

«Pour réussir, il faut savoir tenter l'impossible»

De notre envoyée spéciale en Israël Martine Perez,

07/05/2008

 

http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/05/07/01008-20080507ARTFIG00303-pour-reussir-il-faur-savoir-tenter-l-impossible.php

 

Un jeune Français, cofondateur d'une entreprise d'agrotechnologie, estime qu'en Israël tout est plus facile pour la recherche.

C'est dans un laboratoire situé dans une zone quasi désertique, à quelques kilomètres de l'Institut Weizmann de Rehovot, en plein milieu d'Israël que nous reçoit Julien Meissonnier, un jeune Français cofondateur d'Evogène, une boîte de biotechnologie spécialisée dans les OGM. Rien dans son histoire fami­liale ne prédestinait ce jeune homme d'origine picarde, diplômé de l'Institut national des sciences appliquées (Insa) de Lyon, à venir s'installer en Terre sainte pour traquer notamment des plantes génétiquement mo­difiées résistantes à la sécheresse. Lors de vacances en Amérique du Sud, il tombe amoureux d'une jeune biologiste israélienne, décide de fonder une famille avec elle, et s'investit dans une en­treprise de biotech.

Raisons psychologiques

«Il y a ici un côté inventif et imaginatif permanent dans le domaine de la science. Les gens tentent, prennent des risques. Parfois ça marche, parfois c'est un échec, nous explique ce jeune homme affable mais déter­miné. La grande devise de la réussite, ici, c'est : “Ils l'ont fait parce qu'ils ne savaient pas que c'était impossible !” En clair, pour réussir, il faut savoir tenter l'impossible. Une autre des clés du succès, c'est aussi que les gens ne se cantonnent jamais à être spécialistes d'un seul secteur mais “reniflent” tout ce qui se passe autour.»

Evogène a été créée en 2002, avec pour but de découvrir des gènes importants pour les plantes à partir d'un travail bio-informatique. «La sécheresse va être un problème crucial dans les années à venir. Nous avons défini cinquante gènes qui ont le potentiel d'améliorer la résistance à la sécheresse et cela pour une trentaine de plantes importantes, coton, peupliers… L'objectif est de produire des plantes transgéniques pour améliorer le rendement tout en diminuant les coûts.» Evogène mène ensuite des essais en plein champ avec ses OGM pour les proposer ensuite aux grands semenciers.

Pour Julien Meissonnier, la création d'entreprises de biotechnologies est bien plus facile en Israël, essentiellement pour des raisons psychologiques : «Il y a dans l'Hexagone, une sorte de psychose du chômage qui fait que l'on doit s'accrocher à son travail. Et puis, si vous montez une start-up et que vous faites faillite, vous êtes marqué par l'échec. Ici, vous avez tenté et vous avez échoué, mais on considérera que votre échec vous a rendu plus fort, que vous en avez tiré des leçons et ce sera une valeur ajoutée !»



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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 17:35
Israël : 60 ans d'histoire
DOSSIER SPÉCIAL - Israël célèbre avec éclat ses 60 ans, fier d'avoir construit un État juif et démocratique mais soucieux aussi de montrer sa force dans un environnement hostile. (AP) et Figaro
.
Le Figaro du jour nous offre un dossier complet en l’honneur du 60ème anniversaire de l’Etat d’Israël.
 
Si l’on met de côté les propos de Patrick Saint-Paul, qui ne peut s’empêcher de dévoiler sa détestation de la religion juive, et de l’attachement des Israéliens à leurs racines religieuses, y compris pour les « laïcs » au sein de l’Etat juif d’Israël,, on se réjouira de pouvoir lire un dossier assez équilibré.
 
Il est certain que si la religion juive, l’histoire du Peuple juif, sa culture, ses traditions et la langue hébraïque, disparaissaient de la planète, malgré la volonté de l’Etat juif d’Israël de vivre en paix avec ses voisins, il n’y aurait certes plus de « problème juif », ni de « problème palestinien ».
 
On n’aurait plus qu’à fusionner tout cela dans cet Etat binational dont nous menace doucereusement Sarih Nousseibeh par la « bombe démographique arabe » (article joint au dossier daté du 06 mai 08), partisan présumé du « camp de la paix » : à condition que celle-ci garantisse la partition de Jérusalem, dont rêvent les éradicateurs d’Israël pour démoraliser les Israéliens (cf. la vidéo de « l’ambassadeur de l’OLP au Liban »), et/ou, par étapes, le « droit au retour des réfugiés », pour noyer l’Etat juif dans la masse arabe.
 
Selon Sarih Nousseibeh, et les post-sionistes de l’extrême Gauche israélienne du type « Shalom Archav », qui ne représentent quasiment rien en Israël, mais tiennent la presse et des postes universitaires, et sont les seuls interrogés par nos media en France, le choix serait entre « un Etat juif, mais pas démocratique », cad l’apartheid dont l'accuse Jimmy Carter (dernier ouvrage antisioniste/antisémite paru : « la paix, pas l’’apartheid »), ou un « Etat démocratique mais pas juif », cet Etat binational dont rêvent les éradicateurs d’Israël.
Ainsi, nous parviendrions bien à la paix…Mais ce serait « paix des cimetières ».
 
Martine Perez, médecin et directeur de la rédaction du Figaro pour les affaires médicales et scientifiques, nous met du baume en cœur en rapportant positivement ce qui marche très bien en Israël, et fait l’admiration de la communauté scietifique internationale. Martine Perez nous confirme qu’Israël est le n°1 mondial en termes de dépôts de brevets pour les dispositifs médicaux par tête d’habitants, et le 4ème pour les biotechnologies.
 
Israël n’a pas de pétrole, mais sait exploiter sa matière grise.
Evidemment, cela peut faire aussi des jaloux et alimenter un antisémitisme dissimulé sous les oripeaux de l’antisionisme bien plus politiquement correct.
 
Simon Frajdenrajch, analyste
 
En document joint, les articles joints dans le Figaro selon leur adresse URL : bonne lecture.

Israël : 60 ans d'histoire

DOSSIER SPÉCIAL - Israël célèbre avec éclat ses 60 ans, fier d'avoir construit un État juif et démocratique mais soucieux aussi de montrer sa force dans un environnement hostile. (AP) et Figaro

.


L'État hébreu montre sa force pour son anniversaire

De notre correspondant à Jérusalem, Patrick Saint-Paul
07/05/2008 |

 

http://www.lefigaro.fr/international/2008/05/07/01003-20080507ARTFIG00294-l-etat-hebreu-montre-sa-force-pour-son-anniversaire.php

 

 

David Ben Gourion, lors de son discours sur la création d'Israël, le 14 mai 1948, sous un portrait de Theodor Herzl, père du sionisme.
David Ben Gourion, lors de son discours sur la création d'Israël, le 14 mai 1948, sous un portrait de Theodor Herzl, père du sionisme. Crédits photo : Rue des Archives/Tal

L'État juif fête mardi soir et mercredi ses 60 ans par des parades militaires, alors que la paix semble s'éloigner.

Israël entame, mardi soir, les célébrations de son soixantième anniversaire, qui prendront des accents de démonstration de force. Le ciel sera illuminé par des feux d'artifice dans les villes du pays. Les festivités débuteront par une cérémonie militaire à Jérusalem. Toujours en proie à l'hostilité de ses voisins arabes, Israël saisit l'occasion pour montrer sa suprématie militaire. Le pays sera survolé demain par des avions de combat et la marine de guerre paradera le long des côtes. Des bases seront ouvertes au public et des armes seront présentées. Les visiteurs pourront découvrir la reconstitution d'un champ de bataille typique du sud du Liban, avec exposition d'armes sophistiquées prises au Hezbollah durant la guerre de l'été 2006.

Les pères du sionisme rêvaient de rassembler les minorités juives de la diaspora dans une nation forte, libre et démocratique. Soixante ans après la création de l'État juif, le 14 mai 1948 (c'est en fonction du calendrier hébraïque, lunaire, que l'anniversaire est fêté ce soir), leur pari est réussi. Le melting-pot israélien, qui a assimilé plusieurs vagues d'immigration, compte 7 millions d'habitants et abrite 40 % des 13 millions des Juifs dans le monde. Israël est une démocratie à l'économie dynamique, poussée par le high-tech et défendue par une puissante armée.

Société à deux vitesses

Mais, en dépit d'une aspiration à la normalité de ses dirigeants et de ses habitants, Israël n'est pas encore un pays comme les autres. Les religieux imposent une influence grandissante dans une société majoritairement laïque. C'est aussi une société à deux vitesses, où la forte minorité arabe (20 % de la population) ne bénéficie pas des mêmes chances que les citoyens juifs. Le conflit avec les Palestiniens continue de miner les relations d'Israël avec le monde arabo-musulman.

En dépit des efforts de l'Administration Bush, la relance des négociations de paix est laborieuse et les chances de parvenir à un accord avant la fin de l'année, comme l'espère le président américain, sont de plus en plus ténues. Comme l'a constaté la secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, lors de sa visite ce week-end, le premier ministre, Ehoud Olmert, et le président palestinien, Mahmoud Abbas, sont tous deux trop faibles pour imposer des concessions à leur camp.

Sur le terrain, rien n'a changé depuis la dernière conférence de paix israélo-arabe d'Annapolis, fin 2007 aux États-Unis. Les colonies israéliennes continuent de s'étendre et les barrages militaires entravent toujours la circulation des Palestiniens. Le Hamas, lui, continue de tirer des roquettes sur le sud d'Israël depuis la bande de Gaza. Et une nouvelle crise politique israélienne menace de faire capoter le processus : les médias s'interrogeaient hier sur une éventuelle démission ou suspension d'Olmert, mis en cause dans une affaire de corruption.

 

 


06/05/2008 | Diaporama, à l’URL :

 

http://www.lefigaro.fr/international/2008/05/06/01003-20080506DIAWWW00512-israel-l-ans-d-histoire-en-images.php

 

EN IMAGES - Le 14 mai 2008, l'Etat d'Israël fête ses 60 ans. Arrivée des premiers immigrants juifs, poignée de main mythique entre Yitzhak Rabin et Yasser Arafat : revivez les moments majeurs de son histoire.

 

Vidéos INA

- La prise de Jérusalem en 1948

http://www.ina.fr/archivespourtous/popup.php?vue=partenaire&partenariat=5cb00ea7c7c5d3f50c456ccd309d51ed

 

- Les troupes israéliennes dans le Sinaï

http://www.ina.fr/archivespourtous/popup.php?vue=partenaire&partenariat=05a761b452ac5c78161b3edfe53fedbf

 

- La guerre des Six Jours

http://www.ina.fr/archivespourtous/popup.php?vue=partenaire&partenariat=363cd25784b93c816985a2b8e5f6faef

 

- Guerre du Liban : rétrospective

http://www.ina.fr/archivespourtous/popup.php?vue=partenaire&partenariat=1fde3f9a15586dc596454eb62c2c7504

 

- Une année d'Intifada

http://www.ina.fr/archivespourtous/popup.php?vue=partenaire&partenariat=a3b2983a8155528a84b21494107fbec7

 



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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 00:57
Les médias israéliens sont déjà dans l'après-Olmert

Julie Connan lefigaro.
fr avec AFP
06/05/2008
 
 
.

Muselés sur la nouvelle affaire de corruption qui éclabousse le premier ministre israélien, les principaux médias et une partie de la classe politique ne voient pas comment il pourrait éviter de démissionner.

Cinq jours après l'audition d'Ehoud Olmert par la police des fraudes, Israël attend toujours de savoir dans quelle nouvelle affaire de corruption a trempé son premier ministre. Et surtout, s'il va quitter son poste, de gré ou de force.

A l'origine de cette frustration, le black out imposé depuis vendredi par un tribunal. Cette interdiction de rendre public le moindre détail sur les soupçons pesant sur Ehoud Olmert a été prononcée à la demande de demande de la police qui l'a interrogé vendredi pendant une heure et demie, dans son bureau de Jérusalem.
Suite aux recours déposés par plusieurs journaux, le tribunal de Jérusalem a seulement accepté de révéler qu'un «ressortissant étranger» avait été interrogé comme témoin, sans dévoiler son identité.

Dans ce contexte, il est difficile pour la presse de révéler autre chose que des informations parcellaires et non confirmées. Vendredi, la télévision publique israélienne avait assuré que l'affaire de corruption dans laquelle Ehoud Olmert était interrogé était «nouvelle» et «grave».

Pour le Yediot Aharonot, il est soupçonné d'avoir reçu d'importantes sommes d'argent d'un homme d'affaires américain, semble-t-il pour financer des campagnes électorales. Quant à la radio publique, elle a fait savoir que son ex-directrice de cabinet, Shoula Zaken, assignée à domicile depuis une semaine, avait été interrogée pour la quatrième fois mardi matin. «Olmert est dans une situation grave. Il est peu probable qu'il soit en mesure de conserver son poste», a estimé un haut responsable, sur Channel 1.

D'autres officiels anonymes préviennent qu'une fois les accusations révélées, le pays sera «sous le choc».

«Se tenir prêt à des élections»

La classe politique, de son côté, n'a pas attendu une éventuelle inculpation par le procureur général Menahem Mazouz, pour se préparer à son départ. Le ministre israélien de la Défense et chef du Parti travailliste israélien a lui-même annoncé que son parti devait se tenir «prêt». «Le parti travailliste aspire à devenir le premier parti en Israël et doit tenir compte du fait que, dans notre situation politique actuelle, des élections anticipées peuvent arriver subitement et qu'il faut s'y préparer», a-t-il affirmé, lors d'un entretien à la radio publique.

Pour la radio militaire, c'est la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, membre de Kadima, un parti centriste dirigé par Ehoud Olmert, qui est la mieux placée pour lui succéder.

D'ores et déjà, des manœuvres en coulisse se multiplient. Les journaux ont ainsi indiqué que le parti ultra-orthodoxe Shass (12 députés sur 120), membre de la coalition, aurait d'ores et déjà fait savoir qu'il était prêt à rester dans un gouvernement dirigé par Tzipi Livni à condition qu'elle ne remette pas en cause le «statu quo» qui régit les relations entre religieux et laïcs.

Le quotidien Haaretz affirme que des responsables de Kadima qui ne souhaitent pas être entraînés dans la chute éventuelle du premier ministre ont commencé à évoquer différents scénario d'un «après-Olmert».

Cette affaire n'aurait pas pu se produire à un moment plus inopportun, pour Ehoud Olmert : à l'occasion du 60e anniversaire de la création de l'Etat d'Israël, il doit accueillir plusieurs chefs d'Etat, comme le président américain George W. Bush, le mois prochain.

Ehoud Olmert est déjà impliqué dans trois autres affaires portant notamment sur des soupçons de transactions immobilières frauduleuses et de nominations politiques abusives.
 
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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 20:48
La nouvelle enquête offre une panoplie de scénarios légaux et  politiques

Dan Izenberg
, JERUSALEM POST                                               4 mai 2008

Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

Le dernier tour des évènements dans la carrière politique chamboulée d’Ehud Olmert nous a ramenés de façon inattendue aux jours de la Commission d’enquête Winograd, quand ses cinq membres tenaient le destin du premier ministre et de son cabinet entre leurs mains.

Aujourd’hui, l’Avocat Général Menahem Mazuz a le pouvoir de déterminer si Olmert devra démissionner de son poste ou poursuivre.

Si Mazuz décide de mettre en examen le Premier Ministre sur les allégations actuellement en cours d’investigation dans la nouvelle affaire d’abord rapportée jeudi soir,  et si la mise en examen comprend des charges graves, Olmert devra démissionner.

L’obligation n’est pas incluse dans le code de procédure, mais elle est fondée sur des décisions rendues par le Haute Cour de Justice dans des cas impliquant les dirigeants du Parti Shas Aryeh Deri et Raphael Pinhasi.
Deri fut mis en examen pour corruption alors qu’il était ministre de l’intérieur dans le gouvernement de l’ancien Premier Ministre Yitzhak Rabin. Quand il refusa de démissionner et que Rabin refusa de le renvoyer, son cas alla en Haute Cour, qui décida que du fait de la gravité des charges contre le ministre de l’intérieur et de l’importance de son ministère, Rabin devait le renvoyer. Pinhasi fut obligé de se retirer dans des circonstances similaires.

Selon la loi actuelle, le fait que la nouvelle enquête judiciaire de la police soit la cinquième qui pèse sur Olmert n’a pas d’influence sur a possibilité qu’il reste ou pas à son poste. La loi ne prend pas en compte le nombre d’enquêtes conduites contre un ministre.

A ce sujet, Si Mazuz – ou l’Avocat de l’Etat Moshe Lador, actuellement en charge de revoir l’enquête sur la Banque Leumi – décident de mettre en examen Olmert pour des charges graves dans l’un des autres cas, le Premier Ministre devra démissionner.

La raison pour laquelle l’enquête actuelle a tant attiré l’attention, c’est la vitesse de sa réalisation, et au moins une déclaration attribuée à un policier anonyme qui aurait dit que les allégations dans ce cas étaient plus graves que dans tous les autres.

De plus, les quatre autres enquêtes ont suivi leur cours depuis de nombreux mois sans qu’une décision finale ait été rendue pour aucune d’elle. Jusqu’à présent, seule une sur quatre a atteint le stade d’une décision finale à la fin des poursuites. Les autres sont encore en cours d’enquête de la police.

Même si Mazuz décide de mettre en examen Olmert, menant non seulement à la démission automatique du Premier Ministre mais aussi de tous les ministres, la Knesset continuera de servir jusqu’à la fin de son mandat si le Président de l’Etat peut trouver un nouveau membre de la Knesset pour former un gouvernement capable de gagner la confiance de la Knesset. Pendant que ces travaux auront lieu, la  Vice Premier Ministre et ministre des affaires étrangères Tzipi Livni remplacerait Olmert et servirait comme Premier Ministre par intérim.   

Si la situation actuelle demeurait identique malgré les charges contre Olmert, le Parti Kadima serait sûrement capable de poursuivre. Le Parti tiendrait aussi des primaires pour choisir un successeur à Olmert.
 
Si le Président ne parvient pas à trouver un candidat de Kadima ou d’un autre parti pour former un nouveau gouvernement, il serait obligé d’appeler à de nouvelles élections.

Une autre possibilité est que la Knesset passé une motion de censure contre le gouvernement et le fasse tomber. Cependant, selon la loi, une telle motion ne prendrait effet que si elle était soutenue par une majorité absolue du Parlement, et si au moins 61 membres de la Knesset  s’accordaient sur un candidat chargé de former le prochain gouvernement.

Selon un autre scénario, la Knesset pourrait adopter une loi d’autodissolution.

Les deux derniers scénarios exigeraient qu’au moins cinq* membres de la Knesset appartenant actuellement à la coalition changent de bord, et votent contre le gouvernement. Il est possible que la pression publique ou des calculs politiques puissent convaincre suffisamment de députés de faire défection.

Actuellement, la balle est dans le camp de Mazuz. Il est le seul qui décidera de mettre ou non en examen le Premier Ministre et sur quelles charges. Chacun se demande combien de temps prendra l’Avocat Général pour prendre sa décision. Si l’on se fonde sur l’expérience passée concernant les autres enquêtes sur Olmert, personne ne doit retenir son souffle.
 
Note du traducteur
 
* La Knesset, Parlement de l’Etat d’Israël, compte 120 députés (MK) élus à la proportionnelle intégrale, ce qui oblige fréquemment à faire des coalitions hétéroclites pour obtenir une majorité gouvernementale.
 
Olmert s’est révélé un politicien particulièrement habile pour « monter » des coalitions inattendues, réunissant dans son Parti Kadima, les Travaillistes, le Shas, le PNR, Israël Beteïnou, (son chef Avigdor Lieberman a rejoint l’opposition il y a quelques mois avec 11 MK) et le parti des retraités.
Olmert disposait alors de 78 voix à la Knesset.
 
Récemment, le « Parti des retraités », qui ne comptait que 7 députés dans la coalition, s’est scindé en deux.
Olmert ne dispose plus à ce jour que de 64 MK de majorité. C’est pourquoi l’article mentionne la nécessaire défection de 5 MK pour que la Knesset censure le gouvernement ou s’autodissolve.
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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 17:54
17:56 400 nouveaux immigrants venus de plus de 20 pays sont arrivés ce lundi en Israël à l'occasion de la « Journée de la Aliya 2008 », organisée par l'Agence juive à la veille du 60e anniversaire de l'Indépendance d'Israël. Une cérémonie en leur honneur a été organisée à l'aéroport Ben Gourion en présence des responsables de l'Agence juive.  (Guysen.International.News)
Ces immigrants sont venus entre autre des Etats-Unis, de Russie, de France, d'Australie, du Honduras et de Turquie.
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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 14:21
Olmert de nouveau soupçonné de corruption

O.W. (lefigaro.fr) avec AFP et AP
02/05/2008

http://www.lefigaro.fr/international/2008/05/02/01003-20080502ARTFIG00326-olmert-de-nouveausoupconne-de-corruption.php
Ehoud Olmert.
Ehoud Olmert. Crédits photo : AP

La police israelienne l'a interrogé en toute discrétion pour une affaire de pots-de-vin antérieure à son accession au poste de premier ministre.

Le premier ministre israélien Ehud Olmert a été interrogé vendredi matin par la police en tant que suspect dans des affaires de corruption. Une procédure d'urgence «dans les 48 heures» avait été déclenchée jeudi par le procureur d'Israël, motivée par un «développement important» dans les enquêtes le concernant, selon la radio publique israélienne.
Les policiers de la section des fraudes se sont faufilés discrètement dans la résidence du premier ministre pour éviter la presse, bien avant le moment fixé, pour un interrogatoire d'une heure seulement.
Aucune information n'a été divulgée, la justice israélienne ayant imposé un black-out sur toute l'affaire à la demande de la police.
Mais des fuites dans la presse indiquaient vendredi qu'il s'agirait d'une nouvelle affaire, remontant à avant l'accession de Ehoud Olmert au poste de premier ministre en 2006. Selon le quotidien israélien Yediot Aharonot, le premier ministre israélien est en effet soupçonné d'avoir reçu des pots-de-vin d'un homme d'affaires américain. Ce dernier aurait impliqué Ehouf Olmert alors qu'il était interrogé par la police lors d'une de ses récentes visites en Israël.
L'image ternie d'un premier ministre peu populaire
De son côté, la radio publique fait le lien entre l'interrogatoire du premier ministre et celui de son ex-directrice de cabinet, Shoula Zaken. Cette dernière est soupçonnée d'avoir usé de ses relations pour faire nommer de hauts fonctionnaires des services fiscaux afin d'obtenir des allègements au profit de proches.
Ehoud Olmert est actuellement l'objet de trois enquêtes de police. L'une d'entre elles porte sur l'achat de sa luxueuse maison rue Adolphe Crémieux à Jérusalem. Il aurait obtenu une remise substantielle en échange d'aides à l'obtention de permis de construire. Il est également suspecté d'avoir procédé à des transactions immobilières frauduleuses et à des nominations politiques abusives. Dans ce cadre, les enquêteurs avaient lancé en novembre dernier une spectaculaire descente de police pour saisir des documents au sein d'une vingtaine d'institutions publiques et ministères.
Dans un communiqué, les services d'Ehoud Olmert avaient fait savoir peu avant qu'il «répondrait aux questions des enquêteurs, comme il l'a fait dans le passé et que ses réponses allaient permettre de le laver de tout soupçon».
Mais le mystère qui entoure cet interrogatoire soudain ainsi que les informations dévoilées dans les medias sur la gravité des soupçons pesant sur Ehoud Olmert ont déjà terni un peu plus encore à l'image d'un premier ministre déjà peu populaire.
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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 10:50
08:54 La députée travailliste Shelly Yehimovitch a déclaré, à propos de l'interrogatoire d'Ehoud Olmert ce matin dans le cadre d'une enquête sur une affaire de corruption, que « le Premier ministre n'est pas le dernier des criminels à être interrogé par la police. Il dirige l'Etat ». (Guysen.International.News)

« De même qu'il est clair que le ministre des Finances ne peut être Abraham Hirschsohn (l'ancien patron du trésor inculpé pour corruption), il est clair que le Premier ministre ne peut pas être une personne interrogée de manière continuelle (par la police) » a-t-elle estimé.

Par MBA
Rubrique: Justice
Publié le 2 mai 2008 à 10:38

Israël-Justice : Ehoud Olmert entendu ce matin par les enquêteurs de la Brigade financière.
Par Mati Ben-Avraham

Le premier ministre, Ehoud Olmert est soupçonné d’avoir touché d’importants dessous de table venant d’un homme d’affaires américain ayant des intérêts financiers en Israël. Des pots-de-vin sur une longue durée, du temps où Ehoud Olmert était ministre dans le gouvernement Sharon.
Le chef du gouvernement a été averti 48 heures à l’avance de cette convocation à paraître devant les enquêteurs (de fait, ce sont les enquêteurs qui, à 10h, se présenteront à la résidence officielle du premier ministre). Une procédure inhabituelle, dictée par l’urgence et approuvée par le conseiller juridique du gouvernement.
C’est au cours de vérifications de routine, touchant aux diverses enquêtes en cours contre Ehoud Olmert, que les enquêteurs ont découvert une autre pelote. Ils ont alors commencé à dévider le fil. Il y a trois jours, les policiers ont entendu l’ancienne directrice de cabinet du premier ministre, Shoula Zaken, impliquée dans l’affaire de corruption à l’office des impôts. Près de cinq heures d’audition. La nouvelle avait filtré. Elle a été rapidement censurée par un juge, sollicité par la brigade financière. Mesure critiquée vivement par les médias.
Selon des sources policières, l’homme d’affaires américain, interpellé dès son arrivée en Israël, collabore sans restrictions avec les enquêteurs. D’autres personnes sont susceptibles d’êtres convoquées à titre de témoins.
L’affaire est d’une gravité extrême. Elle risque de provoquer une crise gouvernementale. Si, en effet, au terme de son interrogatoire, Ehoud Olmert n’a pas donné satisfaction aux inspecteurs de la brigade financière, l’enquête se poursuivra. En tel cas de figure, et si l’on s’appuie sur la décision des Juges de la Cour suprême Shamgar et Barak, dans les affaires Dhery et Pinhasi, le premier ministre devra se suspendre de ses fonctions pour une période indéterminée.

Entre le Premier  Ministre Shimon Pérès, qui dort pendant une intervivew 
http://www.road90.com/watch.php?id=nOqo7HeSra

Et Le premier ministre Ehud Olmert qui devra répondre de corruption dans trois affaires étouffées jusqu'à présent,
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/05/01/01011-20080501FILWWW00169-olmert-entendu-vendredi-par-la-police-.php

Olmert entendu vendredi par la police

Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert sera entendu vendredi par la police
pour des soupçons de corruption, a annoncé son cabinet jeudi soir.

Ehoud Olmert est soupçonné dans plusieurs affaires de corruption, l'une concernant une maison luxueuse à Jérusalem achetée avec une remise substantielle en échange d'aides à l'obtention de permis de construire. Il est également soupçonné d'intervention dans la privatisation de la Banque Leumi, deuxième banque d'Israël, lorsqu'il était ministre des Finances, et de corruption lorsqu'il était ministre du Commerce.
Il n'a jamais été inculpé.

Dans un communiqué, son cabinet a indiqué que le Premier ministre avait "trouvé du temps dans son agenda chargé" pour être entendu pendant une heure vendredi, et qu'il entendait "coopérer totalement" avec la police

Source : AP



L'état d'Israël est bien défendu.

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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 07:32
Première historique: le Chef d'Etat-major israélien en tête de la marche d'Auschwitz, Ezra HaLevy

30/04/08

 

Original anglais : "Historic First: IDF Chief at Head of March to Auschwitz" 

 

Traduction française : Menahem Macina pour upjf.org

 

Le commandant suprême de l’Armée de Défense d’Israël a visité le cimetière juif de Varsovie, en Pologne, où les Juifs morts dans le Ghetto de Varsovie ont été enterrés. Selon le compte-rendu, Ashkenazi est resté debout en silence quelques instants, puis il a dit :

« La réponse à ce que nous voyons ici, c’est nous, l’Etat d’Israël, Tsahal et la victoire. »

 


Le chef d’Etat-major de Tsahal, Gabi Ashkenazi, visite le cimetière juif de Varsovie
(Porte-parole de Tsahal).

 

Ashkenazi s’est entretenu avec des Juifs qui continuent à vivre en Pologne et a visité la synagogue de Nozyk. Il s’est également rendu au mémorial de l’insurrection de Varsovie, situé à l’emplacement de la maison qui servait de poste de commandement à Mordechai Anielewicz, le commandant local de l’insurrection juive contre les nazis.

Quelques remarques d’Ashkenazi :

« En ce lieu, Mordechai Anielewicz ne faisait pas que se cacher des nazis, il combattait aussi. Il convient que les soldats de Tsahal apprennent l’histoire de ce soulèvement. C’est pourquoi nous sommes venus pour admirer et saluer les héros, qui, malgré les réalités et la disproportion des forces, et le fait qu’ils étaient des civils sans entraînement, se sont dressés, et ont agi et combattu. Aujourd’hui nous évoquons ces principes et normes morales. 

Ils savaient qu’ils n’avaient aucune chance de l’emporter, mais ils n’en ont pas moins combattu. C’est de l’héroïsme… L’importance de la victoire est une norme pour l’Armée de Défense d’Israël et une part centrale de son action, à côté de la mémoire et de l’étude de l’Holocauste. »

Le Chef d’Etat-major de Tsahal sera à la tête de milliers de jeunes hommes pour la Marche annuelle des Vivants, au camp de concentration d’Auschwitz, jeudi. C’est la première fois qu’un commandant de Tsahal mènera cette marche.


Le Chef d’Etat-Major de Tsahal, Gabi Ashkenazi, dépose une gerbe de fleurs
au Mémorial des combattants du Ghetto de Varsovie (Porte-Parole de Tsahal).

 

Accompagnent Ashkenazi : le Grand Rabbin de Tsahal, le Général de Brigade, Avichai Ronsky, qui a récité la prière El Malei Rahamim, le chef du Corps de l’Enseignement de Tsahal, le Général de Brigade, Eli Shermeister et le Porte-Parole de Tsahal, le Général de Brigade, Avi Benayahu.

Accompagnent également le Chef d’Etat-major : le sergent-major Tal Shabbat, qui fut grièvement blessé alors qu’il dirigeait des opérations anti-terroristes à Beit Hanoun,  capitale des tirs de roquettes du nord de Gaza, en novembre 2006. Le caporal Ro’i Granitza, blessé durant la Seconde Guerre du Liban par une roquette tirée contre son char, fait également partie de la délégation.

Ashkenazi rencontrera aussi des officiels de la Défense polonaise durant sa visite. Des forces de sécurité, tant israéliennes que polonaises, sont déployé dans toute la région, en prévision de tentatives d’attentat contre le Chef d’Etat-major de Tsahal.

 

Ezra HaLevy


© Arutz 7 Israel National News

 

Mis en ligne le 30 avril 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org
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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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